Petit guide des relations de « couple » (et des bonnes questions à se poser)

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guide des relations de couple
Voilà un petit moment que je voulais faire un topo sur les différentes configurations de « couple » que je connais (monogame, libertine, libre, poly-amoureuse)

Qui dit catégories, dit caricatures. Donc, je serais peut-être grossière (oh la vilaine !) dans mes descriptions.

D’autant que cet article est orienté autour du nombre de partenaires et du positionnement face à la « fidélité », plus que des lois qui régissent les couples (Dans mon idéal, nous vivons sans conditionnement et chaque couple est unique. Mais ça, c’est mon idéal.)

Un topo sur les différentes configurations de couple, c’est ici.

Enjoy

Note 1 : Je passerais sur les couples sexless / assexuels (des couples ayant peu ou pas de sexualité(s)) et sur les couples D/s (couple où il y a un échange de pouvoir sexuel ou non, plus ou moins permanent). Non que ces formes de relations ne soient pas intéressantes (elles le sont) mais de ce que j’en connais, on les retrouve dans les configurations ci-dessous.

Note 2 : Je mets « couple » entre guillemets, parce que dans le cas des relations poly-amoureuse le terme peut être perçue comme obsolète.

 

Le couple monogame

C’est la forme de couple la plus courante.

Dans le couple monogame deux personnes batifolent ensemble et uniquement ensemble. Autrement dit, la fidélité est associée à l’exclusivité. Il arrive souvent que ce contrat d’exclusivité soit implicite tant il est commun.

Dans ce cas, le sentiment amoureux est perçue comme ne pouvant se développer que pour une seule personne. (Pourquoi pas. C’est une théorie intéressante et de nombreux couples monogames semblent s’y retrouver.)

Mais quid du désir ?

Avantages

Le gros avantage du couple monogame, à mon sens, c’est la gestion de la jalousie. A priori, l’autre ne verra que nous. En cela, pas de sentiments de rivalités, pas de concurrences. Bref, le couple monogame assure une certaine stabilité émotionnelle.

L’autre avantage, c’est le nombre important de personnes pratiquant cette structure de couple. Il est plus facile de trouver un partenaire recherchant une histoire monogame que poly-amoureuse.

Espace de négociations

Dans les faits, avant même de parler des entorses au contrat, se posent les questions :

  • Quelle place laisse-t-on au flirt IRL ou virtuel ?
  • Comment on gère le désir ? S’il apparait doit-il être tût, refoulé, verbalisé ?
  • Quand commence l’infidélité ? En fantasmant sur un/e autre ? En embrassant quelqu’un à quatre grammes ? En se faisant griller par le compagnon ? Sucer, c’est tromper ?

Dans les faits, il y a des entorses au contrat. L’exclusivité n’est pas toujours parfaite.

  • Que fait-on dans ce cas-là ? Tromper signifie-t-il se faire quitter ?
  • Peut-on fermer les yeux sur une (deux, plus..) infidélités ?
  • Attendons-nous de notre partenaire qu’il nous le partage ou non ?
  • Est-ce que l’adultère peut être intégré à la relation, bien que perçue comme « entorse » ?

Bref, voilà les questions qui se posent à mon sens dans l’entrée en couple monogame. Nous n’avons pas tous la même perception de l’exclusivité, de ce qui fait réellement entorse ou non au contrat amoureux. (Perso, le patin avec une gonzesse dans un after, ça ne compte pas)

Note 1 : Article connexe « Je l’ai trompé, que faire »

Note 2 : J’ai rien écris au cas où Monsieur va voir ailleurs, des intéressées ?

 

Le couple libertin

Le couple libertin a des bases proches du couple monogame : le sentiment amoureux se nourrit qu’auprès d’une seule personne et les relations parallèles ne sont pas admises.

En revanche, le couple libertin pourra intégrer d’autres personnes à ses jeux sexuels, que ce soit occasionnellement (pour tester une nouvelle expérience) ou ponctuellement (pour les amoureux de la philosophie libertine).

Autrement dit, le couple libertin admet que l’on puisse désirer d’autres corps et/ou veut pimenter sa sexualité avec d’autres personnes.

Le terme englobe un nombre important de pratiques différentes (si ça vous intéresse, je peux vous faire un topo).

Il semble exister un écart important entre le couple qui a intégrée quelques plans à trois et le couple qui se rend tous les week-end en club échangiste pour faire la fête avec des copains et des copines. Pourtant, si l’écart dans la pratique me parait important, il ne l’est pas tant dans le positionnement : « Tu peux faire l’amour avec d’autres personnes si je suis là. »

Avantages

L’avantage majeur, à mon sens, est la possibilité d’explorer une bisexualité et/ou sexualité à multiple partenaires.

L’autre avantage est la gestion de la jalousie, si elle demande plus d’aménagement que le couple monogame, elle reste restreinte au sexuel (et en présence).

(Bien que pour certaines personnes voir son amoureux/ses avec quelqu’un d’autre est plus violent que le laisser batifoler sans trop savoir)

Espace de négociation

Les questions en cas d’entorse au contrat (voir quelqu’un d’autres hors présence) me semblent les mêmes que pour le couple monogame. D’ailleurs, un couple libertin n’est pas forcément beaucoup plus « souple » là-dessus.

Une autre difficulté que peut rencontrer un couple libertin est dans la pratique en elle-même. Surtout les premières fois :

  • Est-ce que le fantasme est partagé par les deux ? Sinon, qu’est-ce qu’on peut accepter (ou non) pour faire plaisir à l’autre ?
  • Qu’est-ce qui est acceptable ou non de la part des partenaires extérieurs ?
  • Club échangiste ? Triolisme avec des amis ? Par où commencer pour prendre la température ?
  • Au temps T, comment signifier à l’autre qu’il y a (ou non) malaise ?

Enfin, je ne suis pas sûre que la question du « désir ailleurs » soit complètement réglée par la structure libertine. Ce qui est agréable dans une aventure, c’est aussi son côté « jardin secret ». Ici, il n’y en a pas.

Note : Je n’ai écrit aucun articles sur les clubs ou les trios, est-ce qu’il y a des intéressées ?

 

Le couple libre

Le couple libre est encore un duo, mais à la différence du couple libertin ou monogame, les aventures extra-conjugales sont permises.
(A noter, les couples libres peuvent aussi être libertins, mais ce n’est pas systématique)

Comme les précédentes configurations, le couple libre estime que l’amour doit venir d’une seule personne. Mais le désir peut être stimulé par des personnes extérieures au couple.

Avantage

L’avantage, c’est que le contrat amoureux ne repose pas sur l’exclusivité (on sait que cette dernière n’est pas toujours facile à tenir), donc pas de rupture à cause d’une malencontreuse partie de jambes en l’air.

L’autre avantage, c’est de pouvoir s’expérimenter avec différents partenaires hors du couple.

Espace de négociation

La plus grosse difficulté pour le couple libre, c’est la confrontation à :
1/ la jalousie
2/ la norme.

Ici, on peut bien entendu craindre que notre partenaire « trouve mieux » « se lasse » « nous utilise comme relation-confort »

On peut aussi se confronter à une espèce de rivalité entre les partenaires. Qui s’y retrouvera le mieux ? Peut-être plus que dans les autres couples, les discussions sur les notions de désirs, de sentiments, d’exclusivité seront de mises. Car, il n’est pas rare que les couples libres aient à réajuster les premières règles choisies.

Parmi les questions essentielles :

  • Relation suivis ou unique pour les extras ?
  • Qu’est-ce qui n’appartient qu’au couple, qu’est-ce qu’on peut partager ?
  • Que faire si l’on s’attache à l’un des partenaires ?
  • Que faire si on outrepasse une règle ?
  • Quelles règles seront négociables ? Quelles règles ne le sont pas ?
  • Est-ce qu’il est possible de revenir à une autre structure de couple si un des partenaires ne s’y retrouve pas ?

De manière très personnelle, je ne suis pas certaine qu’un couple qui serait libre dès la rencontre est la matière suffisante à créer un espace de confiance sur le domaine. (Mais, tant mieux si on me donne tort).

Note : Bientôt un article témoignage sur le sujet ^^

 

Le « couple » poly-amoureux

A tous les poly-amoureux et poly-amoureuses, je m’excuse de l’utilisation éhontée du terme « couple ». Les besoins de l’article.

Le couple poly-amoureux repose sur le postulat que l’amour n’est pas exclusif. Nous pouvons aimer plusieurs personnes à la fois et ce de manière différente. Donc, une personne poly-amoureuse peut vivre une histoire avec une, deux ou plus de personnes (ou être célibataire). La multiplication des partenaires n’a rien d’obligatoire, simplement la porte n’est pas fermée.

Les différents partenaires sont des partenaires de cœur. Qui dit poly-amour ne dit pas forcément libertinage ou couple libre. Les autres amours sont tolérées, pas forcément les aventures purement sexuelles (je pense que c’est à discuter, mais ce n’est pas les règles générales qui régissent ce type de couple).

Avantage

On peut être amoureux de deux personnes à la fois et vivre conjointement cet amour sans devoir se le cacher et faire souffrir l’un des partenaire et/ou soi-même. (C’est pas rien !)

L’autre avantage, c’est d’interroger constamment les notions de « couple », de « sentiments », de « jalousie », etc…

Une relation intégrant le poly-amour nécessite une communication constante et transparente. Ce qui peut permettre une grande proximité avec son/ses partenaires.

Espace de négociation

A mon sens les relations poly-amoureuses franchissent les dernières barrières de la jalousie. Même (et surtout) l’espace sentimental, habituellement perçut comme monogame, devient lieu de partage. Toute la négociation se fera autour de ces notions d’amour, de possessivité et de jalousie.

