5 bonnes raisons d’être égoïste en Amour

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Egoiste en amour  

L’égoïsme a mauvaise presse aujourd’hui. C’est une insulte qu’il nous arrive de balancer au visage du partenaire. Pourtant, en Amour l’égoïsme est souvent salvateur. Il permet de vivre ses relations sans attentes démesurées et de se protéger des souffrances inutiles.

Vous restez septiques ? Voici cinq bonnes raisons d’être égoïstes en Amour.


Raison 1 : « Je ne souffrirai pas pour toi »

Beaucoup d’entre nous ont réellement souffert par Amour. On donne, on patiente, on comprend, on tolère, on pleure et on croit encore que l’histoire peut reprendre le chemin tranquille du bonheur. Que nenni !

Même quand nous réalisons qu’il ne nous rendra JAMAIS tout ce que nous avons sacrifié sur l’autel de l’Amour, on s’entête. On est allé trop loin. L’Ego et le cœur ne sont plus qu’une bouillie rosâtre.

La souffrance prend fin quand il nous quitte. Nous, nous n’avons pas pu. Trop engagée dans notre délire masochiste. Et, l’on souffre encore.

Au fond, à quoi bon ?

Il n’y a que dans les mauvais téléfilms de l’après-midi que la souffrance attire l’Amour. Dans la réalité, ce sont les sourires, la bonne humeur et la légèreté qui séduisent les hommes (et permettent de les garder).

Être égoïste permet de se protéger des relations perverses. En pensant à SOI d’abord, on posera plus facilement ses limites, on saura refuser une situation douloureuse. Et, finalement, si l’autre ne respecte pas NOS conditions fondamentales (fidélité, communication…), on saura s’en aller.

L’Amour déchirement peut avoir trois causes :

  • Une relation qui ne fonctionne pas : alors, pourquoi rester ?
  • Un partenaire qui nous fait souffrir : alors, pourquoi s’entêter ?
  • Nous, qui percevons la souffrance comme preuve d’Amour : WTF ?

Dans ces trois cas, vous ne le rendrez pas plus heureux ou amoureux en vous sacrifiant à tour de bras. Donc, autant laisser tomber les relations toxiques et rechercher un partenaire avec qui la vie sera douce (pour lui comme pour vous).

Égoïste, certes. Mais salvateur, surtout.


Raison 2 : « Ce que je te donne, c’est de bon cœur »

Depuis toujours nous apprenons qu’il faut aider les autres, être présentes pour eux, les faire passer avant nous, etc. Les plus généreux d’entre nous s’oublient complètement pour leurs proches.

Résultat, ils s’épuisent. D’autant plus qu’on leur rend bien mal leur gentillesse. Ils finissent par se convaincre que « Trop bon, trop con » et se ferment à l’autre, blessés que l’altruisme ne paie pas.

C’est comme ça que naissent les garces et les salops.

Le problème de ces personnes-là, c’est qu’elles ne donnent pas vraiment. Elles prêtent.

Elles attendent, au choix :

  • qu’on reconnaisse leur sens du sacrifice
  • qu’on leur rende ce qu’elles ont donné
  • qu’on les aime pour leurs cadeaux/services.

D’autant plus en couple.

Pourtant le proverbe dit : « Aime les autres comme toi-même ». Ce qui signifie de D’ABORD s’aimer soi, se donner à soi et APRÈS aux autres. Pas le contraire.

En étant égoïste, vous donnez certes moins, mais vous donnez mieux. Les services que vous rendrez vous font plaisir. Vous les assumez complètement et n’attendez pas de l’autre ni qu’il ne vous aime pour ça, ni qu’il ne vous rende ce qu’il a reçu.

Parce que vous savez dire NON, vos OUI sont sincères et gagnent une véritable valeur.


Raison 3 : « Je n’attends rien de toi »

A trop s’occuper des autres, on s’oublie. On fait passer nos besoins APRÈS ceux des autres. Et quand les autres se font passer d’abord, on se sent frustré. Au fond, on attend d’eux qu’ils agissent comme nous. Mais de quel droit ?

Ils ont bien raison de s’occuper en amont de leur bien-être. Ils sont tout de même le personnage principal de leurs vies ! D’ailleurs, ils n’attendent pas de vous tout ce que vous faites pour eux, ils vous aimeront sans ça.

Donner trop, donner pour être aimé, c’est souvent attendre de l’autre un contredon aussi important.
On se sent trahie ou déçue si l’autre ne joue pas le jeu. Les égoïsmes des autres nous touchent plus facilement, on les vit comme un rejet, et pour compenser, on donne encore plus.

Cassons le cercle vicieux de l’altruisme. Pensez à vous et vous attendrez beaucoup moins des autres. Paradoxalement, vous serez moins sensible à leurs manquements et apprécierez beaucoup plus leurs petites attentions.

Comme plus haut : donner de bon cœur (donner-égoiste) ne nous donne pas l’impression de donner, donc nous n’attendons pas de retour.


Raison 4 : « Je ne serais jamais acquise »

Être égoïste, en Amour c’est aussi la capacité à dire :
« Si je suis malheureuse et qu’il n’y a pas de solutions, je m’en irais ».

Bien sûr, être à deux c’est composer avec un autre qui n’est pas nous. Il s’agit de :

  • rester à l’écoute de ses différences
  • s’adapter parfois
  • faire quelques compromis
  • apprendre à communiquer pour remédier aux situations conflictuelles.

Bien sûr, tout cela peut parfois représenter un effort de patience ou de compréhension.

Mais, cet effort se doit de rester un plaisir : celui de la rencontre toujours renouvelée avec une personnalité différente. On apprend constamment, c’est un des bonheurs du couple, à mon sens.

Parfois, nous sommes à aller vers l’autre, à tenter cette rencontre. Et, dans ce cas, la relation peut vite devenir toxique. Nous avons le sentiment de donner beaucoup trop et nous ne nous y retrouvons plus.

Pourquoi s’obstiner ?

Rester malgré un lot considérable de larmes, ce n’est pas de l’Amour, c’est de la lâcheté. Une peur d’admettre qu’il n’y a plus de relation depuis longtemps.

C’est étrange, quand nous mangeons un plat périmé, nous avouons que s’il était bon encore frais, ce n’est plus le cas, et nous le jetons. Dans l’absolu, nous aimons cette recette, mais maintenant, elle n’a plus le goût que nous y cherchons. Pourquoi dans un couple, nous nous forçons à finir notre assiette ?

L’avantage de chercher son bonheur avant tout, c’est que nous le cultivons au sein de la relation. L’autre en profite autant que nous. Et, si la mayonnaise sentimentale ne prend pas, bah … tant pis.

