Quatre conseils (éthiques) pour gérer ses relations amoureuses

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Qui n’a jamais rêvé de relations saines, authentiques ? Qui n’a jamais désiré une communication constructive ? Un épanouissement relationnel sans souffrance ?

Voilà que je tombe sur le livre de Don Miguel Ruiz et ses quatre accords toltèques. Ils me trottent en tête depuis quelque temps. Je les use jusqu’à la moelle pour gérer les relations que je vis (amoureuses, familiales, amicales).

L’intérêt de ces quatre accords, c’est qu’ils nous invitent à nous débarrasser de nos fausses croyances sur nous, sur le monde, sur les notions de bien et de mal. De l’épuration psychique en somme.

Dans cet article, nous verrons comment on peut se les approprier dans le cadre des relations amoureuses.

Enjoy.

 

Conseil 1 : Que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez.

N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui.

Pas de mensonges

La base, dans une relation amoureuse, notamment, serait d’éviter de la construire sur des mensonges. Votre réalité (la réalité de vos ressentis) est légitime. Elle n’a pas besoin de se farder de formulations à l’emporte-pièce, de masques ou facéties.

Ça semble évident. Pourtant, le mensonge est vite arrivé.

« Je serais toujours là pour toi » est potentiellement le plus gros mensonge que nous sortons à un autre être humain. Simplement, parce que nous n’avons aucune idée du futur, de notre affection de demain pour cet homme ou encore de notre disponibilité à l’aider.

Être au clair avec nos envies

L’Amour est LE lieu de projection et de grands mots dont chacun peut s’approprier le sens : amour, engagement, couple, fidélité, trahison, liberté, « sérieux »…

Un « Je t’aime » peut prendre mille sens :

  • Je me sens bien avec toi dans ce temps T.
  • J’ai une affection profonde pour toi.
  • Je t’admire.
  • J’ai envie de te faire l’amour.
  • J’aimerais que tu fasses longtemps partie de ma vie.
  • Je veux que tu m’aimes.
  • Tu as un cul d’enfer.

S’interroger sur nos désirs, leurs racines, et notre manière de les mettre en mots permet de vivre avec authenticité les chemins parcourus à deux. Et parfois, de prendre conscience que nous nous trompons de route.

La parole impeccable, c’est souvent s’interroger sur le poids de nos mots. C’est ne pas laisser l’arbre du « Je t’aime » cacher la forêt du « J’ai peur que l’on m’abandonne ».

(Un exemple complètement au hasard ^^.)

Soigner notre parole intérieure

Nous avons un discours sur nous-mêmes avec nous-mêmes.

Ce discours est puissant. Il nous conditionne. Il se nourrit aisément de prophéties autoréalisatrices. Pour que notre parole soit intègre pour autrui, elle doit, en amont, être intègre vis-à-vis de nous-mêmes.

Quand on se dit « Je suis timide », on s’enferme dans une timidité supposée et l’on s’empêche de devenir qui l’on veut. On se coupe les ailes. Qu’il est simple de devenir sa propre ennemie en se traitant de grosse, de nulle, d’incapable, d’égoïste !

La parole impeccable, c’est aussi apprendre à gagner en nuance sur le discours que nous avons sur nous. Non, nous ne sommes pas nulles en Amour, nous avons vécu des histoires qui ont eu une fin. C’est tellement plus vrai et plus doux !

 

Conseil 2 : Ne faites aucune supposition

Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisée contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

De l’autre, nous ne savons rien

Depuis quelque temps, je fréquente quelqu’un qui est très peu disponible pour moi. Ma première (et continuelle) supposition est qu’il ne tient pas à moi, que je l’agace. Pourtant, il ne ferme jamais les portes à la drôle de relation que nous menons. Ma seconde supposition est qu’il joue avec moi.

La réalité est simplement, qu’il n’est pas disponible pour moi. Point. Pour le reste, je n’en sais rien.

Autrement dit, nous ne connaissons de l’autre que ce que nous percevons de lui. Et, nous le voyons avec nos filtres, notre réalité subjective, nos attentes et nos doutes. Comment pouvons-nous, dès lors, définir les sentiments qu’il a à notre égard ?

Dans une relation amoureuse, la seule question qui prévaut est :

« Est-ce que je m’y retrouve ? Est-ce que j’ai envie que ça continue? »

Sur ses sentiments, sur ce qu’il pense, sur ses envies à lui, nous n’en saurons jamais rien. Ça lui appartient. C’est SA manière de gérer la relation avec nous.

Parfois, on me demande pourquoi ce mec fait ça, ce que ça veut dire. La plupart du temps, je n’en ai strictement aucune idée. Je ne suis pas ce gars-là.

En séduction, nous pouvons simplement voir si l’autre recule et approche, pas la signification de l’un ou l’autre. Et, pour nous positionner, il suffit de se demander si le comportement au temps T nous convient et si nous voulons poursuivre. Et non, comment ça se passera si on fait ça ou ça.

De nous, nous ne savons pas grand-chose

Nous ne connaissons pas grand-chose sur nous. Nous faisons beaucoup de suppositions sur nos attentes, nos besoins ou les envies que nous aurons demain.

Finalement, la seule chose que nous maîtrisons sur nous-mêmes, c’est ce que nous ressentons au temps T et si cette sensation est agréable ou non.

Une des suppositions les plus récurrentes et dangereuses que nous faisons en amour, c’est de penser que « nous ne pouvons pas vivre sans l’autre ».

Non seulement nous enfermons la relation dans un climat de peur (qui risque de provoquer la rupture). Mais aussi, comme notre cerveau est très obéissant, en cas de rupture, nous souffrirons plus que nécessaire, simplement pour nous donner raison.

Finalement, nous n’en savons rien.

Et, c’est une chance ! Nous avons le loisir, toute notre vie, de nous découvrir et de nous renouveler.

Ne pas imaginer les ressentis que nous pourrions avoir dans telle ou telle situation, c’est s’offrir la liberté d’être au contact avec nos émotions réelles.

Voir le monde avec les yeux d’un enfant

Le plus gros apprentissage de la vie, c’est d’apprendre à désapprendre.

Oublier ce que nous croyons savoir des hommes, de notre mec, de l’Amour, de la sexualité, des relations. Autrement dit, se laisser surprendre constamment.

Simplement, mettre un pied devant l’autre, en fonction de nos désirs au temps T. Effectivement, en fonctionnant ainsi, il est possible que de nombreuses relations sortent des cadres préconstruits pour nous et ça peut être effrayant.

Mais c’est, peut-être, le meilleur moyen de vivre sa vie en accord avec soi.

 

Conseil 3 : N’en faites jamais une histoire personnelle

Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.

« Je te donnerais tout par Amour »

Il arrive que nous nous investissions énormément par Amour. Que nous donnions encore et encore jusqu’à épuisement (en couple ou en phase de séduction, d’ailleurs). Puis, quand l’autre ne nous rend pas (ou mal) notre Amour, nous sommes abattues par la tristesse, par l’impression de trahison ou de s’être fait rouler.

Pourtant, nous sommes responsables de notre don. Nous avons supposé que l’autre avait besoin ou envie de ça, sans lui demander si c’était le cas. Sans poser simplement la question de « Est-ce que ce que je t’offre, tu en as envie ? »

Effectivement, le « non » ferait mal. Mais, nous n’en ferons pas une histoire personnelle. C’est l’autre, avec son histoire, ses attentes, sa vision du monde qui ne le désire pas. Ce qui ne veut rien dire sur nous et le cadeau d’Amour que nous faisons. Son refus ne regarde que lui.

Qu’est-ce qui nous concerne ?

Ce qui nous regarde, c’est NOTRE rapport à l’Amour que nous ressentons pour l’autre et SURTOUT pour nous. C’est notre manière de composer avec nos besoins, nos attentes et nos tentatives pour les formuler le plus clairement possible.

Nous ne pouvons pas l’attendre de l’autre. Libre à lui de gérer SA relation avec nous comme il l’entend. Et libre à nous de l’accepter ou non. S’il n’est pas capable d’entendre nos besoins ou de les respecter, ça ne remet pas en doute notre amour, ce que nous sommes… Simplement, ça pose la question de notre envie de continuer ou non.

Alors, il faut le courage d’entendre des réponses qui ne font pas réellement plaisir (ou pire, d’accepter de ne pas avoir de réponse). Mais poser les bonnes questions permet de se positionner et d’avancer.

 

Conseil 4 : Faites de votre « mieux »

Votre mieux change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux, et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Le « mieux » de quelqu’un évolue selon son état émotionnel, sa connaissance de la vie, etc.

Je n’aime pas tellement cette notion de « mieux », elle fout la pression. Je préférerai la notion de « vrai ».

Soyez « vraie » avec vous. Écoutez-vous, écoutez vos besoins, instants par instants. Ne vous sabotez pas pour l’approbation d’autrui.

Ainsi, peu importe vos choix, vous ne les regretterez pas. Vous pourrez, a posteriori, les respecter. Il s’agit de vous dire, que peu importe le passé, il était en accord avec ce que vous étiez à ce moment-là.

Bien entendu, ça demande :

  • De ne pas faire de supposition sur ce que nous sommes, mais d’écouter plutôt nos envies.
  • De ne pas faire d’une histoire personnelle des obstacles que nous rencontrons, mais les voir comme source d’apprentissage, comme moyen de mieux se connaître.
  • D’avoir une parole avec soi impeccable, pour être au plus proche de notre noyau dur au temps T, de se formuler les choses le plus simplement possible.

 

Et vous, quel accord toltèque vous parle le plus ? Quel est celui qui vous semble le plus difficilement applicable à votre réalité amoureuse ?

Anashka,

qui apprend chaque jour

(sauf le n’orthograffe).

 

73 Commentaires

  1. Y a-t-il un choix, un moyen plus élevé que de contrôler l’autre afin d’obtenir ce que nous voulons dans une relation d’amour ? N’avons-nous pas une certaine inquiétude de perdre l’autre, lorsque nous l’aimons et avons besoin de son amour pour être heureux dans la vie ? Est-ce que notre réaction apprise est de tout faire pour le retenir, sécuriser cette relation, protéger notre exclusivité ou possession et ainsi tuer toute forme de liberté par le contrôle, le pouvoir sur l’autre ?

