Comment séduire un BadBoy ?

Par 17 Juin 2013 68 Commentaires

comment séduire un badboy
OK, je suis complètement accro à l’été. C’est le moment des aventures, des découvertes, des plaisirs, des jobs étudiants, des glaces au yaourt avec un coulis framboise en terrasse et des BadBoys.

Ces fruits, effectivement, se cueillent à l’été. Ils sortent de leurs tanières pour reprendre leurs délits estivaux et ils finissent dans le même bar que nous, transperçant de leurs regards jusqu’à notre âme. Voilà, c’est foutu, nous le voulons.

Badboy, le séduire, le garder, c’est ici.

Enjoy.

 

Qu’est-ce qu’un Badboy ?

Un BadBoy, c’est un mauvais garçon. (Merci Captain Obvious.)

Quand on parle de BadBoy, on fait allusion à deux types d’hommes :

  • Le Don Juan : c’est le bourreau des cœurs, le culotté de la bande, le sourire en coin (argh…), le beau parleur, le gentleman au cœur brisé par une histoire passée dont personne ne sait rien, mais que chacun jalouse. Bref, c’est un BadBoy, parce qu’il est amoureusement dangereux.
  • Le Voyou : le bandit, le tatoué, l’amoureux de la garde à vue, celui qui aime le danger, les délits et la vie à cent à l’heure. Bien sûr, avec son culot, avec son amour de la prise de risque, il en a connu des femmes, mais il n’est pas fondamentalement mauvais avec la gent féminine. Certains sont même des cœurs d’artichauts. Normal, t’aimes la sensation forte, t’aimes la passion.

Ils ont un point commun : ils partagent le même grand amour et ce n’est pas nous. C’est la liberté, la liberté chérie. C’est ce qui nous fait rager, c’est aussi ce qui nous fait craquer.

 

Quelle relation ?

Le BadBoy est un chat sauvage.

Certes, ça se domestique, mais les efforts sont souvent énormes pour peu (voir pas) de résultats. Donc, du « sérieux » avec un BadBoy, on oublie. Bonnie et Clyde, c’est dépassé (et ça ne se finit pas dans les cotillons blancs d’un mariage).

Et même si on parvient à lui passer la laisse au cou, c’est à NOUS qu’il ne plaira plus.Si on aime les loups, ce n’est pas pour en faire des caniches.

Le BadBoy, ça s’aime, mais ça ne se garde pas.

Le BadBoy demande de l’énergie.

Il s’agit de le séduire (ça va), de le revoir (ça se corse), de devenir un fil rouge dans sa vie (dur) et de s’y inscrire (quasi impossible).

Avec lui, mieux vaut aimer les montagnes russes, car s’il se fait chaton au creux de vos bras, il se fera tigre s’il est en meute. Mieux vaut s’accrocher aux rares moments d’intimités comme des bulles hors du temps. Et mieux vaut ne pas attendre que la bulle prenne le pas sur la réalité.

Quelle relation ?
Une passion, un CDD, une relation d’amants. Mais, protégez-vous, n’attendez pas de lui qu’il s’engage, qu’il abandonne sa vie pour vous. Vous souffririez.

 

Comment le séduire ?

Vous l’avez compris, séduire un BadBoy est TOUJOURS une mauvaise idée. Mais, quand on a un truc en tête, le bon sens se fait la malle. Comme dit une amie, ce n’est pas parce qu’on sait que c’est une bêtise qu’il ne faut pas la faire.

Devenir une Badgirl, c’est un mauvais plan

À moins que vous soyez naturellement une BadGirl et que Roméo vous ait toujours connue comme ça, pas la peine de cambrioler une banque pour plaire à un mauvais garçon.

Je ne vous mentirai pas, si vous êtes trop « gentille », trop « conciliante » vous allez vous faire bouffer toute crue. Pour le BadBoy, la notion de force est importante. Il semble cristalliser pas mal de choses là-dessus. Donc, soyez forte.

Mais, la force ne se joue pas forcément au couteau, elle est, parfois, dans la capacité à pardonner, à dire « non, j’arrête », à rire de situations plus que compliquées et à ne pas faire d’une histoire personnelle les nombreux plans foireux de Roméo.

Finalement, être fort, c’est — peut-être — trouver un subtil équilibre entre se préserver de l’autre et s’offrir à lui. (Facile à dire.) Être forte, c’est aussi savoir garder précieusement sa vie, sa raison, ses valeurs face au déséquilibre de l’autre. La constance jouera en votre faveur.

Autrement dit, ne vous transformez pas pour lui. Ce n’est pas ce qu’il attend de vous.

« Patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage »

Souvent, vous avez envie de péter un câble, de lui balancer ses quatre vérités dans la figure ou d’aller plus vite. Qu’il vous promette, qu’il vous aime déjà, qu’il vous entraîne dans sa folie furieuse…

Attendre des promesses et des preuves, les demander à l’autre, c’est attendre des mensonges. Laissez les choses venir, le temps est votre meilleur allié. Il crée et solidifie les liens, sans que vous ayez besoin de « forcer ».

Note : forcer quelqu’un à perdre sa liberté pour soi, ce n’est déjà plus l’aimer, c’est vouloir le posséder.

Concentrez-vous sur les bons moments partagés, vivez-les pleinement. Et, instant par instant, moment de rires par moments de rires, la complicité et l’engagement prendront naturellement leurs places.

Certes, il y aura beaucoup de déceptions, de larmes, de mensonges entre-temps, le Badboy ne sait pas toujours faire les choses proprement, mais à terme, vous pourriez attendre votre objectif. Sauf, si vous en avez marre entre-temps et que vous passiez à autre chose (ce qui serait légitime).

Rester l’inaccessible étoile

Rester l’inaccessible auprès de quelqu’un de fuyant est ce qu’il y a de plus difficile dans la séduction.

  • Si nous sommes nous aussi distantes que lui, l’attachement se déliera.
  • Si nous sommes trop proches, on sera acquise, ce qui n’est jamais bon.

L’idéal reste d’être entière dans les moments partagés à deux, de donner authentiquement de soi, de partager réellement et de prendre de la distance dans les moments d’absence. Prenez votre mal en patience, il fera les premiers pas, s’il veut vous voir. Ne le harcelez pas de textos, mails ou autre.

Faites votre vie.

Le BadBoy doit être un bonus dans votre vie, la cerise sur le gâteau. S’il entre au centre de vos préoccupations, vous êtes foutue, parce que vous ne serez pas au centre des siennes. (Il aura toujours plus urgent à faire).

 

En bref

Le BadBoy n’est pas l’homme de votre vie. C’est une passion, un challenge du moment, une curiosité. C’est une drogue qu’on teste une ou deux fois, mais dont on ne fait pas une habitude.

On ne peut pas miser une relation stable avec quelqu’un qui fuit le sérieux comme la peste. Mais, l’histoire peut être belle, faite de bric-à-brac sentimentaux, de hauts et de bas, etc.

Le BadBoy, on ne le change pas. On ne tombe pas amoureux des gens pour les changer, c’est avec leurs complexités qu’on les prend ou autant arrêter tout de suite. S’il veut quitter sa vie de bandit, ça LUI appartient. Vous n’êtes pas Mère Thérésa, ne cherchez pas à la sauver. Il n’en a pas envie.

Le BadBoy n’est pas au centre de notre vie. On a d’autres priorités, d’autres envies, d’autres choses qui nous nourrissent. Quitte à le laisser traverser notre vie, nourrissons-nous de son amour de la liberté, pour cultiver la nôtre, d’indépendance.

En gros, le Badboy, on l’aime, mais pas longtemps.

 

Et vous, êtes-vous déjà tombée amoureuse d’un BadBoy ? Quels étaient les avantages et inconvénients de la relation ?

Anashka,
BadGirl de son état.


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Commentaires (68)
  • Anaïs | 18 juin 2013

    Y a quoi là ? C’est quoi ce silence assourdissant ? C’est les vacances ou quoi ?

    • Anashka | 19 juin 2013

      Les badboy, ça ne soulève pas les foules, effectivement. ^^

      • Marguerite | 4 septembre 2013

        Les foules ont raisons de ne pas se soulever…
        Je suis moi-même tomber folle amoureuse d’un badboy, et il est vrai que ce n’est absolument pas facile à vivre. Je suis persuadé que serais amoureuse de lui une bonne partie de ma vie. Je suis tellement bien avec lui, et puis c’est vrai qu’on se sent pousser des ailes avec ce genre d’oiseau sauvage. L’impression de toucher du doigt la liberté fait tellement de bien dans ce monde où tout semble dicté. J’aimerais me dire que c’était juste une passade dans ma vie, mais c’est difficile de quitter ce qui nous rend heureux. Nous sommes sortis ensemble 6 mois, mais il y a eu l’avant où il ne voulait pas qu’on sorte ensemble pour ne pas me faire de mal. Et l’après où nous continuons à nous voir régulièrement. Je le crois quand il me dit qu’il m’aime, je sent un lien si particulier entre nous. Il est possible qu’on se remette ensemble, on passe pas mal de temps tous les deux en ce moment, mais je ne sait pas si pour une fois je fait marcher ma raison et j’arrête tout. Je ne crois pas en être capable. A chaque fois je me dit, bon aller stop je passe à autre chose, mais mon cœur en décide toujours autrement.Même en sachant qu’avec lui, j’ai passé énormément de moment magique, mais j’ai également beaucoup souffert.
        Alors voila, les Badboy peut-être vaux- t-il mieux les garder en fantasme et ne pas commencer à s’attacher à eux. Peut-être faut-il mieux, ne pas tenté de les séduire du tout, que de ne plus pouvoir s’en défaire jusqu’à les aimer éperdument.

