Séduction féminine et slut-shaming : comment composer ?

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slut shaming et séduction
Comme toujours, je suis en retard. La journée des droits de la femme est passée. Peu importe.

Nous parlerons quand même de ce phénomène de société qui nous touche toutes (séductrice ou non) : le slut-shaming.

Aujourd’hui, la femme voulant séduire se retrouve confrontée à des contradictions.

Séduire, mais pas trop. Rester passive, mais pas trop. Prendre les devants, mais pas trop. S’éclater sexuellement, mais pas avec « n’importe qui ». Avoir de la force de caractère, mais pas plus qu’un homme. Être sexy, mais sans être vulgaire. Être discrète, mais sans être effacée.

La séduction au féminin devient un véritable jeu d’équilibriste. Et, si on tombe, la sanction peut être lourde. Dans un sens on devient la « frigide mal-ba*sée » dans l’autre la « sal*pe ».

Autant annoncer la couleur, sur cet article, j’ai sorti les crocs.

Enjoy.

Qu’est-ce que le slut-shaming ?

Boobs et slutshaming

Le « Slut-Shaming » c’est l’humiliation des sal*pes.

Sous forme d’humour, il s’agit d’entretenir l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes, par des remarques du type « Elles se tapent plein de mecs, c’est une sal*pe ». « Tu as vu comme elle est sapée, faudra pas s’étonner si elle se fait violer ».

Très loin de l’humour potache (ne nuisant à personne), le slut-shaming appuie la dichotomie vierge/putain. La seconde, bien que l’on couche avec, est source de mépris et de moqueries.

(Mais, pourquoi donc tremper son spaghetti dans les cuisses de quelqu’un que l’on n’estime pas ?! J’aimerai qu’on m’explique, un jour.)

Vous l’avez deviné, le slut shaming est une pratique profondément sexiste. Il attaque les femmes sur leurs sexualités. Mais les hommes aussi, sur leurs manques de « virilité », avec des termes comme « tapettes ».

Le slut-shaming c’est du harcèlement. Il est de plus en plus répandu chez les adolescents, grâce à l’essor des réseaux sociaux. Il a conduit à des changements de lycée ou des suicides

(On comprendra que j’ai très peu d’humour sur le sujet.)

Le Slut Shaming, c’est une manière confortable de justifier le viol. En gros, on accusera les victimes d’être responsables. (Allo ! T’as pas de shampoing, mais Allo, quoi!)

  • « Elle n’avait pas qu’à sortir sans mâle dans ce quartier. »

    (Réduire sa liberté individuelle parce qu’il y a de grands malades dans les rues qui pensent que « consentement » c’est le nom d’une marque de capote, c’est grave, quand même. On ne se tromperait pas de coupable, par hasard ?)

  • « En même temps, habillée comme ça… »

    (Vrai que 5 cm de jupes en plus est un redoutable rempart contre le viol. Mieux que la bombe à poivre ou les cours de Krav Maga. Encore une fois, erreur sur le coupable.)

  • « C’est une allumeuse, elle assume ».
    (C’est là, où la séductrice que je suis s’insurge ! Draguer un homme, ne veut pas forcément dire que l’on veut coucher avec. À moins que l’on résume la richesse des relations hommes/femmes au sexe. Bref, nous y reviendrons).

Le problème du slut-shaming est qu’il est tellement répandu, que nous n’y prêtons plus attention. Les femmes les premières, peuvent se mettre à taxer une congénère de ces noms d’oiseaux qui n’ont pas lieu d’être.

La séduction féminine doit-elle être passive ?

Séduire, quand on est une femme, n’est jamais évident :

  • Nos connaissances dans le domaine sont relativement pauvres (quand je lis la presse féminine, j’ai peur)
  • Notre peur du râteau importante (on s’entend tellement dire que c’est simple, pour nous…je me permets: lol)
  • Nous devons ABSOLUMENT calibrer notre drague.

Depuis longtemps, la séduction féminine est associée à la passivité. Sois belle, souris, ne parle pas de sujets trop intelligents et attends qu’il te drague. En gros, sois une belle proie, pour que le chasseur s’amuse un peu. Pas trop facile, mais pas trop difficile non plus.

C’est séduction-là est en train de changer. Bien que d’autres pays européens soient bien plus en avance que nous sur le sujet, les Françaises commencent à prendre le taureau par les cornes et se lancer elles-mêmes sur le terrain.

Elles ont raison ! Avec une séduction passive, on choisit parmi les prétendants (qui ne nous plaisent pas forcément). Avec une séduction plus active, on choisit parmi TOUS les mecs existants, donc on a bien plus de chances de finir avec celui qui nous plaît.

Beaucoup d’hommes encouragent ce type de démarche. Elle leur permet, à eux aussi, de faire de nouvelles rencontres et de se laisser porter, un peu.

Finalement, pourquoi la drague serait l’apanage des hommes, uniquement ?

Mais, comme nous ne vivons pas dans un monde parfait, en séduisant activement, nous nous confrontons à de nombreux stéréotypes, clichés… Celui de l’allumeuse, de la fille facile, de la salope, etc.

Du slut-shaming, en somme. D’où la difficulté à séduire activement les garçons. On préférera les longues périodes de célibat en solo plutôt qu’une réputation salée.

La séduction active et le slut-shaming.

Celles qui me suivent depuis longtemps le savent. J’ai d’abord dragué avec des mecs. Je pratique ce que l’on appelle le NPU (la drague de bar). Concrètement, c’est de l’application de techniques pour avoir le plus de numéros (ou plans culs) possible. On est dans du quantitatif.

Si ce type de démarche surprend à peine pour un homme, elle est bien moins appréciée pour une femme. Pourquoi ?

Cliché 1 : la fille facile ?

Beaucoup de personnes pensent que séduire est beaucoup plus facile pour une femme que pour un homme. Ce n’est pas exactement vrai : coucher est plus facile pour une femme, parce que la plupart des hommes ne sont pas très difficiles.

Tant mieux pour elle, si elle en profite. Pourquoi la taxer de fille facile ? Pourquoi d’ailleurs, une femme devrait être plus difficile qu’un homme ?

On me souffle à l’oreille : « Parce que les hommes ont un instinct de chasseurs et ils préfèrent quand la proie n’est pas directement accessible. ».

Je l’entends. Nous aussi, on aimerait des hommes plus difficiles. On fait avec ce qu’on a.

Pourquoi se priver de relations sexuelles pour faire plaisir à un potentiel futur petit-ami ? L’altruisme a des limites.

SLUT-SHAMING !

Cliché 2 : l’allumeuse

Elle drague, mais elle ne couche pas. Ou pas systématiquement. Résultat, certaines personnes sont jalousent de son talent (oui, la séduction est un talent qui se travaille, même pour les femmes) ou sont frustrées de ne pas aller plus loin.

On conseille aux hommes de s’entraîner. Il s’agit de savoir séduire n’importe qui, n’importe quand. Ainsi, quand ils rencontreront LA femme (je reviendrais sur le concept un jour), ils seront à l’aise.

Dans l’absolu, ce n’est pas un mauvais conseil. Bien sûr, il faut séduire sans mensonge, ni masque. En gros, ne pas faire croire qu’une grande histoire est possible quand ce n’est pas le cas. Mais sinon, pourquoi pas ?

Mais au fait, quelle différence avec cette femme qui séduit pour s’entraîner (n’importe qui, n’importe quand) ?

SLUT-SHAMING !

Cliché 3 : la sal*pe

Elle couche beaucoup et elle aime ça. En même temps, heureusement, non ?

Pourquoi insulter ainsi les femmes qui aiment le sexe ?

J’veux dire, à la base, la sexualité, ça ne sert pas à se faire du mal (sauf SM et encore).

SLUT-SHAMING !

Cliché 4 : La LSE hard (ou Attention Whore)

LSE hard

La LSE hard, pour celles qui ne connaissent pas, c’est une femme avec une basse estime d’elle-même qui compense en séduisant les hommes. (Jargon de séduction)

C’est une logique que j’ai souvent lue, les grosses dragueuses sont des filles qui manquent de confiance en elles et donc, qui vont chercher l’approbation dans le regard des hommes. Ce n’est pas systématiquement faux, ça peut arriver. Comme pour les grands séducteurs, d’ailleurs. Mais, ce n’est pas juste pour autant.

Cette grande dragueuse peut aussi prendre du plaisir à séduire, à plaire et à être admirée des hommes. Pourquoi devrait-elle être forcément malheureuse ?

Associer la séduction féminine à la basse estime de soi, c’est refuser de reconnaître que les femmes AUSSI peuvent aimer plaire. (C’est HUMAIN).

La LSE Hard est généralement décrite comme attachante (donc dangereuse), drôle, intelligente avec un charme incroyable. On y ajoute une sexualité assumée et débridée et un penchant pour les excès. Sur de nombreux sites de séductions, elle admise comme une séductrice hors pair qui maîtrise les techniques et fait facilement tomber en OI les garçons.

Un tombeur au féminin. Un Alpha, en somme.

Alors, pour l’associer à du manque de confiance en soi (chez la femme) et à une bonne estime (chez l’homme) ?

On conseille aux hommes de fuir ce type de femmes ou d’être très cassants pour se les taper sans les rappeler. Anashka est atterrée. Pourquoi avoir peur des filles confiantes à ce point là ?

Décrédibiliser les bonnes séductrices, c’est interdire l’accès à la séduction aux femmes (enfin, la séduction active) et c’est triste.

Si ce n’est pas du SLUT-SHAMING, je ne suis pas une femme.

Comment combattre le Slut-Shaming ?

Ce n’est pas une mince affaire. Certaines pratiques de slut-shaming sont tellement intégrées, qu’elles paraissent normales. Et, la femme qui se soulèvera, qui posera les limites en disant qu’elle ne veut pas entendre ça sera taxée de « mal ba*sée » ou de manque « d’humour ».

Je ne trouve pas particulièrement drôles les appellations ci-dessus. Ni leurs conséquences.

  • Pour éviter d’être victime de réputation peu ragoutante, mon meilleur conseil est le plus lâche : la discrétion ou rentrer dans le moule.
  • Pour combattre, commençons nous-mêmes par enlever « salope », « fille facile », « LSE hard » de notre vocabulaire. Et expliquons à nos interlocuteurs (avec patience) que nous ne voulons pas entendre ça. Même quand ils parlent d’une fille que nous n’aimons pas.
  • Pour aller plus loin, vivons notre vie. Laissons la bave du crapaud couler. Et, avec force et courage (ça en demande) écoutons-nous, nous et nos désirs, plutôt que de se laisser pourrir la vie par les braves gens. Quitte à effacer quelques boulets de notre vie.
  • Radicale ? Pas autant que les gamines qui se sont foutues en l’air à cause de ce genre d’idioties.


    Et vous, que pensez-vous du Slut-Shaming ? Comment le combattez-vous ? En avez-vous déjà été victime ? Pensez-vous que l’on peut-être une séductrice en échappant aux clichés ?

    Anashka,

    Séduizeuse engagée.

    133 Commentaires

    1. Intéressant …
      Pas totalement juste et objectif … Mais intéressant.
      Chacun y va de son avis et c’est bien comme ça.
      En ce qui me concerne, loin des préjuger d’aucune sorte (Gay, Femmes, Hommes, noir, jaune, vert, bleu … Juif, Catho, musulman et autres …) ma devise depuis toujours est la suivantes :
      Que chacun fasse ce qu’ils veut de sa queue, que chacune fasse ce qu’elle veut de son cul … La liberté de ceux que je viens de citer ne doit pas justifier que l’on trompe ou profite de l’autre.
      A bon entendeur.

