Seduire Un Homme.fr

Comment séduire un homme… et garder un homme !

#26 08-09-2013 10:05:52

Kowalski
Séduizeur
Inscription : 07-09-2013
Messages : 139

Re : C'est quoi le sexisme ?

J'ai oublié de préciser qu'ils sont derrière l'humanisme, il n'y a pas que le terme utilisé qui a changé.

Dernière modification par Kowalski (08-09-2013 10:06:28)

Hors ligne

#27 08-09-2013 10:38:58

Anashka
Séduizeuse
Inscription : 30-01-2013
Messages : 2 457

Re : C'est quoi le sexisme ?

La surconsommation je pense est un facteur important qui sexualise de plus en plus la femme en occident et que l'état a beaucoup de mal à reguler/contrôler.

Oui, jusque là on est d'accord. Bien que l'on retrouve dans la peinture classique bien plus de nus féminins passifs que de nus masculins dans la même position de passivité.

(Un article sur le male Gaze, pas mal fait)



Cela dépend de l'individu, comme partout.

C'est irresponsable : d'elle d'avoir insisté. Toi, d'avoir poursuivit.
(Mais, qui n'a jamais été un peu irresponsable sur la question de a contraception, je ne jetterai pas la première pierre).

Mais, ça ne change rien, les hommes n'avortent pas.

"On" pour nous tous.

On parle de la condition féminine, tu dis "on". Même si tu "compatis" à certaines injustices, compatir n'est pas "patir". Libre aux femmes de se plaindre ou non de leurs conditions. Tu ne peux pas t'intégrer dans le groupe des femmes pour dire "qu'on est pas trop à plaindre". Non, ça tu ne peux pas.

A la limite, tu peux penser que les femmes ne sont pas trop à plaindre, c'est ton droit.

Le problème le plus urgent à régler en lien avec cette forme de domination de l'homme inculqué dans les mentalités, c'est les 300 filles qui meurent chaque année tuées par leur compagnon.

Ca passe par le changement de regard sur le femme, qui passe par une somme de détails (exemple de l'école maternelle en est un.) Ensuite, le massacre animalier dans l'élevage intensif, les réfugiés en Syrie, les viols subies chaque jours par des milliers de femmes n'enlève en rien que j'attends que mon salaire soit le même qu'un homme à compétence égale (contraire à ce que pense Freeman, mais j'y reviendrais).



ce sont uniquement des femmes qui font/veulent faire avancer les choses sans que des hommes puissent participer à faire évoluer les mentalites

Il y a des hommes féministes. Il y en a même pas mal.

On est tous concerné

.

Clairement.

Je comprend que le féminisme, c'est pour faire reculer le sexisme dont peuvent être victimes les femmes et que donc il est nécessaire qu'elles soient indépendantes des hommes en quelques sortes (je sais pas si je suis clair). En gros, pas besoin d'hommes dans ca. Mais j'ai l'impression qu'il faut que ce soit une libération des deux genres. car au final, dans l'histoire, personne ne gagne.

Déjà, il n'y a pas UN féminisme, il y en a plusieurs, avec des courants de pensées et des méthodes différentes. Je n'approuve pas tous les féminismes. Dans de nombreux féminismes, dont je me défends, un regard sur le genre se fait dans la co-construction avec les hommes (je parle d'Amour, de rencontre et de partage toute la journée). Les hommes sont tout autant concerné par ces questions que les femmes, parce qu'ils peuvent AUSSI être victime d'un patriarcat. Donc si, construire un anti-sexisme profond passe par les femmes ET les hommes.

Encore une fois, le féminisme ne demande pas une société matriarcale. Mais, une société anti-sexiste où chacun aurait le droit d'être ce qu'il veut sans qu'on le cantonne à son genre. (J'ai le droit d'aimer l'argent et de penser que ça me grossit l'égo.)

Donc, en fait, sur pas mal de points, on est plutôt d'accord. Je reconnais l'image galvaudé et décrédibilise des médias sur les différents militantismes féministes. Ca permet de ne pas mettre en cause les fonds de problème.

La féminisme dans son appellation même, met l'accent sur la victimisation des femmes

Non. Le terme est "féminisme" et non "anti-sexisme" car le mouvement a été initié par les femmes qui demandaient le droit de vote, au travail, à l'avortement et à la libre disposition de leurs corps. C'est pour faire honneur à  ces combattantes (rejointes par une MINORITE d'hommes, dont mon papa qui a manifesté pour le droit à l'avortement) que le terme est resté.