        • Anashka | 5 septembre 2013

          Tu parles bien plus d’un Amour trop grand, qui te rend heureuse, que d’un Badboy. Sa vie te met-elle vraiment en danger ?

          • Marguerite | 5 septembre 2013

            Je ne pense pas non que sa vie me mette en danger, enfin je ne l’espère pas. Je pense qu’il fait tout pour ne pas me mêler à ça, mais le deal, la drogue font partie d’un monde dans lequel on perd vite le contrôle. Alors, je ne sais pas si c’est autant sans danger pour moi que cela.

          • Anashka | 6 septembre 2013

            Est-ce que tu lui as demandé ?

    • haliwell | 27 juillet 2013

      je garde des kilomètres de distances on se voit une fois par ans minimum comme ça il ne reste pas dans ma tête, lui me relance souvent pour remettre ça mais j’invente des excuses,,,il ne sait pas que ça ferait super mal de recoucher avec lui en sachant qu’il ne sera jamais mon homme parce qu’en fait moi je l’aime mais j’suis exclusive et romantique alors que lui est libertin et un ami sincère et franc,,,j’ préfère tracer ma route en quête d’un homme à moi

      • Anashka | 27 août 2013

        Ce qui est assez logique et sain, finalement. Même si en rester amoureuse doit être « légèrement » douloureux, non ?

    • lola | 15 janvier 2015

      je suis à bout.. incapable de savoir quoi faire.. il me manipule, joue avec moi et je suis partagee entre la peur de le perdre et la peur de continuer..

  • Fruitée | 18 juin 2013

    Les badboys, ils sont juste hyper cools pour prendre confiance en soi. Testé et approuvé !

    (C’est vrai que c’est étrange cette absence de commentaires !)

    • Anashka | 19 juin 2013

      Comment ça, « hyper cool pour prendre confiance en soi » ?

    • Patatra | 24 juin 2013

      Je suis d’accord avec toi ;) pour prendre confiance en soi c’est parfait ^^

  • Anaïs | 18 juin 2013

    Oui, exactement : ça représente un challenge, quand on l’obtient on se dit qu’on peut tout avoir finalement.

  • Alice | 19 juin 2013

      Ce soir même, je voulais appeler Mr Bad Boy pour lui dire : je n’arrête pas de penser à toi, depuis un mois qu’on s’est quittés…
    Genre le soir où on s’est laissés, il a été si séduisant que je me suis prise méchamment un one-itis telle une gueule de bois le lendemain! Et pourtant je trouve kil a zéro conversation, on a pas la même vision du monde, il est prévisible mais son regard, son visage, sa façon de sourire et de me parler me manquent incroyablement. 
    Alors évidemment le flashback de la dernière soirée… « tu ne m’appelles jamais » m’a-t-il dit, normal Mr Badboy je faisais comme cet article raconte : quand il n’est pas là, je fais ma Life. Mr Badboy ne souhaitait évidemment pas s’engager dans une relation sentimentale.. Or une relation de dépendance sexuelle m’a vite ennuyée car un partenaire sexe c’est juste pour une nuit,  quand cela se répète au-delà de quatre fois, cela devient de moins en fun et de plus en plus prévisible (bah oui il n’y a que l’intimité qui nous fait sexuellement progresser).
    Bref je lui faisais part du fait que je le trouvais prévisible : aussi il m’a dit préférer qu’on arrête « car je vois que je te blesse ». Ce que je me suis empressée d’acquiescer car cette relation trop restrictive. Je réalise que lui aussi était blessé…
    Mais ce soir c’est l’horreur : je parlais de lui et tout à coup son visage et son sourire me sont revenus très clairement dans mon esprit comme jamais et j’ai revu une certaine expression de joie à me revoir. Et je me suis dit, je l’appelle et lui dit mon envie de lui faire des bébés !!! Qu’ai-je à perdre ? Il n’est plus dans ma vie et il me manque trop. Qu’ai-je à perdre ?

    • Anashka | 19 juin 2013

      Sans aller jusqu’à lui déclarer ta flamme, proposes lui de vous revoir. Mais, finalement, il ne changera probablement pas son contrat : pas d’implications sentimentales… C’est ce que tu veux ?

      • Alice | 19 juin 2013

        Il est pour moi le Principe Masculin. Mâle. J’aimerais trop être son amie juste parce qu’il est une référence Bad Boy, me fascine et j’ai besoin de mieux connaître la planète Mars. Mais évidemment il n’a aucune amie femme… en tout cas aucune qui il n’est pas consommée.
        Non je ne peux pas revenir en arrière, je veux passer à la 3D : Corps-âme-esprit. Sinon je vais le traiter encore de prévisible… J’ai juste le sentiment qu’il y a une lien invisible, intuitif entre nous et cela me fait complètement espérer, mais peut-être que je me fais des idées… ou peut-être pas.

        C’est bizarre comme avec l’âge (36), le sexe devient une mécanique plus compliquée, ou bien est-ce que je m’unifie de plus en plus et c’est devenu « jamais sans ma tête et mon coeur »?… J’arrive de moins en moins à compartimenter : le côté juste physique n’est vraiment pas assez, il me faut une implication mentale et sentimentale pour passer vraiment un bon moment…
        [Merci pour ton blog, pour l’instant il est synchro avec tout ce que je vis et je vois qu’au fur et à mesure du temps, tu évolues aussi et c’est rassurant. ;) ]

        • Anashka | 20 juin 2013

          Pour ce qui est de partagé : tête, corps, âme… Toi, tu peux l’offrir, puisque tu le vis, puisque tu ressens des choses fortes pour lui. Reste, qu’il est possible que ce ne soit pas réciproque. Est-ce que tu serais prête à ça ?

          (Merci, vrai que je travaille pour grandir avec mes articles. Je n’ai pas encore relue les anciens, je pense qu’au prochain grand bilan, ce sera amusant de voir le chemin parcouru ^^)

      • azertyuiop | 16 décembre 2014

        Ma copine est tombée amoureuse d’un bad boy et elle veut sortir avec lui comment faire ???????????

  • Sbrianne | 19 juin 2013

    J’ai lu ton article avec Britney Spears et sa chanson « Criminal » qui parle de bad boy en fond sonore ^^.
    Je suis fascinée par ce type de bonhommes, tel un médecin devant un cas rare donc intéressant qu’il veut percer à jour mais je ne me verrais pas dans une relation de ce type, on finirait par s’écharper. La raison ? J’ai besoin de savoir que je « possède » l’autre en quelque sorte, que je contrôle…ce qui est très primaire comme réaction.

    • P | 19 juin 2013

      « J’ai besoin de savoir que je « possède » l’autre en quelque sorte, que je contrôle…ce qui est très primaire comme réaction. »

      C’est primaire mais j’ai connu beaucoup de filles qui pensent comme toi, donc tu n’es pas la seule. Après effectivement, cette envie ne colle pas à un badboy (ni même de façon générale à un alpha).

      • Sbrianne | 19 juin 2013

        Qu’est-ce qu’un alpha déjà ? Je n’ai jamais compris ce que ce terme recoupait.
        Ensuite, ça ne veut pas dire qu’il faut qu’on me soit complétement acquis, que l’on acquiesce à tout ce que je dis/fais, me passe mes quatre volontés etc…

        • P | 19 juin 2013

          Il y a beaucoup de définitions différentes, mais certains points reviennent :

          – Très grande confiance en soi.
          – Dominance et leadership.
          – Est souvent le centre d’attention.
          – Est prisé par les femmes, envié par les hommes, et admiré par les deux.
          – Ne représentent qu’un très faible % des hommes.

          J’aime beaucoup l’article d’Anashka, parce que bien qu’elle n’aime pas le terme « alpha », tout ce qu’elle a écrit sur les badboys s’applique aux alphas. Dont le fait qu’ils sont un choix très difficile pour le long terme (inmodelables et épuisants).

          • Anashka | 20 juin 2013

            Très grande confiance en soi.

            Il existe deux types d’estime de soi, la haute estime de soi, qui est souvent du narcissisme et la bonne estime de soi, qui se veut plus discrète. Dans le rôle du dominant du groupe, on retrouve le plus souvent le premier type.

            Dominance et leadership.

            Dominance, c’est aussi responsabilité du groupe. L’un ne va pas sans l’autre. Un indépendant n’est donc pas un Alpha.

            – Est souvent le centre d’attention.

            On est donc dans la haute estime de soi plutôt que dans la bonne estime.

            Est prisé par les femmes, envié par les hommes, et admiré par les deux.