« J’ai envie d’être heureuse avec toi. Je ferais beaucoup de choses pour que ça aille dans ce sens. Mais, si tu ne joues pas le jeu, je préfère être heureuse seule, que malheureuse avec toi. ».

C’est simple, c’est sain.

Le cœur, ça ne se donne pas. Ça vous appartient, à vous seule. En revanche, l’amour/le bonheur que le cœur produit, ça, ça se partage.


Raison 5 : « Je me remettrais de notre rupture »

Les grands cœurs, nous l’avons dit, voient dans la souffrance une preuve d’Amour.

Dans une rupture, nous aurons tendance à laisser la blessure de la rupture s’infecter, pour se prouver que l’on a véritablement aimé. Le deuil sera beaucoup plus long à faire, puisque nous le refusons. Ce serait trahir nos sentiments que de s’en remettre si facilement.

(Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : une rupture, ça pique. Il faut du temps pour la digérer, d’autant plus quand la relation était forte.)

Simplement, ne rajoutons pas de la douleur à la douleur. Le cœur est blessé, nous n’avons pas spécialement envie de faire de nouvelles rencontres, mais nous pouvons faire une multitude de choses qui nous feront du bien : voir des amis, faire du sport, s’organiser un voyage, rire…

Les sentiments que nous portons pour un homme ne se mesurent pas à la douleur qu’il nous fait vivre (pendant ou après la relation).

Il suffit de s’écouter pour le savoir : est-ce que j’aime ce gars ? Oui. Point. Pas besoin de « preuve ».

Les égoïstes auront tendance à trouver dommage une histoire qui s’arrête trop tôt (à leur goût). Cultivant leur bonheur et bien-être, ils poursuivront simplement leur chemin, acceptant avec plus de facilité que l’autre ne soit pas dans la même réalité sentimentale qu’eux.

La souffrance ayant moins macéré, il y aura moins d’aigreur quand une nouvelle relation pointera le bout de son nez.


En bref, être heureux en Amour, c’est simple : il suffit de faire passer son bien-être avant tout. Si l’autre fait de même, il y a de fortes chances pour que la relation soit un agréable chemin de campagne avec les ziozios et le soleil.


Et, vous, pensez-vous que l’égoïsme amoureux soit le secret du bonheur ?

Anashka,
amoureuse du printemps.


78 Commentaires

  1. Bonjour Anashka,

    Je viens de tomber sur ton article. Je trouve ça très intéressant , bravo ! . J’ai fréquenté un homme avec une belle  » intelligence émotionnelle  », sensuelle, toujours la pour m’aider, le sexe était très bon…Il me disait souvent ,  » on est bien ensemble » et qu’il a des  »sentiments forts  » pour moi , et que ce n’est pas seulement pour le sexe ,mais ne peux me dire qu’il m’aime . Il m’a avoué qu’il pourrait aimer 2 femmes en même temps et souhaiterait pouvoir vivre sous le même avec 2 femmes. Il ne veut pas s’engager et m’a souvent dit si tu ne te sens pas bien avec ma pensée, je comprendrai que tu veuilles te retirer et je comprendrai aussi si tu restes et que tu veuilles aller voir ailleurs , je ne t’empêcherai pas. Depuis 3 ans , je le fréquente à environ 1A 2 par semaine ou aux 2 semaines mais plutôt quand lui veut me voir et n’a jamais rencontré ma famille et ni moi . Dernièrement il a rencontré une fille ( sur le site de rencontre  »Tinder » et m’a avoué qu’il devait prendre du recul avec moi, mais n’importe quand je pouvais l’appeler et discuter, car il sera la toujours pour moi. Il m’a avoué  » I will always like you, comme le l’ai toujours fait a chaque fois que nous étions ensemble, you are a super sweet, caring ans loving person… » . Hier il m’a avoué, qu’il avait rencontre quelqu’un et qu’il veut essayer de ne pas regarder ailleurs .. » Je lui ai dit ‘ que j’étais très blessée car il donne une chance à cette nouvelle venue , alors qu’il n’a jamais voulu s’investir avec moi. Je lui ai dit que l’amour se développe lorsque on échange, s’investit , qu’on est des projets… et qu’il faut l’entretenir… .

    En fait , je me rencontre que dans mes relations, je finis toujours par être trompée! et que d’être trop gentille, trop généreuse, trop permissive, trop sensuelle…ne me donne rien à la fin de tout ça ! je crois comprendre que les hommes aiment mieux les femmes qui ont un coté  »Bitch » en elle ou bien l’homme se lasse et veut une nouvelle conquête car c’est naturel de chasser en l’homme… En passant , il est un ex-joueur compulsif mais ne joue plus depuis 5 ans et fréquente 1 à 2 fois par semaine un groupe de  »Gambler Anonyme  » .Qu’en- penses tu de mon commentaire…Merci :)

    • Bonjour Azzura,

      Tu sais, je ne pense pas qu’être gentille, généreuse et permissive soit mauvais. Vous n’étiez pas ensemble, tu n’avais donc aucune raison de faire des crises de jalousie ou ce genre de choses. Selon moi tu as eu le bon comportement. Vous n’étiez tout simplement pas fait « l’un pour l’autre », je pense. Tu sais, il y a des amitiés qui ne seront jamais rien de plus (même dans le sexe !). Et pour tout plein de raisons !!
      Ce n’était tout simplement pas la bonne personne, quand bien même il a donné sa chance à quelqu’un d’autre. Tu trouveras un jour la personne qui te donnera ta chance à toi ! Et ça sera super, j’en suis certaine :)

      Bon courage !

      Nina

  2. Veronique Marois

    Mon mari est égoïste et je le vie tres mal j ai décidé a ce jour d être égoïste comme lui penser a moi et l ignorer la vie est tellement courte j ai beaucoup pensé au suicide mais il n en vaut pas la peine j ai des enfants en priorité cela dure depuis 29 ans ras le bol

  3. Bonjour j’ai besoin d une aide pour comprendre l’attitude de mon ex, cela me touche beaucoup parce qu elle a jamais essayer de me comprendre car pour elle, je suis Le problème. J’aimerais en parler par mail avec toi si c est possible. Mon histoire est trop longue, je ne veux pas l’imposer aux autres. Merci d’avance

  4. Et que faire la raison pour laquelle on souffre est que l’autre est égoïste ? Quitter par respect pour soi même ou devenir égoïste et rester ? Ça ne répond pas à ça.

    • Tout dépend de la situation et de ce que tu préfères. Un article n’a pas pour but de répondre aux « décisions », elles sont TOUJOURS personnelles.
      Mais, tu peux m’en dire plus ?