    2. Merci, merci, merci. Je savais que je trouverais la réponse à mes tourments sur ton blog, je savais qu’elle se cachait quelque part, que je l’avais déjà aperçue, que je pourrais trouver de l’aide. En effet, j’avais déjà lu cet article à sa parution, il y a quelque mois, mais à l’époque il n’avais pas autant de sens à mes yeux. En effet, depuis que j’ai gouté à mon indépendance grâce à ma vie étudiante en appart, je profite dans tous les sens du termes. Je reste indépendante, sportive, optimiste souriante, j’adore mes amis ou même ceux qu’on ne dit que potes. Et puis il y a moi la nuit. De la même manière que dans ma vie de tous les jours je profite, je fonce, je ne me pose pas de question en soirée. C’est comme ça que depuis deux ans j’accumule les coups d’un soir, les plans culs, les danses collées serrées en boites, les échanges de numéros ou encore les rencontres de mecs pour ne m’en faire que des potes… Jusque là je le vivait très bien, seuls mes deux meilleures amies et quelques personnes de confiance étaient au courant de tout, pour le reste, j’étais plutôt discrète. Mais il y a eu ce mec, on s’est rencontré, il m’a fait plus d’effet que les autres, ne voulant pas se casé, cela fait presque 10 mois que l’on est en PC. J’ai continuer à voir d’autre mecs en même temps, surement pour me convaincre que je ne deviendrai pas la fille au pite du mec qu’elle se rêve et qui vit aussi pour elle. Mais à chacune de ses propositions je n’ai jamais refuser… Bref ça été dur avec lui mais ma relation avec les mecs s’est intensifiée depuis cet été, en ce moment c’est avec 4 garçons différents que j’entretiens ce genre de relation en leur précisant que je ne me mettrai pas en couple, que c’est pour le plaisir de passer un bon moment (est-ce que c’est mal ?). Du coup je me pose beaucoup de questions par rapport à mon comportement, mon attitude. Les mecs qui veulent me voir font presque la queue…Suis-je une sal*pe ? Est-ce que je me respecte vraiment ? Pourtant toutes ces nuits, je les aimes elles sont magiques, je prend mon pieds, je suis bien. Et puis le jour se lève et là, le malaise réapparaît… La cerise sur le gâteau a été ce week end, je suis sortie en boîte, et l’humiliation réelle, argneuse du slut shamming m’est tombée sur la gueule. Je n’ai fait que danser pourtant, contrairement à d’autre soirées où j’ai conscience que je profitais de ma confiance en moi pour chauffer les mecs en soirée (mon jeu favoris)… ici j’étais avec ma pote sans rien demander. Des filles, à plusieurs reprise sont venue me voir me mettant agressivement en garde par rapport à mon comportement.. Je l’ai très mal vécue, surtout avec la période actuelle et je me suis effondré en larme. Heureusement que ma meilleure amie était là…

      Durant toute cette période qui dure depuis deux ans, je n’ai jamais eu le moindre comportement aguicheur envers les copains des autres, je n’ai jamais fait chier personne, la seule chose un peu osée que je fais, c’est peut être embrassé plusieurs garçons dans la même soirée, et couché avec ceux qui me plaisent et qui savent bien s’y prendre avec moi =). Encore une fois, est-ce que c’est mal ?? (je me pose réellement la question).

      Après cette soirée, je me suis dit que je ne sortirai plus, que je devais arrêter de faire ça, mais ton article m’a redonné la niack, une estime de moi-même, la capacité de savoir ce que je veux, de m’assurer qu’aimer coucher avec les mecs n’est pas une honte. La pression du slut-shaming est énorme, je ne m’en rendais pas encore trop compte. J’essairai de le combattre du mieux que je peux, en restant fière, et comme le dis si bien Superbrunette : « J’aime les mecs, j’aime le sexe vite consommé et toi qui me juges, je t’emmerde. »

      Est-ce que tout de même faudrait-il que je modère mon comportement ?

      • Vient sur le forum, nous pourrons en débattre à plusieurs voix :)

      • Cachacha ,

        ( j’aimerai bien te rencontrer )
        je suis un mec ,
        pour avoir lu bcp de livres de psychologie , tu as du subir un traumatisme dans ton enfance ,
        un viol , attouchements ou autre …., qui font que tu reproduis un certain comportement ..
        il y a bcp de cas comme toi .
        Tu devrais voir un psy ( ne te vexe pas ) ,
        bises .

      • Marc, tu es trop direct, je te l’ai déjà dit. Tu risques d’avoir des réponses violentes :/

      • je m’excuse

      • Pourquoi me rencontrer, pour faire une étude de cas ? Je suis certaine que j’ai un pb relationnel avec les mecs, mais comment peux-tu oser t’avancer directement sur le viol ou autre ?? Tu me demande de ne pas me vexer, mais si jamais ça avais été le cas, imagine ma réaction en voyant ton commentaire !!! Je ne suis pas rancunière (juste un peu susceptible) donc modère tes propos quand même quand tu es sur un blog comme celui ci peut être…

    3. Il faut ésperer une très improbable évolution des mentalités pour que tout cela change.

      Mon environnement familiale et culturel a fait que j’ai longtemps gobé sans trop de difficulté le mythe de la virginité, se préserver pour « le bon », « une fille bien, ça ne s’habille pas comme ça, « une fille bien, on ne la voit pas à tel ou tel endroit ». Puis ayant été modératrice pendant près d’un an sur un forum communautaire, j’ai commencé à être attérée/ effrayée par ce que j’y lisais : je découvrais des (jeunes) femmes totallement sous pression, qui sacralisaient leur hymen, les hommes, leur réputation, l’honneur. Des filles malhereuses car, en dépit de leur attachement à leurs traditions, elles se rendaient compte de l’injustice qui pesait sur elle : elles avaient la lourde tâche de porter à bout de bras leur propre honneur, l’honneur de leur famille ainsi que celle de leur communauté, tout en se devant d’accepter le rôle de potiche souriantes qu’on leur imposait. Et là je me suis demandée si il n’était peut être pas temps de remettre en cause ce cadre dans lequel j’avais grandi.
      Et pour faire un apparté , que l’on ne me dise pas que seules les femmes des contrées dites « du tiers monde » vivent un slut shaming permanent. Même en Occident , les femmes vivent dans une moindre mesure des pressions sur leur réputations. Comme l’a évoqué Anashka dans son article, les suicides de lycénnes ont aussi eu lieu aux USA ou au Canada.

      Mon départ du cocon familial a été salutaire : j’ai commencé à déculpabiliser sur ma vie sexuelle, je me suis interrogée: pourquoi devrais-je me sentir honteuse ? Pourquoi n’aurais-je pas le droit moi aussi de prendre les devant dans la séduction et d’aimer le sexe ? Et surtout, pourquoi devrais-je rendre des compte à ma famille, à la société sur ce qui se passe dans mon vagin ?

      Il y’a pas si longtemps que cela, je considérais tous ces combats dit féministes comme des vociférations stériles. Je pensais que cela ne me concernait pas. Et puis l’actualité internationale m’a rattrapée. Et surtout, ces amies, soeurs, cousines que je cottoyaient au quotidien et qui se pourrissaient la vie en vivant dans cette schizophrénie imposée m’ont finalement poussé à me dire que ces meufs qui geulent dans des mégaphones n’ont peut être pas torts.

      Donc je me suis faite une raison. Dixit Anash’, j’ai choisi la solution du lâche. Je fais mes affaires en « soum-soum » et on ne m’emmerde pas car oui les filles comme moi ( comme vous) seront toujours mal jugés. Bien entendu, je dois affronter le regards de copines envieuses/ frustrées qui considèrent ma séxualité comme débridée, et qui me disent que « dans une autre vie j’ai dû être souteuneuse dans une maison close » ( un commentaire drôle peut être, mais pas anodin…).
      Bien que je vive ma vie de séductrice en clandestine, jamais je ne rennoncerai à améliorer à mon niveau le respect de la femme. En effet, j’ai banni les jugements à l’emporte pièce, je ne pronnonce plus les mots « salope » ou « fille facile » dont j’étais friande. J’essaye de sensibiliser mon entourage, car derrière la femme qui se permet de classer ses congénères dans les catégories  » filles biens/ putes » se cache souvent une grande frustrée qui rêve elle même de vivre des aventures sexuelles trépidantes sans avoir à se justifier auprès de qui que ce soit.

      • Simplement merci pour ce témoignage. Juste merci.

        Je n’ai rien à y dire. Si ce n’est que ce n’est pas « lâche » de vivre sa vie en cachette, pour être tranquille. J’ai un autre parti pris (encore que, je ne dis pas tout) mais j’a l’excuse (facile) de ce travail :)

    4. En cette pause de midi à l’heure du café,
      Sur cet article je me suis promené,
      Ce fut agréable, j’ai bien rigolé,
      Sauf quand mes oreilles furent heurtées,
      Par une faute d’accord restée cachée,
      Sauras tu la débusquer?
      indice : cliché 2

      • Nico, je suis malheureusement encore en difficulté sur l’orthographe et je t’avoue ne pas vraiment avoir le temps pour relire l’article et tenter de la trouver. Mais, si tu me l’indique, avec plaisir je la corrigerai. ^^

    5. J’ai aussi usé du slut-shaming, ça m’arrive même assez souvent… En fait j’ai du mal avec cette idée que les « sluts » n’existent pas, je suis là parce que je suis ouverte au dialogue et que je ne demande qu’à comprendre et étoffer voire changer mon avis.

      Je l’ai utilisé de nombreuses fois sur les filles qui à mon sens ne se respectent pas, par ne pas se respecter j’entends coucher à tout va sans plaisir pour se faire du mal, mais est-ce que j’ai le droit d’avoir une opinion sur cette fille ? Après tout c’est bien triste pour elle mais ça reste son problème pas le mien.
      Mais à cette notion s’ajoute le fait qu’une fille qui ne couche pas le premier soir alors qu’elle en meurt d’envie parce que ça fait traînée, ne se respecte pas non plus. Elle ne respecte pas ses désirs pour entrer dans le moule.

      Là où je me permets quelques pics c’est surtout sur la fille qui sait que cette fille (qu’elle déteste) a un copain, mais elle va se le faire quand même… Comment rester neutre par rapport à ça et ne pas émettre un avis plutôt négatif sur son attitude ?
      Comment ne pas dénigrer une fille qui va trouver ce mec beau et séduisant parce qu’il vient de payer une bouteille de champagne qui coûte un salaire ?
      Pour moi agir comme ça fait de cette personne une mauvaise personne et on a des adjectifs et des noms pour définir ces gens : malhonnête, menteur, voleur, traitre, cupide etc… Alors pourquoi pas le mot « garce » ? (même s’il s’applique à bien des cas, je ne voulais pas utiliser de gros mots mais je le pense, les mots ont un sens il serait mal de le nier je pense)

      Je ne prône pas la gnose, j’essaie juste de faire avancer le débat en exposant mon avis en tant que « slut-shamer ».

      • Le sexe peut effectivement être un moyen d’auto-destruction, comme l’alcool ou les conduites à risques. Pourtant, savoir si la nana qui part dans les conduites à risques se respectent ou non, c’est une question qui me dépasse. Peut-être ne trouve-t’elle pas d’autre solution pour soulager une souffrance (tel qu’elle soit).
        Généralement, peu importe tes pulsions de morts, il y a toujours quelque chose qui fait pulsion de vie. Quelqu’un qui s’abimera dans la sexualité (homme ou femme, d’ailleurs), c’est un appel au secours, un appel à l’autre. Une incapacité à demander de l’aide autrement.

        Dans les périodes où tout roule, on ne se comprend pas toujours ces appels à l’aide, quand ça s’effondre autour de nous, on comprend mieux ce qui peut conduire à tel ou tel comportement.

        Et, tenter de faire passer les normes de la société dans laquelle on vit AVANT nos désirs, c’est finalement, ce qu’ont fait nos congénères pendant des siècles (et ce qu’on continue à faire, sur ce domaine ou d’autre).

        Quant à la bouteille de champagne, je ne suis pas sure que ce soit tant pour la bouteille que pour la haute situation sociale, haute situation qui exprime (pour certains) une ambition, une capacité à subvenir à ses besoins et une forme de « réussite sociale ». Les constructions dans lesquelles nous baignons, oussent les femmes à chercher THE mec qui aurait « réussis ». Donc, on tombe juste en plein dedans.

        Est-ce que parce que prendre de la distance avec les normes n’est pas évident pour chacun on doit juger ceux qui n’y parviennent pas ?
        Je ne dis pas que j’approuve ou non ce comportement, à la limite, ce n’est pas mon histoire, j’essaie simplement de comprendre pourquoi on est là. Car, finalement, si c’est bien ou mal, je serais bien la dernière à pouvoir le décréter.

        Le slutshaming, même dans ces conditions, c’est encore poser un jugement. Pour toi (les autres on s’en cogne), tu te prives d’une réelle compréhension des motivations de l’autre au profit du jugement. C’est un peu dommage, non ?

    6. Marie
      tu as raison , en fait ce sont les femmes qui dirigent,
      elles acceptent , ou jettent les mecs qui les draguent, ce sont elles qui choisissent.
      Mais à force de se faire jeter , nous , on arrête de draguer ………

      • Prince charmant sort de ce corps!

        On parle de séduction au féminin donc merci de ne pas la ramener et la cantonner à une problématique de mec…

        Et puis, tu as lu l’article?

      • J’ai viré le gars.

    7. Faites vous sexy , en mini jupe ou en short , et maquillée avec des
      bijoux , très féminine, en décolté, j’aime…

      • Tu as lu l’article ?

    8. Anashka, il n’y a pas un mot avec lequel je suis en désaccord dans cet article ! Merci, merci et encore MERCI ! Ça fait un bien fou de lire ça ! Je me découvre militante pour le droit à séduire des femmes ou plutôt pour le droit des femmes à apprendre à séduire ! Et na !

      Cette lutte silencieuse a commencé par une réflexion et un travail sur moi, (un travail qui ne fait que commencer pour ma part et que je poursuis), mais aussi par la diffusion de ce point de vue à qui veut bien l’entendre (ou non d’ailleurs).
      J’ai dans mon entourage des hommes qui apprennent à draguer, à séduire avec tous les sites et techniques qui existent maintenant. Ils sont toujours très surpris et intrigués de voir que je m’intéresse au même sujet qu’eux et que moi aussi je veux apprendre. Je trouve que ce sont des hommes courageux, qui ont soif d’apprendre sur les relations hommes/femmes. Ils me demandent des conseils régulièrement, et inversement, mais ils voient encore la drague que dans un sens. Et régulièrement, des questions ou des remarques reviennent, du style :
      – « Quelles difficultés peut rencontrer une femme pour séduire ? »
      – « C’est facile, qu’est qu’il y a de compliqué pour vous ? » (en effet, ils confondent souvent, facile de trouver un homme avec qui coucher et facile de séduire réellement un homme)
      – « Depuis quand une femme a besoin de séduire, elle a juste à faire son marché. »
      – « C’est bien connu l’homme propose et la femme dispose » sans se rendre compte que la plupart du temps, une femme fait son marché seulement dans les quelques rayons où se trouvent les hommes qui veulent bien s’offrir à elle, elle dispose donc d’un choix réduit.