L’entrée dans ce type de relation peut être complexe. Il semblerait que ce soit l’un des deux partenaires qui proposent à l’autre. On imagine aisément les heures de discussions et d’aménagement que peut demander une telle relation :

  • Quel partage du temps ?
  • Est-ce qu’un partenaire est « plus » officiel que l’autre ?
  • Quelle relation entre les deux amoureux/es d’une personne ?

Je n’en cite que quelques-unes, car j’espère échanger avec vous dans les commentaires sur ce type de relation qui semble aussi riche que complexe (ce qui va souvent ensemble).

Je ne pense pas qu’il y ait de configuration idéale. Je ne suis même pas sûre qu’il y ait une configuration idéale pour un couple (on peut évoluer et passer d’une structure à l’autre). Je pense qu’il y a des gens qui s’aiment et qui se doivent de composer au mieux pour eux (en accord avec leur valeurs, principes et envies), pour leur partenaire et pour leur couple. Au milieu de ces caricatures, l’amour est à réinventer :)

 

Vous quel type de relation vous correspond au mieux ? Laquelle serait impensable ?


Je vous aime tous
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67 Commentaires

  1. En tant que libertine, au sens large, c’est à dire que je prone la liberté dans toutes ses formes, je tiens à préciser qu’il peut très bien y avoir un jardin secret. Le couple libertin n’ira pas nécessairement frayer ensemble. Personnellement je préfère aller pêcher toute seule, parce qu’il y a des choses que je préfère faire sans l’être aimé et que se retrouver après avoir gouté à d’autres fruits rend les siestes crapuleuses plus pimentés.
    Ce qu’il y a de rafraîchissant dans le libertinage c’est qu’aucun couple ne fonctionne de la même manière, tous ont les règles et les limites qu’ils ont établit ensemble et qui leur conviennent.

    Je tiens aussi à te remercier de porter un regard aussi ouvert sur les couples qui different de la norme. C’est rafraîchissant, tu n’imagines pas le nombre de fois où on m’a traité de fille de petite vertue quand j’ai osé annoncer que je suis libertine.

  2. En fait, je suis d’accord pour dire que c’est brutal si c’est amené brutalement (je vais régler ma cotisation au club de teutologie et je reviens).

    Je m’explique : si je rencontre Jules, que je drague Jules, que je rigole avec Jules et que Jules et moi décidons de nous mettre en couple, si j’annonce dans les 3 jours qui suivent « ah au fait j’te préviens, j’ai une notion peu conventionnelle de la fidélité », il est parfaitement compréhensible que Jules fasse la gueule (et que je me fasse larguer dans la foulée).

    En revanche, si je rencontre Jules, qu’en discutant avec Jules que lui fais part de mon incompréhension au sujet des couples monogames exclusifs-si-l’autre-me-trompe-je-pars, que je drague Jules, qu’on discute vision des relations de couple et qu’on est d’accord, que je rigole avec Jules et qu’on finit par se mettre en couple, il sera naturel que ce ne soit pas un putain de couple monogame exclusif dans lequel je me sentirais autant à l’étroit que dans une robe en 36. Et a priori, il n’y a pas vraiment de raison que ça capote directement :)

    • Je comprend. La clarté d’un début de relation (et de nos attentes) permettent de se positionner plus rapidement. Mais, à moins que Jules sois déjà au clair avec ses notions de jalousie – propriété amoureuse – couple et ses notions laissent la place à un couple plus ouvert (au moins dans un pourquoi pas), il aura peut-être besoin d’un temps d’accommodation, de dialogue. Il pourrait se sentir in-sécurisé si pendant ce temps d’accommodation, il y a déjà ribambelle de gars.

      C’est un peu ce que je veux dire. Je ne pense pas que la case « monogame » est obligatoire, mais pour des personnes qui n’ont pas connues autre-chose, il y a des regards sur le couple / la relation a interrogé. Et, je pense important qu’on peut faire sentir à l’autre, que malgré la direction que l’on souhaite prendre (et qui est la condition à la relation) on peut respecter la temporalité.

      L’exclusivité, qu’elle dure une semaine ou un an, peut permettre une mise en place du dialogue et de la confiance pour séparer « elle ne m’aime pas et m’utilise comme relation confort pour aller voir ailleurs » de « ensemble, nous avons posés des bases nouvelles sur notre histoire, même si c’était surprenant pour moi ».

      D’un point de vu objectif, je suis d’accord pour la clarté de la démarche et je suis d’accord avec toi. Dans les faits, traiter de non-exclusivité avec quelqu’un qui n’en a pas l’habitude peut lui demander un temps. Et, ce serait dommage de faire vaciller une relation en imposant un modèle avec lequel, lui doit se positionner. Je pense que peu de personnes l’inclue comme réellement jouable dans leur vie amoureuse, alors il faut du temps.

      Ce n’est peut-être pas systématique, hein. Mais, je pense quand dans la majorité des temps, un espace de dialogue avant ré-édition de la relation me parait important. :)

  3. Pour ma part je suis en couple monogame (pour le moment) mais je suis attirée par le modèle de couple libre qui me correspond plus je pense.
    J’aime le sexe sans conséquences avec des partenaires variés et pour moi c’est juste impensable que ma vie sexuelle ne compte désormais plus qu’un seul partenaire jusqu’au bout, quand bien même cela se passe très bien à ce niveau.
    Je ne l’ai vécu qu’une fois de façon « officielle » mais cela n’a pas duré longtemps. C’est vrai que le premier écueil se situe dans la jalousie et qu’instaurer ce type de relation dès le début du couple est assez compliqué car on n’a pas encore partagé assez en tant que couple.
    Enfin voilà, je verrai ce que l’avenir me réserve mais je songe très sérieusement à proposer ce fonctionnement à mon homme. Quitte à passer par un peu de libertinage avant si ça peut le rassurer.
    Nous discutons assez librement de nos envies donc je pense que dans l’évolution de notre couple, cela pourrait bien passer au final.

    • Je suis assez en accord avec un temps de rencontre à deux avant l’ouverture du couple (si ce n’est pas le fonctionnement habituel des deux partenaires). Je pense que ce temps permet de poser des bases de confiance (voir, le couple est libre en pensée et il réfléchit autour de ça, mais je suis pour un temps avant le passage à l’acte. S’il est immédiat, il me semble brutal pour l’un des partenaires)

  4. Je vis une relation libertine. Je serais très intéressée de lire un article sur ta vision de ces relations.

    Personellement, je ne conçois plus une relation différement…

    • j’adhere :)

    • Dans quel cadre, libertine ?

      (Vrai que je trouve le libertinage vraiment intéressant. Je pense à un article, mais je ne sais pas encore l’amener. Si tu veux apporter témoignage et contribution, y’a mon mail dans « A propos ». N’hésite pas à me contacter.)

  5. C’est un article très intéressant. Le couple monogame est la norme, sans doute, je vois mes parents comme un couple indestructible et n’envisage pas leur séparation et je simplifie et ment sur ma « relation » actuelle à mes connaissances. Pour eux, c’est un petit ami. Mes amis savent que c’est plus compliqué. Vraiment je saurais pas définir et je n’ai pas voulu le définir. On est juste tombés d’acord sur la non-exclusivité du « couple » vu que c’est déjà une relation à distance. A près je ne sais pas si je peux donner mon avis sur ça puisque cette relation est la plus « sérieuse » que j’ai eut (bon après je suis jeune rien ne presse). Ce weekend même j’ai connu un mec qui est encore plus loin (4 heures en bus). On a la même position de l’amour. On aime les relation ouvertes (vu cet article je dirais plutôt polyamour) et on pense tout les deux que la distance « aère », on se fatigue vite quand c’est « acquis » on ne croit pas en mariages. Bref, l’année prochaine il va étudier en Arménie^^
    Je ne sais pas.

    • Qu’est-ce que tu ne sais pas ?

  6. Et t’en pense quoi des situations créées dans les émissions de télé tel que « the bachelor », où la finalité est une relation monogame mais que dans les faits, « le bachelor » sort avec plusieurs femmes à la fois « pour choisir la bonne » ?

    Ça me surprend, dans ce genre d’émission (en supposant que ce qui nous est montré est vrai), de voir à quel point les filles prennent bien le fait d’être dans une telle situation. Ceci dit quand il y en a une qui le prend mal (la mise en concurrence, le fait qu’il embrasse plusieurs filles, etc.), le mec à l’air de s’en foutre royalement, comme si ce qu’il faisait était complètement « normal » et que c’était la réaction de la fille qui le prends mal qui n’était pas « normal ».

    • Je pense que ces émissions, c’est de la daube. Que d’ailleurs, la télé, c’est de la daube. Et ce que dis la télé sur les relations amoureuses, c’est de la méga-daube. (et c’est grave, malhonnête et méchant) ! (Mais, j’suis hippie, c’est dans mes gènes de penser ça.)

      e mec à l’air de s’en foutre royalement, comme si ce qu’il faisait était complètement « normal » et que c’était la réaction de la fille qui le prends mal qui n’était pas « normal ».

      Bien ce que je dis, de la daube !

    • Oula, tu as l’air énervée ! :P

      Je ne suis pas hippie, mais j’ai suis anti-télé aussi, sauf pour ce genre d’émission (désolé ^^) ! Je m’intéresse aux représentations des relations hommes femmes, qu’elles soient vraies ou fausses.

      En partant du principe que c’est pas trop bidouillé, ça permet de voir un peu le panel de réactions possibles du côté homme et du côté femme selon la situation. On n’a pas l’occasion de voir ça en vrai, quand on n’est pas entouré de gens qui multiplient les relations…

    • En même temps, les gens dans ces émissions (excuse-moi), ne sont pas des flèches. Ca ne ressemble pas du tout aux réactions que je peux trouver dans mon entourage. On dirait des ados de 14 ans qui se font des crises à tout bout de champs. Il se trouve que je m’entends mieux avec les adultes (et que les personnes qui viennent ici attendent une démarche de réfléxions plus que de manipulation).

