L’emballement amoureux est-il nécessairement mauvais ?

Par 28 Juin 2014 28 Commentaires

l'emballement amoureux est il necessairement mauvais
Dans un précédent article : « Pourquoi les hommes s’emballent-ils vite pour devenir distant ensuite ? », je mets en garde contre ce que j’appelle « l’emballement-évitement masculin ».

Autrement dit, la passion rapide, puissante qui, au bout de quelques rendez-vous (ou quelques semaines), retombe comme un soufflé à l’emmental et entraine la prise de distance des garçons.

Une des questions ouvertes dans les commentaires a été : Comment nous, en tant que personne, nous pouvons prévenir les comportements « d’emballements-évitements » ? Est-ce en cessant de s’emballer ?

Autrement dit, l’emballement amoureux est-il nécessairement mauvais?
Tout est dans l’article.
Enjoy

Les lecteurs se demandent comment se positionner face à l’emballement amoureux.

Pour parler des hommes, je pense que les hommes sont bien placés. Un homme ne représente pas l’Avis Masculin. (Idem en tant que femme). Mais il peut faire part d’un vécu subjectif différent du nôtre. Malgré tout ce que nous savons de nos ressemblances, être un homme ou une femme, en 2014, pour des raisons qui me semblent essentiellement éducationnelles, ce n’est pas la même chose.

Bref. Deux choses : 1/merci de partager votre regard. 2/Ecoutons.

@Guismo nous dit :

« Dans mon cas (je suis un homme), j’ai eu un très gros One-Itis de huit mois pour une femme que j’avais rencontrée en Écosse. LA fille, parfaite, belle, charmante, intelligente, féminine, l’idéalisation du coup de foudre amoureux dans toute sa splendeur.

Et sur le moment c’était réciproque. Maintenant que je le digère plutôt bien, j’ai plus envie de me retrouver dans cet état-là, amoureux, avec des émotions et tout. Quand je vois une fille qui me plaît, j’ai tendance à me protéger de mes sentiments (oui comme l’article) mais aussi à être totalement froid quand la femme est coincée, indécise, distance. C’est NEXT direct.»


Je lui avais demandé, surprise :

« Comment tu te protèges de tes sentiments ? oO »

À @Kay de répondre :

« Je pense que ce qu’entend Guismo par se « protéger de ses sentiments », c’est la notion de « perte de contrôle de soi » provoquée par le sentiment amoureux, un peu comme lorsque l’on est sous l’emprise d’alcool. Ce sentiment nous fait faire naturellement des choses que nous ne ferions jamais en faisant appel à notre bon sens (comme se taper 6h de train) par exemple, des choses qui ne nous ressemblent pas au final et pour lesquelles nous aurons une sorte de répulsion une fois retrouvé notre état normal (la fameuse gueule de bois).

Ainsi le sentiment d’emballement déclencherait un signal de relation toxique à venir contre lequel nous nous protégerions via la prise de distance. Par opposition une relation qui démarre de façon plus progressive via de l’amitié serait perçue comme plus saine. (J’utilise le pronom « nous » mais je ne souhaite pas faire de généralité c’est juste mon interprétation masculine du propos de Guismo mais peut-être qu’il voulait dire autre chose).» @Kay

Pourquoi devons-nous nous méfier des illusions ?

Il y a dans le sentiment amoureux, notamment celui suivant un coup de foudre ou désir important, une forme de perte d’équilibre de soi. Ce n’est pas notre part décisionnelle qui agit.

Autrement dit, ce n’est pas une histoire de raison.

Cette perte de contrôle peut ressembler à un mirage aux alouettes : nous nous illusionnons sur les futurs possibles avec ce nouveau partenaire et nous sommes surprises de nos propres comportements pour tendre vers ce futur possible.

Dans différents articles, je mets en garde contre la part d’illusions qu’il y dans l’amour. Je l’appelle : la projection.

 

  • 1/ Parce que nous pouvons nous retrouver déçues : « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». J’ai tendance à penser qu’il vaut mieux ne croire en aucune promesse pendant les premiers mois de relation.

 

 

  • 2/ Nous pouvons décevoir : notre propre emballement peut faire miroiter des « futurs possibles » à l’autre. Et, passer l’ivresse de la rencontre, nous pouvons nous retrouver avec « la fameuse gueule de bois ». Nous ne voulons plus de l’autre. Nous ne voulons plus de ces futurs possibles. Et, il faut formuler à l’autre qu’il est seul au palais des mirages.

 

En cela, l’emballement est un jeu de roulette russe que l’on propose à la personne que l’on dit aimer.

