Pour ou contre le « mec Kleenex » ?

Par 15 Sep 2013 41 Commentaires

pour ou contre le mec kleenex
Le « mec kleenex » c’est celui juste après une rupture douloureuse. Jouant le rôle de « petit ami de remplacement », il a comme fonction première de réparer notre cœur brisé.

Généralement, on se sent bien avec lui, on l’aime bien, mais on en est pas vraiment amoureuse.
On aperçoit déjà les questions éthiques que posent ce type de relation.

Alors, pour ou contre le mec kleenex ?
La réponse ici.

Enjoy.

 

Les POUR

Le retour à la sexualité

La sexualité en couple est TOUJOURS plus satisfaisante qu’avec un coup d’un soir.

Certes, après une rupture douloureuses, on peut vivre des ONS (One Night Stand), mais c’est rapidement lassant.

Le corps (masculin comme féminin) est complexe. Il demande le temps de la découverte et de la confiance pour s’exprimer pleinement.

L’avantage d’un « mec Kleenex » c’est que la relation s’inscrit dans du plus long terme libérant le temps nécessaire à la connaissance du plaisir de l’autre.

Évitement de la solitude

Une rupture, c’est une double douleur :

  • celle du travail de deuil (deuil des illusions sur un possible futur, deuil de l’histoire passée, deuil de la relation)
  • celle de la confrontation à la solitude.

Il y a des solitudes que l’on choisit, pour se retrouver avec soi. Mais, quand elle est subit, elle est toujours violente. Et, après une rupture, l’absence de l’autre vient y donner relief. Ajoutons à cela que certaines relations nous coupent un peu du monde extérieur (nos amis, notamment) et qu’il faudra du temps pour remettre en place la dynamique sociale.

Le « mec Kleenex » comble l’espace. Avec lui, nous partageons quelques sorties auxquelles nous ne nous rendrions pas seules. Il peut nous présenter un autre réseau social (ces amis). Et, par sa seule présence, nous sommes déjà moins seule. Il règle en grosse partie le problème de la solitude objective.

Par sa tendresse, il fait perdre un peu du relief de l’absent. C’est alors la solitude subjective qui s’en trouve diminuée.

Re-narcissisation

Souvent, une rupture, un OI, met à mal l’Ego. Facile de ne pas se sentir « aimable », de se trouver « nulle », « non-désirable »… Nous passons avec aisance tous nos défauts à la loupe grossissante.

Le « mec Kleenex » nous rassure par son désir, par sa tendresse, par sa volonté à construire avec nous. Oui, nous plaisons encore. Et pas qu’un peu !

Une concentration sur le moment T

Seule dans notre douleur amoureuse, nous nous remémorons à l’écœurement les beaux moments perdus. Les souvenirs (heureux) nous envahissent et nous idéalisons ce que nous n’avons plus. Nous sommes entièrement tournées vers le passé.

Un « mec Kleenex » arrive avec sa cacophonie de personnalité, de problématiques, de passions, de points de vue. Il nous demande une concentration sur le temps T, d’être avec lui, dans l’instant présent.

Alors, passent au second plan les souvenirs douloureux aux profits de pensées concrètes sur le « ici et maintenant ».

Le confort du couple

  • Il existe des personnes qui aiment l’Amour (et son déferlement sentimental).
  • Il existe des personnes qui aiment le couple et la construction qu’il promet.
  • Il y a des personnes n’aimant ni l’un, ni l’autre qui tombe amoureuse tout de même de CE gars ou CETTE fille.
  • Et, il y a des personnes qui aiment les trois.

Avec une relation Kleenex, nous avons le cœur trop lourd pour tomber amoureuse (même si le gars nous plaît) ou pour simuler l’Amour (on a beau s’auto-convaincre, ça ne tient pas longtemps).

En revanche, les habitudes du couple peuvent avoir leurs places. Et l’on retrouve avec plaisir ces petites choses que l’on aime partager à deux : l’intimité, la complicité, la confiance…

Rendre jaloux l’Ex

Non, ce n’est pas bien. Non, ce n’est pas éthique. Et non, ça ne marche pas (toujours) de rendre jaloux son Ex avec un nouveau gars.

Mais, il y a parfois un plaisir sadique à le faire, alors je le note.

 

Les CONTRE

Et l’éthique ?

Prendre un « mec kleenex », ce n’est pas « éthique ». Il pourrait tomber amoureux avec d’autant plus de facilité que nous sommes distantes, capricieuses, jamais acquises…
Nous savons que nous pouvons lui briser le cœur. Et, d’autant plus si nous simulons l’Amour. Et c’est toujours extrêmement désagréable de blesser quelqu’un à qui nous nous attachons.

Il y a cependant deux exceptions :

  • Si le mec en question SAIT très bien quel rôle il joue (celui de consolateur) et surtout quel rôle il ne jouera pas (celui d’un mec aimé) et qu’il en accepte les conditions. Là, ça devient son problème, plus le nôtre.
  • Si nous sommes réciproquement une « nana Kleenex »

Un engagement sincère ?

En se mettant en couple avec un mec Kleenex, nous nous engageons mutuellement. Nous prenons alors les codes habituels du couple : fidélité, présence, tendresse….

