Comment trouver « Le Bon » ?

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comment trouver le bon
Comment trouver « l’homme de ma vie » ? Est-ce que ce mec est « le bon » ? Est-ce que « le bon » existe ? Ai-je raison ou non de croire au grand Amour ?

On se pose de nombreuses questions sur cette légende urbaine du « bon ». On sait aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’un Prince Disney qui verra sous notre carapace à quel point nous sommes géniales et nous révélera en tant que femme. Ce « bon — là », n’existe pas.

En revanche, la personne avec qui faire un AGRÉABLE bout de chemin pendant quelques années ou plus, ça existe.
Comment le trouver ? Tous mes conseils, ici.

 

« Le bon », c’est quoi ? C’est qui ?

Non, non et non. Je n’ai pas succombé au charme du mythe du pot de confiture et son couvercle. Non, je ne pense pas que le destin ait inventé un homme pour nous, qui nous complète ou nous ressemble trait pour trait.

Je ne suis même pas sûre qu’une histoire puisse durer toute une vie sans son lot de complications, infidélités, compromis et blessures.

Oui, il y a des jours où je suis une grande blasée de l’Amour. La faute au printemps et aux biceps qui se découvrent. (Grrrrh).

Mais, je crois au « Bon ». Ou plutôt « auX bonS ».

Qu’est-ce que c’est ?

Un mec avec qui il est agréable de faire un bout de chemin. Si l’on tombe sur une intersection qui amène les adieux, on le quitte avec plus de beaux souvenirs que d’aigreurs. Ça, ça existe. Car, cheminant à nos côtés, il nous a apporté un nombre important de jolies choses (et vice versa).

Les conditions de réussite ? Les voilà.

 

« Le bon » : une histoire d’Amour

Une histoire qui fonctionne à long terme est avant tout une histoire d’Amour. Les sentiments sont réciproques et personne n’a eu besoin de forcer l’autre pour les révéler. (Ni de manipuler, séduire, mentir, inventer des stratégies, etc.)

Qu’ils soient nés au premier regard, après de nombreux rendez-vous ou au bout de quelques mois, les voilà bien installés. Vous l’aimez et il vous aime.

C’est la condition sine qua non à une jolie histoire. 95 % des problèmes habituellement rencontrés par les couples peuvent être évités quand la réciprocité est là.

Il n’est pas vraiment amoureux ? Vous n’êtes pas vraiment amoureuse ?
Laissez tomber cette histoire, d’autres vous attendent.

Note : Il sera de bon aloi de définir le mot « Amour », car beaucoup de choses y ressemblent sans en être. À mon sens, l’Amour, c’est ce grand sourire aux lèvres que l’on a quand on voit l’autre vivre.

Autrement dit, c’est un sentiment d’harmonie en sa présence. Pour paraphraser Eternal Sunshine, c’est se sentir au bon endroit, au bon moment quand on est auprès de l’autre.

Si l’on ressent de la tristesse, de la colère, de la peur de perdre, pas certaine que ce soit de l’Amour.

 

« Le bon » : une histoire d’égalité

On peut parfois confondre l’Amour et l’admiration. Un homme que nous admirons nous attire irrévocablement. Nous voulons le posséder, espérant par la même acquérir les nombreuses qualités que nous voyons (idéalisons?) chez lui.

Nous nous sentons toute petite et nous perdons un peu de vue ce que nous sommes dans l’espoir de lui plaire. Nous cherchons son approbation, son Amour. Facile de devenir, dès lors, des Miss Oui-Oui, trop gentille, trop tolérante.

Le complexe d’Electre, tout le monde le connaît ?

Les femmes sont amoureuses de leurs papas quand elles sont gamines. Il est perçu comme l’Homme idéal qu’elles épouseront quand elles seront grandes. La mère vient faire tierce. Les mômes tourneront alors leurs désirs vers l’extérieur. Certains traits de Papa se retrouvent chez les mecs pour lesquels nous avons une attirance folle.

Cette admiration couplée au désir, qui nous fait sentir si petite, si vulnérable (autrement dit, pas à la hauteur) est directement liée à ce complexe d’Electre.

Si vous sentez votre partenaire bien plus grand que vous, il y a fort à parier que la relation sera bancale. Comment se sentir valable face à un homme que nous adulons ? Comment lui dire « m*rde » quand nous le pensons meilleur que nous ?

Admirer un partenaire n’est pas une mauvaise chose en soi. Il faut un minimum d’admiration dans l’Amour. Mais, celle-ci ne doit pas être à sens unique et surtout elle ne doit pas vous faire sentir inférieur.

Donc, le bon est quelqu’un que vous aimez, qui vous aime et dont vous vous sentez l’égale.

 

« Le bon » : une histoire de timing

Qui ne connaît pas ce refrain ?

« Je ne suis pas prêt à m’engager. Je sors d’une histoire compliquée. Je n’ai pas envie de sérieux pour le moment. Tu tombes mal dans ma vie. Tu me plais, mais je veux encore papillonner entre les cuisses d’autres nanas. Je préfère les soirées camomilles entre potes que te voir. J’ai trop de travail/soucis en tête pour le moment.  »

L’Amour est une histoire de Timing.

Parfois nous rencontrons quelqu’un qui n’est pas prêt à s’investir. Il ne veut pas consacrer son énergie à avancer dans une relation. D’autres choses le tiennent ou le font vibrer pour le moment.

C’est très frustrant. On a ce goût d’inachevée, d’histoire bâclée dans la bouche. C’est pourtant la réalité de l’autre et il faut la respecter. Nous n’y pouvons rien.

Parfois, c’est nous qui ne sommes pas prêtes.

On en s’en rend pas forcément compte tout de suite. Notamment parce qu’on nous bassine avec cette recherche effrénée de « l’homme de notre vie » comme seul objectif valable chez la femme.

À mon sens, on ne peut rencontrer « le bon » sans s’être rencontré soi-même.

Il faut parfois passer par quelques OIs et autres échecs sentimentaux et avoir appris à être heureuse seule, pour être prête à accueillir une belle histoire.

Souvent, nous voulons griller les étapes (être heureuse à deux, être heureuse par le couple) et nous ne parvenons pas à voir que nous ne sommes vraiment pas prêtes (mûre) pour une relation. Notre pression à l’engagement et notre envie de garder à tout prêt un partenaire qui ne nous correspond pas en est le témoin par excellence.