      Regarder, c’est collaborer (pour moi). Je peux pas. (Puis ça me brule les yeux). ^^

    • Je sais pas trop si je te réponds, comme je suis un peu hippiephobe… ^^

    • Des ados de 14 ans ?
      Perso je n’avais pas de réaction tordus comme ça même à 14 ans !!
      Justement je ne comprend pas leur réaction, c’est pourquoi ça me fait réfléchir ! :D

      A part ça, j’espère que tu n’as pas eu de problème avec Eric Cartman, comme tu as encore beaucoup de trace hippie en toi. Hihi

    • J’ai une vie de hippie : je bois ma petite tisane tous les soirs !

      Tu vas bien ? ça fait longtemps !

  7. Il me semble quand même que le couple monogame est la norme. Je ne dis pas que c’est bien ou pas… juste que c’est la norme. Le soucis d’en parler… ça vient en général au fil des discussions, c’est bien comme ça. Sauf que dans une relation qui dure, on évolue, et pas forcément à la même vitesse, dans le même sens…

    Don bien se connaître, pour savoir ce que l’on peut tolérer ou pas… mais aussi pour avoir confiance en soi, en sa capacité de plaire à l’autre, pur ne pas avoir peur des relations que l’autre peut vivre (la jalousie, ça bouffe tout le monde, celui (celle) qui la vit, et celui (celle) qui la subit !).

    Mais aussi bien connaître son couple (ou trouple, ou bref…) pour savoir ce que l’on peut dire à l’autre, ce sur quoi il faut que l’on accepte de faire une croix (les concessions…), et savoir comment dire à l’autre qu’on l’aime toujours mais qu’on aimerait tenter ça ou ça…

    Perso je m’épanouis dans les relations monogames. Je comprend tout à fait que l’on puisse aimer 2 personnes en même temps, mais aussi que les autres membres du trouple n’y trouvent pas leur compte, et ne souhaitent pas ce type de relation.
    Pour moi chacun est unique et deux personnes peuvent m’inspirer des sentiments d’attachement, avec complicité et sexualité… tout comme un parent va aimer ses enfants, ou les enfants leurs parents… L’amour ça se multiplie, ça ne se divise pas (mais qu’est ce que ça peut diviser par contre !).

    Je ne suis pas jalouse, mais ma peur de l’abandon fait que je ne tolèrerai pas une double relation dont je serai exclue (le trouple où on est réellement à 3 sur un pied d’égalité oui, s’il y a une favorite non). Je peux pardonner une escapade parce que soirée arrosée, mais à choisir je pense que je préfèrerai ne pas savoir. Du moment que l’autre s’est protégé (un ex m’a rapporté une saloperie comme ça !).
    Pour ce qui est des plans à 3, ma pudeur me fait dire non, c’est déjà assez dur les premières fois avec l’amoureux ! Mais bon au cours d’une soirée un peu arrosée… disons que si ça arrivait je n’en ferai pas un drame.

    • C’est très doux comme regard sur la relation. Je partage assez.

      Je me positionnement différemment sur mes choix persos, mais je ne pense pas qu’un modèle est meilleur que l’autre. Simplement qu’ils sont plus adaptés à une personne et/ou une relation et/ou un temps de relation particulier. Ca dépend de beaucoup de facteurs, mais tout peut s’interroger selon nos besoins (et ceux de/ des autres). De nombreux équilibres, très différents sont possibles. :)

  8. Pour les débats plus ou moins glauques sur « est-ce qu’on souffre plus quand on perd un parent que toute sa famille », je crois qu’il faut distinguer la souffrance de la perte d’un proche et la souffrance de la solitude qui résulte de la perte de tous ses soutiens.

    Dans un couple monogame, surtout dans nos sociétés qui vantent le couple comme le refuge ultime pour tout, avec un partenaire qui est à la fois amant, meilleur ami, soutien inconditionnel et alpha et omega de l’existence, la perte de l’autre revient à la perte d’un être aimé ET la perte de tous ses repères affectifs. Dans un couple poly (et aussi dans tout couple monogame où chacun des partenaires a gardé une vie affective propre, avec des amis rien qu’à soi, des soutiens, des relations riches ailleurs, etc), une rupture n’est « que » la perte d’un être aimé. C’est de la souffrance aussi. C’est effectivement moins de souffrance qu’une rupture pour un couple monogame, fusionnel et exclusif affectivement, mais c’est parce que dans ce dernier cas, la souffrance résulte de l’addition de deux choses, là où quand on a des repères affectifs ailleurs on n’a qu’une seule des deux souffrances.

    Et sinon, pour le « De manière très personnelle, je ne suis pas certaine qu’un couple qui serait libre dès la rencontre est la matière suffisante à créer un espace de confiance sur le domaine. (Mais, tant mieux si on me donne tort) », je n’aurais qu’une réponse : coucou ! \o/ ;)

    • « Et sinon, pour le « De manière très personnelle, je ne suis pas certaine qu’un couple qui serait libre dès la rencontre est la matière suffisante à créer un espace de confiance sur le domaine. (Mais, tant mieux si on me donne tort) », je n’aurais qu’une réponse : coucou ! \o/ ;) »

      et pourquoi pas si c’est deja la base relationnelle que ces 2 personnes ont instauré en amont dans leur precedentes relations ?
      Il est aisé de penser que pour certains c’est le seul way of life adopté par choix !
      Donc cela peut fonctionner me semble t -il … :)

    • Et de deux qui me donnent tort.

      Effectivement, dans le cas d’une base relationnelle, ça me parait plus simple. Mais, je ne peux m’enpécher de penser que c’est plus simple d’avoir une phase monogame (même si elle ne dure que quelques semaines), le temps de se connaitre un peu, de savoir que le même regard est partagé…

    • « le temps de se connaitre un peu, de savoir que le même regard est partagé… »

      Connais toi toi même …
      Cela me parait etre la meilleure bas de discussion :)

      La vision partagée elle serait presuposée etre la parce qu’on se fait confiance .
      Combien d’entre nous ont connu des relations totalement exempte de confiance et de sincerité en y croyant au plus profond .

      Il me semble que c’est la totale transparence des les premieres minutes qui pourront amener une relation riche et partagée .

      Le modele sociétal ,  » religieux  » , educatif est un carcan dont il est difficile de se defaire , cela entraine peut etre le fait de « devoir  » passer par la relation monogame comme equation de base .

      Demain , si je rencontre quelqu’un qui me plait , il saura des le départ ce que j’aime de ce point de vue la .
      Inutile qu’on se fourvoie dans une relation qui serait de toute façon vouée à l’echec si au bout de quelques semaines ou mois , ce mode de vie la n’est pas un choix voulu par les partenaires .

    • Je suis d’accord. Mais d’une certaine manière, il y a un modéle qui te plait, tu le connais, donc tu peux guider l’autre vers celui-là. (D’ailleurs, avant ça, tu as eue toute une relation sur un autre modèle : le monogame exclusif, c’est comme ça que tu peux comparer et savoir là où tu te sentes bien.) Tu PEUX être transparente (tu as l’info), ce serait idiot de pas la transmettre à l’autre tant elle sera constitutive de votre couple.

      Mais, on a tellement été éduqué dans un modèle monogame (sans penser les / l’alternative (s) ), que ça vient pas instinctivement que l’on puisse aimer d’autres choses. Ça se teste, ça se compose. Et, le garçon qu’on aime ne connait pas forcément non plus.

      Je pense, que d’une certaine manière, il faut un temps quand on tatônne à deux, pour s’accorder. Et, être dans un modèle connu (exclusif monogame) quelques temps (avec une ouverture et un dialogue ouvert autour des autres modèles) (le temps de trouver des équilibres, des repères dans son fonctionnement avec l’autre, d’accorder un peu les deux langages) permet d’ouvrir avec des bases plus solides sur les formes de relation nouvelles.

      Pour la part, je sens que je tatônne encore. Je suis transparente sur ça. Mais, je ne pourrais dire à un garçon que quelque chose me va ou pas. C’est peut-être ça qui biaise mon regard sur la nécessité d’une période plus « à deux/exclusives », pour penser les nouvelles formes ensemble.

    • Je n’aurais qu’une réponse : coucou ! \o/ ;)

      Ouf, on m’a donné tort ! :)

      Pour le reste, je suis d’accord, la formulation :
      – perte de l’être aimé
      – perte de l’être aimé + de tous les supports affectifs

      Résume un peu la distinction de souffrance sur laquelle j’ai tenté de mettre le doigt (<= on dirait que je parle d'un examen gynéco)

  9. Il y a aussi les couples a plusieurs souvent c’est un trouple ou trio (ou la fidélité est de mise, ou pas), même si ce genre de couple est minoritaire ils deviennent de plus en plus visible, donc je pense qu’ils peuvent avoir leur place dans ta sélection.
    2 femmes et 1 homme étant le plus courant, ou son contraire 2 hommes et 1 femme mais moins courant.

    • Tu me poses un problèmes :
      – les trouples : ont-ils un fonctionnement monogame avec plusieurs partenaires qui vivent ensemble (donc sont-ils un couple monogame à trois ?)
      – ou rentrent-ils dans la réfléxion poly-amoureuse..? (Pour moi, c’était plus le second… Parce que je pense que l’entrée en trouple demande une réflexion poly-amoureuse…)

    • Plutôt comme le couple monogame hétéro, vue que le poly est quand même sans règle.
      2 femmes qui sont tournées vers l’homme, ou 2 hommes tournés vers la femme.
      Ça c’est quand le couple est créé, après comment ils se forment en général je ne sais pas, le seul a qui j’ai demandée a dit que c’était des plans culs qui ont finis par faire des trio et qui se sont plus.
      Mais il doit y avoir d’autre type de formation du genre couple déjà existant qui fait venir un nouveau « membre ».