      Moi je ne veux pas quelques rayons, je veux tout le magasin ! Et quel mal y a-t-il à ça ? C’est vrai quoi ! En plus on dispose maintenant de magasins de plus en plus grands alors pourquoi ne pas en profiter ?! Ça me fait penser à la phrase de la pub Meetic, « les belles rencontres se font partout mais surtout ailleurs ! » (J’ai toujours trouvé ce slogan très pertinent, bonne idée marketing !)

      Bref, j’ai parfois du mal à leur faire comprendre clairement ce que tu décris dans cet article. Je peux donc te dire qu’il va être diffusé ! Les choses changent et les hommes doivent prendre conscience qu’elles ne changent pas que pour eux mais aussi pour les femmes. J’essaie aussi de faire changer mes amies filles qui partagent pour la plupart les mêmes clichés que certains hommes, malheureusement, et j’ai parfois l’impression de m’adresser à des murs tellement ces idées sont ancrées.

      « Il y a toute une culpabilité à abandonner quand on est une femme et qu’on aime la sexualité. C’est réellement un challenge de l’intégrer comme normale et non-dégradante ! »
      Tout à fait ! C’est ce que je ressens, c’est ce que beaucoup d’entre nous ressens.

      En tout cas bravo et encore merci. Tu viens de me re-booster pour la fin de la journée ! xD

      • Merci pour ton message, qui me donne aussi la patate.

        Je suis en train de penser à un article : « 7 fausses idées sur la séduction au féminin ».
        Je me servirai probablement des pistes que tu as évoqués. Une des liberté de la femme, sera d’être admise comme chasseur au même titre qu’un homme quand elle le désire. Bref, la séduction est encore (trop) un domaine d’hommes (WTF ?!) il est temps que les femmes se l’approprient !

      • Parfaitement! Je suis ravie si j’ai pu aider un peu… J’ai hâte de lire ce nouvel article!!
        A bientôt!
        Marie

      • Je m’y colle dans le week-end, Madame ! ^^

      • Salut Anashka,

        Juste pour te faire un petit coucou et t’apprendre que je me suis enfin inscrite sur le forum cet été, et j’ai même déjà rencontré certaines séduizeuses et certains séduizeurs… Je ne suis pas présente en ce moment par manque de temps (installation à Barcelone, toussa toussa) mais j’y passe quand même de temps en temps…

        Je suis également en pleine lecture de tes POSTS sur ADS, j’y ai appris un certain nombre de choses sur toi. Je comprends mieux tes références à ton (ancien ?) travail de recruteurs de donateurs pour Oxfam (pour qui j’ai également travaillé un temps à Londres), ton passé en séduction, tes débuts sur ADS, tes amours, etc…

        Je suis réellement décidé à entamer un grand travail sur moi-même, et ta présence m’aide dans cette démarche. Simplement le fait de savoir que tu fais ce que tu fais me donne envie d’avancer. Une nouvelle ville semble être le lieu idéal pour passer à l’action qui me fait tellement défaut.

        Voilà, c’était juste pour te donner quelques nouvelles et je reviens commenter aussi vite que possible !
        P.S : n’arrête pas les débats, ils ont définitivement leur place sur le fofo ! Il me reste 20 minutes à tuer alors maintenant je file lire ton journal, j’ai hâte de savoir ce que t’as vécu durant ces vacances ! :)

      • Salut Mary,

        si tu savais comme ce genre de message me fait plaisir ! J’ai l’impression de recevoir une lettre de quelqu’un dont j’ai un peu partagé l’histoire. Bien sûr, je reste présente pour te lire. Et, je te souhaite une très très bonne installation à Barcelone !

      • Je m’y perds sur Art de séduire…. Je pense surtout qu’il est temps de mettre en pratique ce que je sais déjà. Au départ je pensais aussi que le solo me correspondrait mieux et je le pense toujours mais je n’arrive pas à me lancer seule donc je vais voir ce que ça donne avec une wing… Et pourquoi pas tester aussi un site de rencontre comme Adopte pour m’exercer.

        Je vois la drague comme un moyen comme un autre de faire du développement personnel (entre autres, la drague féminine a d’autres vertus). Je m’intéresse et je me suis toujours intéressée aux relations hommes/femmes sans l’avoir suffisamment expérimenter, donc une période quantitative me permettra peut-être de gagner en confiance en moi, pas seulement avec les hommes mais dans ma vie sociale de tous les jours.

        Des sujets Drague et Amour sont complémentaires parce qu’à mon sens, la drague n’est pas une fin en soi. Donc l’Amour a sa place sur les sites de séduction et en effet, ça dépend des périodes…

      • Tu es déjà sur le forum ?
        Je pense que l’espace et les débats qu’il y a sur place te plairait. ET… Tu pourrais trouver la wing de tes rêves, qui sait ^^

        Je vois la drague comme un moyen comme un autre de faire du développement personnel (entre autres, la drague féminine a d’autres vertus)

        Oui. Elle permet, notamment, de gagner en indépendance sur les question amoureuses. Non, je n’ai pas besoin qu’un homme me drague pour le rencontrer, je peux le faire toute seule.

        donc une période quantitative me permettra peut-être de gagner en confiance en moi, pas seulement avec les hommes mais dans ma vie sociale de tous les jours.

        Pour l’avoir traversée, j’ai un regard particulier sur les périodes quantitatives. Mais, reste que ce qui est quantitatif pour moi, ne l’est pas pour toi (ou le contraire). Bref, ne te bloques pas sur « période quantitative », va plutôt sur « apprendre la drague » et GO ON. Puis, tu verras au niveau des rencontres.

        Des sujets Drague et Amour sont complémentaires parce qu’à mon sens, la drague n’est pas une fin en soi. Donc l’Amour a sa place sur les sites de séduction et en effet, ça dépend des périodes…

        De plus en plus, à mon sens, complémentaire au dev perso, aux notions de genre et de féminisme…

        Mais, vrai que j’écris à l’inspiration, et généralement, une thématique prend le pas sur les autres.

      • Salut Anashka,

        Je reviens vers toi sur cet article où j’avais réagit parce que je suis énervée de voir à quel point la séduction au féminin est si peu considérée par certains hommes. Je suis fatiguée de lire des généralisations sur les femmes sur certains sites de séduction masculins. Encore une fois, je trouve ces sites très utiles et leur existence pertinente, je les consulte moi même pour apprendre et il y a vraiment des choses à prendre. Mais je tombe parfois sur des articles et des commentaires généralisants et clichés.

        A croire que les femmes sont TOUTES des êtres fragiles qu’il est facile de berner et manipuler avec un peu de techniques et d’expérience. Les hommes ne se sont jamais dit que les femmes aussi savent mettre en place des trésors de stratégies et de techniques pour obtenir ce qu’elles veulent d’un mec ? Un homme qui se dit « je l’ai baisé » ne s’est jamais dit que c’était peut-être elle qui l’avait baisé? Parfois c’est bel et bien elle qui l’a FC !
        Et en généralisant des principes ancestraux qui ne sont plus valables pour TOUTES les femmes et à force de les marteler aux hommes, comment voulez-vous que les femmes en sortent et que les mentalités évoluent?

        Rhaa désolée mais je suis encore très énervée…
        Et j’ai le sentiment de ne pas avoir encore suffisamment de bagage pour élever la voix contre ce type de commentaires généralisants sur ces sites. Je ne peux partager ce sentiment qu’avec les mecs que je côtoie et leur apporter ma vision des choses.

        Mais je me tourne vers toi pour en savoir plus sur ton expérience. Comment as-tu commencé ? Quelles ont été tes difficultés ? Je sais que tu as fait du NPU, est-ce que tu as fait du SPU ? Est-ce que tu penses que c’est jouable pour une nana ?

        J’ai vraiment envie d’apprendre et d’expérimenter. Je vais peut-être me tourner vers le forum pour voir si il n’y a pas des personnes sur Paris avec qui je pourrais me lancer en bar. J’ai besoin de wing-girls ou wing-man et d’un bon coup de pied aux fesses^^

        Mais franchement, il y a vraiment des cons étroits d’esprit sur cette terre !

      • Je ne suis pas une grande amoureuse du SPU, mais je le pratique via mon autre boulot « recruteur de donateur ». D’ailleurs, c’est un peu le piège, je tombe facilement dans une relation de séduction plutôt que de rester concentrée sur mon objectif. J’ai commencé avec des sites de rencontres, puis du NPU. Je draguais un peu déjà, je me suis perfectionné sur ADS. D’ailleurs mon VIEUX journal traine encore.

        Sur le forum, tu trouveras pas mal de parisienne, il est possible que certaines acceptent ce jeu de WING. Vrai que j’ai fait que très peu d’article sur le sujet. Faut dire, ça fait longtemps que je ne n’ai dragué avec une WingGirl. Souvent, j’ai des gouts très/trop différents. Puis, je préfère le solo.

        Disons que ce site est un peu un contre-pouvoir. Je n’ai pas -encore- le sentiment de castrer les hommes, mais j’espère de plus en plus, proposer un autre regard sur les relation homme-femme. Peut-être que je devrais plus parler de drague, moins d’Amour. Mais, l’inspiration fonctionne par période et rares, tout de même, sont les femmes qui admettent vouloir vivre des périodes quantitatives.

    9. Merci Anashka de remettre un peu les pendules à l’heure, ça fait du bien quand même…
      J’ajouterais ceci: on violait des femmes avant l’invention de la minijupe que je sache, alors ce n’est pas en se remettant à la mode victorienne que l’on fera changer les choses!!

      • Oui, le coup des jupes c’est le truc le plus absurde.

        Une (triste) étude a été faite sur le viol et la tenue. Les victimes sont souvent les filles les plus discrètes au look « gentil » dans le cas de viol non-comis par les proches (les proches : 70%) … Hypothèse des chercheurs : ces femmes là paraissent plus fragiles, donc plus faciles à « forcer ».
        Donc, la mini-jupe, outre que c’est une très sale excuse, on sait aujourd’hui que c’est faux.

    10. Ca m’a poussé à la réflexion et je me rends compte que je fais dans le deux poids deux mesures.

      Si c’est une femme que j’aime bien, il n’y aura pas de jugements de ma part, qu’elle couche à gauche à droite, qu’elle multiplie les partenaires ou non, tant qu’elle est épanouie, je suis contente.

      Si c’est une femme que je n’apprécie pas, je vais nécessairement porter un jugement et poser des termes à connotations négatives sur sa « légèreté ». Je pourrais même être très crue.

      Ca me fait plaisir de m’en rendre compte, je ferai plus attention à l’avenir car effectivement, il faut déjà que les femmes elles-mêmes évitent de poser de tels jugements sur leur semblable. Merci pour le partage :)

      • Ce n’est jamais évident de se séparer dans mauvais réflexes quand on n’aime pas une nana. Mais, si tu fais gaffe, c’est TOI qui gagne des points. ^^

      • Dis toi que la fille que tu n’apprécies pas a aussi des amis bienveillants, comme tu l’es avec les tiens, qui disent probablement la même chose que toi, quand elles parlent des autres filles qui profitent de la légèreté.

        En fait, les filles, en vous comportant comme ça, en vous dénigrant les unes les autres, vous vous tirez une balle dans le pied. Vous ruinez tous les efforts que vous entreprenez pour vaincre le Slut Shaming dans votre quotidien…

    11. Bonsoir et merci pour cet article.

      En tant qu’homme timide et peu entreprenant (incapable d’initier une relation de couple), les seules relations que j’ai pu avoir avec les femmes furent d’être l’objet d’une drague « active » de celles-ci.

      Je ne pourrais jamais comprendre cette « domination patriarcale » qui laisse entendre que les hommes sont des chasseurs et les femmes des proies. Je trouve cela extrêmement péjoratif pour les femmes (et très limitant). C’est un non-sens.

      Je constate avec désolation autour de moi que cet amalgame (femme dragueuse = sal*pe) reste une norme sociétaire très difficile à effacer. Mais il est toujours bon, comme à la lecture de cet article, de concevoir que la société (surtout la France) finira heureusement pas évoluer dans ce domaine.

      • Effectivement, c’est limitant. OU, ça demande des trésors d’adaptation de séduire, mais pas de manière trop directe, mais directe quand même.
        Associée, la séduction à la chasse, c’est un peu moyennageux. Et, les femmes ressemblent (physiquement) plus à des chasseurs qu’à des biches.