Les folies de l’emballement : bonne ou mauvaise chose ?

L’emballement est « hors raison ». Quand il nait d’un coup de foudre ou d’un désir, il déclenche un cocktail d’hormones détonnant digne des plus grands dealers.

En matière de sensations : nous flottons quand nous sommes satisfaites. Nous nous effondrons pour une déception. Combien d’entre nous sommes devenues folles pour un texto attendu ?

Cet emballement peut nous conduire à « faire naturellement des choses que nous ne ferions jamais en faisant appel à notre bon sens » . De bonnes et de mauvaises choses.

Je me suis vue traverser toute la France pour partir passer le Nouvel An avec un homme que j’avais vu deux fois dans ma vie. Nouvel An, dont la première partie de soirée se passait chez ses parents. Et, nous n’étions pas ados.

De même, je me suis vue, frapper toute une matinée à la porte d’un garçon qui m’avait (encore) posé un lapin nain en hurlant et en l’insultant. J’en ai réveillé le voisin, trois fois. Qui a la troisième, emplie de pitié pour la morve débordante de ma gueule, m’a payé un café.

(Oui, moi aussi, je m’emballe)

Pour autant, est-ce « mauvais » ? J’ai souffert, dans le second cas. Mais, j’étais aussi à une époque charnière où j’accouchais de moi-même. Et, cet emballement, ce mec, mon permis de cristalliser mes pulsions, mes colères, la douleur de la maïeutique sur quelque chose d’extérieur.

Quels espaces de folie avons-nous aujourd’hui autre que l’amour ?

Et, dans la première situation, je parle de ma plus belle histoire d’amour. Mon coup de tête, est simplement venu, confirmer un sentiment fort que nous avions tous les deux et que nous avions envie d’explorer ensemble.

Je vous invite à lire : « doit-on être prudent en amour ? » (Pour l’anecdote, écrit peu de temps après avoir tapé comme une furie sur la porte du garçon)

L’amour n’est-il pas aussi l’emballement ?

Je ne m’oppose pas à l’emballement. Je n’invite pas à aller contre cet espace d’expression du corps (bien plus que du cœur) qu’offre la passion. Vient peut-être un jour, d’ailleurs, où l’on se lasse et sans que la volonté n’y soit pour rien. Nous perdons un peu de cette sensibilité à la passion.

@Lirie nous explique :

« Je pense qu’après un certains nombre de blessures, de déceptions, il n’est plus possible de s’enthousiasmer comme avant. Que ce soit dans la sphère amoureuse ou amicale, professionnelle. C’est aussi ça, grandir/vieillir/mûrir (choisissez la formulation la moins rude)»

Je n’irais pas contre l’emballement en lui-même. En opposant notre volonté au cocktail émotionnel de certaines rencontres, nous pouvons entrer dans l’aigreur. PIRE, nous pouvons avoir peur de l’amour.
En revanche, j’inviterai volontiers à nous interroger sur nos définitions de l’amour.

Est-ce seulement ce sentiment qui nous « traverse de part en part » comme le propose Hollywood (et comme nous le vivons souvent à l’adolescence) ? Ou « l’amour véritable » n’existe-t-il seulement une fois les tensions chimiques apaisées comme nous le lisons parfois dans les livres et magazine pour les couples plus vieux, plus installés ? Est-ce encore autre chose ? Est-ce un mélange des deux ? Devons-nous avoir une définition commune ?

L’emballement, oui. L’illusion, non.

La frontière paraît mince entre emballement et illusion. Puisque nous sommes complètement drogués quand nous tombons amoureux via la passion.

Mais, finalement notre état EST une réalité :

  • oui, nous voyons la vie en rose
  • oui, la non-réponse à un SMS nous rend folles
  • oui, nous avons des papillons à ne plus savoir quoi en faire
  • oui, après le café, nous retournons cogner à la porte de l’appartement

C’est le discours autour de cet emballement qui me semble « illusoire »:

  • non, ça ne veut pas dire que l’autre est fait pour nous (même si il nous plaît terriblement)
  • non, ça ne veut pas dire que ça durera (la passion est la reine du feu de paille)
  • non, ça ne veut pas dire qu’on se rendra heureux (on peut s’éprendre d’un connard ou devenir nous-même une connasse)
  • non, ça ne veut pas dire que c’est THE ONE
  • non, ça ne veut même pas dire que « c’est quelqu’un de bien »
  • non, ça ne parle pas des Aliens que tu veux me foutre dans le bide (entre passion et procréation, il y a quand même de la marge)

Dans un monde idéal (le mien), on partagerait l’emballement :

« C’est comme s’il y avait la Gangnam Style qui s’excite dans mon ventre quand je te vois. Je ne te parle pas des licornes et papillons. Mais, dans l’instant, je ressens tout ça. J’aimerais que ça dure. Aujourd’hui, vraiment j’aimerai que ça dure. »

Mais, on ne partagerait jamais les promesses accolées. Pas tant que les licornes viennent nous faire des arc-en-ciels dans la tête.