Mais, si nous ne sommes pas amoureuses, très vite cet engagement nous étouffera. Il faudra rendre des comptes, ne pas se laisser séduire par un autre, rester présente que nous n’aimons pas…

En couple amoureux, il y a certes des compromis à faire, mais avec les sentiments, ils se présentent comme évidents et simples (je pense à la fidélité, pour les personnes monogame, notamment). Mais sans Amour, ces mêmes compromis peuvent devenir pesant (rester auprès de ce gars qui est malade, plutôt que d’aller voir DubFX en concert).

Un sentiment d’imposture

Imaginons que notre « mec Kleenex » nous aime un peu, qu’il nous couvre d’attentions, de mots doux, qu’il nous présente à ses potes (et pourquoi pas ses parents), que par sa tendresse l’histoire se construise de plus en plus… mais que notre cœur est encore ailleurs.

Nous voilà prise au piège !

  • D’une part nous sommes dans une relation satisfaisante qui, sans nous transporter, nous fait du bien.
  • D’autre part, nous ne nous y sentons pas vraiment à notre place

Mais n’ayant pas d’alternative (un autre mec, une autre histoire) pour fuir, et ayant peur de blesser notre « mec Kleenex » en lui faisant le réel état de nos sentiments, nous nous enlisons dans cet état d’imposture et nous suffoquons. (Et si l’Ex revient avec grandes déclarations et promesses, c’est foutu).

Une fuite de la solitude

La solitude c’est pénible, voir carrément douloureux.
Pourtant, fuir la solitude, nous empêche de nous y confronter, d’apprendre à vivre par nous-même, pour nous-même. Nous laissons grandir la peur de l’isolement, jusqu’à ce quelle devienne impossible à affronter.

Peut-être serait-il intéressant de s’y confronter au moins une fois ?

Je ne dis pas que ce sera facile, surtout au début. Mais, nous finirons bien par y trouver un équilibre, par se construire un réseau, par reprendre ces passions qui nous attendent, ou par gagner en compétence dans notre milieu professionnel.

Autrement dit, nous pouvons construire, seule, notre bonheur.

Et, demain ce ne sera pas pour fuir la solitude que nous construirons avec Jules, mais pour le plaisir de partager NOTRE univers.

Un empiétement de temps sur d’autres projets

Je l’ai sous-entendu dans la partie précédente. Le célibat, c’est du temps et de la liberté. C’est un bon moyen de se retrouver : soi, ses attentes, ses désirs.

Avec un « mec Kleenex », nous tuons le temps. Certes, nous tuons l’ennui, mais nous tuons aussi la force créatrice dont il peut être porteur.

Par Amour, se mettre un peu de côté, laisser en suspend quelques projets… pourquoi pas ? Nous sommes tellement heureuse ! Mais pour un « mec Kleenex » n’est-ce pas un peu dommage ?

 

Un FuckFriend en Kleenex ?

Lucrèce était un philosophe antique, il défendait les amours plurielles et le libertinage. « Fuir l’Amour, n’est point se priver des joies de Venus, c’est au contraire de jouir sans payer de rançon », disait-il. Car, dans la luxure, dans le plaisir l’on peut oublier l’être aimé (l’objet de convoitise).

Au terme FF (Fuck Friend), je préfère le terme « Amant ». Un Fuck Friend est – a priori– un ami avec qui l’on s’envoie en l’air. Mais les sentiments sont rangés dans la plus platonique amitié.

Force est de constater que les relations charnelles qui se poursuivent sont toujours plus complexes. Il y a quelque chose de l’ordre du sentiment qui passe : le désir ne peut pas être dénudé de certaines émotions ! Et l’orgasme s’accompagne d’hormones de tendresse.

Donc, il y a quelque chose de l’Amour qui existe, sans que ça n’en soit vraiment. Et surtout, sans que la question de l’engagement se pose.

La relation se construit dans des limites floues, mystérieuses, qui permettent de rêvasser à un Amour passé sans blesser personne et pourtant, d’aimer un peu quelqu’un qui nous échappe.

L’avantage, à mon sens, c’est qu’il n’y a nulle promesse, nul engagement et donc nul risque de trahison. De la déception peut-être, si l’un des deux désire une autre forme de relation et pas l’autre. Encore que… (La question des amants est plus vaste qu’un simple paragraphe, il faudra que j’y revienne.)

L’autre avantage, c’est que l’amant n’empêche pas la confrontation avec notre solitude et le cheminement qu’elle offre. Peut-être est-ce une alternative au « mec Kleenex » ?

 

Stupéfaction personnelle

En écrivant cet article, je suis tombée, sur un site qui propose des « mecs pansements ». (WTF?!) C’est ici : www.hommepansement.com/ . Je ne sais pas quoi en penser. Je reste stupéfaite. Commercialement, c’est intéressant. Personnellement, amoureusement parlant… je ne sais pas.
(Au moins, les garçons sont consentants à entrer dans ce type de relation).

Pour conclure, je rappellerai que nous parlons de mec Kleenex, mais que nous pouvons nous-même devenir une « fille kleenex ». Bien que le site ci-dessous ne propose que la version masculine du Kleenex, ce qui me stupéfait encore plus.

 

Et vous, êtes-vous pour ou contre le mec kleenex ? Que pensez-vous de ce site de rencontre ?