            En gros, c’est l’image de l’homme moderne qui a réussit et qui fait vendre du parfum. C’est bien ce qui me gène dans cette notion, il est devenu argument de vente. On crée de toute pièce un être humain qui n’existe pas, on le représente dans tous les films (c’est le bô Gosse qui sauve la blonde) et on te vend des produits magiques pour devenir ce type là. Tu consommes, tu achètes, tu rentres dans le moule, puisque c’est THE modèle de réussite.

            Un Alpha, en éthologie, c’est celui (celle) qui domine le groupe, qui en a la responsabilité. Donc, pas d’indépendance. (Contrairement au cliché du « badboy » qui recherche son indépendance des lois, de l’amour et des relations sociales.). Note encore une fois, qu’on retrouve la notion d’alpha chez quelques rares animaux : la fourmis (l’alpha est une reine), le loup, le lion… Pas chez les singes dont nous sommes beaucoup plus proches (ni les cochons, alors que les rapprochements éthologiques sont de mêmes nombreux.)

            Finalement, quelqu’un qui gère son groupe, sait gérer sa cellule familiale (même si c’est en version année 50), donc plutôt un père de famille en devenir.

            Mais, il reste que c’est une notion floue, qui pousse les gens à viser un modèle… Plutôt qu’à se rencontrer. Un peu comme faire des régimes plutôt qu’aimer son corps et en prendre soin. Un peu comme avoir une bonne situation, plutôt que s’épanouir dans son travail. Un peu comme avoir une femme qui soit assortie à la voiture de l’Alpha, un beau trophé, plutôt que rencontrer l’autre. Bref, ça fait vendre. Si certain admire ce modèle créé de toutes pièces, ce n’est pas mon cas.

            Je ne nie pas ta définition, je trouve le concept faux et dangereux.

        • Anashka | 20 juin 2013

          J’ai répondu plus haut (et trop succinctement) à P. Je pense faire un article sur le sujet.

      • Anashka | 20 juin 2013

        Je n’aime pas la notion d’Alpha, elle n’a aucun ancrage dans l’éthologie (et pour les rares animaux qui peuvent avoir cette structure, ils sont très éloignés de nous.) Autant définir la notion que tu mets derrière. Si c’est de l’indépendance, il est évident que quelqu’un pour qui cette notion est primordiale dans sa vie, une relation amoureuse (type couple) n’est pas ce qu’il recherche.

        Mais un Alpha (dans le sens dominant d’un groupe) est THE père de famille. Aujourd’hui, le groupe que l’on retrouve le plus souvent est effectivement la cellule familial. L’Alpha, sans le groupe, n’existe pas. C’est par le groupe qu’il trouve ce rôle de dominance (et protection). Donc, jouer ce rôle avec les potes, ça marche dans les jeunes années, moins passés la trentaine. L’Aplha implique un engagement auprès du groupe auquel il appartient.

        L’Alpha de l’éthologie est le garant du groupe, le chef de la meute, le père de famille version années 50. (Idem version femme).
        L’indépendant, au contraire, traverse de nombreux groupes sans s’inscrire dans aucun. Son indépendance avant le groupe.

        • P | 20 juin 2013

          « Dans le rôle du dominant du groupe, on retrouve le plus souvent le premier type. »
          Tout à fait.

          « Un indépendant n’est donc pas un Alpha. »
          Tu ne peux pas être indépendant 100% du temps, il y a toujours quelques moments dans la vie où il faudra travailler en groupe. Si dans ces moments il se contente de se laisser guider, tu as raison.

          « On est donc dans la haute estime de soi plutôt que dans la bonne estime. »
          Tout à fait, mais est-ce forcément un défaut?

          « On crée de toute pièce un être humain qui n’existe pas »
          C’est rare mais ça existe. Regarde George Clooney (pour cité un connu). Mais il n’y en a pas que dans les célébrité, j’en ai rencontré pas mal à de hauts postes (CEO, entrepreneur à succès, etc.), c’est logique quand on y pense, être charismatique et dominant est très utile pour ces professions.

           » et on te vend des produits magiques pour devenir ce type là. »
          Les mecs qui pensent le devenir en achetant des produits de consommation sont à l’opposition de la mentalité requise.

          « Tu consommes, tu achètes, tu rentres dans le moule »
          Encore une attitude contreproductive, les alphas sont hors de ce moule, hors des normes.

          « Un Alpha, en éthologie »
          Scientifiquement, la notion d’alpha ne s’appliquent pas aux singes. Le mot alpha a été choisit pour flatter l’égo mais on aurait pu prendre un autre.

          « Finalement, quelqu’un qui gère son groupe, sait gérer sa cellule familiale »
          T’as pas besoin d’être un alpha pour gérer ta cellule familiale, un père « beta » peut sans problème gérer sa famille.

          « Mais, il reste que c’est une notion floue, qui pousse les gens à viser un modèle… Plutôt qu’à se rencontrer »
          Je ne pense pas qu’on les pousse particulièrement, c’est naturel de vouloir imitez ceux qu’on admire. Et être « beta » pour devenir alpha impossible pour la majorité, donc autant chercher à se rencontrer, tu as raison.

          « Si certain admire ce modèle créé de toutes pièces, ce n’est pas mon cas »
          C’est pas un modèle créé de toute pièce, certains ont ces traits depuis le plus jeune age. Je te parlais de ceux-là, et non de ceux qui veulent les imiter.

           » Mais un Alpha est THE père de famille. Aujourd’hui, le groupe que l’on retrouve le plus souvent est effectivement la cellule familial. »
          Comme je l’ai dit plus haut, pas d’accord là dessus.

          « Donc, jouer ce rôle avec les potes, ça marche dans les jeunes années, moins passés la trentaine. »
          Voilà, il faut éviter de jouer un rôle, et éviter que ce ne soit qu’avec des potes.
          Si tu peux naturellement diriger un groupe de gens que tu n’a jamais vu, cette notion est plus réelle. Quand à l’âge, Clooney est connu, mais il y a plein d’exemple similaires.

          « L’indépendant, au contraire, traverse de nombreux groupes sans s’inscrire dans aucun. Son indépendance avant le groupe. »
          Quand tu peux traverser de nombreux groupe, en devenant rapidement le leader de chaque, tu es alpha. Un gars qui est leader de son groupe mais qui ne l’est plus dans un autre groupe, n’est pas alpha selon moi.

          (Ça fait con d’écrire « alpha » autant de fois dans un même commentaire. Mais définir cette notion et la débattre, je ne peux pas faire autrement).

          • Anashka | 21 juin 2013

            Dans la psychologie de groupe, on détermine trois types de personnalités :
            – le dominant (qui -à la limite- pourrait correspondre aux nombreuses constructions sociales que l’on a de l’Alpha)
            – le dominé (qui suis le dominant)
            – l’indépendant (qui suis sa manière de voir les choses, ça plait, tant mieux, ça ne plait pas, pareil).

            En cela, la catégorie « indépendant », ne veut pas dire « je suis indépendant tout le temps », mais ma pensée et mes actions sont indépendantes des règles du groupe.

            Tout à fait, mais est-ce forcément un défaut?

            Je ne pose pas les choses en terme qualité et défaut (il faudrait que je considère certains trucs comme bien ou mal et je tente de m’échapper de ça).
            Cependant, la haute estime appartient a des personnes peu influençable donc peu souple… Rigidité, narcissisme, etc… Bref, elles attirent l’admiration, mais plus difficile de vivre avec.

            George Clooney

            Le problème avec les célébrité (qui se sont alliées à l’une des pires multinationales, nestlé, qui bafoue quotidiennement les droits humains fondamentaux), c’est qu’on en a que l’image que l’on veut bien nous donner.

            Encore une fois, c’est la notion d’Alpha que je rejette, parce qu’elle n’a très peu d’ancrage dans l’éthologie, qu’elle est avant tout, un concept de vente (comme les nombreuses divisions des âges des enfants). Que le concept est suffisamment flou pour que chacun puisse projeter le sens qu’il en imagine.

            Les orateurs charismatiques existent, mais ça ne fait pas d’eux des Alpha.

            Remplace « produits » par :
            – vie active, dont « réussite professionnelle » : bon salaire, bonne place hiérarchique, joli costume…
            – réussite de la vie amoureuse : des aventures beaucoup le temps de, puis THE femme qui en met plein la vie
            – hyperactivé : sport, voyage et plongée…
            Plus qu’un produit, c’est un modèle de vie qu’on vend avec l’Alpha. C’est la barbie version mec à laquelle il faut ressembler. Avec ce modèle de vie, perçue comme réussite, on vend une tonne d’accessoire. Demande à ceux qui croient à ce modèle « d’alpha » combien le voit s’habiller en premier prix, cultiver des tomates, et voyager en couch surfing ? (Pourtant, le charisme et l’art du discours, on les retrouve chez Pierre Rabbit )

            L’Alpha, si on l’admet comme « dominant du groupe » n’est pas un indépendant. Son rôle, c’est de représenter le modèle dominant, donc il n’est pas « au-dessus », il en est la représentation même. Si tu admets l’alpha comme un indépendant, dans la société actuelle, ce ne serait ni G. Clooney, ni un entrepreneur, mais probablement un punk végétarien et féministe (puisque ce sont des catégories en marge de la société.).