Rien à voir avec la "victimisation". D'ailleurs si, tu pouvais me dire ce que tu entends par ce terme, ce serait plus simple pour moi pour comprendre ta pensée.

Quand à l'humanisme, c'est très "fourre-tout". A la limite, si l'on veut se battre contre le sexisme (mais que l'on ne veut pas faire mémoire aux femmes qui ont démarré le combat... parce que non, ce n'est pas les hommes qui se sont battus contre le sexixme en premier) on peut parler "anti-sexisme". Ça me va.


Vous m'en voudrez pas, je reprends sur un second message.

Hors ligne

#28 08-09-2013 10:55:06

Anashka
Séduizeuse
Inscription : 30-01-2013
Messages : 2 457

Re : C'est quoi le sexisme ?

2) Parce qu'il est basé sur un triangle sauveur-victime-persecuteur, qui est connu pour propage des comportements toxiques sur le long terme.

Comment ?



1) Les quotas, sont une forme de négation de l'individu au profil de son genre sexuel ou racial : On s'en fout de qui tu es, on t'as pris pour respecter nos quota...

Comment tu témoignes du nombre de personnes violées/violeurs ? Par exemple. Si tu as d'autres outils sociologiques aussi précis, c'est bienvenus. (Je suis la première à préférer l'individuel au groupal, mais pour parler de groupe, après 100 ans d'existence, ce sont aujourd'hui, les meilleurs outils de la socio ou anthropo).

2) Supprimer les genres ou les races ne contribue pas à rendre l'homme meilleur.

Personne ne parle de supprimer les genres. On parle de ne pas m'attribuer un comportement, des qualités parce que j'appartient à un genre ou une couleur... La suppression est impossible, j'aurais toujours un vagin et toi un pénis (a priori).

Les femmes sont souvent moins attirés par l'argent que les hommes et en demande moins. L'ego masculin qui veut se vanter de gagner plus, s'afficher avec les derniers joujou technologiques ou qui veut avoir plus d'argent pour inviter sa femme explique en partie la différence de salaire.

Voilà, c'est exactement ça, supprimer les qualités/traits de personnalités liés à un genre.

Je ne parlerais pas au nom "des" femmes (je ne les connais pas toutes), mais je suis attirée par l'argent comme tout le monde. J'aimerai que mon salaire soit égal, pour travail égal, à celui d'un homme. Sincèrement, ouvre un topic, demande simplement : "est-ce que vous pensez utile d'avoir le même salaire qu'un homme ?".

Quant aux joujous technologiques, de nombreuses femmes s'approprient la technologie et l'informatique. Et de nombreux hommes se construisent sans.




Et puis quand j'étais étudiant et que je cherchais du boulot, c'était toujours les filles qui étaient préférées pour les postes de vente et de service.

Peut-être que c'est lié à la place de la femme dans la vente. Quand tu vend une bagnole, tu as une femme à poil (et idem pour le reste.) On est construit (socialement) pour associer la jolie femme à l'objet de vente (comme si le mec en achetant la bagnole se rapprocher de la possibilité de coucher avec la vendeuse.) Pas la faute au féminisme, mais bel et bien à une construction sociale sur les femmes qui tient....du patriarcat.

Donc, si tu ne te bats pas. Moi si. Parce que c'est pas normal.


Je trouve donc plus efficace d'apprendre aux gens à réussir en contournant les inégalités et de leur apprendre à se faire évaluer sur leur individualité plus que sur leur genre.

Oui. Je suis d'accord, le travail en individuel est le plus riche. Mais, reste que pour avoir le même salaire qu'un homme (à travail égal) :
1. J'y compte bien.
2. C'est pas sur le dev' perso que je peux compter, mais plutôt sur les groupes militants.


Le sexisme, le racisme et toutes les discriminations sont basé sur un même principe : l'intolérance et la mésestime de l'autre.
Et si c'est de ça, le vrai fond du problème, dont on s'occupait ?

Je suis bien d'accord, d'où l'idée qu'un anti-sexisme, ça passe aussi sur l'évolution des mentalités et par des détails tel que le changement de "l'école maternelle". Pas seulement par les grands combats qui en foutent pleins les yeux : les femmes battues.
C'est tout une ré-éducation à faire.

Notamment apprendre à ma fille qu'elle est en droit d'avoir le même poste, le même salaire et la même reconnaissance sociale (et un iPhone) comme son frêre. Et qu'il n'y pas qu'en étant mère et femme de... qu'elle s'accomplira. Mais, bel et bien en faisant ce qu'elle souhaite.