        Je pense que les choses évoluent doucement, parce que le message passe, il est entretenu.
        Mais, aussi, les hommes sont, finalement, souvent les premiers à se désoler d’un manque d’initiative féminine.

      • Ce que je ne comprends vraiment pas dans les « codes de la séduction », c’est pourquoi une femme ne pourrais pas aborder, séduire (ou draguer) directement comme les hommes le font. Pourquoi les femmes sont censé montrer plus de réserves dans ce domaine ?

        J’ai pu constater, dans mes sorties et diverses relations, cette espèce de sérénade qu’ont les femmes peu entreprenantes qui consiste à faire comprendre leur attirance à notre égard mais sans jamais prendre l’initiative d’aller plus loin. Autant de tentatives de séduction qui tombent irrémédiablement à l’eau sur des mecs comme moi (et je ne pense pas être le seul) qui attendent toujours que la première initiative vienne de la femme, hélas, celle-ci est trop rare.

        Autant de tentatives de séduction passive qui ne fonctionnent qu’avec les hommes qui pratiquent la drague « active », d’où la limitation de choix, et les dragueurs masculins sont rarement les plus honnêtes et les plus sincères, à contrario de ceux qui ne draguent pas du tout.

      • « Les dragueurs masculins sont rarement les plus honnêtes et les plus sincères , à contrario de ceux qui ne draguent pas du tout. » je partage ton avis bien que la non drague peut etre perçue comme un non intérêt pour la femme… car comment comprendre que l’autre est intéressé s’ il ne montre pas ?

      • Je réponds ici car je n’ai pas la possibilité de répondre à vos messages.

        « Je pense que plus un garçon est sensible moins il parviendra à draguer ou pire: il adoptera un COMPORTEMENT INVERSE en présence d ‘une FEMME lui PLAIT. »
        d’où la difficulté de déceler le vrai du faux d’un comportement et de comprendre les véritables intentions de la personne derrière le masque… pas évident ! surtout quand ça nous concerne.
        Alors bien sûr Seb pourquoi pas l’inverse ? mais en effet ça demande pas mal de confiance en soi d’ aller vers un gars qui nous intéresse mais qui semble s’en foutre car ça touche à l’ égo… on prend le risque d’être rejeté! ô le drame! ;-)
        Finalement tout est tellement plus simple quand le gars et la fille ont confiance en eux et expriment ce dont ils ont envie, ça évite de passer à côté de belles histoires…

      • On ne le répétera jamais assez, le travail sur l’estime de soi est de loin le plus important dans les interactions amoureuses. Et, ça se répercute sur tout le reste.

      • Je pense que plus un garçon est sensible (potentiellement amoureux), moins il parviendra à draguer ou pire : il adoptera un comportement inverse en présence d’une femme qui lui plait. D’où le grand intérêt que celle-ci sache l’aborder si tel est son bon vouloir.

        On voit souvent des hommes draguer des femmes bien que celles-ci semblent indifférentes à leur charme. Pourquoi pas l’inverse ?

        Mais comment savoir que l’autre est intéressé s’il ne le montre pas… Je suppose que c’est en cela que réside la plus grande difficulté pour les âmes sensibles de réussir à se trouver et que la seule manière de le savoir c’est de tenter de le séduire.

      • Quand tu apprends à séduire en tant que femmes, tu as trois étapes (peut-être est-ce les mêmes pour un homme).

        1/ Voir et répondre au signes d’intérêts qu’on m’envoie. Jouer le jeu de la séduction de celui qui me drague.
        2/ Aller vers un mec qui semble intéressé mais ne fait pas le premier pas.
        3/ Aller vers un gars qui m’intéresse, même s’il s’en fout et le séduire de A à Z.

        La démarche n’est pas la même et ça demande de prendre pas mal de confiance en soi pour aller au TROIS.

      • Certains dragueurs sont fiables, pour connaître un peu le milieu. Voir très, une fois en couple. Simplement, célibataire, ils draguent plus, par plaisir.

        Pourquoi les femmes ne draguent pas ?
        – elles n’ont jamais appris : les magazines leurs expliquent « être belle » et « garder SON mec », jamais comment aborder, sexualiser, installer du confort.
        – elles ont peur du slut-shaming : passer pour une fille facile
        – elles ont peur du râteau : comme les hommes, à part que comme on dit aux filles que c’est « facile » de draguer, un rateau nuit vraiment à l’Ego.
        – elles ont peur du boulet : tu dragues un boulet, il va te coller toute la soirée et l’envoyer péter, c’est vraiment pas cool.
        – on leur a dit qu’elles étaient des proies : no comment.
        – on enseigne qu’un VRAI homme doit faire les premiers pas : ce qui est une connerie sexiste, j’en conviens. Un VRAI homme peut être soit quelqu’un qui correspond à nos valeurs (et là, tu ajoutes un H majuscule) soit quelqu’un qui est de type masculin (hétéro, timide, gay, dragueur, queutard…). Mais résultat, il y a un endroit où certaines femmes attendent cet homme qui prendra tous les devants.

        MAIS, comme tu le vois, de plus en plus de filles veulent changer la tendance et c’est chouette que tu viennes soutenir ça. Nous aussi on veut draguer !

      • J’ai beaucoup aimé ton article car il est rare que ce sujet cruciale soit soulevé.

        Je pense que les hommes sont généralement d’accord pour dire que les femmes ne prennent pas assez d’initiative. Mais hélas, rares sont ceux qui admettront qu’il est nécessaire que les femmes puissent draguer également, que les hommes incapables de s’adapter au modèle patriarcale sont nombreux, qu’ils finissent célibataire à écrire des poésies en idéalisant l’amour qu’il ne connaitront jamais, tandis que leurs confrères « boeuf » qui n’ont aucun mal à accepter leurs tendances dominantes « alpha » draguent à tour de bras et brisent autant de coeur (ou pas).

        Difficile pour un homme de soulever ce genre de problème sans être rapidement taxé de « lopette » ou autre « tarlouze ».

        Une femme qui ne sait pas draguer aura quand même des opportunités. Un homme qui ne sait pas draguer n’en aura que très peu voir aucune.

        Il faut rétablir l’équilibre ! Les femmes doivent draguer elles aussi !

      • Tiens, jette un oeil sur le dernier article, ta réflexion sur l’Alpha m’intéresse.

        « Lopette et tarlouze » c’est du slut-shaming, aussi. Le modèle patriarcale que dénonce les féministes n’a pas seulement eu des conséquences déléterre sur les femmes mais aussi sur les hommes. Il faudrait un nouveau modèle ( pas matriarcale, on tomberait dans la connerie inverse) mais égalitaire. Où homme comme femme, on a le droit d’être soi, sans être obligé de coller à des modèles.

        Un homme qui ne sait pas draguer aura effectivement bien moins d’opportunités. Il lui faudra apprendre aussi. Et l’on peut être un bon séducteur sans tomber dans les travers de la beauf attitude.

    12. Bonjour Anashka,

      Je ne suis habituellement pas du tout (mais alors pas du tout) le genre de public qui fréquente ce genre de site. Mais là, honnetement, je dois avouer que rares sont les articles sur ce type de thématique qui atteignent cette qualité de contenu.

      Ce n’est évidemment pas de la grande littérature, ni de la documentation scientifique, ni du journalisme, mais ça tombe bien car de toute manière, ce n’est pas cela que l’on vient chercher ici!

      Légèreté, humour, optimisme, conseils avisés, subtilité . On sent que derrière cette plume se cache une fille cool, bien intentionnée, intelligente, bien dans sa peau, qui assume ces petits défauts et ses limites, et surtout, qui ne se pose pas en gourou!
      J’arrête le cirage de pompes, mais bravo! Tu tombes très souvent en plein dans le mille!

    13. Wow ! Je crois que je n’ai jamais vu autant de commentaires sous un article SUH! Bravo Anashka ! Bien joué avec la thématique qui fait mouche ! :)

      • Je suis très contente aussi. ^^

    14. BarabarianTomato

      Si l’on prend une moyenne de la population, la plupart des filles vont être peut entreprenante, en partie à cause de ce que l’on pourrait penser d’elle. Les hommes vont par contre plus tenter leur chance. Il en résulte l’observation suivante: les filles n’ont qu’à choisir, elles ont le pouvoir en séduction. De là découle logiquement que séduire un grand nombre de fille est un exercice difficile, alors que de se laisser avoir par plein de garçon ne demande pas beaucoup d’effort puisqu’ils viennent à vous. D’où la différence Don Juan / salope. Ca c’est l’analyse superficielle.
      Sinon, beaucoup de gars traitent une fille de salope si elles couche avec des gars, mais pas eux…
      Par contre, à lire certaine personne, ça a l’air facile de se faire plein de gars après une rupture…

      • Je partage ton avis BarbarianTomato sur la comparaison Salope/Don Juan.

        Les filles s’étonnent de cette différence de traitement. Elle est pourtant évidente.

        Dans les sociétés modernes, l’influence religieuse est pourtant « la base », malgré une (certaine) séparation entre l’état et l’église. Sans me concentrer sur l’influence Judéo Chrétienne des société occidentales, la quasi totalité des religions ont contraint les femmes à la virginité forcée, la fidélité, attendre le mariage avant le premier rapport sexuel et toutes ses conneries.

        De ce fait, les femmes furent conditionnées à se refuser aux hommes pour prouver leur vertu. Par extension, agir autrement pour une femme est très mal perçu et accepté (incidence directe sur la réputation), même à notre époque.

        Pour ce qui est des hommes, les moeurs les contraignent à conquérir, forcement difficilement, une femme/des femmes. Leur tâche est donc de se montrer convainquant, de montrer leur force, leur statut social et toutes ses conneries.

        De ce fait, les hommes projètent une image qui est toute autre… Inutile de détailler.

        Il me semble que mon avis tient debout en tout cas. Peut être qu’il me manque des éléments, qu’elle est un peu trop schématiser ? (en même temps j’aime simplifier :-))

        Patronne, t’en penses quoi ?

      • Je pense que l’offre et la demande n’est pas la même.

        La sexualité rapide et accessible est perçue aujourd’hui comme une victoire pour les hommes : conquérir.
        Construire une relation saine, équilibrée est perçue comme LA véritable victoire pour les femmes.

        Le premier est facilement accessible au femme de même que le second aux hommes. A part, que c’est des blessures d’Ego qu’on se prend dans le premier, si l’on est rejeté et des blessures d’Amour dans le second.

        Je suis persuadées que si les femmes s’écoutaient quand elles veulent une simple aventure et que les hommes calmaient un peu cette peur de l’engagement (vue comme un échec o0), tout serait beau dans le meilleur des mondes.
        Les hommes coucheraient plus facilement et se rendrait plus rapidemment compte à quel point un coup d’un soir est quelque chose de plat.
        Les femmes ne projetteraient pas une envie d’engagement dès qu’un homme leurs plait et prendrait le temps de savourer d’autres petits plaisirs de la vie.

        Pour ce qui est de l’histoire/ la socio / l’anthropologie du genre, je ne suis pas encore assez calée.

      • Voilà anashka, tu commences à comprendre ;)

        Bien qu’il y ait une influence sociale dans la séduction, il ne faut pas oublier l’influence biologique/anthropologique.

        A chaque cycle, une femme produit un ovule, elle ne peut avoir qu’un enfant, et ce, tout les 9 mois.
        Un homme quand à lui dans le même temps pourra avoir des relations sexuelles avec plein de femmes et les mettre enceinte.
        De plus, les femmes étant plus faible durant cette période, ont besoin d’un soutient (autrefois c’était d’aller chasser pour la femelle, aujourd’hui avoir un bon travail) aussi bien financier que moral pour élever l’enfant (d’ou l’adage de l’amour qui dure 3 ans, le temps de faire survivre sa progéniture).
        Tu comprends que si le mec se barre, une mère enceinte même de nos jours, c’est très dur à assumer.

        Les femmes seront d’autant plus regardante sur la qualité d’un homme, alors que les hommes privilégient la quantité, pour bien choisir un homme qui leur donnera une descendance forte, et qui restera le temps necessaire pour élever l’enfant.

        Les hommes en général recherchent bien souvent à se reproduire le maximum de partenaire, pour transmettre leur gène un maximum.
        Les femmes portant l’enfant, et étant assurée de trouver au moins un partenaire pour la féconder est plus dans une position d’attente et de choix, les hommes sont d’avantage dans une réaction impulsive, cherchant à se reproduire (ou a mimer l’acte de la réproduction en faisant l’amour, tu l’as bien compris) le plus possible, car contrairement à la majorité des femmes, beaucoup plus d’hommes ne se reproduiront jamais et n’auront pas de descendance.

        Cependant quand un homme tient inconsciemment à assurer la pérénité de sa descendance, l’amour se met en branle, afin de permettre au couple d’élever un enfant, et les hommes restent et peuvent se montrer fidèle.

        D’ailleurs la sexualité des hommes traduit bien cet état d’esprit : facile à mettre en branle, mécanique assez impulsive (d’ou cet esprit de « conquête, cette volontée pénétrante), mais une fois l’orgasme atteint, toujours une période de mou avant d’être de nouveau au garde a vou.