Donc, « le bon », c’est un type qui nous aime, qui est notre égal et qui a une certaine maturité émotionnelle. Nous sommes la bonne, quand nous aimons l’autre (sans aigreur), nous ne l’adulons pas et nous n’avons plus peur de la solitude.

Critère suivant ?

« Le bon » : une histoire de confiance en soi

« Le bon » est un mec qui a confiance en lui.

Il se connaît plus ou moins. Il sait comment gérer ses échecs, il n’a pas peur de s’affirmer en tant que personne valable. Et, SURTOUT, il n’attend pas d’une femme qu’elle le sauve.

Je ne le répéterai jamais assez, passé vingt ans, méfiez-vous des grands mots d’Amour qui viennent trop vite. Qui veut-il rassurer en nous disant que nous sommes la seule qu’il n’a jamais aimée (au troisième rendez-vous) ? Qui veut-il attacher/posséder en nous parlant engagement et construction au bout d’un mois seulement ?

Généralement, un homme qui prend son temps pour se déclarer, qui s’engage avec le temps et qui apprend à nous connaître avant de nous chanter sérénade est, à terme, un partenaire plus fiable. Il n’a pas BESOIN de nous, il est BIEN auprès de nous. La nuance change tout.

Il en va de même pour nous.
Construire une relation saine de confiance mutuelle est impossible si nous n’avons pas confiance en nous. Aimer quelqu’un demande avant tout de s’aimer soi. C’est par le biais d’une bonne estime personnelle que l’on peut se respecter dans la relation. (Et respecter l’autre).

Et cela, j’en ai parlé plus haut, passe par apprendre à vivre seule. Si, sans la présence d’un homme à nos côtés, nous nous sentons épanouies et heureuses (ou au moins valable), notre bonheur sera assuré à deux.

Rencontrer le « bon », c’est d’abord se sentir « la bonne » pour SOI.

 

« Le bon » : une histoire de plaisir

Non, je ne parle pas de sexe. Encore que.

« Le bon » est un homme qui vous rend heureuse. En d’autres termes, il ne vous fait pas de mal et vous ne vous ennuyez pas avec. (L’ennui ne rend pas heureux).

Vous avez des passions communes et envies de partager de nombreuses choses ensemble. L’Amour rend créatif et les idées s’entrechoquent pour passer sans cesse de bons moments. Que ce soit organiser un voyage, cuisiner ensemble, discuter à bâtons rompus toute la nuit…

Si votre vie aujourd’hui vous semble fade et creuse, ce n’est pas un homme qui la rempliera. Il n’est pas le GO (gentil organisateur) de vos activités.

Plus votre vie sera stimulante pour vous aurez réciproquement des choses à échanger. Il vous amènera faire une randonnée en raquette, vous lui ferez découvrir la Salsa. Vous l’initierez à la boxe, il vous fera goûter le cinéma d’auteurs.

D’où l’importance pour « rencontrer le bon » d’avoir, en amont, un Lifestyle (un style de vie) qui vous convient.

Idem pour les gars. Un mec qui ne fait rien de ses journées ne vous apportera pas grand-chose.

Vous l’avez bien compris, trouver le bon demande AVANT TOUT de se trouver SOI. Comment savoir si ce mec nous correspond ou non, si nous ne nous connaissons pas ? Comment savoir s’il nous rend réellement heureuses, si nous sommes incapables d’être heureuses seules ?

Certes, c’est plus compliqué que d’appliquer des recettes toutes faites, mais à terme, tellement plus enrichissant, pour vous comme pour…lui.

 

Et pour vous, qu’est-ce que « le bon » ?

Anashka,
Qui attend les torses nus de l’été.

50 Commentaires

  1. D’une limpidité incroyable , d’une vérité perçante tout vos écrits.
    Je suis entièrement d’accord avec vous, je suis passée par 1 divorce, et deux séparations, plus ou moins douloureuses, mais j’ai appris tellement sur moi, qui je suis, ce que je veux et ce que je ne veux plus, j’ai pris confiance en moi, j’ai appris ce qu’étais aimé sans être attacher, cheminer main dans la main, partager, se faire respecter et accepter l’autre tel qu’il l’est, pardonner aux autres, et pardonner a soi même les erreurs qu’on a pu commettre, ce ne sont que des expériences qui nous apprennent à comprendre qui nous sommes au plus profond de nous même, et puis après l’amour vient au moment ou l’on s’y attend , le moins quand on ai prêtes, et puis dans la vie, il peut y avoir plusieurs Bons…notre coeur peut aimer a l’infini!!!
    Pour ma part, je suis célibataire depuis 1 an, j’en avais bien besoin après tout ce que j’ai pu vivre, je me suis retrouvée et j’ai fais le deuil de ma dernier relation, en passant par plein d’étapes différentes.La je suis de nouveau prête à aimer, j’ai fais une rencontre il y a peu, on a déjà eu une nuit..après je ne sais pas ce que cela donnera, mais j’ai confiance en la vie, si ça doit être lui, ça le sera, je continue d’avance en essayant d’être le plus détachée possible( pas toutes les heures faciles, car j’ai vraiment envie d’être avec lui)…belle histoire d’amour a tous et à toutes!! et merci pour tous les conseils que vous donnes.

    • Merci pour se témoignage, merci pour ce partage.
      Il est vrai que notre confrontation à l’amour est un bon moment d’apprendre sur soi. Un bon moyen de se découvrir.
      On se confronte à notre noyau dur : nos attentes, nos peurs, nos irrationalités… C’est un chemin complexe, mais assez beau, en somme.

  2. Globalement, ton article recouvre bien l’idée que je me fais du bon, surtout la dernière partie. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai décidé d’apprendre à être heureuse toute seule et arrêter d’attendre de l’autre ce que je ne peux pas attendre de moi.

    Mais je ne suis pas d’accord avec tout. C’est là où je me dis que certains courants de la psycho ne me parlent définitivement pas. Le complexe d’Electre / Oedipe, jamais vécu. Ni même jamais vu chez d’autres.
    Et ça m’agace beaucoup d’entendre que certaines « cherchent un père ». Même en ayant eu des histoires avec des hommes qui avaient 20 ou 30 ans de plus que moi, que j’ai admiré pour ce qu’ils avaient accompli (forcément, on n’avait pas la même expérience de la vie), je les ai jamais adulé (tout comme je n’ai jamais adulé mon père, d’ailleurs).