    • Je ne suis pas sûre qu’il n’y ait aucune règle dans les couples poly, mais il n’y pas de règles valables pour tous les couples poly :
      – par exemple, on pourrait accepter un autre amour que s’il est d’un autre sexe que le notre (si notre partenaire est bi)
      – par exemple, on pourrait vouloir être plus « officielle » : vie à deux et enfants, même si on reconnait un autre amour
      – par exemple, on pourrait accepter qu’une autre personne mais pas plus
      – par exemple, on pourrait être aussi libre/libertin (ou pas.)

      Pour les couples polygame dans le monde, l’homme à deux (ou plus de femmes) : on parle bien de poly-gamie…

    • Etant donné que les formations du type poly-amour existent déjà de manière officieuse, serais-tu pour la légalisation de la polygamie, donnant un cadre légal aux troupes (HHF) ou (FFH), comme celà s’est fait pour les relations H/H et F/F par l’adoption du mariage pour tous ?

    • Complètement.

      Mais il faudrait mettre en place une vraie réflexion de fond :
      – sur le fait qu’il existe une législation des relations amoureuses et son/ ses buts
      – sur la parentalité et les néo-famille
      – sur le système de soutien financier des familles.

      Tout cela soutenu et co-pensé avec professionnels de la famille, et de la sociologie amoureuse. Mais, ce serait bien mieux !

  10. Je n’ai jamais connu de décès dans ma famille donc je n’ai pas forcément d’expérience dans ce domaine mais c’est juste de la logique. Si tu perds un seul parent, tu souffriras moins que si toute ta famille meurt dans un accident de voiture. Les émotions comme la tristesse sont aussi des réactions chimiques donc je pense que ça doit être quantifiable et mesurable en terme d’intensité ou de durée et c’est pareil pour les émotions positives.

    Pour moi, il y a une différence entre l’amour (être amoureux d’une personne) et l’attachement que tu portes à tes parents, tes amis, ta famille. Quand tu es amoureux de quelqu’un tu lui portes aussi de l’attachement mais il y a un « truc » en plus.
    Je ne dis pas que le poly-amour est moins bien mais je ne pense pas que l’on puisse être amoureux de plusieurs personnes en même temps. C’est une hormone qui est générée par notre corps qui fait que tu as envie d’être avec ton amoureux et quand il n’est pas là, tu es en manque (d’où mon parallèle avec la drogue.) et tu ne veux être qu’avec lui et pas un autre. Je ne cherche pas à juger les sentiments que peuvent éprouver les autres mais c’est quelque chose qui est commun à tout les êtres humains.

    Du coup dans une relation monogame, il n’y a qu’une seule personne à aimer donc c’est simple. Dans une relation poly-amoureuse, il y en a plusieurs donc soit tu es amoureuse d’une des personnes et pour l’autre ou les autres, tu éprouves juste de l’attachement. Soit, tu n’éprouves que de l’attachement pour toutes les personnes de ta relation poly-amoureuse et même dans ce cas il y aurait une personne à laquelle tu porterais plus d’attachement que les autres.
    Il y a forcément des personnes de ton entourage que tu aimes plus que d’autres. Tu ne portes pas autant d’attachement à tout les membres de ton entourage, il y a des amis qui te sont plus proches que d’autres et je pense que ce serait pareil dans une relation poly-amoureuse, il y aura des déséquilibres entre les différents membres.

    • Je n’ai jamais connu de décès dans ma famille donc je n’ai pas forcément d’expérience dans ce domaine mais c’est juste de la logique.

      C’est sur que la rencontre avec la mort de nos proches est … logique. (ironie) Et que l’on peut statistiquement évalué le taux d’hormones de stress (ce sont elles qui se libèrent dans la douleur) pour voir la douleur ressentie et donc l’amour porté (parce que l’amour se juge à la douleur). (ironie encore)

      L’expérience sur le terrain est quelque peu différente : tu ne peux pas produire à l’infini une hormone du stress (celle qui se libère suite à un stress et qui, en continue, exprime de la douleur). A la limite quand ça te déborde certains entre en manie (en gros sont HYPER joyeux aux enterrements) ou en état de sidération (comme anesthésié) ou en psychose (pour certains) et d’autres gèreront autrement. Simplement parce que les régulations dans leur corps sont meilleures, parce qu’ils sont psychiquement plus solides, parce que plus âgé, parce qu’avec plus de responsabilité dans la vie elle-même, parce que plus de soutien…

      Mesurer le taux d’hormones de deux personnes suite à un décé pour voir qui souffre le plus (si tant est la souffrance est corrélé à l’amour porté pendant la vie plus que l’investissement fait auprès de la personne), donnerait un résultat in-interprétable. (Il suffit qu’une des deux personnes produisent moins de ces hormones du stress en général pour le résultat soit biaisé ou qu’une des personnes soit déjà en état de stress ou qu’une des deux est un potentiel de psychose plus important ou qu’un des deux développe par un étrange réflexe pavolvien des hormones de plaisir en même temps (c’est pas rare, c’est une manière pour le corps de protéger des douleurs, tu observeras peut-être des personnes qui se prennent des fous rires aux enterrements) ou que les personnes n’est pas la même formation de cerveau par l’âge).

      Ce que j’essaie de te dire, c’est qu’on ne peut pas juger de l’amour ou de la douleur même via les hormones


      Si tu perds un seul parent, tu souffriras moins que si toute ta famille meurt dans un accident de voiture.

      En terme d’hormone : un ou dix parents, ce sera la même. Le choc est énorme. Reste que dans le second cas, tu as moins d’appuis (surtout si tu n’as pas d’amis, ni de personne à tes côtés) pour te soutenir. Tu enlèves des soutiens, tu n’ajoute pas de la douleur.

      A titre d’expérience, j’ai la grande chance d’avoir enterré presque toute ma famille, dont mon père et mon grand-père à 24 heures d’intervalle. Sincèrement, au point où j’en étais, quand on m’a annoncé la mort de mon grand-père après celle de mon père, j’en avais rien à foutre. Et, j’aurai pu, tant qu’à faire enchainer sur un troisième décés. D’ailleurs, mon cerveau ne m’a fait ressentir absolument aucune douleur. J’allais très bien et j’allais très bien en enterrant la personne que j’aimais le plus au monde (en l’occurrence mon père, qui était aussi mon meilleur ami, mon confident, mon mentor et mon modèle) . J’étais assez surexcité et de bonne humeur (pas loin d’une petite manie). Je ne suis peut-être qu’une exception à la grande danse des endeuillée, mais je suffit à mettre en doute ta règle.

      Par contre que personne (mais absolument personne) ne s’amuse à remettre en question l’amour que je lui portais de son vivant (j’étais la seule présente pour lui) parce que je n’étais pas triste de sa mort.


      Pour moi, il y a une différence entre l’amour (être amoureux d’une personne) et l’attachement que tu portes à tes parents, tes amis, ta famille. Quand tu es amoureux de quelqu’un tu lui portes aussi de l’attachement mais il y a un « truc » en plus.

      Pour toi. En fait, la différence hormonale se joue sur les premiers temps (appelés passion). Ces premiers temps tu développes une hormone du manque et de la dépendance à l’autre (et qui sont corrélés au désir). Ce temps dure entre quelques mois et trois ans. Après viennent d’autres hormones qui sont celles de l’attachement, les mêmes que tu développes pour ton chien ou ta mère. C’est souvent à ce moment-là que le désir d’ailleurs intervient.

      D’ailleurs, certaines personnes construisent leur couple hors de ce désir de l’autre. Avec d’autres critères. Y a t-il moins d’amour ? L’amour doit-il se mesurer uniquement à cette hormone du désir / manque ? N’y a t’il donc plus aucun amour quand cette hormone est remplacé par une autre (ce qui est commun à tous les êtres humains ou presque ? Doit-on tous rompre au bout de trois ans ? Ou, y -a-t’il d’autres choses qui rentrent en ligne de compte ? Et, c’est autre chose, sont-elles forcément monogame/exclusive ?


      Du coup dans une relation monogame, il n’y a qu’une seule personne à aimer donc c’est simple.

      Là, on est d’accord. La relation monogame est plus simple, surtout quand le désir est encore complètement tourné sur une personne. Et, je trouve le choix de la relation monogame aussi pertinent que les autres. Il a ses propres enjeux. D’un point de vu personnel, quand je construit une histoire, j’aime la construire sur des bases monogames (et exclusive… ), mais je pense que la relation peut se repenser selon ce qui se joue… Et, que les personnes ne s’aimeront pas moins parce qu’elles changent leur manière d’entrer en relation l’une avec l’autre et avec d’autres.

      Dans une relation poly-amoureuse, il y en a plusieurs donc soit tu es amoureuse d’une des personnes et pour l’autre ou les autres, tu éprouves juste de l’attachement. Soit, tu n’éprouves que de l’attachement pour toutes les personnes de ta relation poly-amoureuse et même dans ce cas il y aurait une personne à laquelle tu porterais plus d’attachement que les autres.

      Soit l’attachement et/ou le désir est différent… Ce qui est possible aussi. C’est assez bien compris pour personnes bi. On peut désirer deux personnes de manière complètement différentes.

      Il y a forcément des personnes de ton entourage que tu aimes plus que d’autres. Tu ne portes pas autant d’attachement à tout les membres de ton entourage, il y a des amis qui te sont plus proches que d’autres et je pense que ce serait pareil dans une relation poly-amoureuse, il y aura des déséquilibres entre les différents membres.