    Vouloir gérer une relation amoureuse apporte des inquiétudes et des peurs, car cela va à l’encontre de notre nature et celle de l’autre. Pouvons-nous observer, que nous n’avons jamais eu de choix plus élevé pour notre bonheur dans une relation amoureuse ? En fait, nous ne sommes pas conscients qu’il existe d’autre choix, pour ainsi dire !

    Mais si mon bonheur dépend des autres, alors je vis constamment dans l’entente, et je suis malheureux, si je ne l’obtiens pas des autres. Je n’ai pas de choix concernant mon bonheur, car l’autre est ma seule solution. Par conséquent, jamais il ne me vient à l’esprit, que je pourrais être ma propre solution à mon bonheur, car l’habitude est tellement profonde en moi !

    • J’aime bien votre réflexion Claude. Difficile à mettre en pratique, car il faut déjà avoir accepté d’identifier que, oui, on cherche à contrôler l’autre, et que, oui, on est face à n os propres peurs .. après, je pense que selon notre mode d’attachement (anxieux, sécuritaire, évitant ou mixte) l’anxiété en cas de peur est plus ou moins élevée (des études montrent des niveaux de cortisol différents selon les types d’attachement). Donc c’est vraiment difficile à maîtriser.. donc difficile d’y faire face. La solution se trouve pas forcément je crois dans juste un bonheur intérieur (mais c’est indispensable de le développer, c’est vrai), mais aussi dans un partage très authentique de ses peurs avec l’autre. Pas pour le contrôler, mais pour évoluer. Et c’est flippant, car il y a une ouverture à l’autre de la part la plus vulnérable de soi. Et là on peut vraiment « danser » avec l’autre, se nourrir mutuellement, se rapprocher, se distancer sainement parfois, pour revenir etc… dans une certaine sécurité car les failles ne sont pas réglées mais « vues », connues

  2. Bonjour Anashka,

    J’ai découvert votre site il y a peu de temps et j’aime beaucoup vos articles. Je lisais les commentaires des internautes et en lisant celui de Patatra je me suis un peu reconnue dans sa situation. J’ai rencontré un homme qui m’a avoué être célibataire géographique, sa copine et ses 2 enfants vivent en Amérique du Sud. Ce qui est sûr c’est qu’il retournera là-bas retrouver sa famille quand il ne travaillera plus en France, mais pendant le temps qu’il est là il aimerait faire un bout de chemin avec moi. Moi même j’ai des projets et je n’envisage pas de relation à très long terme avec cet homme, alors l’idée de partager quelque chose avec lui, même si on sait que ce n’est que temporaire, ne me déplait pas.

    Sa copine est à 8000 km de lui, donc je peux comprendre qu’au bout d’un moment il ait des envies; mais là j’ai la nette impression qu’il veut plus que ça (d’ailleurs il m’a clairement dit que coucher pour coucher ça ne l’intéressait pas) . La question que je me pose c’est que ça ne serait pas un peu jouer le feu que de vouloir s’engager émotionnellement avec une autre femme ? Du coup je ne sais pas trop quel comportement avoir avec lui, je passe d’excellents moment en sa compagnie mais depuis que j’en sais davantage sur sa situation personnelle je ne peux pas le considérer comme mon copain, en fait je n’arrive pas à mettre d’étiquette sur la relation que l’on a.

    • Il y a une différence entre avoir une relation extra-conjugale avec de l’affection, bienveillance, tendresse ET tomber amoureux. Peut-être est-il dans le second cas. Anyway. L’important, c’est que ça, ça lui appartient, ce qu’il fait de ses sentiments. A la limite, l’important, c’est ce que TOI tu veux composer avec lui, si tu es sûre que la relation te convient et les limites que tu te poses. Le reste c’est une histoire entre lui et lui.

      (Note : j’aime bien le mot « amant » pour ce type de relation, elles exprime l’affection/ les sentiments, sans l’engagement. Mais est-ce qu’une étiquette est vraiment importante pour toi ? )

    • En effet l’étiquette ça n’est pas vraiment important, je ne m’étais jamais retrouvée dans une situation comme celle-ci alors du coup je me suis un peu pris la tête.

      Mon problème c’est que je me pose beaucoup trop de questions : pourquoi il agi comme ça, comment je vais gérer si je fini par m’attacher etc…Alors que là tout de suite, je n’attends rien de plus que ce qu’il me donne actuellement et ça me va.

      Cette relation me convient et peut-être que je ne devrais pas me poser plus de questions.

      Merci beaucoup pour la réponse :) :)

    • Tu peux lui poser certaines questions : pourquoi tu agis ainsi ?

      Et, si tu t’attaches, peut-être que ce sera problématique, peut-être pas, tu verras à ce moment-là.

  3. je veux juste dire que cet article est très intéressant, nous n’écoutons pas assez nos besoins (nous les femmes !)
    mon ami a rompu il y a qq mois et j’ai tentée de ne plus garder contact avec lui mais c’est difficile, j’ai des difficultés à tourner la page. j’ai cependant repris confiance en moi, je suis plus à l’écoute de mes besoins mais n’ayant rencontré personne depuis notre relation, enfin personne qui m’intéresse vraiment, j’ai tendance à prendre de ses nouvelles… pas bien je sais, seul le jour ou je rencontrerai qq un à nouveau, je pense que j’y arriverai !

    • Hum… En soi, prendre de ses nouvelles n’est pas « bien » ou « mal », mais qu’est-ce que ça t’apporte à moyen terme ? A long terme ? Est-ce que c’est constructif pour toi ou non ? Est-ce que ça te fait du bien ?

  4. on a réussi à parler vraiment…merci Anashka d’avoir reparlé des accords toltèques :)….deux choses en résumé : nous sommes vraiment de planètes différentes les femmes et les hommes…il a été parlé de notre situation à une de ses amies qui lui a expliqué que c’était bien normal que je réagisse comme ça. Il est tombé des nues…et il prend note. Sinon, on a les deux la TROUILLE d’une relation plus profonde…. et on se l’est dit… et pis voilà. Thx.

    • Je ne sais pas si ce sont les hommes et les femmes qui sont en soi différent ou que leurs éducations les aient conditionnés à avoir des attentes différentes ou que deux personnes SONT différentes (en générale) peu importe le genre.

      Comment vous parvenez à dialoguer autour de cette peur de la relation plus profonde ?

    • …ouh… on la nomme « peur », c’est déjà beaucoup, mais on n’a pas plus approfondi à part en faisant le lien avec les relations précédentes qui n’ont pas marché, ce qui est toujours dur à traverser, mais sans détailler……je pense qu’avec moi il découvre quelque chose de nouveau, que ça le questionne sur les problèmes plus profonds de la relation précédante….donc je ne pousse pas plus loin, pour éviter de trop approfondir si ça doit s’arrêter, car je suis aussi plus vulnérable dans ces moments là. Mais si il fallait le faire, je pense que l’on aborderait notre relation à nos parents durant notre enfance, des déceptions et des peurs que l’on a eu dans des moments importants où ils n’ont pas pu-su être là comme il aurait fallu. Mais c’est fort, donc j’attends de voir où nous allons, si il a vraiment envie d’aller si loin dans les discussions. J’essaie d’y aller au feeling…lancer une perche sur un sujet, voir si il prend ou non…

    • Généralement, il les prend ? Est-il dans cette envie de mieux te découvrir ?

    • Yep, on y est Anashka, tu le nommes très bien: plus que la cohérence, c’est la sincérité, éviter de tricher consciemment qui compte vraiment, éviter d’abuser de la gentillesse de l’autre pour son profil personnel. Dans ces conditions, même l’incohérence devient bien sûr « cohérente »…nous sommes vivants, en changement, ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera plus dans une heure, dans un mois….Merci, très nourrissants tes commentaires. Comment il prend mes perches ? vraiment bien, il est juste étonnant…..en fait avec nos aller-retour on cherche la bonne distance, le bon rythme, parfois on est très en phase, parfois pas…et oser se le dire, le poser..c’est l’entrée dans une vraie relation par moment bourrée de tendresse…puis de délires de rires, aussi, on passe d’une zone à l’autre, je me prends moins la tête depuis quelques jours :-)

    • Comme si qu’il t’ait fait part de ses doutes vis à vis de son Ex avait calmé une angoisse. Oui, il a des doutes (peut-être est-ce normal au regard de son histoire), mais s’il t’en fait part, c’est qu’il tient à toi et qu’il refuse que les non-dits viennent vous polluer. Etant au clair avec sa démarche tu peux choisir de la respecter.

      En ce moment, ça a l’air de rouler pas mal ?

  5. Une question, ou plutôt demande de regard extérieur…

    La semaine dernière j’avais travail très important à rendre, c’était le stress et mon ami avec qui je suis depuis 4 mois le sait. Je l’ai quitté lundi matin très tendre, il m’envoyé un sms avec la photo d’une affiche sur lequel était écrit « I need you, I miss you, I love you ». Jusqu’à maintenant ne ne s’est jamais fait de déclaration, juste des smileys bisous avec coeur, puis ces derniers coeurs des coeurs rouges…bref, ça paraissait avancer. échanges qui restent tendre lundi et mardi, sans trop en faire non plus…Mercredi matin, je lui fais un petit sms tendre pour son réveil…chou mais pas excessif: un tendre bisou dans le cou (mais pas de smiley pour pas trop en faire). Puis quelques minutes plus tard je me dis que là c’est bon, je peux lui faire confiance vu les échanges de ces derniers jours, car le mercredi allait être très très stressant. Je savais qu’il avait beaucoup de travail ce jour là aussi, et je me dis que plutôt que d’attendre un sms d’encouragement pour ma journée, j’allais faire une demand. Je lui écris: C’est un peu la panique à bord, l’impression que je ne vais pas y arriver et que chaque phrase est nulle dans mon texte, que tout est à remodeler avec ce que j’ai trouvé ces derniers jours. …dis, tu penseras à moi aujourd’hui d’ac ? je vais avoir besoin de ta tendresse là…vivement demain que je clique pour envoyer ».

    Puis après il m’a répondu en « copain » : avec des « gros bisous » puis dans l’après-midi « alors ça boume ? » alors que d’habitude ce sont des tendres bisous etc… il ne m’a jamais écrit ainsi.