  5. Il refuse catégoriquement de chercher de l’aide médicale (antidépresseurs) ou psychologique (il pense qu’un psy chercherait à restaurer la confiance en lui qu’il a perdue et qu’il voit rétrospectivement comme un mensonge, et considère son actuel état de dévalorisation comme la première fois de sa vie où il voit « clair » sur l’homme qu’il est vraiment) malgré toutes nos discussions à ce sujet.
    Il me dit qu’il va y arriver tout seul en changeant sa façon de voir les choses, qu’il faut qu’il accepte qu’il n’est pas l’homme qu’il pensait être, qu’il soit humble… En fait il refuse de prendre un peu soin de lui et je pense qu’il épuise peu à peu ses forces. Et s’il n’y arrive pas, le jour où ses forces seront complètement épuisées, il envisage de se foutre en l’air.
    Mais bon, là on s’éloigne du sujet de ton site et je ne veux pas te saouler avec les problèmes psys de mon mec :) Ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas réussi à le convaincre de chercher de l’aide. Alors pour l’instant je colmate les brèches, j’essaie de prendre soin de lui quand il vient me voir, de le masser, de lui faire à manger, de ne pas le saouler quand il n’a pas envie de sexe (le dernier domaine où la dépression semblait ne pas l’avoir touché mais même ça, on est en train de le perdre), d’être légère et douce… Mais je n’y arrive pas tout le temps !

    • Si je te pose des questions, c’est que ça ne m’embète pas. Je n’ai pas de solutions miracle et je ne peux que recommander un suivi psychologique. Quant tu chopes une angine, tu n’as pas de problèmes à voir un docteur. Quant tu chopes une dépression, tu vas voir un spécialiste dans le domaine. Je reconnais qu’il faut parfois un peu de temps pour trouver chaussure à son pied, mais ce sera toujours mieux ça que ce soit TOI qui joue se rôle là (et t’épuise).

      Dans ce que tu dis, tu es très « infirmière ». Tu t’occupes de lui. Quand on est auprès d’un endeuillé ou d’une personne souffrant de dépression, les dons qu’on doit faire doivent toujours permettre le contre-don. Mieux vaut valoriser ce que lui t’offre (pour la confiance en lui et pour que tu souffles un peu) que lui en donner autant.

      Reste, que c’est une situation dans laquelle les proches (dont toi) bricolent comme ils peuvent. Et que c’est déjà pas mal de faire avec ses moyens là.

      Tout ces conseils ne passent pas AVANT ton bien-être. Ici, je suis là pour TOI, pas pour ton compagnon. C’est TOI qui m’a contacté.

      Bref, je reste dispo pour parler tant de toi, de ta relation, de cet homme (ou des fois pour ne rien dire du tout). Il y a des lecteurs avec qui nous échangeons des mois et mois sur la pluie et le beau temps, parce que c’est dont ils ont envie ici. Bref, tout ça pour dire, que ça m’embêterait, je ne serais pas là ^^

  6. On se voit relativement souvent (3-4 fois par semaine), dans la mesure où il a un max d’obligations (en particulier un enfant) mais on n’est pas l’un sur l’autre en permanence.
    Il a glissé petit à petit dans la dépression depuis que je le connais (il était déjà sur la voie du burn-out quand je l’ai rencontré il y a deux ans mais ça allait encore). Je pense que notre relation a précipité les choses pour lui parce qu’elle a provoqué chez lui une énorme culpabilité vis-à-vis de son enfant (ne pas être avec lui quand il est avec moi) et de moi (ne pas pouvoir me donner une relation « normale », car il vit encore avec la mère de l’enfant, bien qu’il en soit séparé… C’est un couple « parental », ce qui ne me dérange pas. D’ailleurs, même s’il avait été encore avec la mère de son enfant, ça ne m’aurait pas dérangé car nous sommes un couple « libre »)…

    • Tout cela vient se rajouter au reste. Qu’est-ce qu’il fait pour se soigner ?

  7. Oui, heureusement, on n’habite pas ensemble et j’ai mes activités et mes amis à moi, et une passion, la danse. Sans ça, je crois que je craquerais.

    • Résultat, vous vous voyez souvent ? Ou tu prends un peu de distance ?
      Est-ce qu’il a glissé petit à petit ou d’un coup ?

  8. Oui il y a de ça. Je n’ai pas pris ma décision mais je me prépare. En tout cas, je commence tout juste à pouvoir l’envisager. Je me suis longtemps dit que j’aurai la force d’attendre des jours meilleurs mais là, je sens mon énergie diminuer…

    • Peu importe ta décision : est-ce que tu as des espaces pour toi, qui te font du bien ? Des moments, lieux où tu peux prendre beaucoup de distance avec cette relation ?

  9. Salut Anashka, bravo pour ce site, je trouve qu’il est plein de bon sens et de conseils sains, pas uniquement en matière de séduction d’ailleurs.
    Je suis on ne peut plus d’accord avec toi sur l’importance d’être égoiste en amour (et dans la vie en général) mais je me pose des questions sur un cas particulier (le mien évidemment) ; comment on fait avec quelqu’un de dépressif ? Parce que mettre tout ça en pratique quand on est dans une relation « sérieuse » et encore pleine d’amour avec quelqu’un qui allait bien quand on l’a rencontré et qui est peu à peu tombé dans la dépression, je trouve que ce n’est pas évident. On peut considérer cette relation comme n’apportant plus beaucoup de bonheur, ne coulant plus de source, mais aimer encore la personne et ne pas vouloir la laisser tomber… Espérer que c’est passager en quelque sorte. Je me demande à quel moment il faut dire qu’on jette l’éponge ?

    • Tu te doutes bien qu’il n’y a pas de réponses toute faite. Je dirais : quand tu en auras marre. quand tu ne regretteras pas de partir. Même si tu n’es pas parfaitement heureuse, que ça te convient pour le moment, tu regreterais de partir trop tôt. En revanche, ne tombe pas dans la peur de le quitter parce qu’il va mal, c’est son histoire, pas la tienne.

    • Évidemment, la peur de le lâcher au moment où il va le plus mal, je l’ai déjà… Je sais que ce n’est pas sain mais c’est difficile de ne pas l’avoir, surtout quand tu sais que la personne a des idées noires et que tu as l’impression que tu es une des seules choses qui la sépare de les mettre en pratique (j’ai passé la semaine dernière pendue au téléphone à essayer de parler à des lignes genre info-suicide, histoire de savoir comment désamorcer le truc s’il l’aborde encore au détour d’une phrase).
      Ce n’est pas toujours facile de reconnaître le moment où une relation nous apporte plus de malheur que de bonheur. J’ai déjà dépassé ce stade depuis quelque temps mais je n’arrive toujours pas à m’empêcher de me souvenir de l’homme qu’il était, à m’empêcher d’espérer qu’il le redevienne un jour… Donc j’essaie de prendre mon mal en patience pour l’instant. Merci en tout cas pour la réponse Anashka.