Anashka,
Le kleenex sera la suivante
Pour me suivre sur FB, c’est ici

 


Récupérer votre Homme en 1 Semaine

Ce bestseller propose une méthode pour récupérer votre homme en une semaine : Une méthode infaillible qui vous mettra dans ses bras très bientôt

> Découvrez Récupérer votre Homme en 1 Semaine



Commentaires (41)
  • Hannibal | 15 septembre 2013

    Pour le respect et la dignité de l’homme et en regard du nom du site et de son « éthique », j’ai juste envie de dire : NON aux hommes Kleenex (et aux femmes aussi).

    Un peu de respect pour eux et pour vous. Oui c’est facile et ça fait du bien l’homme Kleenex, mais seulement à court terme et en apparence.

    Car quand viendra l’heure de la « rupture » avec cet homme Kleenex, il faudra à la fois gérer cette « rupture » mais aussi gérer la rupture ultérieure dont vous ne vous êtes pas occupée et que vous allez vous reprendre en pleine gueule.

    Alors un peu de courage, faites le boulot avant de penser à trouver un nouveau bouche trou.

    • croquante | 15 septembre 2013

      « Car quand viendra l’heure de la « rupture » avec cet homme Kleenex, il faudra à la fois gérer cette « rupture » mais aussi gérer la rupture ultérieure dont vous ne vous êtes pas occupée et que vous allez vous reprendre en pleine gueule. »

      Oui c’est une logique sans fin.

    • bucolique | 16 septembre 2013

      Entièrement d’accord. Avoir un mec (ou une femme) kleenex, c’est juste repousser le moment où l’on va devoir faire le deuil de la rupture. Cette période de célibat est aussi essentielle pour se retrouver et se reconstruire, pcq en général si il y a eu rupture c’est qu’on ne pouvait pas/plus être totalement soi-même dans la relation. Le « bof » en attendant « mieux », j’y crois pas. Vive la patience, et vive les belles relations, simples et sincères.

      • Anashka | 17 septembre 2013

        Et que penses-tu de l’amant kleenex …? A t’il pour toi sa place dans la période de célibat ?

    • bucolique | 16 septembre 2013

      Entièrement d’accord. Avoir un mec (ou une femme) kleenex, c’est juste repousser le moment où l’on va devoir faire le deuil de la rupture. Cette période de célibat est aussi essentielle pour se retrouver et se reconstruire, pcq en général si il y a eu rupture c’est qu’on ne pouvait pas/plus être totalement soi-même dans la relation. Le « bof » en attendant « mieux », j’y crois pas. Vive la patience, et vive les belles relations, simples et sincères.

      **je reposte ici car je me suis trompée d’interlocuteur en dessous, Anahska peux tu effacer mon premier message ? Merci

      • Anashka | 17 septembre 2013

        Argh, j’ai répondu au précédent… ça va tout confusionné (oui, c’est un mot français, si si). Ca te gène si je laisse les deux ?

    • Anashka | 17 septembre 2013

      Le terme n’est pas joli, il y a celui de « mec » ou « nana » de transition. Je pense que les personnes qui volontairement vers un « mec de transition »/ »mec Kleenex » sont rares. Beaucoup pensent simplement s’attacher à une nouvelle personne, avec moins d’intensité que la précédente mais espère sincèrement construire un truc. Ce n’est que la relation entamée que la dissonance apparaît… Il ne s’agit pas réellement d’un « bouche-trou ». Donc, je ne lancerais pas la première pierre.

      Je n’ai pas souligné cette nuance dans mon article, mais je la pense vraie.

      Reste que la question du double deuil se pose et qu’il y aura une espace de flou qui entourera la tristesse de la personne…

      • bucolique | 18 septembre 2013

        Pas grave pour les 2 posts, c’est surtout pour toi et le bon ordre de ton site.

        Oui oui, c’est vrai, c’est rare de choisir que l’homme/la femme en question sera une transition. C’est d’ailleurs cela qui me dérange, le choix conscient de prendre quelqu’un en « CDD » (terme à la mode chez les djeun’s apparemment… non pas que je sois une vieille, mais bon, j’ai plus 17 ans) tout en sachant qu’il n’y aura pas de « CDI » derrière. Je trouve ce côté consumériste très dérangeant.

        Et effectivement, cela implique de toutes façons un double deuil.

        En ce qui me concerne, les relations arrivées trop tôt après une rupture n’ont fait que transférer mon amour sur le nouveau, ce qui n’a bien sûr jamais conduit à une nouvelle relation épanouissante. Maintenant je prends mon temps, pour être « neuve » dans une relation.

        Après, on peut argumenter le fait de se « rééduquer » à l’amour, ou d’aider l’esprit à passer à autre chose en utilisant le corps, les nouvelles odeurs, sensations… A chacun de voir pour soi. En ce qui me concerne, ce qui me fait frémir dans une relation c’est justement le côté exceptionnel de la chose, le fait de ne pas mélanger son corps au premier venu, mais de soigneusement le connaître, pour faire monter l’envie. Se déséduquer de son ancien/ne amoureux/se, je pense que cela passe plutôt par l’abstinence, la redécouverte de son corps par la masturbation, l’exploration de nouvelles activités, la mise à profit du temps libre pour rencontrer plein de personnes intéressantes.

        • Anashka | 18 septembre 2013

          C’est une manière solitaire de vivre/traverser son célibat.

