Comment séduire un séducteur (partie 2) ? (Techniques de la groupie et de la SSP)

-

séduire un séducteur groupie et ssp
Pour le rappel, c’est un article en trois parties.

Partie 1

      :

Le séducteur décrypté.
Partie 2

      : Les techniques de la Groupie et la SSP.

Partie 3

    : Les techniques de Femme Fatale, de la pote et de « The One ».

La première partie évoquait les différentes catégories de séducteurs que j’ai pu observer durant ma courte (mais oh combien fructueuse !) existence. Il y avait le séducteur-lambda, le dragueur du dimanche, le queutard, le séducteur-dandy, le libertin et le VIP.

Nous avions décidé communément de parler du VIP. Nous lui avions donné le petit nom de Marcel et nous avions décrété qu’il serait barman/musicien. Car, une fois qu’on séduit ce type de séducteur, on peut tous les séduire.

Dans cet article nous analyserons les techniques de la groupie et de la SSP (Slow Séduction Passive).

Séduire un séducteur, partie 2.
Enjoy

 

Level 1 : Technique de la groupie

La groupie, c’est celle qui est fan de Marcel.

Elle en est amoureuse (bien qu’elle ne lui ait jamais vraiment parlé) et espère que ses œillades, lorsque Marcel est sur scène, aurons raison de son cœur. La groupie, et je vais être très vilaine avec elle, sera mon contre-exemple. Elle représente tout ce qui ne faut pas faire pour attraper Marcel. (Bien que parfois la groupie se tape Marcel, mais la groupie ne revoit pas Marcel.)

Note : Même si je suis dure avec elle, je n’oublierai pas, qu’en mon temps, j’ai aussi été une groupie. J’écrivais de longues lettres d’amour à Eminen (en Français) quand j’avais 14 ans. Je possédais une vingtaine de poster dans ma chambre. Bref, j’étais la femme de sa vie, le seul problème, c’est qu’il ne le savait pas.

Note 2 : Rien à voir, mais Marcel, c’est le nom de mon poisson rouge. Voilà, c’est dit.

Techniques de la groupie.

Baver

Quand Marcel joue de la guitare (forcément, tous les Marcel jouent de la guitare), la groupie se met devant la scène avec un joli top échancré et le fixe du regard.
Ainsi, elle espère démarrer une relation sincère, basée sur de réguliers rapports oculaires. D’ailleurs Marcel la regarde fixement dans les yeux.

A moins que l’œillade soit pour sa copine, ou l’autre nana à gauche. On ne sait pas trop, elles ont toutes le même top échancré.

Faire des compliments ‘originaux’

Quand il reste de la salive à la groupie, en fin de concert, elle va trouver Marcel pour démarrer avec lui une discussion à la profondeur platonicienne.

« J’aime bien ce que tu fais.. ! »
« T’es mignon, toi »
« T’as une copine ? »

Marcel ne sait pas quoi répondre. Alors, il sourit. Parce que c’est un homme poli.

Agresser Marcel

Certaines groupies iront jusqu’à embrasser, sans sommation, Marcel. Comme si Marcel était un objet sexuellement disponible et par sa seule prestance naturellement consentant. Bien sûr, Marcel aimerait les assommer à coup de code pénal (il y a quand même agression sexuelle), mais il se contente d’un « Calme-toi ». (Dixit un copain Marcelien).

Bien que je sois fondamentalement pour une certaine dose de désobéissance civile (comme tout le monde, j’admire la fine stratégie pacifique de Gandhi), je doute de son efficacité le cas échéant.

Séduire aux heures de pointes

C’est un adage bien connu « Si tu veux draguer un barman, vient à l’ouverture».

Mais la groupie préfère au bon sens, l’originalité. C’est donc aux heures de pointes, pendant une pause dans le concert, quand le Marcel fatigué veut fumer tranquillement sa cigarette, que la groupie attaquera.

Elle s’immiscera dans la foule de poivrots joyeux qui se ruent sur le comptoir, pour balancer avec toute la vergue dont elle est capable, les mots qui feront chavirer Marcel « J’aime beaucoup ta musique ».

Forcément, Marcel montrera sa reconnaissance devant tant de courage en finissant son verre cul sec et en s’en réservant un autre. Puis, Marcel sourira, dira « merci ». La groupie le sait, elle l’affirme : elle a une touche.