    • Oedipe et Electre, c’est la base de la psychanalyse aujourd’hui. Ils se plantent peut-être, mais je n’en suis pas encore persuadée (il faut que je lise le livre noir de la psychanalyse, qui m’apportera d’autres pistes, j’en ai reculé la lecture pendant mes études, j’étais déjà sceptique sur quelques trucs, je ne voulais pas me dégouter de la fillière).

      Sans chercher un père au comportement « traditionnellement » paternel, la psychologie sociale nous montre que nous nous sentons en confiance avec les personnes qui ont quelques choses de « familier ». Quoi de plus familier que les traits de caractères de nos parents.

      Observation récente, je suis une grande affective et sentimentale (je ne serais pas ici, sinon). Je regarde mes amies (femmes), ce sont des femmes très actives, indépendantes, qui ne s’arrêtent jamais… Comme ma mère. Sans chercher ma mère dans mes amies, les traits de ressemblance me permettent peut-être de faire plus facilement confiance. Comme une grille de lecture « ce type de personnalité, je connais, je sais que je peux compter dessus ». Sans que ce soit complètement explicite. D’où ce que l’on appelle le feeling.

      Autre observation, j’ai eue quelques OIs (deux, vraiment particulier, une femme et un homme, pas en même temps). Les deux sont des casses-cous de la vie, des personnes qui aiment les chemins de traverses et les risques. Des personnes « fortes », qui n’ont pas peur de la bagarre ou de se retrouver dans des situations impossible. Etrangement, mon père me faisait une description de ce trait de caractère, chez lui, à vingt/trente ans.

      Je ne suis pas sûre que l’on cherche notre père, dans sa globalité. Mais l’on retrouve chez les personnes qui nous plaisent des traits de nos parents. Parce que nous les maitrisons et les associons à pas mal de bons souvenirs (généralement). J’ai retrouvé ce truc-là chez pas mal d’amis.

      Il reste que ça peut-être la plus grosse prophéties auto-réalisatrice de la psychanalyse… Mais, je n’en suis pas sûre.
      Disons que sur l’observation, ça colle avec 100 ans de pratique. Sur l’interprétation, il est possible que ce soit biaisé, comme toutes les interprétations.

  3. Je me permet ce commentaire bien que je sois un homme et donc pas directement concerné par les propos (je ne peux pas m’empêcher de lire les articles en inversant les genres pour les adapter à moi)

    Je suis globalement d’accord avec cet article même si je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçu qu’il mette l’accent sur la démystification du côté salvateur de l’amour.

    Comme un arrière goût amère que l’amour se mérite et n’est accessible qu’à ceux ou celles qui ont la capacité d’avoir fait un travail sur soi.

    Chacun ne mérite-t-il pas l’amour dans la même mesure et sans condition ? (peut-être que je crois encore un peu trop à la princesse charmante, lol)

    • Je ne crois pas à la méritocratie amoureuse. Je ne pense pas que l’Amour se mérite ou non.

      Avoir fait un travail sur soi permet de l’acceuillir avec plus de sérénité, donc de faire moins d’erreurs, moins de projections. D’aimer l’autre AVEC sa liberté, par exemple.

  4. Il n’y a vraiment pas de quoi, Sarish. Ça fait vraiment plaisir de voir que j’ai pu t’apporter un petit plus ^^

    Prends soin de toi !

  5. « calmer la machine à projection » lol … j’adore l’expression ! Tu as tout à fait raison, il ne faut pas que les choses échappent à ton contrôle, parce que c’est ce qui m’est arrivé, et à un moment donné j’avais l’impression que je ne faisais plus ce que je voulais par amour, mais par obligation envers ma famille, mes amis, et même mon fiancé. En fait, dès que tu promets quelque chose comme ça, tout le monde s’emballe et du coup on devient des spectateurs dans le jeu, et on se pose beaucoup de questions. On se retrouve seule, incomprise, et c’est vraiment dur une fois que les choses deviennent vraiment sérieuses.

    Bon, pour MA petite expérience personnelle, j’étais vraiment paniquée, j’avais peur de franchir un cap et de ne plus pouvoir revenir en arrière. A l’évidence, il valait mieux prendre mon temps, faire un break, bien planifier ma vie future, décider ce que je voulais faire sur le plan personnel et professionnel, plutôt que de laisser aller les choses plus avant, puis d’annuler le mariage à deux semaines de l’évènement.

    Aujourd’hui, quand je regarde en arrière, je regrette que les choses se soient passées comme ça. Surtout : je regrette d’avoir perdu une personne qui était prête à passer sa vie à mes côtés. Tout ça parce que j’avais trop la trouille ! Je pense que je n’étais pas assez mûre, assez courageuse pour avoir confiance en l’avenir et m’engager à cet âge. Cinq années sont quand même passées, j’ai bien changé ;) !!!

    Donc si tu veux mon avis Sarish, oui : prends ton temps pour te calmer, te relaxer, et regarder les choses clairement. Fais un plan pour ta vie, ta carrière, où veux-tu habiter, quel études comptes-tu faire, etc. Ce n’est pas la peine de s’emballer, de paniquer, et puis de finir comme moi : décevoir ses amis et perdre son amoureux. C’est la pire solution.

    Sois sûre d’une chose : si vous vous aimez tous les deux, alors tout ira pour le mieux. Si tu veux aller de l’avant, fais-le par amour ! Mais si tu veux arrêter, ne le fais pas à cause de la peur. Parce que, ma chérie, quoi qu’en fasse dans cette vie il y aura toujours des risques. On ne sait jamais de quoi est fait l’avenir. S’engager peut faire très peur, bien sûr ! Mais ça fait partie du jeu, sinon ce serait vraiment ennuyeux, tu ne trouves pas ? lol

    Je suis d’accord avec toi, fais un break et respire profondément (oui, inspire… expire….3 fois….lol). Dès que tu te sentiras calme, tu y verras plus clair. Quant à ton amoureux, visiblement il t’aime beaucoup, dis-lui surtout tout ce qui te passe sur le coeur pour qu’il ne se fasse pas trop d’idées.