          De ce que je lis, il y a celle là. Il y a le « rebound » et il y a les aventures. Parce qu’elles changent les idées.

  • boris | 15 septembre 2013

    « La solitude c’est pénible, voir carrément douloureux. »

    Je crois que mes moments les plus heureux je les ai vécu seul !!
    ça me surprend de voir des gens aussi dépend des autres comme ça…

    • Anashka | 17 septembre 2013

      Je séparerais la solitude choisie de subis.

      Tu choisis de partir seul sac-à-dos en Bosnie pendant un mois et tu restes seul (peu de rencontres et tout), c’est peut-être quelque chose que tu vivras bien, parce que tu connais les limites espace-temps de cette solitude. Tu étais dans une relation de 2/3 ans avec quelqu’un, tu as déménager dans une ville où tu ne connais personne pour être auprès du mec que t’aime et tu viens de signer un CDI. PAF rupture. T’es pas seul, t’es isolé. Et cette solitude-là est douloureuse.

  • croquante | 15 septembre 2013

    Je suis totalement contre.

    Rien que l’appellation homme kleenex fait mal. Homme-produit homme-déchet je t’utilise à mes fins pour combler mes problèmes d’égo.

    Certes une rupture est douloureuse, mais pourquoi se servir d’un homme ou d’une femme pour meubler notre vide ? N’est il pas plus intéressant de se refaire des amis, faire des rencontres amicales ?

    • Anashka | 17 septembre 2013

      Et si ce dernier a la même attente ? Et si, il est un amant comblé ?

      • Mulderone | 20 septembre 2013

        Sauf que dans ce cas-là, c’est mieux d’être un PQR (plan cul régulier).

        En fait, dans la notion d’homme ou femme kleenex, j’ai l’impression que seul l’utilisateur est au courant que l’autre n’est qu’un kleenex, alors que le kleenex pense être un PQR (avec l’espoir à un moment que cela se transforme)

        Bon je sais pas si je suis clair.

        • Anashka | 22 septembre 2013

          Tu poses l’éthique au même endroit que moi : le mec de transition doit savoir quel rôle il joue dans la vie de l’autre. Mais, de plus en plus je suis contre les « catégories » de relation, parce qu’un FF ou PQR, tu délimites comme un interdit de tendresse, d’affection ou d’attention ou projection. Alors que composer petit à petit au grès de ses sentiments et ressentis, c’est plus riche, tout de même.

          • Mulderone | 23 septembre 2013

            Non pour moi, il n’y a pas d’interdit, juste le risque de tomber amoureux de l’autre et de morfler si celui-ci n’est pas réciproque mais ça c’est à chacun de voir , si tant est que tu le saches dés le départ (ce qui est moi sûr dans le plan « kleenex »).

            On est bien d’accord que la composition petit à petit c’est mieux, même si le risque existe toujours, chacun allant à son rythme avec ses attentes, angoisses et peurs.

  • Hannibal | 15 septembre 2013

    Je voulais dire :mais aussi gérer la rupture antérieure dont vous ne vous êtes pas occupée.

  • MaRy | 16 septembre 2013

    A partir du moment où les choses sont claires, je ne vois pas ce qu’il y a de mal à vivre une « relation de transition » dirons-nous. (je n’aime pas le terme kleenex parce que 1/ça suppose qu’on le jette sans considération or ce n’est pas toujours le cas, 2/il y a un côté sale et négatif dans le kleenex or ce sont des relations qui peuvent nous faire découvrir de belles choses sur nous et sur les hommes, et qui peuvent être source de découvertes aussi pour l’autre).

    Comme dit dans l’article, après une rupture ou un OI, on a souvent besoin de reprendre confiance en soi et en sa capacité à plaire. Et l’intérêt d’une tierce personne peut être bénéfique et permettre un rétablissement plus rapide et plus facile que lorsqu’on est seul.
    Une telle relation n’empêche pas de partager des choses avec la personne même si notre cœur est ailleurs. Je pense avoir été une Rebound Girl. Le souci c’est que l’homme en question a joué sur la confusion et m’a laissé entrevoir que ce pourrait être plus pour mieux me séduire. Étant à la recherche d’un autre type de relation à ce moment là, l’OI a pointé le bout de son nez.
    Mais j’aurai aimé qu’il me dise: « aujourd’hui mon cœur est ailleurs et je traverse une phase de ma vie où je ne souhaite pas m’engager mais je suis très attiré par toi et je pense que j’ai des choses à partager et à apprendre avec toi. Veux-tu m’accompagner dans cette période de ma vie ? »
    A une telle question la réponse peut être oui ou non. Mais en quoi le désir de ce type de relation est-il non éthique ? Un homme ou une femme kleenex, n’ont-ils pas également quelque chose à retirer dans l’histoire ? Je m’interroge. En quoi est-ce dévalorisant de partager cette étape d’une vie avec quelqu’un dans ce type de relation ?

    Après tout comme pour un FF/amant, il s’agit de gérer la relation et son évolution. Est-ce qu’elle me convient encore ? Est-ce qu’elle convient encore à l’autre ? Y a-t-il encore suffisamment d’avantages (secondaires) pour les deux parties ?