La file indienne pour lui parler

Même principe que séduire aux heures de pointes. Mais, en plus, les groupies se placent en file indienne pour séduire Marcel. (Je l’ai vu faire de mes propres yeux!)

Conseil : Si vous voulez tenter la file indienne, pour gagner du temps, donnez (poliment) un coup perfide dans le poplité (c’est derrière le genoux) de celle qui vous précède.

Les susurrements aux copines (devant lui!)

Face à Marcel, la groupie chuchote quelque chose à sa copine, plongeant ses yeux dans les yeux de Marcel. Elles glousseront ensuite, perdant de la crédibilité que pouvait jusqu’alors accorder Marcel à la relation oculaire qui se nouait.

Alors, peut-être qu’ivre Marcel fera clap clap avec ses reins, mais Marcel ne rappellera pas.

Note : Parfois la groupie envoie une copine en éclaireur. Et Marcel rentre avec ladite copine. Face à Marcel, rappelons-nous : pas d’amitié qui tienne.

La jalousie dans les jeux de regards

La groupie entretien une intense relation oculaire avec Marcel. Elle le regarde. Il la regarde. Elle le regarde. Ils se parlent avec les pupilles. Alors, forcément, si Marcel en tripote une autre du regard, la groupie se sent trahie. Et, vexée jusqu’au fond de l’âme, elle couvrira de mépris la traîtresse qui a saccagé sa belle relation oculaire.

Même si ladite traîtresse est la femme de Marcel.

Payer un verre

S’il est barman ou musicien quelque part, il boit sûrement à l’oeil. Lui payer des verres est non seulement contre-productif, mais c’est surtout jeter de l’argent pas les fenêtres.

Tant qu’à faire, autant faire un don à une association humanitaire.

La groupie, en bref

La groupie, c’est mon bouc émissaire.

C’est celle qui affiche son intérêt et espère que ça suffira. Il est vrai qu’avec certains hommes, il n’y a pas besoin de faire beaucoup plus. Mais, Marcel a l’habitude, il est un peu las. Il aimerait bien qu’on écoute sa musique parfois…

Bref, tu veux te taper Marcel, ne fait pas la groupie.

 

Level 2 : Technique de la Slow Séduction Passive

Quel l’on pourrait appeler la technique de la fille « sérieuse ». Bien que Marcel nous plaise, nous refusons d’être une de ces groupies qu’il ne rappellera jamais (ce qui se comprend).

Par Ego plus que par Amour, nous voulons éviter d’être acquise. C’est généralement-là, que nous tombons dans le travers de la Slow Séduction Passive. (SSP pour les intimes.)

Note : L’Ego, c’est très important. C’est NORMAL de prendre soin de lui. On se remet d’un amour brisé, pas d’un Ego en miette. (On a qu’un seul Ego, alors qu’il y aura toujours un barbu pour se perdre dans nos bras). (Nous y reviendrons sur les notions d’Ego dans un de ces futurs articles que je vous promets toujours mais ne rédige jamais).

Slow Séduction

Ou séduction lente.

L’idée est de montrer petit à petit l’intérêt que l’on porte à l’autre.

L’autre devine à peine qu’il nous plaît tant nos signes sont discrets. On prend notre temps pour avancer nos pions. Ce n’est, par exemple, qu’à la dixième fois dans le bar de Marcel qu’on lui demande son numéro.

Nous évitons ainsi :

        de nous prendre un râteau
        de passer pour une

fille facile

      (OMG!)
      de devenir une groupie (c’est un avantage non négligeable)

Un article complet ICI.

Séduction Passive

Grosso merdo, c’est attendre que l’autre nous courtise.

C’est ce qui correspond à la séduction féminine depuis quelques temps. En gros, l’autre fait les premiers pas, on se refuse un peu (on refuse un premier baiser trop tôt), mais pas complètement (on propose de se revoir).

Encore une fois, c’est un bon moyen pour éviter de paraître « légère » donc, de garder une part d’inaccessibilité.

Quel effet a la SSP ?