    Un dernier mot pour toi, Sarish : c’est normal d’avoir peur, de douter, il ne faut pas en avoir honte, ni que tu culpabilises à cause de ça. Parles-en à tes proches, à ton amoureux, et rappelle-toi : il vaut mieux faire quelque chose par amour que de ne pas la faire par peur. Et comme disait Oscar Wilde : il vaut mieux avoir des remords que des regrets ! (et non, je n’aime pas trop lire, mais ça me fait passer pour une fille intelligente :p)

    Bisous ^^

    • Merci Anaïs pour ces conseils.
      Oui j’ai décidé d’arrêter de trop projeter, et de planifier une chose à la fois. Il y a beaucoup qui est en jeu pour tout mettre dans le même panier. Déjà le fait d’avoir tout sorti en écrivant ici, d’échanger avec toi, mais aussi (et sutrtout) d’avoir pu parler à Tom de mes peurs et qu’il continue de m’offrir tout son soutien, m’a fait beaucoup de bien!
      Merci.

  6. Bonjour Anashka!

    Cela fait plusieurs jours que je lis ce site dans tous les sens, et ce qui était d’abord une curiosité s’est transformé en réelle découverte. Je tenais à te féliciter pour le travail que tu fais.

    J’ai longtemps hésité avant de t’écrire moi-même. J’ai d’abord lu les histoires des autres, me demandant si je trouverais aussi tordue que la mienne. Et finalement, peut-être que cela me fera du bien à moi aussi de partager et de te demander conseils, ou n’importe quoi d’autre. En fait je ne sais pas très bien ce que je recherche.

    J’introduirai mon histoire ainsi: que faire lorsqu’on a trouvé « le bon » avant de se trouver soi-même?

    Je n’ai jamais cru au « Bon » ni au prince charmant… Jusqu’à récemment j’ai même fait plusieurs OI, de durée et de teneur variées… (et je suis très satisfaite de pouvoir mettre un nom dessus après avoir lu ce site!) j’ai aussi eu de belles histoires sans OI, mais plutôt courtes, des aventures et un coeur très brisé.
    Mais voilà, sans crier garde, l’Amour a frappé à ma porte il y a un peu plus d’un an, par une personne assez extraordinaire et un hasard incroyable. Je pense encore que rien ne nous prédestinait à nous rencontrer, et que ce n’est que le fait de plusieurs coïncidences.
    Pour être plus claire, je suis une montréalaise qui s’est fait brisé le coeur en étudiant à Paris, qui a décidé de se barrer en Nouvelle-Zélande de façon assez hasardeuse (enfin officiellement en échange universitaire). La-bas j’ai rencontré Tom, dans une période où je n’allais pas très bien. (En effet j’ai une longue histoire d’amitié avec la dépression, qu’on me dit aujourd’hui possible bipolarité.) J’étais assez fatiguée et blasée de tout, et il est apparu de nulle part dans ma résidence, en retard sur le début du semestre de quelques semaines, après un séjour dans un orphelinat en Malaysie (hot!) On se met vite à discuter, et sans autre forme de procès, il me plait beaucoup, très vite, bien que je ne me l’avoue qu’à moitié. D’après ce que je lis sur ce site, j’y suis allée comme une pro question drague, alors que je ne me suis pas posé de questions…
    « Toc toc toc j’ai loué ce film dont je t’avais parlé, tu veux le voir? Oh tiens, une carte du Moyen Orient? »
    C’est littéralement comme ça que je me suis imposée dans sa chambre, assise à son bureau, regardé ses cours de français, et finalement passé le reste de la nuit avec lui.
    On a bien mis deux semaines à se décoller l’un de l’autre, on se sentait tellement bien ensemble! Tout s’était fait très vite, mon audace ne m’avait jamais aussi bien récompensée, et plus j’en avais, plus j’en redemandais. Enfin, j’avais aussi pris l’habitude des amourettes depuis la Nouvelle Zélande, ne voulant pas particulièrement d’histoire sérieuse.
    Mais c’est lui qui a voulu qu’on soit « exclusive » assez vite, qui voulait du long terme, parce qu’il disait que je n’étais comme personne qui l’ait rencontré auparavant. (Il est vrai qu’il a six ans de plus que moi, lui 28 et moi 22 et qu’il a beaucoup plus d’experiences amoureuses/sexuelles que moi.)
    Sans vouloir approfondir sur notre statut, j’ai continué à le voir parce que cela me faisait du bien. Il est aussi réellement extraordinaire: il a commencé petit à petit à s’ouvrir à moi, et j’en suis petit à petit tombée amoureuse, et lui de moi.
    Et pourtant tout cela dans des conditions assez particulières, parce qu’alors que lui réussissait très bien ses études, j’étais complètement dans les vapes, entre médocs, psy, psychiatres… Je n’allais nulle part et ne voulais pas bouger de la bulle protectrice que je m’étais construite. Avec Tom, on avait trouvé quelques petites activités quotidiennes à faire ensemble qui nous rapprochaient: cuisiner, faire les courses, regarder des films, des ballades, aller prendre un café/verre, avec de ponctuels diners romantiques et de longues nuits de discussions passionnées. Et du sexe, beaucoup. On habitait déjà dans la même maison, donc on se voyait pas que si l’un de nous avait à faire ailleurs.

