Coucher le premier soir, bonne ou mauvaise idée ?

Par 7 Mai 2013 211 Commentaires

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C’est une question récurrente des magazines féminins. Ils nous conseillent, généralement, d’attendre le troisième rendez-vous. (Comme aux États Unis, notre grand modèle culturel.)

Je m’interroge, tu t’interroges.

Quels sont les apports de cette attente ? Est-elle vraiment nécessaire ? Quels objectifs poursuivons-nous à s’y conformer ?

 

L’attente n’est plus une nécessité

Avec l’arrivée du féminisme des années 1970, la femme a gagné de nouveaux droits (avortement, contraceptions). Ils lui permettent aujourd’hui de disposer de son corps comme elle l’entend. La sexualité n’est, donc, plus liée à la procréation. Elle peut exister en elle-même, servant le plaisir ou les sentiments amoureux.

L’attente, avant ce chamboulement social, faisait sens. Elle visait à conduire l’homme au mariage. Ainsi, celui-ci restait engagé auprès de sa progéniture et de sa femme (qui lui était complètement dépendante). De nos jours, rares sont les personnes (en occident) qui entrent dans la sexualité après le mariage.

Attendre, avant de découvrir le corps de l’autre, s’est séparé de la construction d’une cellule familiale. On parle de libération sexuelle.

Si les films romantiques associent encore l’acte à une preuve d’amour (et un désir d’engagement), nous savons qu’il n’en est pas de même dans la réalité. Le coït peut exister pour lui-même, sans promesses, sans amour, ne servant qu’au plaisir du corps.

L’attente a donc drastiquement diminué, perdant de son sens. Pourtant, alors que la liberté de disposer de son corps comme on l’entend est admise par tous, la question des trois rendez-vous se pose encore dans notre presse féminine. Pourquoi ?

 

Quels sont les enjeux actuels de l’attente ?

Quand on interroge des hommes et des femmes sur leur bien-être après une relation d’un soir, la réponse est disparate. Les hommes sont plutôt satisfaits alors qu’un nombre important de femmes semblent le regretter.

La femme a certes gagné une liberté sur la manière de disposer de son corps, mais cette liberté est encore soumise à des constructions sociales.

La dichotomie «put*in/princesse » persiste. S’abandonner au seul plaisir du corps, sans sentiments, sans engagement, sans tenir plus que ça au mec, n’est pas forcément bien perçu dans notre société. Sauf, si ça reste exceptionnel.

Bien sûr, nous sommes libres de faire ce que l’on veut, mais sous le regard de la société, sous le regard des hommes, sous le regard des autres femmes, qui généralement n’est pas bienveillant à l’égard des libertines.

Qu’on nous renvoie (ou non) explicitement ce regard n’a pas d’importance. Il est intégré en nous. Et, il arrive qu’après un coup d’un soir, nous ayons le sentiment flou d’avoir fait quelque chose d’immoral.

Cette dichotomie peut, en partie, expliquer l’attente des femmes. Elles désirent être bien jugées par la personne avec qui elle couche et par elle-même (ce qui est légitime). Se moquer du regard des autres, du regard de la société, demande des efforts considérables de remise en question permanente.


Mieux vaut s’y conformer, c’est moins d’emm*rdes.

 

Coucher le premier soir, une preuve de libération sexuelle ?

Finalement, coucher le premier soir, pourrait être une manière de revendiquer son plein droit à utiliser notre corps comme bon nous semble, comme un acte de revendication de la libération sexuelle.

Mais, force est de constater que les femmes ne désirent pas spécialement utiliser la sexualité comme un étendard de leurs droits de propriété sur leurs corps. Et, le pan sexuel d’une relation n’est pas forcément celui qui les attire le plus. Elles accordent tout autant, voir plus, d’importance à la naissance des futurs sentiments.

Autrement dit, « Ba*ser c’est bien. Aimer, c’est mieux ».

Nous sommes nombreuses à trouver peu d’intérêt dans une relation uniquement charnelle. La tendresse, l’attachement, la complicité (et parfois l’engagement) nous semblent bien plus attrayants que de mettre un cylindre dans un cercle. (Ou un cercle autour d’un cylindre).

Je ne sais pas si c’est biologiquement vrai ou non, mais nous avons appris que l’attachement masculin augmente avec l’attente et diminue après le premier coït (une histoire d’hormones que l’homme développerait pendant la période de désir).

Étant donné que nous sommes beaucoup à vouloir plus qu’un coït, attendre c’est assurer l’attachement de l’autre. Une technique, en somme. Ainsi, nous suivons les conseils des trois jours. Par préférence pour un partenaire à une multitude de corps -presque- anonymes (sur lesquels projeter nos fantasmes).

Attendre est donc une technique pour accrocher Monsieur et entrer dans le « couple ».

(Que notre désir d’engagement et d’Amour de la part de l’autre soit une construction, que cette construction ait des enjeux de pouvoir au sein des genres est un autre débat, que je n’aborderai pas dans cet article. Mais, cette envie de « sérieux » n’est pas gratuite et ne va pas de soi. Nous y reviendrons)

 

La première nuit en question


Il existe, à mon sens, trois types de sexualité :

  • la ba*se : la mécanique sexuelle, commune, félicitant le plaisir des sens
  • le « faire l’amour » : la transmission des sentiments par le coït, tel qu’il soit (tendresse, passion, colère…)
  • le jeu sexuel : la complicité visant à expérimenter de nouvelles pratiques et à s’amuser du jeu pour adulte superbe qu’est la sexualité. (Je passerai dessus, il ne concerne que rarement la première nuit).

(Bien sûr, la réalité charnelle n’est pas aussi catégorique. Bien sûr, il existe un nombre incroyable de nuances. Catégoriser me permet de questionner plus simplement les enjeux de la première nuit.)

 

Une drôle de sexualité

Souvent, peu importe l’attente, la première nuit est un lieu de ba*se.

Nous amenons toutes les constructions sociales de la sexualité dans l’intimité : notre poids, nos complexes, les conseils pour faire une bonne fellation, la peur d’être mal jugée, l’envie que ce soit « sentimental », l’envie de « garder » l’autre…

Nous ne rencontrons pas ou prou le corps de l’autre. Il s’agit avant tout d’être un bon coup, sans être une sal*pe. (Et, l’équilibre s’il est possible, est extrêmement difficile à trouver.)

La pression masculine sur cette première nuit est aussi très importante.

L’homme se doit d’être dur, endurant, performant, un poil dominant, mais respectueux. Bref, il doit composer avec des diktats bien plus qu’avec son désir (ou notre corps).

Lui viennent en tête les nombreuses techniques qu’il a apprises pour nous satisfaire, les pornos qu’il a vus, les blagues de potes sur la longueur de son engin et sa peur de notre simulation. Autant dire qu’il est là, sans être là.

(Note : cette ba*se mécanique de performance est félicité pour les hommes, elle fait d’eux des personnages virils… Et que cette virilité est censée nous plaire.)

Sincèrement, pour ça… Je ne vois pas tellement l’intérêt d’attendre. Plus vite, ce premier coup est passé, plus vite on peut ENFIN se rencontrer hors du carcan social. Que l’intimité redevienne intimité.

Si on s’écoute deux secondes, on se rend compte que l’on passe à côté de l’autre. On n’est pas réellement nu, au contraire, nos portons tous les oripeaux des magazines, des conseils et des constructions sur le genre.

Loin de moi l’idée de dire que parler de sexualité, échanger dessus est une mauvaise chose. Mais, visiblement, la société en parle mal. Elle nous enferme dans des normes groupales, alors rien n’est plus personnel que le partage charnel. On en vient à penser bien plus que l’on caresse pendant une partie de jambes en l’air.

Probablement un échec de la libération sexuelle. Nous avons remplacé certaines normes par d’autres.

Où est le plaisir là-dedans ? (Pour l’homme comme pour la femme).

 

Voulez-vous me faire l’Amour ce soir ?

Rencontrer un autre corps, un corps nu, qui se donne peut-être une véritable aventure.

J’appellerai ça « faire l’amour ».

Par les gestes, les regards, les caresses, on se laisse aller à la vulnérabilité. On déshabille nos sentiments pour les offrir autrement que par le langage. Ce sont des paroles muettes qui accompagnent des baisers. Ce sont des émotions qui passent dans le peau à peau.

Peu importe la nature de ces sentiments, d’ailleurs. (Passion, tendresse, complicité, rage, colère, amitié…)

La question de sa propre performance (ou de celle de l’autre) est dissoute dans l’envie de l’accompagner vers un plaisir sincère. Même si les actes paraissent banals, déjà vus ou au contraire marginaux, les deux partenaires s’en moquent. Il ne s’agit pas de ça.

Il s’agit d’une intimité véritable, d’une sincérité dans le geste.

On demande (secrètement) souvent aux hommes d’initier cette tendresse sexuelle. De se détacher du social pour revenir vers notre corps. Autrement dit, de nous faire l’Amour, avec une sincère démarche de rencontre à notre corps.

Cette demande est légitime. Mais, peut-être qu’on devrait AUSSI apprendre à accompagner l’autre là-dedans. Peut-être qu’on devrait faire l’Amour aux hommes, rencontrer réellement leurs corps. Il n’y a aucune raison pour que ce soit particulièrement aux hommes de faire le premier pas dans cette démarche d’authenticité érotique.

La guerre des genres persiste voir s’accentue dans la sexualité. ( Qui ba*se l’autre ? Qui possède l’autre ? Qui prends l’homme ?). Pour la vulnérabilité, chacun des partenaires demandera muettement à l’autre de « s’abandonner » le premier. Sinon, on risquerait de se faire avoir (d’être celle qui se fait ba*ser). Autrement dit, donner sans retour, se déshabiller seule.

Souvent, personne ne cède et l’on ba*se comme « il faut ».

 

L’attente, aujourd’hui, peut à nouveau prendre sens

.

Non pour accrocher ou garder un homme (la sexualité n’a pas à être une arme, même si elle sert le sentiment), mais pour lui laisser le temps de nous faire confiance. (Et vice versa.) Prendre son temps permet de quitter doucement les masques, d’amorcer des dialogues, de se dénouer du social et finalement, d’ accepter de donner avec sincérité et de recevoir de l’autre.

Ce n’est pas moi qui vous dirais combien de temps attendre. Je n’en sais foutrement rien.

Le bon moment, c’est souvent, quand on dépasse l’envie de sexualité pour le désir profond de faire l’Amour à cet autre corps, cette autre personne qui n’est pas nous.

(Parfois une soirée suffit, parfois plus… Peut-être, d’ailleurs, que trois rendez-vous sont un bon calcul… Je vous l’ai dit, je n’en sais strictement rien, je ne suis pas vous, ni lui.)

Être entier dans la sexualité, aujourd’hui, ne va pas de soi. C’est dommage, mais nous avons le POUVOIR de changer ce rapport à la sexualité.

Et, même si notre partenaire est, au moment de l’acte, aux prises des diktats sociaux, ce n’est pas grave. Nous pouvons l’accompagner, avec tendresse et bienveillance à un lâcher-prise honorant Éros.

« Non, je ne te jugerai pas. Non, je n’attends pas de toi que tu me prouves quoi que ce soit. La seule chose que je désire, c’est de te connaître mieux encore et de me laisser découvrir par toi »

« L’amour est à réinventer », disait Rimbaud. La véritable liberté sexuelle c’est peut-être cette réinvention que nous pouvons faire à deux ou dans laquelle nous pouvons accompagner (avec bienveillance) l’autre.

 

Et vous, pensez-vous l’attente avant une première nuit encore nécessaire ?

Anashka,

Un peu d’Amour dans ce monde de brute.
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Commentaires (211)
  • lapetitefée | 7 mai 2013

    J’attends pas à cause de ce que les magasines disent. J’attends parce que je ne veux pas expérimenter le sexe pour le sexe, ça ne m’intéresse pas. De fait, mes relations commencent d’abord par des moments à deux, des conversations, des échanges autres que sexuels et pas que trois fois. Ca se joue souvent sur plusieurs semaines voire plusieurs mois. Ainsi, je suis sûre – ou presque – de ne pas refiler mon corps à l’autre, juste le temps d’assouvir quelques désirs.

    J’attends par respect de moi-même. Certaines se respectent en se laissant expérimenter rapidement, moi ça passe par l’attente. Je ne retire aucun plaisirs, aucune satisfaction au sexe pour le sexe. Et le faire le premier soir, pour moi, c’est synonyme de sans lendemain. Je m’attache pas aux mecs qui cèdent/veulent/donnent de suite.

    • Anashka | 8 mai 2013

      J’entends ce que tu dis. Mais, l’attente pour l’attente n’est-elle pas le risque aussi de mettre d’autre enjeux sur le sexe, de donner une autre place au corps ?
      Pourquoi tu ne t’attaches pas aux gars qui veulent/cèdent/donnent tout de suite ?

      • lapetitefée | 8 mai 2013

        Ce n’est pas « l’attente pour l’attente ». Pour moi, ce n’est pas du temps perdu si toutefois ça ne se solde pas par une histoire d’amour. Si je vois trois semaines un mec que j’ai envie de mieux connaître et qu’au final on est pas faits pour être ensemble ou pour tenter qqch à deux, c’est quand-même une expérience, une aventure en plus.

        La place de mon corps, elle est très au clair dans mon esprit. Je ne le partage que si, sur le moment M, je peux me dire que je fais confiance à l’histoire qui se crée. Même si ça foire le lendemain, c’est pas grave – en même temps, ça n’arrive pas vraiment.
        En plus, le partager comme ça, après un soir, avec un parfait inconnu, ça ne m’intéresse pas. J’ai besoin d’intimité, de connaître et ça peut prendre 1 semaine ou 3 mois pour que je me sente confiante.

        Pour ce qui est des gars qui veulent direct, je ne m’y attache pas, c’est vrai.

        1) Au vu de ce que j’ai écrit ci-dessus, j’attends d’un mec avec qui je vais partager qqch qu’il pense plus ou moins pareil à ce sujet.

        2) J’aime bien l’idée de chasseur et de chassé – les rôles sont interchangeables – en bref, j’aime le jeu. Même si je vais me plaindre souvent sur le moment de « ho, je sais pas où on en est. Est-ce qu’il veut plus avec moi ou non? », au final, j’apprécie que chacun prenne son temps.

        • Anashka | 10 mai 2013

          J’ai le sentiment que tu rejoins mon dernier point de l’article, je me trompe ? Et, le temps nécessaire pour toi varie entre une à trois semaines.
          En gros, dans la relation charnelle, c’est plus qu’une rencontre physique, mais une preuve, aussi, de ta part, de confiance, c’est ça ?

          • lapetitefée | 10 mai 2013

            C’est assez juste. :)

            C’est aussi une façon de me préserver, de me réserver un peu.

          • Anashka | 10 mai 2013

            Te préserver ?

            (C’est cette notion que je ne comprends pas, sans jugement, juste que je ne comprends pas… )

          • lapetitefée | 10 mai 2013

            Oui, me préserver. Des relations sexuelles sans suite, ça me ferait du mal (comme déjà expliqué, je suis plutôt vieux jeux, faire les choses avec un certain ordre). J’en ai vécu une sur du long terme et j’y ai perdu beaucoup. Depuis, il y a des règles qui se sont établies : mon corps, je le partage si je sens au moment M que je pars dans qqch de sain et qui, je pense, aura une suite. Il y a déjà une base, amicale, de connaissance, de confiance avec l’autre. Je ne ramène pas d’hommes chez moi car si ça tourne mal, le lieu devient emprunt d’un souvenir négatif. Je me suis sentie salie à quelque part, le sexe, la brutalité de la relation, mon statut de femme objet potiche qu’on sort, qu’on montre, ça m’a changée, infiniment.

            Depuis, je me préserve de ces choses-là, ça passe par l’instauration de limites, de règles auxquelles je m’accroche. Elles me rassurent et me ressemblent plus d’un point de vue idéologique. Et ça me réussit plutôt bien je dois dire. :)

          • Anashka | 11 mai 2013

            D’accord, je comprend mieux.
            Merci.

  • mulderone | 7 mai 2013

    Le quadra, que je suis, était pétri de certitude mais les changements dans ma vie et la lecture de tes articles ont tout fait volé en éclat.

    Que ce soit pour moi ou pour les autres, le jugement fait chier !!! Ma seule certitude aujourd’hui, c’est qu’il ne devrait plus y avoir de diktats sociaux, ça ne concerne que ceux que ça impacte et si les 2 sont OK, que ce soit le premier soir ou le troisième ou dans 2 mois, chacun doit pouvoir choisir le rythme qui lui convient.

    « Coucher le premier soir, une preuve de libération sexuelle ? « , je pense que non mais avoir la possibilité de le faire sans être jugée, oui, c’est même une libération tout court pour la gente féminin, mais ça n’est que mon avis.

    Faut juste se dire qu’on va se débarrasser vite fait de la première fois, car elle est rarement terrible pour passer à la suivante. Pourquoi pas dans la même soirée :-)

    Personnellement, si on fait abstraction de mes difficultés avec la séduction, le premier soir, je ne pourrai pas, trop de pression (performance, faire bonne impression) et de toute façon, il me faudrait un peu plus de connexion émotionnelle avec la demoiselle pour passer à l’acte, pas tellement câblé pour la ONS.

    • Anashka | 8 mai 2013

      Que la possibilité de disposer de son corps comme on l’entend doit sa raison d’être à la libération sexuelle des années 70, je suis parfaitement d’accord avec toi. C’est un droit précieux. Vraiment.

      Cette première fois / première soirée, ne peut-elle pas déjà se faire dans la rencontre de l’autre ? Certes, avec les maladresses de deux inconnus qui se découvrent, mais avec cette sincérité que trouve les partenaires qui se connaissent depuis beaucoup plus longtemps ?

  • Audrey | 7 mai 2013

    Anoushka, I need ton point de vue !
    Bon. Il y a quelques mois, alors que je pleurais un garçon, mes copines et moi avons décidé de changer nos habitudes et d’aller passer la soirée ailleurs que dans le bar où le garçon pour lequel j’avais de la peine travaille. Dans ce nouveau bar, nos yeux se sont posés sur le DJ… et là, la révélation. J’ai littéralement flashé sur lui, mais on ne s’est pas parlé étant donné qu’il travaillait. Mes amies habitent dans une petite ville, tout le monde peut connaître tout le monde, j’ai donc fini par avoir la chance de faire sa connaissance, seulement deux jours après. Je dois sûrement préciser que la rencontre a eu lieu en boîte, et j’ai pas hésité à aller lui parler. Etant donné que le reste de l’année je vis à l’étranger, je n’étais que de passage dans ma ville d’origine ; j’en repartais le lendemain, et que je suis plutôt du genre à avoir toujours peur de passer à côté de quelque chose, je me suis dit : t’as rien à perdre, tente. Je lui ai dit combien il m’avait plu, combien il m’avait sorti le garçon précédent de la tête et combien pendant deux jours il avait été ma nouvelle obsession (la fameuse !). Le courant est tellement, mais tellement bien passé entre nous ! On a fini par se retrouver tous les deux, sans nos copains, sans s’en apercevoir à une heure avancée de la nuit ! Puis, est arrivé le moment où on se dit naturellement « Bon, on rentre ? », sans sous-entendus, sans malaise… on est allés chez lui. On a continué à discuter, à rire, et on a couché ensemble. J’irai pas jusqu’à dire qu’on a fait l’amour, mais pour avoir un certain « tableau de chasse » à mon actif, je sais qu’on n’a pas juste « baisé ». Le lendemain, je me suis sentie respectée et à ma place -à l’inverse d’autres fois avec d’autres garçons qui veulent juste tirer un dernier coup et adios tepu, en gros ! Il était toujours si gentil, si drôle et si attentif. On a passé un moment de la matinée ensemble et a aussi pris la peine de me déposer chez mon amie avant de partir prendre l’avion. Bref. De retour dans ma vie étudiante, je ne pouvais pas faire autrement que penser à lui, en rêver la nuit, l’idéaliser. Alors une fois encore j’ai pris mon courage à deux mains en lui envoyant un email où je lui explique comment je me sens, ce que je pense, et ce que j’espère (je rentre dans quelques jours, et ce définitivement, ayant fini mes études ici). Il a été très réceptif, super à l’écoute, en me disant qu’il trouvait ma démarche particulièrement courageuse et que ça tombait bien parce que je lui avais laissé une « très forte impression », pour le citer. J’ai essayé d’ouvrir une voie en lui suggérant de garder contact, de s’écrire de temps en temps, en lui avouant aussi que c’était peut-être par peur qu’une fille lui fasse une plus forte impression que moi. Finalement, ce projet de rester en contact est tombé à l’eau, on en a fait le constat très récemment et on a tout simplement décidé de se voir. Quand je rentre, pour de bon. Il dit qu’il est pressé de me savoir en France… mais moi, la vraie question que je me pose depuis le début c’est : coucher avec lui, ce soir-là, erreur ou pas erreur ? Qu’en penses-tu ?
    Je l’idéalise profondément, je le sais. Mon inconscient travaille beaucoup parce que je rêve de lui quasiment tous les soirs, je demande souvent à mes copines si elles l’ont croisé en soirées, je regarde ses photos… alors que concrètement, on ne se connaît pas lui et moi. On parle très succinctement, et rarement. J’ai peur d’avoir trop donné d’un coup, en comparaison de ce que j’attends de mon retour par rapport à lui. Je lis attentivement tous tes articles comme « comment le faire tomber amoureux », tout ça, mais j’ai peur d’avoir été une fois de plus, trop vite !