    J’ai également eu des Rebound boy qui m’ont bien aidé à améliorer mon estime de moi dans des moments où franchement, seule, même avec des projets en cours, je n’en étais pas capable. J’ai toujours été claire sur l’état de mon cœur et de mon esprit. Et je n’ai jamais abusé du pouvoir certain que j’avais sur eux. Au contraire, je donnais beaucoup, comme pour les remercier d’avoir accepté les termes du contrat de départ et de partager avec moi une relation qui m’aidait beaucoup (notamment pour mieux comprendre les hommes). Et pour ça ils avaient toute ma considération.

    • Anashka | 17 septembre 2013

      Merci pour le terme « transition », je le cherchais tout au long de mon article.

    • Anna ka | 1 novembre 2013

      Le terme « kleenex » est peut être dérangeant… cependant je ne crois pas que l’auteure ait eu tort de l’utiliser au profit de celui de « transition »…
      Tout d’abord, c’est vrai, ça existe. J’ai 23 ans et je l’ai vécu dans le comportement des mecs à mon égard lors de relations furtives. Combien de personnes, conscientes ou inconscientes jouent avec l’amour et le sexe pour combler, cacher, dominer? Ça existe et ce terme est le plus approprié pour décrire les « inconscients affectifs » ;) !
      Ensuite, le but de ces articles – j’en ai lu plein ;) – est me semble-t-il de coller avec notre époque, aussi bien dans les sujets que dans les désignations modernes de nos relations nouvelle génération et bon avouons le: qu’est ce que cela change d’utiliser quelqu’un « en transition » ou comme « un mouchoir »?

  • Bubble | 16 septembre 2013

    Je suis POUR. J’en ai eu un, on était attachés l’un à l’autre, et finalement c’est lui qui m’a larguée. Comme quoi… Mais il m’a fait prendre conscience de bien des choses par rapport à mes attentes d’une relation, en plus de m’aider à passer un cap difficile.

  • croquante | 17 septembre 2013

    Je crois que, ce qui me pose problème au-delà de l’appellation c’est le principe car qu’il s’agisse du terme « Homme kleenex » ou des mentions plus enjolivées et exotiques « homme de transition » & « rebound boy » le principe est le même.

    Un homme pour un besoin, chacun sa classification.

    On parle d’un être humain mais on croirait qu’il s’agit d’un outil. Salle de repos, salle à manger, salle de massage. Dans le cas d’un espace ou d’un objet inanimé ça s’entend, mais dans le cas d’un homme ou d’une femme il y a là un parfum particulièrement étrange non ?

    Pourquoi ne pas s’ouvrir à une personne intéressante peu importe son sexe, se faire des connaissances ?
    Pourquoi chercher à tout prix un succédané de relation ?

    • Anashka | 18 septembre 2013

      Je ne suis pas « pour » ou « contre » ce type d’histoire. A mon sens, tout dépends du contrat.
      Mais, si la personne est ok (parce qu’elle est dans le même état d’esprit) pourquoi pas ?

      Quand l’on désire quelqu’un, il devient d’une certaine manière « objet » de notre désir. Plus que sujet. On projette sur lui des attentes amoureuses, des fantasmes et un peu d’Oedipe. Il est vrai que dans cette relation ce statu d’objet de consolation est exacerbé.

  • vassilia | 18 septembre 2013

    Merci pour cet article !
    Je n’ai connu qu’une seule fois une situation de ce genre, et je n’ai pu la qualifier de relation « de transition » qu’a posteriori.
    Sur l’instant, il y a eu ce garçon qui m’a plu, je le connaissais déjà avant vaguement, je savais que c’était quelqu’un de « sérieux » et lors d’un rendez-vous je l’ai trouvé très à mon goût. Alors je me suis emballée (et lui aussi). Je sortais d’une relation longue et destructrice, je me reconstruisais et là je pensais avoir trouvé un prince charmant (et lui sa princesse charmante – il sortait également d’une longue relation). Il me paraissait en tous points « mieux » que le précédent (celui qui m’avait fait souffrir). Mais le fait de comparer ainsi aurait dû me mettre la puce à l’oreille… Donc un mois magique, qui me faisait cicatriser de la relation précédente et me redonnait confiance. Je commençais à m’abandonner… et il m’a larguée ! Le revirement a été assez brutal. J’ai pu comprendre ce qui s’était passé dans sa tête, mais je l’ai quand même très très mal vécu. Je commençais tout juste à aller bien, et là il rouvrait la blessure précédente (le deuil n’était manifestement pas terminé !) tout en trahissant la confiance que je lui portais. J’ai mis quelques semaines à digérer la chose (avec des réactions sans doute excessives par rapport à la durée de cette relation – mais j’avais beaucoup trop projeté et espéré). Je me suis retrouvée à devoir faire deux deuils en effet, avant de comprendre un jour (quand j’ai rencontré celui dont je suis amoureuse depuis) que je n’avais pas été amoureuse de ce garçon, qu’il avait été une transition (comme j’en avais été une pour lui), que je n’aurais en fait jamais rien partagé réellement avec lui, qu’il ne me touchait pas. C’était joli, j’y croyais, lui aussi (je n’ai jamais pensé « c’est un kleenex » et lui non plus), mais c’était de fait une relation de transition. Du coup, je pense que ce sont des relations nécessaires parfois… On a besoin de se remettre sur pieds avec quelqu’un qu’on estime, qu’on trouve chouette, désirable, avec qui on partage une belle complicité, ça nous aide à panser nos blessures, mais il ne faut pas s’illusionner et croire qu’on éprouve des sentiments amoureux. Là, il croyait être tombé amoureux de moi, il s’était trompé (je lui plaisais beaucoup mais ce n’était pas de l’amour) et ça a fait mal de retomber sur terre. Réciproquement, je le comparais beaucoup trop à mon ex (dans ma tête), et ça devait se sentir aussi… Mais je ne pense pas que j’aurais été en mesure de nouer cette belle relation que je vis maintenant si je n’étais pas passée par là. Même avec des mois (nécessaires) de célibat pour faire le deuil, « sauter » directement de mon ex (dont j’avais été folle) à mon amoureux actuel aurait été délicat.