    Je suis passée par cette longue description du début pour mieux expliquer le contexte des évènements.
    Ma relation avec Tom devenait de plus en plus enrichissante, et surtout, me ramenait à la vie. Avec notre amour grandissant, je me rendais compte que je reprenais goût à la vie, que je voulais me reconstruire et sortir du cercle vicieux dans lequel je m’étais enfermée au cours des dernières années. Mais c’était difficile, et je n’y arrivais pas. Ma psychiatre m’a donc proposé de faire un séjour en clinique psychiatrique, pour essayer de mieux cerner quels sont mes problèmes a fonctionner au quotidien, etc. Et avec beaucoup d’hésitation j’ai accepté, et me suis retrouvée dans une communauté thérapeutique pendant six semaines. J’ai eu toutes sortes d’expériences, appris beaucoup sur moi-même, les autres et la maladie mentale en général. Et j’ai surtout compris que mon travail avec moi-même serait long et que je ne voyais que la tête de l’iceberg. Tom, qui ne comprenait pas trop pourquoi j’avais décidé d’aller dans un tel endroit, a tout de même fait de son mieux pour me supporter.
    Sauf que voilà, je n’étais plus étudiante, plus de Visa, n’avais presque plus de sous et l’assurance refusait de continuer a me couvrir parce que j’avais couté trop cher! (oui les assurances privées peuvent faire ça!)
    La seule solution pour moi était de rentrer à Montréal, et d’essayer de me faire soigner la-bas. Je suis rentrée en aout 2012. J’avais plusieurs projets qui sont tous tombés à l’eau alors que mon état se dégradait, et en octobre j’étais hospitalisée. On me redonne de nouveaux médocs, j’essaie de commencer une thérapie mais n’y arrive pas. Je m’enferme dans ma bulle, squatte chez différents amis en itinérance… Et pendant tout ce temps, j’appelle Tom presque tous les jours, on s’écrit, se skype autant qu’on peut. Mon manque pour lui est atroce, il est la seule raison pour laquelle j’ai encore la force de m’accrocher. Et je sais que c’est très mauvais, mais ma psy me rassure en me disant qu’il n’y a pas de mal a se nourrir de l’amour de quelqu’un lorsqu’on va mal. Avec le recul, je crois que j’etais vraiment en état critique.
    Tom faisait tout ce qu’il pouvait pour me soutenir à distance. Il a voulu venir à Montreal mais n’en a pas eu les moyens, parce qu’il économisait pour son échange en Italie qui commençait en janvier.
    Je pense qu’il ne comprenait pas non plus tout a fait mon état, parce que je lui en parlais très peu, parce qu’il y réagissait souvent mal. (C’est fou comme les gens assimilent très facilement n’importe quelle maladie physique, mais aucune mentale!)
    Bref, je passe des mois assez difficiles, et nous sommes tout autant amoureux que perdus. Mais ma mère décide de me payer un billet pour aller la voir a Paris pour janvier, et j’en profite pour passer par l’Italie pour voir Tom. Nos retrouvailles sont d’abord merveilleuses, mais viennent ensuite ses difficultés à comprendre mon état, ma fatigue, etc. Mais le temps, ainsi que de nombreuses discussions finissant à 4h du matin raniment la magie, et nous ne voulons plus jamais nous séparer. Notre amour grandit encore, atteint le sublime, nous avons une compréhension immense l’un de l’autre et nous voulons continuer à la faire grandir. Il décide qu’il fera son possible pour me rejoindre à Montréal dès que possible, une fois son semestre d’échange terminé, qu’il mettra ses études en Nouvelle Zélande de côté pour vivre avec moi quelques temps pour décider de ce que l’on fera, car nous ne voulons plus jamais nous séparer. Nous décidons aussi de nous marier, pour faciliter les histoires de papiers pour que nous puissions être ensemble qu’importe le pays où nous serons. C’est une lourde décision car ni lui ni moi n’avons jamais pensé vouloir se marier un jour, et tout d’un coup cela devient beaucoup plus symbolique pour nous, un voeu que l’on ferait pour l’autre, pour lui promettre d’être toujours à ses côtés. Nous nous quittons le cœur déchiré sur ces pensées, et je rentre à Montréal fin février.
    Nous continuons à nous parler et nous écrire quotidiennement, nous faisons pleins de projets d’avenir, nous nous envoyons des mots d’amour, etc. C’est très enivrant mais la douleur d’être séparés devient de plus en plus atroce. Et surtout, alors que lui continue ses études, je ne fais absolument rien du tout, suivant les conseils de ma psychiatre qui m’a dit d’arrêter travail et études pour un temps (je vis sur l’aide sociale) afin de me reposer. De toute façon j’ai la force de ne rien faire, et je ne vis que pour parler à Tom, en ayant bien conscience que cela m’est plutôt néfaste. Mais on en a besoin tous les deux, c’est trop fort.
    Sauf que voilà, depuis deux semaines, je veux prendre mes distances, même si je n’y arrive pas… (Nous parlons quand même entre 3 et 5h par jour au téléphone). Je m’irrite tout le temps au téléphone contre lui, on se dispute un peu… Je pleure beaucoup et me sens complètement prise au dépourvu. Tout d’un coup tous les projets que nous avions ensemble ne m’intéressent absolument plus, le mariage encore moins.
    Voyant que la distance nous fait trop de mal, il a décidé d’emprunter de l’argent à sa mère et de sécher deux semaines de cours pour venir me voir en mai. Il y a quelques semaines, ce geste m’aurait remplie de joie, mais je me trouve presque indifférente maintenant. Je ne sais plus trop ce que je veux avec lui, je pense même à rompre, et pourtant c’est réellement l’amour de ma vie, que je ne voudrai pas regretter. Je suis constamment partagée entre l’amour, l’admiration et la bienveillance que j’éprouve pour lui, et l’envie de tout arrêter, de tout fuir. Et je sais bien que dans tout cela je suis censée essayer d’aller mieux, me reconstruire etc., mais je n’y arrive pas, ou n’en ai même plus envie. Il n’y a que mon instinct animal qui m’empêche de me laisser mourir, en m’obligeant à manger quelque chose tous les trois jours…
    J’ai conscience que je suis dans une situation un peu particulière, un cas clinique qu’on a un peu abandonné (ma psychiatre est partie en année sabbatique et depuis c’est vraiment galère, et l’administration de l’hôpital est juste vraiment trop lente…). Je ne suis pas de thérapie non plus, tout simplement parce que plusieurs tentatives avortées m’ont pas mal découragée, et que je n’en ai plus les moyens, même si je me dis qu’il serait temps de trouver une solution alternative. Je deviens folle dans mon isolation où je vis au rythme du chat de mon coloc, et où je ne fréquente quasiment que le vendeur de tabac…