    • Anashka | 8 mai 2013

      Coucher avec lui n’était pas une mauvaise idée. Vous avez partagé un moment fort. A ce que tu me dis, vous vous êtes aussi « charnellement » rencontré, ce qui vous a rapproché encore. L’obsession risque de te faire perdre un peu tes moyens. Mais qui vivra verra, pour le moment, savoure vos retrouvailles. ^^

    • Superbrunette | 9 mai 2013

      moi je trouve cette histoire très jolie ! Tout s’est fait naturellement car vous n’attendiez rien l’un de l’autre. Ne laisses pas tes attentes tout gâcher. Carpe diem :)

  • missml | 7 mai 2013

    Moi je dirais que tout dépend de ce que l’on recherche. Si je veux une relation sérieuse, je vais d’abord apprendre à connaître la personne et voir si un vrai feeling se développe et puis, ça me rassurait que l’homme attende également avant de « consommer » car il est dit qu’un homme en quête d’une relation sérieuse est prêt à attendre quelques rencards pour avoir une relation intime ( en général).
    Par contre, si je ne souhaite qu’une aventure, c’est complètement possible de coucher dès le premier soir qui de toute façon, ne sera pas suivi d’un deuxième bien souvent. Mais je dois dire que je ne suis pas une grande coutumière des ONS.

    • Anashka | 8 mai 2013

      En quoi attendre rend une relation « plus sérieuse » ? ça veut dire quoi « attendre une relation sérieuse » ?

      • missml | 8 mai 2013

        En général, un homme qui a envie d’un truc qui dure un peu ( et je ne parle pas forcément d’engagement solennel avec kit appart ensemble/bague au doigt/bébé), il ne verra pas d’inconvénient à attendre de mieux me connaître ou que je sois prête pour Coucher avec moi. Cela ne rend pas forcément la relation plus sérieuse mais ça montre peut-être quand même que le mec ne s’intéresse pas qu’à mes fesses et qu’il a envie de me connaître plus, ce qui prouve un intérêt plus solide de sa part et par conséquent son envie d’une relation qui durera plus qu’une nuit en tout cas .
        Enfin, je ne sais pas si j’ai répondu à ta question.

        • Anashka | 10 mai 2013

          Je suis d’accord, un homme qui a le désir de te connaitre sur différent pans ne mettra pas la relation sexuelle au premier plan. Mais, il existe de beau parleur très patient… Ce que je veux dire c’est que l’attente masculine n’est pas forcément la preuve d’une envie d’un truc qui dure un peu.

    • mara | 10 mai 2013

      Il faut aussi considéré le point de vue de l’homme.
      La femme qui fait attendre ne se sert telle pas du sexe comme d’un moyen de pression/domination, comme un moyen de pouvoir dans la rencontre?
      Cette idée passe dans la tête de beaucoup et avec raison
      A partir de la pas sur que beaucoup d’hommes aient envies d’être en couple avec une personne qui sert du sexe comme d’une arme.

      • Anashka | 11 mai 2013

        La femme qui fait attendre ne se sert telle pas du sexe comme d’un moyen de pression/domination, comme un moyen de pouvoir dans la rencontre?

        C’est une possibilité, effectivement. Certaines utilisent le sexe comme un moyen de lier à elle, en même temps, on n’a plus ou moins appris que c’était un moyen de « tenir » un homme. Il faut du temps pour séparer la sexualité de ses enjeux.

  • youhou | 8 mai 2013

    Même avis que ‘missml’. Aussi, c’est important de prendre en compte qu’on ne cherche pas toujours nécessairement la même chose. Par exemple, il y a des moments dans la vie où on est très bien célibataire et qu’on a pas du tout envie d’être en couple, donc les gens rechercheront plus un ONS par exemple.
    Sinon, on peut tomber par hasard sur quelqu’un et vouloir plus que du physique. Ici souvent on ne le choisit pas vraiment, c’est plus une question de ‘feeling’.
    Bref, selon moi, si on doit attendre le premier soir ou non, on peut juste le savoir en écoutant notre feeling. Je n’ai rien contre le ONS et je n’ai rien contre attendre 3 jours ou 2 mois ;)
    C’est juste important de s’écouter soi-même et de voir si l’autre personne en question ressent la même chose! Si c’est le cas, dans n’importe quelle situation, bien tant mieux!

    • Anashka | 8 mai 2013

      Attendre conditionne t-il autant le futur de la relation ?
      Comment peut-on savoir ce que l’on veut avec quelqu’un à l’avance ? Ne pas vouloir l’engagement n’est pas, à mon sens, se refuser à une rencontre amoureuse de l’autre… C’est simplement faire passer SES projets avant..

  • Babyface | 8 mai 2013

    « Attendre conditionne t-il autant le futur de la relation ? »

    De mon point de vue de mec carrément.
    Je m’explique : d’un point de vue purement théorique, je serai pour une société ayant dépassé tout préjugé sur le sexe, à commencer par celui de la fille facile qui n’est pas envisageable pour du long terme.
    D’un point de vue ontologique, viscéral, atavique(?), si c’est trop facile, à savoir le premier soir, je me force à me désinvestir totalement affectivement, car ça sent la meuf sans barrière, et dans le milieu où j’évolue (blacks/afro/antillais notamment…), ce genre de meufs se fait vite socratiser par tellement de mecs…
    Un peu comme si une fille était une gazelle, et qu’une fille « facile », un gibier blessé à la portée du premier mec un peu entreprenant. Je sais que c’est archaïque et ce n’est pas ce que je pense intellectuellement, mais mes tripes me font agir comme si c’était ça le topo…

    • Anashka | 10 mai 2013

      De mon point de vue de mec carrément.

      C’est un point de vu de mec parmi d’autres, tu parles d’ailleurs de ce que tu ressens dans tes tripes.
      Reste qu’une nana qui s’envoie en l’air le premier soir peut :
      1. Se sentir particulièrement à l’aise avec toi
      2. Avoir envie de vivre le moment pleinement
      3. Te tester : il m’est arrivé de testé des garçons qui me plaisaient beaucoup en n’attendant pas, justement, ça me permet de savoir comment il se positionne vis à vis des construction sociale, de l’image de fille facile et tout. Je ne le fais plus, car la relation perdrais de son sens… si je testais lors de cette première nuit…
      4… Je suis sûre qu’il existe autant de raison de s’envoyer en l’air un premier soir qu’il a existé de partie de jambes dans ce vaste univers.

      Reste que l’image chasseur/proie est très présente dans ta vision de la séduction.

      • Sam | 11 mai 2013

        Ben selon moi la séduction c’est une histoire perpétuelle du chasseur et du chassé, avec les rôles qui peuvent s’intervertir selon les personnes (A est le chasseur de B, mais C la chasseuse de A) ou selon l’époque d’une relation (Première rencontre en soirée, A chasse B, mais au bout d’un mois A est en sang sur B et là B devient la chasseresse, celle qui a les cartes en main…)
        Le seul moyen de dépasser ces relations de dominance, c’est l’amour où l’on arrive à une parfaite relation de co-dominance, ce stade là dure rarement toute une vie, haha !

    • Superbrunette | 10 mai 2013

      Ce que tu décris, c’est exactement ce que je constate dans mon environnement, a priori pourtant différent du tien.

    • lapetitefée | 10 mai 2013

      Je trouve ton point de vue super intéressant, même si je ne le partage pas, il a le mérite d’être honnête. De plus, ça s’observe pas mal dans la société. Souvent, quand une fille est cataloguée, disons facile, c’est le téléphone arabe. Chez les mecs ça sent la bonne opportunité, le coup facile à obtenir. Et chez les filles, la tendances à se dire « pfiouuu c’est une fille facile », jugements & cie.
      En plus, je connais peu d’histoires ayant débuté sur un coup d’histoires, j’entends par là des histoires longues et stables.

      Comme toi, d’un point de vue théorique j’aimerais que ces idées soient dépassées mais au fond, j’ai du mal à ne pas juger une fille qui s’envoie en l’air tout le temps ou de suite. Mais grâce à SUH et aux conversations ici et sur le fofo, il me semble que je m’améliore à ce niveau-là. ^^

      • Superbrunette | 10 mai 2013

        clap clap clap ! :D

      • Anashka | 11 mai 2013

        En plus, je connais peu d’histoires ayant débuté sur un coup d’histoires, j’entends par là des histoires longues et stables.

        Pour compléter les histoires que tu connais : 2 ans et des poussières sur un soir et un an par la suite ^^

        Comme toi, d’un point de vue théorique j’aimerais que ces idées soient dépassées mais au fond, j’ai du mal à ne pas juger une fille qui s’envoie en l’air tout le temps ou de suite. Mais grâce à SUH et aux conversations ici et sur le fofo, il me semble que je m’améliore à ce niveau-là. ^^

        Il est clair que ton regard change et gagne en douceur. ^^

        • lapetitefée | 11 mai 2013

          Et plusieurs autres autour de moi, avec bébé et mariage à la clé. Mais c’est beaucoup moins en proportion. Après, c’est pas très important. ^^

  • Sbrianne | 8 mai 2013

    Je ne vois pas l’intérêt d’attendre pour attendre.
    Par contre, il est vrai que d’attendre un peu, permet de connaître davantage l’autre, peut aider à se sentir en confiance, instaurer une certaine tension, complicité que tu n’aurais pas forcément le premier soir même si dans certains cas ou le feeling est tout de suite passé ça doit fonctionner.

    • Anashka | 10 mai 2013

      Je partage assez.

  • Mary Read | 9 mai 2013

    Je préviens, je vais sans doute être un peu à côté de la plaque. Ou pas forcément très claire.

    « Nous avons remplacé certaines normes par d’autres. »

    Oui, c’est précisément ça.

    Ce qui me gène beaucoup, c’est qu’avec la libération sexuelle, on tombe dans le travers inverse. La norme est devenue celle d’avoir une sexualité. Et si possible, une sexualité épanouie, libérée, sans tabou. Si tu refuse le combo fellation – pénétration vaginale – sodomie dès le premier soir, en pleine lumière, t’es une coincée, à moitié frigide. (Ah oui, et si t’es pas entièrement épilée aussi, t’es saaale. Gné ?)

    Bon, cette norme, elle s’applique seulement aux ONS ou aux FF. Parce que celle qui deviendra la mère de tes enfants doit correspondre à la norme plus classique : elle attend d’être amoureuse pour faire l’amour. D’ailleurs, elle ne baise pas. Bref, c’est une fille « sérieuse » (ahem, je ne sais toujours pas ce que ça veut dire « sérieuse »).

    Et pour répondre à la question, on ne devrait agir que par envie.
    Mais en réalité, tout dépend de l’objectif (type de relation envisagée, choix du partenaire…).
    – Avec un partenaire qui n’est pas dans la dichotomie maman / putain, coucher le premier soir, si on en a envie, ne devrait pas conditionner la relation à un ONS exclusivement.
    – Avec un partenaire qui attend la « bonne » et avec qui on envisage une LTR, attendre, ce serait une preuve que l’on est « sérieuse ».
    Perso, je me pose plus la question, j’y vais si j’ai envie. Et si ça n’évolue pas comme je souhaite, c’est que l’autre ne me correspond pas. Pour une LTR ou un FF, je ne veux pas d’un mec qui est imprégné de normes ou en tout cas pas un minimum ouvert. (Et heureusement, des mecs qui pensent autrement, il y en a.)

    • lapetitefée | 9 mai 2013

      « Ce qui me gène beaucoup, c’est qu’avec la libération sexuelle, on tombe dans le travers inverse. La norme est devenue celle d’avoir une sexualité. Et si possible, une sexualité épanouie, libérée, sans tabou. Si tu refuse le combo fellation – pénétration vaginale – sodomie dès le premier soir, en pleine lumière, t’es une coincée, à moitié frigide. (Ah oui, et si t’es pas entièrement épilée aussi, t’es saaale. Gné ?) »

      Pour moi c’est vraiment plus nuancé que ça. C’est avant tout une histoire de personne. Mais je suis d’accord avec le fond. Moi, ça m’agace profondément quand on me dit « rhoo avec tes grands principes. T’es jeune, tu devrais profiter! ». Je précise que j’ai eu des partenaires, pas qu’un mais que j’ai des règles fixes en la matière. Au fond, ce que les gens, les hommes en pensent, ça me passe au-dessus.
      Et pour l’épilation – qui ressort très souvent ici ^^ – ma soeur ne s’épile jamais, même pas les jambes et n’a aucun problèmes en matière de mecs. Quant à moi, il m’est arrivé plusieurs fois de ne pas être apprêtée à ce niveau-là, sans que ça pose de problèmes. Ca me vexerait qu’un mec me fasse une réflexion sur un détail pareil.

      « Bon, cette norme, elle s’applique seulement aux ONS ou aux FF. Parce que celle qui deviendra la mère de tes enfants doit correspondre à la norme plus classique : elle attend d’être amoureuse pour faire l’amour. D’ailleurs, elle ne baise pas. Bref, c’est une fille « sérieuse » (ahem, je ne sais toujours pas ce que ça veut dire « sérieuse »). »

      Là aussi, il me semble que c’est bien plus nuancé et que ce sont des choses en cours d’être dépassées. Petite note personnelle : moi, j’attends d’un mec qu’il ait des sentiments avant qu’on le fasse, après, on peut « baiser ». :p

      « Et pour répondre à la question, on ne devrait agir que par envie.
      Mais en réalité, tout dépend de l’objectif (type de relation envisagée, choix du partenaire…).
      – Avec un partenaire qui n’est pas dans la dichotomie maman / putain, coucher le premier soir, si on en a envie, ne devrait pas conditionner la relation à un ONS exclusivement.
      – Avec un partenaire qui attend la « bonne » et avec qui on envisage une LTR, attendre, ce serait une preuve que l’on est « sérieuse ».
      Perso, je me pose plus la question, j’y vais si j’ai envie. Et si ça n’évolue pas comme je souhaite, c’est que l’autre ne me correspond pas. Pour une LTR ou un FF, je ne veux pas d’un mec qui est imprégné de normes ou en tout cas pas un minimum ouvert. (Et heureusement, des mecs qui pensent autrement, il y en a.) »

      Je suis d’accord avec toi! L’essentiel, c’est de faire ce qui nous ressemble et nous convient, que ça plaise ou non au reste de la planète. Par contre « Sinon, c’est que l’autre ne me correspond pas. » Je pense comme ça aussi mais me demande si on peut vraiment appliquer ça tout le temps. Les choses n’évoluent pas systématiquement comme on le souhaite et les concessions sont nécessaires à un moment à un autre.

    • Anashka | 10 mai 2013

      Pendant longtemps, je ne couchais QUE le premier soir. La première nuit (et matinée) nous apprend beaucoup de choses sur le regard qu porte le partenaire sur les femmes, la sexualité, l’engagement… Au moins, c’était ça de fait et ça me permettait de savoir à qui j’avais à faire.

      Maintenant, je m’en sépare. Les garçons dichotomiques je les repère assez vite (encore que, je me suis déjà laissé surprendre… La dichotomie mère/p*tain n’est pas toujours là où on l’attend)… Mais, dans tous les cas, je ne fais plus l’Amour (ou la ba*se) pour autre chose que mon plaisir à partager une éroticité avec l’autre.

  • Superbrunette | 9 mai 2013

    Je n’aime pas trop attendre. La normale pour moi c’est plutôt 1 semaine maxi. Le sexe c’est une partie intégrante de mes relations et j’ai envie de connaître la personne aussi via le sexe. Malgré des discussions intéressantes avec quelqu’un, si je ne baise pas avec lui, je deviens intenable, agressive. Peut-être un taux très élevé de testostérone ?lol
    J’ai remarqué qu’autour de moi, la majorité des histoires qui embrayent sur du « sérieux », sont celles où le mec a dû attendre plusieurs rendez-vous (semaines ou mois d’ailleurs).
    A une époque je racontais un peu mes histoires et je me suis bien rendue compte que même si on ne me l’envoyait pas à la gueule de façon directe, j’étais catégorisée fille facile (et en général c’est pas très gentil quand on te dit ça).
    Donc maintenant je me tairai jusqu’à ce que j’ai un mec assez stable dans ma vie pour l’officialiser.

    • missml | 9 mai 2013

      Voilà, c’est exactement ce que je voulais dire au sujet de l’attente.
      Merci SuperBrunette ^^

      • Superbrunette | 9 mai 2013

        ^^ je t’en prie !

    • Anashka | 10 mai 2013

      Faire sous entendre « insidieusement » que tu es une fille facile est souvent plus violent qu’une remarque explicite à laquelle tu peux répondre.
      D’autant plus quand la personne nie le sous-entendu, parce que c’est démonstrateur d’intolérance de percevoir les choses comme ça.

      • Superbrunette | 10 mai 2013

        Hélas, à quelques rares personnes près, mon entourage est ainsi fait.

        • lapetitefée | 10 mai 2013

          Les gens ne se rendent parfois pas compte du mal qu’ils peuvent faire avec les sous-entendus du genre. C’est bête de leur part d’insinuer des méchancetés!

  • Anaïs | 9 mai 2013

    Ah, enfin de retour ! J’ai raté quelques grands sujets, mais ils reviennent toujours quelle que soit la discussion, donc je suis tranquille ^^

    J’ai pas encore lu les commentaires, je donne d’abord mon point de vue (très personnel)…

    Sujet super intéressent, merci pour ça, Anashka. On a commencé avec un truc un peu flou, qui est le grand « modèle culturel américain ». Ce que j’ai remarqué, en Amérique du Nord, c’est que leur culture est juste une…. inculture ! Demandez-leur où est située l’Europe, et vous verrez… par rapport à nous, ils sont extrêmement dépolitisés, très peu portés sur la critique. Ce qu’on importe des États-Unis, c’est surtout une politique socio-économique, un modèle de vie principalement basée sur l’individualisme. Leur liberté : j’adoooore ! Mais c’est utilisé pour cacher LE LIBÉRALISME. Si n’importe qui peut être n’importe quoi, tout le monde n’est personne. Et mieux que cela : on a remplacé le bonheur par le divertissement.

    Pourquoi je dis ça : à cause de l’avortement. Ce que je trouve un peu triste, en tant que femme, c’est que l’avortement n’a pas été réglementé, il a été « banalisé ». Je pense Anashka, que tu as fait un petit écart en suivant cette idée en vogue, comme quoi l’avortement fait partie de la libération de la femme. En fait, je pense que ça n’a rien à voir avec ça, mais que le sujet véritable c’est le respect de la vie humaine. Avant le féminisme des 70, l’avortement était une solution extrême, parce qu’on faisait face à des situations impossibles (économiques, sociales, ou autre). Ce qu’on a fait, c’est rendre la pratique tellement banale que l’on tue des fœtus en toute légalité, chez le médecin du coin, avec des chiffres en hausse. Il m’est arrivé de penser que j’étais enceinte, à tort, mais l’idée que je devais tuer ce que je portais en moi…. grrrr ! La contraception est remboursée par la sécurité sociale : ça c’est une victoire ! Ça c’est un combat réussi ! Mais l’avortement est une chose assez grave, et même si je reste totalement solidaire des situations difficiles qui entourent beaucoup d’entre nous, je ne suis pas d’accord avec cette vague de banalisation qui n’a rien à voir, à mon avis, avec l’idée d’une femme qui fait ce qu’elle veut de son corps.