L’effet de la SSP se joue sur plusieurs temps :

    • Temps 1 : La curiosité est attisée (notamment si la SSP vient seule au comptoir, en début de service). La relation oculaire sera plus intense, soutenue et loyale qu’avec une groupie.
    • Temps 2 : Il est possible que Marcel fasse le premier pas (prendre une commande, demander à la SSP ce qu’elle fait seule, entamer la conversation, lui payer un verre).
    • Temps 2 (facultatif) : Marcel et la SSP commence à discuter sur une ou plusieurs soirées. La SSP a des verres gratuits (détail non négligeable). Mais, les discussions restent de surfaces, les numéros ne sont pas échangés.
    • Temps 3 : La SSP refuse de faire des avances trop directes. Si Marcel aime flirter, Marcel a rarement fait les premiers pour coucher avec une fille (il n’en a pas besoin). Donc, Marcel attend que la SSP se lance et la SSP attend que Marcel se lance. Résultat Marcel se lasse et commence d’autres relations oculaires.

 

  • Temps 4 : La SSP paye a nouveau ses verres. Si elle reste accrochée, elle risque l’OI et Marcel rentre avec une groupie.

 

On l’aura compris, le problème de la SSP, c’est sa longueur d’action. Marcel a l’habitude de signes d’intérêts clairs et directs, il ne sait pas attendre. Le temps entre la rencontre et la coucherie ne lui assure pas plus de « sérieux » et ne le rend pas plus « amoureux ». Peut-être plus las. En revanche, la SSP peut (parfois) devenir une copine.

J’ai testé la SSP avec deux barman. Après quelques semaines de gratuités, j’ai à nouveau payé mes verres. C’est révoltant !
Et vous, dans quels travers tombez-vous le plus souvent : la groupie ou la SSP ?

Anashka,
Groupie (dragueuse du dimanche)
Pour me suivre sur FB.

 

29 Commentaires

  1. Souvent voire toujours être une fille et faire médecine ça fait fuir.
    Je ne sais pas si je pourrais cette semaine mais j’irais la semaine suivante pour l’anniversaire d’une amie (qui d’ailleurs tombe le même jour que le sien, pas génial pour lui parler!?).

    • Un bon prétexte. Pour la plante, prend vraiment un truc con / humour. Qu’il ne sente pas que tu as cherché ou investi du fric mais plutôt « j’ai vu ça, j’ai pensé à toi, c’est une babiole… »

    • Hello
      J’y suis allé hier… Malheureusement il avait plein de boulot, pas assez de place au bar et j’étais SAM donc pas pu rester. Mais il a sincèrement apprécié.
      A bientôt dans le prochain episode^^

    • Je ne bouge pas :)

  2. Merci pour ce superbe article. J’ai 23ans peu d’expérience en relation homme-femme et j’ai decouvert ton blog suite a mon Marcel (barman) pour lequel je me demande s’il me porte un intérêt particulier ou seulement dans le cadre de son boulot.
    Avec une copine nous allons régulièrement dans un bar et nous discutons rapidement avec le barman très sympa. Nous avons qq contacts oculaires mais je n’ai jamais flirté avec lui (je ne veux pas faire partie des groupies). Cette semaine il avait moins de boulot et on a discuté plus longtemps et il a amené la conversation sur le fait qu’il était celibataire et que s’il avait qqun il reverrait ses priorites, le lieu de son after apres le boulot, un appart sans plante verte (^^) et bientôt son anniversaire. Est-ce que je me fais des idees? Est-ce une bonne façon d’engager les choses en lui offrant une plante verte en toute amitié, ou ça peut paraître déplacé ou carrément ringard ? ? Je suis un peu perdu et comme tout le monde j’ai la frousse (estime de soi proche de zéro). Un petit coup de pousse, stp?
    Encore merci pour cette série d’articles qui m’a éclairé

    • Tu peux lui offrir un toute petite connerie : un mini cactus. L’idée, c’est de le faire rire et d’en faire une private. Mais, le mieux, c’est d’entre-temps poursuivre les conversations version potes. Est-ce qu’il a essayé de te connaitre mieux ?

    • Merci de ta reponse.
      Oui une petite plante, rien de trop important.
      Les discussions entre pote c’est ce que j’essaye de privilegier en évitant de penser qu’il m’intéresse, sinon je me met a sortir connerie sur connerie et l’impression d’avoir 13ans^^.
      Il a essayé de me connaitre, mais j’avoue que j’essaye d’éluder les questions sur mes études (médecine), beaucoup trop de préjugés et d’idées reçues (surtout pour une fille). Et sur le fait que j’habite encore chez mes parents (raisons financières).