    Puis le soir je lui ai dit que ça m’avait touchée. Il sait que j’ai un gros problème pour faire confiance et faire des demandes de soutien (c’est la première en 4 mois). Il m’a laissé entendre au téléphone que je faisais un plat de rien, donc j’ai abrégé le téléphone et depuis je suis plus distante. J’ai annulé un rdv avec lui ce WE en lui disant que j’était fatiguée après ces jours de stress et besoin de me retrouver. Depuis il m’écrit souvent, s’inquiète de ma distance…mais moi j’avoue que je n’arrive plus à faire confiance. Je le revois demain pour une chouette soirée, depuis on s’est parlé 3 fois le soir au téléphone pour nous raconter nos journées mais je suis nettement moins tendre. Quelque chose s’est cassé en moi de voir qu’il n’admettait pas qu’il avait été un peu sec un jour où j’étais stress et fragile. On a dit que l’on en reparlerait, pour le moment on laisse ça de côté et on se réjouit pour demain. J’avoue que je suis encore un peu en colère intérieurement. C’était idem avec mon ex, c’est une des raisons pour laquelle je l’ai quitté, il n’arrivait pas à prendre soin de moi quand j’étais vulnérable (ce qui arrive très rarement en fait). Je me demande si je ne reproduis pas la même chose. Ou alors est-ce que j’ai trop d’attentes ? qu’en penses-tu, qu’en pensez vous ? C’est très midinette…je sais…mais je n’arrive plus à situer si je suis trop exigeante ou non… Merci d’avance :-) !

    • Hypothèse : Ce jour-là où tu lui demandes d’être présent, il se comporte différemment (il n’y a pas absence, juste différence). Peut-être a t’il perdu ses moyens ? Peut-être a t’il tenté de bien s’y prendre et s’est lamentablement planté ?

      Est-ce que tu n’associe pas la non-présence (peut-être plus constante) de ton ex, avec cette erreur de parcours ?

      Que ça t’es touché qu’il n’est pas reconnu (ou admis ta perception, peut-être n’en a t’il pas la même), c’est entendable. La question, c’est pourquoi aujourd’hui tu cristalises ?

      Finalement, si tu devrais reformuler ta question en phrase, qu’est-ce que tu veux savoir ?
      Si tu as raison de prendre tes distances ? Si tu peux lui faire confiance ? Comment re-dynamiser la relation ?

    • Merci de ta réponse Anashka qui arrive pil durant ma pause….ce que je veux savoir ? si je pouvais avoir des réponses à toutes ces questions serait super…mais l’essentielle est « est-ce que je peux avoir confiance ». Bien sûr que je suis encore hantée par mes vieux fantômes, je le sais et je le lui ai dit. Mais je sais aussi que l’on a tendance à reproduire les mêmes schémas avant de vraiment réussir à changer..donc je me méfie pas mal de moi, de mes choix de partenaires…. mes deux ex n’avaient pas fait le deuil de leur ex, j’étais la « consolatrice »…j’ai mis 20 aans pour m’en rendre compte pour le père de mes enfants, 8 mois pour celui de l’année dernière…et là c’est moins « fort », mais il a admis dans notre discussion hier qu’il était encore en colère contre son ex, qu’il devrait parler avec elle (elle le souhaite et demande à le revoir) mais qu’il n’est pas prêt. Donc je fais « rebelote », l n’a pas fait complètement le deuil de son ancienne histoire, mais il accepte de voir les choses en face (ça c’est différent de mes ex qui n’avaient jamais admis ça dans nos discussions, mais bien des mois plus tard avaient reconnu que j’avais raison), et qui a très peur aussi de tomber amoureux…(bon, là on les deux dans ce cas en fait…) donc la confiance revient dans le sens où les discussions sont un peu dures par leur franchise, mais sincères. C’est tout ce que je demande au fond. ça me permet de freiner un peu mes élans et de voir venir. Seul le temps nous dira si nous sentiments se renforcent ou au contraire s’atténuent. Et je sais mieux où j’en suis, c’est tout ce que je voulais en fait…

    • Sur quoi tu as besoin de faire confiance ? (Parce que dans l’absolu, je ne sais pas si on peut faire confiance sur tous les domaines à une seule personne.)
      Finalement, qu’est-ce que tu mets derrière confiance ? Qu’attends-tu de lui, de votre relation ?

      Cette franchise, est-ce qu’elle rentre dans le cadre de la confiance dont tu as besoin ?

    • Bonne remarque…faire confiance dans tous les domaines ? en fait, je pense que pour moi la sincérité, l’honnêteté et la transparence sont les fondements pour que j’aie confiance. Quitte à ce que l’on me dise « ça je peux pas », « non, si tu étais gravement malade je ne pense pas que je supporterais » (un ex…)..ça me permet ensuite de faire des choix en toute connaissance de cause. Mais il faut que la personne se connaisse bien, sinon elle pense en toute bonne fois dire la « vérité », car elle se cache la vraie réalité à elle-même. Il faut une bonne dose de maturité. Mon problème c’est donc surtout le manque de cohérence des gens (j’ai grandi là-dedans, c’est vrai que cela m’a marquée), entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font. Du moment que la personne est cohérente, je suis rassurée, tolérante, patiente… dans le cas de X, depuis notre conversation, je sens de sa part des retours vers moi qui durent tant que je suis distante. Dès que je réponds chaleureusement à ses avances il recule. Mais ça me stresse nettement moins. Je pense qu’il n’est pas au clair à propos de son ex et, depuis que l’on en a parlé et qu’il a vu que je ne dramatisais pas, je suis certaine qu’il a envie de la revoir pour discuter du passé. Je le vois ce soir, je verrai si on aborde ou non ce sujet, mais là si ça continue je vais prendre mes distances pour un moment le temps qu’il se mette au clair. Mais je ne stresse plus de la même manière simplement parce que sa réaction est « cohérente ». Même si notre relation doit se terminer, il ne m’a rien caché quand je lui ai posé la question, même si il n’en n’aurait pas parlé si je n’avais pas abordé le sujet. Mais ça c’est OK aussi, on ne doit pas tout dire spontanément si l’autre ne pose pas la question. Mais être transparent si le sujet vient sur le tapis. On verra, peut-être que je me trompe, que c’est juste « un évitant » qui prend peu à peu confiance, je laisse ouvert et je ne stresse plus. Mes sentiments sont un peu « gelés », j’attends la suite. Et j’ouvre les yeux, il y en a d’autres de mecs qui attendent leur tour….;-)

    • J’aime la question que pose la cohérence ! Il est difficile (voir impossible ?) d’être cohérent en tout temps. Nous changeons constamment, l’idéal que nous attendons de nous-même et ce que nous sommes effectivement (ou comment nous agissons) évoluent. Finalement, il s’agit plus d’un sincérité de fond que tu attends de l’autre. C’est par elle que la confiance se construit, car elle permet de savoir où tu mets les pieds.

      Mais une cohérence totale (et donc transparence totale sur ce que nous sommes) n’est pas évidente. Pourrais-tu faire confiance malgré cela ? La confiance ne peut-elle pas se nourrir d’autre chose ?

  6. @scully
    non je n’ai pas de profil, c’est suite à ton mot que j’ai vu qu’il y avait un forum où l’on peut se présenter, je vais probablement y aller bientôt.

    Tu as tout à fait raison dans ton message… j’ai mis cela car j’apprends en fait à ne pas « trop en faire »…. car cela ne me coûte pas d’effort, c’est naturel justement. Si j’en fais trop c’est mal compris, l’autre pense qu’il n’a plus rien à faire…donc j’essaie de mesurer mon implication et de « faire de mon mieux » dans une mesure adaptée au contexte, au lieu d’en faire « trop » selon le point de vue des autres. Et ça me libère de mes attentes, ce qui est très bien, le rythme devient plus raisonnable lors des débuts…et je peux redevenir vraiment « moi » quand je vois que l’autre m’a mieux cernée, comprise… je ne sais pas si je suis claire, c’est un peu difficile à expliquer

    Et belle journée à vous tous :-)

  7. Pas facile de vivre avec son chéri, je suis avec le thérapeute dont je t avais rapidement parlé on est H24 ensemble depuis 3 mois. Je pense souvent a tous tes conseils j aimerai bien en avoir sur la pensée positive comme l été dernier. Comment transformer un reproche en truc positif par exemple. L ombre de mon ex est parfois la tu sais le pervers n. Je n ai donc pas confiance en lui et il m est arrivé de vouloir fouiller son portable (honte a moi) alors qu il est reglo. Je lui en ai parlé mais bon lui il n y est pour rien dans tous ça. C est un travail a faire sur moi. Je te souhaite un bel été Anashka

    • Comment est-ce qu’il t’accompagne dans ce travail de confiance ?

  8. @scully

    Tu as un peu le même parcours… ? c’est bon de te lire, ça me met du baume aussi…car avant d’y arriver on transpire à grosses gouttes caramba ! Mais là je crois que le pli est pris….

    « les gentilles filles vont au Ciel….et les autres vont où elles veulent » (je ne me souviens plus de qui c’est ;-) !)

    • Corinne et Anashka vous devriez écrire un bouquin à deux. Corinne franchement ce que tu écris m’éclaire énormément.

      Justement récemment je suis retombée sur l’ouvrage « Les hommes préfèrent les chieuses… », ouvrage que je m’étais acheté il y a quelques années et qui avait fini violemment balancé dans la poubelle. Quand je lis ce genre de bouquin j’ai les nerfs, parce que c’est écrit par une femme et qu’insidieusement je ressens une injonction subtile qui nous chuchote à l’oreille « t’es nulle, t’es une fille gentille », « dans la vie y’a les filles gentilles et les femmes fatales, pas de bol pour toi tu fais partie de la première catégorie », « pour réussir en tant que femme (être une belle femme, une femme respectée), faut plaire aux hommes et pour plaire aux hommes y’a des règles à respecter », etc.

      En gros je trouve que ce genre d’ouvrage qui se veut libéré, « je suis une égoïste finie et ça me plaît » fait en fait l’apologie du conformisme au désir des hommes (suivant les normes sociales) qui s’ignore. Quid du désir des femmes là-dedans?? Je trouve que y’en a marre de mettre sans cesse la pression aux femmes pour qu’elles soient, gentilles, soumises et dociles et/ou fatales, calculatrices, et sexy, au choix ou les deux en même temps, et pourquoi pas « elles-mêmes » tant qu’on y est, vive la schizophrénie!