    Je veux dire : faire ce qu’on veut de son corps, ça veut dire quoi au fait ? Si je suis ton idée, Anashka, ça veut dire pouvoir entreprendre des relations sexuelles avec qui on veut, quand on veut, sans se soucier du « qu’en dira-t-on? », libérer le sexe de son lien avec la procréation, et le rendre justifiable par le simple plaisir. Toute cette « révolution » avait pour fin de séparer l’idée du couple de la construction d’une cellule familiale, autrement dit : de la durabilité, du « sérieux ». Avant, l’idée classique était que le but d’un couple est avant tout la longévité, donc le mariage; maintenant on peut très bien se mettre en couple sans rien attendre, c’est-à-dire avoir du sexe pour le seul plaisir d’en avoir. Le partenaire nous procure un plaisir que nous lui rendons en retour, sans plus, du bon commerce au donnant-donnant. Tout ceci est appelé : la libération sexuelle.

    Moi j’ai une autre lecture : à mon avis, nous avons simplement attaqué une vieille institution sociale (ou religieuse, ou les deux) qui s’appelle le mariage. Le mariage était sensé garantir une réponse aux besoins affectifs, sexuels, économiques parfois, des deux partenaires et au même temps établir un foyer sûr pour une éventuelle progéniture. Grâce à la libération sexuelle, on a pu détacher le besoin sexuel de tout ceci, et on est parti chercher le besoin affectif ailleurs (en ayant toutes les difficultés du monde à ne pas aimer ses partenaires, ou à ne pas se faire aimer d’eux), quant aux besoins économiques : la question est réglée puisque c’est chacun pour soi. L’individu, l’individu, et puis encore l’individu ! Il ne reste plus rien du lien social, et surtout de celui-là sensé être le plus important : l’amour dans un couple.

    Bien sûr que l’on doit vivre pour soi d’abord, et on peut faire ce que l’on veut de sa vie sexuelle, sans être jugée. Si je veux faire le tour du monde des mecs, c’est ma vie et mon choix ! Mais je n’aime pas que cela soit INSTITUTIONNALISÉ ! Que l’on mette cela à la mode, et qu’on dise que c’est le meilleur des mondes (alors que c’est en vérité le PIRE !!!) qu’une relation sérieuse n’est qu’une légende entretenue par nos grands parents, ou que l’amour est un vieux mythe de la Grèce antique, et que seul compte de nos jours le plaisir individuel.

    Voilà pourquoi ce que vous appelez : libération sexuelle, moi je l’appelle destruction de l’amour. Ce qu’on appelle libération de l’individu, moi je l’appelle anéantissement de la cellule familiale. Je ne vois rien d’autre.

    Aïe ! j’en ai beaucoup à dire encore, mais je fais une pause…

    • lapetitefée | 9 mai 2013

      Je suis hyper d’accord avec toi mais n’ai pas le talent pour le transmettre de façon aussi claire!

      « En fait, je pense que ça n’a rien à voir avec ça, mais que le sujet véritable c’est le respect de la vie humaine. Avant le féminisme des 70, l’avortement était une solution extrême, parce qu’on faisait face à des situations impossibles (économiques, sociales, ou autre). Ce qu’on a fait, c’est rendre la pratique tellement banale que l’on tue des fœtus en toute légalité, chez le médecin du coin, avec des chiffres en hausse. »

      Je partage absolument ton opinion. Le droit à l’avortement, lorsqu’il a été légalisé, n’était à mon avis, loin de ce que l’on en fait aujourd’hui. Devenir une « fille-mère » à l’époque, c’était se mettre en marge de la société, renoncer à un mariage en bonne et due forme, être stigmatisée, l’enfant était un bâtard, la famille reniait et les moyens de contraception n’existaient pas. Avorter, ça signifiait aller voir en catimini une « faiseuse d’ange ». C’était risqué une infection, la mort ou un avortement raté et des séquelles sur le foetus. Alors permettre, dans ces situations extrêmes, à des femmes d’aller dans un endroit serein, médicalisé et sous secret médical pour se faire avorter, je trouve que c’est une bonne chose.

      N’empêche, aujourd’hui, on peut se protéger et si on est assez grand pour multiplier les partenaires, on l’est aussi pour être responsable du foetus qui se loge dans notre corps car l’on sait que le 100% de sûreté n’existe pas! L’avortement une fois, dans une situation extrême, je peux comprendre et même soutenir. Mais je comprends pas que ça soit le porte-drapeau de la « libération » et que les médecins, lorsqu’ils reçoivent de très jeunes femmes enceintes, les encourageront davantage à se faire avorter. Le fond du problème reste le même pour moi : être une fille-mère est toujours condamné. Choisir la maternité jeune sera toujours critiquée et mal vue parce qu’il faut « penser à soi, à sa jeunesse et s’amuser ». Je parle en connaissance de cause, j’ai eu ma fille à 18ans et même si les critiques ont été moindre me concernant, il a fallu faire mes preuves. L’avortement pour moi, il est plus encouragé, plus compréhensif que le choix de devenir mère et c’est là que ça me pose un problème.

      J’ai beau essayer de rester neutre, quand j’entends des nanas dire qu’elles sont à leur troisième avortement et qu’elles ne ressentent pas la moindre tristesse, j’ai envie de les secouer.

      Sinon, je crois aussi très fort en une relation belle et qui dure toute la vie.

      • Anashka | 10 mai 2013

        Disons que plusieurs choses se mélangent, il est vrai que être enceinte jeune, ne laisse pas beaucoup de choix. Les personnes qui entourent la grossesse ne verront pas la maternité comme un choix possible, ne la questionneront pas et ne laisseront finalement pas beaucoup le choix : le mieux est d’avorter.
        L’accompagnement dans le domaine « fille-mère » est plutôt mauvais au tout début de grossesse. Il existe une stigmatisation, tant de la jeune fille qui avorte que de la jeune fille qui garde l’enfant. En fait, être enceinte jeune : ça dérange.

        Mais de là à dire que l’avortement est banalisé ! Non !
        De là à dire qu’une tristesse à l’avortement est obligatoire, non plus.

        C’est un choix, un choix qui est vécu différemment selon les personnes. Il me semble important de laisser aux gens s’approprier la démarche d’un avortement (ou d’une grossesse) comme ils l’entendent. Traumatisant ou pas (beaucoup de professionnels aimeraient que les femmes en gardent des marques indélébiles o0), il reste un geste important qui s’inscrit dans le corps, dans le regard sur soi et sur la maternité.

        Le droit à l’avortement n’est toujours pas accompagné du suivit qualitatif qu’il demande. Tant pour prendre la décision (qui est influencé par les équipes) que suite à la décision. Mais, ce n’est pas ce droit qui est à questionner, mais la manière dont il est présenté pour LA personne individuelle, subjective, avec son vécue qui se retrouve, un foetus dans le ventre, des questions (ou non) en tête, fasse à l’équipe médicale.

        • lapetitefée | 10 mai 2013

          Je le trouve banalisé mais pas forcément pour les très jeunes femmes. J’ai plusieurs connaissances, plus âgées que moi qui l’utilisent presque comme un moyen de contraception, ou presque. Alors oui, c’est un droit, un droit que je me permets de questionner car j’ai une certaine vision de la vie : quand un foetus se loge dans un utérus, c’est un bébé, un enfant, une personne en devenir. Que tout le monde ne partage pas ce point de vue, je l’accepte. Mais dans le fond, ça me fâche qu’on puisse faire preuve de légèreté. Oui!, pour moi c’est de la légèreté. Être assez grand pour avoir des rapports, c’est être assez grand pour se protéger et faire attention.

          Je ne crache pas sur le droit à l’avortement. Si ma fille tombe enceinte et choisit d’avorter, je la soutiendrait au mieux et la laisserait tout à fait libre de son choix. Ce que je condamne, c’est de se fichtre royalement d’une vie en devenir parce que « son plaisir personnel est plus important ».

          Qu’une fille avorte, ne regrette pas et ne sois pas dépressive, c’est tant mieux. C’est un choix qu’elle fait, autant qu’elle soit en accord avec elle-même. Mais une autre qui le fait plusieurs fois, s’en fiche, ça m’insupporte. C’est un fait. Et si elles ont le droit de ne pas être triste, de le vivre comme elles l’entendent, j’ai le droit d’être choquée et insupportée.

          Et oui, je crois qu’il est banalisé.

          A la fac, ça vient souvent sur la table. « Ha ouais, c’est quand je me suis fait avortée ». Personne ne contredit, ne questionne, n’embête avec ça, ne se permet de demander « est-ce que tu regrettes? ». Rien, les gens acceptent avec bienveillance – à quelques exceptions près. Par contre, dans mon cas c’est « Tu es maman? Il est où le père? Et tu fais comment financièrement? Et qui la garde quand tu étudies? ». Je réponds toujours patiemment parce que je n’ai rien à cacher et à l’aise avec mes choix mais je reste sidérée de la violence et l’indiscrétion des questions. Est-ce qu’on demanderait à une mère célibataire de 35ans « il est où le père? ». Beaucoup plus difficilement.

          Quant au suivi, je ne connais pas le système français. Ici, quand tu avortes, il y a le planning, tu peux aller discuter quand tu tombes enceinte avec des psys, des médiateurs. Ils t’encouragent tous sans te le dire clairement – car il est illégal de pousser quelqu’un à l’avortement ou à garder – à avorter. Si tu choisis ça, tu y vas et il reste un suivi psychologique à ta disposition, c’est gratuit. D’ailleurs, l’avortement est pris en charge par les assurances – ce que je trouve normal!
          Si tu choisis autre chose, le suivi s’arrête et tu te débrouilles avec ton bébé dans le ventre. La seule solution c’est de se tourner vers des associations religieuses mais c’est pas sain je trouve.

          Après, je défends une cause qui ne m’appartient plus tout à fait : à 23ans, je ne me considère plus comme une jeune maman et dans mon cas, les gens sont excessivement bienveillants une fois le questionnement de départ passé.

          • Anaïs | 10 mai 2013

            Très très très, mais alors là : très très très très d’accord avec ce qui vient de se dire !

          • Anashka | 11 mai 2013

            quand un foetus se loge dans un utérus, c’est un bébé, un enfant, une personne en devenir.

            Si on considère le foetus comme un bébé en devenir, comme vivant… On peut interdire le droit à l’avortement pour homicide…
            Même si tu n’encourages pas les dérives de ce regard, c’est une notion qui demande pas mal de prudence.

            Je réponds toujours patiemment parce que je n’ai rien à cacher et à l’aise avec mes choix mais je reste sidérée de la violence et l’indiscrétion des questions.

            Il y a peut-être un fond d’admiration dans ces questions, non ?

            Si tu choisis autre chose, le suivi s’arrête et tu te débrouilles avec ton bébé dans le ventre. La seule solution c’est de se tourner vers des associations religieuses mais c’est pas sain je trouve.

            Il est vrai que l’accompagnement, à ce moment-là, ne semble pas optimal. Tu n’avais rien trouvé d’autres, à l’époque ?

          • lapetitefée | 11 mai 2013

            Pour l’aspect « personne en devenir », j’ai écrit à côté que je comprenais que tout le monde ne partage pas ce point de vue. Je ne considère pas les que femmes qui avortent commettent un homicide. A nouveau, c’est les dérives, le fond, la manière, les excès que je questionne.

            Les questions ne sont pas bienveillantes au préalable, ça se sent. Après, je suis rodée et mon regard, mon discours ne laissent pas à la personne le choix de poser un jugement. Ensuite, les gens sont bienveillants avec moi, voire terriblement admiratifs et ça a tendance à me géner, même si c’est encourageant. ^^Mais c’est pas le cas pour les jeunes mères en général assez stigmatisées ou critiquée à cause de leur choix et pas de leur façon d’être une mère.

            Pour l’accompagnement, moi oui, j’ai eu de la chance. Ma famille, même si elle a boudé au départ a été d’un grand soutien, mes amis ne m’ont pas mises de côté et je me suis fait un chouette réseau grâce à une association pour laquelle je travaille. Mais dans un premier temps, ce sont les associations religieuses qui m’ont écoutées et je ne me sentais pas à l’aise du tout. ^^

          • Anashka | 13 mai 2013

            Hum, c’est vraiment intéressant cette stigmatisation dont tu fais part.
            Je la note dans ma tête. Pour ne pas tomber dans les dérives qu’elle peut entrainer.
            Est-ce que tu as pu la formuler, auprès des personnes qui t’ont posé des questions ?

        • lapetitefée | 14 mai 2013

          Oui, je me permets de les formuler à chaque fois et sans détours. Je pense que mon histoire a fait bouger pas mal d’opinions, ainsi que celles d’autres mères qui s’assument. :)

          • Anashka | 15 mai 2013

            Tu as la chance, effectivement, par ton parcours, de faire bouger les stéréotypes en parlant d’un vécu subjectif (donc complexe et riche). C’est assez extraordinaire, je trouve.

    • P | 9 mai 2013

      @Anaïs :
      « Pourquoi je dis ça : à cause de l’avortement. Ce que je trouve un peu triste, en tant que femme, c’est que l’avortement n’a pas été réglementé, il a été « banalisé ». »

      Si tu veux faire un enfant tu peux toujours, l’avortement est un choix en plus, pas une obligation. Ça permet juste, si tu veux un enfant, de choisir à quel moment tu l’auras.

      « Avant, l’idée classique était que le but d’un couple est avant tout la longévité, donc le mariage; maintenant on peut très bien se mettre en couple sans rien attendre, c’est-à-dire avoir du sexe pour le seul plaisir d’en avoir. »

      En quoi c’est un problème? Ça permet à chacun de recherche ce qui lui convient à lui, on peut toujours suivre le chemin classique (mariage, emprunt, foyer, enfants), mais au moins on le fait parce qu’on le veut, pas parce que c’est la seule possibilité.

      « Le mariage était sensé garantir une réponse aux besoins affectifs, sexuels, économiques parfois, des deux partenaires et au même temps établir un foyer sûr pour une éventuelle progéniture. Grâce à la libération sexuelle, on a pu détacher le besoin sexuel de tout ceci, et on est parti chercher le besoin affectif ailleurs »

      Donc parce que le mariage a certains avantages (discutables, on peut les avoir sans celui-ci), on devrait être forcé de suivre cette voie?

      « Si je veux faire le tour du monde des mecs, c’est ma vie et mon choix ! Mais je n’aime pas que cela soit INSTITUTIONNALISÉ ! Que l’on mette cela à la mode, et qu’on dise que c’est le meilleur des mondes »

      Le mariage était institutionnalisé et il ne l’est plus. De là à dire que maintenant ce sont les relations multiples qui sont institutionnalisées… même dire « à la mode » est pour moi une exagération. Je suis d’accord pour dire que le changement a été grand, mais ce ne sont que des possibilités supplémentaires.

      Je pense que tu aimes le schéma classique, et que cela t’attriste que ton chemin ne soit plus une évidence (forcément, c’est toujours plus facile quand les autres n’ont pas d’autre choix que le notre). Mais à un moment il faut faire ses propres choix et laisser aux autres la liberté de faire les leurs.

      • Anaïs | 10 mai 2013

        Mais qui dément la liberté de base, celle du choix personnel, de nos jours ? Qui se soucie de comment s’habille son voisin, ou de ce que fait l’homme tout nu qui danse dans le métro ? Je ne suis pas d’accord avec ton désaccord… Comme je l’ai dit plus bas, il ne faut pas prendre la bannière du libre choix et mettre derrière une question humaniste comme l’avortement, ou une question sociale comme le mariage ! Franchement, qui s’est jamais soucié de compter le nombre de conquêtes de sa collègue au travail ? Oui, cela existe, et ça s’appelle des ragots. Ça existe quand on est accro à l’ordinateur : on vous traite de geek. Ça existe quand on aime le beurre de cacahuète : on vous traite de gloutonne (ou de grosse). Ça existe quand on aime le foot : on vous traite de garçon raté. Mais ça n’a jamais été un prétexte pour lever le drapeau et crier : halte au harcèlement contre les geeks ! Les gros ont aussi le droit d’exister ! Les footballeuses ont aussi le droit de siéger au parlement !

        Non, non, non… la liberté de tout un chacun de coucher (ou de veiller) avec tout un chacun n’a jamais été remise en cause, et ce n’est pas moi qui vais le faire ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit en plus ! Ce n’était peut-être pas le cas au moyen âge, ou durant les scandales orgiaques du temps de l’inquisition, mais depuis un paquet de décennies on n’exorcise plus les fornicateurs (passez-moi le mot, s’il vous plait..).

        Je vais vous dire ce qui m’attriste : ce n’est pas que mon choix soit devenu rare, c’est justement que je me sens sous pression dans mes choix actuels ! Je vis avec mon homme quelque chose de très sérieux, qu’on essaie de construire chaque jour, et après toutes les difficultés que nous avons traversées dans nos vies, lui et moi nous savons très bien à quel point ça a été dur de nous retrouver, de se faire confiance et d’avancer sur quelque chose de stable. Nous savons tous les deux à quel point c’est devenu rare (et d’après moi très dur) de vivre une relation durable et sincère.

        Alors ne me sortez la carte de « chacun est libre de faire ce qu’il veut » parce que c’est moi qui suis menacée ! Ce sont MES choix qui sont en danger ! C’est MA vision des choses qui est aujourd’hui attaquée : je suis coincée de la tête, trop sérieuse, vieux jeu, échappée des années 60, et j’en passe !

        Non, aujourd’hui, c’est moi qui dit : je fais ce que je veux, je suis libre, et je choisis l’ancien modèle ! C’est vrai que j’ai été prudente, que je me suis assagie, mais aucun échec amoureux ou sentimental ne m’a fait perdre la foi, et ce n’est pas le matraquage publicitaire qui m’impose le sexe-marchandise-contre-l’amour-c’est-nul qui va me faire changer d’avis !

        POINT !

        • Anashka | 10 mai 2013

          Non, aujourd’hui, c’est moi qui dit : je fais ce que je veux, je suis libre, et je choisis l’ancien modèle !

          OUI, OUI et OUI ! Bien entendu, tu es libre de ce choix-là. Bien entendu, il y a un rejet actuel de ceux qui préfèrent l’ancien modèle. (Stigmatisation, encore) Tous les choix sont questionnés et jugés (je le pense profondément), alors qu’il est évident que tu as le DROIT de construire la relation que tu désires et qu’elle n’est pas plus mauvaise qu’une autre.

          Simplement, de là à l’institutionnaliser comme la « meilleure » pour tous, je ne suis pas tellement d’accord. Moi, je ne suis pas sure que ça me correspondrait, pour l’exemple.

          Avoir un droit de liberté, de choix sur sa vie, nous permet de choisir le modèle que l’on désire. Et si tu veux une histoire qui dure une vie, ça demande du boulot, (car il s’agit de la faire tenir sur des sentiments) mais c’est jouable et c’est tout le mal que je te souhaite ;)

          • Anaïs | 10 mai 2013

            Bien sûr que non, je ne veux pas dire que telle ou telle vision est la meilleure pour tout le monde, alors que nous sommes tellement différents les uns des autres ! C’est juste que je constate (et peut-être que je me trompe) que le modèle de fille sérieuse, classique, qui croit à l’amour, à la maternité, au mariage, est tout aussi bien stigmatisé que l’autre modèle qu’on traite de fille facile. J’ai une amie à moi qui, récemment, est venue toute triste en me disant qu’elle était sortie avec trois gars et que tous ne voulaient pas la revoir lorsqu’elle leur a dit qu’elle voulait du sérieux, et qu’elle ne voulait pas de sexe sans lendemain. Elle disait qu’ils se montraient gentils au début, intéressés, voire amicaux, mais qu’après ils ne voulaient même pas lui répondre au téléphone !

            D’ailleurs, je propose qu’on invente un mot pour ce genre de censure, le Serious-Shaming (stigmatiser la fille sérieuse… haha ! Allez, Anashka ! C’est ton aubaine :) si tu fais un article dessus, ça rentre dans le dictionnaire !!)