            L’Alpha, si le concept est admis comme celui de « dominant » pousse l’admiration des dominés. Des personnes qui veulent correspondre au modèle que représente le-dit mec (puisque dans la notion d' »alpha » on n’a jamais compté les femmes et que tu n’en as pas cité…), mais qui n’en sont que des pâles copies.

            Tu m’excuseras, mais la notion de « béta » est plus gerbante (je me permet) encore, que la notion d’Alpha. Non seulement, elle n’a aucun ancrage ni dans l’éthologie, ni dans la psychologie sociale, mais elle fait penser à un classement des personnes entre « réussite » et « tentative échouées de réussite ». Les éthiopiens, en Corne d’Afrique, parce qu’ils n’ont pas accès à l’eau et à la nourriture, qu’ils ne peuvent correspondre au modèle de réussite actuelle, ce sont quoi des « béta » ? Et les roms qui vivent en France ? Et les femmes ? Et les 1 milliards de personnes qui vivent dans des bidonvilles ? Ce sont quoi ? Des « béta », en dessous de l’Alpha…

            J’ai beaucoup de mal à voir comment ne pas appliquer ces notions (que -encore une fois- je n’ai jamais vu dans aucune science sociale mais seulement sur des lieux de ventes de produits…) à ce qui s’est passé en 39-45 à propos des « hommes meilleurs que d’autres ».

            Je ne dis pas que certaines personnes ne sont pas de bons orateurs et que dans les dynamiques de groupes il n’y a pas de dominant, mais généralement, on n’a pas besoin de lui associé l’Amour des femmes et l’indépendance de la pensée. Certains hommes (puisque qu’on se cogne des femmes quand on parle d’Alpha, elles sont « naturellement » béta), ont des traits de caractères comme : art du discours, dominance, art de mener un groupe. (Hitler, Staline, Mao, Jules Cesar, Napoléon…). Mais, quand tu lis la bio de ce type de personne, ça a demandé du cheminement, pour atteindre les compétences que demandent la domination d’un groupe.

            Reste que la notion d’Alpha, ne prend son ancrage que dans les écris des PUA, mais nullement ailleurs. Et, c’est bien ce qui me gène. Car cette notion permet de « vendre » des techniques de séductions. La réalité de la psychologie de groupe (extrêmement simplifiée), c’est : dominant, dominé et indépendant. Ce sont UNIQUEMENT des grilles de lectures, qui ne représentent en rien, la réalité de ce que nous vivons. (La carte n’est pas le territoire).

            Si, on retrouve un peu la notion d’Alpha et Béta dans « le meilleur des mondes ». Si tu ne l’as pas lu, je te laisse y jeter un oeil… (Comme toi, dans l’univers, ils admettent que ces «  »qualités » » sont présentes à la naissances. L’avantage, c’est que les femmes peuvent AUSSI être Alpha.).

            Quand tu peux traverser de nombreux groupe, en devenant rapidement le leader de chaque, tu es alpha. Un gars qui est leader de son groupe mais qui ne l’est plus dans un autre groupe, n’est pas alpha selon moi.

            Pourtant, le dominant, se construit seulement à propos du groupe auquel il appartient. J’ai du mal à voir un entrepreneur devenir chef de village Ethiopien. Ou moi être Alpha au sein de la mafia Albannaise. Pourtant, dominance, art oratoire et succès avec le sexe opposé, je l’ai sur SUH…

            La dominance, c’est être le modèle de son groupe, donc le porteur des valeurs. S’en échapper n’est pas jouable à moins de perdre sa place d' »Alpha ».

            L’indépendant, s’il peut traverser les groupes, c’est qu’il est toujours un peu à côté. Il fait les choses à sa manière.
            De même, le dominant n’a aucune existence et est complètement dépendant des « dominés ». Peut-être pour cela que l’on aime tant la discrimination, elle permet de construire des notions « d’alpha » / « béta ». (D’ailleurs, une personne souffrant d’obésité ou un roux ce serait quoi ?)

            Bref, ces notions, non seulement, n’ont aucun prise avec la réalité des sciences sociales, mais me paraissent réellement dangereuses tant pour la construction du groupe (et vivre ensemble) que pour du développement personnel. Ce que l’on décrit dans la notion d’Alpha, ressemble souvent à une pathologie que l’on appelle la perversion narcissique. Quant à la notion de dominance, si elle a été observé par des éthologue et des psychologues (notamment chez les souris) reste une GRANDE simplification des relations sociales.

            Bref, faudra que je sorte un article.

          • P | 21 juin 2013

            « Dans la psychologie de groupe, on détermine trois types de personnalités »
            S’il faut absolument s’inscrire dans ce schéma, je classerais l’alpha à la fois dans dominant et indépendant.

            « Les orateurs charismatiques existent, mais ça ne fait pas d’eux des Alpha. »
            Non, mais ça aide.

             » vie active, dont « réussite professionnelle » : bon salaire, bonne place hiérarchique, joli costume… »
            Pas besoin de ça. Tu peux très bien être chômeur et alpha, c’est plus difficile mais c’est une question d’attitude avant tout.

            « hyperactivé : sport, voyage et plongée…
            Plus qu’un produit, c’est un modèle de vie qu’on vend avec l’Alpha.  »
            C’est ta vision, pour moi ça reste encore une fois dans l’attitude. Evidemment il faut pas rester sur son canapé à se siffler des bières devant le match non plus.

            « C’est la barbie version mec à laquelle il faut ressembler. Avec ce modèle de vie, perçue comme réussite, on vend une tonne d’accessoire. »
            Pas d’accord, beaucoup de mecs ne veulent pas y ressembler parce qu’ils les considèrent comme des connards. Et la surconsommation ne fait pas très alpha selon moi, mais c’est ma vision.

            « Demande à ceux qui croient à ce modèle « d’alpha » combien le voit s’habiller en premier prix »
            Certaines personnes voient le personnage Hank Moody comme l’alpha ultime (ce qui n’est pas mon cas), mais il s’habille de manière très simple. Un jeans des sneakers et un t-shirt noir sans marque la plupart du temps.
            Je pense qu’on a une notion très différente de l’alpha, pour toi il est consumériste et cherche la « réussite-type », pour moi c’est à 90% dans la philosophie de vie.

            « L’Alpha, si on l’admet comme « dominant du groupe » n’est pas un indépendant. »
            Seulement si on se fie à ton modèle.

            « puisque dans la notion d’ »alpha » on n’a jamais compté les femmes et que tu n’en as pas cité… »
            En effet. Une femme peut-être dominante, mais cette dominance ne serait pas perçue de la même façon et cela contredirait les autres points que j’ai cité (admiration générale, et attraction du sexe opposé). J’ai pas dit que c’était bien où juste, mais c’est observable tous les jours.

            « Non seulement, elle n’a aucun ancrage ni dans l’éthologie, ni dans la psychologie sociale, mais elle fait penser à un classement des personnes entre « réussite » et « tentative échouées de réussite ». »
            Elle n’a peut-être aucun ancrage dans l’éthologie. C’est juste un mot donné pour décrire 80% de la population masculine. Encore une fois on aurait pu l’appeler autrement.

            « Les éthiopiens, en Corne d’Afrique, parce qu’ils n’ont pas accès à l’eau et à la nourriture, qu’ils ne peuvent correspondre au modèle de réussite actuelle, ce sont quoi des « béta » »
            Ils peuvent être alpha aussi. Avoir faim dans un pays où personne n’a faim est signe d’échec, mais dans un pays où tout le monde à faim, c’est se situer dans la moyenne, et à partir de là, c’est l’attitude qui joue.

            « à ce qui s’est passé en 39-45 à propos des « hommes meilleurs que d’autres » »
            La vie d’un alpha ne vaut pas plus que celle d’un autre. Les nazis considéraient les juifs comme des animaux.

            « puisque qu’on se cogne des femmes quand on parle d’Alpha, elles sont « naturellement » béta »
            Je ne les considérait pas comme beta, je ne les intégrais pas dans la classification « alpha-beta ». Tu peux le faire si tu veux, mais on voit rarement ces termes utilisés pour les femmes.

            « Mais, quand tu lis la bio de ce type de personne, ça a demandé du cheminement, pour atteindre les compétences que demandent la domination d’un groupe. »
            Ah c’est possible, je ne me suis pas vraiment renseigné sur ce sujet.

            « Reste que la notion d’Alpha, ne prend son ancrage que dans les écris des PUA, mais nullement ailleurs. Et, c’est bien ce qui me gène. Car cette notion permet de « vendre » des techniques de séductions. »
            Bien sûr, mais même en oubliant les livres de séduction et en ne connaissant pas la notion d’alpha, tu peux observer dans la vie de tous les jours que certaines personnes ont une attitude différente. Peu importe le nom qu’on lui donne, elle est observable même par quelqu’un qui n’a jamais entendu parler des PUA.

            « Pourtant, le dominant, se construit seulement à propos du groupe auquel il appartient. »
            C’est la que la notion d’alpha diverge de ton concept de dominant.