Et apprendre à mon fils, qu'il a le droit de pleurer et que personne ne lui enlèvera le fait qu'il soit un homme, un vrai quoi qu'il fasse (parce que les faux hommes, ça n'existe pas, t'as un pénis ou un vagin ou tu es andorgyne, mais tu n'es jamais "faux" homme, "fausse" femme). (Sauf, évidement, s'il désire devenir une femme, mais c'est un autre problème). Et que s'il veut devenir homme au foyer, pourquoi pas. Même si je suis pour une indépendance financière dans le couple.

Donc oui, ça passe par ces choses-là.

Hors ligne

#29 08-09-2013 12:02:32

Kowalski
Séduizeur
Inscription : 07-09-2013
Messages : 139

Re : C'est quoi le sexisme ?

"Le féminisme dans son appellation même met l'accent sur la victimisation des femmes" : Je vais développé cette phrase.

Les hommes peuvent par exemples être la cible de fausses accusations de brutalité sur enfant ou de viol (Parce que l'homme est violant..) Les gays sont davantage victime de violence au cours de leur vie adulte que les lesbiennes ou les bisexuel-le-s. (Parce que les gays sont tous des lopettes) (Une étude l'a prouvé. Au vus du quotidien de certains gays, j'ai bien envie d'y croire mais voilà, je pense que les lesbiennes sont pas plus épargnées).

Je trouve que le féminisme (peut-être pas le tien) saisit pas cette problématique. En fait, il obscurit et amoindrit même la visibilité de ceux qui font face à la discrimination basée sur le genre mais ne s’identifient pas à la gente féminine.

Une phrase toute simple. "L'homme subit tel truc" - "Oui d'accord mais la femme subit PLUS cette chose que l'homme". Et donc la femme, l'homme ou le gays derrière tout ça, il peut aller voir ailleurs. Après c'est peut-être pas ton féminisme mais c'est mon ressenti par rapport aux dires "des" féministes. J'ai même l'impression qu'il y a une compétition. Qui est le plus à plaindre ? Et là tout le monde commence à sortir son discours victimaire (chose qui me fait bien rire mais bon ça, c'est encore autre chose).

Je vais même essayé d'être plus claire encore (ça l'est pas asser ? smile) et de dire les mots tel quel. Le sexisme il est PARTOUT on est bien d'accord ? Et j'ai l'impression que "des" féministes ont ce besoin de se définir comme étant le sexe opprimé pour pouvoir continuer leurs luttes.  Du coup ce sont ces gens là qui expliquent que les "discriminations des hommes" ne sont pas grave ou sont sans conséquence parce que les hommes sont les dominants. Et je trouve que ces personnes là sont beaucoup trop nombreuses.

Et ne voit pas humanisme parce qu'il est vrai que c'est "fourre-tout" mais plutôt "Egalité des genres". J'me dis humaniste quand on me le demande. Question de facilité "Et bien je suis humaniste.. pourquoi ?". Après, j'ai rien contre ce mot, il peut rester tel quel, ça m'est égale. Et l'argument du "il transporte des choses". C'est vrai. C'est comme le mot "mademoiselle" qui transporte quelque chose de glamour avec lui. On peut y faire un parallèle. "Féminisme", je trouve que c'est genré, je trouve que le terme comporte en soi des incohérences et c'est pour ça que je préfère utilisé humanisme ("égalité des genre") pour quelque chose qui parle d'égalité des sexes.


Voilà, ce que je voulais dire.

Et pour la phrase sexistes, j'ai un bon souvenir qui date du mois dernier.

Un homme qui fait les courses et en plus de ça, qui est au téléphone. Il fait deux chose à la fois..

*Espère que l'écriture sera enfin en bleu* (Oui, j'ai un peu de mal.. ^^)

Dernière modification par Kowalski (08-09-2013 12:19:40)

Hors ligne

#30 08-09-2013 14:03:30

Tourment
Séduizeur
Inscription : 24-08-2013
Messages : 247

Re : C'est quoi le sexisme ?

Anashka a écrit :

C'est irresponsable : d'elle d'avoir insisté. Toi, d'avoir poursuivit.
(Mais, qui n'a jamais été un peu irresponsable sur la question de a contraception, je ne jetterai pas la première pierre).

Mais, ça ne change rien, les hommes n'avortent pas.