    • Gaylord | 19 septembre 2013

      Tout chemin de traverse quel qu’il soit, s’il peut nous mener vers le bon chemin, est bon à pendre. Les processus de vie bénéfiques à chacun pour trouver la bonne voie divergent d’une personne à une autre. Certains se sentent capables d’affronter la solitude, l’abstinence. D’autres non, il leur faut d’abord des aventures, une vie dissolue, tragique, autodestructrice, ils entreprendront après de se stabiliser. La seule difficulté étant que le temps nous est compté pour trouver la bonne voie, alors peut-être qu’il faut tôt prendre les options les plus radicales, histoire de ne pas mettre trente ans à trouver ce qu’on peut vouloir de mieux pour soi. Autrement dit consacrons nous de suite aux expériences les plus enrichissantes, évitons les antidouleurs, jetons-nous à corps perdu dans notre souffrance, ne nous anesthésions pas contre la réalité de ce que nous éprouvons, nous ferons plus tôt face à la réalité de notre être et nous pourrons consciemment choisir notre vie et aimer cette vie choisie.

      Et j’aime beaucoup:« Fuir l’Amour, n’est point se priver des joies de Venus, c’est au contraire de jouir sans payer de rançon »

      Donc vouloir aimer et jouir librement implique le paiement d’une rançon? Raison pour laquelle on déconseillerait au libertins de vouloir le beurre et l’argent du beurre, l’amour et la jouissance démultipliée. Les deux ne font pas bon ménage. Puisque tout amour nous confronte systématiquement à notre désir latent de fusion, d’unité, voir d’éternité, et que se donner différemment à diverses personnes empêche la possibilité assumée (le fantasme, l’illusion, donc le maintien du désir, qui peut faire notre équilibre, notre force – et non son accomplissement qui est impossible) de cette unité, celui ou celle qui veut les deux options: amour + libertinage s’expose à des souffrances affectives constantes, à des tiraillements pénibles de l’âme. Car, Anashka, tu le sais, l’amour, pour exister, suppose de nous une part d’idéalisation. Nous devons le croire possible et accepter notre désir intime, illusoire, de fusion, le seul pouvant donner lieu à l’attente nous ouvrant à cet amour, qui, en restant toujours dans l’ordre du possible, peut grandir indéfiniment sans jamais être pleinement réalisé dans son développement; ou bannir ce désir, l’annihiler par des actes qui consistent à lui refuser son importance, et dès lors nous refusons aussi notre croyance en l’amour, et ne nous donnons pas la chance de vivre cet amour. Le bien que nous choisissons implique toujours un choix dont il vaut mieux connaître les enjeux. Et certes l’amour a de multiples formes, toute rencontre est estimable, mais il y en a des plus grands que d’autres, et sommes nous sûres de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vire le plus grand amour possible?

      De même, il apparaît que en persistant dans une contradiction, nous persistons dans un malaise et une souffrance vaine qui justement nous détourne de la possibilité d’assumer la seule conception possible pour un être humain de l’amour (à moins que par miracle, l’un d’entre nous soit assez fort pour changer sa psyché). Et je pense que c’est cette ambivalence qui a fait croire a Freud que l’homme n’est pas « programmé » pour être heureux. Il est programmé pour souffrir car il persiste dans un schéma de vie qui entretient cette souffrance, cette désillusion constante. On peut décider ne pas croire Freud, et, sachant ce qu’on est, comment on fonctionne, briser le cercle vicieux et nous orienter vers une vie épanouissante. Pour cela, il faut sûrement donner la préséance à un ordre de réalité supérieur, transcendant, dont témoigne notre illusion. Mais là on sort de la psycho, auucun médecin ne pourra dire la cause précise de l’illusion et donc donner une valeur à cette illusion.

      Et comme toi, je ne crois pas qu’il puisse exister ce que certains appellent un rapport « purement sexuel », c’est une abstraction de l’esprit, sans fondement réel. C’est quoi déjà la citation (de Freud?) dite par Kevin Spacey dans House of Cards pour ceux qui regardent: « Dans la vie, tout est sexe, sauf le sex. » Ce qui voudrait dire que tous les jours notre instinct sexuel domine et nous dirige, il investit toute la réalité, mais que, cet instinct lui-même est investi et dirigé par autre chose, d’une nature complètement étrangère au sex. Dans un rapport sexuel, le rapport est gouverné par autre chose que l’instinct sexuel, ou en tout cas quelque chose qui investi cet instinct, le forme, et le dirige, si bien que l’objet recherché serait moins la jouissance, mais une autre forme d’accomplissement auquel le sex est assujetti. Les animaux copulent pour se reproduire, mais les hommes pour quelque chose de plus. Toi qui étudie la psycho Anashka, connais-tu la version exacte de cette citation?