    • Pourquoi éluder ? Tu peux même amener le sujet sur les préjugés de la médecine, savoir ce qu’il en pense, s’il a entendu parlé des clichés de fille-médecine. C’est l’occasion pour lui de mieux te connaître et pour toi d’user d’humour :)

      Tu y retournes quand ?

  3. merci pour cet excellent article, ça fait réfléchir.

    • Merci Bibil ;)

  4. Bonjour Anashka,
    Tout d’abord je tiens à te féliciter pour ton travail approfondi sur les relations hommes/femmes, excellent….Je te lis depuis quelques semaines,suis tombée sur ton blog par hasard en cherchant des réponses à ma relation actuelle.Je viens à ce jour,te demander conseil.Voilà 6 mois que j’ai rencontré un homme via un site de rencontres, on s’est tout de suite plu, il a beaucoup de charme, un intellect très poussé et c’est un mec plein d’humour….Tout ce que je ne connaissais pas jusque là…Les premiers mois furent assez fusionnels, des sorties, des nuits ensemble, tt ce que 2 personnes attirées l’une par l’autre peuvent faire ensemble…..ms voici quelques mois qu’il est un peu plus distant, il est très pris par son travail, il est très ambitieux et un poste de responsable est à pourvoir….Très bien tu vas me dire, ce n’est pas un feignant….D’accord mais comment je dois me positionner dans tout celà, son travail est sa priorité,ensuite son temps de repos et là y me reste une tte petite place ds sa vie très remplie…Y m dit qu’il faut que je sois compréhensive, que si je suis malheureuse de cette situation que je dois peut etre y réfléchir…Je suis assez perdue dans cette relation, je m’explique, j’ai toujours mener mes relations, l’homme était à mon pouvoir, et là c’est moi qui ne maitrise pas notre relation…On joue beaucoup sur la séduction, il est très taquin, n’exprime que rarement ce qu’il ressent…Parfois je joue l’indifférence, pour voir sa réaction, et là il bouillonne…j’attends ta réponse ac impatience…merci

  5. La SSP selon moi c’est bien s’il n’y a pas trop de grosse concurrence à côté, sinon je vois pas trop comment dire l’intérêt de VIP guy dans la durée vu que ces messieurs aiment l’action en général, à la rigueur, cette technique, je la verrai plus en alternance genre chaud/froid. L’autre souci c’est de passer pour la fille qui assume pas et du coup, face à la salope qui chauffe sans complexe, tu perds des points. Risqué…

    • Est-ce que j’ai parlé de « salope » ? Tu m’expliques ce que c’est ? Perso, je ne vois pas.

  6. je serai totalement la SSP! quitte a être trop lente…
    je pense que le prochain article me correspondra plus!

    • Je dois finir de le rédiger dans l’après midi !

    • Oh My Fucking God ! Moi, je veux épouser Raoul Bova !

  7. Je ne trouve pas que  » la groupie » ce soit la honte. Le serveur, l’artiste, tu as peu de chance de les rencontrer à un autre moment que sur leur lieu de travail, après un concert. J’ai utilisé cette technique plusieurs fois, plus jeune et ça s’est toujours soldé positivement. Et tous les Marcel n’en sont pas lasses.

    Pour ce qui est de maintenant, je ne me retrouve pas vraiment dans les catégories de séductrice. J’ai, bien-sûr un côté slow, j’aime pas aller trop vite, ni dévoiler mon intérêt trop vite. Généralement, ça se joue sur des semaines, voire des mois pour que j’envoie un signal vraiment « visible ». En ai-je loupé quelques-uns à cause de ça, sans-doute? Est-ce que ça m’ennuie, non? J’aime la lenteur. Si elle fait fuir, déplaît, tant pis, c’est qu’on était pas fait pour vivre un truc ensemble. Mon actuel est comme moi : on séduit sur du long terme, petit à petit, on se découvre, on s’envoie des signaux espacés, on sème le doute, on revient, on repart et finalement, on se trouve et ça marche.

  8. Avant j’étais carrément groupie (honte à moi…)

    Il y a peu je me suis retrouvée SSP sans trop le chercher, traversant toutes les phases décrites par l’article (échange de numéros en bonus). Et ma période de gratuité/intérêt de la part du Mr est désormais terminée.