        La femme demande plus de temps, est d’avantage patiente(d’ou cet esprit de passivité apparente, se sentiment de pleinitude dont je parlais, être bien « remplie » dans tous les sens du termes ^^), plus de conditionnement pour arriver à se relacher, mais une fois lancée, elle est inarretable, et peut enchainer les orgasmes à la chaine.

        Une étude réalisée en Scandinavie (ou les constructions sociales, grace au féminisme sont amoindries) montraient qu’après un rapport sexuel avec un inconnu, 70% des mecs le vivaient bien le lendemain; et avaient le sentiment d’avoir passé un bon moment, pour les femmes c’était tout le contraire, 70% éprouvaient des regrets d’avoir eu cette relation en se disant merde, je préférai que ce fusse été du sérieux.

        Les femmes ont besoin d’avantage de se sentir en confiance, de sentir qu’elle font le bon choix, pour avoir des relations sexuelles, et cela via surêment de cet héritage « animalier » dont je parlais.
        C’est pour ça que comme tu dis, avoir des relations sexuelles pour une femme est facile, sauf que elles ne souhaitent pas en avoir avec n’importe qui, mais avec un homme en particulier.
        Les attentes sont différentes.
        Ayant compris cette attente, nombreux sont les hommes qui mentent pour obtenir une relation sexuelle avec une femme, sachant que bien souvent (à part les nymphomanes, ou les filles déçues des relations de couples, rares sont celles qui sautent tête baissées dans un plan cul).

        Si tu veux d’autres renseignements, n’hésites pas.

      • Le « tu commences à comprendre est condescendant ».

        Tu t’appuies ici sur une théorie qui est remise en question depuis une dizaine d’années dans la recherche.
        Mais dans le genre de théorie sur l’inscription des comportements dans la génétique:
        – les femmes ont besoin de coucher avec beaucoup d’hommes pour trouver la meilleure semence
        – les femmes épousent des hommes doux mais copulent avec des brutes ( un enfant sur 7 n’est pas le fils du père qu’il croit).
        Et, c’est NORMAL, puisque c’est pour une meilleure reproduction.

        SAUF QUE : les codes de la reproduction ont changés. Les femmes peuvent la contrôler, ce qui, bien entendu, modifie leur rapport à la sexualité.
        Enfin, (j’ai le nom de la discipline sur laquelle tu t’appuies sur le bout de la langue, mais je ne le retrouve pas) dans ta théorie, on oublie près de deux mille ans de culture. Qui fait que ce qui est inscrit dans les gènes de la préhistoire est supplanté par d’autres inscription. Notamment, peut-être, l’invention de l’Amour romantique.

        Quant à la sexualité des hommes conquérantes, elle l’est chez les jeunes garçons, la plupart du temps, les envies sexuelles (être conquérant, doux, passif) sont réellement différentes d’un homme à l’autre. ( Field Testé).

        Quand on étudie ces inscription génétique-là, on en oublie complètement l’environnement et la question de choix.
        Donc, l’hypothèse est biaisé, même si elle est intéressante.
        Elle n’est peut-être pas fausse, mais rien ne nous dit qu’elle est juste.

        Bref, elle est en question et de moins en moins partagée par la communauté scientifique depuis une dizaine d’années.

        (à part les nymphomanes, ou les filles déçues des relations de couples, rares sont celles qui sautent tête baissées dans un plan cul).

        ça, c’est du slut-shaming.

      • Fermier_breton, c’est bien beau les blablas logiques relatifs à la théorie de l’évolution, je suis le premier à en faire… Mais dans les faits il y a : l’homosexualité, la bisexualité, les transsexuels, les transgenres, les hommes qui recherchent la « qualité » à la quantité, les hommes qui veulent une vie de couple / de famille, les femmes qui privilégie la quantité à la « qualité », les femmes qui ne veulent pas d’enfants, les femmes qui prennent plus de plaisirs en faisant l’amour après leur ménopause, etc… tu en fais quoi ? Ce ne sont pas des êtres vivants ?

        Anashka je vais te pendre : « Construire une relation saine, équilibrée est perçue comme LA véritable victoire pour les femmes. »
        Arrête de me prendre pour une femme s’il te plait !!! ^^

        hanneman, est-ce que tu as déjà entendu parlé de Transgenre ?

        Anashka, ta prochaine mission : écrire un article qui définit et montre clairement les distinctions entre les notions suivantes : sexe / genre / orientation sexuelle / identité sexuelle… (j’en oublie peut-être) C’est un peu brouillon dans ma tête, et la plupart des gens ne savent même pas que le fait de se sentir homme ou femme n’est en réalité pas lié à notre sexe, et que l’orientation sexuelle est encore autre chose.

      • Je sais, il faut vraiment que je m’y mette. Déjà, je passe à la Fnac acheté les deux/trois livres que l’on m’a recommandé sur le sujet.
        La socio n’est pas le domaine d’où je viens, donc, il me manque quelques bases.

      • Ca confirme ce que je pensais… je suis un hybride.

      • BarbarianTomato

        Je pense que cela influence plus les anciennes génération que les nouvelles, pour qui le slut-shaming est une « réponse » à la frustration de ne pas avoir de fille alors qu’elles peuvent coucher facilement. De ce que j’ai vu, c’est surtout que la fille ne veut pas coucher avec un gars et celui-ci va se venger. C’est petit et débile. Mais compréhensible, quand on voit une fille aller avec plein de gars, mais pas nous, cela peut amener pas mal de rancoeur envers elle.

      • C’est chiant que les filles aient le droit de dire non, quand même !

        Plaisanterie à part, les femmes se prennent des râteaux aussi, notamment quand elles sont bien amoureuse. Les conneries de vengeances se comprennent, mais reste de la grosse connerie. Tu te fais rejette, questionnes toi sur ce qui n’a pas marché. Et, généralement, c’est souvent que la nana a sentie que tu étais le genre de gars à ne pas lui passer un non comme ça.

        (Le « tu » est un « tu » général, j’ai bien compris que ce n’était pas le fond de ta pensée).

      • Très. Après une rupture, le jugement des autres ont s’en fout un peu, on est avec notre propre douleur. Donc, là, plus facile de foncer, séduire.
        Enfin, coucher avec plein de mec n’est pas difficile, c’est évident. Les séduire plus. Séduire le mec qui nous plait, c’est très difficile. Et, séduire un mec qu’on aime (en couple ou non) est la chose la plus difficile, à mon sens, dans le domaine. Entre l’écoute, les limites et les sentiments qui font accepter beaucoup, pas évident de composer.

        (Mais, c’est un autre débat).

      • BarbarianTomato

        Je pense au contraire que c’est de là que vient le slut-shaming,parce que cela paraît si facile au fille de coucher, ce qui ne l’est pas pour la majorité des gars: du coup, le moyen de protection est de dénigrer la fille…

    15. Enfin j’avoue qu’il n’y a rien de plus anti-séduisant qu’une fille qui laisse sous entendre qu’elle passe son temps à « se faire » plein de mec. Une fille avec laquelle je pourrais projeter un avenir commun qui s’avère être « comme ça », voit c’est chance de sortir avec moi réduite à 0,001%…

      Je ne les juge pas, elle font ce qu’elles veulent, mais pas avec moi…

      • Si pourtant. Là, tu juges.

        Alors, que tu n’es pas fasse au critère de sélection le plus important pour une histoire sérieuse.

      • Je les rejettes, ce n’est pas tout à fait pareil… :x

      • C’est triste.

      • (pardon le pseudo a changé Mpb = Boris ^^)

      • J’avais compris ^^

      • De la peur. Oui, évidemment je ne veux pas prendre le risque de m’attacher à une femme qui peut se casser du jour au lendemain, sans même avoir le respect de le dire, juste parce qu’elle s’en fout, qu’un homme ou un autre de toute façon ça ne change rien pour elle, elle s’en trouvera un autre juste après… Donc si je sens que je risque de m’attacher à une femme et qu’elle est comme ça je préfère la rejeter pour me protéger. Le problème c’est qu’en général les rares filles qui me plaisent sont comme ça, donc je me retrouve à rejeter les filles qui me plaisent par prévention et à ne pas faire attention aux autres car elles ne me font aucun effet…

        De la jalousie. Oui, j’ai grandit en entendant les femmes se plaindre que « les hommes c’est tous des cons », « des connards » parce qu’ils ne veulent sortir avec elles que pour coucher, et qu’ils se cassent ensuite. Ne voulant pas être vu ainsi, j’ai refoulé ma sexualité pendant de nombreuses années par respect pour les femmes, en attendant donc « l’amour ». Par conséquent, je suis vu comme un homme bien, respectable, mais je souffre d’une sexualité non épanouie (parce que les seules fois où j’ai été amoureux, c’était dans des situations foireuses du genre la fille en couple, et je ne peux pas accepter de rendre une femme infidèle). Donc évidement je suis jaloux du fait qu’elles aient une sexualité plus épanouie que moi.

        De la colère. Surement. Tandis que moi je m’adaptais à la soit disant volonté des femmes qui consistent à vouloir faire l’amour avec un homme vraiment amoureux et qui les respectent, elles se sont adaptées à l’image des hommes qui consistent à faire du sexe avec le plus de monde possible et sans sentiment…

        Le regard des autres et la réputation m’importent peu… En général, il suffit que je parle un peu pour que la plupart « se soumette » à mon point de vue.

        Une femme libérée peut-elle être fidèle et digne de confiance ? Malheureusement celles que j’ai rencontrée non… Mais je suis sûr qu’il en existe quelques part…

        Si je pouvais sortir avec une fille par semaine… Je pense que je le pourrais facilement si j’étais vraiment dans cet état d’esprit là…

        Le fait d’avoir beaucoup d’aventure les empêcheraient-elles de vouloir/pouvoir se poser et d’être fidèles ? Je sais pas. Mais si je prend le risque de m’attacher et que j’accepte de lui dire que j’ai peur qu’elle se casse elle va me prendre « pour un faible » et se casser, donc…

        Il y a aussi et toujours un grand besoin d’être unique, de ne pas être un énième mecs ajoutés à une liste…

        N’empêche Anashka ton article tombe bien parce que je suis en plein sur ce problème en ce moment…

      • En Amour, il y aura toujours des risques.
        Avec une fille qui a eue beaucoup d’aventures, peut-être que tu vas te confronter au risque qu’elle parte.
        Avec une fille qui n’en a eue très peu, tu vas te confronter au risque qu’elle ne te choisisse pas. Qu’elle soit avec toi, parce que c’est plus simple.

        Il n’y a pas de relation humaine sans un peu de souffrance, composer avec un autre, c’est se confronter à soi, à ses craintes, à ses doutes, à sa jalousie.
        Je ne dis pas que je ne te comprend pas, au contraire. Tu es très clair dans ce que tu exprimes et c’est relativement juste. Tes peurs sont partagées tant par les hommes que par les femmes.

        Mais, la peur n’enlève pas le danger.

        Pour ce qui est de formuler ta peur, tout dépend de quand et comment tu le fais. OUI, c’est quelque chose que tu as le DROIT de dire. Mais, il faut attendre que l’autre est soit prêt, car c’est un peu comme lui demander de te faire la promesse de rester. Et, c’est la promesse qu’on se fait pendant une demande en mariage. Les premiers temps de relation, sont fait de ce risque de rupture sans raison, c’est malheureusement, aussi le jeu.

        Il n’y aura pas d’histoire toute rose, simple. C’est pour ça que les femmes qui t’entouraient, disaient que les hommes étaient des « connards », parce que rien n’est jamais gagné en amour, rien n’est évident. Beaucoup de choses prennent du temps, de l’énergie et confronte aux peurs. Je ne connais pas de connard, je connais des hommes qui ont peur/ ne veulent pas / ne savent pas s’engager… et qui font du mal involonatairement.

        Hormis quelques pervers, personne n’aime voir souffrir un autre être humain. Mais on n’a pas toujours envie de faire ce qu’il faut pour rendre l’autre heureux.

        La question qui se pose est : vas-tu passer à côtés d’une histoire (encore longtemps) de peur qu’elle s’arrête ?

      • Tu les rejettes parce que tu les as jugées.

        Elles couchent avec plus de mec que tu ne le tolères.
        C’est quoi ? de la peur (de quoi ?) ? de la jalousie ? Tu ne veux pas avoir à affronter le regard des autres sur sa réputation une fois que tu seras avec elle ?

        Une femme libérée ne peut pas être fidèle ? Digne de confiance ?

        Si tu pouvais sortir avec une fille par semaine, tu le ferais toi ?
        Moi oui, pourtant je suis un garçon respectable, non ?
        Alors pourquoi pas elles ?

        Pourquoi le fait d’avoir beaucoup d’aventure les empêcheraient de vouloir/pouvoir se poser et d’être fidèles ?

    16. Toujours, sujet très bien écrit, et très intéressant. Je te remercie pour tout ce que tu fais ici. J’ai pu apprendre plein de choses sur les relations homme/femmes grâce à toi, et ça c’est cool ^^

      Il y a une question à laquelle je n’arrive pas à répondre, peux tu m’aider ? je vais essayer d’être la plus claire possible :
      Comment différencier le mec, du mec qui est avec toi parce que il a besoin de tendresse, de caresse et de la « chaleur d’une petite amie » avec celui qui est avec toi tout simplement parce qu’il aime ta personne ?