Parce que non, je ne pense pas que « le sentiment d’emballement déclencherait un signal de relation toxique ». L’emballement des idées et des projets, peut-être. Parce qu’ils fabriquent des futurs possibles et ajoutent au deuil de la relation réelle, le deuil du « non-avenu ». Mais, l’emballement du cœur, tant que nous en sommes capables, gardons-le un peu.
Et vous, pensez-vous que l’emballement puisse être néfaste ? Quelle serait, alors les règles de prudences à appliquer sur son propre emballement ?


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Commentaires (28)
  • vassilia | 28 juin 2014

    Assez d’accord avec cet article, oui ! Merci !
    Et un deuil très dur, tu as raison, c’est bien celui du non-advenu… C’est ce qui peut nous faire parfois souffrir plus intensément sur le moment pour une rupture qui arrive après deux mois qu’après deux ans… parce que le cocktail de licornes est encore en train d’exploser dans notre tête/coeur/corps, et que c’est un vrai arrachement que celui de la mort d’un futur rêvé…

  • Yutsu | 28 juin 2014

    Yop après pas mal d’absence me revoila!

    Donc en sois l’emballement n’est pas néfaste, il peu même nous faire vivre de très beaux moments, mais à condition de savoir se contrôler.
    Personnellement depuis peu je me suis rendu compte que je suis complétement en OI sur une fille, hier soir rien que grâce à sa présence j’avait l’impression d’être une pile électrique, alors que ça fait 3 semaines que je suis complétement épuisé et que j’arrive pas à retrouver la forme. En dansant avec elle, je ne pensait qu’au moment présent et non pas à mon départ proche me minant le moral.

    Par contre ça peu devenir néfaste à partir du moment ou ce n’est pas réciproque, la une frustration malsaine peu vite se mettre en place.

    Mon moyen pour me protéger (et me calmer), prendre mes distances, j’ai rien trouvé de plus efficaces^^ (sinon avoir de bon amis qui savent quand te dire de te calmer c’est parfois utile)

    • Anashka | 29 juin 2014

      Ca fait plaisir ! Ca fait un moment qu’on ne t’a pas vu ! Tu vas bien ?

      Je pense que l’emballement émotionnel est un fait : quand on l’a, on l’a. S’il n’est pas réciproque, la prise de distance est la meilleure chose à faire (loin des yeux…). En revanche, s’il est réciproque, il peut être vécu avec l’autre, du temps qu’il ne dévie pas sur un emballement de projections : autel des fausses promesses involontaires.

      • yutsu | 29 juin 2014

        La tout de suite nop ça vas pas trop (rien de bien méchant, juste que je doit dire au-revoir à ma vie actuel à Nantes, pour retourner dans une ville que je n’aime pas et qui est remplis de mauvais souvenir, loin de gens que j’apprécie énormément (voir trop pour une ^^)).

        Et sinon, bha tu as tout dit, rien à rajouter.

        • Anashka | 30 juin 2014

          Aie ! Tu gères comment ?

          • Yutsu | 30 juin 2014

            J’essaie de voir les bon cotés, je vais bosser pendant deux mois, l’argent vas être mis de coté pour réaliser certains objectifs (partir à cuba dans 2 ans, et passer le permis moto principalement), et je vais reprendre les répète avec mon groupe après deux ans sans avoir joué de basse.
            De plus je pense que prendre un peu de recul sur certaines choses et par rapport à certaines personnes (amis ou autres), peux me faire du bien.

  • Kay | 28 juin 2014

    Waaah je me suis fait quoter *_*
    Hum plus sérieusement je n’ai rien à dire sur l’article il y a juste un petit malentendu à la fin : lorsque je dis que « le sentiment d’emballement déclencherait un signal de relation toxique » c’est directement en réponse à la réponse de guismo lorsqu’il disait ne plus jamais vouloir se retrouver dans cet état, l’emballement pour une nouvelle personne crée alors un effet réminiscent de la précédente relation et c’est à ce moment là qu’il déclenche un signal de relation toxique. Toujours pour garder la métaphore alcoolique on peut (comme moi) avoir une première cuite cauchemardesque et ne plus jamais boire ensuite du fait du souvenir de celle ci ou continuer parce que c’est fun d’être sous l’emprise de l’alcool, c’est la même idée ici.