    • Aie ! Comment ça se fait ?

  9. Un article pile pour moi ça Patronne !

    Moi je tombe (et les deux pieds dedans) dans les travers de la SSP. Alors avant, c’était encore pire, plus passive que moi, tu meurs ! Je suis d’ailleurs passée à côté d’un certain nombre de garçons à cause de ça. J’en ai pris conscience, alors ai un peu rectifié le tir avec le temps, mais pas complètement, d’où aussi ma présence sur SUH.

    Faire dans la SSP, ce n’est pas que par ego et peur du râteau. L’égo, j’en bien un mais je ne le trouve pas spécialement surdimensionné. Et la peur du râteau, elle est bien moins présente aujourd’hui, je n’irais pas jusqu’à dire qu’elle est quasi nulle, mais presque. Si un homme n’est pas intéressé, je ne le prends plus sur le personnel, il peut avoir plein de raisons, et de toute façon, on ne peut pas plaire à tout le monde, donc no problemo !

    La SSP, ça peut tout simplement être par réserve (je ne parle pas de timidité qui est encore autre chose) voire pudeur. On n’a pas envie d’afficher trop ouvertement et rapidement son intérêt ou son attirance parce que justement, quand on est sincère, ce sont des choses qui vous mettent à nue, et on ne veut pas se livrer trop vite, dévoiler notre personnalité, qui on est. Le résultat peut être le fait de dégager une part d’inaccessibilité comme tu le soulignes, mais ce n’était pas spécialement le but.

    On tombe aussi dans la SSP à cause de  »croyances limitantes » (je ne sais plus dans quel article tu abordais ce point). On se dit qu’un homme n’est pas complètement abruti : des signes d’intérêt aussi discrets soient-ils, il les perçoit et arrive à reconnaître une femme qui n’est pas indifférente à son charme, donc si LUI est intéressé, il fera le 1er pas, s’il ne le fait pas, c’est qu’il ne l’est pas. Eh oui, concrètement, qu’est ce qui l’en empêcherait ? (équation très simpliste qui a longtemps été mienne, maintenant, j’essaie d’y introduire plusieurs variables, dont des inconnues, mais il y a encore du boulot !)

    Alors oui, le grand risque, c’est aussi d’entraîner la lassitude. Mais une  »bonne séductrice slow passive » trouvera toujours une bonne raison de poursuive dans la slow attitude. J’ai connu des hommes qui sont effectivement passés à autre chose rapidement (dans leur tête c’est : 1 mois pour le numéro, 2 mois pour le 1er bisou, à cette allure, je me fais moine ^^), mais j’ai aussi connu des hommes qui ont insisté et pendant longtemps (un qui relançait tous les 2 ou 3 mois pendant plus d’un an et demi, et un autre récemment). D’autres aussi, qui, sans avoir persévéré, ne vous ont pas oublié, et le font savoir quand l’occasion se présente. Alors oui, ils sont moins nombreux que ceux qui se lassent. Mais ça fait réfléchir, ça flatte (beaucoup) et ça conforte dans cette croyance selon laquelle un homme vraiment très intéressé ne court pas contre la montre !

    Et puis autre chose aussi : on se dit qu’on va lasser qui surtout ? Ceux qui enchaînent….et ceux-là, de toute façon, il ne nous intéresse pas.

    Bon, c’est compliqué !

    J’arrête là ma confidence de SSP dans l’âme, sinon ça va tourner au roman ! :)

    • Tu soulignes un point intéressant, on peut, par pudeur, ne pas montrer son intérêt (notamment quand l’intérêt est fort), parce qu’il est sincère. Dans « intérêt », je suis très light : cette personne m’intéresse, j’ai envie de la connaitre. Alors, montrer ça ne me parait pas dangereux. Mais, si l’intérêt pour nous doit être plus fort « il me plait, je le garderai bien à domicile quelques jours », il est certain que le refus sera plus déasagréable, car on aura admis que l’on « craquait » pour l’autre. Je pense qu’il y a une différence de curseur, je « craque » assez peu, mais beaucoup de personnes me plaisent (et, ce fonctionnement me facilite la vie). Ce doit être différent quand on vit les choses autrement… (Autrement dit, ce que tu racontes me questionne).