            « Pourtant, le dominant, se construit seulement à propos du groupe auquel il appartient. J’ai du mal à voir un entrepreneur devenir chef de village Ethiopien. »
            Devenir chef de village c’est de la politique, difficile quand t’es étranger.
            Mais s’intégrer dans un groupe d’éthiopiens désignés au hasard dans la population, pour ensuite en devenir le leader, pourquoi pas. Après comme je l’ai dit, rien n’empêche un éthiopien d’être charismatique et dominant, donc il peut y avoir de la concurrence pour le rôle de leader.

            « L’indépendant, s’il peut traverser les groupes, c’est qu’il est toujours un peu à côté. Il fait les choses à sa manière. »
            Alors l’alpha serait-il un indépendant qui fait les choses à sa manière, mais que les personnes des différent groupes admirent malgré tout (donc en partie dominant aussi)?

            « D’ailleurs, une personne souffrant d’obésité ou un roux ce serait quoi ? »
            Avec une certaine attitude, ça ne devrait pas poser problème.
            Je connais un gars très gros, que je pourrais considérer comme alpha.
            J’ai aussi connu des roux très confiants, donc un roux alpha ne doit pas être impossible.

            « Ce que l’on décrit dans la notion d’Alpha, ressemble souvent à une pathologie que l’on appelle la perversion narcissique. »
            Je ne me rappelle plus du nom de l’auteur, mais quelqu’un avait écrit un article parlant des similarités entre le concept d’alpha, et la « dark triad ». Et c’est vrai que certains traits sont communs.

            Après, je pense que si on ne s’entend pas sur ce sujet, c’est parce qu’on a des visions très différence du concept d’alpha. Tu semble le lier à la réussite matérielle, au consumérisme, etc. Tu penses que ce concept a pour but de faire vendre.
            Alors que pour moi c’est principalement dans l’attitude (le gros alpha dont je t’ai parlé, est un simple garagiste et gagne une misère, ça ne m’empêche pas de le voir comme alpha), difficile de s’accorder si on voit ce concept différemment.

          • Anashka | 23 juin 2013

            Le problème avec cette définition, c’est que je ne lui trouve pas d’ancrage. Dans aucune science sociale. La simple observation, nous donne les trois catégories dont je t’ai parlé. Et, une notion décrivant l’humain, mais excluant la moitié de sa population (les femmes) me gênent énormément.

            Que certaines personnes aient une bonne estime d’elle-même, que cela leurs donne du charisme, c’est possible. Mais, je ne parlerai pas de compétences innées, ni de concept d’Alpha. Et, je serais encore plus prudente à dire que seuls certaines personnes peuvent développer ça.

            Ces classifications me gênent énormément. J’espère les humains au-dessus de ça, plus proche des nombreuses études de psychologie sociale, clinique, cognitive, anthropologiques et sociologiques qui ont été menées.

          • P | 23 juin 2013

            « Le problème avec cette définition, c’est que je ne lui trouve pas d’ancrage. Dans aucune science sociale. »

            En faut-il vraiment un? On peut dire que c’est juste mettre un nom sur un concept observé.

            « Et, une notion décrivant l’humain, mais excluant la moitié de sa population (les femmes) me gênent énormément. »

            On est pas obligé d’y exclure les femmes, mais pour les inclure il faudrait changer quelques critères. Parce que « dominance et leadership » est en contradiction avec « prisé du sexe opposé, et admiré par les deux sexes », c’est pas juste mais c’est réel.

            « Mais, je ne parlerai pas de compétences innées, ni de concept d’Alpha. Et, je serais encore plus prudente à dire que seuls certaines personnes peuvent développer ça. »

            Acquis/inné, je n’en sais rien, je vais éviter de me lancer là-dedans.

            « Ces classifications me gênent énormément. J’espère les humains au-dessus de ça, plus proche des nombreuses études de psychologie sociale, clinique, cognitive, anthropologiques et sociologiques qui ont été menées. »

            C’est pas forcément contradictoire, les classifications peuvent très bien se superposer.

          • Anashka | 24 juin 2013

            Oui, il faut un minimum d’ancrage. Sinon, c’est de la prophétie auto-réalisatrice et tu peux tout prouver. Tu inventes une théorie et tu cherches à voir si tu peux l’appliquer à la vie réelle, c’est de la divination. Encore une fois, si la théorie était basé sur un minimum de sérieux, je dirais pas. Mais, ici tu dis qu’elle représente 10% des hommes que les femmes n’en font pas partie, parce qu’une nana au leadership n’est pas bandante (pou toi). Bref, avant de faire des catégorisation, un peu de sérieux dans la démarche et celle sur l’Alpha, n’en a pas. Elle rentre en contradiction avec de nombreuses études sur l’être humain, au contraire.

          • P | 24 juin 2013

            « Tu inventes une théorie et tu cherches à voir si tu peux l’appliquer à la vie réelle, c’est de la divination. »

            C’est pas inventé puis essayer de l’appliquer à la vie réelle.
            C’est observer un phénomène dans la vie réelle, et le nommer.

            « Mais, ici tu dis qu’elle représente 10% des hommes que les femmes n’en font pas partie, parce qu’une nana au leadership n’est pas bandante  »

            Ça a l’air de t’énerver tellement que tu ne lis pas ce que j’écrit. Et pourtant je l’ai écrit deux fois : le terme alpha est utilisé pour décrire des hommes, mais tu peux très bien l’adapter aux femmes où de l’utiliser tel quel si tu veux.

             » Bref, avant de faire des catégorisation, un peu de sérieux dans la démarche et celle sur l’Alpha, n’en a pas. Elle rentre en contradiction avec de nombreuses études sur l’être humain, au contraire. »

            Là aussi, tu ne prends même pas en compte le message précédent. Tu m’avais déjà dit que la psychologie était sectaire, mais tu disais essayer de ne pas te laisser limiter par les « mon modèle c’est le seul vrai ». Pour moi, rien empêche plusieurs classifications de se superposer.

            Surtout que c’est même pas une théorie élaborée, j’ai cité une attitude qu’on m’a demandé de décrire, donc je m’exécute. Après je comprend pas pourquoi ça fâche, mais j’évite ce sujet ici à l’avenir.

          • Anashka | 26 juin 2013

            Le phénomène c’est que pour certains hommes, dans une société à la hiérarchie pyramidale (ce qui n’est pas le cas de toutes les sociétés) où le succès social est un des pendants de la réussite, l’on observe certains hommes qui ont plus de dominances. Ce qui « attirent les femmes » et « entrainent l’admiration des hommes ». Autrement dit, certains hommes sont plus adaptés à la structure sociétal que d’autres. Effectivement, si tu veux les appeller par la première lettre de l’Alpha grec, pourquoi pas. Et, si les femmes ne sont pas totalement intégrée ( le leadership n’entraînant pas le succès auprès du sexe opposé), c’est qu’elles ont eu le droit de travailler, de voter (autrement dit d’avoir une place dans cette société pyramidale) depuis moins de 100 ans.

            Autrement dit, le patriarcat réussis à certains (Ces gars là, si tu veux les surnomer Alpha tu peux) et pas à d’autres. Les premiers auront plus de reconnaissance sociale.

            Finalement, le problème de l’Alpha, c’est qu’il ne peut pas s’expliquer seul, en faisant fi du contexte. Et, quand on prend en compte le contexte, on voit ce que le terme peut avoir de discriminant. L’Alpha, s’il existe, appartient à une certaine forme de société, n’est pas en soi. Puisque pas d’ancrage dans notre biologie ou dans l’éthologie qui se rapproche le plus de nous.

            Bien sûr que le concept m’énerve. Demande, qui veux-être béta ? Le concept pousse, encore, à une course à l’excellence, en fonction des codes des autres. (Pour cela, que quoi qu’on en dise, l’Alpha ou celui qui vise à l’être, ne peut pas être « indépendant », il est la représentation de ces codes même).

          • P | 24 juin 2013

            Manque des mots à ma dernière phrase.

            *Après je comprend pas pourquoi ça fâche, mais si il faut j’évite d’aborder ce sujet ici à l’avenir.

          • P | 26 juin 2013

            « Et, si les femmes ne sont pas totalement intégrée ( le leadership n’entraînant pas le succès auprès du sexe opposé), c’est qu’elles ont eu le droit de travailler, de voter (autrement dit d’avoir une place dans cette société pyramidale) depuis moins de 100 ans. »

            Tout à fait.

            « Et, quand on prend en compte le contexte, on voit ce que le terme peut avoir de discriminant. L’Alpha, s’il existe, appartient à une certaine forme de société, n’est pas en soi. Puisque pas d’ancrage dans notre biologie ou dans l’éthologie qui se rapproche le plus de nous. »

            Je ne te contredirais pas là-dessus. L’alpha dépend de la forme de société actuelle (à laquelle je me limite), dans une société différente, qui récompense des traits de caractère différents, il n’existerait peut-être pas, en effet.

            « Bien sûr que le concept m’énerve. Demande, qui veux-être béta ? Le concept pousse, encore, à une course à l’excellence, en fonction des codes des autres. (Pour cela, que quoi qu’on en dise, l’Alpha ou celui qui vise à l’être, ne peut pas être « indépendant », il est la représentation de ces codes même). »

            ADS avait rédigé un article expliquant qu’être béta a aussi ses avantages.
            L’alpha est dépendant de certains codes (il doit être confiant, dominant, etc.) mais si ces conditions sont remplies, il peut s’affranchir d’autres normes (comme je l’ai expliqué plus bas à Gaylord).