    • Anashka | 29 juin 2014

      Je l’avais compris. Mais, tu as raison, à la relecture, on dirait que c’est ta pensée. J’ai mal présenté le truc. :/

  • guismo33 | 29 juin 2014

    Hello,

    Je ne savais pas que mon commentaire sur ton article précédent avait déclenché une réaction en chaîne. Et chose amusante, maintenant que j’ai pris du recul, j’ai discuté avec une très bonne amie de la séduction en général, mais aussi du sexe et de l’engagement amoureux.

    Alors de mon point de vue déjà, je ne veux pas m’emballer pour une raison simple : perdre le contrôle.

    Il faut distinguer deux choses, déjà la personne qui s’emballe au tout premier rendez-vous est une personne avec un déficit sentimental, une personne avec peu de succès et qui n’a pas de réelle maturité amoureuse. Un needy donc, qui idéalise le coup de foudre et la relation à deux en général. C’est la fameuse illusion dont tu parles.

    Ensuite il y a le stade des trois rendez-vous (où il y a déjà une certaine zone de confort), ce moment où chez l’homme on commence à se poser des questions sur une possible relation :
    – Est-ce qu’elle me plaît ?
    – Quand vais-je l’embrasser ?
    – Allons nous coucher ensemble ?
    – Vais-je l’annoncer à mon cercle social ou plutôt me cacher ?
    – Est-elle une personne qui correspond à des critères d’admissibilité à un couple ?
    – Allons nous sortir ensemble ? Comment vais-je gérer cette relation ?
    – Est-elle digne de moi ?

    Plein de questions, et c’est à l’homme de mener le couple. Enfin je ne partage pas cette vision mais c’est comme ça dans les moeurs. C’est l’homme qui dirige.
    Alors forcément c’est anxiogène, « vais-je assurer ? », « est-ce que je me trompe? », « et si c’était la bonne ? », « et si elle se révèle toxique ? »…

    Difficile de se faire une idée claire et on a parfois du mal à choisir et à délibérer.

    Ensuite si les choses deviennent plus sérieuses, même topo.  » Ok ça fait deux mois de couple, est-ce que ça va durer ? Comment faire en sorte que ça va tenir ? Pouvons nous envisager à long terme des fiancailles ? … »

    C’est donc difficile à chaque stade de la relation car on a une énorme responsabilité (même si le couple se fait à deux), et qu’on ne doit pas paraître faible (pour ne pas la perdre). Et on ne doit donc pas confier ses doutes, ses émotions. C’est stupide et machiste presque mais c’est un devoir héréditaire qui nous est imposé.

    Maintenant dans mon cas personnel, connaissant mon hyperémotivité, je sais que je suis du genre à m’emballer vite. Car j’idéalise encore un peu l’amour mais surtout car j’ai des priorités plus grandes que la quête de l’amour. Donc les barrières sont baissées.

    Voilà pour te répondre sur ADS.

    PS : Justement j’ai élaboré une théorie sur ADS pour devenir un homme accompli (à prendre avec des pincettes hein, j’ai pas la recette miracle) . On retrouve justement tout un pan de l’emballement et de la projection.

    • Anashka | 29 juin 2014

      déjà la personne qui s’emballe au tout premier rendez-vous est une personne avec un déficit sentimental, une personne avec peu de succès et qui n’a pas de réelle maturité amoureuse

      Il existe des démarrages rapides qui fonctionnent. Ne les occultons pas non plus. Mais, une personne qui s’emballe systématiquement au premier rendez-vus, peut-être est-elle en effet, en difficulté sentimentale :)

      C’est stupide et machiste presque mais c’est un devoir héréditaire qui nous est imposé.

      Tout dépend sur qui tu tombes ! Certaines femmes auront cette attente « homme fort »(ce devoir héréditaire). Comme certains garçons poseront des attentes du type sur les femmes. D’autres, femmes comme hommes, demandent à l’autre de s’épanouir tel qu’il est, sans masque. D’être fort pour lui-même / elle-même. C’est peut-être plus rare, mais ça existe :)

      On retrouve justement tout un pan de l’emballement et de la projection.