      Pour mes proches, je ne me vois pas les classer. J’ai 5/6 amies avec des relations fusionnelles et différentes tant dans ce que l’on s’échange que dans leur histoire. Je ne pourrais pas mettre d’ordre.

      Tous les individus ne s’aiment pas « pareils », ce n’est pas un lieu de « comparaison ». Mais, effectivement, il faut énormément de dialogue et de complicité pour trouver un équilibre dans une relation poly. Beaucoup plus que dans une relation mono. Là, je te rejoins.

  11. Je vais essayer d’évoquer mon expérience personnelle , je ne suis plus une jeune fille dois je dire malheureusement :)

    J’ai vecu de nombreuses relations basées sur la monogamie , il ne faut pas oublié que le schéma sociétal dans lequel nous évoluons nous pousse vers cela , sans nous donner les clés pour d’autres voies .
    A nous donc de prendre la clef des champs , pour expérimenter autre chose si cela nous chante .

    Bien entendu , toutes ces relations se sont soldées par une séparation dont une à l’issue d’une longue période car 15 ans de vie commune .

    AU cours de cette relation passée , j’ai voulu instaurer autre chose car je sentais que l’ennui , la perte du désir , l’envie de projet , tout cela s’émoussait quotidiennement .
    Pour autant j’éprouvais de l’amour , du respect , de la tendresse et de la complicité avec mon partenaire .
    Je lui ai proposé plus ou moins habilement ou maladroitement , la possibilité d’aller voir ailleurs , d’instaurer une vie ou nous pourrions avoir des espaces d’intimité géographique ,(ne serait ce que notre chambre respective …)
    Impossible chaque fois que j’évoquais cela , cela provoquait une dispute .
    Finalement nous nous sommes sépares , hors je suis convaincue que nous aurions pu aimer être ensemble tres tres longtemps !

    Aujourd’hui j’ai la chance d’être avec quelqu’un depuis presque 2 ans .Cette relation nous permet de respecter mutuellement notre intégrité .

    Nous avons engagé une relation classique , au bout de plusieurs mois , nous avons senti très vite que quelque chose ne fonctionnait pas comme nous l’aurions aimé .

    Tres vite nous avons échangé , discuté , dialogué des heures , des nuits durants .
    Et merveille nous avons trouvé notre espace

    Nous sommes donc dans une relation que nous qualifions de libre . Nous partageons beaucoup de choses , nous nous sommes fixes quelques règles pour notre bien commun en respectant les attentes de l’un et celle de l’autre
    Un exemple , le WE est notre espace « sacre  » nous faisons ce que fait n’importe quel couple , sport sorties , hobby mais ,
    Si nous devons rencontrer quelqu’un ou quelqu’une ce sera ensemble puisque que c’est notre espace de vie commune .
    Nous sortons également dans des clubs libertins .

    En semaine nous nous voyons , ou pas .
    Le plaisir sexuel que nous partageons croit davantage chaque jour , car il peut s’agrémenter d’extras pour notre plus grand plaisir commun .
    Pour moi le sexe c’est comme un bon vin , un plaisir gastronomique que je ne peux me refuser . Rien à voir avec la consommation ou notre société de consommation je m’inscris en faux par rapport à cela .
    Plus simplement nous sommes des êtres humains dotes d’un esprit un corps un sexe une ame , pourquoi le sexe a t il cette connotation sulfureuse …

    Nous partageons toutes nos expériences ensemble , notre debriefing cul .
    Parlons ensemble de nos ressentis qui sont très différents , par exemple :
    Je déteste être dans l’intimité avec une de mes aventures , nous passons une soirée ensemble , partageons un moment de plaisir horizontal , mais très vite je l’engage à rentrer chez lui ou je rentre chez moi .
    Après un bon repas je déteste débarrasser la table:)

    En revanche mon ami lui est très tendre avec ses relations , câlin peut rester toute la nuit avec elles et partir après avoir petit déjeuner ensemble .

    Nous sommes extrêmement différent lui à un pendant féminin alors que je suis plutôt masculine dans mon rapport !

    C’est pour cela que nous échangeons autant car nous ne voulons pas laisser d’ombre entre nous , ça pour moi c’est capital .

    Nous avons également évoqué la possibilité de tomber amoureux ailleurs , pour l’instant cela ne s’est pas posé et nous verrons à ce moment la ce qu’il se passera et comment nous gérerons cela si cela doit arriver .

    Je finirais en vous disant que pour la première fois , je suis moi même je ne mens sur rien de ce que je suis . Je suis acceptée pleinement comme je suis .
    Je suis respectée dans mon intégrité comme cela ne m’était jamais arrivé dans une relation monogame .
    Je suis une entité , il en est une .
    Nous ne cherchons pas à nous compléter , à combler un manque quelconque dans notre relation amoureuse .
    Nous ne nous manquons pas quand nous ne sommes pas ensemble , nous pensons par contre l’un à l’autre souvent ,avec plaisir ,avec le sourire en espérant que l’autre est heureux au moment ou nous avons cette pensée pour lui .

    Je souhaite à chacun de se réaliser pour lui et pas à travers un autre .
    Je suis très heureuse , amoureuse , libre et épanouie .

    • Merci de ce partage ! J’en profite un excellent blog dessins + texte sur le libertinage (et couple libre) : « les fesses de la crémière ». Je te laisse y jeter un oeil. C’est vraiment intéressant et tolérant comme travail :)

    • Merci ,

      je vais aller y jeter un coup d’oeil ce soir !

    • Je pense que tu vas beaucoup aimer ^^

    • Grave !!
      excellent merci :)

  12. Je reviendrais sur mon experience personnelle plus tard :)

    Si je puis me permettre je vous conseille cet ouvrage :
    La salope éthique : Guide pratique pour des relations libres sereines
    deDossie Easton et Janet Hardy

    evocation des multiples facettes du couple .
    Lorqu’elles evoquent la relation ploy amoureuse , elles sont moins tranchees
    Les relations ou plan cul sont tout à fait acceptées dans ce genre de relations

    Elles evoquent la jalousie , comment la deconstruire etc , c’est un ouvrage passionnant , plein d’amour et de respect .

    • J’en ai beaucoup entendu parlé, je me le note comme prochain livre de chevet. Merci :)

    • Avec grand plaisir , n’hesite pas un instant ,tu vas beaucoup apprecier , je pense :D

  13. Je pense que les relations poly-amoureuses posent plusieurs problèmes et ne sont pas forcément faciles à mettre en place. Déjà qu’une relation à deux c’est compliqué et ça peut faire souffrir, alors à trois ou quatre… c’est un peu du masochisme mais bon, y’en a qui ont l’air d’aimer ça. D’ailleurs en parlant de masochisme, j’espère que vous aimez les tronçons de voie romaine.

    D’abord, je pense que c’est un type de relation qui se limite aux relations « non sérieuses » dans le sens où il n’y a pas forcément de vie commune entre les membres du couple. Imaginez vous comment vous pourriez soutenir une relation poly-amoureuse et faire cohabiter vos deux (voire trois ou quatre) amoureux dans le même foyer. Sachant que vos amoureux ont peut-être eux aussi plusieurs amoureux et qu’ils ont peut-être envie de les faire venir habiter chez vous. Et j’imagine même pas ce que ça pourrait être si tout ce petit monde se met à avoir des enfants. Euh, si… un sacré bordel !
    Cela existe dans certaines communautés comme chez les mormons fondamentalistes où les hommes ont le droit de prendre plusieurs épouses. Ca fonctionne car l’Eglise fondamentaliste mormone (comme dans de nombreuses religions) encadre énormément la structure de la famille (interdiction des relations sexuelles hors-mariage, interdiction aux femmes de prendre plusieurs époux).
    Cela donne des familles avec un homme, trois femmes et une vingtaine d’enfants par exemple. C’est étrange mais c’est accepté (et même bien vu) dans leur communauté.

    Sinon, je pense qu’au niveau sentimental, le poly-amour risque de durer moins longtemps que l’amour normal (l’uni-amour ?) car on est forcément moins engagé dans chaque relation. Quand tu es amoureux d’une seule personne tu t’engages à fond et tu fais tout pour que la relation réussisse donc ça doit durer en moyenne plus longtemps. Quand tu es amoureux de plusieurs personnes, tu divises ton engagement par le nombre de personnes auprès desquelles tu t’engages. Si tu en perds un ou une, tu peux toujours te dire : c’est pas grave, j’en ai encore trois autres qui m’attendent et tu souffres pas trop, du coup je pense que ça s’apparente plus à de l’amitié. Un genre de sex-friend mais avec qui le côté ‘friend’ est plus important que le côté ‘sex’. Il n’y a pas forcément d’engagement émotionnel ni financier comme dans un couple normal. Personnellement, si je devais m’engager dans une relation poly-amoureuse, ce serait avec des filles qui ne m’intéressent pas plus que ça car ce ne serait pas pour du très long terme.

    Après, dans le cas d’un couple déjà installé qui voudrait autoriser le poly-amour à chacun de ses deux membres, je pense que la plupart du temps, ce sera plus un geste désespéré pour essayer de sauver un couple déjà en perdition. Si le couple fonctionne bien, il n’y a en effet aucune raison de vouloir introduire d’autres personnes dedans.

    Les couples en relation libre et les couples libertins sont des couples qui ont décidé de dissocier sexe et amour afin d’éviter d’être trop enfermé dans leur couple à la différence que dans une relation libre, chacun des membres du couple va créer une bulle d’intimité hors du couple à laquelle l’autre n’aura pas accès.
    De plus dans une relation libre, il y a un risque de déséquilibre entre les deux membres du couple (l’un ayant plus de relations extra-conjugales que l’autre) qui pourrait amener une certaine jalousie.
    Je pense que la relation monogame et ces deux types de relations peuvent marcher. Elles sont assez similaires mais les questions à se poser et les difficultés à franchir ne seront pas les même. A chaque couple de trouver ce qui lui convient le mieux quitte à changer de type de relation. En tout cas, la communication restera le meilleur moyen de prévenir les conflits et de faire durer le couple.