            Puis tu sais, tu as parlé de travailler sur les sentiments pour avoir une histoire de toute une vie. Maintenant, avec le recul, j’ai beaucoup plus de maîtrise de mes sentiments qu’avant (chose normale, je suppose). Je pense qu’à travers les épreuves, on se connait mieux soi-même et surtout on s’accepte telle que l’on est. Mes sentiments ne sont plus vraiment une référence dans mon couple, je me concentre plus sur la relation qu’il y a entre nous (la gentillesse, le respect, et puis surtout la sincérité). Je pense que c’est surtout une question de décision, de choix de vie, de principe même. Et ça, c’est le plus dur, c’est ce qui demande le plus de courage… Comme l’a dit l’oncle Todd (ou le grand-père?): « Plante-toi sur tes pieds, et tiens bon ! La question est de savoir où planter ses pieds… »

          • Anashka | 11 mai 2013

            C’est juste que je constate (et peut-être que je me trompe) que le modèle de fille sérieuse, classique, qui croit à l’amour, à la maternité, au mariage, est tout aussi bien stigmatisé que l’autre modèle qu’on traite de fille facile.

            Jusque là, on est d’accord. Certaines féministes te diront que le patriarcat s’est servit de la libération sexuelle pour ajouter de nouveaux diktats aux femmes : sexuellement déjantée et accessible (pour ne pas être une frigide). D’ailleurs, une femme homosexuelle s’entendra dire qu’elle n’a pas connu de « vrais hommes ». Bref, il « faut » être : pas frigide, mais pas facile… La liberté de disposer RÉELLEMENT de son corps comme on l’entends n’est pas encore d’actualité.

            Noted. Pour l’article.

            Je pense que tu vois plus juste que moi, pour une relation d’une vie, mieux vaut compter sur la création de cet espace à deux, en bonne intelligence qu’espérer une passion qui dure une vie… (Pas sure que ce soit possible).

      • Anaïs | 10 mai 2013

        En plus, je n’ai jamais dit que ne pas vouloir se marier ou avoir une relation sérieuse était un problème. J’ai seulement dit que dire que « le mariage est un problème » était un problème.

        Et ça, crois-moi, c’est une vraie mode, et c’est loin d’être exagéré…

        • P | 10 mai 2013

          Alors on doit vivre dans deux endroits aux cultures différentes, parce que par chez moi les personnes cherchant une relation stable et durable n’ont jamais été spécialement persécutées.

          Au contraire, tu peux rechercher une relation durable à tout prix, tu seras toujours mieux vue que celui/celle qui avoue ne pas vouloir s’engager sur le long-terme (même si c’est plus toléré qu’avant).

          C’est peut-être une question d’âge aussi, à 20 ans on te dit « profite de ta jeunesse », à 30 on se demande pourquoi t’es toujours pas « casé », et quelques années plus tard pour beaucoup tu seras classé soit dans la case « marginal » soit dans la case « loser ».

          Je suis extrêmement content que ces mentalités changent !

          • Anaïs | 10 mai 2013

            C’est là où tu te trompes, P. Je veux bien parler de nos bonnes vieilles sociétés occidentales ! Et avec l’expérience, je peux affirmer que le gentil dragueur aux belles paroles, à la langue doucereuse, qui se dit être un ami, tourne sur ses talons et fuit aussi vite que la foudre lorsqu’il entend parler de relation durable.

            Et je suppose que cela est vrai des deux côtés. Je me permets même de dire, cher monsieur P, que le prétendant sérieux est le rebelle de notre temps.

            Ce n’est pas moi, mais la vie de chaque jour nous le confirme !

          • P | 11 mai 2013

            Il est vrai qu’aujourd’hui, fuir l’engagement est plus où moins accepté, et que les « prétendants sérieux » sont plus rare qu’avant.
            Mais de là à dire que vouloir une relation sérieuse correspond maintenant à « se rebeller »?

            Etant du côté des hommes, je peux affirmer qu’on ne m’a jamais poussé à ne pas m’engager, et que je n’ai jamais poussé un autre homme à ne pas s’engager.
            Dans ce genre de situation on a tendance et écouter le concerné, et a aller dans son sens, sans donner d’avis tranché.

            Après, ce n’est peut-être pas pareil partout, ce n’est que mon expérience personnelle ainsi que mes observations.

          • Anashka | 11 mai 2013

            Disons qu’il est plus socialement acceptable de la part d’un homme, encore aujourd’hui, d’avoir une période queutard/quantitative que de la part d’une femme. Voir, il sera estimé pour ça…

            Vouloir un engagement pérenne est depuis longtemps attribué (à tort ou à raison) aux femmes.

          • P | 11 mai 2013

            Ça d’accord Anashka. Mais le fait que ça soit plus socialement acceptable pour un homme d’avoir une période queutard que pour une femme veut-il vraiment dire qu’on décourage les hommes de s’engager?

            « Serious-shaming » voudrait dire que la pression sociale provoque de la honte chez ceux qui veulent s’engager. Or pour moi, quand un homme fuit le sérieux, il le fait par choix et non par honte.

          • Anashka | 13 mai 2013

            Je pense que le « serious shaming » se retrouve dans le tabou qu’il y a autour de l’Amour. On en parle, on s’abreuve de films, mais finalement, parler d’Amour à quelqu’un que l’on rencontre, c’est tabou. Dire qu’on ressent de l’Amour pour un ex, c’est tabou.

            Je ne pense pas que les périodes queutards découragent les hommes à s’engager. Mais, j’ai une vision de l’engagement assez spéciale.

          • P | 11 mai 2013

            Edit : Or pour moi quand un homme où une femme fuit le sérieux, ils le font par choix et non par honte.

          • Anashka | 13 mai 2013

            Là, on est bien d’accord.

    • Anashka | 10 mai 2013

      C’est le terme qu’elle prend « libération sexuelle ».

      Les défauts et réaménagements que ça demande font rencontrer des difficultés à de nombreuses personnes, parce que plus que jamais « l’Amour est à réinventer », que la démarche n’est pas allée au bout d’elle-même. Le couple monogame, hétérosexuel et engagé (mariage, pacse) est encore le modèle dominant de la réussite amoureuse. L’erreur ne vient de pas l’avancée en terme de choix de vie individuel (orientation sexuelle, mode de relation amoureuse, envie ou non d’engagement) mais de l’association réussite = couple. Le mariage comme lieu d’épanouissement et de bonheur tient de la légende urbaine. Nos grands-parents vivaient des mariages durables (c’est certain) mais pas nécessairement heureux (parfois oui, souvent non).

      Rendre libre le choix de chacun de créer ses relations comme il entend, c’est JUSTEMENT, à mon sens une désinstitutionnalisation. Le mariage était (est ?) une institution laissant bien peu de liberté à la « minorité dépendante » qu’était la femme. Le choix de se marier ou non, le fait que ce choix se pose essentiellement sur l’Amour et l’épanouissement rend beaucoup de mariage plus fragiles… C’est vrai.

      Mais je préfère prendre le risque de relation fragilisée, car tenant sur mon investissement affectif (et celui de l’autre) que par l’obligation d’avoir un homme à mes côtés.

      Quant au droit à l’avortement et la contraception, je signe, il est UNE chance incroyable de décider si on veut ou non prendre la responsabilité de porter une vie (et de l’amener à grandir). Nous ne sommes pas QUE des porteuses de foetus et nous pouvons faire le choix de ne pas avoir d’enfants, de vivre d’autres choses.

  • Sbrianne | 9 mai 2013

    Derrière l’idée de l’avortement qui est encouragé dans notre société pour une jeune fille, il y a aussi la question de la maturité.

    Devenir mère= grandes responsabilités, ce n’est pas à prendre à la légère, c’est un événement qui bouleverse toute ta vie. Il faut en être consciente et pouvoir assumé d’un point de vue financier, il faut également savoir que tu risques d’être en décalage avec les gens de ton âge, que ça ne sera pas toujours évident, même si devenir mère t’apporte également son lot de points positifs.

    Après, je ne comprends pas également celles qui avortent à plusieurs reprises. La contraception, ça existe. Un accident oui, mais si ça se reproduit à de multiples reprises, il y a clairement un problème.

    • lapetitefée | 9 mai 2013

      Et qu’est-ce qui prouve qu’une jeune femme est moins capable, moins mature? Dans toutes les études qui ressortent, les jeunes mères sont très attentionnées et se mettent beaucoup plus de pression dans leur rôle, justement à cause du poids des jugements à leur rencontre.

      Être mère, ça ne nécessite pas que la finance et ça, c’est toujours arrangeable. C’est avant tout offrir de l’amour et une atmosphère saine à un bébé pour qu’il puisse bien grandir. A une femme de 30ans qui travaille et laisse son bébé, on dira qu’elle doit aussi pouvoir se réaliser en dehors de sa maternité. Si elle sort, c’est qu’il faut aussi qu’elle pense à elle. Si elle se plaint de sa fatigue, on dira que c’est beaucoup de travail. A une jeune maman qui travaille, on dira qu’elle néglige son gamin. Si elle sort c’est qu’elle regrette son choix et revient à sa jeunesse. Si elle se plaint : elle avait qu’à réfléchir avant.

      La maternité à 30ans, c’est récent dans notre histoire. Avant, la norme c’était entre 14 et 18ans et les bébés se portaient très bien!

      Je peux dire que la maternité, c’est pas évident, pas parce que j’ai 23 ans mais parce que c’est une nouvelle aventure au quotidien et qu’on apprend chaque jour. Mais il n’y a pas de secrets, à 16ans ou à 30ans, devenir mère est source d’angoisse, de bonheur, de frayeurs, de joies, de fatigue, de courage.

      • Sbrianne | 9 mai 2013

        Avant c’était entre 14 et 18 ans mais les filles à cette époque, en raison de la société, du taux de mortalité plus élevé, devaient grandir plus rapidement, elles avaient pas ou peu d’enfance, étaient probablement plus préparées à leur rôle de mère.
        Or, aujourd’hui, la maturité d’une fille de 15 ans n’est sans doute pas la même dans bien des cas que des décennies voir des siècles en arrière. Je ne dis pas que maternité et jeune âge sont incompatibles. Mais la société, les mentalités font que c’est encore plus difficile étant jeune en Occident. Dans d’autres cultures, c’est différent.

        Je n’ai jamais dit qu’être mère nécessitait seulement un aspect financier. Bien sûr qu’il faut de l’amour et une atmosphère saine. Mais l’aspect financier selon moi, n’est pas négligeable.

        Et ce n’est pas évident quelque soit l’âge, je n’ai jamais écrit le contraire….

        • lapetitefée | 9 mai 2013

          Excuse-moi si je semble un peu agressive dans mes réponses. C’est un sujet qui me touche et c’est plutôt mon coup de gueule à la société, à ses préjugés. En tout cas pas envers toi. J’ai bien compris que tu ne mélangeais pas les choses. :)

          • Superbrunette | 9 mai 2013

            Si tu as un mec de 18ans lui aussi qui veut bien rester avec toi pour faire sa vie, qui est prêt, tout comme toi, à entamer une vie de famille, renoncer à faire des études, les maxi-fiestas entre potes sans se soucier de l’heure de réveil ou du taux d’alcool, ou alors capable de gérer études/boulot alimentaire/vie familiale alors pourquoi pas.
            Mais si c’est pour continuer à vivre chez papa/maman ou se retrouver mère célib 2ans après ou encore devoir tout gérer de front…
            Je connais ton parcours (que j’admire encore une fois^^) mais j’ai un sérieux doute sur l’aptitude de la majorité des ados à réussir ce challenge là.
            Je pense qu’effectivement, mieux vaut « vivre sa jeunesse » avant, études, fiestas, les différentes étapes et apprentissages.
            Je souhaite vraiment être maman comme tu sais mais si cela m’était tombé dessus à 18ans, avec le recul que j’ai aujourd’hui, cela me semble totalement impossible. J’étais une gamine et quand je vois mon parcours dans plusieurs domaines, je me dis que ça aurait été dommage de ne pas avoir vécu tout cela.
            Bon, après, rien n’est à regretter, tu décides d’avoir et/ou de garder ton foetus à 18ans, tu as une vie différente qui t’attend, certes, mais pas pire ou meilleure qu’une autre. Comme pour tout, tant que le choix est assumé ensuite (pour le coup, toute la vie lol), tout ira bien :)

          • Anaïs | 9 mai 2013

            Maturité ou pas, je pense que ça dépend des personnes, mais puisque Laptitefée parle avec expérience, alors je pense que son point de vue est vrai. Cela dit, on peut très bien rencontrer des personnes de 30 ans qui n’ont aucune idée de ce qu’est la responsabilité (la grosse), mais je pense que la plupart d’entre nous dépassent ce stade forcément (la vie ne nous attend pas pour nous mettre à l’épreuve). Et en ce qui concerne les jeunes mamans, je ne crois pas que ce soit due au fait qu’avant on était juste plus prêtes, éduquées de telle façon qu’on puisse affronter la vie très jeune, etc. C’est juste qu’avant on voyait les choses autrement, fonder une famille était une fin en soi, c’était ça « la réussite », et si on n’avait pas de famille, on était personne. Aujourd’hui, comme le souligne Superbrunette, on pense d’abord à avoir du fun, à bien faire sa carrière, et l’idée de fonder une famille ne vient que plus tard (si elle vient !), c’est une sorte de bonus. Il y a deux décennies à peine, c’était le contraire, la famille était le centre de tout. Mais peut-être aussi que ça a tout à voir avec cette idée que la vie n’est qu’un plaisir individuel, donc avoir des enfants rime avec problèmes, souffrance, et on oublie toutes les joies qui passent à côté, par égoïsme. Peut-être, je ne sais pas trop, en tout cas, j’aimerais vraiment être maman un jour^^

          • Anashka | 10 mai 2013

            alors je pense que son point de vue est vrai.

            Son point de vu exprimer une réalité sur le monde, en cela il est vrai. Libre à moi (toi ou d’autres) de partager cet angle de vu ou non. J’en partage certains aspects, sur d’autres je ne suis pas exactement d’accord. Je ne pense pas qu’on soit forcément une mauvaise mère : jeune-mère. Je pense qu’il y a toujours une stigmatisation de la grossesse « trop jeune », que ce « trop jeune » est une construction sociale moderne et que l’accompagnement est loin d’avoir abouti sa démarche pour les personnes qui désirent, en dépit de leurs âges (jugés comme « mauvais ») garder l’enfant… Mais, qu’en rien ça ne remet en question le droit à l’avortement.

            LaPetiteFée a fait un choix dont elle se sentait la maturité et l’ENVIE, finalement. D’autres ne se sentent pas. Point.

            Aujourd’hui, comme le souligne Superbrunette, on pense d’abord à avoir du fun, à bien faire sa carrière, et l’idée de fonder une famille ne vient que plus tard (si elle vient !), c’est une sorte de bonus

            J’ai plutôt que le sentiment que la société voit la famille comme arrivant plus tard, mais elle n’est toujours pas « bonus ». Et même si c’était le cas, je ne vois pas vraiment en quoi c’est génant. Chacun se retrouve libre de la choisir ou non.

            Il est certain que ton désir d’enfant se trouve dans tes mots, et je te souhaite réellement, de trouver quelqu’un qui t’accompagnera sur ce chemin là ^^

        • Sbrianne | 9 mai 2013

          Taux de mortalité plus élevé et espérance de vie plus basse.

          • lapetitefée | 9 mai 2013

            Mon parcours ressemble à 95% des jeunes mères que je connais, célibataires ou non. Le 5 % restant sont les cas sociaux que montrent M6 dans ses reportages ;)

            Bref, je comprends vos opinions, même si elles sont très loin de ma réalité. :)

          • lapetitefée | 10 mai 2013

            Je trouve qu’on est plutôt d’accord Anashka. Je ne remets pas vraiment en cause le droit à l’avortement mais je me questionne sur les dérives occasionnées. Après, je suis toujours ouverte et mon point de vue n’est pas figé. :)

            Tu as raison, mon choix je le sentais, j’avais envie de relever ce défi et de devenir maman. Néanmoins, je respecte tout à fait que tout le monde ne se sente pas la force ou l’envie. Je re précise que ce qui me gène, c’est la pression sociale sur les jeunes mères alors que l’avortement est plutôt bien toléré, et que certaines s’en servent comme un contraceptif.

      • Anashka | 10 mai 2013

        Jusque là, d’accord. J’en reviens sur mon commentaire précédent, il y a toujours une stigmatisation de la jeune femme enceinte, même si l’âge « normé » de la première grossesse a augmenté. Mais, c’est un choix qui doit être personnel (avorter ou non).

    • Mary Read | 10 mai 2013

      J’entends souvent cette position sur l’avortement et comme elle a tendance à m’agacer, je vais me permettre de répondre. Ce n’est absolument pas contre toi, hein.

      Il y a plein de raisons pour lesquelles ont peut être amenée à avorter à plusieurs reprises :
      – Hyperfertilité
      – Mauvaises informations sur la contraception (15 minutes examen compris dans le cabinet du gynéco, ça aide pas)
      – Gynéco complètement cons (ceux qui represcrivent la pilule après l’avortement à une nana qui est tombée enceinte sous pilule, y’en a pleeeiiin)
      – Milieu social (des nanas qui ne connaissent pas leur anatomie (tu serais hallucinée de l’ignorance sur le sujet), j’en connais, des nanas à qui on a dit que la contraception, c’était mal, aussi…)
      – Et d’autres encore, qui ne me viennent pas en tête.

      Mais voilà, ce n’est pas parce qu’une femme avorte plusieurs fois qu’on doit la mettre sur le bûcher. Toute la responsabilité de la sexualité repose sur les épaules de la femme, alors au bout d’un moment, ça va bien.
      (Je répète encore une fois, ne prends pas ça contre une attaque contre toi, c’est pas du tout ça, c’est juste que j’en ai assez d’entre ce discours-là, donc j’ai attrapé la perche. :))

      • Sbrianne | 10 mai 2013

        Le problème avec l’avortement à répétition, c’est que déjà c’est dangereux, et certaines prennent vraiment ça à la légère ( J’ai entendu une fois une discussion dans le bus…). Pas toutes évidemment. (Et j’ai vaguement entendu parler des problèmes d’hyperfertilité comme quoi ce n’est pas reconnu réellement par la médecine). Et puis au bout du deuxième, je ne sais pas, tu te remets en question quand même, il a y quelque chose qui cloche, ou le médecin devrait t’en toucher sérieusement un mot !

        Je sais qu’il y a une désinformation des gens sur la sexualité pas seulement la contraception en général.
        D’ailleurs, les pouvoirs publics devraient vraiment renforcer cet aspect à l’école. Parce qu’une bonne femme qui t’explique à 13 ans comment on met un préservatif à l’aide d’un concombre et puis c’est tout et si tu n’as pas fait un bac scientifique, tu n’en n’entends plus parlé, c’est loin d’être suffisant. Et puis, bien souvent c’est tabou d’en parler avec tes parents, ce que je trouve complètement débile.

        Quant à la responsabilité de la sexualité, ce n’est pas admissible qu’elle repose uniquement sur les épaules de la femme. Et je suis pour le partage des frais en matière de contraception :)

        • P | 10 mai 2013

          « Quant à la responsabilité de la sexualité, ce n’est pas admissible qu’elle repose uniquement sur les épaules de la femme. Et je suis pour le partage des frais en matière de contraception :) »

          Je ne sais pas si c’est différent ailleurs, mais dans ma famille la responsabilité de la sexualité ne repose pas que sur les épaule des jeunes filles. Quand j’étais ado, si j’étais revenu en disant « j’ai fait une connerie, j’ai mis ma copine enceinte », je me serais pris 50 claques justifiées.

          Pourquoi? Simplement parce, si la fille a le droit de ne pas foutre sa vie en l’air, l’homme n’a aucun pouvoir de décision. Sa vie dépend du choix que la fille fera.
          Donc pour les jeunes garçons aussi, le poids (et l’enjeu) est énorme.

          • lapetitefée | 10 mai 2013

            @Mary read. C’est mon travail à côté des études, les mères ado. ;) Du coup je connais bien le sujet.

            Bien-sûr que les raisons d’avortement multiples sont possible. Mais ce n’est pas de ça que je parle. Je parle de nanas tout à fait informées qui prennent tout ça à la légère. Déjà idéologiquement et en terme de conceptions de la vie ça m’énerve mais aussi parce que c’est la société qui paye à chaque fois. Mais il est clair que l’information à la contraception n’est pas partout assez claire et accessible.

            L’hyperfertilité, j’en suis et ça n’empêche pas de prendre des précautions! Pour moi, c’est pas une « excuse ».

            Là où je te rejoins c’est la responsabilité qui pèse sur les femmes. Pour l’avortement, les garçons sont souvent déjà bien loin et n’accompagnent pas. C’est la fille qui se fait sermonner sur sa capacité à être responsable. C’est elle qui marque son corps et pas toujours dans les meilleures conditions. Et le mec va souvent se dire « elle a pas fait gaffe. Elle l’a fait exprès ». (Je dis ça sur la base de témoignages, j’invente pas.) Néanmoins, il y en a qui sont réellement responsables et qui accompagnent les filles dans leurs choix et restent présents.