      D’une part, ça ne reflète qu’un mécanisme d’attraction pure et dure qui ne garantie ni le bonheur des deux protagonistes, ni le succès de leur union, leur complicité et leur intimité sur le long terme, puisqu’à ce stade (celui où ils jouent ce petit jeu) ils ne se connaissent pas de toutes façons (mais le bonheur qui s’en soucie on parle de réussite ici pas de bonheur bordel!) et d’autre part il ne fait que rajouter aux femmes de la culpabilité et de la pression à celle déjà existante (faut que je sois une femme parfaite pour plaire) qui dans 90% des cas sera contre-productive.

      Et si moi ça me plaît d’en faire des tonnes, de lui faire un dîner au chandelle digne d’un gault millaut pour notre premier rdv ou de lui envoyer un texto « tu me manques déjà » alors qu’il vient de franchir la porte! J’ai pas envie de me dire si ça se finit, mais ma pauvre chérie c’est normal qu’il se soit fait la malle t’étais pas un « défi intellectuel pour lui », t’étais qu’une chiffe molle, une fille gentille, une proie déjà tuée. Je trouve ça d’un glauque. C’est vraiment du marketing à la con.

      Bref bref, je suis super énervée contre ces conneries et ça se voit :p, maintenant je suis tout de même obligée d’admettre que ça marche, cette devise de séduction la plus vieille du monde, le fameux « fuis moi je te suis, suis moi je te fuis » ou « oublie toi, je t’oublie, oublie moi, je m’oublie  » (celle-là est de mon crue). Et c’est ça qui me met le plus en pétard! Car il ne joue pas sur les ressorts les plus élevées de cette prétendue ‘nature humaine’ dont l’auteur nous rebat les oreille et aussi (et ça c’est dur à encaisser) car j’en ai moi-même bien des fois été ‘victime’, élevée au walt disney, femme libérée, cosmo, jeune et jolie, voici, johnny depp et les balkans en van avec romain duris! Et cette terrible compétition entre femmes, parfois même entre copines, ce rapport de force où tu t’imposes subtilement en montrant ta capacité à faire tomber les hommes amoureux de toi… tandis que l’autre se casse la gueule (ça sent le vécu). Pendant ce temps là, la solidarité masculine ne prend pas une ride, cimentée par les soirées entre couilles à la bière tiède à se vanter de leurs dernières conquêtes.

      Donc donc donc, où voulais-je en venir… que j’ai plutôt basculer du côté inverse, genre accord toltèque/imparfait libre et heureux/la pleine conscience/l’intelligence émotionnelle/le corps conscience en gros la conscience et le bonheur comme mantra (plutôt que les stratégies et la réussite). Mais on ne s’affranchit pas si facilement du monde et de la société dans laquelle on vit même si on s’engage tous les jours pour les rendre meilleurs et plus vivable! Et j’avoue parfois ressentir exactement ce que tu décris Corinne, l’impression de passer pour une extra-terrestre quand la personne en face n’est pas prête à cette ouverture (et du coup bam, on remballe le chapiteau et là on se dit mi-défensif, mi-grand-sage-bouddhiste ‘bah oui l’autre n’était pas prêt à ça, ça confronte’, mais bon ça fait chier quand même parce qu’on aurait bien voulu que ça dure un peu plus). C’est dur d’être toujours en phase avec sa réalité, celle de l’autre, qui est différente et pas moins légitime (sisisi), dur de chercher le bonheur tout en devant parfois ronger son frein, un peu. Dur de vivre pleinement en fonction de ce qu’on ressent, de nos émotions, (encore faut-il les ressentir, pas toujours évident). Dur de pas plonger pour l’appel du grand égo déployé qui va finir par se manger le fond de la piscine car c’est son destin.

      Bon je m’égare, mais tout ça pour dire que Corinne tu as habilement réussit à rassembler les deux voies, telle la grande prêtresse de la voie du milieu :) tout en évitant les dérives de la théorie et en ayant assez de flexibilité dans ton quotidien pour t’adapter à toutes circonstances, à apprendre de tes erreurs, à continuer à te remettre en question. J’espère qu’un jour je pourrai en dire autant! Et écrivez un bouquin ce serait chouette!

    • Merci :)

      Je pense que le livre attendra un peu. Mais, il est évident qu’il y a d’une part : des stratégies de manipulation VS une « gentillesse » (qu’il faudrait définir comme « gentillesse pour plaire ») VS un respect de soi (avec les limites et les valeurs). Le problème, c’est savoir quoi faire face aux imbéciles.

      Je partage totalement, dans beaucoup de « conseils », il s’agit surtout de conseils pour s’incliner au désir masculin. Pas pour être heureuse en séduction/amour.

    • Je ne te rejoins pas sur tout Anashka … ces « conseils » (encore faudrait-il définir exactement lesquels.. je pense aux tiens mais aussi à d’autres qui sont surtout en rapport avec ne pas se précipiter vers l’autre, garder un oeil bien ouvert, se sentir bien dans sa peau) ne sont pas juste des stratégies de manipulation pour s’incliner au désir masculin. Ils relèvent plus de « codes sociaux » qui sont interprétés par les hommes comme « cette fille est apte à s’occuper d’elle même, elle n’attend pas un sauveur ». ça nous renvoie à nous aussi, de ne pas rester idiotement à regarder le téléphone sonner si on attend son appel, de « vivre » sans attendre de savoir si ce sera « lui » ou « non », de savoir aussi que si c’est pas ça c’est pas grave, d’autres existent. Ces conseils nous suggèrent aussi d’être vraiment bien avec nous-mêmes dans nos propres vies, d’avoir réglé nos plus gros problèmes, etc… et en cela je trouve cela très sain, très juste. ça m’a autorisée aussi à avoir des comportements peut-être moins polis que ce que je pensais devoir faire (répondre rapidement à un sms par ex) … ou si j’avais vraiment envie de répondre de suite, d’essayer d’attendre un peu pour savoir ce que mes tripes me disaient, ce que je ressentais en moi, de prendre un peu de recul par rapport avec cette forte attirance, ne pas plonger dans des sentiments juste pour le plaisir de plonger mais de prendre le temps de savoir qui était cette personne avant de lâcher la spontanéité, les émotions, les réactions amoureuses. Les hommes, parfois, sont plus lucides que nous. De voir que nous sommes aptes à prendre un peu de recul, de vérifier que leurs mots sont bien suivis d’actes sur la durée les rassure, au fond. Ils sentent que nous ne nous racontons pas d’histoires à leur sujet, des histoires de héros etc… mais que nous savons qu’ils sont des humains, qu’ils doivent nous prouver qu’ils valent la peine de notre amour et de notre intérêt et je crois que c’est tout à fait OK pour eux que nous attendions de savoir si ils nous conviennent. Ensuite, même si on est plutôt bien dans sa vie, dans sa peau, quand l’intimité des âmes s’emmêlent, ça réveille tout un pan de vulnérabilités très « humaines », qui nous fondent aussi … c’est ce passage qui est délicat car là on ne peut plus « jouer », même si ce jeu pour moi n’était pas malsain, mais surtout social et un jalon de sécurité. Mais si il n’y pas ce plongeon dans qui est vraiment l’autre, on loupe l’essentiel, c’est certain. Mais comme je le disais, moi j’ai attendu plusieurs mois avant d’entrer dans ce registre, pour d’autres c’est certainement plus court

    • Je parlais de nombreux conseils que je vois dans les magazines féminins que je pourrais résumer en « sois belle et TG ».

      « Ces conseils nous suggèrent aussi d’être vraiment bien avec nous-mêmes dans nos propres vies, d’avoir réglé nos plus gros problèmes, etc… et en cela je trouve cela très sain, très juste. »

      Mais effectivement, toutes les personnes orientées développement personnel iront plus facilement dans le sens des conseils que tu décris. .

    • rhooooooooo Anaïs, ben c’est bien bon de te lire, car là aujourd’hui je me suis fait ramasser par des collègues car je suis trop authentique justement .. je dis ce que je pense, sans jugement sur « qui est l’autre » mais je ne suis pas d’accord avec leurs contenus et je le dis…. mais les susceptibilités ne l’entendent vraiment pas comme ça… les personnes se sentent attaquées et faut que je me m’exerce à limer les contours… sinon sur le plan du coeur: voilà, pas mal de mois ont passé depuis les derniers écrits …. coup d’accélérateur dès septembre 2013 où la relation est définitivement passée à quelque chose de vraiment profond, intime, visages totalement dévoilés. ça a pris du temps de sortir de cette sorte de « voie du milieu » comme tu la nommes pour glisser vraiment dans une relation du type « application des accords toltèques ». Avec le recul, je reste sur ma posture initiale pour le début d’une relation, mais je pense que l’on peut passer plus vite que moi à quelque chose de plus impliquant et profond, à montrer nos vulnérabilités. J’ai eu la chance que ce soit lui qui me montre les siennes, qui les assume, pour que j’ose montrer les miennes. C’est très individuel je crois moi j’avais besoin de ça. C’est le plus confiant qui peut le faire, mais il faut que l’un des deux ose vraiment, sinon on s’enliserait. Et depuis on poursuit sur cette voie, c’est riche et épanouissant pour les deux. Et quand je sens qu’il s’éloigne (occupé, préoccupé par autre chose) je le laisse, sans m’inquiéter, mais sans courir derrière non plus (comme les bouquins le disent finalement). Et il revient en force, nourrit par le silence et le sentiment que je lui manque. Un sentiment qu’il adore ressentir …. bref, même si je suis beaucoup plus d’un côté (l’authenticité) que de l’autre (jouer sur je fuis tu me suis), il y a par brefs moments des piqûres de rappel – et je suis sûre qu’il n’est pas dupe – qui rappellent que rien n’est acquis, ni pour lui ni pour moi, ce qui rend cette relation d’autant plus valeureuse, pétillante et pourtant sécuritaire. Pour écrire le bouquin je te suggère de travailler Toi avec Anashka, ton écriture est lucide, sensible, déliée et riche ….mais ta suggestion me fait plaisir :-) Belle soirée !