      Les grandes idées se rejoignent ;)

  • Tourment | 29 juin 2014

    L’amour est un choix délibéré. Deux personnes ne s’aiment vraiment que lorsqu’elles sont capables de vivre l’une sans l’autre mais choisissent de vivre ensemble.
    Scott Peck (psychiatre américain)

    Je le pense aussi, c’est un choix. On choisit qui on aime, on choisit de s’emballer tout autant ou non, on choisit aussi de se projeter ou pas. Mais les gens aiment se dire qu’ils n’y sont absolument pour rien et qu’ils n’ont aucun contrôle, que l’amour dont ils sont victimes (ou servant) dirigent leurs actes.

  • Hashiko | 29 juin 2014

    Je te rejoins sur cet emballement partagé de manière idéale.
    J’ai pu appliquer cette technique à mon Ex- (oui, celui avec un E), et j’ai tenté sur OI-Man … au point où j’en étais je ne craignais plus grand chose de toutes façons.
    J’aurais dû parier il a eu peur. Il est revenu, mais il a eu peur.
    Pourtant j’avais écrit en GRAS et MAJUSCULE : là tout de suite maintenant … mais je pense qu’on est aussi tellement conditionné(e) pour certains schéma, qu’on projette (le pire ou le meilleur selon le côté de la balance) et que du coup, c’est le bad trip assuré pour celui des deux qui n’hésite pas et la panique pour celui des deux qui ne s’emballe pas.

    (Je ne suis pas certaine d’être très claire en fait)

  • Canelle | 30 juin 2014

    Et, justement ?

    Est-ce que ce n’est pas possible de considérer cet emballement passionnel non pas comme une « gueule de bois » au petit matin, mais plutôt comme une révélation sur soi-même, une fenêtre sur nos peurs irrésolues et de nouveaux fantasmes réalistes à avoir en tête ?

    L’absence de réciprocité me semble être l’extraordinaire chance de découvrir que ce qui nous anime ne tient qu’à nous-même, ne vient que de nous-mêmes, et que ces « papillons » ce sont nos propres fantômes qui nous les évoquent. Si nous croyons reconnaître en l’autre une forme amie, c’est que nous sommes sur la bonne route… vers ce qui nous anime vraiment.

    Je me permets de citer cette partie-là :

    « Ensuite il y a le stade des trois rendez-vous (où il y a déjà une certaine zone de confort), ce moment où chez l’homme on commence à se poser des questions sur une possible relation :
    – Est-ce qu’elle me plaît ?
    – Quand vais-je l’embrasser ?
    – Allons nous coucher ensemble ?
    – Vais-je l’annoncer à mon cercle social ou plutôt me cacher ?
    – Est-elle une personne qui correspond à des critères d’admissibilité à un couple ?
    – Allons nous sortir ensemble ? Comment vais-je gérer cette relation ?
    – Est-elle digne de moi ? »

    Quand on projette à priori ce type de protocole de questionnement sur un autre sans avoir cherché à le connaître, je pense qu’on s’épargne à nous-mêmes de nous retourner les mêmes questions.

    Est-ce que je me plais ? – Suis-je beau dans le miroir déformant de ma vie ?
    Quand pourrais-je me rapprocher d’un humain qui me ressemble et pourrait me comprendre ?
    Quelqu’un peut-il accepter dans l’intimité ma part d’agressivité pulsionnelle que je dissimule dans ma vie sociale ? – Et moi ? L’ais-je acceptée ? Ou n’est-ce qu’une part de ma monstruosité que je maquille pour me faire accepter des autres ?
    Les autres accepteront-ils ???? Les autres m’accepteront-ils ??
    Est-ce que je sais ce que je veux de l’autre ???
    Est-ce que je veux quelque chose de l’autre, ou lui reprocher mes lacunes et mes incapacités ??
    L’autre, qui est-il pour moi ? Sinon une fuite un peu facile pour ne pas me regarder moi-même tel que je suis vraiment…

    Et cette meuf, elle bonne ? :D – Ouais c’est plus simple, j’pense. :)

    • vassilia | 30 juin 2014

      +100000000000

  • lapetitefée | 30 juin 2014

    Néfaste à proprement parler, non. Dans le sens que l’emballement, c’est justement un retour vers qqch de « perdu », « d’oublié » un peu à l’adolescence. Seulement, on est plus réalistes généralement après quelques déconvenues dans la partie discours:

    « Je ressens tout ces papillons, je suis heureuse de les ressentir mais je sais qu’ils ne sont pas une preuve irréfutable que l’histoire entre nous est the one ou même qu’elle va débuter. »

    Et puis, il y’a des emballements plus réalistes, si je prends l’exemple de mon amoureux actuel. J’étais emballée presque instantanément mais je n’ai rien pris pour acquis malgré tous les signes de son côté, il était présent, il était attentionné, il s’inquiétait pour moi, m’appelait, me textotait, bref, il me montrait un intérêt criant. Il n’empêche que je suis restée sur mes gardes, le temps de savoir ce que tout ça voulait dire au fond. Je sais que j’ai bien fait avec recul, c’est notre lenteur, notre discrétion vis-à-vis de nos emballements respectifs qui ont fait la force de notre histoire.