    • Je viens de lire ton histoire Sarish, et… wow ! Moi aussi je découvre le site, et j’ai vécu aussi la même histoire (ou presque ^^) il y a environ cinq ans. J’avais 22 ans moi aussi, et mon fiancé (belge d’origine italienne) 25 ans. On était vraiment très amoureux, j’étais tellement heureuse que je vivais sur un nuage. C’était vraiment le garçon idéal pour moi : doux, attentionné, on se disputait parfois mais jamais rien de grave. Et surtout : nos deux familles, nos parents en particulier, s’entendaient à merveille. On avait fait une cérémonie pour nos fiançailles et on commençait à organiser notre mariage, et là ce fut la grande catastrophe…

      Je commençais à pleurer toute seule, sans savoir pourquoi. Je cherchais des problèmes sans raison à mon fiancé, et on se disputait de plus en plus sérieusement, surtout qu’il n’arrivait pas à comprendre mon état d’âme, moi non plus d’ailleurs :'(…

      Je me sentais comme piégée, je me posais beaucoup de questions y compris de savoir si je l’aimais vraiment. Et j’ai fini par annuler le mariage, d’une façon assez brutale et qui me laisse encore des souvenirs amers. Mon fiancé a très mal réagi, il a eu le coeur brisé et s’est senti trahi. Il ne m’a plus jamais adressé la parole, malgré mes efforts pour garder le contact.

      Aujourd’hui, avec le recul, et avec mon petit plus d’expérience dans la vie, je me rends compte que j’aimais vraiment ce garçon, et que le quitter était peut-être la plus grosse bêtise de ma vie (je n’ai jamais plus rencontré d’homme aussi doux et qui veuille s’engager avec moi). Mais j’ai compris aussi que mon autre erreur était de vouloir m’engager alors que je n’étais pas prête. Sur mes 22 ans, je me suis trop vite emballée pour ces fiançailles. J’avais la tête remplie de rêves de mariage, d’enfants, de grande famille, etc. Je n’aurais pas dû aller aussi vite, mais voilà : j’avais le sentiment que ma vie n’était pas là et que j’avais d’autres choses encore à découvrir, peut-être mieux. Ce qui s’est révélé être faux :'(

      Bref, c’était mon erreur. Je sais aujourd’hui une chose : il faut tomber amoureuse quand on se sent prête, pas quand on se sent seule.

      J’apprécie que tu aies partagé ton histoire. N’hésite pas à rester sur le fil pour qu’on puisse en discuter si nécessaire :)

    • Merci de ton commentaire Anaïs.

      Effectivement, je me dis bien que mon recul soudain doit avoir rapport avec le fait d’être prête ou pas, en plus des autres difficultés que je traverse. Et pourtant c’est une question que nous nous sommes tous les deux posée, car nous n’avions jamais envisagé le mariage comme une possibilité dans notre vie avant. Et nous ne tombons pas non plus dans l’illusion que cela rendra notre plus durable, plus vrai ou quoi que ce soit… Mais l’idée d’y croire, de vouloir être ensemble malgré la différence de pays, d’aller à contre courant en se mariant si tôt, si jeunes, de prendre ce risque en voulant faire tous les efforts pour que ça marche, était (est?) assez enivrante. En fait je ne voyais pas le mariage comme quelque chose qui changerait vraiment notre vie, puisque les mêmes défis de couple resteront là. Mais dès que nous avons commencé à en parler à nos proches, cela prend des dimensions incroyables, et les gens y ccordent beaucoup d’importance et à projeter toutes sortes de trucs. Au début c’était marrant, mais comme toi, je commence à me sentir prise au piège, comme si je n’avais plus mon mot à dire.
      Du coup j’en ai parlé avec Tom hier, lui disant que je ne sais plus trop ce que je veux et que je ne veux pas m’embarquer dans une machinera dont je n’aurai plus le contrôle. Il a été très compréhensif, me disant qu’il ne voulait me mettre aucune pression, et qu’il suivra ce que je déciderais. Il était quand même un peu blessé parce que je l’ai entenduverser quelques larmes. On s’est dit qu’on en reparlera quand il viendra. En attendant, on calme la machine à projection… Je ne sais toujours pas ce que je vais faire… J’aimerais pouvoir tout recommencer du début, prendre mon temps sans les facteurs grossissant de la distance et de la dépression… Mais peut-être que c’est ça la force de notre histoire? Qu’en penses-tu?

  7. Pour revenir à ces critères, peut-être que chacun a ses propres critères, mais c’est bien que cet article travaille à écarter les fausses idées. C’est important. Parce que si on cherche quelque chose qui n’existe pas, on risque de perdre beaucoup de temps et d’énergie pour rien. D’où le désespoir, la frustration, la déprime…

    Je trouve qu’on nous a un peu trop bassinés avec le grand romantisme. Bien sûr, je trouve ça joli, mais je sais que ce n’est pas « LA » réalité de la vie d’un couple. Si on attend la personne parfaite, ça risque d’encourager nos imperfections, et ça ne nous pousse pas à nous améliorer pour être la personne parfaite d’un autre. Et encore… tout ça, c’est sur le plan personnel. Socialement, on devient exigeant, dans le sens où l’on attend quelque chose de particulier, et on oublie toutes les autres belles choses de la vie. Imaginez une personne épanouie, qui ne cherche pas le prince charmant, qui se donne pleinement à elle-même et aux autres : elle s’amuse, elle est profitable dans son travail, sa présence seule suffit à donner le sourire aux autres. Non seulement elle est en position de force (on recherche sa compagnie, on a toujours besoin d’elle), mais en plus elle gagnera bien plus en amitié avec les autres que tout ce que promettent les romans d’amour. Et quand elle sera amoureuse, ce sera elle la donneuse… et non la mendiante.

    Si je devais conclure, je dirais : ne cherchez pas la personne parfaite pour vous. Soyez la personne parfaite dont les autres rêvent. Et rappelez-vous toujours qu’on a besoin de vous (et tâchez d’oublier l’inverse).

    Merci Anashka, d’éclairer la vérité. C’est le plus beau métier du monde :)

    • Et quand elle sera amoureuse, ce sera elle la donneuse… et non la mendiante

      Je l’encadre et te la volerais très bientôt celle-là.

    • Je pense plutôt, pour ma part « Soyez la personne que vous souhaitez être ». Être la personne parfaite pour les autres, ça m’intéresse moyen ^^

    • Oui. Le bien-être avant la perfection, je partage.