    • Bonsoir Corinne,
      je n’ai pas trouvé ton profil dans la liste des membres?? tu sais là ou chacun se raconte un peu pour faire connaissance et surtout pour donner son parfum de glace préféré :-)

      Dans ce que tu as écrit sur cet article, oui nos vies se ressemblent comme deux parallèles.

      (les gentilles filles…. c’est un livre :-)

      C’est un plaisir de te rencontrer et j’espère que nous aurons l’occasion d’échanger encore. Tu as un pseudo sur ce site?

      Tout ce que tu écrit raisonnes chez moi, et je suis quasi en accord sur ce que tu dis lors de ta pause café. Je n’aurais pas pu l’écrire mieux.

      (Euh Anashka, je ne t’oublie pas, ce que tu écris me plait beaucoup même si je ne le manifeste pas comme je le devrais :-) )

      Quasi à l’exception de la fin: « je vais surtout voir si l’autre a envie de faire « de son mieux » et moi de mon côté je vais faire juste ce qu’il y a à faire ».
      Je fais toujours de mon mieux et progresse chaque jour pour faire mieux, je reste naturelle et ne fais pas « d’effort » car faire un effort c’est déjà se forcer, alors qu’il ne doit s’agir que d’envie.

      byz et bonne soirée

    • (Pas de souci, l’important c’est qu’on se sente bien ici, pas qu’on me lance des fleurs, hein ^^)

    • Tiens, je ne connaissais pas ce lien entre attachement et interdit de l’inceste….je comprends mieux pourquoi j’ai parfois l’impression que certains couples restent ensemble non parce qu’ils sont très amoureux, mais parce qu’ils sont très attachés (couples où je trouve qu’il n’y a plus ce « truc » du jeu de la séduction et du désir). Y’a-t-il une différence entre « dépendance affective » et « attachement » ?

      Alors, on fait comment pour avoir les deux: la sécurité de l’attachement tout en gardant l’envie de séduire, de sexualiser la relation sans changer de copain tous les 4 mois ? il y a peut-être déjà un article sur le sujet ?

    • Y’a-t-il une différence entre « dépendance affective » et « attachement » ?

      C’est peut-être un curseur, qui va d’attachement à dépendance. La dépendance étant une peur de la perte du lien d’attachement plus que le lien d’attachement ressentie. Peut-être…

      la sécurité de l’attachement tout en gardant l’envie de séduire, de sexualiser la relation sans changer de copain tous les 4 mois ?

      Certaines relations, sur les premières années vont naturellement vers ça. La question de la sécurité ne se pose pas tellement et chacun vise le mieux-être du couple.

    • C’est très agréable par ici en effet, pas de jugement et ton regard extérieur m’a bien fait réfléchir…. là pour un de mes travaux à rendre je dois revoir la théorie de l’atttachement de Bowlby (tu en avais parlé dans un de tes articles d’ailleurs il y a quelques mois) et je trouve très intéressant…..être authentique c’est aussi respecter « son type » qui se révèle dans les moments de stress…. ça me fait faire des liens intéressants avec les comportements lors des premiers temps de la séduction, j’adore…..bref, ces échanges sont extras…je reviendrai ;-) !

    • je voulais écrire plus sur Bowlby. C’est sur sa théorie de l’attachement que l’on a construit pas mal de théories sur l’inceste. En réalité, contrairement à ce que nous croyons, il n’y a pas d’incestes chez les animaux. Parce que justement, le lien d’attachement empêche le désir. L’interdit de l’inceste ne serait donc pas purement social (et pour le commerce). Ce qui pose la question de la sexualité, du désir, dans les couples où le lien d’attachement est trop fort.

  9. Bonjour Anashka, je te réponds pendant ma pause café…. c’est vrai que je n’ai pas été très nuancée, je vais essayer de clarifier mes idées et je reprends chacun des accords:

    1 : Que votre parole soit impeccable

    Début d’une relation : bien sûr j’essaie le plus possible d’être sincère et authentique dans l’ensemble de mes relations au quotidien, c’est devenu une ligne de vie. La différence au début, avec quelqu’un qui me plaît, c’est que je vais surtout « observer » avant de savoir si je veux m’impliquer plus dans la relation. Ce que je dis reste, j’espère, « impeccable », mais ce ne sera pas forcément très profond alors que ma nature souhaiterait aller très vite dans des sujets plus impliquants et profonds. Mais je sais que « cela ne se fait pas » socialement, donc je me freine. Je montre aussi essentiellement ma « bonne face », celle dont je sais qu’elle est appréciée. Donc dans ce sens là je « triche » un peu.

    Relation de quelques semaines/mois: Au fur et à mesure des jours, des semaines, on peut aborder l’autre et se montrer soi-même de manière plus « intime », montrer aussi sa face plus sombre et ses fragilités. L’autre fait de même. Mais c’est « prendre un risque » : risque de ne pas plaire, que l’autre au fond ne nous plaît pas. ça nécessite un effort affectif, émotionnel que j’ai envie de faire que si je vois que ça « en vaut la peine ». Si je vois les premières semaines que « ce n’est pas ça », je ne vais pas plus me dévoiler et arrêter la relation là sans trop m’expliquer. Donc pour moi ce n’est pas 100% respecter l’accord toltèque car cela prend de l’énergie et que je ne vais pas dépenser cette énergie pour une relation dont je sais qu’elle ne va pas durer.

    En résumé, j’essaie déjà d’être « impeccable » avec moi et de ne pas me raconter d’histoires…. par contre j’évite absolument le mensonge avec l’autre, de toute façon. Par éthique, mais aussi par économie d’énergie (il faut s’en souvenir des mensonges que l’on a dits ;-) !)

    2 : Ne faites aucune supposition

    Début d’une relation : et bien j’avoue qu’au début j’en fais quand même. J’observe son comportement, et de son comportement je déduis si je lui plais ou non. Si il m ‘appelle régulièrement ou pas, les sujets de conversation qui sont abordés ou non, si il reste attentionné ou non…, si il commence à me présenter ses amis ou non….ceci pour savoir si je l’intéresse juste pour la sensualité ou plus sérieusement. J’interprète donc son comportement et je suis totalement dans la « supposition » car au début je ne vais pas lui demander explicitement pourquoi il fait ceci ou cela. Si je vois que son attention retombe un peu, je cesse d’envoyer des sms, je suis moins chaleureuses dans mes textos…et son comportement change, c’est vrai. Là, cela fait 3 mois et demi que je sors avec X, cela fait plusieurs matins que je prends l’initiative du petit sms matinal….et je le trouve un peu moins attentionné qu’avant. Donc là, je « suppose » qu’il commence à s’habituer à ma présence et gentillesse, ça devient « normal ». Donc pas de texto ce matin… et là je viens d’entendre mon mobile sonner ;-)…c’est lui.

    Relation plus avancée: si j’ai vraiment confiance dans les sentiments de l’autre, je vais être moins calculatrice, plus spontanée, je vais cesser d’analyser le comportement de l’autre. Si un truc semble « clocher », j’aborde directement le sujet et on parle sincèrement pour le régler. Avec X on avance chaque semaine un peu plus là-dessus…donc je dirais que bien sûr il faut cesser assez vite les suppositions, mais au début il y a des signes « classiques » à observer, c’est entre autre tes ouvrages qui me l’ont appris !

    3 : N’en faites jamais une histoire personnelle

    c’est un des conseils les plus difficiles à appliquer et pourtant un des plus importants. Celui-ci j’apprends à l’appliquer dès le début d’une relation. L’autre est comme il est, en fonction de son histoire à lui et ça n’a rien à voir avec moi. Si je ne lui plais pas, si il ne veut que de la sensualité avec moi, etc… ce n’est pas « grave » et ce n’est pas ma « faute ». A moi de savoir ce que je veux ou non sans juger. Je trouve que cela simplifie beaucoup les rapports, on juge beaucoup moins sévèrement l’autre. Il est comme il est, je prends ou non, et lui fait idem. Point barre. Mais pas si facile à faire au début !

    Conseil 4 : Faites de votre « mieux »

    au début d’une relation: c’est terrible à dire, mais je vais surtout voir si l’autre a envie de faire « de son mieux » et moi de mon côté je vais faire juste ce qu’il y a à faire, même si je le fais vraiment sincèrement. Si lui s’implique, je m’implique aussi. Sinon je laisse tomber, je mettrai cette énergie dans une relation qui vaut la peine.

    Dans une relation plus avancée: plus on devient intime, plus j’essaie de faire à fond de mon « mieux » si je vois que l’autre le fait aussi. Si je vois que chacun avance un pas, c’est que c’est sain. Si seulement l’un des deux fait le pas pour avancer c’est qu’il y a un truc qui cloche. Mais avec cet accord là, si on est sain tous les deux et sincères, la relation peut vraiment devenir géniale…on progresse, on tombe, on se relève….on fait de notre mieux quoi….

    Pff….intéressant tout ça, la pause café a filé à toute vitesse, merci pour ton intérêt Anashka, qu’en penses tu ?

    • On a l’impression que ce temps de recul, ce temps de protection, tu ne le vis pas comme authentique. Pourtant, si tu as sincèrement besoin de te protéger de l’autre pour ne pas souffrir, pour ne pas lui « sauter à la gorge » avec tes faiblesses et parties sombres, pourquoi pas ? Pourquoi ce ne serait pas authentique ?

      La relation à l’autre se nourrit naturellement de ces temps d’installation de la confiance, où l’on partage l’autre plus sur notre vie sociale que sur notre vie intime… C’est normal.

    • Merci pour ta réponse Anashka, elle m’interpelle.

      En fait, lors des quelques rencontres – courtes histoires avant mon mariage j’allais beaucoup « trop vite » dans les discussions plus personnelles, et cela faisait surtout peur à l’autre qui fuyait alors assez vite. J’interprétais cela comme « voilà, il a vu que je suis nulle, etc…. » donc cercle vicieux, je perdais confiance en moi, donc c’était encore plus difficile de rencontrer quelqu’un. Alors qu’en fait cela n’avait rien à voir avec « moi », mes qualités personnelles ou physiques, mais que j’avais juste des comportements à modifier (ajuster le rythme, ne pas me précipiter dans une relation, me mettre en valeur, avoir confiance en moi).