    • Je pense que la grosse erreur d’analyse qu’il se pose dans son discours, c’est que tu colle le modèle monogame à la relation poly-amoureuse, comme si les fonctionnement pouvaient être les mêmes, mais se multiplieraient par le nombre de partenaire. Je ne pense que ce soit en ces termes que les poly-amoureux pensent leurs relations :

      – la vie à deux n’est pas nécessaire pour que le couple soit « sérieux » : certains couple (même monogame) vivent séparément. Je pense à un pote qui est marié depuis 20 ans et à une seule maitresse, qu’il aime, depuis 15 ans. Il y ait fidèle et il a construit une relation avec elle. Concrètement, sa relation est monogame + adultère, mais lui et sa maitresse s’y retrouve (et s’y retrouverait si le dialogue était ouvert avec l’officielle)
      – l’amour ne se divise pas en nombre de personnes que l’on aime (ou pas nécessairement). Prenons le parallèle des parents, j’aime mes deux parents, qui sont divorcés, donc j’ai deux maisons et deux vies. Si je perds mon père, je ne me dis pas « oh, il me reste ma mère ». Avec les deux j’ai construit une relation forte et différente de dialogue. La réflexion poly-amoureuse, c’est se dire, pourquoi en serait-il autrement avec des amoureux ?
      – Personnellement, si j’étais poly-amoureuse, je ne voudrais pas de relation avec toi. Parce que je te donnerais de l’amour (et pas du cul, je ne fonctionnerais pas en relation libre (sexuelle) mais amoureuse). Donc, tu me blesserais, parce que tu imaginerais 1/ que tu peux te permettre de m’aimer moins parce que tu n’es pas le seul que j’aime 2/ mettrais en doute mes sentiments. A priori (et ça se conçoit) la relation poly-amoureuse ne te correspond pas, dans ce cas, il reste les relations libres pour les sexfriends. Mais, le contrat poly-amoureux, c’est le sentiment pas le cul.
      – Le poly-amour ne se pense pas en terme de couple. Il est rare que les couples installés s’ouvrent directement à la relation poly-amoureuse. Je suppose qu’il y a une recherche du côté couple libre et là, un constat que le sentiment est nécessaire pour une relation « à côté », mais pourquoi ça excluerait les sentiments du premier partenaire ?

      D’accord pour la communication. Je pense que les trois autres couples sont mieux accompagnés par la société, car nous sommes dans une société monogame qui compose avec l’adultère (le tolère, l’inclue ou l’exclue), les relations amoureuses multiples ne sont pas pensées en tant que tel.

      Tient, j’en profite Polyamour.info. Je pense qu’un site où les poly-amoureux se questionnent ouvrira sur une forme de réfléxion que je ne peux pas (ou peu) t’offrir. Je n’ai eue qu’une expérience poly-amoureuse et elle s’inscrivait dans un trouple (il semblerait que si je m’ouvre, à titre perso, au poly-amour, j’ouvrirai sur un trouple, j’aurai plus de difficulté à ce que mon partenaire vive une relation complète à côté et sans moi. Je me reconnais comme trop fusionnelle : besoin de le voir tous les jours ou presque).

    • Pour qu’un couple soit vraiment un couple, il faut qu’il y ait quand même certaines marques d’engagement (vie à deux, enfants, reconnaissance publique, etc…). J’ai un peu de mal à considérer la relation de ton pote et sa maîtresse comme « sérieuse » même si je les connais moins bien que toi.

      Les relations avec les parents, les frères et soeurs sont quand même très différentes d’une relation avec un amoureux. Ca me paraît difficilement comparable. Si je vois pas mes parents ou mes grand-parents pendant plusieurs mois, ça me pose pas de problème. Ca ne m’empêche pas de les aimer énormément. Par contre, si je vois pas ma copine pendant plusieurs jours, elle me manque.
      L’amour ça se créer par le manque, l’absence de la personne que l’on aime. C’est comme une drogue. Si tu es « amoureux » de plusieurs personnes, il n’y a pas de manque puisque que tu peux jongler de l’une à l’autre. Je suis d’accord avec le fait que le contrat poly-amoureux ce sont des sentiments. Je pense juste que les sentiments dans une relation poly-amoureuse sont plus proche des sentiments que l’on éprouve à l’égard de nos amis. Ce sont des sentiments amicaux mais ce n’est pas de l’amour. Si tu perds un des membres de ton trouple ça peut te faire mal comme si tu perdais un de tes amis mais ça ne fait pas aussi mal que si tu étais en couple et que perdais l’autre puisque dans le cas du trouple, il te reste une personne. C’est pareil pour les parents, si tu n’en perds qu’un tu peux toujours te consoler auprès de l’autre. C’est de là que je pense que si, l’amour se divise par le nombre de personnes que l’on aime et qu’il y a certaines personnes que l’on aime plus que d’autres selon la douleur que l’on ressent quand on perd une de ses personnes.

    • Pour qu’un couple soit vraiment un couple, il faut qu’il y ait quand même certaines marques d’engagement

      Pour qui ?

      Les relations avec les parents, les frères et soeurs sont quand même très différentes d’une relation avec un amoureux.

      La différence :
      – le manque ? (alors il est proche de l’amour des enfants, parce que plusieurs jours sans voir ses enfants, c’est pas évident et si tu n’en vois qu’un des deux, l’autre ne te manque pas moins. )
      – quoi d’autre ?

      Ce que j’essaie de dire c’est que la monogamie vue comme « amour absolue » demande une certaine définition de l’amour. Définition qui semble pour toi engagement + manque. Mais tu peux t’engager auprès d’amis (j’en suis à 3 ans de vie à deux avec ma meilleure amie) et le manque rapide peut s’éprouver pour d’autres personnes. D’ailleurs, y a t’il de l’amour quand on parvient à s’accommoder d’une relation à distance ? A partir de quel stade le manque légitimerait l’amour (une heure ? deux jours ? un mois ?) ?

      Je pense juste que les sentiments dans une relation poly-amoureuse sont plus proche des sentiments que l’on éprouve à l’égard de nos amis.

      Je crois qu’on est au coeur de ce qui me pose problème dans ton argumentaire : tu juges le sentiment d’un poly-amoureux pour ses partenaires inférieurs à celui d’un monogame. Alors, que s’il y a une chose que l’on ne peut pas juger, à mon sens, c’est le sentiment d’autrui. Il est le seul à le connaitre. Je ne pense pas un amour moins pur pour un partenaire parce que la personne en éprouve aussi pour d’autre.

      En revanche, j’admets volontiers que la/les relation/s sont plus complexes à mettre en place. Mais sur le sentiment, qu’en sais-je ? Qu’en sais-tu ? Que sais-tu de la douleur à perdre un être cher, quand bien même d’autres t’entourent ?

      C’est pareil pour les parents, si tu n’en perds qu’un tu peux toujours te consoler auprès de l’autre

      Tu as déjà perdu un parent ? Parce que ça ne se passe pas exactement comme ça. On t’arrache le coeur, on t’enfonce un couteau dans les trippes et tu dois être solide, justement, pour l’autre parent. Il y a des personnes qui sont irremplaçables, tout simplement. L’autre parent n’en est pas moins aimé parce que la douleur est quasi-intolérable mais il n’est pas un lot de consolation.

      Demande aux parents qui ont perdus un enfant. Les autres sont-ils un lot de consolation ?

      C’est de là que je pense que si, l’amour se divise par le nombre de personnes que l’on aime et qu’il y a certaines personnes que l’on aime plus que d’autres selon la douleur que l’on ressent quand on perd une de ses personnes.

      Est-ce à la douleur de la perte que l’on juge l’amour que l’on a pour une personne ? Est-ce que le contexte de la perte ne joue pas ? Est-ce que le contexte de ce que l’on vit soi-même ne joue pas ? Est-ce que le regard que l’on porte sur l’amour n’a aucun impact ?
      La douleur est-elle la seule preuve d’amour valable ? Et si c’est le cas, qu’est-ce qui te permet d’évaluer qu’une douleur est plus ou moins forte ? Une entrée en psychose ? Une dépression suicidaire ?

      Ce que je cherche à dire, c’est que l’on peut :
      – pour soi, savoir ce qui nous correspond ou non selon notre vision de l’amour (a priori, exclusif pour toi ^^)
      – de point de vu logique, déduire la complexité de la mise en place d’une relation (je pense que la relation libre et/ou poly-amoureuse est extrèmement complexe)
      – voir l’accueil et l’accompagnement de certaines relations par a société dans laquelle on vit.

      Mais, pas juger du sentiment d’autrui.

    • Effectivement, on ne peut pas juger du sentiment d’autrui.

      J’imagine que ce que veut dire Spuck, c’est que si on est 2 dans le couple et que l’on perd l’autre, on perd tout. On est seul, et le sentiment de solitude doit sûrement « aggravé » le deuil. Alors que dans le cas du poly-amour (et plus particulièrement en trouple) quand on en perd un, on n’est pas seul. Mais ça ne diminue en rien la douleur à mon avis. C’est un soutien supplémentaire, voilà tout.