      Merci :)

      • Je ne sais pas. Je ne pense pas qu’il y ait un mode d’emploi. Tu peux le voir à l’intérêt qu’il te porte, je pense.
        Est-ce qu’il te pose des questions sur toi ?
        Est-ce qu’il veut mieux te connaître ?

      • A vrai dire non, c’est plutôt moi qui pose les questions. C’est moi qui m’intéresse à lui. Si je ne parle pas de moi, il ne m’interrogera pas c’est une certitude.
        Quand on se voit c’est le plus souvent chez lui ou soit chez moi, ça m’embête car on fait au final toujours la même chose (enlacés, câlins, bisous, …), c’est assez lassant. D’un autre côté, lui comme moi avons un emploi du temps assez chargé qui ne nous permet pas de nous voir en journée. Lorsque l’on se voit il se jette littéralement sur moi, me câline beaucoup beaucoup puis fais monter la tension. Il aime la tendresse c’est indéniable, il me le dit souvent, régulièrement dans ces sms, il dit avoir « envie de moi », « envie de câlins ». Veux t il mieux me connaitre ? Mon corps oui, il veut mieux le connaitre, ma personne beaucoup moins. Nous n’avons pas couché ensemble, étant donné que je suis mal à l’aise avec ça, il est très compréhensif et ne m’a fait aucune remarque désobligeante. C’est un mec respectable, réellement une personne de confiance. Face à cette situation, je n’arrive pas à avoir un oeil objectif. Les situations sont assez paradoxales, d’un côté il ne demande que mon corps de l’autre, il se contente de simple caresse et est patient. Qu’en penses tu Anashka ? Tu en connais des mecs comme ça ?

      • Peut-être qu’étant respectueux, il n’y a pas pour lui de soucis à être dans la tendresse.
        Peut-être que tu devrais simplement, avec diplomatie, en parler avec lui. Lui dire que tu as le sentiment qu’il se sent bien avec toi, mais qu’il ne cherche pas vraiment à te connaître. Et que le contexte, les horaires et tout, jouent peut-être, mais que tu aimerais un moment plus « rencard ». Demande lui si ça lui plairait, tu seras fixée.

    17. D’accord avec l’article, sauf peut-être qu’il manque la catégorie des perverses narcissiques qu’on pourrait classer dans les LSE Hard d’un certain point de vue : LSE, multi-séductrice en parallèle… Comme son équivalent masculin ce genre de personnalité est à fuir absolument … mais cela relève plus de la psychiatrie qu’autre chose… donc rien à voir avec des femmes assumant leurs sexualités et qui font le bonheur de leurs partenaires… au moins ceux qui ont l’ouverture d’esprit et la confiance en eux nécessaire pour ne pas être dérangés par cette attitude dans la vie. Pour les autres, le jugement relève à mon sens d’un manque de confiance en soi, d’un suivisme social… donc on s’en fout !

      • Pervers narcissique, c’est une pathologie qui a un nom. Je ne comprend pas pourquoi on devrait ranger dans LSE hard. ça se suffit en soi.
        Du même, que les catégories me gênent, elles reflètent des comportements stéréotypés plus qu’une réalité humaine.

    18. Belle article ! et dire que des gens se suicident à cause de ça c’est déplorable !
      Et admettre des circonstances atténuantes au viol est un crime.
      Pareil j’aime la sexualité et je suis super discrète la dessus pour pas être jugée tsss.. vivement que les mentalités changent … mais sa prend du temps.

      • Je ne sais pas si la discrétion (qui aide personnellement) aide à ce que les mentalités avancent. J’veux dire, on assumerait toutes, ce serait plus simple de montrer à ceux qui font du slut-shaming qu’ils sont à côté de la réalité. Le problème, c’est que même des personnes qui ont une vie sexuelle pouvant être remise en cause, peuvent être les premièr(e)s à faire du slut-shaming.

      • Bein je pense alors que nous devons commencer a faire le premier pas … C’est à dire arréter de slut-shaming entre nous même…
        perso je le fais pas autres…

      • Idem. Au contraire, je remet en place, dès que j’entends ce type de propos. Même si c’est un mec qui parle d’un Ex. Surtout, dans ce cas en fait. Je n’aimerai pas que des hommes que j’ai aimé disent ça de moi.

    19. Superbe article Anash’.

      Oui, il était temps d’aborder ce sujet car y’en a marre en effet d’entendre une femme se faire traiter de s***pe si elle a une sexualité riche et variée alors qu’un homme dans pareille situation se fera appelé « séducteur » ou « don juan ».
      Pour ma part, j’avais très peur d’avoir une mauvaise réputation car vivant dans une société et une culture de l’homme « roi » où Monsieur sera encouragé à partir à la chasse à la « poulette « très tôt pour faire de lui un « mec, un vrai » alors que les filles devaient rester sagement à la maison pour aider Maman àla cuisine et repousser toutes avances un tantinet sexuelles.  » Ce garçon t’a regardée? Baisse les yeux tout de suite, ne lui parle pas, mets des jupes longues, mets un col roulé ( comment ça, y fait 31 °? M’en fiche, couvre-toi,etc.. »
      Il faut arrêter de penser qu’une femme qui aime le sexe et qui l’assume , c’est une femme sans moralité, sans principes,ni valeurs.

      Aujourd’hui, je suis fière d’avoir pu me débarasser du poids et du regard de certaines personnes encore très fermées et d’avoir vécu mes différentes expériences sexuelles, que ce soit s’un soir, d’un mois ou d’un an car cela m’a rendue plus sûre de moi et m’a permise de découvrir des trucs fantastiques et de m’éclater. Et ce ne sont pas mes partenaires qui s’en plaindront ;)

      • Il faut beaucoup de temps pour se séparer soi-même des injonctions sur la sexualité.
        Petite on me disait que je devais « faire l’amour par amour  » avec un « garçon sérieux ».
        Comme je comprend tout à l’envers, j’ai compris que pour « baiser » j’avais le droit aux mecs délurés. En fait, c’est plutôt chouette ^^

        Plaisanterie à part, il y toute une culpabilité à abandonner quand on est une femme et qu’on aime la sexualité. C’est réellement un challenge de l’intégrer comme normale et non-dégradante !

    20. Merci pour cet article !

      Encore une fois, le regard des gens est la source du problème et je parle en connaissance de cause : il suffit que je dise qu’une fille qui assume la séduction, la drague n’est pas une catin pour déchaîner les foules autour de moi.

      Il est clair que le respect de soi est important mais si cette fille qui enchaîne les plans d’un soir par exemple ne voit pas de mal là-dedans et l’ASSUME totalement, pourquoi devrait-on l’insulter ? Elle sait ce qu’elle fait, ne subit rien, CHOISIS son mode de vie donc elle mérite le respect.

      Récemment, on m’a qualifiée de « perverse », « d’esprit mal tourné » voire même « d’obsédée » parce que mes idées en matière de relation ne correspondait pas à la « norme ». Je n’irai pas jusqu’à me qualifier de libertine mais je suis assez tolérante et ouverte à ce sujet et la plupart des gens de mon entourage ne le sont pas donc la frustration est souvent mon mot d’ordre quand on débat à ce propos : si je ne parle pas, je me renfrogne mais si j’en parle, je suis sujette à des remarques stupides auxquelles je réponds que je vis très bien le fait d’être humaine et d’avoir des pulsions.

      Il faut dire qu’il y a pas mal d’hypocrisie aussi derrière tout ça. La femme est tout aussi humaine que l’homme donc si lui a des pulsions, elle en a aussi ; si lui a envie de plaire, elle en a envie aussi et ainsi de suite. C’est quand même déplorable d’avoir à cacher certaines de ses opinions sous prétexte que ça fait sal*pe, p*te et j’en passe. On devrait pouvoir être libre d’agir comme on le sent et d’assouvir ses envies sans avoir à subir le poids des conventions sexistes mais même quand on assume on trinque.

      Foutu cercle vicieux.

      • Surtout que pendant longtemps, il y a eu de l’hystérie : maladie psychique contractée par des femmes qui ne pouvaient vivre leur pulsion.
        Comment tu te dépatouilles avec ce regard de l’entourage ? Tu arrives à t’y retrouver ?

      • C’est pas toujours facile de faire comprendre aux gens qu’il n’y a rien de malsain dans tout ça et on me prend rarement au sérieux mais pour le moment, je gère encore bien : je m’en fous, vis pour moi et n’en parle pas spécialement autour de moi.
        Ma soeur pense à peu près comme moi donc on échange souvent nos impressions sur le sujet mais mis à part elle, je n’en parle pas vraiment.

        Puis j’ai été éduquée assez strictement en matière de relation homme-femme, du genre les garçons c’est cool mais de loin ; tu t’approches pas d’eux avant un certain âge à savoir, la fin de tes études ; le type que tu ramèneras à la maison ça devra pas être n’importe qui ;… J’ai malgré tout expérimenté quelques trucs au lycée et je ne regrette rien du tout !

        En fait, ne pas en parler me permet de tout faire librement : je n’ai pas à me soucier du regard des autres ni même à justifier quoi que ce soit donc ça m’arrange d’un côté ^^

      • Souvent, c’est le mieux, de garder nos vies secrètes.
        L’éducation prend une place importante dans ce type d’interaction, pas évident de s’en détacher.

    21. PS : désolé pour les fautes d’orthographes, il se fait tard, je fatigue.

      • Pas de soucis.

    22. Bonjour je suis un mec et je me permet de réagir à cette article.

      La séduction féminine est passive et pour de bonne raison, le plaisir de l’homme est dans la conquete, et celui de la femme, dans la pleinitude, (aussi bien au sens propre qu’au sens figuré).

      Une femme a besoin de se sentir séduite, se dire « oh ce mec a des couilles ! », si il ose toute ça c’est qu’il doit à la fois être quelqu’un de valeur, je dois être différente à ses yeux, et en plus vu l’énergie masculine qui semble l’animé, une fois au pieux, ce sera surement un bon coup !

      Toute les filles que j’ai connu qui me séduisait tel des hommes (ou j’avais cette désagréable sensation d’être la proie) se sont toutes avérées être des filles mal dans leur peau, qui avait besoin de séduire pour compenser leur mal être, qui n’assumait pas leur corps, leur vie, souvent un père à problèmes, et dans la plupart des cas, des filles qui s’avèrent être de véritables perverses narcissiques.
      Cet espèce de pulsion phallique séductrice se traduit souvent par de la frigidité; comment accepter de se rendre, de se laisser à l’acte d’être pénétré, quand on agit soit même en temps que partenaire actif dans la séduction, en pénétrant, cette contradiction psychique entraine de nombres réactions contraduires chez ces filles là.

      Une fille honnête et sincère, vous donnera des perches, eventuellement pourra entreprendre des choses (vous embrasser en premier, vous appeler etc) mais elle vous laissera toujours la sensation d’être celui qui mène la dance, et n’essaiera pas d’entrer dans un jeu malsain avec vous.

      • Gné ??

        Ne penses tu pas que tu tires des conclusions un peu trop hâtives ?

        Ne penses tu pas que des femmes ont simplement envie de choisir leur partenaire activement au lieux d’attendre que des mecs qui ne leurs conviennent pas viennent essayer de les séduire en vain ?

      • Dans la pleinitude ? Comment ça ? Je ne comprend pas ce que tu mets derrière.
        Pourquoi pas dans la conquête ? Pas mal de nana ici disent qu’elles trouveraient du plaisir pourtant…

        Si ce n’est les conseils donnés à droite à gauche, qui te dit que les femmes préfèrent se pâmer devant la force masculine d’un homme à les séduire, plutôt que devant leurs propres facultés dans le domaine ?

        Toutes les filles TOUT COURT : n’assume pas leur corps (ou difficilement). Et tous les êtres humains ont des difficultés dans leurs vies.

        « Se rendre », le sexe au féminin ? Qu’est-ce qui possède l’autre : le contenu ou le contenant ?

        Je passerai sur la sincérité de celle qui joue de la soumination…

    23. Bon, là, je n’ai pas le temps de développer, mais sinon pour combattre, il y a aussi le retournement de stigmate. Bon, c’est une position particulière, notamment utilisée par les Queer ou les féministes pro-sex (pour ne pas citer Despentes…).
      « Non, attends avant de me traiter de pute, je tiens tout de suite à te dire que j’en suis une, ça t’évitera de te fatiguer. Vouuaaaaalà. Par contre j’ai le regret de t’annoncer que je suis bien trop chère pour toi. Ah oui, je suis une sale gouine aussi et je suis extrêmement satisfaite de ne pas correspondre à ton putain d’idéal féminin hétéronormé. Bonne soirée.  »

      Moi j’adopte aussi le « j’assume très bien ma vie, je suis heureuse et je vous apporte du love, que demande le peuple? ».
      En ne provoquant aucune réaction de rageux, on s’attire moins de slutt-shaming. Pour faire simple, je ne fais pas aux autres ce que je n’aimerais pas qu’on me fasse, donc perso, je n’aime pas qu’un mec me prenne pour un défis, donc j’évite de faire de même. J’essaie toujours de traiter les autres comme des humains sensibles et de leur apporter plus que mon simple jeu de séduction. Ouai, je fais le SAV quoi…

      Et pour ceux qui se disent « han, elle est polyamoureuse, c’est une pute », ben, j’en ai tellement absolument rien à foutre de leur point de vue arriéré qu’au final, ça m’amuserait presque. Passons les cons à la passoire du mépris…

      • Passons les cons à la passoire du mépris…

        J’aime.