      Ce n’est que plus tard, après ma séparation, que j’ai bouquiné et appris certaines « règles sociales » d’approche plus progressive, des techniques de séduction (manière de répondre au sms par exemple, le ton de la voix, la durée d’un coup de fil). Donc au début ce n’était pas sincère, j’avais l’impression de tricher, de « jouer un jeu », de cacher à l’autre qui je suis vraiment. Je ne voyais pas ça comme « normal », et encore maintenant ce n’est pas tout à fait clair pour moi-, comme tu peux le lire.

      Et au fond, je sens que cela me convient bien en effet, ça devient plus authentique. Une sorte de nouveau « respect de moi » de ne pas tout livrer à l’autre, alors qu’avant j’avais l’impression de tricher si je ne montrais pas tout de moi tôt dans la relation.

      Intéressant ton point de vue, merci !!

    • « Ce qui n’est pas naturel est ce qui est en train d’être appris ».

      Je ne sais plus d’où je tire cette phrase, mais je la trouve juste. La réalité, c’est que TOUS nos comportements sociaux sont appris. Et parfois nous apprenons des choses qui ne sont pas adaptées à ce que nous recherchons. Reste à trouver d’autres manières de procéder, à se les approprier et finalement à en faire une partie de soi.

      C’était le cas pour apprendre à se déplacer (quatre pattes à debout), c’est le cas pour la séduction.

    • C’est vraiment passionnant de te lire (et je ne te passe pas de la pommade ^^ (c’est bien comme ça que l’on fait pour accentuer ce que l’on vient de dire avec une pointe d’humour ? j’ai jamais compris ce que voulait dire vraiment ^^ !)

      Oui, c’est très juste, tous les comportements sociaux sont appris, et ne nous correspondent pas forcément toujours. En en prenant conscience on peut « désapprendre » et « réapprendre » qq chose qui nous convient mieux, et c’est effectivement le cas – je suis en plein processus – avec les approches des débuts de la séduction. Ce qui me donnait cette impression de « tricher ». Dans 10 ans ce sera donc devenu une seconde nature… welldone…. !

      Donc on peut faire un palette de « ce qui marche » ou « marche moins bien » dans l’approche et la séduction du « mâle moyen classique » de la société occidentale contemporaine et chacun choisit sa manière de procéder. Pas mal. Sachant que ça ne marche peut-être pas en Chine ou chez les papous…. mais bon, on fera avec.

      Ce qui me plaît, c’est surtout que je me prends nettement moins la tête sur « l’origine intrapsychique du conflit mal résolu avec sa mère » si il ne répond pas immédiatement aux sms. Je reporte la durée de réponse du mien et le suivant arrivera beaucoup plus vite. Je vais donc poursuivre ainsi et en rester à un mode beaucoup plus cognitiviste, ça simplifie la vie…. et tant pis pour Freud et ses copains psychanalystes….

    • Ahaha ! J’ai de grands débats avec des amis psychologues en ce moment ! Je m’interroge pas mal sur la psychanalyse, son intérêt et ses dérives… Mais, il semblerait que j’ai un mécanisme de défense de rigidité fasse au domaine. Que je manque de souplesse.

      A ce que j’ai compris, l’intérêt de la psychanalyse, c’est avant tout de mettre un sens sur son rapport à soi et au monde. L’aspect thérapeutique est un effet secondaire qui a parfois lieu et parfois pas. Toujours est-il que ce n’est pas -forcément- un domaine qui solutionne… J’en suis là, on verra ce que j’en pense dans quelques temps.

  10. Je voulais juste ajouter que je viens de télécharger ton e-book gratuit…il est 100% juste…et que je me suis offerts il y a déjà plusieurs mois ceux qui sont sur ton site …j’adore ton franc parler, ta précision, ta gentillesse et ton bon sens. Je dédramatise la sensualité aussi….et l’ai apprivoisée à l’aide de tes techniques.

    MERCI, je ne te connais pas Anashka, mais mes succès sentimentaux, le courage des échecs-erreurs, se relever, qui forgent ma nouvelle confiance en moi je te les dois en grande partie….

    • Merci beaucoup Corinne. ^^

  11. Bonjour Anashka,

    J’ai adoré cet article… les acords toltèques, c’est une longue histoire entre eux et moi ;-)… ils étaient à la base d’une psychothérapie de groupe que j’ai fait il y a quelques années, à raison d’une fois par mois. Costaud les échanges basés là-dessus… et j’en ai appris l’efficacité, la valeur pour tous les jours.

    J’étais donc partie là-dessus aussi pour remettre en route une relation amoureuse. Je sortais en effet d’une relation de 22 ans, 3 enfants, pas de vraie relation avant. Et boum, me suis forcément plantée….la « franchise » aussi pure ne marche pas trop au tout tout début d’une relation, les gens ne comprennent pas que l’on soit si sincère et direct, on passe pour une extra terrestre.

    Ainsi, après quelques plantées, j’ai commencé à télécharger des e-book sur la séduction, dont le tien. Même un e-book de les séduction par les hommes pour mieux comprendre les hommes. Et bouquiné des ouvrages tels « les hommes préfèrent les chieuses… ». Bref. J’ai donc appris qu’il y a des « codes » à respecter au début d’une relation, des manières de procéder qui « marchent » (je revenais de loin, jamais su séduire, j’étais nulle de chez nulle une vrai cata….donc forcément aucune confiance en moi). Me suis inscrite sur un site de rencontre (les gars biens de mon entourage étaient tous occupés) en me disant que c’était un bon terrain d’expérimentation vu qu’on était tous là pour la même raison et que je ne risquais pas de « faire du mal ». Rebref. J’ai donc tout appliqué, surtout développé ma confiance en moi. Et appris que tout était assez vrai. C’est certain que l’attirance physique est la première source d’attrait chez un homme. Perso je ne suis vraiment pas très jolie dans le sens classique, j’ai juste du charme et un personnalité qui plaît. J’ai été très très complexée à ce sujet d’ailleurs, jamais mon ex ne m’avait dit que j’étais « belle ». Donc pour moi, séduire un homme pyhsiquement, était de l’ordre de l’impossible, il fallait que je le séduise intellectuellement. Tout en sachant que ce n’était pas top comme porte d’entrée chez les hommes dont le cerveau primaire…..prime, même chez les gars sensibles et intelligents. Tout ça pour dire que le défi de séduire physiquement était pour moi ENORME. Et bien j’y arrive….j’ai pris confiance en mes qualités, minimisé mes défauts et je me sens mieux dans mon corps, je m’accepte, je m’apprécie et me trouve mignonne (alors que je suis sur la pente descendante….47 ans..). Tout ça car j’ai vu combien les pensées que j’ai à mon propos vont influencer le regard de l’autre. Quand je me plais, je dégage un truc qui les accroche grave. Un choc de voir que je pouvais faire cet effet. Là, c’est le premier été où je mets des robes car j’ai des jambes très imparfaites (…3 enfants…ça a fait des dégats)…et bien j’ai été faire du solarium, mis des talons, et je me la joue « sexy et bien dans ma peau ». Et ça fait de l’effet oui.

    Tout ça pour dire que OUI, dès qu’une relation est engagée un peu plus sérieusement, appliquons à fond les accords toltèques car l’autre le mérite vraiment, et nous aussi. Mais sachons déjà respecter les « règles du jeu » de la société…. et accrocher ce mec qui est définitivement un chasseur (en tout cas le mec « normal », bien dans sa peau et dans sa tête), on lui rend service…et c’est ce qui va le rendre accro à nous. Et ils adorent ce sentiment d’insécurité, que ça prenne du temps pour nous conquérir..on en a que plus de valeur.

    Là j’ai un ami depuis trois mois, et depuis deux semaines j’applique à fond les accords toltèques, car il me touche grave ce gars, il est génial, et avant de vraiment m’attacher à lui j’ai besoin de savoir si il résiste à une relation plus vraie, authentique, profonde….et il entre à fond là dedans….ça nous touche tous les deux, les fragilités ressortent, on les nomme, on fait attention l’un à l’autre…. mais ce n’est possible que maintenant, si il avait vu mes fragilités trop tôt ça lui aurait fait peur. Là il me connaît aussi très solide, séductrice, sûre de moi…. et il voit ma face plus fragile comme un cadeau que je lui fais. Et idem de sa part.

    Il ne faut pas trop attendre non plus pour entrer dans une relation plus approfondie…l’année dernière j’ai eu une histoire de 8 mois avec un gars assez immature, mais très drôle, pétillant, généreux et gentil…. et j’ai un peu trop attendu avant d’entrer dans une relation basée sur les accords toltèques…en fait j’ai découvert qu’il ne voulait qu’une aventure, qu’une relation plus « vraie » l’interpellait trop, lui faisait peur… et j’ai compris à quel point il était immature…Le problème est qu’après 8 mois j’avais de mon côté déjà développé de l’attachement…et j’ai alors arrêté la relation, mais ça m’a fait assez mal. Trois-quatre mois me semblent pas mal avant d’entrer dans quelque chose de plus profond. Car c’est à ça que ça nous invitent les accords toltèques au fond n’est-ce pas ? mais c’est exigeant, fort, et ça peut faire peur.

    Bon, je sais, je m’étale. Donc en résumé : les accords toltèques OUIIIIIIIIIIIII pour une relation qui commence à devenir sérieuse. Et ne pas entrer dans le sérieux trop vite, « jouer » un peu pendant au moins 3-4 mois, vivre une relation gaie, légère, coquine…..puis entrer progressivement dans un truc plus profond.

    ça coule de source ?

    Pff… peut-être….moi j’ai tout dû apprendre en deux ans ! Mais là j’avoue que j’ai le choix des mecs….même imparfaite physiquement, même veillissante…mais sûre de moi. ça enlève aussi l’angoisse si tout à coup ça s’arrête…..

    L’accord toltèque le plus dur: comme toi « Ne pas en faire une histoire personnelle « . Y’a encore du boulot, mais j’y arriverai, si si ;-)

    Merci pour tes lettres qui arrivent le dimanche chez moi, toujours pil poil quand il faut…c’est excellent….continue, tu es vraiment revigorante, rafraîchissante et inspirante…

    Bises, Corinne

    • Corinne
      tu m’enlèves les mots du clavier :-)
      je suis quasi le même chemin que toi, et te lire donne du baume au cœur:-)
      Byz

    • Merci Corinne pour ce message/témoignage. Quel parcours !
      Comment tu travailles les accords toltèques en couple ? Pourquoi ils ne te semblent pas applicables en début de relation ?