      Et tes questions sur la douleur dans une perte sont très juste Anashka. J’ai beaucoup plus pleuré quand mon chat ou ma grand-mère sont morts que quand ça a été mon Papi. Mais les circonstances n’étaient pas les mêmes. En vrai, 12 ans plus tard, c’est mon Papi qui me manque toujours le plus, c’est lui que j’aimais inconditionnellement…

    • Sur un deuil, les choses se jouent particulièrement. Pour la mort de mon père, j’ai pas lâché une larme, j’étais même enjouée… Pour dire. Note, que je n’ai jamais été aussi proche d’un être humain que de mon père (c’était mon meilleur ami, aussi). On m’a sortie « tu ne l’aimais pas vraiment, tu n’as pas pleuré ». Y’a des coups de boules qui se sont perdus ce jour-là.

    • J’approuve l’ensemble :)

  14. Pour les mêmes raisons qu’Alyna, je crois qu’on peut aimer très bien deux (plusieurs?) personnes en même temps. Parce qu’on aime plusieurs fois dans une vie, qu’on aime pas pour les mêmes raisons à chaque fois… Etre passionnément amoureuse de 2 personnes en même temps, je ne pense pas que ce soit possible, mais aimer oui.

    Par contre, je suis pour un modèle classique, monogame, exclusif :)
    J’ai eu des parents hippies, vie en communauté, amour libre, la totale… Je n’ai aucun jugement sur qui fait quoi, comment, avec qui (ni avec combien). Chacun fait bien ce qu’il veut entre adultes consentants. Mais j’ai vu les résultats de libertin/ couple libre/ polyamour, pas envie de vivre ça. Ça semble bien en théorie, peut-être même au début, mais en pratique, ça fait tellement de dégâts. C’est destructeur. Jalousie, crise de nerfs, dépression, coups bas, manipulation, mensonges… On peut toujours dire qu’on ne sera pas comme ça, mais je crois qu’on ne sait finalement pas comment on réagira avant de l’expérimenter.

    • Le modèle hippie s’est effondré à cause de la mauvaise gestion d’une ressource vitale : les femmes. Archétypalement, les femmes étaient libres de choisir leur partenaire, donc elles couraient toutes après le (ou les 3) mêmes mecs qui, étrangement, était le plus baraqué de la harde, donc peu de contestation masculine.

      Les autres mâles devaient se contenter des restes et/ou de faire tourner la communauté.

      Un schéma très proche de la horde primordiale.

      Le seul souci, c’est qu’il existait d’autres modes organisationnels qui leurs semblaient plus avantageux, ils ont donc migré. Faute de main d’oeuvre l’ensemble s’est effondré. Amen.

      Je ne témoignerai pas pour moi-même, n’ayant connu que le modèle classique, monogame, exclusif de Lirie, mais j’ai trois amis qui ont tenté de faire évoluer leur couple vers un modèle libertin. Ca s’est très mal passé : 2 ont rompus, le dernier s’en est très mal remis. Dans les trois cas, c’est un film sur l’échangisme avec Nathalie Portmann qui les avait convaincu, signe que nos schémas amoureux sont influencés par les médias ( exemple : en boîte, toutes les femmes regardent les clefs de ta batmobile à présent).

    • Ils auraient pu s’effondrer en étant monogame…? Pourquoi ne pas être retourné au premier modèle si le second ne convenait pas ?

      Quand tu dis libertin : quelles étaient les conditions, ? Les contrats ? Les attirances et recherches de chacun ? Parle t’on de couple libre ou libertin (c’est quand même très différent dans la posture). Si je conçois pour mon couple tout à fait le libertinage (c’est pour le moment mon modèle préféré), mon couple ne sera pas libre (ça ne me convient pas pour le moment, je pense qu’on a rediscutera dans quelques temps, si il faut…)

      Je pense pas qu’un modèle soit préférable à une autre (encore une fois), je pense que certains modèles conviennent mieux à certaines personnes et que certains modèles emménagent plus facilement. Sinon, les derniers chiffres de l’infidélité, c’est 47 % de personnes (majoritairement des hommes). Ce sont les derniers que j’ai lu. Donc, le modèle monogame oui, dans 53% des cas (sinon, c’est plus exactement monogame). Reste que l’infidélité à diverses sources d’explications.

    • Le truc pour les couple non-exclusif, c’est qu’ils sont bien moins accompagné et porté par la société. Donc, ils demandent beaucoup de réaménagement / questionnement / re-adaptations personnelles. Incluant plus de personnes, ils demandent un dialogue peut-être plus important encore et plus transparent. Et, il y a peu de modèle aujourd’hui de couple ouvert pour s’appuyer dans la construction du sien. Le pas à pas peut-être une alternative.

      C’est destructeur. Jalousie, crise de nerfs, dépression, coups bas, manipulation, mensonges…

      Je ne pense pas que ce soit particulier aux couples non-exclusif. (D’ailleurs, la question est peu soulevé, mais il semblerait que beaucoup de couple exclusif, soit exclusif avec adultère… dans ce cas, on rencontre les mêmes problématiques mais non-formulées)

    • Je comprends tout à fait cos points de vue. Un seul truc me questionne : vous parlez de la souffrance et des dégâts que ce genre de couple impliquent. Mais c’est la même chose pour les couples monogames, non ? Combien de divorces, de séparation, de coups bas, de manipulation dans ces couples ? Alors même que les intentions de départ sont bonnes.

      Je pense que c’est une réalité qui concerne tous les couples, tous les cas de figures, et que la monogamie n’est pas épargnée…

    • C’est vrai, mais j’ai l’impression qu’en étant monogame, tu t’évites d’emblée pas mal de problème. (Donc oui, ce n’est pas un choix fait par conviction, mais parce que je suis une grosse feignasse^^). Polyamour/ relation libre/ libertine, c’est la porte ouverte à plus de difficultés je pense. Parce que plus de personnes en jeu, parce que la jalousie est un sentiment humain (même si on pense en être dépourvue), parce que les limites sont floues en réalité : « le sexe c’est OK mais exclusivité des sentiments » : nous ne sommes pas des machines, personne ne peut se contrôler, découper son cœur et son esprit avec autant de certitude….

    • Il est clair que le choix monogame me semble le plus facile : toute la société l’accompagne et il est balisé par de nombreux couples avant nous.
      Pour les sentiments, peut-être que j’écrirais un truc sur le libertinage (je pense être dans cette démarche) dans lequel il est rare que les sentiments se mèlent (notamment parce que l’autre est présent aussi, donc, il y a toujours un support à l’amour). Pour la relation libre, la question est plus complexe et le jeu de règles vient pour protéger les coeurs. Même s’il y a un peu de sentiments (affection), je pense qu’avec certaines règles on évite certains emballement (projections) sur cette affection. Mais, c’est plus complexe à mettre en place.

    • Tu poses peut-être mieux les mots que moi. :) Je suis d’accord sur le fait qu’on puisse aimer plusieurs fois, que l’amour pluriel se décline aussi dans celui que l’on porte à ses enfants, à sa famille, à ses amis. Je sais qu’on peut aimer plusieurs fois dans une vie. Néanmoins, quand je commence une histoire je pars toujours du principe que ce sera la seule ou la dernière, j’ai pas envie d’envisager le « prochain ».
      Comme toi, je n’émets pas de jugements sur les couples libertins, libres mais par contre, je suis plus dure en ce qui concerne le poly-amour. J’aimerais être moins jugeante mais je n’y arrive pas pour l’instant.

      Ensuite, aimer plusieurs personnes à la fois, ok, être amoureuse de plusieurs personnes, non. J’ai aussi grandi avec des hippies, ma soeur pratique le poly-amour, pas le libertinage mais aussi le couple libre. On en discute, je comprends ses raisons mais je n’y crois pas. J’ai aussi vu ce que ça engendre et je ne m’y fais pas. Niveau souffrance, c’est bof, même si c’est bien balisé au départ.

      Après, c’est peut-être mon rôle de maman qui me freine, je ne me vois pas avoir plusieurs amoureux qui viennent à la maison, vis-à-vis de ma fille je trouve ça bof. D’ailleurs, je ne lui ai présenté que l’actuel depuis qu’elle est née. Pour moi, la maison est un cocon. Bref, je dois être trop traditionnelle. ;)

  15. Je ne crois pas qu’on peut aimer sincèrement deux personnes à la fois, pour moi ça fait partie de la surconsommation, c’est à la suite des révolutions industrielles, de la mondialisation, vouloir toujours plus. Je ne serais pas entendue ici et je le sais très bien. Je fais trop réac dans mes propos mais je suis persuadée de ce que j’avance. On veut limiter les pertes écologiques, on utilise des coupes menstruelles, d’un autre côté il faut faire différemment, se contenter d’une relation dans laquelle il faut construire, se donner du mal pour que ça fonctionne ça, on peut pas, il faut 14 amoureux à la fois. Non, vraiment ça me dépasse. Il y’a rien de méchant mais c’est une chose à laquelle je ne crois pas.

    Bien-sûr que je serais égoïste si j’imposais ma façon de voir à mon homme alors qu’il aurait envie de vivre autre chose, or, on est tous les deux d’accord sur l’exclusivité. On est pas jaloux dans notre quotidien, il y’a jamais de crise. Et si un jour il veut aller voir ailleurs, la porte est grande ouverte, simplement je ne serais pas là à son retour. Je l’aime assez pour ne pas le retenir, pour le laisser libre de sa vie. Je m’aime assez pour ne pas dépasser mes propres limites. Si c’est de l’égoïsme, j’en suis.

    • Pour l’amour sincère, d’autres ont répondus mieux que moi. Je pense qu’on connait son propre coeur (on le sait plus ou moins exclusif) mais il y a des fonctionnements très différents et pour certaines personnes, c’est complètement envisageable. Le poly-amour n’exige nullement d’avoir plusieurs amours à la fois, il conçoit que c’est possible et aménage ses relations en fonction de ça. Les multi-partenaires sont permis, en rien obligatoire.