Ce rapport n'a pas été poursuivi quand elle a enlevé le préservatif entre deux positions, j'ai donc pris aucun risque. Non on n'avorte pas mais ca nous concerne aussi même si la décision finale ne dépend absolument pas de nous. Il s'agit aussi de notre embryon même si on l’héberge pas. On peut dire qu'on aporte et que vous, vous avortez.

Dernière modification par Tourment (08-09-2013 14:50:58)

Hors ligne

#31 08-09-2013 15:04:28

Anashka
Séduizeuse
Inscription : 30-01-2013
Messages : 2 457

Re : C'est quoi le sexisme ?

@  Tourment : C'est presque normal qu'on ne vive pas le sexisme de la même manière : tu le subis moins étant un homme ou en tout cas, tu ne subis pas le sexisme envers les femmes.

@ Kolwaski : J'entends ce que tu dis. Je séparerais "les" féministes de "l'image que les médias donnent des féministes" qui sont deux choses trèèèèès différentes. Je séparerais aussi "les" féministes comme "certaines féministes, idem, c'est différent.

Il est vrai qu'en terme d'inégalité, si les hommes sont aussi des victimes du patriarcat, ils n'en sont pas les premières victimes. Mais j'entends que c'est ce combat, plus tourner vers les femmes qui te gênent. Le terme "anti-sexiste" me semble plus à propos qu'humanisme (encore une fois, fourre-tout, venant d'une idéologie philosophique qui ne parlait du sexisme, donc anachronique.)

Mais, j'entends.


Liens :
- Sur l'avortement :  Non, les hommes n'avortent pas
- Sur le terme féministeArguments anti-féministe "On devrait se débarrasser du terme féministe"
- En cadeau big_smile de Maia Mazurette : 15 mauvaises raisons de ne pas être féministe

Ils ne font pas office de "VERITE ABSOLUE", hein. Mais, leurs arguments sont logiques et pertinents (et surement mieux exprimé que ce dont je suis capable).


Un homme qui fait les courses et en plus de ça, qui est au téléphone. Il fait deux chose à la fois..

Je le reformulerai pour le généraliser par :

"Dire qu'un homme n'est pas capable de faire deux choses à la fois... parce que c'est un homme".

Hors ligne

#32 08-09-2013 16:08:26

Kowalski
Séduizeur
Inscription : 07-09-2013
Messages : 139

Re : C'est quoi le sexisme ?

L'article sur l'avortement. J'accorde beaucoup d'attention au droit des hommes par rapport à ça et je suis à la fois d'accord et pas d'accord. J'ai un amis qui est devenu père dès l'âge de 14 ans, quand je vois dans quel merde il se trouve actuellement (et je pèse mes mots.. vraiment..), j'ai du mal à croire qu'on puisse accordé si peu d'importance à l'homme alors qu'il a presque tout pris sur la gueule. Et c'est véridique, la fille a eu ce qu'elle voulait, c'est à dire un enfant et lui et bien.. "Quel lâche, incapable d'assume ce qu'il a fait" - "Pauvre type, il est vraiment irresponsable", il a une réputation des plus enviable. Il a été reconnaître l'enfant et tout le toutim qui fait que sa vie est devenue encore meilleure, le mec a un enfant qu'il ne veut pas, il n'en veut PAS, il l'a jamais voulu, il passe pour un enfoiré et puis il est père. Où qu'il aille il sera père c'est ainsi, il a un fils, il aura toujours cet enfant où qu'il puisse aller, il aura TOUJOURS ça sur la conscience.. c'est à VIE.  (Oui, je suis plutôt plat mais j'dis les choses comme elles viennent). Prise d'otage, c'est vraiment ça. Et c'est pas fini. Maintenant, il a 19 ans, son fils ( son fils ? hmm) a 5 ans. Sachant qu'il a dû reconnaître l'enfant à sa naissance (il était obligé de se présenté), la mère demande à recevoir une pension pour celui-ci. Et nous revoilà parti dans un nouveau combat. Et tout ça pourquoi ? Pour un préservatif qui a craquer.

Je suppose aussi que d'ici 10 ans l'enfant pensera que son père est un lâche. Bref..

Après tout, ça concerna pas le géniteur, rien à foutre de son avis, ça concerne la femme. "Ai-je bien été clair ? Ça concerne la femme donc taggle.. homme".