            @P : Si la fille a le droit de ne pas foutre sa vie en l’air. C’est le genre de phrases que je peux pas entendre. Tomber enceinte jeune n’est pas synonyme de foutre sa vie en l’air et l’avortement non-plus! Par contre, effectivement, le mec dépend de la décision de la fille et les enjeux sont énormes pour lui aussi. Par contre, il a toujours le choix de se casser, de se tirer s’il le souhaite, le bébé n’étant pas dans son ventre…

          • Anashka | 11 mai 2013

            Vrai, que « foutre sa vie en l’air » n’est pas un terme approprié. C’est un choix, un choix avec des responsabilités, mais un choix…

          • P | 10 mai 2013

            « Tomber enceinte jeune n’est pas synonyme de foutre sa vie en l’air »

            Ça dépends pour qui, ça dépend de tes projets d’avenir : si tu voulais faire de grandes études (HEC par exemple) c’est mort. Si tu voulais faire le tour du monde, c’est pas avec un gosse à élever que t’y arriveras. Si tu voulais monter une entreprise, c’est pas avec un enfant que tu pourras passer 13h/jour à bosser, etc.

            « Par contre, il a toujours le choix de se casser, de se tirer s’il le souhaite, le bébé n’étant pas dans son ventre… »

            Jusqu’à ce qu’il reçoive une convocation du juge pour faire un test de paternité. Test qui sera automatiquement déclaré positif si l’homme refuse de le faire.

          • Anashka | 11 mai 2013

            Pour le coup, je rejoins Lapetitefée… Avoir un enfant demande des compromis et probablement renoncement. Certaines choses deviennent plus difficiles à réaliser (HEC, voyage au tour du monde). Certes, ça demande de réaménager ses projets de vie, mais est-ce foutre sa vie en l’air que d’en choisir une autre ? Pas nécessairement.

            Jusqu’à ce qu’il reçoive une convocation du juge pour faire un test de paternité. Test qui sera automatiquement déclaré positif si l’homme refuse de le faire.

            Au risque d’être radicale, je pense que l’homme devrait avoir plus de marge de manoeuvre à ce moment là. Il pourrait refuser une paternité non-désirée.
            C’est la solution légale en place pour le moment, pas sûre que ce soit la plus « juste ».

          • lapetitefée | 10 mai 2013

            Je bosse pour une association donc je ne vais pas te dire ce que je « fantasme ». Des jeunes mères qui font droit, HEC, même célibataires, il y’en a dans mes connaissances et qui s’en sortent à merveille. Tu sors d’où qu’on ne peut pas?

            Faire le tour du monde avec son enfant, c’est possible et pas nécessairement très différent de ce qui était prévu. J’en ai à nouveau, dans mes connaissances et à nouveau, tu te bases sur quoi pour dire que c’est pas faisable?

            Pour les entreprises : petites ou pas, ça fait quoi? Si le rêve d’une nana c’est d’ouvrir son propre commerce et d’employer disons 3-4 personnes, c’est moins une réussite? ça vaut moins?

            Hommes et femmes, lorsque l’on est assez grands pour avoir des rapports, on connaît normalement les risques associés. S’il y a un test de paternité, excepté une pension alimentaire, tu peux vivre ta vie comme tu l’entends, sans prendre plus de responsabilités. Chacun voit après avec sa conscience. C’est pas juste, on est d’accord, en attendant c’est les femmes qui ont le dernier mot, c’est un fait : le foetus est dans son ventre. Donc si elle partage pas l’avis du mec, il peut rien faire. C’est aussi sur des bases légales : la femme n’a pas à être inquiétée de son choix de donner la vie ou d’avorter.

            « ce ne sont que des compromis, pas le rêve de départ ». Mais de nouveau, tu te bases sur quoi? Tu sors ça d’où? Je ne nie pas les difficultés liées à être un jeune parent dans notre société, ni qu’il y a pas mal d’embûches sur la trajectoire mais par contre, j’affirme qu’on peut tout à fait réaliser ses rêves!

          • Anashka | 10 mai 2013

            C’est une question qui fait débat actuellement : la place d’un homme dans une paternité qu’il n’aurait pas choisi. La dernière décision revient certes à la femme, elle est porteuse, on ne peut pas lui imposer un avortement (ou son contraire), mais il est évident que l’homme peut se retrouver avec une responsabilité qu’il n’a jamais désiré… Ou, au contraire être soumis au choix d’avortement de la génitrice.

            C’est une des question que l’avortement a ouvert…

          • Superbrunette | 10 mai 2013

            @P, @lapetitefée, @babyface : j’avoue que je rejoins plutôt les mecs pour le coup. Dans ce cas de figure, la justice n’existe pas et dans ce cas de figure, par nature elle n’existe pas. Seules les femmes peuvent porter un enfant ou décider de ne pas le porter donc l’homme se retrouve parfois sans avoir son mot à dire et c’est juste dégueulasse.
            Assumer ses relations sexuelles c’est une chose mais assumer de devenir père ou au contraire de ne pas le devenir alors qu’il n’a pas le choix s’il est en désaccord avec la femme concernée… J’avoue que pour le coup, je n’aimerais pas être un homme dans cette situation TRES critique.
            Je suis d’accord que des fois une femme tombe enceinte et que les 2 partenaires ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes car ils n’utilisent ni préservatifs, ni autres contraceptifs. Faut pas tenter le diable quoi. Mais outre ce cas de figure, je reste sur mon opinion précédente.

          • P | 10 mai 2013

            « Pour les entreprises : petites ou pas, ça fait quoi? Si le rêve d’une nana c’est d’ouvrir son propre commerce et d’employer disons 3-4 personnes, c’est moins une réussite? ça vaut moins? »

            Moi ça ne me fait rien, si son rêve c’est d’ouvrir un petit commerce c’est super.
            Mais si son rêve c’est de créer une entreprise compétitive internationalement, on fait quoi?
            Je te rappelle que je n’essayais pas de prouver que rien n’était possible, juste que tout n’était pas possible (et qu’un gosse entraîne forcément des compromis).

            « S’il y a un test de paternité, excepté une pension alimentaire, tu peux vivre ta vie comme tu l’entends, sans prendre plus de responsabilités.  »

            J’estime que si elle fait toute seule le choix de garder l’enfant (contre le gré de l’homme), ce choix ne devrait impliquer qu’elle. Le gars ne devrait pas à être impliqué de force, même financièrement. Et j’ai bien conscience que sur un site féminin, je vais me faire haïr pour cette phrase. Mais cela reste une vraie inégalité qui n’est toujours pas réglée.

            « Je ne nie pas les difficultés liées à être un jeune parent dans notre société, ni qu’il y a pas mal d’embûches sur la trajectoire mais par contre, j’affirme qu’on peut tout à fait réaliser ses rêves! »

            Encore une fois, oui, mais ça dépends lesquels. Dans les milieux les plus compétitifs on ne peut pas tenir la distance avec un boulet au pied, il faudra souvent revoir ses expectations à la baisse.

            « C’est une des question que l’avortement a ouvert… »

            Pour moi la solution est simple : On ne peut éthiquement pas donner un pouvoir de décision à l’homme sur le corps de la femme. Mais on pourrait déclarer qu’une femme qui prend la décision seule, devient la seule parent de l’enfant.
            (par contre dans le cas où c’est l’homme qui veut l’enfant, je ne vois aucune solution).

          • Anashka | 11 mai 2013

            J’estime que si elle fait toute seule le choix de garder l’enfant (contre le gré de l’homme), ce choix ne devrait impliquer qu’elle. Le gars ne devrait pas à être impliqué de force, même financièrement. Et j’ai bien conscience que sur un site féminin, je vais me faire haïr pour cette phrase. Mais cela reste une vraie inégalité qui n’est toujours pas réglée.

            Je partage. Je pense que cette loi existe en prévention des dérives. L’abandon, d’un homme qui désirait un enfant en cours de grossesse… Par exemple. Mais résultat, elle est en elle-même relativement injuste.

            Toutes les femmes n’ont pas le même opinion sur les choses…

            avec un boulet au pied

            On parle d’un enfant, là ?

            (par contre dans le cas où c’est l’homme qui veut l’enfant, je ne vois aucune solution).

            Facilité l’adoption pour les hommes. Tout simplement. Les couples peuvent avoir des enfants/adopter, les femmes seules parfois, les hommes rarement. Mais avec les lois sur le mariage qui viennent de passer, j’espère que la question de l’adoption sera réinterrogée.

          • P | 10 mai 2013

            « Je suis d’accord que des fois une femme tombe enceinte et que les 2 partenaires ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes car ils n’utilisent ni préservatifs, ni autres contraceptifs. Faut pas tenter le diable quoi. Mais outre ce cas de figure, je reste sur mon opinion précédente. »

            Heureusement, il y a tout un travail de prévention fait dans les écoles pour éviter cela. Un préservatif qui craque, une pilule oublié ça peut arriver. Mais quand on utilise aucun contraceptif, normalement on sait à quoi s’attendre.

            Content de voir que tu sois de cet avis, j’aurais donné mon point de vue à des femmes lambda dans la rue, je me serais probablement fait insulter. Content de voir que sur SUH on est ouvert aux problèmes des deux sexes.

          • Anashka | 11 mai 2013

            « des femmes » lesquelles ? Toutes les femmes pensent différemment, comme les hommes…
            Certains mecs trouveront cette lois nécessaires.

            Sans rentrer dans femme VS homme… Ce sont des conception de la maternité, de la paternité, de la liberté individuelle et de ses limites qui sont en jeu.

          • Superbrunette | 10 mai 2013

            ouais dans les écoles c’est bien mais le mieux c’est encore que les parents s’occupent de l’éducation de leurs gamins !
            Le but c’est pas de bouquiner le kama en famille mais de libérer la parole autour des sujets liés à la sexualité.

          • lapetitefée | 11 mai 2013

            (Je ne sais pas comment citer les posts correctement donc pardon si c’est pas au bon endroit ou au milieu de nulle part)

            @P : je conçois ta non-envie d’être parent et de te consacrer exclusivement à ta réalisation, à tes projets. Tes dernières réponses sont moins méprisantes et plus claires, à mon sens. « Un calvaire pour ceux qui ne le veulent pas », j’adhère et mieux vaut ne pas avoir d’enfant si celui-ci n’est pas désiré par au moins un des deux parents. Néanmoins, quand on se retrouve face à une grossesse et que les deux concernés ne savent se mettre d’accord, le choix revient à la femme et je comprends que ce soit un sentiment d’injustice lorsque l’on subit celui-ci. Là où je parle de responsabilités, c’est que l’on sait, en ayant des rapports, les risques encourus. Si l’on ne se protège pas : mst, grossesses & cie. Si l’on se protège, les risques existent encore, même s’ils sont moins probables. Après, mieux vaut avoir une conversation claire dés le départ : dans mon cas, je rechigne à l’avortement car c’est pour moi, une façon d’assumer mes actes, c’est aussi contre mes valeurs et encore, je ne pourrais pas y survivre psychologiquement. Par honnêteté, j’annonce la couleur dès le départ, c’était aussi le cas avec le père de mon enfant, il savait que si ça arrivait, je gardais, j’ai aussi été franche quant à mon hyperfertilité. C’est arrivé, malgré une contraception – préservatifs à chaque rapport, jamais de craquages, visiblement, le sperme peut passer par en dessous. Ma décision a été prise de suite sur la base de ce que j’avais déjà expliqué au départ.

            J’ai un nouveau chéri actuellement et il connait ma politique en matière d’avortement. A partir de là, j’estime que les risques ont été posés, qu’ils sont clairs et que l’autre les prend en connaissance de cause.

            Je voulais aussi te dire que je lis souvent des jeunes femmes qui souhaitent faire un enfant à un mec, sans lui en parler en ne prenant par les contraceptifs, et qui les mettent devant le fait accomplis. C’est pour moi, une autre des limites à disposer de son corps librement : faire du tort moral exprès à une personne, en le manipulant, lui mentant, c’est inacceptable!

          • P | 11 mai 2013

            « Tes dernières réponses sont moins méprisantes et plus claires, à mon sens. « Un calvaire pour ceux qui ne le veulent pas », j’adhère »

            Je n’ai pas cherché à être méprisant. Mais certains cas (dont le mien), un enfant serait clairement pénalisant. Forcément, une personne qui veut être parent verra l’arrivée d’un enfant comme un bonheur.

            « Par honnêteté, j’annonce la couleur dès le départ, c’était aussi le cas avec le père de mon enfant, il savait que si ça arrivait, je gardais, j’ai aussi été franche quant à mon hyperfertilité. »

            Tu es claire dés le départ, je n’ai aucun problème avec celles qui ont cette honnêteté. Mais certaines laissent croire à leur mec qu’elles ne veulent pas d’enfant (où le croient vraiment mais reviennent sur leur promesse), avant de dire « j’ai fait un test, je suis enceinte et finalement je le garde ».

            « Je voulais aussi te dire que je lis souvent des jeunes femmes qui souhaitent faire un enfant à un mec, sans lui en parler en ne prenant par les contraceptifs, et qui les mettent devant le fait accomplis. »

            Effectivement, là c’est encore pire. J’espère ne jamais me retrouver dans cette situation.

          • P | 11 mai 2013

            Les boutons « Répondre » commence à se faire rare, je vais répondre ici mais je ne suis pas sûr que ça se place au bon endroit.

            « est-ce foutre sa vie en l’air que d’en choisir une autre ? Pas nécessairement. »

            C’est pas faux, les mots « foutre sa vie en l’air » sont peut-être un peu forts.
            Moi c’est un peu comme ça que je le verrais si ça m’arrivait, mais j’imagine qu’une fois le choc passé je m’habituerais à ce changement de vie.

            « avec un boulet au pied
            On parle d’un enfant, là ? »

            Certaines choses peuvent être un boulet pour aller dans un sens, et un moteur pour aller dans l’autre. Tout dépends de chemin que l’on veut prendre.

            « Facilité l’adoption pour les hommes. Tout simplement. Les couples peuvent avoir des enfants/adopter »

            Au risque de paraître vieux-jeu, si j’ai un jour un enfant, je voudrais qu’il aie mes gènes. J’imagine que si la mère veut absolument avorter, l’homme n’a d’autre solution que de trouver une autre femme qui partage son envie d’être parent.

            « « des femmes » lesquelles ? Toutes les femmes pensent différemment, comme les hommes… »

            Elles pensent toutes différemment, mais il ne faut pas oublier que SUH est loin d’être représentatif de la population féminine en générale. Beaucoup ne sont ni aussi modernes qu’ici, ni aussi ouvertes au débat.

            Si j’avais réuni 10 femmes prises au hasard, et que j’avais exposé ce point de vue, je suis sûr qu’en quelques minutes je serais catégorisé comme le salaud de service qui encourage l’abandon d’enfant.

            C’est aussi pour cela que je quand les conversations dérivent vers ce sujet, je ne me donne pas la peine de donner mon point de vue.

          • Anashka | 13 mai 2013

            Si j’avais réuni 10 femmes prises au hasard, et que j’avais exposé ce point de vue, je suis sûr qu’en quelques minutes je serais catégorisé comme le salaud de service qui encourage l’abandon d’enfant.

            Tente-le vraiment. Auprès des hommes comme des femmes. Une vingtaine plutôt qu’une quinzaine. Tu verras. (Je n’ai aucune idée du résultat que tu vas trouver, hein. Simplement au projection, je préfère l’expérimentation).

            Au risque de paraître vieux-jeu, si j’ai un jour un enfant, je voudrais qu’il aie mes gènes. J’imagine que si la mère veut absolument avorter, l’homme n’a d’autre solution que de trouver une autre femme qui partage son envie d’être parent.

            Oui, d’où la séparation pour beaucoup d’homme « future mère de mes enfants » (= des ovaires fidèles), VS « les autres ». Et, c’est bien ce qui me gène.
            Je ne dis pas que tu tombes dans cet distinction, mais on ne cherche pas la même personne quand on veut de l’amour ou quand on veut une génétrice. Parfois, c’est compatible, parfois pas.

            Beaucoup ne sont ni aussi modernes qu’ici, ni aussi ouvertes au débat.

            Ouep, elles sont trop cools mes lectrices.

          • P | 14 mai 2013

            Si j’en viens à penser que cette position ne serait pas acceptée, c’est parce que j’ai souvent entendu les conversations féminines à ce sujet, et souvent c’est pas glorieux.

            Je ne tenterai pas l’expérience, mais j’espère qu’elle aurait révélé que je me trompais.

          • Anashka | 14 mai 2013

            Au moins, de tenter d’éveiller les esprits.

            Tu sais, ce que je dis ici ne fais rarement l’unanimité. Pourtant, je discute avec des femmes qui petit à petit déconstruise une vision généralisée de l’Amour pour en construire une personnelle, qui les rendent heureuses. Pendant ces participations au discussion, tu plantes des graines, libre à l’autre de s’en saisir ou non.

        • Superbrunette | 10 mai 2013

          euh alors déjà l’avortement, c’est pas une partie de plaisir du tout. Soit c’est médicamenteux, soit c’est par aspiration sous anesthésie générale (et quelque part c’est mieux que la 1ère option). Cela peut s’avérer très traumatisant. Parce que même si tu sais que tu ne peux/veux pas, pour X raisons, garder ton foetus, même si tu ne le considères pas comme un bébé etc. Cela n’empêche pas que l’acte en lui-même est très éprouvant.
          Beaucoup de femmes avortent seules (je veux dire non accompagnées par un proche à la clinique/hôpital ou dans le cas de l’IVG médicamenteuse, seules chez elles), parce que souvent, elles n’osent pas en parler, c’est honteux et/ou elles culpabilisent.
          Au-delà de l’aspect psycho, notamment pour l’IVG médicamenteuse, c’est beaucoup de douleur physique et il faut faire très attention car on perd beaucoup de sang. Et faut se laisser trifouiller plusieurs fois parce que les médecins s’assurent qu’il n’y a plus de foetus et que l’uterus et compagnie se sont remis en place.
          Donc, oui, on peut avorter plusieurs fois au cours de sa vie pour diverses raisons mais les histoires des filles qui prennent l’avortement pour un moyen de contraception, je pense que c’est une infime partie.

          • lapetitefée | 10 mai 2013

            @P : j’effectue actuellement des études supérieures, avec succès et un enfant! Pour ma part, je n’ai pas le souhait de voyager autour du monde mais des gens qui voyagent avec leurs enfants, c’est fréquent. J’ai deux amies dans ce cas-là. Quant à l’entreprise, j’ai 4 exemples dans mon entourage de jeunes mères qui y sont parvenues mais quand leurs enfants étaient déjà un peu plus grand. C’est bien ce que je dis : les idées reçues sur les jeunes mères, sur les jeunes parents sont si nombreuses. Ca me donne le vertige.

            Jusqu’au jour où. Ben oui, c’est la vie, les responsabilités. Si on est assez grands pour avoir des rapports avec une fille, on est assez grands pour savoir qu’elle dispose de son corps et que le choix final lui revient et qu’on est pas à l’abri de devenir père. Après, que ça fichtre en l’air tes projets, c’est pas cool mais c’est aussi ça être adulte.

          • P | 10 mai 2013

            Oui il y a toujours la possibilité de se débrouiller, de réduire ses ambitions, de faire des compromis, etc. Mais au final ce ne sont que des compromis, pas le rêve de départ.

            – Certaines études sont faisables avec un enfant à charge, mais pas toutes, en tout cas les miennes (HEC) ne sont pas faisables dans ces conditions.
            – On peut faire une petite entreprise malgré un enfant (les horaires flexibles sont même pratiques), mais les entrepreneurs à succès ne sont pas arrivés là en faisant un compromis enfant/entreprise.
            – Un tour du monde n’équivaut pas à quelques courts voyages avec son enfant.

            C’est donc bien ce que je disais dans mon commentaire précédent, ça dépends des personnes et de leur projets.

            « Si on est assez grands pour avoir des rapports avec une fille, on est assez grands pour savoir qu’elle dispose de son corps et que le choix final lui revient et qu’on est pas à l’abri de devenir père. Après, que ça fichtre en l’air tes projets, c’est pas cool mais c’est aussi ça être adulte. »

            On revendique le droit de ne pas être mère, et c’est bien normal. Mais un homme? Tant pis pour lui si ses rêves sont brisés, il n’avait qu’à ne pas avoir de pénis.
            Après tout une injustice n’est pas réelle quand ce sont les autres qui en sont victimes, contentons-nous d’appeler cela « être adulte ».