      Après sur le temps // intérêt…? Suis pas convaincue. Certaines personnes garde un intérêt moyen longtemps. D’autre on un intérêt très rapidement qui s’étiole. D’autres ont des intérêts qui se construisent sur la longueur… Typiquement, pour moi, quand mon intérêt est très fort, il s’étiole très vite si l’autre ne va pas dans mon sens.

      De même, je pense qu’il y a des gars très bien dans ceux qui enchainent… Voir, hyper fidèle en couple. Très perso, mais j’aime les séducteurs, les hommes à femmes… Parce que j’enchaine aussi dans mes périodes creuses.

    • Montrer son intérêt quand on « craque » terriblement pour quelqu’un (pour reprendre ton expression) c’est très  »dangereux », car on est vulnérable, on la coeur qui va sortir des yeux, et c’est toute notre sensibilité et tendresse qui sont dévoilées, parce qu’on ne se contrôle pas, on n’est  »plus » en représentation, on est vidé de notre coquille sociale, c’est notre moi intime qui s’exprime.

      Si un homme plaît moyennement par contre, aucun problème pour manifester des signes d’intérêt et jouer la groupie, la femme fatale, et tous les profils à la fois…mais même dans ces cas, je ne le fais pas trop car je trouve que c’est plus un jeu qu’autre chose. S’il y a une complicité naturelle et que la personne en face est sur la même longueur d’ondes et comprend que c’est un petit numéro pour gentiment l’émoustiller (et lui en fait de même), super, jouons ! Oublions la crise, le réchauffement climatique et le conflit en Crimée ! Charme moi, je te charmerai ! Si en revanche, l’homme en face est incapable de voir la différence entre une femme réellement séduite, une femme pétillante et spirituelle qui le bouscule un peu, et une « allumeuse », alors je vais rester agréablement « semi-passive » ;).

      Pour les gars qui enchainent, je ne leur reproche pas grand’chose au niveau de l’éthique à partir du moment où ils sont clairs dans leurs intentions, et je ne les taxe pas de « mauvaises personnes » (même s’il y a parmi eux de gros goujats, manipulateurs, sans scrupule). Ce que j’aurais plutôt tendance à leur reprocher, c’est le côté « facile » : être titillé par le 1er décolleté pigeonnant !
      A titre d’exemple, il y a pour moi une différence abyssale entre deux « hommes à femmes » comme Casanova et Rudolph Valentino : le 1er est un collectionneur, un  »consommateur », le second est un  »amateur » (et donc  »connaisseur »). L’un a connu un nombre incalculable de femmes, l’autre ne s’est marié que deux fois et a eu relativement peu de conquêtes.

      Peut-être que ce qui te plaît avec les séducteurs, hormis le fait que tu sois toi-même une séductrice (et c’est une simple hypothèse), c’est la possibilité de te démarquer, d’être à ses yeux LA fille spéciale parmi cette foule de donzelles, celle qu’il gardera dans un compartiment à part de sa mémoire ?

      Pour ce qui est de temps/intérêt, oui, tu as raison, il n’y a pas nécessairement de parallèle. Peut-être que je vois les choses ainsi car je pense que lorsqu’on veut vraiment quelque chose, on fait tout pour l’avoir (encore une croyance limitante ?) .

    • Peut-être que ce qui te plaît avec les séducteurs, hormis le fait que tu sois toi-même une séductrice (et c’est une simple hypothèse), c’est la possibilité de te démarquer, d’être à ses yeux LA fille spéciale parmi cette foule de donzelles, celle qu’il gardera dans un compartiment à part de sa mémoire ?

      Haha ! C’est une hypothèse, oui ! Mais, c’est surtout que je suis d’une « nature » très joueuse, que j’ai très longtemps refusé toutes formes d’engagements ou de construction d’histoire. Avec les hommes à femmes ou les séducteurs, je n’avais pas à craindre de les blesser. Nous étions sur le même diapason, mêmes attentes : sexe et interminable séduction. Ils comprennaient mieux que d’autres mon rapport aux hommes et ne cherchaient pas à entrer dans ma vie.

      Après, j’admet bien volontiers avoir ma névrose : j’aime laisser un souvenir très fort auprès des hommes que je cotoie. Mais, qu’ils soient séducteurs ou non, ne changent pas grand chose. L’important, c’est qu’ils ne souffrent pas de ce souvenir là. Les libertins souffrent moins, c’est facilement compatible : inoubliable mais pas avec moi. Pour mes histoires plus sérieuses, je sais que je marque un peu (trop) au fer rouge. C’est mon problème dans les relations humaines, je n’ai peur de rien (infidélité, trahison, souffrance) si ce n’est d’être zappée.