(Pour être honnête, j'ai très mal pris cet article. Je suis d'accord avec certaine chose mais après, il y a des arguments. J'ai l'impression que l'auteur en a juste rien à foutre de ce qu'un homme peu subir puisque ça concerne la femme, il le dit lui même. Une souffrance.. comme si il y avait que ça comme problème (et puis c'est qu'une souffrance quoi..). Non mais sérieusement, de la souffrance, il a que ça à dire ?! C'est vraiment lamentable, n'importe quoi.. roll )

*Je modifie, j'ai oublié de dire quelque chose, étant parti dans l'avortement*

Maintenant, je vais parlé du féminisme, enfin de ce que tu as dis dans ton dernier post. (Oui, j'sais pas comment il faut faire pour copier/coller un message.. big_smile). Bon alors déjà, j'ouvre le lien et je tombe sur "Argument anti-féministe", voyant ça, je tenais quand même à préciser que je suis pas anti-féministe. Puis le mot féminisme, chacun sa vision des choses. Moi je trouve que c'est genré peut-être pas pour toi, pas de problème, moi je préfère utilisé "Egalité des genres" (Humanisme, j'ai bien compris que c'était vague, c'est juste à l'oral que j'utilise ce mot mais bon après, je pense aussi que dire "Egalité des genres" ça ma va pas me tué.. ^^). Ensuite, je parlais pas de l'image que véhicule les médias mais de certains courant du féminisme. On va faire simple, d'un coté, il y a les féministes libérales (et j'ai tout pour) et de l'autre les féministes radicales (le seul point positif, c'est qu'elles sont drôle tongue), j'ai simplifié les choses hein.. il y a 36.000 courants mais bon, j'préfère ne pas l'étalé dessus. Après, je me doute que les hommes sont pas les 1ère victime du patriarcat mais c'est pas pour ça que les discriminations doivent être prisent à la légère. Et c'est le cas. L'exemple que je t'ai donner, tu l'as déjà entendu, j'en suis sûr. C'est bien simple, je vais dire : "L'homme est victime de ça" on va me répondre : "Oui mais la femme est victime de ça" (si ça concerne uniquement les hommes. Juste pour équilibré les choses quoi, et dire "oui mais la femme elle a ça") ou bien  "Oui mais la femme est PLUS victime de ça" (ce qui au final dit que la femme est victime et l'homme est bien.. ahem.. roll)

Rien que les publicités, quand je vois les hommes objets et l'image qu'il y a, je comprends pas qu'on en parle si peu, à croire que c'est normal de voir un homme torse nu. Un exemple parmi tant d'autres et sans passer par "AdopteUnMec", je dirais l'alcool. smile

(Elle dure 1:30 min, je ne sais pas comment il faut faire pour afficher un lien, fait un copier/coller du titre de la vidéo).

On ferait n'importe quoi pour boire une bière. Et j'offre un BIG UP rien que pour le slogan.

Youtube  -->  Jupiler Truck Commercial FR [EXTENDED VERSION]

Et pour finir..

C'est à l'homme de payé le restaurant Est-ce sexiste ?? (Rien qu'en posant cette question, j'ai l'impression de passer pour un radin et autres goujats. Et c'est valable pour d'autres choses que le resto..) Disons que dans un restaurant, dès qu'il faut payé, le serveur apporte la note à l'homme.. j'me doute que ça fait parti d'un code mais voilà, d'après des filles de ma classe, si l'homme paye pas le resto c'est un "gros nul". Et je vais dire sans prendre trop de risque, que beaucoup de femmes approuveraient ce qu'elle a dit.

Soyons clairs (parce que j'ai vraiment l'impression de passer pour un goujat) : comme beaucoup d'hommes, je pense que la galanterie participe à l'élégance. J'aime être galant, je trouve que la galanterie amène cette part de rêve et de respect qui peut enchanter une relation. On est d'accord.. quoique. Je ressens parfois comme un malaise. Ou plutôt, disons, parfois... je m'ennuie. Dans ces cas là, je paye pas pour faire plaisir.. non, je paye pour évité d'être fiché, je paye parce qu'elle payera pas.

Note : Il va falloir que j'arrête d'écrire comme je m'exprime à l'oral parce que j'utilise beaucoup le mot "ça" ^^

Dernière modification par Kowalski (08-09-2013 20:13:05)

Hors ligne

#33 09-09-2013 06:56:15

Kowalski
Séduizeur
Inscription : 07-09-2013
Messages : 139

Re : C'est quoi le sexisme ?