  12. Coucou tout le monde

    je passe souvent pour lires les post, et j’adore toujours autant, même si désolée je ne prends pas toujours le temps de commenter.

    J’adhère sur tout. Le plus difficile à mettre en place pour moi est le 3, parce que à chaque fois c’est bien « mon histoire » qui va être influencée, (que ce soit à titre perso ou pro) mais je me console rapidement avec le 4 en me demandant comment faire mieux?

    je suis convaincue que nous sommes tous et toutes responsables de nos émotions, il faut parfois apprendre à être moins réactif (cf n’en faites pas une histoire perso), ne pas attribuer aux événements plus d’importance qu’ils n’en méritent,oui je sais facile à dire. Prendre de la distance avec les événements.

    Comme tu le dis « nous sommes responsable de notre don »: si nous donnons c’est parce que nous en avons envie, alors savoir le faire gratuitement sans en attendre un retour, le retour imaginé par nos suppositions.

    En un mot je pense que tout cela revient à être juste libre….dans sa tête… et ainsi être au plus juste des ses paroles

    bon dimanche à vous

    C’est officiel pour avoir 37,5 de température à l’ombre il va falloir prendre sa température :)

  13. Pour le manque de confiance, je travaille sur mon mental. Je me dis que je ne suis pas plus moche qu »une autre et que comme tout le monde j’ai des défauts et des qualités. Pourquoi perdre mon temps à me comparer aux autres alors que je ne suis pas eux. On m’aime comme je suis c’est tout. Je n’ai toujours pas de ses nouvelles et je ne veux pas me faire passer pour une fille collant et sans vie. Je patiente encore un peu peut être qu »il est occupé

    • Un livre pas mal « Je ne souffrirai plus par amour ».

  14. Coucou Anaska!

    Je lis régulièrement ton blog et tu donnes de très bons conseils! Voilà j’aurai une question ou plusieurs questions à te poser:

    J’ai récemment pris contact avec un ami d’enfance de mes grands frères. Il vit à New York et un de mes frères est parti en vacances il y a quelques semaines et l’a revu . Depuis presque 15 ans ils se sont un peu perdu de vue. Il m’a montré les photos qu’ils ont fait ensemble etc..J’ai de très vagues de souvenirs de lui quand j’étais petite! Physiquement il m’a plu et j’ai décidé de l’ajouter dans mes amis. En gros c’était ma tactique pour le draguer loool. J’ai 24 ans et lui 29 ans. J’ai joint à ma demande d’ami sur facebook un petit message où je me suis présentée. Il m’a automatiquement ajouté à ses amis mais il m’a répondu un mois après tout de même!!! Mais pendant cette période je ne me suis jamais dit , renvoies lui un autre message ou va commenter ses photos pour lui montrer que tu es sympa ( même si mes copines me l’ont vivement suggérés). Je me suis dis, continues ta vie tranquillement sur facebook et quand il aura envie de te repondre il le fera ce qu’il fit un mois après. Ensuite nous nous sommes parlé régulièrement parfois on peut passer un après midi complet à discuter. J’aime bien le taquiner et le traiter de mec timide qui a peur des filles et lui me dit que je suis un bébé vu qu’il est plus âgé que moi. Il me demande souvent quand est ce que je viens à New York. Et comme il est dentiste , quand j’ai eu mal aux dents il y a quelques semaines, il me dit viens me voir… Vendredi dernier, je lui ai envoyé un message disant  » j’ai pensé à toi aujourd’hui » dans la minute qui suit il me dit  » je le savais , tu penses à moi tout le temps lol, moi aussi » s’en est suivi un débat passionné pour savoir qui pense à l’autre le plus souvent et je finis par lui demander si oui ou non il pense à moi. Il me dit il est tard chez toi ( décalage horaire oblige) , les enfants doivent aller au lit . Je lui repond que ça prouve qu’il m’aime bien et me il dit que oui je suis son bébé.

    Je ne sais pas si je lui plait mais au fond de moi je suis convaincu que oui parce qu’il y a des choses qui sautent aux yeux. Par contre je me dis est ce qu’il peut un jour sauter le pas et vouloir se mettre avec moi sachant que je suis la petite soeur de ses amis d’enfance? Il y a aussi la distance il est à New York!?

    Je ne veux pas le draguer ouvertement car à ce qu’il parait ca fait fuir les hommes. Le fait de l’avoir aborder pour moi c’est comme si je lui envoyait des signaux pour dire, je suis libre tu peux venir me draguer. Mon but c’est bien évidemment que ce soit lui qui me drague vu que les hommes aiment la compétition loool. J’évite donc de trop lui montrer qu’il me plait , je discute avec lui normalement en le taquinant et si l’occasion se présente je lui glisse des questions subtiles comme le  » avoues le oui ou non tu penses à moi » sur le ton de l’humour pour ne pas trop le braquer. De plus, avant de sauter le pas, je veux m’assurer qu’au delà du physique, c’est un homme qui en vaut la peine pour que je puisse envisager une relation avec lui. J’aimerai donc le connaitre un peu plus et donc lui donner envie de passer à l’étape suivante c’est à dire laisser un peu facebook et s’appeler par exemple ou discuter sur skype et me DRAGUER!!!!

    Que dois je faire????

    Merci!

    • Pour moi, il te tend des perches suffisantes, de quoi prendre un billet d’avion, d’aller visiter New York et voir comment ça se passe là-bas. De là, tu verras s’il te drague ou non, si tu as envie de plus ou non et ce que vous faites de la distance… Qu’en dis tu ?

    • Je suis d’accord avec toi. C’est pour cela que je compte y aller avant cet hivers pour visiter car ça sera ma première fois et pour le voir. Ensuite je verrai ce qui va se passer. Pour l’instant je continue de lui parler peut être qu »on passera au téléphone bientôt. J’ai aussi peur de ne pas être jolie et de ne pas lui plaire. C’est mon éternel manque de confiance en moi

    • Tu as des photos sur FB ? Il les a vu ?
      Pour le téléphone, sur la prochaine conversation qui prend de l’ampleur n’hésites pas à lui proposer d’un ton bandin.

    • Oui avant même de lui envoyer la demande d’ami, un de mes amis garçons m’a dit de mettre des photos ou on me voit avec des garçons parce que ça va forcément attirer son regard. Tous mes amis garçons me trouvent très belle, il y en a même qui depuis des années continuent de me draguer. Je vois aussi que physiquement je lui plait mais j’ai pas beaucoup confiance en moi. De plus ça fait plus d’une semaine que je lui ai écrit et pas de réponse….je me str esse un peu sur ça aussi

    • Comment tu pourrais travailler sur ton manque de confiance en toi ?
      S’il a vu tes photos et que tu lui plais, c’est que tu lui plais, point.

      Bref, tu verras comment se passe la prochaine conversation, no stress. Et relance le mercredi ou jeudi si tu n’as pas de nouvelles.

  15. Extra ce que tu viens de faire, transposer les quatre accords toltèques au relation amoureuse, de manière fluide et avec le cœur, beaucoup de justesse dans tes écrits, enfin mon ressenti est vraiment très positif à la lecture de ce texte…cela ajoute une dimension spirituelle aux relations humaines, et c’est me semble t il très important.

    Belle route a toi!!!

    Pour ta question, celui qui est le plus difficile, ( un travail sur soi a faire) est de ne rien prendre personnellement…se détacher…un vrai travail d’une vie.

    • « Ne pas en faire une histoire personnelle » est celui qui demande une vigilance constante (pour moi, en ce moment). Mais, c’est aussi le plus libérateur. Finalement, il permet de ne pas s’auto-accuser constamment de tous les maux du monde.

  16. « Pas de mensonges » semble évident. Mais partant de ce principe, personne ne devait se marier : le mariage implique bien la fidélité, on jure, on signe devant le maire et tout… mais qui peut garantir l’infaillibilité toute la vie ?
    Pas simple.

    • Disons que le couple peut se remodeler dans le dialogue, notamment sur les questions de fidélité sexuelle et sentimentale. Il n’y a pas nécessairement besoin de mensonges.

  17. le 1, 2 et 4 ça va j’y arrive la plupart du temps car c’est aussi applicable dans le côté travail de ma vie.

    par contre, le 3 est celui qui me semble le plus difficilement applicable à ma réalité amoureuse (et aussi pro) car, comme pas mal de monde, j’ai soif d’amour, de reconnaissance et quand ça fonctionne pas comme je veux, j’ai plus facilement tendance à me remettre en question (qui est une bonne chose en soi) alors que je n’ai pas nécessairement prise sur la situation et sur la décision de l’autre.

    En règle générale, maintenant j’applique ma théorie du « cul propre ».
    je fais au mieux et au plus juste, je ne juge plus car je m’en fous et puis on n’a pas nécessairement toutes les billes (la carte n’est pas le territoire ;-) ) et si je fais une erreur, je la reconnais, présente mes excuses et passe à autre chose.

    • C’est un peu le principe de « faites au mieux », finalement, non ?

  18. Et hop, article classé dans mes favoris !

    C’est fou quand même : la plupart des articles que tu postes tombent à des moments clés de ma vie où je me pose des questions en rapport avec les thèmes abordés. Il faut dire que ton éventail est plutot large, ce qui te permet d’aborder plusieurs aspects à la fois.

    Pour répondre aux deux question que tu as posée :
    1- Quel accord toltèque vous parle le plus ?
    Presque sans hésitation, le premier (« Que votre parole soit impeccable. »).
    J’ai toujours eu du mal à exprimer mes besoins, mes envies, ce qui me déplaît et autres au moment pile où ça me passe par la tête, ce qui m’a valu énormément de regret par la suite. A l’heure actuelle, j’essaie d’ouvrir la bouche et d’affûter mes répliques dès que c’est nécessaire et je peux affirmer que je me sens plus « légère », ça soulage vraiment de vider son sac en temps et en heure. Par contre en ce qui concerne la médisance, j’ai des choses à revoir !

    2- Quel est celui qui vous semble le plus difficilement applicable à votre réalité amoureuse ?
    Le deuxième (« Ne faites aucune supposition ») est l’une de mes bêtes noires. J’ai du mal à faire fi de ça mais j’y arriverai, je me le suis promis et j’y travaille petit à petit (travail de très longue haleine cela dit en passant ! Je ne voyais pas ça aussi long).
    Le troisième me pose problème aussi et je pense qu’il est plus ou moins directement lié au numéro 2.