      Je ne sais pas si c’est de « l’égoïsme ». En tout cas, je n’associerai pas un profil de couple à plus ou moins d’égoïsme, chacun demande des aménagements particulier, qui demande une communication et une prise à considération d’autrui (ses besoins, ses envies, ses désirs). Un schéma ne me semble pas plus égoÏste en soi qu’un autre. La manière dont il est joué par un (ou les deux partenaires) peut être plus ou moins égoïste (couple monogame compris, couple poly compris). ^^

    • Moi, je pense qu’on peut aimer deux personnes à la fois. Ça ne me paraît absolument pas impensable pour deux raisons :
      – parce qu’on est capable d’aimer plusieurs personnes dans sa vie (les unes à la suite des autres), donc pourquoi pas en même temps, finalement ? Si je peux aimer X, et après aimer Y, pourquoi ne pourrais-je pas aimer X et Y en même temps ? Je les aime pour ce qu’ils sont, peu importe le moment.
      – parce que je considère l’amitié très forte comme une forme d’amour très proche du couple, sans désir sexuel. Et on peut avoir plusieurs ami(e)s en même temps, qu’on aime aussi fort les un(e)s que les autres, mais pas pour les même raisons. Tout comme un parent aime chacun de ses enfants, mais pour des raisons différentes. Et je pense que l’amour amoureux ne diffère pas de ces autres amours de la vie. On peut aimer des gens différents pour des raisons différentes.

      Ce n’est que mon avis ;)

      Par contre, même si je conçois que ce soit possible, je ne l’envisage pas comme quelque chose que je m’autoriserais à vivre. Parce que pour moi, ce n’est pas compatible avec le couple, avec la famille, avec l’idée que je me fais d’un idéal de couple.
      J’ai envie de consacrer mon temps et mon attention à UNE personne, de construire ma vie avec, d’avoir des projets qu’on monte à 2. Et pour tout ça, je serais bien incapable d’aimer deux personnes.
      Sans compter que si mon homme aimait une autre femme que moi, j’en serais très jalouse, je me sentirais tout le temps en rivalité, je ne le supporterais pas. Et je crois qu’à force mon amour pour lui diminuerait…

  16. On est purement dans le couple monogame, ça nous convient. Pour l’avenir on a discuté éventuellement de libertinage, mais on l’imagine plutôt dans 20ans. Le poly-amour, c’est hors de question. Le couple libre aussi. Je ne crois pas à ce genre de couples sur le long terme, après, faut-il que le long terme soit encore un souhait.

    En terme de désir, lorsque j’aime, je ne désire pas le corps d’un autre, et sans désir pour un corps, je ne peux pas avoir de relations sexuelles. Donc c’est dead. Pour moi, l’amour se partage à deux. Donc le couple libre, je peux encore le concevoir pour d’autres, sans jugements mais le poly-amour, pour moi, c’est juste nourrir son égo, faire preuve d’égoïsme. (Pas taper hein.)

    • C’est marrant, moi je crois que c’est le couple monogame qui n’est pas fait pour durer sur le long terme ;) Malgré ce que la majorité des gens aimeraient croire…
      Ce qui me fait penser ça ? C’est très subjectif, mais de TOUS les couples que je connaisse, de tous les âges, il n’y en a pas un seul qui a survécu jusqu’au bout, en parfaite monogamie.
      Mes grands-parents par exemple, les deux couples sont restés ensemble jusqu’au bout. Le 1er, ils ne se sont jamais vraiment aimés, et ils ont fini en se détestant, mais bon, ça ne se faisait pas à cette époque de se séparer.
      Le 2ème, il se sont éperdument aimés pendant 25 ans. Les 25 années suivantes, jusqu’à la mort de mon grand-père, ils sont restés ensemble, et ils continuaient de s’aimer et de se soutenir, mais je sais que mon grand-père est allé voir ailleurs (au moins suffisamment pour avoir un fils avec une autre femme).
      Ce ne sont que des exemples personnels, mais je suis intimement convaincue que si jusqu’ici il existait des couples qui restaient ensemble « jusqu’au bout » c’est parce que la séparation n’était pas bien vue. Et je suis autant persuadée qu’un jour ou l’autre, avec le temps qui passent (pour certains il faut quelques mois, pour d’autres quelques années, et pour d’autres encore un quart de siècle), le désir et l’envie de rencontrer de nouvelles personnes se fait sentir.

      De mon avis personnel, l’exclusivité est indispensable ou presque au début d’un couple, mais ensuite ça devient un tue-l’amour qui amène plutôt l’un des partenaires (ou les 2) à se détourner de son couple, plutôt que de faire face ensemble à ces éléments extérieurs. (pas taper non plus hein ;)

    • De même, si la passation « exclusif » à « libre / libertin » me parait un cheminement intéressant (pas bien ou mal, intéressant) je pense qu’il peut être ressourçant (mais peut-être que je me trompe) de revenir parfois à des moments à nouveau exclusif. Parce que l’exclusivité est la base du couple qui se serait ouvert vers d’autres relations, donc solide. Ce qui peut permettre une réflexion à froid sur la période vécue et d’en envisager ou non une nouvelle.

      Mais, ce serait la même pour toutes formes de couples qui changerait. Revenir à sa base, peu permettre de se « retrouver ». Enfin, c’est une question plus qu’une certitude, tu en penses quoi ?

    • Je pense la même chose. Ce n’est pas parce qu’un couple évolue de telle ou telle façon qu’il ne peut pas revenir à son modèle « de base », ou même à une autre forme de couple. J’aime penser le couple comme quelque chose en constante évolution, et ça me paraît inutile, voire néfaste, de vouloir le figer à tout prix.

      Et revenir vers la base du couple pour permettre une réflexion à froid sur son évolution, je trouve que c’est une idée très intéressante, en effet. Ou en tous cas, au moins se laisser cette possibilité, si l’un des deux (ou plus en poly-amour) en ressent le besoin.

    • La majorité des gens y croient et ça fonctionne chez certains. Pas chez tous mais ça fonctionne. Mes grands-parents se sont aimés jusqu’à la fin, mes autres grands-parents aussi. Ma grand-mère refuse de se mettre en couple depuis le décès de mon grand-père car c’était le seul. Mes oncles et tantes sont toujours ensemble après plus de 25ans. C’est la nouvelle génération qui jette dés que c’est cassé, un peu abimé. Moi j’essaye toujours jusqu’au bout, même si je ne suis pas pour l’acharnement thérapeutique, je donne une chance à l’imparfait de se renouveler, même si ça prend du temps.

    • Là-dessus, je suis d’accord avec toi : je trouve aussi que la nouvelle génération jette facilement l’éponge, dès que ça ne tourne plus comme on aimerait. Alors qu’un couple, ce n’est pas ça. C’est essayer d’avancer ensemble, se donner toutes les chances.
      Par contre, selon moi, l’exclusivité n’aide pas dans cette entreprise à long terme, mais c’est mon avis personnel :)

      Pour les exemples, même si tes grands-parents se sont aimés jusqu’à la fin, tu ne sais pas ce qu’il s’est passé dans leur couple (ça ne signifie pas qu’il ce soit forcément passé quelque chose, hein ^^). Si mon grand-père n’avait pas eu malencontreusement un autre enfant, je n’aurais jamais su qu’il avait trompé ma grand-mère et j’aurais été persuadée qu’ils étaient exclusifs jusqu’au bout.
      Et mes oncles et tantes faisaient partie de mes modèles longue durée, jusqu’à ce qu’un couple se sépare après 25 de mariage et l’autre après 33 ans de mariage… Pareil pour plein d’amis de mes parents et des parents du King (et pour nos propres parents aussi d’ailleurs). Mais je sais que c’est une vision pessimiste ET subjective du couple monogame !

    • Le couple monogame exclusif (et fidèle, puisque c’est le contrat) sur trente ans, peut-être jouable à mon sens. Il faut un certain regard partagé sur la sexualité (= amour, notamment), sur le désir (il y aura désir ailleurs, mais si on retire plus de satisfaction à ne pas y succomber, ce désir ailleurs peu stimuler le couple parce qu’il n’est pas assouvis), sur l’institution couple elle-même (on se marie pour la vie, on y a engagé l’honneur et pas que les sentiments). Bref, je pense que c’est fonctionnel. Est-ce qu’on est plus ou moins heureux ? Je n’en sais rien. Je pense que comme dans tous les couples, si ça dure, c’est que l’on y trouve suffisamment de bénéfice premier et/ou secondaire.

      En revanche, je me connais assez pour savoir que ça ne me correspondrait pas. Bien que j’ai changé sur un point : la passion (ou son absence) ne me suffit plus à faire relation. Idem, ce n’est pas bien ou mal, c’est une autre manière d’envisager la relation et donc son rapport à la fidélité / exclusivité (fidélité, pour moi, c’est « respect du contrat ». Par exemple, dans un couple poly-amoureux, mais non-libre, un plan cul d’un soir est une infidélité, deux amoureux, non).

    • C’est l’exclusivité et la possessivité qui peut-être perçue comme forme d’égoïsme  » Attitude ou conduite de celui qui ne se préoccupe que de son intérêt éventuellement au détriment de celui d’autrui. » Car, si l’autre aime sincèrement deux personnes, lui demander une exclusivité, n’est-ce pas penser à soi ?

      En gros, si on se retrouve avec un partenaire qui a deux amours, nous compris :
      – soit on va à la rencontre d’une nouvelle forme de couple (vers l’autre, donc on ne le fait pas pour soi. Et, si l’autre l’impose (ou rupture) oui, ça ressemble à l’égoisme)
      – soit c’est nous qui imposons une monogamie (et dans ces cas-là l’égoisme vient de nous).

      Dans les situations de désaccord total (s’il y a désaccord), l’égoiste, c’est toujours l’autre et sa demande. :)

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