    L’emballement, quand on le met direct sous le nez de l’autre quand il n’est pas prêt, c’est là qu’il est dangereux, en ce sens qu’il met la pression, qu’il demande presque tout de suite des promesses. Après, il faut pas se l’interdire. Ce sont des moments précieux qu’on ne ressent pas tous les 4 matins donc autant en profiter. Seulement, je pense qu’il vaut mieux les exprimer dans toute leur splendeur à sa meilleure copine d’abord et puis, petit à petit, à l’autre.

  • Julie | 7 juillet 2014

    Ce qui est néfaste c’est de subir l’emballement de l’autre et ensuite sa disparition, alors que quand t’as un peu plus de maturité tu sais que ca prend plus que trois-quatre rencards pour se décider et se lâcher. C’est terrible quelqu’un qui te ferme la porte au nez alors qu’il s’est fait peur tout seul.

    • Anashka | 30 septembre 2014

      C’est ce qu’on appelle « souffler le chaud et le froid », il doit y avoir un article là-dessus, regarde dans la recherche :)

  • Céline | 10 juillet 2014

    Super article ! Savoir se laisser aller par l’emballement tout en restant les deux pieds sur terre…..

  • Anouchka | 13 juillet 2014

    Bonjour Anashka , toujours aussi percutante.. ..Je suis en pleine rupture , après plusieurs retour et te lire m’oblige à sortir de ma douleur narcissique . J’ai l’impression de sortir d’un puits à chacune de tes phrases..un puits dont l’eau est empoisonnée mais dont je me délecte….Merci de cette eau douce et claire que tu cherches à verser sur la vie .

    • Anashka | 30 septembre 2014

      Où tu en es aujourd’hui, par rapport à cette rupture.

      (Désolée pour le temps de réponse, j’étais prise par des soucis familiaux)

  • Emeline | 20 juillet 2014

    Un super article comme toujours !! Qui m’a aussi permis de découvrir l’autre article que tu cites : « doit-on être prudent en amour ? »
    L’anecdote sur tapage à la porte après le lapin nain m’a bien fait sourire (pour avoir vécu une situation similaire ;) )
    Pour ma part, je dois reconnaître que je peux m’emballer rapidement avec l’explosion des hormones, les licornes et les étoiles qui clignotent partout mais curieusement je ne me projette pas pour autant (en fait je suis même incapable de me projeter, je vis juste à fond mes sensations de l’instant). Ce qui peut avoir des effets négatifs si l’autre personne n’est pas dans le même fonctionnement que moi :
    – il va flipper (et risque de prendre du recul) car il va prendre mon emballement pour une projection dans l’avenir (avec toutes les pressions que ça crée) alors qu’il n’en est rien.
    – il va peut-être s’imaginer que ça m’arrive à chaque fois et en déduire que je suis needy comme le soulignait Guismo, et fuir par méfiance.
    – mon emballement peut l’entraîner à s’emballer aussi… ce qui peut conduire à un conte de fée comme à de grandes désillusions. Si aucun des deux n’est là pour aider le « couple » à garder un pied sur terre, la chute pourrait être très rude. Et je crois que j’ai autant souffert le jour où l’emballement est retombé comme un soufflet de mon côté que lorsque c’est l’autre qui s’est déballé. Savoir que je déçois l’autre et le fais souffrir est parfois aussi douloureux qu’être abandonnée par un partenaire qui se réveille avec la gueule de bois.

    L’idéal pour moi serait de pouvoir vivre à fond ce ressenti intense avec les licornes & Co, tout en gardant les pieds sur terre, ne rien précipiter et toujours rester dans l’instant présent : ne pas nier que ce qu’on ressent à cet instant est très fort mais garder à l’esprit qu’on ne sait jamais de quoi ce sera fait demain.