    • Ils sont tous inter-liés.
      Pouvoir parler de ce que l’on ressent est vraiment une étape clefs. La manière dont sont reçut les choses n’appartiennent qu’à l’autre. Bien, qu’avec le temps, on gagne en formulation, tournure et finalement, justesse de nos propos. Comme pour tout, plus on pratique, plus on y arrive.

  19. Voilà un article magnifique. Je trouve même ce conseil fondamental:

    « Ne pas imaginer les ressentis que nous pourrions avoir dans telle ou telle situation, c’est s’offrir la liberté d’être au contact avec nos émotions réelles. »

    Il m’a fallu du temps pour le comprendre. Mais j’irais même plus loin. Qu’attendre des émotions pour prendre une décision et tenter de se convaincre qu’une personne vaut la peine qu’on s’intéresse à elle. Quand il y a beaucoup de chagrin vécu, beaucoup de solitude, la communication et l’ouverture ne sont plus si évidentes que l’on croit. L’émotion n’est pas immédiate. Il faut être patient, connaître l’autre progressivement. Prendre la décision pragmatique d’aller vers lui/elle, coûte que coûte.

    Et ça c’est très dure, résolument anti-moderne, prendre la décision de s’ouvrir à l’autre sans le déclic amoureux, le coup de foudre. Et pourtant c’est indispensable pour certaines personnes, elles doivent faire ces efforts, car pour elles la vie ne sera plus jamais une comédie romantique. Elles ne doivent pas renoncer à aimer pour autant. Mais aimer n’est plus pour elle un déclic léger, insouciant, rapide, comme elles ont pu le connaître. C’est un effort conscient à fournir, un apprentissage.

    Tout ça pour ajouter: non seulement il ne faut pas projeter ses émotions, mais il faut aussi éviter d’attendre une émotion pour justifier le partage, l’ouverture qui pourraient contribuer à la créer. Je pense que les couples ont une chance très faible de durer s’il ne l’on pas compris.

    Gaylord

    • « L’arbre qui cache la forêt »… C’est vrai dans les émotions, l’émotion immédiate ressentie n’est pas toujours celle qui est le plus en accord avec ce que nous sommes. Les émotions sont un ensemble de signes physiologiques (plus ou moins les mêmes dans toutes les émotions) sur lesquelles nous mettons un sens en fonction de la réalité perçue et de l’interprétation que nous avons de cette réalité suivant notre lot de connaissance dans le monde.

      L’agréable/ désagréable… me parait pas mal pour gérer à chaud une émotion. Si c’est désagréable, prendre du recul, se vider la tête et revenir, par la suite, sur ce qui a posé problème pour mettre de l’ordre dans les envies/désirs/peurs autour de ça.

      Pour ce qui tient du partage (qu’il soit amical ou amoureux), effectivement, il ne doit pas seulement venir d’un lot d’émotion qui peuvent exprimer pas mal de choses autre que l’Amour et être interprété comme Amour. Peut-être tenir d’une envie de partage, justement.

      Il est clair que le « coup de foudre » arrive moins souvent en grandissant, parce qu’on ne pose plus les mêmes attentes sur l’Amour, parce qu’on l’attends moins, donc on interprète moins la réalité dans ce sens.

    • Je suis en accord total avec ces conseils. Plus qu ethiques, cela me semble etre la base d une bonne communication et ca commence par savoir se positionner et ne pas reflechir a la place de l autre. J aime donc beaucoup le conseil 2 !
      Personnellement, j essaie d appliquer tout ca, non pour l autre ou meme pour la relation, mais pour moi avant tout, savoir ce que JE veux et pas ce que j aimerais obtenir…
      Apres, la mise en pratique est plus difficile ;)

    • Oh oui ! Entre savoir quelle éthique on veut suivre et la suivre, il y a un écart de taille.
      L’important, c’est d’y tendre, que ça puisse donner une ligne directrice, des balises …

  20. Bien sûr, l’idée c’est d’être capable de ce contenter d’un « là, maintenant, j’aime/j’aime pas, j’ai envie de ça/ou je n’en ai pas envie,… ».

    Lutter contre la tentation d’interpréter, d’anticiper, de « refaire le match », avec toutes les approximations malsaines que ça peut comporter (on peut résumer ton article à l’idée de toujours chercher à voir avec un œil neuf, et de se concentrer sur l’instant présent).

    Mais conjuguer au présent ça demande beaucoup d’autodiscipline et de confiance en soi. Il faut être capable de ne pas avoir peur de se planter. Parce que regarder derrière ou devant pour comprendre ce qu’on a sous les yeux c’est souvent une manière de se rassurer, de prendre appui.

    Finalement : avoir l’esprit scientifique (je me contente de ce qui est concret pour juger) et avoir confiance en ce qu’on ressent (c’est toujours suffisant pour justifier une prise de décision).

    Par contre, pourquoi parler « d’éthique » ?

    • Par contre, pourquoi parler « d’éthique » ?

      Un peu de provocation. Disons que de nombreux conseils de séduction que j’ai pu lire à droites et à gauche (ou même faire) demande de l’auto-contrôle, du jeu, parfois même du masque. Là, je tente autre chose.

      Mais conjuguer au présent ça demande beaucoup d’autodiscipline et de confiance en soi.

      Pour expérience perso, c’est une ligne de conduite que je tente depuis quelques mois. Oui, c’est un peu compliqué à mettre en place, parce qu’on a intégrée d’autres rapports au monde et aux autres. En revanche, ça apporte plus de confiance en soi que ça en demande. Au départ tu tentes le truc pour voir simplement ce que ça donne et tu te sens en accord (peu importe le résultat… d’ailleurs, si « échec », tu n’en fais pas une histoire perso, tu sais que tu tenteras les choses autrement la prochaine fois, mais que ça ne met pas en cause tes valeurs, que tu as fais de ton mieux au temps T et tu ajoutes ensuite que considérer une conséquence en terme « d’échec » et « réussite » c’est déjà poser un filtre. Il y a simplement un résultat.)

      Tu peux bien sûr te nourrir de tes expériences pour prendre une décision. Comme ne pas mettre ta main sur la gazinière. Tu sais que ça brule. D’ailleurs, si tu t’écoutes vraiment, tu sais que tu n’as aucune envie de le faire.

      Je ne dirais pas « scientifique » l’esprit. Certains vivent leurs vies en fonction de notion plus mystiques avec lesquelles ils se sentent profondément en accord. Je dirais « je ne juge pas ». Je me fais une idée des résultats que peuvent avoir mon action et de mon envie d’obtenir ses résultats… ça marche, tant mieux. ça ne marche pas tant pis. Mais, je ne projette pas que « l’échec » fera mal, que j’en suis responsable et que je suis nulle et je le fais que si j’ai envie de le faire.

  21. En lisant ton article, et notamment les termes « conseils éthiques », il m’est venue une question à l’esprit à laquelle j’ai du mal à apporter une réponse : dois-je faire mes choix en fonction du cadre de vie de l’autre ? Je m’explique…

    Exemple : J’ai fait la connaissance d’un homme en couple qui a un enfant. Cet homme a flashé sur moi. Il a pris l’initiative de m’embrasser (et évidemment je le trouve craquant sinon ça n’aurait aucun intérêt ^^). Dois-je choisir pour lui de ne pas aller plus loin ou bien dois-je le laisser avec SES pensées, SES choix, SA vie… ? Au risque d’être immorale… :-/

    • Bonjour patatra, ton commentaire m’a interpellé, je ne souhaite pas te juger mais simplement te poser les questions suivantes face à ta question:
      Penses tu qu’il est raisonnable de tenter ce coup avec une homme déjà en couple et père d’un enfant? ne penses tu pas qu’à la place de sa femme tu aurais été blessé par cette escapade amoureux ? Risquer de briser une famille?

      Les hommes sont faibles et parfois insouciant on m’a toujours posé cette question qui de la femme ou de la maîtresse seras toujours perdante? et qui de la femme et de la maîtresse souffrira le plus?
      La réponse à la 1er question est « la maîtresse », la 2eme  » les deux ».

      Je ne sais pas si je m’éloigne du sujet mais aimerais tu que ton homme te fasse ce qu’il fait à sa femme?

    • Si j’étais à la place de sa femme, je serai très certainement blessée d’apprendre que le père de mon enfant, que j’aime, ait séduit une autre fille et pire couché avec elle. Si je l’aime vraiment, je pense que j’en serai malade.

      Je pense que si cela devait m’arriver, je souhaiterai ne pas le savoir et qu’au moins il se protège. Je peux comprendre, de part mon vécu (pas le mien personnellement mais ce que je vois autour de moi), qu’un homme (voire une femme) ait des besoins que son partenaire ne peut pas / plus, lui apporter. C’est triste mais c’est l’humain qui est comme ça.

      Je ne souhaite nullement briser une famille.

      C’est vrai que les hommes peuvent être « faibles » mais en même temps, chacun est libre de ses choix, non ? Et s’il dit ne pas regretter de m’avoir embrassé…

      Concernant tes deux dernières questions, honnêtement je pense qu’on ne peut pas y apporter de réponse tranchée. Chaque situation est différente. Et chaque couple est attaché différemment (personnalités fuyantes, neutres ou dépendantes…).

      Je suis célibataire et jeune (22 ans) et même si je suis entièrement responsable de mes actes, je n’ai plus envie (je crois) de réfléchir à la place des autres… :(.

      Si ce n’est que temporaire, une passion éphémère qui nous aura fait du bien à tous les deux, tant mieux. Elle n’en saura jamais rien, du moins je l’espère !
      De mon côté je ne pense pas que je souffrirai, car je fais tout pour contrôler mon attachement à lui.

    • L’important, c’est TOI. De quoi tu as envie ? Est-ce que c’est un poids pour toi qu’il est une autre vie à côté ?
      C’est toujours toi et toi. Si tu as le sentiment profond de faire quelque chose de mal, de non-éthique et que ça te pèse, ne le fait pas. Sinon, c’est SON histoire et lui laisser son libre arbitre, c’est aussi accepter que lui fasse quelque chose qui te semble « non éthique ».

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