    • Clairement, ce que tu vis n’est pas facile. Parce que tu espères qu’il revienne, tu espères le retrouver et tu ne te sens pas capable d’abandonner ces espoirs pour le moment. En même temps, la situation au jour J ne te rend pas heureuse. C’est comme si tu culpabilisais de ne pas répondre à l’exigence sociétale de bonheur et continuer encore un peu à te battre. Si c’est « parce qu’il faut être heureux »… oublie ces conneries, le bonheur ne doit pas être un « DEVOIR ». Le jour où tu n’en pourras plus, tu partiras. Tu le sais.

      Note : j’ai déjà choisi un garçon (compliqué) plutôt « qu’être heureuse ». Parce qu’au final, au bonheur certaines personnes préfèrent la liberté, ou l’amour ou la vérité, la justice…

    • Ce n’est pas tant que je veux absolument « être heureuse »… C’est que je souffre de le voir comme ça et aussi, très égoïstement (on retombe dans le sujet de l’article), que j’aspire à une vie légère, enfin autant que possible.
      L’ironie dans tout ça, c’est que j’ai toujours eu du mal à quitter mes mecs, quand bien même j’en avais marre. Trouille d’être seule. Je me suis toujours débrouillée pour que ce soient eux qui s’en aillent quand je n’étais plus amoureuse, en me rendant insupportable principalement. Et là, c’est le premier homme que j’envisage vraiment de quitter « moi-même » tout en l’aimant comme que je n’ai jamais aimé avant. C’est mal fichu la vie ! Mais peut-être que ça veut dire que j’ai grandi (à 33 ans, il serait temps).

    • On dirait que tu te prépares doucement à le quitter (au fond, il est possible que ta décision soit prise). Mais, que tu as besoin de temps pour passer à l’acte (éviter la culpabilisation, être sûre de ta décision). Y’a de ça ?

  10. bonjour anashka, ke te lis régulièrement et tes articles me parlent beaucoup alors merci :) Celui-ci sur l’égoisme je le vis actuellement… je n’arrive pas à me détacher d’une relation pourtant toxique, où je ne suis pas heureuse. J’ai toujours eu tendance à vouloir donner beaucoup, à vouloir être utile à l’autre, pour qu’il m’aime, quitte à m’oublier moi, à ne jamais poser MES limites.
    Ma relation actuelle est un torturé, avec des blessures du passé, n’ayant pas confiance en lui, et actuellement il m’a « écartée » car il est dans une période de limite « dépression » où il se renferme sur lui. Alors moi bien sur je veux l’aider mais il ne veut pas et me rejete… je n’arrive pas à tirer un trait, à être « égoiste » au sens de ton article ! Mais moi aussi je vais tacher de trouver un chemin raisonable pour moi et l’emprunter :)

    • Toute cette énergie que tu donnes à cet homme, comment tu pourrais te l’offrir, pour toi ?
      Tu serais ton propre grand amour, comment tu t’aiderais ? T’aimerais ? Te respecterais ?

      C’est peut-être par là qu’il faut commencer.

    • merci anashka ! si je me respectais, je lui dirais que c’est fini mais je n’y parviens pas, j’ai des sentiments, c’est plus fort que moi. Le coeur a ses raisons que la raison ignore…

    • Non, ce n’est pas plus fort que toi. Tes sentiments sont une partie de toi. Pas évidente à contrôler, mais ils en sont une partie d’un tout qui est toi.
      Donc, avance sur les autres parties, peut-être, le temps que l’incendie amoureux se calme.

  11. Oui Anashka ce que tu écris est plein de bon sens et tellement vrai !! mais malheureusement entre la théorie et la pratique il y a parfois un pont… « le coeur a ses raisons que la raison ignore… » certains ont la chance d être naturellement raisonnable dans leurs affaires sentimentales…

    • C’est loiiiiin d’être mon cas. Simplement, je tente de voir le chemin le plus « raisonnable », je finis par le connaitre et je choisis de l’emprunter ou non. ^^

  12. Je trouve que tu es une personne pleine de bon sens. Ca m’a fait du bien de lire cet article. J’ai l’impression de me faire remonter les bretelles de manière constructive.
    Merci ^_^

    • Merci ^^

      Je dois avouer que je lutte pas mal, dans ma vie IRL, pour suivre le bon sens que j’arrive parfois à mettre dans mes articles. Tu connais le principe : la théorie et la pratique…

  13. Bonjour,
    Habitué aux sites de séduction et de drague je suis tombé ( par chance ) sur votre site. Les articles sont intéressants et permettent de voir ce qui se passe de l’autre côté de la  » rive « … Je trouve le sujet de l’égoïsme en amour fascinant, et très peu abordé par les sites spécialisés en amour et séduction. J’aimerai si vous me le permettez Anashka, solliciter votre avis sur la peur de l’engagement chez une fille. Est ce que ça existe vraiment, sachant que la fille dit avoir des sentiments, mais a peur de se montrer narcissique ?

    Ps: Merci pour votre travail :)

    • Pour ta situation, je ne peux pas te dire précisemment, tu restes très flou.
      Quelle relation avez-vous ? Quel âge ? Qu’est-ce que tu entends par « peur de l’engagement » ?

      Mais, sinon, en général, les femmes sont relativement ressemblantes aux hommes, certaines ne cherchent pas à construire, d’autres oui. Certaines ne veulent pas s’engager, d’autres oui. Je te renvois sur « comment les hommes s’attachent-ils ? », tente de le passer au féminin, tu auras peut-être des pistes de réponses.

      Sinon, bienvenu !

    • Pour être plus précis, je dirai que nous nous connaissons depuis longtemps mais qu’il ne s’est jamais rien passé à part du flirt. Nous avons la vingtaine tous les deux. Après s’être perdus de vue nous nous sommes retrouvé récemment et la relation a repris naturellement. C’est alors que je me rends compte que je suis entrain de m’attacher à cette fille sans que nous ne soyons en couple. Je voulais savoir ce qu’il se passait de son côté, elle m’a répondu qu’elle s’est beaucoup attaché à moi, qu’elle ne voulait pas qu’on arrête de se voir, qu’elle ne voulait pas que je vois d’autres filles,etc.. Mais en même temps elle dit quelle ne veut pas se mettre en couple parce qu’elle a peur des relations « sérieuses » et qu’elle ne souhaite pas s’engager pour l’instant…

  14. De plus, le proverbe « aime les autres comme toi-même » signifie qu’il y a pour moi une égalité entre l’autre et soi-même.

    • Il demande donc de s’aimer en amont, de penser à soi en amont.
      Quand tu es en paix avec toi, donner devient facile. Parce que tu donnes ce qui t’es facile de donner : qui peut représenter beaucoup pour l’autre.