      • Anashka | 19 septembre 2013

        Les animaux copulent pour se reproduire, mais les hommes pour quelque chose de plus.

        Je compte bientôt faire un article sur quelques notion d’éthologie, car on dit beaucoup de choses sans être bien renseignés. Les animaux, par exemple, ne copule pas uniquement pour la reproduction. On a trouvé plus de 1000 espèces ayant des pratiques homosexuelles (par exemple) et je ne m’amuserais pas à citer les bonobos.

        (Pour la citation, non, je ne la connais pas).

        • croquante | 22 septembre 2013

          1000 espèces sur combien ? Le ratio serait intéressant.

          • Anashka | 23 septembre 2013

            J’avais en tête 4500, il semble que ce soit 1500 espèces aujourd’hui recensée. Donc peut-être plus…
            Reste que de nombreuses espèces ont des pratiques sexuelles hors reproductions.

            Il existe aujourd’hui 8,7 million d’espèces. Mais, il y a de nombreuses espèces que l’on n’a pas assez observée pour pouvoir tirer une conclusion. Il y en a qui ne se reproduise pas via la sexualité, il y a des espèces androgynes…

            En quoi le ration est-il intéressant ? Penses-tu qu’on retrouverais le même chez l’homme ? Comme si l’homme était un condensé de toutes les espèces ?
            Ou faut-il simplement retenir que notre vision de ce qui est naturel ou pas est probablement galvaudé ?

    • Anashka | 19 septembre 2013

      C’est quelque chose que je lis souvent, des relations de « transitions » qui n’en semblent pas. Mais, qui permette aussi de se rappeler que l’on est en capacité d’aimer, de ressentir, de plaire et d’avoir quelqu’un qui nous plait. Le double deuil a du être difficile, mais finalement, tu savais que tu rebondirais, parce qu’il y a eu cette personne qui t’a plu (bien que tu n’en sois pas amoureuse).

      • vassilia | 19 septembre 2013

        Exactement ! :-)

      • croquante | 22 septembre 2013

        Je comprends mieux avec ce commentaire et celui de Vassilia.

  • bibinantais | 28 octobre 2013

    personnellement je suis pour car l’idée c’est avant tout de se faire plaisir et oublier une déception, je ne suis pas un mec avec une grande expérience mais si une fille me le proposais en disant clairement que que ce n’est pas par amour je serais ravi de lui faire du bien… et je n’attendrais pas plus

    • Anashka | 29 octobre 2013

      Dans ce cas pourquoi pas, du temps qu’il y a dialogue ^^

  • magicglace | 27 février 2014

    Bonjour,

    Je suis un fervent lecteur d’ADS et je me suis dis qu’il serait intéressant d’avoir le point de vue d’une femme sur le sujet d’ou ma lecture de l’article.
    Je suis un homme ayant été récemment utilisé a mon insu comme kleenex(d’ailleurs je lui est offert des pansements lors de la rupture ^^). Je voulais te remercier pour cet article vraiment très intéressant à lire sur cet état d’esprit de « kleenex » qui est selon mon point de vue fondamentalement égoïste (utiliser une personne sincère pour inconsciemment booster son égo, simuler le couple, etc alors que l’on est pas émotionnellement prêt à s’ouvrir réellement à qq d’autre c’est éthiquement très discutable d’ailleurs tu le soulignes bien avec les conséquences qui vont avec).

    Par contre j’aimerais bien avoir ton point de vue sur la notion de l’engagement après une rupture douloureuse? La notion de « kleenex » consenti ou non induits que l’on le veuille ou non une incapacité à se reconstruire seul. Ça ne fais tout de même pas très bon ménage avec le développement personnel non?

    • Anashka | 3 mars 2014

      Femme, oui. Professionnelle, surtout ^^

      Par contre j’aimerais bien avoir ton point de vue sur la notion de l’engagement après une rupture douloureuse?

      J’ai une vision de l’engagement comme le lieu avant tout d’une promesse « spirituelle », je te laisse découvrir ça ici : « Comment amener un homme à s’engager »

      La notion de « kleenex » consenti ou non induits que l’on le veuille ou non une incapacité à se reconstruire seul. Ça ne fais tout de même pas très bon ménage avec le développement personnel non?

      Je ne sais pas.

      Le développement personnel est une discipline vaste, dans laquelle la notion même « d’égoïsme » est repensée, l’égoïsme (la protection et affirmation de l’Ego) y est essentielle. Je ne pense pas que le développement personnel se doive de montrer l’exemple d’une seule situation amoureuse comme la meilleure.

      A titre perso, je ne m’engage dans une relation que très rarement, quand je suis sûre de ce que je veux en faire ( dans l’idée, la faire durer le plus longtemps possible). Mais, j’ai une vision du couple qui est la mienne. D’autre traverse le célibat différemment.

      Dans le cas d’une relation kleenex à consentement mutuel (dans le respect de nos limites/attentes et celles de l’autre), je ne vois pas de contradiction avec les valeurs du dev perso « être bien dans ses baskets pour être heureux et rendre le monde meilleur ». C’est dans les cas de mensonges à l’autre ou à soi sur la nature de nos sentiments que la contradiction existe.