    Contrôler mes sentiments me semble impossible pour moi. Et si je ressens quelque chose j’ai besoin de l’extérioriser.
    Après quelques désillusions cuisantes, je continue à préférer garder mon enthousiasme d’ado, afin de ne pas freiner ma spontanéité, et offrir à l’autre toujours un regard neuf, prête à m’émerveiller sur une histoire d’amour comme si c’était ma première.
    Je ne conseillerai jamais à d’autres de fonctionner comme moi car c’est très casse gueule, pour moi et aussi pour l’autre mais je suis assez d’accord avec ton autre article sur la prudence en amour… J’ai adoré quand tu dis qu’à force de chercher les chemins les plus prudents on se retrouve sur une autoroute de conformisme et de dépression.
    Et pour ma part, je préfère vivre à fond une histoire quitte à me prendre un mur, plutôt que de me protéger et me freiner en permanence, car au final ce n’est pas moi et je préfère avoir des blessures que des regrets.
    mais je le répète : je ne conseille à personne d’être aussi kamikaze que moi en roulant à fond sur les petites routes dangereuses et cabossées :)
    car les périodes post-crash amoureux sont quand même très douloureuses.

    Pour résumer : dans mon cas, la seule solution que j’ai trouvée, qui me permette de rester moi-même, tout en ménageant mon partenaire (et moi-même) ce serait de rester dans l’appréciation du moment présent sans se projeter mais sans pour autant se brider.

    • Anashka | 30 septembre 2014

      Ou de tomber sur quelqu’un qui ne craint pas la projection, mais c’est rare…

  • Mélie | 25 juillet 2014

    Je viens de relire cet article au regard de ma situation actuelle. Moi qui croyait avoir vécu trop de blessures dernièrement pour être capable de m’emballer, moi qui croyait mettre presque trop de distance et de carapace dans mes nouvelles relations, au final je me retrouve dans un début de relation pour lequel je m’emballe comme ça n’était pas arrivé depuis longtemps. Enfin plus exactement, la dernière fois que j’en ai ressenti, il n’était pas partagé. Le dernier emballement partagé remonte à 18 mois, et monsieur avait eu la gueule de bois au bout de 3 semaines…

    Donc évidemment, là, je m’emballe, j’ai les papillons à la gangnam style, j’ai envie de vivre plein de trucs avec lui. Sans forcément croire que ce soit ze one, j’ai peur que ça s’arrête une nouvelle fois, et je ne sais pas quelles limites donner à mon enthousiasme et mon emballement. Je rêverais de vivre l’instant présent sans trop me projeter, mais en même temps quand il n’est pas là, il me manque à chaque instant (et c’est complètement irrationnel). Je voudrais tout ressentir à fond, mais sans le faire flipper, et j’aimerais aussi rester moi-même dans cette relation car c’est justement quand je suis dans ce genre d’emballement que j’ai tendance à tout faire pour plaire à l’autre au lieu de continuer à être moi.

    Et je voudrais surtout réussir à lui faire part de ce que je ressens, de cet emballement un peu unique, mais sans pour autant qu’il croit que je crois qu’il est l’homme de ma vie, que je me projette trop, bref, sans le faire fuir…

    Jongler entre ses émotions, sa raison, la bonne communication… pas simple.

  • Anne Onyme | 25 juillet 2014

    Coucou Anashka !
    Tu ne nous écris pas trop d’articles en ce moment, t’es partie en vacances ?

    Pour ma part, j’ai une vision assez paradoxale de cet emballement. D’un côté, je l’adore. Parce que j’aime les sensations fortes, j’aime quand un mec m’en fait voir de toutes les couleurs… J’aime attendre un SMS la boule au ventre, j’aime avoir des histoires à raconter à mes copines, j’aime avoir un truc qui excite un peu mon quotidien. S’il y a un véritable « enjeu » dans le jeu de séduction, c’est tout de suite beaucoup plus amusant. On peut tester sa maîtrise de soi, appeler sa meilleure amie complètement affolée et lui dire : « je m’étais promis de ne proposer qu’un rencard sur trois, mais il ne m’en propose pas et j’ai terriblement envie de le voir, qu’est-ce que je faiiiiiiiis ? ». Cette attente stimule aussi le désir sexuel, ce qui ne rend le close que plus appréciable encore; on le ressent comme une petite victoire !
    Mais pour moi, cet emballement doit rester un jeu, qui fait partie intégrante de la séduction. Après le premier FC, il doit disparaître. Je ne me permettrais pas de m’engager sentimentalement avec un gars pour qui je ressens un truc aussi intense dès le début, sûrement par peur d’être déçue. Et s’il doit devenir un sexfriend, alors je dois ressentir ça pour un autre que lui par la suite… ou je l’abandonne.

    Et sinon, le voisin qui t’a payé le café, il était mignon ?