      Dernier exemple : je suis une démonstrative en amitié. J’adore avoir des attentions, petits mots. Ma coloc a l’impression de recevoir beaucoup, moi de donner peu. C’est une passionnée d’écologie, elle a une culture incroyable sur le sujet, elle m’offre un livre ouvert, interactif, pour retrouver un mode de vie sain. Bref, elle prend soin de ma santé. Elle me donne beaucoup. Mais, ça ne lui coute rien.

      Le partage, qui se base sur deux égoismes mutuels permet de ne pas s’épuiser dans le don/sacrifice, de ne pas attendre de l’autre et donc de donner plus et plus longtemps. C’est tout le paradoxe de l’égoisme.

  15. Anashka, tu dois te demander pourquoi je te réponds encore. D’abord, sache que l’égoïsme est « un défaut consistant à tout rapporter à soi-même. » En clair, moi avant tout. Dans ce cas, comment créer une relation, puisque ce qui nous intéresse, c’est soi-même?

    Pour moi, la relation, c’est un échange: on donne ET on reçoit. Toutefois, ce qu’on donne et ce qu’on reçoit (cadeau) peut être négatif et/ou positif, à découvert ou caché; pour l’autre ou moi-même, cela reste quand même de l’échange. Quand à savoir comment transformer un cadeau négatif en cadeau positif, c’est une autre question. Ceux qui ne font que donner s’épuisent, et ce qui ne font que recevoir également. Cela doit être un équilibre.

    Voici le cadeau que tu m’as donné involontairement: la notion d’échange. J’ai hésité avant de t’écrire ceci. D’une part parce que je considérais que ce que je donnais à SUH était supérieur à ce que je recevais. Cela t’aidera peut-être à préciser ma pensée. D’autre part, parce que je pense à un niveau supérieur d’échange, où notre vie est un échange même, bien que cela soit différent de la notion primaire que j’ai exposée. Mais ce n’est pas le sujet.

    J’aimerais donc que tu répondes, car je pense que l’égoïsme (ne penser qu’à soi) est négatif y compris dans sa définition; car nous avons besoin les uns des autres. Notre vie est déjà assez égoïste, sans en rajouter (garce-salaud).

    • Egoisme : moi avant tout. Effectivement. Mais si tu ne le fais pas, qui le fera ? Ta petite amie ? N’est-ce pas lui demander beaucoup par « altruisme » ?

      Être égoiste ne signifie pas « ne pas donner ». Tu donnes simplement ce qui ne te demande pas de gros sacrifices. Un exemple : j’adore cuisiner, c’est une tâche qui ne me coûte rien. Pourtant, quand je suis en couple, mon ami reçoit des gateaux secs, de bons petits plats, voir des tup pour le midi. ça ne me dérange pas, c’est vraiment de bon coeur. Il en va de même pour mes amies, ça ne me dérange pas de leurs offrir un bon repas une fois par semaine.
      Par contre, je reconnais que je n’aime pas recevoir trop de messages ou avoir des discussions par textos. Je ne le ferais pas. Point. Parce que ça m’énerverai et que dans la relation (amicale/amoureuse) ça me pèserai.

      En gros : « tu me prends avec ce que je suis, avec MA manière d’offrir ».

      D’une part parce que je considérais que ce que je donnais à SUH était supérieur à ce que je recevais.

      Si tu n’y trouve pas ton compte, pourquoi venir ? o0
      Je ne cherche pas à plaire à tout le monde. Je ne suis même pas sure de chercher à plaire. Simplement, les personnes qui y trouvent leurs comptes ont le sentiment de recevoir de moi, les autres non. C’est que je ne leur convient pas. Être égoiste, c’est l’admettre et trouver un courant de pensé, un style d’écriture qui te plait plus. Pas te sacrifier pour me remettre dans le droit chemin.

      D’autre part, parce que je pense à un niveau supérieur d’échange, où notre vie est un échange même, bien que cela soit différent de la notion primaire que j’ai exposée. Mais ce n’est pas le sujet.

      L’échange peut se faire sans forcer. Sans donner volontairement.
      Un autre exemple : j’ai rencontré quelqu’un avec un mental d’acier. Je ne lui ai pas demandé de me « donner » une protection. Simplement d’avoir cheminé à ses côtés, m’a appris à acquérir cette qualité-là. Que je travaille encore. Il y a eu échange. Je ne sais pa strop ce qu’il a gagné de moi, mais s’il était à mes côtés, c’est qu’il y trouvait son compte.

      L’égoisme n’empêche pas l’échange, simplement il se situe sans que le don soit « forcé ». On donne ce qui NOUS fait plaisir, donc on le donne de bon coeur.

  16. Merci Anashka pour cet article! Je suis d’accord avec cette idée d’égoïste-altruiste, permettant ainsi l’égalité dans la relation, même si chacun arrive avec son SOI.

    Je pense que l’égoïsme amoureux participe au Bonheur de chaque partenaire, et donc à l’épanouissement de la relation.

    La générosité, la gentillesse dans une relation, c’est important. Mais en effet, « être égoïste » comme tu l’entends Anashka, soit « faire passer son bien-être avant tout » est encore plus important.
    C’est une idée qui étonne, qui peut même choquer, parce que certaines personnes se contentent de la définition très limitée du terme (qui pourtant, développée montre que l’égoïsme est un état bien plus compliqué à expliquer, qu’il n’y parait.)

    Bref, être trop généreuse amène à faire des concessions, à faire passer ses propres envies au second-plan. On voit moins ses amies, on ne peut/veut plus aller à certaines soirées (lorsque ce n’est pas à toutes), on réduit ses activités (de n’importe quel ordre), etc. En somme, on ne vit plus, parce qu’on ne penses plus qu’à l’autre, s’oubliant à son profit.

    Et tôt ou tard, toutes ces concessions créent une accumulation de petites frustrations. On commence à devenir malheureuse, et c’est un état en plus, de nous rendre peu intéressante pour nous, va aussi nous rendre moins intéressante pour l’autre, qui va d’ailleurs commencer à moins faire d’efforts, l’inverse de ce que nous désirons.
    Et pourtant, nous continuons à donner (de façon automatique, chez certaines), tout en devenant de plus en plus frustrées de ne rien recevoir en contre-partie.
    En ce sens, plus nous donnons sans rien en retour, et plus nous devenons tristes, aigries, insatisfaites de ne rien recevoir. L’installation d’un certain cercle vicieux.

    A l’inverse, être égoïste, permet d’être satisfait, donc moins dans la frustration, donc plus épanouie, plus heureuse.
    Finalement, on constate que les personnes égoïstes sont souvent plus agréables à vivre quotidiennement que celles qui « sacrifient » leur vie pour l’autre.