      • magicglace | 5 mars 2014

        Merci pour cette réponse très intéressante sur « l’égoïsme » qui je suppose correspond plus à une notion d’affirmation de soi que de « l’égoïsme » tels que je le conçois. Le mot égoïsme aidant sûrement à assumer plus brutalement l’idée de l’affirmation.
        Sinon oui effectivement il semble après réflexion qu’il n’y est pas de solution miracle. Tous les chemins mènent à Rome. Etant de nature altruiste(mais pas au point de m’oublier) j’ai toujours du mal avec certaines de ces notions. En tout cas merci pour ta réflexion ça ma permit de voir plus clair et de lire un article de philosophie sur l’altruisme et l’égoïsme extrêmement intéressant. (http://www2.cndp.fr/magphilo/philo11/altruiste.htm si jamais il t’intéresse).

        • Anashka | 7 mars 2014

          Merci pour lien.

          Ca fait longtemps que je réfléchis sur la place de l’égoïsme dans les relations. Je me rend compte que les personnes qui sont le plus généreuses avec moi sont de grands égoïstes. Ils me donnent que des choses qu’ils prennent plaisir à me donner. Le secret de la relation, c’est peut-être ça : deux égoïsmes qui se rencontrent.

          Je pense à la cuisine : j’aime cuisiner. Pas tout le temps, mais généralement j’aime bien. En couple, je suis celle qui cuisine (et je suis prise de tête, c’est MA cuisine) et pour l’autre, c’est un acte généreux…

          • magicglace | 11 mars 2014

             » Ils me donnent que des choses qu’ils prennent plaisir à me donner. »
            De mon point de vue l’égoïsme c’est le fondement de toute relation social.
            Je m’explique l’égoïsme c’est: « Attitude ou conduite de celui qui ne se préoccupe que de son intérêt éventuellement au détriment de celui d’autrui. » Or dans toute relation social à partir du moment ou il y a une interaction on est de facto intéressé dans le sens ou on attend de l’autre un échange. La ou ça ce complique c’est la limite que l’on donne à l’égoïsme ou que la norme social nous impose. Car on peux dire selon ce point de vue que mère teresa est une égoïste ( après tout toute cette abnégation n’était pas forcément désintéressé) pourtant son oeuvre est indiscutable.

            J’avais lu il y a peu un post sur un forum (zebracrossing) d’un gars qui a une vision de l’amour en fonction des besoins qui me semble est très intéressante. Il partait de la supposition que l’égoïsme est une « valeur » mise en avant par notre culture judéo-chrétienne pour culpabiliser l’individu et que cette valeur n’a pas lieu d’être dans les relations amoureuses. Il disait que de toute façon quoique l’on en pense inconsciemment on donne seulement ce que l’on est prêt à donner et que par conséquent ce qui primait dans une relation c’était de recevoir ce que l’on considère comme équivalent à ce que l’on donne. L’équivalence étant une notion ramenant à notre vécu/éducation certaines personnes seraient donc plus encline à considérer que le geste de donner à plus de valeur que le don en lui même et inversement. Le grand avantage de cette théorie c’est qu’elle déculpabilise beaucoup en cas d’échec. Sinon l’exemple de la cuisine est marrant car pour moi c’est pareil. Somme nous tous de grand égoïste? Bon sur ce j’arrête la masturbation intellectuelle ça rend sourd il parait.

          • Anashka | 13 mars 2014

            Je te renvoie sur cet article « 5 bonnes raisons d’être égoiste en amour« . Je pense que tu y trouveras d’autres pistes de réponses.

            Mais, je continue à penser qu’un don doit être :
            – soit désintéressé : quand j’ai 20 cts, je m’en tape qu’ils soient dans ma poche ou une autre. Je les donne, parce que ça n’a pas d’importance pour moi.
            – soit égoiste : quand j’accepte de faire du baby sitting gratuit pour une amie, c’est parce que j’aime passé du temps avec sa fille, donc c’est égoiste.

            Je pense que l’on peut être bienveillant et loyal (en gros quelqu’un sur qui on peut compter) en étant égoiste. Car, on connait nos limites, on sait que l’on peut faire certaines chose pour l’autre et pas d’autres. Et, on offre que ce qui nous pèse pas. Je crois assez peu au sacrifice, généralement, on finit par faire payer à l’autre le sacrifice fait.

  • magicglace | 13 mars 2014

    C’est marrant le lien de ton article me fait dire que en faite je suis profondément égoïste . Une bonne nouvelle à l’ère de l’individualisme ^^.
    Sinon je pense avoir ma réponse l’égoïsme je penses que c’est un mécanisme d’auto-affirmation nécessaire pour bien vivre sa vie. Ce mécanisme est d’autant plus nécessaire par le fais que dans notre société moderne ou malgré nos millions de moyens de communication nous communiquons de moins en moins. (pas plus tard que ce matin j’ai entendu qq me dire que appeler sur un portable c’est « intrusif ». Quand on est né avant 1990 ça fait bizarre d’entendre ça ^^.
    Conclusion l’égoïsme est probablement une base d’un life style épanouissant.

    En tout cas ça m’a fait du bien de prendre le temps de réfléchir sur le sujet. Merci d’avoir répondu au plaisir.

    • Anashka | 15 mars 2014

      Au plaisir, je reste à dispo :)

Commenter