        Il est vrai qu’annoncer la couleur avant l’autre ne démarre est peut-être le meilleur moyen d’avoir la paix. Après, je ne suis pas sûre que je pousserais le jeu aussi loin. Mon plaisir, pousser les gens à dire qu’effectivement, ce n’est pas normal le slut-shaming AVANT qu’il sache quoi que ce soit sur moi. Cohérence cognitive, il ne m’embête pas par la suite.

      • Je comprends tout à fait ta logique. Après, moi je suis peut-être un peu provoque donc ça m’amuse plus de retourner les stigmates, surtout que ce sont ces retournements qui ont souvent donné lieux à des mouvements très contestataires.

        Je trouve que c’est aussi un moyen de mettre l’autre face à la violence de ces propres mots. Généralement, ça peut beaucoup déstabiliser un mec que tu lui dises « oui, je suis ce que tu appelles une pute, t’as intérêt à mettre des sous de côté », parce qu’en fait, tu fais un renversement des rôles. Tu agis à la façon d’un homme en t’auto-désignant comme ça, et ça peut le mettre mal à l’aise, casser en quelques sortes son pouvoir de mâle dominant qui se permet de juger de ta valeur (en gros tu t’aventures sur SON terrain). Et si en plus c’est toi qui « fixes le tarif » (en poussant le trip, mais ça reste du jeu bien sûr), ça montre qu’en plus tu tiens les rennes, tu l’insultes en montrant que même en étant une pute tu restes hors de sa portée, je crois qu’il n’y a pas meilleur moyen pour l’humilier avec humour sans passer pour une « féministe hystérique ».

        Et mon but est de désamorcer l’insulte. J’aimerais que « pute » ne soit plus une insulte, de même que pédé, gouine etc, parce que ça désigne des catégories de personnes qui méritent le respect comme tout le monde. (Le problème n’est pas le terme employé, mais l’assimilation qui est faite entre le comportement d’une femme et une prostituée qui au final est la plus dégradée dans l’affaire puisqu’elle sert de référence à l’humiliation par comparaison…).
        C’est comme si je traitais quelqu’un de « sale Anashka », qui est la plus dévalorisée au final ?
        Donc par solidarité aux « putes », j’accepte la comparaison, et éventuellement, je fait sentir aux cons la sensible différence qu’il y a entre aimer plusieurs personnes et se faire rémunérer après un rapport sexuel.

      • C’est comme si je traitais quelqu’un de « sale Anashka », qui est la plus dévalorisée au final ?
        HE HO ! C’est bon, le mec du chauffeau vient me le réparer aujourd’hui, je vais pouvoir prendre une douche et être une propre « Anashka ».

        Plus sérieusement ta stratégie est bonne. Le retournement permet, effectivement, de grossir les traits de ce qui est sous-entendu. Quitte à parfois bloquer le dialogue ou mettre mal à l’aise la personne. Donc, arroseur arrosé.

        Anecdote :
        Un gars : « grosse sal*pe »
        Moi : « Non, Monsieur. Je ne suis pas grosse ».

      • Haha ! Le fameux « non je ne suis pas grosse » ;)

        En général le dialogue ne se bloque pas quand c’est dit avec une certaine ironie, un certain humour. En général, le dialogue se bloque uniquement si je l’ai décidé, si la personne en face est vraiment trop naze…

      • Ce qui s’entend. J’ai un regard spécial « tu n’existe pas à mes yeux ». Quand quelqu’un m’apparait comme un con, je l’ignore tellement bien que chaque personne dans la soirée s’en rende compte. C’est plus fort que moi, si tu ne mérite pas d’exister, tu n’existe pas. Tu es une plante.

    24. @ Camaelyn, PrettyinRed et toutes les autres :

      Le slut shaming, les salopes, CA NE DEVRAIT PAS N’ESXISTER !

      Il faut assumer, il faut vous défendre contre cela !
      Vous devez vous faire plaisir ! Les hommes ET les femmes qui vous font ces remarques sont des jaloux, des frustré(e)s. Emancipez vous de cela !

      Une femme qui aime séduire, qui aime les hommes, qui aime le sexe n’est pas une salope. Elle est tout autant qu’une autre digne de respect et de considération, si ce n’est davantage !
      Ne baissez pas les bras, ni les yeux…

      • Oui mais l’on vit dans une société où l’on retrouve beaucoup plus de slut-shamers (?) que d’anti-slut-shamers (?).
        Alors on peut lutter d’une certaine manière : discuter autour de l’intolérance afin de modérer certains discours et certaines attitudes de nos proches, éduquer ses enfants sur l’égalité…Mais pas de manière frontale, au risque d’être exclues de cette société, même si on apprécie pas certains de ses principes, on ne peut pas la rejeter en bloc.
        Et se couper de tout lien social avec son entourage, ce n’est pas rien.
        Se refaire tout un entourage qui pense comme nous ? Encore faut-il les trouver, ces personnes qui ne se contentent pas de crier au scandale sur le slut-shaming mais ont aussi l’attitude qui va avec.
        Il y a énormément d’hypocrisie sur le sujet, faut pas se leurrer.
        A notre niveau, je pense qu’on peut juste préparer le terrain pour les générations futures, on ne verra pas de notre vivant la fin du slut-shaming.

      • Je partage sur l’hypocrisie. Tout le monde dit que c’est mal, mais c’est parfois très dur (même pour soi) de ne pas juger la longueur d’une jupe. Pour ma part, ça m’a demandé un peu déconstruction. J’ai eue la chance de pouvoir la faire relativement tôt, mais ce n’est pas évident.

        Le slut-shaming est tellement répandu, qu’il apparaît comme légitime.
        Le premier GROS travail est sur SOI.

      • Tu vas officiellement passer féministe :D
        Je suis très fière de toi, jeune padawan ^^

      • Tu sais je ne défends pas les intérêts féminins, uniquement pour leur propre bienfaits, mais dans un intérêt général.

        Je pense que si les femmes s’émancipaient de certaines choses (jamais au mépris des hommes), les relations humaines dans leur globalité iraient mieux.
        Au même titre que je tiens un discours de respect (et non pas de tolérance, on ne doit pas tolérer cette émancipation des femmes, on doit l’intégrer. Point) vis à vis des femmes, auprès des mecs qui n’ont toujours pas compris que le monde sera plus heureux si les hommes et les femmes apprennent à co-exister dans un intérêt général et commun.

      • Oui, tu viens de résumer le féminisme. Tu devrais sincèrement, et sans moquerie aucune, te renseigner sur le sujet.

        EDIT : ou regarde du côté de l’anti-sexisme. Le nom te parlera plus.

    25. Merci Anashka, ton article est vraiment très bien.

      je rejoins Camaelyn dans son propos, j’ai eu une de ces périodes où j’attrapais tout ce qui passait…et bonjour les réflexions des « amis ».
      Mais j’assume, ça m’a fait grandir, et surtout je n’ai pas eu honte une seule seconde.

      • Comment tu as géré avec ces « amis » ?

      • Trés bien !

        En tout cas avec moi ^^

      • Je ne me laisse pas faire, je suis assez virulente quand on me juge !
        Je ne voies presque plus ces « amis », tout simplement !

    26. Merci pour cet article!!!!
      J’ai eu une période un peu difficile où je me tapais a peu près tout ce qui bougeait… Je vais pas dire que j’en suis pas fière parce que ce n’est pas le cas!! Mais c’est vrai que j’ai été jugée et que j’ai presque du me justifier!! Aucun problème pour moi parce que j’assume et que c’est comme ça. Pourquoi les mecs pourraient le faire et passer pour des don juan et nous passer pour des salopes si on fait la même choses! Nous avons les mêmes besoins et envies que certains hommes alors pourquoi faire semblant…

      • De la mimounette dans toute sa splendeur.

        C’est pour ça que je t’aime !

      • Je suis tellement, mais tellement d’accord avec toi… D’autant plus que ces périodes sont plutôt agréables et font un bien fou, post-rupture.

    27. haaaaa, merci mille fois pour cet article là ! Quoique non, pas merci, je suis remontée contre le reste du monde maintenant. ça et « il faudrait interdire l’avortement » sont des sujets qui me font sortir les griffes au quart de tour.

      Pour me trainer la réputation d’avoir la cuisse légère depuis mon adolescence, je peux dire que ce genre de conneries, j’y ai eue droit plus que de raison. A l’époque, ça m’a fait honte mais aujourd’hui..haaaa, aujourd’hui !

      C’est devenu facile, je me le trimballe comme une gloriole. « Deal with it » comme ils disent, les ‘ricains. Quand quelqu’un à un problème avec ma vie ou que j’entends de tels propos à l’égard d’une autre fille, c’est direct regard froid/condescendant + petite pique pour bien descendre l’auteur de la phrase. En général, j’ai droit à une réponse du style « non mais je voulais pas dire que heu…enfin oui elle fait ce qu’elle veut mais… » et bien non, mon bonhomme (ou ma bonne dame, surtout ma bonne dame, en fait), je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin et tant que le/ la concerné(e) n’est pas plus bas que terre, je continue. Sans s’énerver, hein.

      Il faut se rappeler que la plus part des gens qui vont sortir ce genre de propos ne s’attendent pas à se faire remettre à leur place et vont baisser le nez. Certaines fois, on tombe sur quelqu’un pourvu de quand même un peu de caractère et qui va argumenter voir t’en rebalancer dans le groin. Alors on ne se laisse pas démonter et on montre à ce petit imbécile/cette petite idiote qui c’est le patron. (en bonus: l’admiration de tes ami(e)s, si, si.)

      L’idée, ce n’est pas de défendre platement la cause du « elle fait ce qu’elle veut ». C’est d’insuffler la honte à la personne qui se permet ce genre de commentaires. Elle ne se rappellera pas forcément les arguments mais la prochaine fois, elle se souviendra de pas trop l’ouvrir.

      Et puis, en groupe les gens ont tendance à être d’accord avec la plus grande gueule mais ce n’est que mon humble avis.

      • Il parait qu’un groupe s’adapte au QI le plus bas. Donc, ce n’est pas étonnant qu’il que le slut-shaming soit facilité par le groupe.
        C’est intéressant, ce que tu dis, le slut-shaming venant des femmes. Je pense que ce n’est pas le même que le slut-shaming masculin. Il y a rarement de la méchanceté de la part d’un homme qui dit que « telle fille est une salope », il le voit comme un constant. (Certes, ça fait de lui un imbécile, mais pas un mec méchant). En revanche, je l’associe à plus méchant venant des femmes : jalousie, mépris, condescendance « elle doit être perdue ». C’est dommage. Il devrait y avoir plus de solidarité entre nanas.

        (« Non, merci, Madame, me suis remise de l’orgasme que j’ai eue avec votre mari »)

      • Oui, c’est souvent méchant venant des femmes. Je trouve que ça donne l’impression que la nana chercher à dire « regardez, par opposition à cette salope, moi, je suis une fille bien ». Mais des baffes oui !

        (Ho mon dieu, celle la je la garde XD)

      • Grave !

        C’est écraser pour mieux briller. Technique de faible et lâche !

    28. AMEN.

      Je suis fan des mini-jupes, et le nombre de fois où j’ai entendu « ne t’étonne pas le jour où tu te feras violée ».
      Par contre en terme de séduction, j’éxplose gentiment les scores habituels mais comme je reste plutôt discrete sur mes aventures en dehors de mon cercle d’amis, aucune remarque n’a jamais atteint mes oreilles (ah si, cet été, mon grand frère avait raconté à ses amis que je sortais avec un mec de dix ans mon aîné. Ils s’étaient empressés de venir me voir pour me dire que je devais être instable et mal dans ma peau pour aller chercher si vieux -_-)

      Sinon quelque part, j’ai ce petit agacement quand je pense au fait qu’au fond je plais beaucoup à certain garçons parce que justement, j’ai cet esthétique de jeune fille sage/studieuse de jour et de « salope » une fois la nuit tombée. Pour reprendre des propos que m’ont dit trois différents partenaires, je fais « super clean comme fille et c’est ça qui est très excitant chez [moi] ».

      Quand j’entends des gens tenir des propos du genre slut-shaming, je les reprends tout de suite et on discute.

      • Hein?! Instable pour aimer les vieux ? Tu lui as expliqué qu’il n’avait rien compris à l’art de faire de la bonne psychologie de comptoir ?

        Est-ce que s’entendre dire qu’on est avec nous parce qu’on fait « sage », c’est pas ne forme inversé de slut-shaming ? ça ne le sous-entend pas ?
        Qu’est-ce que tu leur répond ?