          • Anashka | 28 juin 2013

            Oui, et quand tu lisais les commentaires, tu voyais bien qu’il y avait un certain mepris pour le béta. Toujours mieux pour les autres, mais pas pour soi.
            Toi, tu te vois comme béta ?

          • P | 28 juin 2013

            C’est un site de séduction (masculin), devenir alpha c’est un peu le but des lecteurs. Je ne me considère pas moi-même comme beta (après, on est pas le meilleur juge pour soi-même mais bon…)

            Mais les gens fréquentant ADS (moi y compris) ne sont pas représentatifs de la population masculine. La plupart des gens que je croise tous les jours sont beta (sans connaître cette notion) et se sentent très bien comme ça.

          • Anashka | 2 juillet 2013

            Je ne sais pas quoi te dire… Tu n’as jamais trouvé étrange que le modèle de l’alpha ne se retrouve ni en psychologie, ni en anthropo, ni en éthologie, mais sur des sites qui proposent des outils vendus, pour le devenir ? ça ne t’interroge pas sur les fondements de la notion ?

          • P | 3 juillet 2013

            « Tu n’as jamais trouvé étrange que le modèle de l’alpha ne se retrouve ni en psychologie, ni en anthropo, ni en éthologie, mais sur des sites qui proposent des outils vendus, pour le devenir ? ça ne t’interroge pas sur les fondements de la notion ? »

            L’alpha pourrait probablement être classé dans plusieurs de tes modèles (où peut-être même que la notion en elle-même existe sous un autre nom), mais je laisse ça à ceux qui ont étudié ces domaines.

            Je n’ai jamais trouvé ça étrange, car les « outils vendus pour le devenir » sont très récents, alors qu’il y a des alphas depuis des milliers d’années.

          • Anashka | 5 juillet 2013

            Si ça n’a jamais été observé par d’autres sciences, comment peut-on affirmer que l’alpha existe depuis des milliers d’années ? Qui dit ça ?

    • Anashka | 20 juin 2013

      Je crois surtout que c’est humain… Le non-contrôle dans ce type de relation est pas toujours évident à gérer. Il est épuisant. L’impression aussi, parfois, que l’on est la seule des deux à s’y investir…

  • Iode | 19 juin 2013

    Décidément ce site est une véritable mine d’informations! Quand une amie m’en a parlé j’ai trouvé ça idiot et je suis finalement heureuse de m’être fourvoyée ;)
    Mon grand amour, c’est ma Liberté, et je me plais à dire que j’ai déjà quatre hommes dans ma vie ( mon ptit Papa et mes frères) et que ça suffit comme ça, mais juste une question: on fait comment quand on est une BadGirl et qu’on espère tout de même, au fond, pouvoir un jour fonder une famille?????

    • Anashka | 20 juin 2013

      Une amie qui me connait en réelle ? (Je sais que des copines commencent à faire tourner mon site, donc, je demande.) En tout cas, c’est cool que tu ais dépassé tes a priori pour jeter un oeil et encore plus cool que ça te plaise :)

      Pour ce côté « libre comme l’air » (plus que Badgirl, je ne pense pas que braque une banque), quel âge as-tu ? Quelle image as-tu du couple et de la famille ?

      • Iode | 20 juin 2013

        En réelle, je ne crois pas! :D mais c’est une éternelle amoureuse qui passe certainement plus de temps à se documenter sur l’Amour qu’à respirer, haha! Les a priori c’est ma bête noire, je suis une touche à tout ;)
        J’ai 20 ans, je suis jeune, peut être trop pour avoir suffisamment d’expérience, mais c’est comme ça, je suis incapable de mettre ne serait-ce qu’un instant mon indépendance, ma liberté où mon goût du risque ou même mes valeurs pour un homme.( J’ai pas encore braqué de banque mais j’aime transgresser les règles parfois.) Mon frère m’a parlé d’un de ses amis, qui a demandé à sa copine de maigrir. Elle l’a fait. Il y a quelques jours, il l’a planté. C’est bête comme exemple, mais je l’aurais pas fait, comme d’autres j’espère, je l’aurais envoyé bouler voire plaquer :)
        Mon image du couple, c’est celui qu’on croise au supermarché, associé à la routine (Arrrgh), quand je les vois j’ai juste envie de prendre mes jambes à mon cou et RUN RUN!!!! Quant à la famille, j’ai la mienne: grande, complice, solidaire arrosée d’amour vache.

        • Anashka | 21 juin 2013

          Plus que le couple, la relation amoureuse se réinvente. Elle peut laisser la place à de la liberté. Il y a des personnes qui t’encourageront à prendre tes chemins de traverse, à vivre réellement ta vie comme tu l’entends et qui, pourtant, s’inscriront dans ta vie comme des partenaires. Des manières de vivre l’Amour, il y en a plein et le supermarché en est une parmi d’autres.

          Pour le moment, si tu n’as pas d’attirance pour ce lien à un autre, ne force pas les choses, vis ta vie, tout simplement. ^^

  • Lilou | 19 juin 2013

    Encore un super article qui décrit bien cette espèce d’homme ^^ faut aimer le challenge et pas attendre une vraie vie de couple… mais est il possible de vivre heureux en refusant de s’impliquer sentimentalement avec quelqu’un, en refusant de construire finalement ?
    Leur liberté chérie peut elle leur suffir ? comment se sont ils construit pour être ainsi ?

    • Iode | 19 juin 2013

      Si certaines personnes ne s’étaient pas battus pour la liberté, on en serait pas la aujourd’hui. Comment se sont ils construits pour être ainsi, ptêtre bien qu’ils vivent , comme nous, avec leurs propres expériences, etc. On a pas a juger quelqu’un qui préfère sa liberté à l’engagement ou une quelconque vie de couple. C’est mon avis :)

      • Lilou | 20 juin 2013

        ah mais je ne juge pas. Chacun vit comme il l’ entend ou comme il le peut. Je sais juste que je ne suis pas faite pareil et donc je cherche juste à comprendre. A mon sens, liberté et engagement de couple ne sont pas incompatibles. Mais bien sur, tout dépend comme on se représente le couple et l’autre.

    • P | 20 juin 2013

      « mais est il possible de vivre heureux en refusant de s’impliquer sentimentalement avec quelqu’un, en refusant de construire finalement ?
      Leur liberté chérie peut elle leur suffir ? »

      En tout cas, ça à l’air de bien leur convenir. Ce ne sont pas les occasions de s’engager qui manquent donc si ils ont fait ce choix, c’est qu’ils sont plus heureux ainsi.

      « comment se sont ils construit pour être ainsi ? »

      C’est pas forcément une construction. A la base, la plupart des hommes valuent déjà énormément leur liberté, et beaucoup l’abandonnent non pas par envie, mais par peur de perdre leur compagne s’ils ne le font pas. Les badboys, en plus de leur grande envie de liberté, ont des options que les autres n’ont pas.

      Note pour Anashka : je ne dis pas que l’inverse est faux, même si c’est plus rare, la femme peut très bien être celle qui veut garder sa liberté.

      • Anashka | 20 juin 2013

        C’est, d’un point de vu de l’observation, complètement juste. Les femmes sont moins dans cette recherche de la liberté. Pas parce qu’elles sont femmes (ça ne veut rien dire), mais parce qu’il y a toute une consécration à rencontrer le grand « amour » comme si c’est lui qui doit faire de toi une Fâme ! Pour preuve, tu es la petite mademoiselle quand tu n’es pas marié et tu as le droit d’être Madame (femme, en somme) qu’une fois qu’un homme à fait pénétrer un anneau à ton doigt. Dans chaque Disney, c’est TOUJOURS le mec qui finit par sauver la nana. Dans chaque chanson, une VRAIE femme doit TOUT sacrifier par amour, c’est son seul objectif. Elle a grandi en apprenant, que sa vie devrait tourner autour de ces relations amoureuses. Donc, forcément, la réussite passe par accrocher le Mâle. Au choix, cette belle invention que l’on appelle Alpha. Là, seulement, la fâme, aura réussie sa vie.

        Donc, oui, cet amour de l’indépendance est plus rares chez les femmes. 2000 ans d’histoire (patriarcale) l’explique.

      • Lilou | 20 juin 2013

        Merci pour vos réponses.
        Je me demande en quoi l’engagement sentimental serait une entrave à sa liberté perso ? à moins de se mettre avec une personne qui a des attentes, des besoins, des valeurs incompatibles.
        En principe, la personne qui t’aime vraiment respecte qui tu es et tes besoins et veille à ton épanouissement perso.
        Espérer gagner en liberté au point de se priver de s’attacher, ça peut être aussi un enchaînement… ou pas.

        • P | 20 juin 2013

          « à moins de se mettre avec une personne qui a des attentes, des besoins, des valeurs incompatibles. En principe, la personne qui t’aime vraiment respecte qui tu es et tes besoins et veille à ton épanouissement perso. »

          C’est très théorique tout ça, en réalité personne n’est à 100% compatible, et respecter les besoin et l’épanouissement de l’autre signifie souvent négliger les siens. Pour remédier à cela, les couples utilisent presque tous la même solution : les compromis. Et par définition un compromis est une perte de liberté.