    C’est ce qu’expliquent Criss Evatt et Bruce Feld dans leur livre « Généreux ou égoïstes »: « les gens un peu égoïstes sourient plus, sont souvent contents, et sont même parfois plus à l’écoute de ce que leur partenaire leur dit ».
    Il semblerait donc que cet état d’égoïsme rende une personne plus agréable, donc plus séduisante. Souvent, bien plus que si elle était trop gentille.

    De plus, je pense que se faire passer en premier, montre implicitement l’importance et la valeur qu’on s’accorde. C’est l’estime en soi (combien je me considère comme valable). Et en réaction, l’autre va aussi nous accorder de la valeur, du respect et de l’écoute.

    Cependant, si je sais gérer cet état des choses pendant la relation, je suis moins douée pour la partie 5: « Je me remettrais de notre rupture ».
    Théoriquement, c’est intégré, et je sais comment réagir,mais dans les faits, c’est plus difficile.

    • Pour les ruptures, j’ai expérimenté un nouveau truc récemment. Il a bien marché, mais je ne sais pas encore s’il est généralisable. Il me faudrait un volontaire pour me briser vite-fait le coeur, ainsi, je généralise ma théorie. (En mode, professionnelle jusqu’au bout).

      La première semaine/ quinze jour, la douleur prend tout. Elle prend la tête, elle prend le corps, elle s’installe dans les soirées avec les amis et dans les journées au travail. Comme un sevrage de cigarette (qu’il faut que j’arrête). Associer souffrance-Amour, c’est laisser cet état se péréniser.
      Quant tu gardes ton égoisme en mode « bon, je ne vais pas me laisser bouffer ». Tu finis par avoir juste une petite partie de toi qui cicatrise.

      Pour la métaphore : tu es une maison. Le bureau, il tourne. Le célibat te libère d’ailleurs du temps pour ça. La chambre pas de soucis. La salle de sport au top niveau, car ça défoule bien quand tu viens de rompre. Bref, tu fais de la résilience, tu mets pleins de choses en place pour sortir de l’état de précédent, rapidement, tu es fier de toi, parce que tu avances. Il n’y a qu’une petite pièce qui est fermé quelques temps pour « travaux ». Tu répares le coeur tranquillement. Quitte à te libérer un quart d’heure de temps en temps pour écrire (évacuer le truc), ou ballader, ou écouter de la musique un peu mélancolique.
      Mais tu peux entrer dans la pièce, pour avancer tes travaux et en ressortir pour faire ta vie, qui sera plutôt heureuse.

      Être égoiste, c’est s’accorder le droit d’en chier un peu, dans un coin de nous, le coeur, mais de ne pas mettre en échec le reste de sa vie (surtout si ça roule bien). Je ne sais pas si c’est très clair, ce que j’ai écrit.

      (Le livre dont tu parles, tu me le recommandes ? )

    • Tu m’as fait bien sourire ^^ « Il me faudrait un volontaire, pour me briser vite-fait le coeur, ainsi, je généralise ma théorie. » Professionnelle, jusqu’au bout en effet.

      Je pense que ta théorie (sans avoir à la tester) pourrait s’appliquer à de nombreuses femmes.

      La première semaine/quinze premiers jours, je suis d’accord, il y a cette douleur, cette souffrance qui s’immisce dans toute notre vie. Un peu comme un invité indésirable (ça me fait penser au film « Le Bruit des glaçons » avec Albert Dupontel et Jean Dujardin. Où il est question d’un homme qui reçoit la visite de son cancer. Celui-ci en arrivant, lui dit « Bonjour, je suis votre cancer. Je me suis dis que ce serait peut-être pas mal de faire un petit peu connaissances… ») Pour moi, cette douleur, c’est un peu comme ça, que je la vois. (D’ailleurs, en parlant de cancer, je suis de tout coeur avec toi, pour ton sevrage de cigarette ;)

      Et je comprends ce que tu veux dire, lorsque tu écris cette idée d’association entre souffrance et Amour. Pendant longtemps, au moment d’une relation ou ensuite, je me disais que j’étais amoureuse puisque je souffrais et qu’il ne pouvait en être autrement. Aimer, c’était souffrir. Parce qu’on n’avait rien sans rien, et qu’il fallait mériter les sentiments de l’autre. Et, à a fin de la relation, il me paraissait normal d’être en pleurs toute la journée et de ne rien vouloir faire d’autre (le conditionnement des comédies romantiques étaient passé par là, je me devais d’avoir cette période pyjama-pot de glace – musique triste à gogo).

      Tu es parfaitement claire dans tes écrits, et d’ailleurs, je trouve la métaphore de la maison, très belle. C’est exactement ça. Je vais garder cette idée, et je la testerais réellement le moment venue.
      Il faut s’octroyer d’aller mal, de souffrir, mais sans pourtant laisser couler tout le bateau.

      Pour ce qui est du livre « Généreux ou Egoïstes? », je l’ai lu il y a un ou deux ans, , mais j’avais noter certains passages. D’ailleurs, d’en avoir parler hier, m’a donné envie de le commander, pour le posséder vraiment chez moi. Il commence par un test de 30 questions. Alors à ta question, est-ce que je te le recommande, je te répondrais oui! Je pense que ça peut être intéressant. Et puis, tu pourra toujours me donner ton avis :)

    • Disons que mes histoires ne sont jamais complètement déliées de mon travail, j’observe ce que je vis, je tente d’y trouver du sens. Et, si j’arrive à traverser certaines choses simplement, c’est peut-être que ça peut marcher. Je ne détient pas LA vérité, c’est clair. Mais quoi de mieux que se cogner un peu à la vie pour découvrir des choses sur elle ?

      J’aime beaucoup l’image du « bruit des glaçons ». « Salut, je suis ton cauchemars amoureux, et je vais m’installer ». (D’abord, je finis de me sevrer des nombreux trucs que j’arrête et après la clope, c’est le plus dur pour moi, je veux d’abord tester ma volonté sur d’autres choses, comme la viande et poisson).

      Parce qu’on n’avait rien sans rien, et qu’il fallait mériter les sentiments de l’autre

      L’Amour n’est pas un lieu de justice. Il faut parfois beaucoup de temps pour l’intégrer. On a tendance à penser à la méritocratie amoureuse. Plus je fais des choses, plus j’ai un résultat. Avec notre mode de vie, ce conditionnement est à peine étonnant.

      Ok, je note pour le bouquin. J’en ai un paquet qui attendent sur ma table de chevet, mais il sera dans mes prochaines courses.
      Si je peux t’en recommander « Libre, imparfait, heureux » et « je ne souffrirai plus par amour ».

    • C’est ce qui fait la richesse de tes articles, de tes conseils. A partir de ton propre vécu, en ressort forcèment des choses. Tirer des leçons, trouver des solutions fasse à un problème, à un échec (pour peu qu’on sache se remettre en question et tirer partie de ce que l’on vit), permet toujours d’avancer. Et je suis bien d’accord avec toi, « se cogner à la vie ne fait pas de mal, pour en apprendre davantage ».