          • lapetitefée | 10 mai 2013

            @P, j’espère que tu ne te sens pas agressé ou malmené par mes propos. Nous avons une façon différente de voir les choses, très différentes. Il n’empêche que j’essaye au mieux de rester réceptive aux arguments que l’on m’avance, parfois ils confortent ma position, d’autres fois non. Là où tu as su me faire un peu réfléchir, c’est à l’homme, à sa place. J’admets que le fond n’est pas juste. Mais d’un autre côté, les femmes sont aussi blâmées car naturellement, elles ont le dernier mot et celui-ci n’est pas forcément en accord avec leur partenaire. Je crois quand-même que c’est elles qui « risquent, prennent » le plus. L’avortement est souvent douloureux, difficile, délicat et c’est leur corps ou leur esprit qui est marqué. La poursuite d’une grossesse, surtout en solo est synonyme de pression sociale très forte, de peu de soutien.

            Sincèrement, j’ai choisi, en partie, en désaccord avec l’autre mais s’il avait été à ma place, il aurait choisi seul, lui aussi ce qui lui convenait le mieux. Il me l’a dit et avoué.

          • P | 10 mai 2013

            « Mais d’un autre côté, les femmes sont aussi blâmées car naturellement, elles ont le dernier mot et celui-ci n’est pas forcément en accord avec leur partenaire. Je crois quand-même que c’est elles qui « risquent, prennent » le plus. L’avortement est souvent douloureux, difficile, délicat et c’est leur corps ou leur esprit qui est marqué. La poursuite d’une grossesse, surtout en solo est synonyme de pression sociale très forte, de peu de soutien. »

            Je ne doute absolument pas des douleurs autant physique que morales qu’engendrent l’avortement. Je ne doute pas non plus de la pression sociale que subissent les mères célibataires.

            Mais si on me proposait ces contraintes, accompagnées de la possibilité de choisir d’être parent où non, je signerais tout de suite.

          • P | 10 mai 2013

            « j’espère que tu ne te sens pas agressé ou malmené par mes propos. Nous avons une façon différente de voir les choses, très différentes. Il n’empêche que j’essaye au mieux de rester réceptive aux arguments que l’on m’avance, parfois ils confortent ma position, d’autres fois non. Là où tu as su me faire un peu réfléchir, c’est à l’homme, à sa place. »

            Et non je ne me suis pas senti agressé, mais c’est vrai que c’est un sujet qui me tient à cœur. Mes projets sont une part très importante de ma vie, et j’ai du mal à accepter l’idée que je n’aurais aucun pouvoir de décision si je me retrouvais dans cette situation.

          • lapetitefée | 10 mai 2013

            Je te rejoins pour la pension, dans mon cas je n’en réclame pas et ça choque les gens. N’empêche que ça va avec mon cheminement intérieur, ma conscience, mon choix de base.

            Encore une fois, tu te bases sur quoi pour dire qu’avec « un boulet » (super terme, je m’empêche de devenir agressive devant autant de mépris pour la vie des autres!), donc un enfant dans mes termes, on va moins loin, on peut moins faire que les autres?

          • P | 11 mai 2013

            « Je te rejoins pour la pension, dans mon cas je n’en réclame pas et ça choque les gens. N’empêche que ça va avec mon cheminement intérieur, ma conscience, mon choix de base. »

            Tu as tout mon respect pour cela.

            « Encore une fois, tu te bases sur quoi pour dire qu’avec « un boulet » (super terme, je m’empêche de devenir agressive devant autant de mépris pour la vie des autres!), donc un enfant dans mes termes, on va moins loin, on peut moins faire que les autres? »

            Comme j’ai répondu à Anaïs, un enfant prend du temps, de l’énergie (autant physique que mentale), ce temps et cette énergie sont limités et ne seront forcément pas disponibles pour les autres projets.

            Dans certains domaines ce n’est pas un problème, d’en d’autres plus compétitifs, ne pas avoir autant de temps et d’énergie que les autres est un handicap.

            Un enfant n’a pas le même impacte suivant le contexte dans lequel il naît, il peut être une véritable bénédiction pour celui/celle qui le veut, et un calvaire pour celui qui n’en voulait absolument pas.

          • lapetitefée | 11 mai 2013

            Sur la loi pour la reconnaissance en paternité, au pays du chocolat : ici en tout cas, il ne s’agit pas d’obliger un homme pour l’obliger mais de favoriser le droit de l’enfant à connaître ses deux parents, sa filiation. Dans le droit, il est considéré que l’intérêt de l’enfant prime et que ses parents soient d’accord ou pas, ça importe peu. (C’est pas mon avis mais bien du droit. Après, ça peut avoir du sens, ça se défend mais je trouve que c’est à discuter.)

          • P | 11 mai 2013

             » il ne s’agit pas d’obliger un homme pour l’obliger mais de favoriser le droit de l’enfant à connaître ses deux parents, sa filiation. »

            Forcer un homme a être parent financièrement quand seule la mère voulait garder l’enfant ne permettra pas à l’enfant d’avoir deux parents.

            « C’est pas mon avis mais bien du droit.  »

            Il y a peu les femmes ne pouvaient pas voter, le droit n’a pas toujours été juste.
            Je pense qu’il serait temps de moderniser les articles sur la paternité.

          • Anashka | 13 mai 2013

            Je pense qu’il serait temps de moderniser les articles sur la paternité.

            Oui.

    • Anashka | 10 mai 2013

      Étrangement, je ne suis pas choquée par quelqu’un qui avortera plusieurs fois, une vie de femme avec ovules, c’est long. Très long, les accidents peuvent arriver (capote qui craque, refus de celle-ci par un partenaire dont la jeune fille est éprise, oublie de pilule, envie inconsciente d’une grossesse, mec qui se barre fasse à une grossesse…).

      L’image de la mère est idéalisé, il s’agit encore d’être tout pour l’enfant. D’ailleurs, si celui-ci va mal, c’est la faute à Maman. (Et Papa ?!)

      D’ailleurs, depuis qu’on parle d’avortement, on ne parle pas des garçons…

      • lapetitefée | 10 mai 2013

        C’est en passe de changer « l’image de la mère idéalisée ». Aujourd’hui c’est plus normal de laisser son gamin 10h/jour à la crèche, à une nounou pour aller bosser, se réaliser personnellement et ne pas/peu s’occuper de ses enfants. Ca rejoint l’utilisation de l ‘avortement, le fait d’attendre 45ans pour enfanter « parce qu’on doit d’abord penser à soi, à son épanouissement personnel ». C’est ce que j’ai déjà dit ailleurs, la maternité, les enfants ça devient un objet de consommation. Chacun fait comme il veut, on est d’accord. N’empêche, faut pas s’étonner de vivre dans une société où les gens ne sont plus solidaires, où la bienveillance, l’entraide ne sont plus de mise. Vu que l’important c’est « soi, sa petite personne, son bien-être »….

        • Superbrunette | 10 mai 2013

          Sur ce point là, je te rejoins lapetitefée, le côté hyper individualiste et consumériste est juste flippant. Il y a quelques années, c’est pour cela que je ne voulais pas d’enfant, parce que je ne voyais pas l’intérêt d’en mettre au monde dans une société qui ne pense qu’à sa gueule.
          Aujourd’hui, j’en veux (au moins 1) mais je me fais l’impression de ne pense qu’à ma gueule justement, vu que je l’envisage seule.
          L’histoire de la fille toujours en contradiction avec elle-même mdr

          • Anashka | 11 mai 2013

            J’avais une discussion récemment, sur le fait que ça ne me dérangerait pas outre mesure d’être mère célibataire. Le mot « égoïste » est ressortie. Il est égoiste d’avoir un enfant pour soi… Tout comme, il est égoiste d’avoir un enfant pour un couple… On est suffisamment nombreux ! Mais, finalement, OSEF. Tu apporteras des choses à cet enfant, ton entourage aussi, le/les partenaires qui traverseront ta vie aussi… Et, lui, apportera d’autres choses dans le monde, il laissera sa marque.

            Avoir un enfant, en couple/seule/autre, c’est toujours penser à sa gueule. L’élever par la suite, c’est toujours faire preuve d’un altruisme profond. Donc, ne te prends pas la tête avec ce type de considération. ^^

        • Anaïs | 10 mai 2013

          Bon, j’aimerais faire suivre les commentaires très intéressants de LapetiteFée et répondre à P au même temps, en disant à quel point je suis en décalage avec la vision des choses de celui-ci (je ne dis pas désaccord, pour respecter son choix).

          Bon, en résumé : être parent jeune réduit (sinon anéantit) nos chances de réaliser « nos rêves », c’est à dire de faire les choses dont on a envie, genre : des études supérieures longues, un tour du monde en ballon, sauter en parachute, ou fonder une grande entreprise.

          A mon avis, en Occident, nous avons tous été gavés de cette idée du « rêve », que notre vie n’a pas de poids, de valeur ou de sens si on n’a pas réalisé quelque chose d’unique et de « spéciale », et nous donnons à ce mot là : « spécial » des définitions très intéressantes. Un enseignant dans une école, n’est-il pas quelqu’un de spécial et d’unique ? Une mère de famille qui consacre son temps et son énergie – sa vie ! – à éduquer des enfants, à bâtir leurs esprits, à façonner leurs cœurs et leurs âmes, n’est-elle pas spéciale et unique ?

          Nous vivons dans un monde aujourd’hui, où nous traitons les enseignants, par exemple, comme s’ils n’étaient rien ! Et nous leur payons leurs salaires en conséquence, puis nous nous demandons pourquoi nos enfants font face à de vrais challenges quand il s’agit d’apprendre leurs cours et de réussir dans leurs études ! Nous sommes prêts à payer des sommes énormes pour leur acheter un ordinateur de dernière technologie, ou le dernier Iphone en vogue, mais quand il s’agit d’investir dans l’éducation, d’accorder de la valeur aux enseignants, c’est-à-dire aux personnes connectées directement avec leur éducation et indirectement avec leur avenir, on se rechigne !

          La société est si pleine de ces préjugés (dont LapetiteFée cite une partie, et à merveille), qu’on entend beaucoup de femmes dire par exemple à certaines de leurs amies, mères de famille (j’entends ça souvent, sidérée de voir mes amies penser comme ça) : « Comment ? tu es juste une maman ? Tu ne fais que t’occuper de tes enfants? Tu restes beaucoup à la maison? ».

          Tu sais, en tant que femme, qui rêve d’être maman un jour, j’essaie de ménager mes nerfs face à ce genre d’insinuations très graves… oui, je pense que P a une façon de voir les choses limite… insultante. Rassure-toi P, je respecte ton point de vue, mais je suis tout aussi bien en colère.

          Je pense qu’une grande partie de la souffrance de nos sociétés actuelles, ne vient pas du fait que l’un d’entre nous ait raison et que l’autre ait tort, mais juste que nous essayons d’intégrer tout le monde dans le même moule (y compris ceux qui prônent le moule de la « liberté » en ramenant juste une conception individualiste de la vie). Il y a cette citation, de je-ne-sais-qui, qui dit : beaucoup d’hommes sont capables de faire de grandes choses, très peu d’entre eux sont capables de faire de bonnes choses.

          Si je reviens un peu en arrière, l’idée qui m’énerve a très bien été exprimée par Mary Read qui dit plus haut : ça ne sert à rien de dire qu’on veut se libérer des normes, si cela EST UNE NOUVELLE NORME.

          @ LaPetiteFée
          « Ça rejoint l’utilisation de l ‘avortement, le fait d’attendre 45ans pour enfanter « parce qu’on doit d’abord penser à soi, à son épanouissement personnel ». C’est ce que j’ai déjà dit ailleurs, la maternité, les enfants ça devient un objet de consommation. Chacun fait comme il veut, on est d’accord. N’empêche, faut pas s’étonner de vivre dans une société où les gens ne sont plus solidaires, où la bienveillance, l’entraide ne sont plus de mise. Vu que l’important c’est « soi, sa petite personne, son bien-être »…. »

          Je suis hyper d’accord avec toi mais n’ai pas le talent pour le transmettre de façon aussi claire !

          Petit clin d’œil à Anashka : ce n’est pas seulement l’amour qui doit être réinventé, mais c’est notre définition même du bonheur !

          Et puis surtout, je suis très d’accord avec Anashka…

          … il y a un moment qu’on ne parle plus de garçons !!!

          • P | 10 mai 2013

             » éduquer des enfants, à bâtir leurs esprits, à façonner leurs cœurs et leurs âmes, n’est-elle pas spéciale et unique ? »

            Bien sur que si, d’ailleurs éduquer des enfants aura bien plus d’impact sur l’avenir qu’un tour du monde. Ce n’est pas mon but premier, mais je respecte ceux pour qui ça l’est.

            « oui, je pense que P a une façon de voir les choses limite… insultante. Rassure-toi P, je respecte ton point de vue, mais je suis tout aussi bien en colère. »

            Le fait est qu’un enfant prend du temps, de l’énergie (autant physique que mentale). Et forcément, ce temps et cette énergie ne seront pas disponible pour le reste.

            « beaucoup d’hommes sont capables de faire de grandes choses, très peu d’entre eux sont capables de faire de bonnes choses. »

            Encore une fois, j’ai un grand respect pour ceux qui veulent faire « de bonnes choses », mais à chacun son but, et quitte à passer pour un individualiste, celui là n’est pas le mien.

            « ce n’est pas seulement l’amour qui doit être réinventé, mais c’est notre définition même du bonheur ! »

            Je pense que le bonheur ne doit pas être une valeur commune, pour moi c’est à chacun de définir lui-même ce qu’il considère comme « le bonheur ».

            « ce n’est pas seulement l’amour qui doit être réinventé, mais c’est notre définition même du bonheur ! »

            J’ai utilisé ce mot parce qu’au début on parlais de parents-ados, pour cet âge le mot « homme » ne convenait pas, alors je ne savais pas quel mot utiliser. Quel mot utilise-t-on maintenant?

          • P | 10 mai 2013

            Edit : Mon dernier copié/collé n’a pas fonctionné, cela concernait évidemment l’utilisation du mot « garçon ».

          • Anashka | 11 mai 2013

            Chacun fait comme il veut, on est d’accord. N’empêche, faut pas s’étonner de vivre dans une société où les gens ne sont plus solidaires, où la bienveillance, l’entraide ne sont plus de mise

            Autant sur le reste du raisonnement, je te suis… Autant, là, je trouve que tu vas vite.
            Je ne pense pas qu’avoir la liberté de choisir la maternité (paternité) qu’on désire soit le facteur d’esprit de consommation des personnes. L’être humain aime naturellement posséder, la société lui a offert ce dont il avait besoin (c’est à dire des image de bonheur, couple et famille sur une tondeuse à gazon). Mais, le lien avec la maternité, je ne suis pas d’accord, c’est une chance de pouvoir la vivre quand on se sent : jeune ou pas.

        • Anashka | 11 mai 2013

          Il semblerait, que la crèche renforce la solidarité : vivre avec d’autres enfants, partager avec eux.
          Mais, il est évident que se « développer soi » est devenu le point le ^plus important. A tort ou à raison ? Je ne sais pas encore. Les personnes dans ce cheminement de dev perso, d’épanouissement sont de notre génération, nous n’avons pas encore vu l’action de leurs enfants sur le monde.

          • lapetitefée | 11 mai 2013

            Un enfant grandit mieux lorsqu’il est entouré, aimé dans un foyer stable. La crèche en complément, c’est une bonne chose. Ne jamais voir sa mère/ses parents à part une heure le soir et être toujours refourgué ailleurs, à mon avis ça fait pas se sentir aimé, désiré. D’ailleurs, j’ai lu un article – je sais plus où – qui disait que la maltraitance laissait moins de conséquences que la négligence/l’abandon. Pour moi, ne pas avoir de temps, ou très/trop peu, c’est de la négligence. Je ne comprends pas l’intérêt de faire un enfant si on sait qu’on veut le refourguer ailleurs à peine sorti d’un utérus : pour moi, c’est de la consommation.

          • Anashka | 13 mai 2013

            Il y a un écart énorme entre l’abandon et une présence limitée, tout de même…

  • Anaé | 9 mai 2013

    Attendre ou pas…être ou ne pas être….vastes questions !!! Blague à part, ça dépend beaucoup de ses intentions et motivations. Si il y a forte voire très forte attirance physique et que l’on n’attend rien de l’autre, dans ce cas, pourquoi attendre ?

    Si au contraire, on est dans à la recherche d’une relation qui aboutisse, avec en prime certains éléments en ligne de mire tels que la confiance, l’entente, la complicité. La question de l’attente se pose.

    Il y a aussi la question de l’éducation, ainsi que de la personnalité. Je fais partie de celles qui ne peuvent pas séparer sentiments et sexualité : si j’ai envie de quelqu’un, c’est forcément parce que j’éprouve des choses pour lui (en plus de mon extase face à son corps d’Apollon). Et pour éprouver des sentiments, il faut bien qu’un certain espace temps se soit écoulé….donc il faut attendre.

    Ce n’est pas parce que je me revendique  »vieux-jeu » que j’ai des a priori sur le fait d’y aller franco dès le 1er soir bien entendu. Ma position n’a rien d’idéologique, elle relèverait plus de la « protection » je dirais.
    Ainsi, je pense que la politique de la « non-attente » est praticable uniquement pour celles qui sont vraiment dans l’attente zéro pour le coup, celles qui mènent la chose par pur hédonisme. Si une femme nourrit au fin fond de son cœur des espérances, même infimes, je lui conseillerais fortement d’attendre – car si son coup d’un soir s’en tient là et le lui fait comprendre (souvent de façon peu élégantes), ça pourra lui faire très mal (même si elle feindra aux autres et surtout à elle-même l’indifférence). L’attente, ça peut faire accroître le désir, oui, mais cela permet aussi et surtout de connaître les intentions de l’autre.

    • Anashka | 10 mai 2013

      De plus en plus, je suis -personnellement- dans un désir d’attente. Simplement pour mieux connaitre la personne et, finalement, prendre le temps d’une confiance réciproque le temps d’une nuit (ou plus si envie). Mais, il ne s’agit pas de « vérifier » les intentions ou non de l’autre, la fiabilité est une qualité qui prend beaucoup de temps (trop pour l’attendre) pour se révéler. De même, le désir d’engagement, le désir profond de partager quelque chose pendant quelques temps avec quelqu’un aussi.

      Alors que le désir, la construction d’une éroticité commune, hors des grandes normes sociaux peut venir plus vite. Bref, je fonctionne un peu dans un « pas à pas ». La sexualité cristalise beaucoup de choses, encore, de la relation future et c’est ce qui me gène…

  • Andrei | 9 mai 2013

    Et bien, article et commentaire très intéressant. Des visions différentes de la chose et c’est çà que j’aime bien voir, dans le fond chacun vie sa vie comme bon lui semble, on suit dicté par nous mêmes.

    Pour ma part, je ne couche jamais le 1er soir (question de principe). Et puis je prends pas plaisir à faire çà, je baisse pas mon pantalon pour une simple partie de jambes en l’air.. même si durant la soirée, le feeling est très bien passé. Si il y a pas de sentiments, j’ai pas d’envie.. c’est aussi simple que çà. Alors par moment il m’arrive de faire des exceptions (par goût de la vie..), c’est ce qui est arrivé il y a quelques années. J’avais une FF qui se prénommais « J ». Mais bon encore une fois, j’arrive pas à baisé pour baisé.. et si on devait parler de plaisir et uniquement de çà, et bien je prends beaucoup plus de plaisir quand je connais cette personne, quand il y a une complicité, des sentiments qui dégoulines de partout. Et c’est ce que j’ai chercher à faire. Je suis partie d’une FF pour en faire une LTR.

    • Anashka | 10 mai 2013

      Finalement, l’attente, tu la poses non pas par construction, mais bien pour TOI t’y retrouver dans la relation à l’autre (charnelle comprise), c’est ça ?

      • Andrei | 12 mai 2013

        On peu dire çà..

        Pour être plus clair, l’attente me sert de préparation.. je vais prendre un exemple pour t’expliquer.