  8. Le point sur l’admiration est vrai mais assez triste quand on y pense.

    Devoir choisir un homme que vous admirez plus mais auquel vous ne pourrez pas dire non, où un que vous admirerez moins mais qui vous permet d’être plus en contrôle qu’avec le premier, ça doit être un sacré dilemme !

    Très bon article et le « il faut être heureux seul avant de pouvoir être heureux à deux » est une très bonne conclusion !

    • Je pense que l’on peut avoir de l’estime, trouver que la personne est formidable, sans se sentir inférieure. Le piège n’est pas tant dans l’admiration que dans le fait de se sentir moins bien…

  9. On aurait pu renommer cet article : « De l’importance de l’épanouissement personnelle pour trouver l’Amour», c’est ce que j’en retiens. Je crois dur comme fer « aux bons », à la pluralité des hommes qui nous conviennent aux différents moments de notre vie. Je pense que la confiance en soi et la construction de soi par l’expérience et la réflexion sont clé pour trouver l’Amour ou encore une fois, les amours de sa vie, parce que je pense qu’il n’y a pas un « bon » dans l’absolu dont on devrait faire sa quête.
    Merci ;)

    • Je partage totalement. Vrai que j’aurai pu prendre un titre plus précis. Mais, j’aime les titres généraux, car finalement, c’est ce que l’on tape dans les barres de recherche. Donc, on peut parler de trucs assez sérieux avec des titres plus communs. ^^

  10. Très bel article Anashka. Tu as tout dit et très bien dit.
    C’est important en effet de s’aimer pleinement, d’avoir une vie riche et bien remplie par toutes sortes de formes d’amour ( familiale, amicale, etc) pour pouvoir aimer quelqu’un et de ne pas avoir besoin d’être avec lui mais d’en avoir envie. Cela fait toute la différence. Si tout notre bonheur ne repose que sur une seule « branche », le jour où elle se cassera, nous aurons d’autant plus de mal à nous en relever.

    Je dirais que pour moi, le « bon », c’est quand je sens sa présence même quand je suis seule, quelque part. Quand je sens qu’il existe, qu’il fait partie de ma vie même si on n’est pas toujours ensemble et que j’ai le sourire rien que de penser à lui en me disant par exemple » j’ai fait un truc sympa aujourd’hui , j’ai hâte de lui raconter ».

    P.S: Le prince charmant? Le seul auquel je crois, c’est celui vendu en paquet de 16 au super marché alors bon…

    • Je comprend cette idée de présence. Le sentiment qu’on est plus vraiment seule, que nos petits trucs l’intéresseront, de même que ces petits trucs de vie nous intéresse.

    • C’est exactement ça,

      j’ai envie de l’autre mais pas besoin de lui ou d’elle pour vivre ou pour avoir de l’amour.

  11. Clairement, oui! On ne peut être bien avec quelqu’un sans être déjà bien avec soi.

    Je pense que l’on est réellement disponible à autrui quand on renonce à rencontrer, coûte que coûte, nôtre « âme soeur ». Je n’entends pas par là, qu’il faut négliger d’être attentif aux autres, à ce qui nous entoure ou même qu’il ne faut plus rien mettre en place pour faire de nouvelles rencontres.
    Simplement, on a renoncé à avoir à tout prix, une relation, même si celle-ci peut être médiocre, qu’on le sait, mais qu’au fond, on se dit que c’est ce que l’on mérite ou que l’autre va changer, en dépit de tout ce qui ne nous convient pas chez lui.

    On apprend à être bien avec soi-même, à exister juste pour et par soi-même, en tant qu’être humain. On est bien comme ça, nous n’avons pas la nécessité d’être en couple pour trouver notre place dans la société.
    De cette même façon, on est diponible pour rencontrer une personne saine, mais surtout nous n’envoyons plus les mêmes « signaux » (la peur de rester seule ad viternam; le besoin compulsif de séduire tout ce qui bouge, etc.)

    Et l’autre, intuitivement, va ressentir que nous sommes prêtes à l’accueillir tel qu’il est et juste pour ce qu’il est, sans espérer autre chose de sa part.

    Autrement, je pense qu’il est possible de lire des livres, comme ceux dont parle Sbrianne, sans pour autant tomber dans l’erreur de vouloir une vie similaire.
    Il faut juste les voir comme des sources de divertissement, à la rigueur nourrir son imagination de certains détails, mais ne pas aller au-delà.
    Même si je comprends bien, que malheureusement, ces ouvrages peuvent insiter les jeunes filles qui les lisent, à penser que leur bonheur passera uniquement par l’amour et l’attente de celui-ci pour les rendre meilleures.

    • Bien sûr qu’il faut les voir comme une source de divertissement mais sans plus. Je pense d’ailleurs que le public auquel il s’adresse est capable de faire la part des choses dans l’ensemble.
      Mais je trouve cela désolant de retrouver presque à chaque lecture que j’ai faite (Et j’en ai mangé des bouquins de ce style ) cette vision des choses. Et je sais que par le passé, elle m’a influencé. Je ne dois pas être la seule….

    • Non, tu n’es pas la seule. Le message de « Cendrillon » est tellement présent (film, livre, culture…) qu’on y toute soumise. Le gros avantage a concentrer la femme sur ses amours, comme la seule source de réussite… qu’elle doit attendre d’un homme, permet de la détourner du politique.

    • Ah, j’ai oublié de le mettre avant de publier, merci beaucoup Anashka pour cet article pertinent qui va dans le sens de ce que je pense. ^^

  12. Ok alors là… JE SUIS MAAAAL!!!!!
    Comment on fait quand on a pas confiance en soi, que l’on essaie toujours d’avoir son approbation et sa présence, que l’on est heureuse seule mais que l’on ne se voit pas vivre sans lui???
    La dernière fois, j’ai pensé à mon avenir, à ce qui va se passer en septembre… Et malgré des hauts et des bas dans notre relation, je me suis mise a pleurer parce que NON je ne me vois pas sans lui…
    Je sais que lui vivra très bien sans moi… Je sais que si on se quitte je m’en remettrais mais G** qu’est ce que c’est dur!!! Honnêtement je ne veux personne d’autre! Mais à la question est ce que c’est le bon? Je n’ai pas la réponse…

    • Sur la liste, qu’est-ce qui te pose problème ? C’est quoi « le bon », pour toi ?