    • Anashka | 30 septembre 2014

      Très mignon. Mais, il ne s’est rien passé. Ça aurait été malhonnête pour lui (il a carrément craqué sur moi). Alors, je lui ai dit que j’étais trop obsédée par cette histoire…

    • Anashka | 30 septembre 2014

      (Désolée pour le temps de réponse, j’étais prise par des soucis familiaux)

  • midorie | 15 septembre 2014

    Salut Anashka ! et tout le monde !

    Je viens vous parlé de mon expérience en cours car c’est un cas atypique qui m’intrigue et soulève pas mal de question en moi.

    Cela fait 12 ans que l’on se connais avec ce garçon (depuis nos 16ans et nous arrivons tout deux à la trentaine), moi j’ai toujours été plus ou moins séduite par lui mais lui en revanche je n’en sait rien car il a une capacité à contenir c’est émotion assez impressionnante. Bon amis, on a été 3ans dans la même classe à différent stade de notre vie, et on a passé des période creuse sans se voir. On est toutefois toujours resté en contact, on a même eu des projet d’entreprise ensemble qui n’on pas aboutit mais qui nous a rapproché durant ces 3 dernière année alors même que j’été dans une autre ville puis durant mon séjour à l’étranger.

    Depuis nos 20 ans, une certaines compétition c’est mise entre nous sur la réussite professionnel. Grande chalengeuse, je l’ai pris aux mots et lui ai montré ce que je valait au fil du temps : réussite professionnel exceptionnel. Je l’ai souvent tiré vers le haut pour qu’il me suive mais il y a toujours eu des empêchement : une copine de l’époque, un passeport en retard,…. Pour le décrire, je dirai qu’il est d’une bonté incroyable, prés à tout faire pour ses potes et à tout supporter bien qu’il sache posé les limites, c’est une vrai crème ! Très calme, très terre à terre côté événement de la vie, et côté amour il a eu à faire à des cas que personnes n’aurait supporté : fille un peu borderline ou dépressif.

    Et voilà que cette année, alors que je reviens de l’étranger dans notre ville d’origine et que j’annonce sur facebook mon célibat, de suite il m’a recontacté. Ce que je n’imaginai pas c’est qu’il me fasse comprendre l’intérêt qu’il a pour moi. De plus il a depuis peu le travail dont il a toujours rêvé et qui confirme ça réussite professionnel, il part dans la ville ou moi même j’ai fait mes preuves et réussis. Alors que moi actuellement je n’ai plus rien, il faut que je reparte à zéro. Au final c’est lui qui désormais veut m’entraîner dans son aventure et souhaite prendre une colocation avec moi.

    Bien sur moi je me suis emballé, il y a eu rapprochement, bien qu’il ai essayer de contenir car il savait qu’on ne se verrai pas car il change de ville. Et depuis moi j’essaie tan bien que mal de contenir mon emballement (car il faut le rappelé je suis un peu au stand bye donc j’ai le temps de pensé à tout est n’importe quoi, et surtout n’importe quoi) alors que lui il est plutôt en phase cool et super occupé côté boulot. En gros je me suis mis en dépendance et ça m’ennuie terriblement car j’ai toujours évité cette situation, il y a donc eu quelques conflits par ma faute. Lui même ma très bien décrite lors d’un conflit en me disant que je me montré dépendante. Du coup je lui ai fait comprendre que je ne nous considéré pas en couple et que s’il prend ses distances ça ne me gênerai pas et je voulait même laissé tombé la colloc. On en a pas reparlé. Et contre toute attente, il m’a fait comprendre que je pouvais lui écrire très souvent, que ça ne le gêné pas et d’ailleurs il prend toujours le temps de répondre voir quelques fois de m’appelé (en fait il gère très bien mon emballement, et j’ai même l’impression que si je ne faisait pas l’effort de prendre des nouvelles il ne m’en donnerai pas.)

    ENIGME :
    Est ce que je doit vraiment tester plus de 3jours sans nouvelle pour voir?
    est ce que vous pensez que cette histoire se déroule bien?

    j’avoue avoir des doutes, je ne suis pas du genre à faire un OI car j’ai (c’est horrible à dire) une roue de secours dans un autre mec qui est un ex qui me plait (on c’été quitté à cause de mon voyage à l’étranger mais on s’entendait très bien) mais c’est quand même avec lui que je voudrais être en couple car on s’entend bien. On a l’a tête qui fonctionne de la même façon. Je suis donc si il le faut prête à faire next.

    VOS AVIS M’INTÉRESSE

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