          « Espérer gagner en liberté au point de se priver de s’attacher, ça peut être aussi un enchaînement… »

          Ce n’est un enchaînement que quand tu vis pour les relations de couple. Quand tu vis d’abord pour toi, les relations ne sont pas ta priorité mais juste une belle adjonction à ta vie, et là c’est tout sauf un enchaînement.

        • Anashka | 21 juin 2013

          J’avais écris plusieurs articles sur l’engagement dont « les trois piliers du couple », où je divisais :
          – engagement matériel
          – engagement spirituel
          L’un et l’autre apparaissant comme des processus qui mettent du temps à prendre forme. L’engagement matériel demande des ré-aménagement de son temps et son espace pour laisser à l’autre de la place. Mais, mis en place petit à petit, il peut devenir naturel. Effectivement, dans ce cas, il y a le temps de composer avec SA liberté et SES projets.

    • Anashka | 20 juin 2013

      Ils peuvent s’impliquer sentimentalement, simplement, s’engager est plus compliqué.

      La liberté, c’est toujours le choix d’une certaine dose de solitude, je ne pense qu’on en soit plus malheureux qu’en couple (qui contient ses défauts aussi). L’important, c’est, simplement, de trouver un équilibre dans la route que nous poursuivons.

  • sam | 19 juin 2013

    Comment faire quand on est pratiquement par ce genrre d’homme ??

    • Anashka | 20 juin 2013

      Il manque des mots, je ne suis pas sûre de pouvoir répondre…

    • P | 20 juin 2013

      – Soit te rabattre sur un type d’hommes moins fugitifs, plus malléables (si c’est possible).

      – Soit accepter le fait que tu devras faire énormément d’efforts pour le garder et le supporter, alors que lui n’en fera presque pas (situation pas forcément enviable donc).

  • sam | 19 juin 2013

    *attiré

  • Gaylord | 25 juin 2013

    Oui, il n’y a aucune inquiétude à avoir pour la paix intérieure et la joie d’exister que l’intelligence permet de cultiver; une paix solide, à l’épreuve des innombrables accidents pouvant mettre à terre bien des volontés ignorant la fragilité de ce qu’elles conçoivent être leur plus grand bien, à l’épreuve du cynisme aussi et du désespoir dans lesquels l’homme à la liberté de choisir de ne pas se complaire. La philosophie se propose d’étudier certaines questions épineuses autrement que ne le fait la religion pour nous consoler. Cependant un bonheur authentique ne s’acquiert pas sans un effort personnel, qu’on ne peut entreprendre si on ne fait pas face à des circonstances difficiles nous y invitant. C’est un cliché à ne pas sous-estimer, que notre société n’aime pas, sans la souffrance l’homme ne serait pas enclin à vouloir être meilleur ; quelque chose de douloureux doit nous confronter à la nécessité de trouver par soi-même des ressources que nous ne soupçonnions pas avoir jusqu’alors. Une blessure est une ouverture.

    Le cynisme est un échec selon moi. Et dans la plupart des cas, de l’enfantillage. Même s’il peut être très jubilatoire. En tout cas il ne rend pas service du tout.

    Tu as raison, depuis trop longtemps la femme est éduquée pour être au côté de l’homme. L’homme est appelé à conquérir, dominer, il est enclin à désirer une liberté absolue. La hantise de l’homme quand il grandit, c’est d’échouer à performer dans des aptitudes quand même très dures à acquérir : autonomie, résistance, autorité, charisme, richesse… La femme commence aujourd’hui à concurrencer l’homme dans sa quête de liberté, même si l’écart est encore énorme ; quant à l’homme il commence lui aussi à vivre l’injonction ridicule à laquelle la femme est depuis longtemps assujettie dans notre société : plaire avec son apparence. Mais la pression que subissent les uns (les hommes et leur quête de liberté) et les femmes (l’obligation de plaire) est encore très inégale et même antagoniste, ce qui peut aisément engendrer une frustration et un mépris réciproque à cause de l’incompréhension qu’elle suscite (peut on vraiment penser que les uns viennent de mars et les autres de vénus?).

    Ce que tu as écrit sur les mâles Alpha est tout à fait pertinent. Le problème est que la plupart des gens s’imaginent qu’avoir du charisme et être dominant est une réussite. Comme tu l’écris, l’individu charismatique n’est pas libre, il est clairement dépendant de ceux qui ont une aptitude à le désirer. L’individu charismatique doit être pourvu d’une aura, d’un charme magnétique, que seul des individus distincts peuvent lui conférer et à certaines conditions très restrictives sur lesquelles il n’a aucun pouvoir: qu’ils puissent projeter sur lui leurs fantasmes, et pas des moindres, des fantasmes issus d’un contexte social précis (cf Max Weber). Celui qui a besoin de dominer est tout aussi aliéné que ceux qu’ils dominent. S’il est né avec des attributs prestigieux, il reste l’enfant de son temps. Il n’est pas un modèle d’individu libre et indépendant.

    Cet archétype du mâle alpha est très dangereux car il conduit aussi, par voie de conséquence, à persister dans l’archétype féminin qui est sa contrepartie nécessaire. Toute rencontre amoureuse ne peut alors que se régler sur un processus pensé et réglé d’avance en vue d’être maîtrisé, la rencontre elle aussi devient un archétype, un moule auquel les protagonistes doivent se conformer pour interagir conformément à ce qu’ils pensent être l’expression exacte de l’archétype défini auquel ils s’identifient. Celui qui veut être un mâle alpha peut avoir à réaliser un travail d’auto conditionnement vraiment flippant, niant justement une direction dans laquelle il est supposé progresser pour être authentiquement bien dans sa peau.

    • P | 26 juin 2013

      Ah, très bien écrit.

      « S’il est né avec des attributs prestigieux, il reste l’enfant de son temps. Il n’est pas un modèle d’individu libre et indépendant. »

      Rester un peu enfant n’est-il pas une forme de liberté? Il y a plus libre et indépendant, mais un fan admire tout ce que son idole fait, et change ses propres opinions si nécessaire. A une plus petite échelle, c’est pareil envers l’alpha, et ça lui donne une certaine marge de manœuvre par rapport aux normes sociales.

      « Cet archétype du mâle alpha est très dangereux car il conduit aussi, par voie de conséquence, à persister dans l’archétype féminin qui est sa contrepartie nécessaire. »

      C’est à dire? Rechercher une femme à complètement l’opposé de sa personnalité? En y réfléchissant, c’est probable oui.

      « Celui qui veut être un mâle alpha peut avoir à réaliser un travail d’auto conditionnement vraiment flippant, niant justement une direction dans laquelle il est supposé progresser pour être authentiquement bien dans sa peau. »

      C’est très possible, ne faire aucun travail sur soi-même et s’accepter avec ses défauts me semble plus facile et naturel.

    • Anashka | 28 juin 2013

      Quel plaisir de te lire !

      Une blessure est une ouverture.

      Parles-tu du regard de la société sur la quête de bonheur ou, plutôt, de ton regard ?

      Le cas échéant, nombre écris, expériences de vie, montre que la souffrance vécue n’est pas liée au bonheur de demain.
      Bien sûr, celui qui a eu faim, sait savourer un repas (quelque temps, avant habitude). Mais, malheureusement, la souffrance offre surtout de la résilience, de la capacité à créer avec ses failles. Pour être résilient, il faut encore souffrir. Sinon, c’est du deuil.
      Les personnes les plus heureuses que j’ai connue sont des enfants gatés (non pas matériellement) mais par la vie, peu de deuils, peu de déchirement, une habitude à se diriger vers le plaisir, vers ce qui fait du bien, habitude rageusement conservée.

      J’ai cru longtemps à ce ying/yang autour du bonheur, je déchante. Je me rends compte que c’est surtout de la consolation pour les moins chanceux (et peut-être un accès à certains savoir, à une certaine différence… mais pas au bonheur/bien-être/paix intérieure).

      Le cynisme est un échec selon moi

      Oui. Il est … facile.

      Plaire avec son apparence.

      Je m’arrêterais à plaire. L’apparence est un atout, non négligeable, mais il n’est pas le seul. L’esprit, la capacité à entraîner dans une bulle différente, l’indépendance, la fragilité feinte, la force caricaturée, l’insolence et le culot sont des atouts qui compensent bien souvent des physiques moins gracieux.

      Mais, il est vrai que les femmes sont éduquées à plaire. Et que l’apparence est ce qu’il y a de plus accessible, de plus simple. Le travestissement n’est que physique. Pour jouer sur les autres domaines cités plus haut, c’est un travestissement de l’esprit.

      Plus que plaire, d’ailleurs, les femmes sont conditionnées à s’abandonner par Amour, à tout donner, à en faire le centre de leurs vies et à se révéler par lui. Le conditionnement masculin s’inscrit, alors, en défaut… l’indépendance, la liberté, compter que sur soi… De nombreuses incompréhension viennent de ces conditionnements, de ces rôles auxquels nous nous conformons avec trop de facilité (et dont il est si dur de sortir !)