        Imagine un lion qui attend avant d’attaquer sa proie, il se prépare avant et puis il fonce.. et bien c’est la même chose pour moi. Je suis peu prudent en amour, l’attente me permet de « m’échauffer ». Et une fois que c’est fait et bien j’y vais. Il y a que de cette manière que j’apprécie VRAIMENT la relation, je la vie pleinement.

        Je suis rarement près en une soirée.. même si ma target est d’accord, si je me sens pas près, j’y vais pas, je prend pas aucun plaisir à faire çà.. rare ont été les ONS que j’ai apprécié. Bon après çà peut arriver mais c’est exceptionnel, une ONS pour le kiff.. par goût de la vie.

        Et concernant la FF que j’ai eu, je préfère précisé que c’était un cas à part, un vrai.

        • Anashka | 13 mai 2013

          D’accord. Je comprends. C’est quelque chose que j’expérimente en ce moment. On appelle ça, la slow séduction. A la base, c’est pas mon truc DU TOUT. J’aime quand c’est TOUT de SUITE, MAINTENANT et après on avise. Mais, comme je suis dans ma période expérimentation, je tente.

          J’essayerai de te dire si ça à une différence significative dans la relation.

          (Ps : mais, avec l’attente, les chances de refus sont plus importantes, non ? )

  • Sam | 10 mai 2013

    « Après tout une injustice n’est pas réelle quand ce sont les autres qui en sont victimes, contentons-nous d’appeler cela « être adulte ». »
    Magnifiquement dit, +1000 :)
    Et je suis d’accord avec P., je ne vois pas comment l’on peut faire les mêmes choses avec un enfant, que seul ou en couple sans enfant, à moins d’être parfaitement inconscient ou parent indigne
    En France c’est facile de faire un enfant, y a les allocs, quand on est chanceux les parents qui peuvent aider, etc… Mais ne disons pas que cela est un exploit ou une chose extraordinaire d’avoir un enfant jeune, en étant incapable d’assurer la stabilité matérielle de son môme et même celle psychique pour celle qui le font contre la volonté du père…

    • Anashka | 11 mai 2013

      contre la volonté du père…

      Du géniteur. Tant qu’il ne prend pas la décision d’élever ou non un enfant, il est un géniteur.

      Et je suis d’accord avec P., je ne vois pas comment l’on peut faire les mêmes choses avec un enfant, que seul ou en couple sans enfant, à moins d’être parfaitement inconscient ou parent indigne…

      ?! Faire le tour du monde en sac à dos avec son enfant, le laisser, jusqu’à scolarisation se nourrir de culture différente, d’un rapport au monde différent fait d’un parent un parent indigne ? Travailler sur son entreprise même 13 heures par jours, faire passer cette valeur de travail auprès d’un enfant est être un parent indigne ?

      Il y a autant de manière d’être parent qu’il y a d’adulte dans ce bas monde.

      Mais ne disons pas que cela est un exploit ou une chose extraordinaire d’avoir un enfant jeune, en étant incapable d’assurer la stabilité matérielle de son môme et même celle psychique pour celle qui le font contre la volonté du père…

      Il y a une loi qui force la reconnaissance légale de l’enfant par convocation et test. Cette loi est clairement a questionnée. Une femme, peut prendre la décision de la maternité ou non, un homme devrait avoir le même choix. Sur cette loi, je comprend les interrogation.

      Il reste que la grossesse est d’abord (et biologiquement) une affaire de femme. C’est à elle de décider si elle désire ou non pousser la grossesse jusqu’à son terme. Et, il est evident si une décision en accord avec le partenaire est bien mieux pour les trois, elle a le mot final, et ça me parait normal. C’est dans son corps que ça se passe avec tous les avantages et inconvénients que ça entraine.

      Décider d’avoir un enfant EST TOUJOURS une chose extraordinaire (célibataire, en couple, en adoption), c’est faire le choix d’accompagner la vie dans ses tous premiers temps. Que le géniteur décide de s’en méler ou non, ç ne fait pas de la mère une bonne ou mauvaise mère.

      • lapetitefée | 11 mai 2013

        Merci Anashka. :)

        • Sbrianne | 12 mai 2013

          Je voudrais revenir sur un point que tu évoques. En gros, tu dis que faire des enfants c’est pour les voir, que les crèches, nourrices doivent être un complément. Tu as des cas ou les parents n’ont pas le choix, ne le veulent pas spécialement.

          Jusqu’à mes deux ans et demi, j’étais à la crèche puis chez une nourrice jusqu’à ce qu’ils rentrent car mes deux parents devaient bosser pour joindre les deux bouts.
          Ensuite, on a déménagé, mon père a décroché un bon boulot, mon frère est né, ma mère a choisi de s’occuper à 100% de nous.

          Et je connais des familles ou les parents ne voient leurs enfants que le soir et le weekend et ils ont des instants de qualité et personne n’en souffre. Peut être plus que dans certains cas ou l’un des parents est tout le temps à la maison et ou il y a un risque de conflits à n’en plus finir.
          Les cas qui posent problème sont plutôt ceux ou l’enfant est complètement livré à lui-même en permanence.

          • lapetitefée | 12 mai 2013

            Sbrianne, il y a différents cas de figure, différentes histoires et parcours. Et bien-sûr, tout le monde n’a pas le choix. Mais dans ton cas, dés que ta maman a pu rester à la maison, elle l’a fait, elle vous a privilégié et je trouve ça top! Même si ce n’est pas à 100%. Mais il y a beaucoup de personnes qui maintenant, choisissent plutôt de ne pas faire de ses enfants une priorité. Et c’est là que je ne partage pas.

      • P | 11 mai 2013

        « travailler sur son entreprise même 13 heures par jours, faire passer cette valeur de travail auprès d’un enfant est être un parent indigne ? »

        Si tu consacre 13h par jour à ton travail, qui s’occupe de l’enfant?
        Si tu t’en occupes en travaillant, ce ne sont pas 13 heures consacrée à ton entreprise, mais à un compromis enfant/entreprise.

        Pour être compétitive face à ceux qui pourront consacrer 13 heures en étant à 100% dans leur travail (physiquement et mentalement), il n’est pas nécessaire d’être une mère indigne, mais il faudra que le conjoint s’occupe de l’éducation de l’enfant.

        • Anashka | 13 mai 2013

          le conjoint s’occupe de l’éducation de l’enfant

          Ou l’entourage.
          Reste qu’une bonne partie d’un travail sur une entreprise que l’on monte peut se faire à domicile.

          • P | 14 mai 2013

            Même à domicile, on est pas à 100% dans le travail quand on doit s’occuper de l’enfant (du moins pas avant un certain age).
            Mais c’est vrai que l’entourage peut prendre le relais.

          • Anashka | 14 mai 2013

            Il y a toujours des solutions. Reste qu’un enfant est un choix important qui demande de réaménager ses projets et son quotidien.
            Reste qu’imposer un enfant à un homme me parait délicat. Aujourd’hui, certaines femmes l’utilisent comme moyen de pression : pour garder un homme ou le punir en faisant en sorte de ne jamais lui laisser la garde.

  • Patatra | 11 mai 2013

    Coucher le premier soir je dis pourquoi pas (tout dépend de plein de choses évidemment…) mais ma question est : COMMENT ÉVITER que l’autre pense que l’on est une fille facile ? Autrement dit, comment poser les LIMITES dès le début et SE FAIRE RESPECTER ?

    Car le but est quand même, en ce qui me concerne, de coucher avec un homme qui m’apprécie vraiment… (à défaut d’être amoureux :)).

    • Anashka | 13 mai 2013

      COMMENT ÉVITER que l’autre pense que l’on est une fille facile ?

      Sincèrement, en tombant sur des gars un peu futé. Les mecs qui réfléchissent deux secondes ne font pas de slut shaming.

      Autrement dit, comment poser les LIMITES dès le début et SE FAIRE RESPECTER ?

      Quelles limites ? Qu’est-ce que tu entends par respect ?

      • Patatra | 14 mai 2013

        Oui pas faux ^^. Mais les gars futés on peut les repérer seulement après coup (haha le jeu de mots !). Il faut tomber sur des hédonistes (c’est bien ça le terme ?^^), j’en ai trouver un ça se sens tout de suite que le mec ne recherche que le plaisir de sa partenaire et qu’il serait prêt à beaucoup juste pour ça, même sans aucun sentiment. C’est top des mecs comme ça !

        Se faire respecter dans le sens ne pas laisser le mec se croire supérieur sur la relation, penser qu’il n’y a que lui qui dirige… Par exemple, un mec qui appelle à 3h du matin en ordonnant « viens j’ai envie de toi » je trouve ça irrespectueux :( donc comment faire si on a quand même envie de s’amuser mais qu’on ne veut pas trahir son amour propre ? Car merde on n’est pas des putain. Je n’avais jamais entendue parler de la dichotomie mère / putain, ça me parle beaucoup, malheureusement.

        • Anashka | 15 mai 2013

          comment faire si on a quand même envie de s’amuser mais qu’on ne veut pas trahir son amour propre ?

          Tu contrôles sur un ou deux points. C’est lui qui vient chez toi ou tu n’y vas pas.
          Et, si tu n’as pas envie de dormir avec lui, tu l’éconduis. Quand la relation entre dans un jeu de pouvoir (ça arrive souvent), le mieux, c’est encore d’être celui qui domine. C’est triste, mais au moins, tu SAIS que toi, tu ne joueras pas avec l’autre.

          (c’est bien ça le terme ?^^)

          Oui. ^^

          Pour ça, au bout d’un moment, tu le pressens. D’où l’intérêt d’orienter les conversations sur les relations hommes/femmes.

          • Patatra | 19 mai 2013

            Quand on vit chez ses parents la question ne se pose plus malheureusement ^^

            « Le mieux c’est encore d’être celui qui domine » oui mais ce n’est pas toujours facile quand en face monsieur a un caractère un poil prétentieux, sur de lui, etc.

          • Anashka | 20 mai 2013

            Il faut l’être plus. Mais oui, ce n’est pas facile. Surtout quand c’est ça qui nous plait.

          • Patatra | 21 mai 2013

            Je n’y avais pas vraiment pensé, mais c’est peut être ça justement qui m’attire : le fait qu’il soit si sur de lui, si confiant… Suis-je bête ^^
            Effectivement, ce n’est pas facile d’être à SA hauteur. Il faut que je renverse la situation de « dépendance ». Ou arrêter de le voir ^^ car oui c’est toujours du même qu’il s’agit… Arf. Je m’accorderai une dernière visite et je couperai les ponts XD (reculer pour mieux sauter, moi ? Meuh non ^^).
            C’est pas toujours facile d’être humain.

          • Anashka | 21 mai 2013

            Vois. C’est pas parce qu’on sait qu’un truc est probablement une bêtise qu’on ne veut pas le vivre.

  • Inès | 12 mai 2013

    Trouver un homme ouvert à l’idée qu’une femme se fasse plaisir dès le premier soir sans remettre en question l’éventualité d’une vie de couple ensemble , si on Considère que le but final est une vie de couple. Et puis aussi si les personnes se connaissent depuis longtemps ou pas .

  • Elyes | 17 mai 2013

    Yop ! ça fait 1 mois que je suis entrain de lire tout les articles dans mon site , et dernièrement j’ai eu la chance d’utiliser ces précieux avec une fille que je pense aimer vu que en Tunisie on est pas trop religion (même du tout) , j’ai pu faire l’amour avec elle parce-que on a passée le stade de découverte des personnalité , Vraiment bravo pour vos conseils , et j’espère quand tu sera toujours la pour nous ! cependant j’ai un peux honte de le dire mais tu pourrais faire un article sur la pénétration anal ? , J’aimerai essayer ça avec elle mais on a tout les deux 18 et j’ai assez peur que ça dé-rappe , surtout que je veux le faire pour s’amuser et non pas parce-que je le veux moi ! je veux que ça soit tellement bien que elle s’y accroche pour qu’on puisse apprécier tout les deux :)

    • Anashka | 17 mai 2013

      Elle, est-ce qu’elle en a envie ?
      (Je ne ferais pas d’article sur le sujet, mais on peut en parler tranquillement ici. Simplement, ce n’est pas le genre de chose que tu peux faire en « surprise », il te faut son accord préalable).

  • Elyes | 17 mai 2013

    PS : Un Grand salut depuis la Tunisie pour ce site :) j’ai filé le lien a beaucoup d’amis :)

    • Anashka | 17 mai 2013

      Salut ! Amènes moi un peu de soleil, qu’on a froid, à Lyon !

  • Elyes | 19 mai 2013

    Elle m’a dis que ça serais quelque chose de nouveau a essayer , mais elle a peur .. je lui ai demandée pourquoi elle m’a simplement dis que c’était « Bizzare » ^^’

    • Anashka | 19 mai 2013

      C’est vrai que c’est un peu différent de ce que l’on connait. Ne met pas une pression sur la sodomie dès le départ. Sur une ou deux relations, joue avec tes doigt (pendant un cunnilingus par exemple), le temps qu’elle s’approprie les sensations. Parlez-en ensuite… L’idée, c’est qu’avec une nouvelle pratique, il fat y aller lentement et en douceur.

  • Pascale | 6 juin 2013

    bonsoir,moi j’aurais plutôt besoin d’apaisement ou du moins de conseil …après avoir couché le permier soir.J’ai connu qqn avec qui je suis un cours.Au début,on a un peu plirté par sms,il était souvent celui qui en avait l’initiative.Puis on s’est vu une fois,hors du cours une demi heure, ensuite nous avons eu un rdv un soir et on a fait l’amour.J’avoue il m’attire énormément et je n’ai pas pu résister.J’ai passé la nuit chez lui.Il ne m’appelle pas, pas de sms.
    J’ai l’impression d’avoir couché le premier soir, est ce le cas ?
    Ensuite j’étais très mal en me disant que va-t-il pensé de moi ? je l’ai invité à prendre un verre pour lui dire que je pensais m’être conduite comme une gamine et j’étais mal,lui m’a dit qu’il avait un autre avis mais que ça ne servait à rien d’en parler puisque je pensais ainsi.
    A la sortie du cours la semaine suivante,il m’a de nouveau invité et j’ai encore dit « oui » ,on a été boire un verre avec des amis à lui puis on est reparti chez lui et de nouveau même scenario,il me dit qu’il a envie de moi, je lui explique je ne veux pas jouer,que je me sens assez fragile..lui me demande si je veux un copain, un père pour mon enfant ? je lui dis que ce n’est pas la question,que je ne veux pas qu’on amuse avec moi.Il dis « ok ».Il me séduit,je résiste longtemps,je cède,on passe la nuit ensemble.Depuis aucun appel,pas de sms,il ne vient pas au cours.
    J’ai peur d’avoir été jetée …mon manque de confiance ? suis-je compliquée ? je ne sais plus mais j’en perds le sommeil.J’ai décidé de ne plus lui envoyer de sms ou même l’appeler comme je l’ai fait 3 ou 4 fois..il était biensûr gentil au tel..mais il ne m’apelle jamais et ne m’envoie plus de sms comme avant qu’on couche ensemble.
    Dois-je espérer ? comment en sortir la têt haute ? c’était des moments super en plus !

    • Anashka | 6 juin 2013

      Il y a beaucoup de question dans ce commentaire. Si tu commençais par te demander ce que tu attends de cette relation. Parce que si tu ne le sais pas, lui ne peut pas le deviner et ne peut pas te dire s’il a envie ou non de t’offrir ça. Donc, il pourrait se retrouver à « jouer » involontairement, simplement parce qu’il ne sait pas comment se positionner, ce que tu attends, tout ça…

  • Mathilde | 9 juin 2013

    Bonjour,
    J’ai besoin d’un conseil :)
    Avant hier soir, j’ai été dormir chez un garçon que j’appellerai Tom avec une amie commune (à qui il a demandé de m’inviter) et un ami à lui.
    Tom c’est un garçon de mon âge, beau, grand, musclé, intelligent, sympa, en bref qui a tout pour lui et qui a aussi toutes les filles pour lui ^^ je l’ai vu 2 fois auparavant et dans une soirée récemment où on avait dansé et rigolé ensemble.
    Chez lui nous avons discuté, fumé, un peu bu. J’ai rigolé avec les 2 garçons sur un canapé, on s’est gentiment chamaillé, j’étais très proche physiquement de Tom, puis à un moment, comme ça, on s’est embrassés. Et on a pas arrêté ensuite ^^’
    C’est devenu sensuel, nos deux amis ont voulu aller se coucher, on a décidé de se retrouver plus tard quand ils dormiraient et nous avons couché ensemble.
    Je ne m’attendais pas à ce que ça se passe comme ça, c’était une très agréable surprise, je ne me suis posé aucune question et j’en étais très contente le lendemain matin :)
    Seulement, le lendemain après midi, j’ai commencé à me poser des questions, et à me dire que j’étais un coup parmi tant d’autres (ce qui est le cas, il s’est fait beaucoup de filles que je connais), je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis sentie si triste, si seule. Quand je lui ai parlé pour lui demander ce qu’il faisait le soir il n’a répondu qu’une fois puis plus rien.
    Je sais qu’il ne répond presque jamais à personne et que ça n’est pas arrivé qu’à moi ce jour-là mais pensez-vous que je doive tenter de le revoir (ce qu’il voulait faire m’a-t-il dit chez lui) ou que je vais à nouveau me sentir mal si je le revois ? Et à votre avis pourquoi me sentir aussi mal après avoir couché avec lui ? Je sais que ça m’est déjà arrivé…
    Merci d’avance si vois répondez, j’espère que mes questions ne sont pas trop bizarres ^^’

    • Anashka | 10 juin 2013

      Sur le coup, tu as passé une belle soirée et tu en as profité. Le lendemain, peut-être as-tu réalisé que tu voulais plus et qu’il n’était pas prêt à t’offrir ça. Que tu lui plaisais, mais peut-être pas pour se lancer dans une grande aventure. Donc, le joli moment est passé et, ce n’est jamais facile de se dire que ça appartient au passé. On aimerait bien retenir les choses plus longtemps.

      Est-ce que tu vas le revoir bientôt ?

      • Mathilde | 10 juin 2013

        Je pense que oui tu as raison, ça a « réveillé » une envie d’être en couple peut être…
        J’attends un éventuel message de lui pour qu’on se revoie, mais je ne suis pas sûre d’en recevoir un alors je préfère ne pas trop compter là dessus ^^’
        Le soir, il m’avait demandé quand on pourrait se revoir car je ne voulais pas aller trop loin avec lui (je n’étais pas vraiment épilée ^^’). Sauf qu’en fait je n’ai pas su dire non bien longtemps. Donc je ne sais pas si une fois qu’il a tiré son coup c’est The End ou s’il voudra remettre ça…
        J’aurais du lui dire fermement non et remettre ca une autre fois… Non ?
        Devant sa beauté, sa sympathie et l’amitié que mon amie lui porte (elle a toujours comme amis des gens que moi aussi je trouve biens) j’ai imaginé qu’il était un gentleman alors que c’était peut être seulement un queutard… ^^

        • Anashka | 10 juin 2013

          Sans rentrer dans des catégories (car attendre n’aurait peut-être pas changé grand chose, quand on ne veut pas se poser, on ne veut pas se poser), vous avez passé une belle soirée tous les deux. Elle t’a donné envie de réitérer, peut-être pas lui. Quand est-ce que tu peux le revoir avec la bande de potes ?

  • audren | 13 juin 2013

    J’aurais un élément de réponse en-dehors de la question du regard extérieur ou de celle de l’engagement : simplement qu’organiser un premier rencard de façon à ce qu’il ne puisse pas (matériellement) finir au lit est un bon moyen de laisser à chacun la possibilité de ne pas donner suite sans avoir à improviser la façon de rendre le râteau le plus indolore.
    On pourrait se retrouver dans un mauvais plan juste parce qu’on aurait peur de trop décevoir cet autre dont on pense que peut-être il nous plairait, mais que bon ce soir, je le sens pas trop.