      Merci pour les livres que tu me recommandes, j’ai commandé le 2ème et le premier devrait suivre :)

    • Tu me diras ce que tu en penses ^^

    • Lorsque je dis « je pense que ta théorie (sans avoir à la tester) pourrait s’appliquer à de nombreuses femmes », j’entends par là, que même si je ne l’ai pas encore testé, je pense qu’elle est valide.

    • J’ai bien compris. En fait, souvent, il faut aller au plus cohérent, impliquant la souffrance minimum.

  17. Très bon article !

    Je pense par contre qu’il peut s’appliquer à tous les domaines de la vie. Je suis (ou était, je ne sais plus trop) en passe de devenir une garce mais après moult réflexion, j’ai juste décidé de devenir égoïste pour limiter les dégâts.

    Je dois avouer que je me porte bien mieux depuis que j’arrive à dire non, à partir quand je sens qu’une relation ne m’apporte (plus) rien et encore mieux depuis que je n’ai plus tendance à attendre quoi que ce soit de la part d’autrui (c’est le plus dur je pense mais j’y travaille !). C’est vraiment LIBERATEUR.

    • C’est génial si tu ne passes pas par la case « garce ». Souvent, après des périodes d' »altruisme » un peu trop intense, pour rééquilibrer la balance, on peut avoir une tendance à la vengeance… Puis, vient le moment où on trouve un statu quo, comme d’écrit dans cet article.
      Reste qu’il représente un certain idéal qui demande d’être TRES à l’écoute de soi, d’avoir confiance en ses choix, de se respecter… Mais y tendre, c’est déjà s’assurer de beaucoup plus de bien-être.

    • C’est vrai : ça demande des efforts mais ça en vaut la peine. Je ne te cacherais pas que je fais des rechutes de haine généralisée mais j’essaie de gérer ça et je pense que ça porte ses fruits pour le moment.

    • Qu’est-ce que tu entends par « des rechutes de haine généralisée » ?
      Comment tu les canalises ?

  18. (suite de mon commentaire au dessus posté trop vite :-()…tendance à oublier ce léger détail. Il faut vraiment avoir une vie équilibrée et se battre pour la maintenir pour ne pas tomber dans le travers qui consiste à vouloir aliéner l’autre (j’atttends tt de lui, du cup, je lui suis entièrement acquise…): en tt cas, ds mon cas, c comme ça!!!
    Bisouus

    • Être aliéner par un autre arrive vite, à chaque fois ça demande beaucoup de prudence dans les débuts de relations…

      Quand tu dis que c’est ton cas, tu veux dire que tu es facilement obsédée par un mec ?

  19. Coucou Amoureuse du Printemps!! Comme d’hab, merci pour cet article qui nous fait réfléchir concrètement à l’Amour avec un pt de vue introuvable ailleurs! Mais voilà: je trouve le mot « égoiste » super culpabilisant…. parce qu’en fait il s’agit juste de rappeler de temps à au tre à l’autre qu’on est un individu avant d’être un couple ou qu’on est un couple mais aussi un individu…..j’ai remarqué que qd on aime on a tend

    • Le choix du mot est un peu de la provocation. Un peu.
      J’avais lu un livre de dev perso, que je n’ai plus en tête, qui soulignait justement la connotation négative du mot « égoïste », alors que c’est relativement salvateur. Si tu as un mot plus doux à partagé, je suis preneuse.

      Mais pour moi : se faire passer avant, soi et ses besoins/envies, c’est de l’égoisme, mais ce n’est pas « mal ».

    • Oui oui c’est vrai!! Ben me viennent en tête des expressions genre « s’affirmer ds le couple » « les limites de soi en amour » « penser à soi en couple » … j’avoue c’est un peu nul… Egoïste c’est bien finalement ;-))

      Pr répondre à ton autre comm sur l’aliénation (« tu veux dire que tu es facilement obsédée par un mec? »= ta question); en fait, j’ai élargi l’amour à ttes formes d’amour (peux pas vraiment témoigner ds une relation homme-femme sniiiiif) et, oui, dans ma relation avec mes parents, ma mère, en particulier, mon ex-meilleure amie, j’ai eu tendance à être complètement aliénée par l’autre, à m’oublier ….. J’ai mal commencé ma vie émotionnelle et c’est pour ça que maintenant je réapprends à aimer en laissant une gde place à « l’égoïsme » ds mon amour. Bon, ok, je comprends aussi depuis encore plus récemment que ds une relation vraie et profonde il y a tjs un peu d’aliénation mais un peu seulement
      Bisouuus

    • J’ai eue pendant longtemps des relations très fortes et exclusives. Fusionnelle. Finalement « aliénante ». (J’aime ce mot, mêe s’il est très fort). En agrandissant mon lifestyle et mon cercle social, j’ai pu prendre de la distance dans mes différentes relations et gagner en égoïsme. Je préfère faire simple : quelle est la solution la plus agréable pour prendre de la distance dans mes relations ? En avoir d’autres.

    • La danse :-)

    • Oui c’est vrai en avoir d’autres, élargir son cercle d’amis… Mon équilibre de vie est aussi fondé sur une passion que je vis le plus à fond possible. Et j’y trouve aussi ce que les relations avec les autres ne peuvent pas m’apporter. En gros, aimer tous les aspects de sa vie pour ne pas surinvestir l’un d’entre eux. Je suis d’ac Anashka :-))

    • Quelle passion, si ce n’est pas indiscret ?

  20. Dans cet article, comme dans d’autres, il y a souvent la notion de sacrifice par amour qui revient.

    Comme si aimer c’était devoir se sacrifier pour l’autre. Certes on peut faire don de sa personne à un moment donné ou pendant un temps. Mais ça ne signifie pas ce sacrifier.
    Après l’heure du sacrifice, vient l’heure de la rétribution où justement… rien ne vient en retour…

    C’est la conception de l’amour qui est a revoir pour beaucoup d’entre nous :

    Savoir donner sans attendre de retour (dans la limite du concevable bien entendu, que ce soit pour le don mais aussi le retour).
    Savoir qu’Aimer ce n’est pas se sacrifier.
    Savoir qu’Aimer ce n’est pas subir et souffrir.
    Savoir que la seule personne avec qui nous partagerons notre vie, c’est nous et pas lui/elle.

    Revoir ces notions et les changer en des comportement plus sains pour nous (ce que tu appelles égoïsme) pour ne plus (ou moins en tout cas) souffrir.

    Mais ces changements sont difficilement perçu ou accepté par un bon nombre de personnes, qui justement, ont une conception de l’amour archaïque ou faussée par leurs expériences passées douloureuses.

    Le chemin du repentir est encore long.