      L’avantage de notre époque, c’est qu’il y a la possibilité d’une rencontre. Certes, l’Amour romantique, tel que nous le concevons est une pure invention, mais c’est aussi une belle invention. Les hormones (donc sensation) qu’elles révèlent sont une drogue réellement intéressante. L’état second dans lequel conduit l’état amoureux mérite d’être partagé. Le conditionnement lâche du lest, permettant aux hommes d’aller à la rencontre de ces sensations et de la profondeur qui l’accompagne et à la femme de quitter sa dépendance à l’état amoureux.

      Il y a la possibilité d’une véritable rencontre des deux conditionnements. Et, pourquoi pas, d’une réinvention complète de la relation homme/femme qui s’inscrive hors des sillons. J’ai la naïvité de le croire (au moins pour moi) et de tenter d’avancer avec. Admettre que ce que l’on croit connaitre de l’Amour est avant tout construction sociale, que ce que l’on croit connaitre de l’autre et de soi aussi, c’est se garder la possibilité d’observer ce qui nous traverse avec peut-être, un regard de nouveau-né. Et, de se laisser surprendre.

      Rien à dire sur le Mâle Alpha, tu résumes parfaitement ma pensée.

  • Zaz_s | 13 août 2013

    J’aurais dû lire cet article avant de poster le com sur la Slow et Fast séduction. C’est officiellement un Bad boy. Le pire c’est que j’en ai jamais douté…Et le pire du pire c’est surtout que j’ai connaissance de toutes les raisons qui font qu’il ne faut éviter les Bad boy. Mais malheureusement, même si je le voyais gros comme une maison, j’ai préféré prendre le risque. Résultat des courses ? Je ne sais pas s’il veut cherche une vraie relation (à mon sens non). On en a jamais discuté. Je ne peux pas poser la question directement parce que ça passerait pour un ultimatum, ce ne serait pas naturellement. On a passé notre temps à se chercher, se lancer des perches…Faire passer des choses sous la provoc ou l’humour. Du coup, je peux pas aborder ce genre de sujet sans que cela fasse trop solennel. Et si ça reste trop détaché, il y a de fortes chances qu’il ne percute toujours pas ce grand garçon (ou qu’il préfère faire semblant de ne pas percuter :)), ce qui n’arrangera pas ma situation.

    Voila, les bad boy c’est de la bonne adrénaline mais il faut savoir gérer après. C’est ici que tout se complique et ce qui deviendra sûrement pour beaucoup, enfin pour moi, le point de non-retour.

    Signée une bad girl, romantique dans l’âme ;)

    • Anashka | 27 août 2013

      Et pourquoi pas l’embrasser, faire comme si de rien n’était après…? S’il est joueur, ça vous ferez sortir un peu de la FZ. ^^

  • Juju | 7 février 2014

    Je tombe sur cet article bien longtemps après les derniers commentaires… Par hasard. Je me permets quand même une réponse.

    Aaah le BadBoy… J’ai moi-même d’énormes difficultés à m’engager et à faire confiance à qui que ce soit, difficultés qui ne sont pas forcément justifiées d’ailleurs et dont je n’arrive pas à identifier la source pour l’instant.
    Et bien évidemment, le seul à qui je laisse une place dans ma vie et à qui je fais confiance, c’est le BadBoy !
    3ans qu’on se connaît maintenant, nous sommes avant tout « amis » (drôle d’amis me direz-vous ! Qu’importe…). Il me tourne autour depuis notre rencontre. Je ne me sentais pas exceptionnelle pour autant puisqu’il a tendance à jouer les grands séducteurs bourrés de charisme à toutes les demoiselles qui peuvent l’intéresser. Cela dit, en 3ans, je ne l’ai jamais vu s’accrocher à quelqu’un avec autant de persévérance et d’acharnement.
    Etant en couple au moment de notre rencontre, je l’ai toujours recalé. Je suis maintenant célibataire depuis 1an et demi. Lui a été en couple juste au moment où j’ai rompu avec mon partenaire précédent. Il a soigneusement pris ses distances avec moi, mais dès que l’on se voyait, il ne résistait pas à la tentation de me sortir le grand jeu. Jusqu’au jour où j’ai baissé la garde. Son couple battait de l’aile (la demoiselle était raide dingue de lui, à ses pieds, et ce n’était bien sûr pas réciproque même s’il l’appréciait). Ils ont rompu. Entre temps, nous avons remis ça à l’occasion, sans que je ne le sollicite. J’ai toujours été claire : je l’adore en tant qu’ami mais je sais comment il traite ses copines et ne veut absolument pas de quelque chose de sérieux avec lui.
    Il a revu son ex en étant très clair : ce n’est qu’une histoire de sexe pour lui (même s’il y a un certain attachement). Elle s’est accommodée un temps de ça mais en a de nouveau raz-le-bol et lui demande de prendre une décision.
    Bien entendu, il continue de me voir plus ou moins régulièrement.
    J’ai le sentiment qu’il y a un lien particulier entre nous. Il m’a déjà dit qu’il avait des sentiments pour moi et me respectait énormément et je pense ressentir la même chose. Pour autant, je ne me sens pas « amoureuse » (et je pense que lui non plus) et la « relation » qu’on a en ce moment me convient.
    Et pourtant, je ne suis pas totalement satisfaite. J’aimerais retrouver une véritable relation de couple avec quelqu’un et me contente de cette relation parce que je n’ai rencontré personne d’autre qui m’intéresse. Et puis bien sûr, même si je ne souhaite pas être en couple avec mon BadBoy, je suis frustrée de ne pas « l’avoir dans la poche », de ne pas être LA femme qui le fasse trembler sur son pied d’estal (et oui, on a toujours besoin de flatter son égo ! Ce n’est pas forcément respectable mais c’est comme ça).

    Bref, je n’ai pas de question particulière à poser. Je souhaitais juste partager mon expérience et vous dire de ne surtout pas tomber dans le piège du BadBoy : ne tombez jamais amoureuse de lui, vous perdriez tout intérêt à ses yeux et ne seriez plus qu’un acquis confortable (comme cette pauvre demoiselle dans mon histoire…)
    Si vous sentez que les sentiments deviennent trop forts, et bien prenez la fuite, c’est un conseil !
    Je ne me considère pas comme un modèle à suivre, ma situation actuelle n’est pas tout à fait saine et certainement pas constructive. Mais sans rien attendre de sa part, je ne souffre pas. Pourvu que ça dure ! ^^

    • Anashka | 10 février 2014

      Même si l’Ego n’est pas totalement satisfait (ce qui se comprend), tu es aujourd’hui dans un mode de relation qui te convient. Vous avez trouvé un équilire à vous qui t’évites de souffrir mais te permet de partager une affection réciproque. Et, pis, quand tu rencontreras quelqu’un avec qui construire autre chose, tu construiras autre chose… (Et, si la badgirl, c’était toi ?)

  • jaime ma gueule | 7 mai 2014

    Je suis aussi une bad girl et tout en sachant que je le paierai je me suis permise de le manipuler et maintenant j’en souffre vu que son naturel me cause du chagrin mais il ne rompt pas il répond a mes appels il me déposé chez moi quand je squat chez des copines mais il dit qu’il m’aime plus pourtant il y’a 3jours auparavant il m’a invité dansé pfff

  • Patate Dorée | 22 avril 2015

    J’avoue que ton article m’as bien plus. Je suis dans ce cas, sauf que le Bad boy en question, est plutôt du « Les filles, je les regarde, et si je peux coucher avec, je le fais ». Rajoutons à tous ça le faîte, qu’il est en permanence sous « produit illicites ». Alors j’avoue qu’il me fais craquer, mais je peine tout de même dans cette histoire..
    Si quelqu’un a, ne serais-ce qu’un conseil, je suis preneuse.
    Bonne continuation!

  • Kallli | 8 mai 2016

    Je suis tombé dans le panneau moi aussi, il est tellement charmant, tellement différent, il vit a 2000 a l’heure, il aime la vitesse, le risque, la liberté. J’ai fait les choses bien, j’ai pris le temps de le connaitre des années avant de craquer, de tomber amoureuse.
    Le problème c’est que ça ne marche pas, au début c’est magique, il semble être l’homme parfait, la relation parfaite.
    Mais des qu’il y a un problème, je comprend l’ampleur, je comprend les risques et je découvre une nouvelle peur: la peur de la perdre ! Mais pas la meme que celle qu’on peut ressentir quand on aime, la peur d’etre séparer de lui, la peur que son passé ou son présent le rattrape, la peur qu’on me l’enlève, l’absence de nouvelle, l’absence de tout. Le silence d’un coup. La changement radical de comportement, la fuite, j’ai eu le droit a tout ça. Et croiyais moi je le souhaite a personne.
    C’est de la passion, c’est intense mais un jour ou l’autre il devra payer, il devrait faire des sacrifices et vous ne serez plus de la partie. Que ce soit pour vous protéger ou parce qu’il n’a plus le choix.
    Et la… c’est la pire séparation qu’il puisse y avoir. S’aimer mais devoir se séparer !
    Eloignez vous des bad boys, on ne construit pas sa vie avec qqn qui la met en péril tout le temps.

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