    • Anashka | 17 juin 2013

      Le premier verre dans l’après midi, c’est pas mal. On a le temps de discuter, profiter du beau temps et ensuite de faire ce que l’on a à faire. ^^

  • b | 13 septembre 2013

    hello,
    bon alors j ai pas donné de nouvelles pdt un moment
    en mm tps j etais tellement en deprime a cause de Jules, je l avais revu dans la rue echangé deux phrases il etait avec sa mère qui m a présenté ca avait un cote paranormal, il devait me donné des nouvelles ne l a pas fait, pas repondu aux msgs, m a demandé de l appeler et n a pas repondu, du coup gros coup de down et je suis sous anti dépresseur depuis juillet j ai eu besoin d aide je n y arrivais pas seule.
    Je me suis remise sur adopt, personne a rencontré d intéressant, je revois Jules dans la rue avec sa nouvelle nana a vélo, effondrement coup de poignard dans le coeur, et je le revois le lendemain matin entrain de l embrasser on habite a cote. Bref une rencontre avec Guillaume d adopte on a echangé peu de msg avant et la rencontre a ete rapide, vendredi dernier, un verre, puis restau puis bar, il est drole, je trouve sa compagnie agreable, il m embrasse je me laisse faire, c est bien c est agréable, il me raccompagne et puis je lui dis bonne nuit mais pas envie de se quitter donc il est monté, j ai dit que je ne couchais pas le premier soir et puis on a qd mm fait l amour ensemble, apres avoir remis ca et pris le pt dej il est reparti a 14h30, petit sms le soir et on s est revu dimanche soir, lundi matin qd il est parti, il avait besoin d imprimer un email. Il se met sur mon ordi et qd il part son compte et tjs affiché et la je vois de mails intitulés « adopt » je regarde il a des discutions avec 2 nanas differentes qu il doit rencontrer dans la semaine. La c est la douche froide en mm tps on avait pas parlé de ce qu il recherchait. Lundi je prends un rdv avec un autre mec d adopt mais ca ne le fait pas, mardi j ai rdv avec un mec de tinder, bonne soirée, pt coup de coeur mais bon pas sure qu il soit intéressé et je vois encore Jules passer a vélo arghhhhhh. Mercredi ciné avec Guillaume, un peu froide au debut mais comme il me fait tjs rire, on dine ensemble apres et il me raccompagne au métro et la je lui demande ce qu il recherche, il me dit qqchose oui, pour l instant on est bien ensemble on s amuse bien il faut voir ou ca va nous mener, je lui demande s il voit d autre fille? il me dit non. Il me dit que de toute facon si on lui demande sa situation il repondra qu « il voit qqun », je lui ai dit que c etait pas mon habitude de coucher le premier soir, il m a dit que je ne devais pas m inquieter qu il ne me prend pas pour une fille facile, on s embrasse, on se dit qu on se verra dans le week end.
    Tu crois que c est un queutard? t en penses quoi?
    C est pas comme avec Jules avec qui c etait le coup de foudre et presque trop parfait

    • Anashka | 14 septembre 2013

      Les messages dataient d’avant, il n’avait peut-être pas prévu que ça tournerait aussi bien avec toi.

      Quant au coup de foudre, ce n’est pas vraiment la période pour toi, tu es encore en train de faire le deuil de Jules.

      Laisse le temps au temps avec Guillaume et avise dans quelques temps. ^^

      • b | 14 septembre 2013

        Les messages datés de dimanche apres-midi et on s est vu le dimanche soir. Je me suis enlevée d zdopt et pas lui du moins il y etait encore qd je mecsuis retirée.
        Il est pas tres sms, mail et j ai pas envie de courrir apres s il donne pas de nouvelle c est qu il est pas interessé? Il repo d au mail que je fais mais ca ne vient jamais reellement de lui.

        • Anashka | 15 septembre 2013

          Attends quelques jours (3/4) s’il ne t’a pas relancé, relance-le. Pour le reste, profites en pour prendre soin de toi, faire des choses qui te font du bien ^^

          • b | 16 septembre 2013

            hello,
            merci d etre la et de m aider :)
            je l ai vu hier, je crois qu il attendait un signe de ma part et du coup je lui ai dit de me donner des nouvelles :)
            on se revoit mercredi ( on a des trucs tous les deux ce soir et demain)
            je vais bien voir comment ca va evoluer je l aime bien je suis bien avec mais je ne veux pas me sentir en attente de nouvelle.

          • Anashka | 17 septembre 2013

            Que t’a t’il dit, quand tu as exprimé ton envie de nouvelles ?

          • b | 17 septembre 2013

            il a souri et il a dit que c etait pas vrai et apres il a dit qu on etait en 2013 et que c etait a nous aussi de faire le boulot ( ou un truc du genre pas que a eux les mecs de faire le boulot)

          • Anashka | 18 septembre 2013

            Pas de quoi s’inquiéter alors ! ^^
            Il a simplement pas osé. Profites de ton mercredi. Et tiens moi au jus. ^^

          • b | 17 septembre 2013

            bon et bien c est fini avec Guillaume
            il a pas envie de continuer, je ne corresponds a ce qu il recherche mais en mm tps il ne sait pas ce qu il recherche, que c est plus une relation entre 2 potes.
            j ai pleuré je suis pas bien donc non je ne recoucherai plus le premier soir et je ne me remets pas sur adopt il cherche que des plans culs ces mecs?
            je pensais que je pouvais tourner la page, oublier Jules avec lui mais si c est pour morfler encore. je n y comprends rien ce que je sais c est que je suis mal et que j en ai marre d etre seule, je voulais vivre qqchose qui dure un peu plus de 3 semaines.

          • Anashka | 18 septembre 2013

            Hum… ?! C’est vraiment étrange. Ca semblait pourtant bien passer.
            Peut-être que c’est l’idée du couple qui l’effraie.

            Il est vrai qu’un échec après une rupture, ça pique un peu. Ca renvoie à la solitude. Peut-être as-tu besoin de prendre soin de toi pendant quelques temps…

  • auré | 16 septembre 2013

    Bonjour! Super site! ;)
    Je sais pas pourquoi mais à chaque fois que je rencontre un homme il veut passer directement à l’étape « lit » alors que franchement je m’habille normalement et je ne pense pas avoir une attitude d’allumeuse. Qu’est-ce qu’on peut dire à un homme quand il nous invite à rester dormir chez lui alors qu’on ne veut pas coucher avec, enfin pas tout de suite en tous cas?
    Merci!

  • auré | 19 septembre 2013

    Re-bonjour Anashka!
    J’aurais encore une petite question à te poser. J’ai rencontré quelqu’un qui me plait vraiment mais il s’avère qu’il ne désirait qu’un plan cul régulier. Je lui ai donc dit que ce n’était pas possible pour moi, que je ne voulais pas de ça avec lui. Du coupi hier soir il m’a harcelé de messages en me disant qu’il regrettait de m’avoir dit ça, que ce n’était pas ce qu’il voulait vraiment. Encore ce matin j’avais un message où il s’excusait. Sachant que c’est vraiment un coup de coeur, que devrais-je faire pour qu’il m’apprécie pour autre chose qu’un plan cul?
    Merci pour tes conseils. Auré

    • Anashka | 20 septembre 2013

      Prend un café avec lui, parles lui en de vive voix. Demande lui pourquoi il ne pensait vouloir qu’une aventure et s’il est sûr que construire quelque chose lui convient. S’il acquiesce, pourquoi ne pas se lancer ?

  • Flo | 22 octobre 2013

    Oups j’ai couché le 2ème soir! J’assume mais je ne sais pas comment faire pour revoir ce beau jeune homme maintenant. Je dois attendre qu’il donne signe de vie?
    En tout cas après avoir fait l’amour, il m’a demandé pourquoi j’avais fait ça avec lui aussi rapidement! Je ne sais pas trop ce qu’il a pensé de moi du coup.
    Tu saurais m’aiguiller?
    Merci Anashka!

    • Anashka | 23 octobre 2013

      Flo, je ne retrouve pas ton premier post, j’ai un peu perdu le fil de ton histoire.

      • Flo | 23 octobre 2013

        Salut Anashka!
        Je n’ai posté aucun autre message :p Mais je vais tout te raconter en détails.
        Donc je l’ai rencontré sur un site où on a pas mal discuté. Puis il m’a proposé d’aller boire un verre, il m’a embrassé. On a parlé des relations et il disait vouloir trouver quelque chose de stable, tout comme moi. Le lendemain il m’a invité chez lui. On a fait l’amour et on a discuté parce que je crois qu’il avait besoin de se rassurer que je n’étais pas qu’une fille facile qui couche avec tout ce qui bouge. Mais je ne suis pas sûre qu’il m’ait cru parce que je n’ai plus de nouvelles de lui depuis… ça fait 2 jours. Je dois lui envoyer un petit message? Mais que lui dire?
        Merci! Bonne journée!

        • Flo | 23 octobre 2013

          J’ai finalement pris de ses nouvelles mais n’ayant pas reçu de réponse, je me dis que l’évolution humaine c’est de la connerie! Tu couches parce que t’en as envie et bien tu passes pour une salope! On est en 2013 quoi!

          • Anashka | 25 octobre 2013

            Tu penses que c’est ça ? Que ce n’est pas parce que simplement il n’a pas forcément envie d’un second rencard ?

        • Anashka | 25 octobre 2013

          Un message de nouvelles. Très simple : comment tu vas ? Motivé pour boire un verre ?

          Reste que ce n’est pas parce qu’un garçon dit vouloir quelque chose de stable, qu’il le veut maintenant et avec nous…

          • Flo | 28 octobre 2013

            Qu’il ne nous le dise pas alors en nous regardant avec son magnifique et intense regard! ;-) Perso si je n’ai pas envie de me mettre avec un homme, je ne vais pas lui dire que je cherche quelque chose de sérieux. Au contraire.

            J’ai eu un petit message de nouvelles mais rien de plus. Je verrai la suite même si je dois bien t’avouer que je ne suis pas très optimiste!

          • Anashka | 29 octobre 2013

            Qu’est-ce que tu y as répondu ?

            (Oui, clairement, c’est malhonnète de proposer un contrat que l’on n’est pas prêt à remplir de son côté).

          • Flo | 29 octobre 2013

            Il m’a envoyé un message samedi soir et il me demandait ce que je faisais. Je lui ai répondu le lendemain. Et lui m’a dit qu’il était à la mer avec ses amis et que du coup il n’était pas sorti la veille. Donc je suis lui ai dit de bien profiter et depuis j’ai pas de nouvelles. Enfin ça va, ça ne fait que 2 jours ;) Mais quand même je me demande comment sera la suite. Je l’ai rencontré sur un site de rencontre et je sais qu’il y va encore.

          • Anashka | 30 octobre 2013

            Je relisais tous les messages. Tu te mets pas mal la pression autour de cette histoire, comme si le fait qu’il veuille quelque chose sérieux signifiait pour toi qu’il le veuille « tout de suite ». J’entends ton impatience, j’entends la peur que ce soit du « bidon ». Mais il y a un entre deux, un désir de sérieux, dans l’idéal, mais un besoin de prendre son temps de construire les choses une à une.

            Vu qu’il t’a relancé, tu pourras lui proposer un verre dans la semaine. Vous en êtes aux premiers rencard, donc une soirée légère pour le plaisir, sans projections. Le « sérieux » s’il doit avoir lieu se fera tranquillement. Si tu te mets la pression, il risquera de le sentir et de détaler. (Personne n’aime avoir le pression a l’engagement).

          • Flo | 1 novembre 2013

            Oui je sais mais ça foire tellement tout le temps. Du coup, je crois que je suis entrée dans un cercle vicieux où je suis conditionnée à ce que toutes mes histoires débutantes foirent…
            Je verrai s’il a envie qu’on se revoit. Merci. Je te tiens au courant de l’évolution.

          • Anashka | 1 novembre 2013

            C’est possible. La peur que ça foire entraine souvent des foirages. J’en parle dans un des nouveaux articles (je ne sais pas trop si tu les suis), mais je ne sais plus lequel :)

            Je ne bouge pas :)

          • Flo | 1 novembre 2013

            Oui c’est l’article où tu parlais de l’effet miroir!? C’est tout à fait ça mais c’est pas facile d’arriver à surmonter ses peurs. Je ne me rends déjà pas compte que je les transmets…

          • Anashka | 3 novembre 2013

            J’ai pas d’article avec ce titre là. Regardes dans « comment faire craquer un homme ».

            (Non, ce n’est pas facile, souvent ça demande de déconstruire ce que l’on croit savoir de l’amour).

          • Flo | 3 novembre 2013

            Très intéressant ton article, merci ;-)

            Alors il y a du nouveau. Hier il m’a demandé ce que je faisais en soirée. Comme j’avais un truc de prévu, je lui demandé ce qu’il faisait aujourd’hui et il m’a répondu qu’il voyait un ami. Donc on s’est loupé ce w-e.. Mais tu penses que je peux lui re-proposer d’aller boire un verre dans les jours qui viennent? Ou c’est mieux d’attendre qu’il se manifeste?

          • Anashka | 4 novembre 2013

            Attends 5/6 jours. S’il ne se manifeste pas, tu pourras le relancer. Mais, au choix, j’en profiterais pour ne pas me faire trop de films sur cette histoire, afin de ne pas glisser vers l’OI.

          • Flo | 18 novembre 2013

            Salut Anashka! Je viens aux nouvelles! ;-)
            Alors je lui avais proposé un verre la semaine passée mais il était occupé donc on ne s’était pas vu. Puis comme il n’avait pas proposé d’autres dates je m’étais dit que c’était mort. Je ne lui ai plus fait signe de vie jusqu’à ce qu’il vienne de lui même me parler ce week-end sur le site où on s’est rencontré. Il m’a demandé si j’avais trouvé mon prince charmant. Bref j’ai répondu que non. On a un peu discuté et au passage je lui ai dit que j’avais été boire un verre près de chez lui auquel il a répondu « et tu n’es même pas venue me dire bonjour ».
            Donc je n’y comprends strictement rien! Il s’intéresse à moi ou pas? Un éclairage de ta part serait le bienvenu! ;)

          • Anashka | 19 novembre 2013

            Salut !

            Il est possible qu’il soit dans un entre-deux. Il a passé un bon moment, ça lui fait plaisir de te voir. Mais, il ne projette rien là dessus.
            La question c’est est-ce que tu as envie de le revoir ? Est-ce que pour le moment, ça te ferait plaisir sans projections ou risque d’OI ?

          • Flo | 19 novembre 2013

            Merci! Oui j’aimerais bien le revoir. Même si c’est sans attache. Mais comment faire pour le revoir?

          • Anashka | 19 novembre 2013

            Alors, re propose lui une date pour boire une verre. « Pour m’excuser de pas t’avoir prévénu la dernière fois, ça te dit un verre tel jour :)  »
            Un truc dans le genre.

          • Flo | 25 novembre 2013

            Merci pour tous tes conseils!
            Je lui ai renvoyé un message pour prendre de ses nouvelles auquel il m’a répondu. Donc après je lui ai proposé de se revoir mais je n’ai pas eu de réponse. J’arrête là!
            A bientôt pour ma prochaine histoire pourrie! :-p

          • Anashka | 25 novembre 2013

            J’espère qu’elle ne sera pas pourrie :)

          • Flo | 26 novembre 2013

            Tu dois avoir des pouvoirs magiques! Je te dis que c’est mort et après il redébarque. Donc il m’a répondu mais un peu froidement je trouve en me demandant quand se voir. Je me demande s’il n’est pas dans l’optique « y a pas de filles mieux qui s’interessent à moi alors je vais la revoir ». C’est un peu bizarre.

          • Anashka | 28 novembre 2013

            Au pire propose une date, sans film. Dis-toi que ce mec est une « option secondaire ». Et, tu verras bien au rendez-vous dans quelle optique il est.

          • Flo | 1 décembre 2013

            On va même dire que c’est une option tertiaire!!! Franchement je comprendrai jamais les mecs. S’il ne veut pas me voir, qu’il le dise clairement, pas de « oui mais quand ». Je lui ai proposé 2 jours la semaine passée où ça n’allait pas pour lui. Du coup, je lui dis qu’on peut se voir la semaine prochaine et j’ai jamais eu de réponse… Enfin c’est bon je vais vraiment passer à autre chose!

          • Anashka | 4 décembre 2013

            Je pense qu’il n’est pas fondamentalement contre l’idée de te voir, mais plus le temps passe, moins il est motivé.
            Fais-en d’une option tertiaire et trace ta route. Il y a plein de mec chouettes.

          • Flo | 4 décembre 2013

            Oui c’est ce que je vais faire. Je me suis enfin décidée à partir à l’étranger quelques mois, ce que j’ai toujours voulu mais je n’arrivais pas à me lancer! Maintenant c’est parti! :-)
            Merci pour ton aide et ce site! ;-)

          • Anashka | 9 décembre 2013

            Tu pars où ?

      • Flo | 11 décembre 2013

        Aux States même si à la basse l’Australie m’aurait bien tenté!

        • Flo | 11 décembre 2013

          *à la base (sorry pour la faute)!

        • Anashka | 12 décembre 2013

          De quel côté ? (je louche férocement sur mon sac à dos, là :) )

          • Flo | 16 décembre 2013

            Tu m’étonne! Je vais à San Franscico mais faire la côte est prévu au programme également! ;-)

          • Anashka | 16 décembre 2013

            Aaaaaaah ! Bitch ! ;D

          • Flo | 20 décembre 2013

            ;-)
            Peut-être que les Américains sont sexy aussi :-p

          • Anashka | 25 décembre 2013

            Oui. :)

  • Lilou | 23 octobre 2013

    Coucou ! Voici ma petite histoire: Lors d’une soirée il y a une semaine j’ai eu des relations sexuelles avec un pot (enfin un pot de soirée, je le connais peu) l’alcool aidant nous sommes passés à la vitesse supérieure une fois rentrée chez lui pour boire un dernier verre. Nous n’avons pas couché ensemble (indisponible :D) mais bon … eeuh tu m’as compris je ne vais pas faire de dessin ^^ et j’aimerai garder contact avec lui sur face, il ne m’a pas envoyé de message de son côté depuis ce soir là … dois je faire un premier pas ?

    • Anashka | 25 octobre 2013

      Tu peux tenter. En mode, prendre des nouvelles. ^^

  • moimême | 2 avril 2014

    bonjour, je suis une femme avec une libertée sexuelle depuis assez longtemps, j’ai 30 ans et j’adore le sexe ! j’ai eue quelques aventures d’un soir et je trouvais ça très palpitant ! sans que cela fasse de moi une fille facile ou qui couchée sans arrêt ! j’ai eue plusieurs partenaires sexuel et je ne m’en cache pas, ce qui me plaisait c’est surtout la découverte, la passion, l’érotisme à l’état pur ! je suis en couple maintenant et j’ai découvert le plaisir de connaitre l’autre et avoir une certaine osmose mais ça me manque le fait de ne pas se connaitre et se découvrir ! bref, je suis une femme libérée et je le vie très très bien

  • Alyssar | 24 mai 2014

    @ Anashka: j’ai adoré te lire. bonne continuation :)

  • Evie | 29 juin 2014

    J’aime beaucoup cet article, je partage tout à fait cette vision de la sexualité par le lâcher-prise.
    Tu as raison, il n’y a pas vraiment de règles. Je pensais jusque-là que j’étais une fille qui attendait, attendait, et ferait toujours attendre pendant des mois, pour être sûre qu’il resterait après, mais la dernière fois je n’ai même pas respecté la règle des trois rencards, simplement parce que je suis tombée sur quelqu’un avec qui je n’avais pas à me prendre la tête.
    Le tout, pour moi, c’est de sentir qu’on a le choix, on attend si on veut, on n’attend pas si on se sent bien. Et on se sent bien, si on a l’impression qu’on peut lui faire un minimum confiance (c’est justement parce qu’il me laissait le choix et ne se prenait pas la tête que je suis allée chez lui). Après, c’est un saut dans la piscine, c’est le fameux lâcher-prise… En laissant son mental de côté, pour une fois :) Ça se fait à deux, mais c’est à vous de l’initier aussi ! On le regarde, on l’explore, on prend son temps (ça l’a d’ailleurs agréablement surpris, alors qu’il était bien plus expérimenté que moi – très flatteur pour moi). On prend des risques en étant curieux.
    Après, tant mieux si ça marche! (Pour ma part, je ne sais pas encore, mais j’ai l’impression qu’il y a porte ouverte pour faire évoluer ça en relation plutôt qu’en plan cul, mais même si ça ne marche pas, ça aura été une belle expérience de lâcher-prise :) ). Le tout est de se respecter, de se laisser le choix. Si lui insiste comme un fou pour coucher tout de suite et n’est pas prêt deux secondes, c’est clair qu’il ne vous respecte pas et donc ne vous mérite pas. A l’inverse, si vous avez envie de le faire tout de suite et que la seule chose qui vous retienne soit les convenances, faites-le… Le tout est de vous laisser de la liberté, en tout cas pour moi :)

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