    • Pour moi le « Bon » c’est quelqu’un qui t’aime, qui prends soin de toi, en qui tu as confiance et à qui tu peux te confier, quelqu’un qui te comprennes, quelqu’un qui te rends meilleur… Après tout ce que tu as dis dans l’article est très juste… Le problème c’est que bah tout n’est pas toujours réunis dans une relation… Alors à savoir ci dans ce cas c’est le bon ou pas … Je sais pas…

    • Bulle, tu sembles attendre beaucoup d’un homme, beaucoup de choses que tu peux t’apporter toute seule.
      Même si je partage pour la confiance et l’envie de dialoguer. Quelqu’un qui te comprend, protège et rend meilleure, tu es surement la meilleure personne pour faire ça pour toi-même.

  13. J’ai découvert ce site depuis quelques temps et c’est la première fois que je laisse un commentaire.
    Tout d’abord je voulais te remercier Anashka pour tes supers articles. Je me suis délectée de tous les lire et ça me donne la pêche et le courage pour me remettre dans le bain de la séduction. Sans te raconter toute ma vie, ça fait six mois que je suis célibataire après plus de 8 années de relations avec un garçon qui m’a quitté sans que je vois rien venir (on vivait ensemble et on venait de partir 3 semaines au Mexique). Ca été LE gros choc!!!

    En tout cas ton article sur le bon ma parle beaucoup. Je sais que mon ex a été le bon pour une longue période mais les gens changent, évoluent et maintenant je sais qu’un autre bon m’attend quelque part. Enfin pas tout de suite car actuellement j’ai peur de l’engagement et j’ai besoin de me retrouver moi-même pour prendre soin de moi et faire ce qu’il me plaît.

    Je sais que l’on a chacun son mode de fonctionnement mais je ne comprendrai jamais les gens qui se jettent à coeur perdu dans une nouvelle histoire alors qu’ils n’ont pas eu le temps de faire le bilan de l’ancienne et surtout de se retrouver pour devenir le bon pour SOI :)

    • Peut-être que ces gens-là ont le sentiment qu’il ne trouveront pas.. le bon SOI. ça prend du temps, ça ne se fait pas en un jour… Pas mal désespère dans cette recherche de soi. C’est pour ça qu’on le répète, dès qu’on écrit (nous, les amoureux de la connaissance personnelle) : c’est possible et c’est essentiel.

  14. Encore un très bon article !

    Tout a été dit, je n’ai rien à ajouter. Je ne sais même plus comment définir ce qu’est « le Bon » à mon sens tellement tu as été limpide.

    Merci à toi ;)

    • (C’est gentil ^^)

  15. Article pertinent.
    Le bon qu’est-ce que c’est ? Aucune idée !
    Ta partie sur le complexe d’Electre me parle. D’ailleurs, j’ai noté quelques mois en arrière qu’il y avait de très grandes similitudes entre mon père et cet OI…simple coïncidence ? Je ne crois pas.

    • Non. Quels traits communs ?

    • Tous les deux sont des workaholics , ne supportent pas la critique, mais très promptes à critiquer, self-made men, très actifs, intelligents, sûrs d’eux, cultivés, indépendants.

    • Au fait, le sûr de lui, ce n’est pas le cas de ce gars. Je l’ai réalisé lundi (cf mon nouveau commentaire sous comment plaire aux hommes ?).

    • Je pense qu’il faudrait comme tu le dis encourager les gens à s’épanouir déjà personnellement et à ne pas penser qu’être en couple est la solution à tous les problèmes.
      D’ailleurs, à ce propos, je m’intéresse depuis quelques temps à un type de littérature très prisé auprès des adolescentes et mon constat est sans appel, cela fait peur.
      Les héroïnes sont pour la plupart mal dans leur peau, se trouvent laides, sont peu épanouies et c’est l’apparition d’un gars, tel un prince charmant sur son cheval blanc qui renverse la donne. De plus, tu as cette image récurrente de THE gars fait pour l’héroïne, avec lequel elle imagine, au bout de seulement quelques mois de relation de se marier, se lier pour l’éternité ^^’.

    • Comme dis une auteure que j’aime beaucoup « On n’est pas sortie du mythe de Cendrillon ». Le prince qui vient changer la vie de la souillon.
      Un jour, promis, on comprendra qu’on est notre propre Prince. Que c’est à nous de nous occuper de nous. Et, de cette manière, les hommes, on saura les aimer sans attendre d’eux.

    • Merci Sbrianne !

      J’ai constaté la même chose que toi, d’où mon désintérêt pour énormément de livres. J’en ai lu beaucoup de ce genre à une époque et ça me faisait littéralement déprimer parce ça ne se passait pas comme ça pour moi, jusqu’au jour où j’ai enfin compris que c’était du pipeau.

    • Il faut du temps pour s’en rendre compte. Et pas mal de coups durs…

  16. Merci pour cet article Anashka, toujours aussi clair! :)

    Le bon pour moi, c’est quand on a pas besoin de se poser 10’000 questions, qu’on se sent simplement en confiance au Moment M. :) (Ca commence à venir pour moi, je progresse.)

    • Cet notion de confiance me parle beaucoup… J’approuve.

  17. Une fois de plus, en lisant ton article, je me dis : c’est simple, limpide.

    Quelle clairvoyance !! Comme si on mettait des lunettes et qu’enfin on y voit clair

    Et pourtant ….. on se trompe souvent, certains plus que d’autres, alors que la grille de lecture est là sous nos yeux, il n’y a qu’à cocher chaque section.

    je me demande bien par quel moyen, le côté « coeur » vient occulter systématiquement le côté plus rationnel ( réaliste ?? ) au point d’oublier ces fondamentaux que tu exposes.

    En tout cas, bravo.

    • Disons que les rêves ont le confort du lâcher prise. Tu peux oublier tous tes efforts pour comprendre la réalité, la voir, l’assumer, avancer le cerveau ET le coeur ouvert, être prêt à voir les défauts et impasse… mais quand tu tombes amoureux, tout se brouille, parce que c’est agréable… parce qu’au final à ces notions que tu as déconstruites, elles sont agréables. Plus que la réalité. Sinon, elles n’auraient pas d’impacts sur nous. Fermer les yeux de temps en temps, ça fait du bien.

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