      • Bonne grosse discussion avec mon frère qui m’a défendu, ils ont finit par s’excuser, heureusement. C’est la seule fois où je me suis sentie jugée sur mes choix de relation.

        Quand au fait que je fasse sage, je suis partagée… ça dépend vraiment du mec.
        Il y en a eu deux, des mecs plutôt machos, qui clairement laissaient sous entendre une sorte de slut-shaming, genre t’es une salope mais juste pour moi alors c’est trop cool mais sinon ce serait dégueulasse. A l’époque je n’osais pas trop répondre, aujourd’hui je fais passer des « tests de convictions » avant de coucher (xD j’exagere à peine, j’aborde des sujets sensibles et je vois comment les targets se dépatouillent ahah) et donc n’ai plus trop affaire à des machos. Si ça me ré-arriverait, je crois que ce serait discussion tout de suite. A voir.

        Le troisième est clairement féministe (en tout cas dans ses propos).. Je pense que pour lui c’est plus le délire de se dire que c’est trop funky de voir les deux versants d’une même personne. Même si, quand il m’a dit ça, ça m’a fait tiquer.
        Après je peux comprendre, j’ai une amie qui m’a raconté dernièrement avoir rencontré un mec tout timide dans un bar et que au lit il s’est révélé être super dominateur au lit et que le contraste était trop cool/fun. C’est pas mon délire les mecs timide, mais je peux comprendre la passion du contraste ^^

      • Le second cas, je l’entend bien. J’aime en jouer. Mais, comme je gagne les concours « du regard qui crie braguette », je pousse le contraste sur la douceur, le calme et la tolérance. On ne s’y attend pas forcément d’une  » femme fatale ».

        Pour les « test de conviction » je crois voir ce que tu veux dire. Même pour un plan cul, tu tentes d’être avec quelqu’un qui n’aura ni un regard, ni un comportement méprisant, c’est ça ?

    29. Bon…. tu viens de ruiner la moitié de mon prochain article…

      Plus la peine que je le rédige…

    30. Excellent article. Beaucoup de personnalité dedans, j’aime vraiment !
      Oui, le slut-shaming, malgré les beau discours sur la libération de la femme est bien installé chez nous. Et le principe lâche que tu conseilles et que j’applique à la lettre depuis quelques années est bien souvent la seule voie vers la paix. Parce qu’on se rend vite compte que les gens te disent que c’est normal de profiter mais si toi tu as le malheur de parler un peu trop ouvertement de ta vie sexuelle, tu es cataloguée, y compris par tes amis, je peux en témoigner. De la théorie à la pratique, il y a un gouffre.
      « Vivons heureuses, vivons cachées ».
      Oui mais fais chier quoi.
      J’aime les mecs, j’aime le sexe vite consommé et toi qui me juges, je t’emmerde.
      Ah je me sens mieux d’un coup :)

      • Merci Superbrunette. Pour reprendre une lectrice, j’essaie de me topifier sur mes articles.

        Pendant longtemps, j’ai eue la même stratégie que toi : chasser hors de mon cercle social, rester discrète.
        Après, j’ai simplement changer d’entourage pour des personnes plus tolérantes. Parce qu’à mon sens, c’était là, le problème principale.

        « Vivons heureuses, vivons bien entourée ».

        J’aime les mecs, j’aime le sexe vite consommé et toi qui me juges, je t’emmerde.

        +1

      • Ce que j’ai fait moi, c’est que j’ai fait des « listes » dans ma tête, à la manière de celles qu’on voit dans Facebook. Au final, il n’y a que 3 personnes en qui j’ai une confiance totale et à qui je raconte mes histoires de coeur et de fesse. Donc je ne ressens pas de manque de communication à ce niveau.
        Et les autres…Ils aimeraient savoir…Mais je ne dis rien à part que je souhaite un vrai chéri.
        C’est fou comme une fille frustrée passe pour une fille bien aux yeux des gens. Avant, personne n’osait me présenter ses potes masculins. Mais ça, c’était avant. {Machiavel inside}

      • C’est peut-être le mieux. En général, mes proches connaissent ma vie intime, je ne suis pas douée en jardin secret. Puis, il suffit de venir ici, pour lire entre les lignes où j’en suis. Mais, vrai qu’avec certaines personnes j’ai du me réfreindre, trop « coincée ».

        NOTE : « coincée » ne veut pas dire pour moi, couche par amour ou peu. C’est pas coincée, ça, c’est une manière de gérer sa sexualité comme une autre.
        « coincée » : étroite d’esprit.

      • Je plussoie (J’adore ce verbe ^^) ta définition de « coincée ».

        Dans l’imaginaire des gens, cela va même plus loin que simplement couche peu ou par amour. C’est bien souvent associé à quelqu’un qui n’est pas fun car pas porté sur la chose, long à la détente, ennuyeux tout simplement… Le nombre de fois ou on m’a sorti cela ^^’.
        Et j’ai rétorqué : »Je préfère baiser peu mais bien que régulièrement et être mal baisée ».

      • Le truc, c’est que l’image « coincée » peut faire autant de mal que l’image « salope ».
        Ce n’est pas évident de passer outre.

    31. Merci Anashka pour cet article. Ça fait du bien de remettre les pendules à l’heure de temps en temps. C’est tellement banalisé et tellement intégré comme une norme sociale (autant chez les hommes que chez les femmes, d’ailleurs) qu’on a tendance à ne plus se poser de question quand on entend/dit « salope » ou « tapette ».

      Pour ce qui est de la séduction, le paradoxe « il faut prendre des initiatives mais pas être castratrice » m’agace au plus haut point. Alors oui, je sais jouer les souminatrices mais ça m’énerve d’en être réduite à ça, ça limite fortement le champ des possibles.

      On est dans une société patriarcale où on a tendance à dégrader tout ce que fait une femme, aussi bien son attitude que ses goûts culturels. Associer une tombeuse à une LSE, c’est comme les ados qui dénigrent les goûts musicaux des filles au collège. Forcément, ce que fait une fille est toujours moins bien.
      « Décrédibiliser les bonnes séductrices, c’est interdire l’accès à la séduction aux femmes (enfin, la séduction active) et c’est triste. » = Maintien de la domination masculine.

      (Youhou, il va falloir que je calme un peu mes pulsions antisexistes.)

      (Et j’attends avec impatience ton article sur cette histoire de « rencontrer LA femme », parce que ça rejoint bien la dichotomie maman/putain derrière cette idée de la princesse charmante. « J’attends LA mère de mes futurs enfants, le reste c’est que de l’entrainement. »)

      • Cette question de LA bonne et LE bon, me taraude depuis un moment. Peut-être la semaine prochaine, un article dessus.

        Pour ce qui est de décrédibiliser les actions des femmes, je suis assez d’accord avec toi, une insulte qu’on donne aux hommes est « femelettes » sous-entendu : peureuse, couarde… Beaucoup d’hommes pensent aimer les femmes, alors qu’ils n’en aiment que la représentation et l’idée de posséder cette représentation. Heureusement, il y a des exceptions.

        Pour ce qui est de la séduction, le paradoxe « il faut prendre des initiatives mais pas être castratrice » m’agace au plus haut point. Alors oui, je sais jouer les souminatrices mais ça m’énerve d’en être réduite à ça, ça limite fortement le champ des possibles.

        Il existe tout de même une tonne de manière de faire dans ce schéma. Et, la possibilité d’une drague plus directe est jouable aussi. La bonne question, c’est plutôt celle du mec en question. Tu dragues un gosse de 20 ans, il n’a pas vraiment eu le temps de sortir de certains clichés. Plus âgés, tu peux te permettre plus de choses.

        L’association LSE = séductrice, j’en ai presque fait une histoire personnelle.

        (Cet article, c’est un pousse aux pulsions anti-sexiste. D’ailleurs, pourquoi ne pas parler de féminisme ?)

      • « Il existe tout de même une tonne de manière de faire dans ce schéma. Et, la possibilité d’une drague plus directe est jouable aussi. La bonne question, c’est plutôt celle du mec en question. Tu dragues un gosse de 20 ans, il n’a pas vraiment eu le temps de sortir de certains clichés. Plus âgés, tu peux te permettre plus de choses.  »

        Oui bien sûr, il y a beaucoup de possibilités, mais c’est plus le fait de ne pas pouvoir faire autrement, d’être limitée, qui me dérange. Parce que même avec des hommes plus âgés, une femme qui prend les devant de manière directe peut être trop impressionnante. Casser les codes, c’est déstabiliser l’autre.

        « (Cet article, c’est un pousse aux pulsions anti-sexiste. D’ailleurs, pourquoi ne pas parler de féminisme ?) »

        D’abord parce que je ne m’identifie pas aux femmes, je ne me revendique pas en tant que femme. Alors le terme féminisme ne me convient pas. Je ne revendique pas des valeurs féminines. Pour moi, derrière féminisme, c’est de la condition féminine dont il est question, alors que ce sont vraiment aux rapports sociaux de sexe d’un système patriarcal que je m’attaque, à travers le terme antisexisme. C’est bien sur les normes et injonctions destinées aux femmes et aux hommes, mais également le système hétéronormé qui me dérange.

        Ensuite, il y a aussi le fait qu’on mette tout et n’importe quoi derrière l’idée de féminisme et que certaines formes vont à l’encontre de ce que moi je souhaite. Cependant, je n’ai rien contre le fait qu’on me qualifie de féministe, je ne le rejette pas. On est dans une société sous domination masculine et la lutte du groupe « dominé » est légitime. Plutôt que de féminisme, pour moi c’est d’antipatriarcat qu’il s’agit, mais c’est encore qu’une histoire de vocabulaire.

      • Oui bien sûr, il y a beaucoup de possibilités, mais c’est plus le fait de ne pas pouvoir faire autrement, d’être limitée, qui me dérange

        Complètement d’accord.

        . Parce que même avec des hommes plus âgés, une femme qui prend les devant de manière directe peut être trop impressionnante. Casser les codes, c’est déstabiliser l’autre.

        La réalité veut qu’il y ait toujours un calibrage à avoir, laisser entendre à l’autre qu’il nous à conquis en bon chasseur et que malgré tout nous sommes la proie. J’aime quand les histoires démarre autrement.

        J’entends le féminisme comme anti-sexisme.
        Mais, je comprend. Séparer les deux, d’une certaine manière permet une dissociation des associations militantes dont tu ne partages pas toujours l’opinion, j’ai tout bon ?

      • Oui, en partie.
        Mais c’est aussi parce que je ne dissocie pas les sexes d’un point de vue biologique ou en terme d’orientation sexuelle. Je ne me sens ni ne me revendique comme femme, alors je ne vois pas pourquoi je me revendiquerais comme féministe. Je suis un être humain, attirée par d’autres être humains, et contre le système patricarcal (contre toute forme de domination et de pouvoir, en fait), ça s’arrête là.

      • Cette réflexion va au plus loin de ce que je penses.
        Se pose la question, pour moi, dans la séduction, de comment « jouer » ou non, ce rôle de « fille ». Comment composer avec d’une part mes croyances/valeurs et d’autre part, ce qui marche. Et, ce qui marche au mieux, c’est encore de jouer avec les stéréoptypes.

        Une idée ?

        (J’aimerai en faire un article, mais dans ma tête, ce n’est pas encore complètement clair).

    32. J’ai eu l’honneur de traîner un peu sur les sites de séduction pour hommes et me suis mise à séduire plus activement moi aussi. C’est juste un jeu de « sexualiser un poil » en discutant mais je reste pudique voire timide.
      J’aime porter des robes courtes par pure esthétique et parce que je trouve qu’un corps nu n’a rien d’allumant en soi…
      Malgré cela j’ai été très étonnée d’entendre des séducteurs chevronnés me dire:
      « si t’as des ennuis faut t’habiller moins sexy » car je me plaignais du regard de ses potes qui m’ayant vu avec jupe beige tulipe à peine dessus du genou et talons carrés de 7 cm en déduisent aussitot que je cherche un mec.

      Les mecs maqués avaient presque peur de me parler!! ils me refilaient vite un interloccuteur célibataire, je me demande encore si j’ai pas rêvé.

      Je tombe sur des gars qui après avoir tenté 2 ou 3 techniques sur moi me disent que je suis froide car apparemment ils ont l’habitude que les autres craquent!?

      autre remarque à propos d’un docu sur des féministes genre pussy riot qui disent « nos seins= nos armes » le mec (d’un certain âge pas 20 ans…) trouve ça contradictoire avec le fait qu’elles montrent leur seins en scandant qu’elles ne sont pas des objets ».

      Cacher son corps avec un vêtement (objet) est paradoxalement synonyme de le rendre moins objectal … et la même règle n’est pas valable chez les hommes évidemment.

      C’est là que je me dis qu’il y a du travail pour faire évoluer les mentalités

      • Très interessant cette idée de :
        – un corps nu = un objet.
        – Un corps habillé = moins objet + sujet.

        Par contre, tu es sûre que cette règle n’est pas valable chez les hommes ? Leurs corps, muscles et tout sont devenus « sujet » à commercialisation aussi…

        Beaucoup d’hommes ont du mal à concevoir un sans hommes : soit tu es casé, soit tu cherches.

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