      Peut-être que je vois les choses ainsi car je pense que lorsqu’on veut vraiment quelque chose, on fait tout pour l’avoir (encore une croyance limitante ?) .

      Je ne suis pas sure que ça se joue comme ça. Je sais que plus on galère/ on attend pour une quelque chose, plus sa possession nous parait précieuse. Donc, jouer sur le temps permet d’arriver à ce résultat. Mais du temps pour : le sexe ? (a-t-on envie que le sexe soit vécu comme quelque chose qu’on nous aura soutiré avec le temps et la persévérance ?), les sentiments ? L’engagement ? A nous de vois ce qu’on positionne en trophée pour l’autre.

      Montrer son intérêt quand on « craque » terriblement pour quelqu’un (pour reprendre ton expression) c’est très »dangereux »,

      Je suis d’accord. Chacun se positionne face à cette vulnérabilité. Pour moi (et ce n’est que mon positionnement), je laisse le bouton sentimental profondément enfoncer sur OFF tant que je ne suis pas en relation. Ce qui me permet de garder une séduction ludique, même avec des gens qui pourraient à terme me faire fondre complètement.

      La relation au temps dans la séduction joue sur la future mécanique sentimentale et sexuelle. C’est pour cela qu’elle demande de positionner le « pourquoi on attend ». De comprendre ce qu’on met en place en « attendant » ou pas.

  10. Comme toujours Anashka ton article est formidable ! J’attend avec impatience les techniques de la Femme Fatale, de la pote et de « The One » :)

    • Demain :)

  11. Je me reconnais carrément dans la SSP !
    J’ai vu beaucoup de groupies dans mon entourage et j’ai tellement refusé de devenir comme elles que je fais l’extrême opposé (je pense que c’est pire au final vu que les groupies arrivent quand même à attirer des mecs, pas des VIP mais les autres).

    Et évidemment ça évite les râteaux comme tu l’as dis.
    Et c’est une zone de confort dont il est difficile de se sortir, même si j’ai fait quelques efforts (mais bon j’ai pas trop le temps d’expérimenter en ce moment, après les concours ahah ).

    • Après les concours ;)

      Je pense comme toi, si tu veux te taper (à tout prix) le VIP, à la limite, pour le moment, il vaut mieux être groupie.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Top articles

Rendre l’homme qui vous plaît fou amoureux, même si vous êtes juste une femme «normale»

Récemment, vous avez rencontré un homme qui vous plaît vraiment ?Vous n’avez qu’une envie, c’est qu’il tombe amoureux de vous ?Mais ça vous paraît...

Comment éveiller l’hormone du plaisir chez un homme

Avez-vous déjà vu un homme au casino qui n’arrive pas à s’arrêter de jouer, alors qu’il ne fait que perdre de l’argent ?Pourquoi pensez-vous...

La Femme qui aimait TROP…

Est-ce qu’une femme peut trop aimer un homme ?Laissez-moi répondre très simplement à cette question.Mesurer et comparer l’intensité de votre amour ou de celle...

Ceci le fera rester fou amoureux de vous jusqu’à ses 80 ans ! (et plus !)

Comment savoir si l’homme que vous aimez vous aime vraiment ?Est-ce quand il commence à vous dire « je t’aime » ?Ou quand il commence à vouloir vous...

Ceci ravive FACILEMENT l’intérêt d’un homme…

Première rencontre ou relation mal en point, vous souhaitez raviver l’intérêt d’un homme ? Alors…RÈGLE N°1 : ARRÊTEZ de tout le temps chercher à...

Les hommes ont-ils peur de leurs sentiments ? (Oui, mais voici ce que vous pouvez faire…)

Hello,Je reçois toujours autant de questions à propos d’hommes qui semblent avoir peur de séduire et surtout de s’attacher à des femmes bien…Je sais,...

Les 4 mots que tous les hommes rêvent d’entendre

Un homme est prêt à faire N’IMPORTE QUOI pour une femme s’il sent qu’elle croit VRAIMENT en lui.L’une des façons de caresser le « POINT...