    • Archaïque ou perpétué par : les films, les médias, les fifty shade, les Marc Levi et autre inconscient de l’Amour.
      On annonce à la femme que « LA » réussite passe par l’Amour, par le couple (alors que certains couples sont des échecs), de mettre la pression sur ça est peut-être le meilleur moyen de la détourner du monde politique/professionnel… Je ne pense pas le mode de fonctionnement « sacrificiel » archaïque, je le pense conditionné.

  21. Très intéressant et vrai. C’est toujours lorsqu’on se sent bien avec soi-même et lorsqu’on sait s’écouter que l’on se sent bien, donc plus sûr de nous et avec les autres!
    Selon moi c’est important de s’écouter.. Car c’est là qu’on se tient mieux et qu’on devient plus patient, tolérant, etc.
    Même si ce n’est pas toujours facile ;)

    • Il devient urgent que je fasse un article sur la confiance en soi, je le laisse trainer depuis trop longtemps. Il y aura de bonnes pistes pour apprendre à s’écouter.

  22. Aaah la naissance de la garce. Ca me rappelle de drôles de souvenirs ^^

    • Moi aussi. ^^

      heureusement vient le moment où on change ^^

  23. En un mot, en guise de réponse à ta question: ouaip ^^.

  24. J’pense qu’il faut pas confondre l’égoïsme, « trait de caractère, attitude d’une personne dont les actions ou les idées sont uniquement orientées par ses propres intérêts, sans prendre en compte les nécessités d’autrui. » (merci wiki), et ce que tu décris là, qui consiste « simplement » à savoir prendre soin de soi et se préserver :)

    Sinon, je suis d’accord avec ce que tu racontes :p

    • Mon père et mon frêre ont toujours eu un grand débat sur l’égoïsme. Ils se traitaient réciproquement d’égoistes.
      Ils sont tombés d’accord sur une définition qu’ils se sont réciproquement balancés « Est égoiste celui qui ne pense pas à MOI ».
      Finalement, outre le fait tel père-tel fils et qu’ils se reprochaient réciproquement de ne pas avoir assez de temps l’un pour l’autre, je trouve cette définition plus juste que wiki.

      Les nécessités d’autrui ? Lesquelles ? Si l’autre en est garant, de ces nécessités-là, il ne se laissera pas piégé par quelqu’un qui pensera d’abord à ses propres intérêts. Mais, ce n’est valable que dans les relations d’égal à égal. Si on te confie des responsabilités (patronat), tu es garant du bien-être des personnes dont tu es responsables (salaires, plages horaires, vacances). Sinon, tu n’es pas égoïste, tu fais mal ton travail.

      Je viens de me lever, je ne suis pas sûre d’être très très claire. Dans l’idée, dans une relation d’égal, on est amené à être un égoiste-altruiste, car c’est de cette manière que les relations se passent au mieux (et qu’on a une image de soi agréable). Dans les relations d’autorité, celui qui a l’autorité est garant que l’égoisme de la personne qu’il gère soit respecté. En gros, plus tu montes en hiérarchie, moins normalement, tu peux penser à toi. Il s’agit sans cesse de trouver un statu quo entre les différentes individualités.

      Pour ça, que je n’aimerais pas être présidente.

    • J’adore ta définition de l’égoïsme, elle est terriblement parlante!

  25. Bingo !! en plein dans le mille, Anashka !!
    Si j’avais été moins altruiste, je me serais sûrement pas crashé en plein vol.

    C’est sûr que l’équilibre est difficile à trouver mais un peu d’égoïsme dans une relation, c’est quand même mieux pour tout le monde, ça évite de mettre tous les oeufs dans le même panier et donc de faire reposer son bonheur sur la seule relation et ça met moins de pression sur l’autre.

    Par contre, faut faire attention de ne pas aller trop loin dans l’autre sens, ce que tu soulignes très bien dans « être à deux c’est composer ».

    • Disons que en pensant pas la case « SOI » composer n’est plus un poid. On entre dans le couple, dans la relation en sachant que l’autre est avec son « SOI » que l’on est pas identique et qu’il va falloir composer. On découvrira les petits défauts, les petits trucs qui nous gènent et ça ouvrira ua dialogue. Je pense que c’est la même en amitié ou en amour. Ma coloc, pour l’exemple, me découvre très « maman » quand elle est malade, mais très tête en l’air au quotidien. Moi, je la découvre sentimentalement distante. Chacune nous progressons ensemble sur des choses que nous voulions travailler et l’autre est le regard bienveillant de cette progression.

      Composer, c’est souvent dire « Bon tu es comme ça, OK. Je t’aime avec ça. En revanche ce comportement, moi, il me touche. Comment on peut faire pour être à l’aise toutes les deux avec ça ? »

  26. Ca a été mes découvertes lors de mes 4 années de re construction. J’étais très sûre de moi et très ferme dans ces idées-là, je les appliquais même. Mais une fois en relation, je trouve que c’est très dur de conserver le brin d’égoisme nécessaire, je l’oublie très vite et ça me tend. Pourtant, l’aspect théorique est bien rôdé.

    • Je pense que c’est plus facile de se retrouver, soi et ses envies, si l’on prend des véritables moment pour soi. Deux ou trois jours, que pour nous de temps en temps. ça permet de ne pas se perdre de vu et ça fait du bien. Mais, peut-être que ce fonctionnement ne convient pas à tout le monde.

    • Le problème c’est quand on a envie d’être collé à l’autre, dur dur l’égoisme! Un petit article sur la peur panique de l’abandon? :D

  27. Article trés intéressant, qui fait réflechir sur le fait qu’avant d’attendre que les autres fassent pour nous, ou que nous nous fassions pour eux, il faut d’abord faire pour nous.

    Yep je pense que dans l’amour comme dans la vie, il faut une part d’égoisme pour réussir a vivre sa vie (amoureuse).

    bon j’ai du retard a rattraper, ça fait un moment que je suis pas venue dans le coins^^

    • Je pense que beaucoup d’entre-nous attende une espèce de fusion avec l’autre (les psychologue parleront de retrouver le lien primaire avec la mère). Souvent qu’en nous faisons beaucoup pour les autres nous attendons tout autant. Nous ne le demandons pas, nous l’espérons. C’est rare que les grands altruistes ne ressentent pas une frustration à ne pas recevoir en retour. Sauf, s’ils sont passés par une phase recentré sur soi, où ils l’ont fait pour le plaisir. Il peut arriver que le plaisir d’offrir soit véritablement grand et qu’ils ne le fassent plus que par « égoisme ».

      Sinon, tu vas comment ?

    • Des hauts et des bas, mais sinon je vai bien, toujours entrain de me chercher^^

      Et toi?

    • Beaucoup de travail. Mais, beaucoup d’apprentissages aussi. ^^

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