2ème message, toujours sur l'article parlant de l'avortement et la contraception. (J'préfère écrire en 2 message celui-ci va traiter d'autre chose)

Quand je lis l'auteurE (parce qu’apparemment c'est un fille) j'me demande si elle a pas envie de tout remettre sur la tronche du mec. Quand je lis ce genre d'argument "L'homme pourrait très bien demander à sa femme si elle a bien prit sa pilule" je rigole quoi.. c'est comme si je te disais, "le femme pourrait très bien demander à son mec de mettre un préservatif parce qu'elle a pas prit sa pilule". Voilà on fait quoi maintenant ? Dans les 2 cas c'est accusateur et je trouve ça nul, faut pas croire qu'une seul personne est responsable..

Ensuite, et là, c'était grandiose. Les ONS. Dans ce genre de situation, on parle juste de rapport protégé et donc de préservatif (en grande partie pour les MST mais bon, c'est un moyen de contraception). Cette femme dénonce l'irresponsabilité des hommes dans les ONS parce qu'ils essayent d'avoir un rapport sans préservatif. Et là, j'vais certainement dire une chose que 80% des séducteurs approuverons. Lors d'un ONS, j'ai JAMAIS, JAMAIS vus une femme ce pointer avec un préservatif féminin. JAMAIS. A l'heure actuelle, j'ai JAMAIS pus avoir un rapport sexuelle sans avoir ce truc sur la bite, j'ai JAMAIS eu de rapport normal. Les seuls moment où je peux me permettre cette folie (ou plutôt ce plaisir), c'est en couple. Il faut que je me case pour ensuite passer des tests et enfin pouvoir enlever mon préservatif. SAUF QUE, maintenant c'est la possible reproduction qui pose problème... alors franchement quand je vois qu'un mec essaye de viré le port de la capote, j'me pose cette question avant de dire que c'est un irresponsable. Parce que j'ai déjà pris des préservatifs féminin lors d'un ONS (parce que les femmes prennent des préservatif pour homme, j'me suis dis que j'allais prendre des préservatifs pour femme). Et bien elles étaient pas très contente et c'est véridique, dans tout les cas, elles m'ont demandé pourquoi je voulais pas porté un préservatif et certaine on carrément refusé d'en mettre un.

Bon au final, j'ai quand même penser à un truc. Pour les ONS, je me ramène avec des préservatifs (masculin et féminin) d'un nombre paire afin d'avoir des rapports d'un nombre paire. Et on échange le port du préservatif. Bon alors ça peu coûté cher c'est vrai mais j'ai pas trop le choix, faut bien que je le fasse, ras-le-bol. Donc pour les ONS c'est toujours 2 rapports minimum, un avec et un autre sans, ou bien 4 ou bien 6.. enfin voilà. ^^

Et pour les FF, je m'arrange pour qu'elle achète des préservatifs, si elle refuse, je next. J'achète mes capotes, elle achète ses capots. Mais voilà, cette manière de faire, elle court pas les rues et généralement, une femme ne viendra pas volontairement avec un préservatif féminin dans tout les cas c'est moi qui prenait l'initiative.. alors dire que l'homme est irresponsable heu.. c'est trèèèèèèèès facile.

Et puis concernant les moyens de contraception, je pense qu'il faudrait vraiment une pilule pour homme. Des études on débuté il y a plus de 40 ou 50 ans et je vois que c'est toujours aussi compliquer de créé une pilule masculine 100% éfficace (même si c'est jamais "100%" efficace). Après il est vrai que c'est très complexe mais il faudrait que ça bouge un peu. Y a pas mal de point positif si les recherches aboutissent. Et puis on arrêtera de nous mettre au second plan en matière de reproduction.

Hors ligne

#34 09-09-2013 11:36:30

Anashka
Séduizeuse
Inscription : 30-01-2013
Messages : 2 457

Re : C'est quoi le sexisme ?

Je fais court, par manque de temps.


Pour l'avortement, bien entendu la question de la paternité s'est posé dans les débats. Il y a une loi qui oblige à la reconnaissance de l'enfant par le père. C'est une connerie. Si, la mère peut choisir ou non d'être mère (parce que l'avortement, c'est une question de femme). La paternité devrait être un choix et cette loi disparaître.

Autrement, tu veux un gosse, tu le gardes. Le choix appartient au père de le reconnaître ou non.

J'abonde dans ce sens, des féministes que je fréquente, nous sommes plutôt d'accord. (D'ailleurs, si ma mémoire est bonne, la question est entière pour l'auteure, elle en parle dans les commentaires et souligne l'injustice pour les hommes de ne pas pouvoir choisir ou non leurs paternité.)

Donc, on est d'accord, même si ça ne change pas le fond : les hommes n'avortent pas.


"Egalité des genres" : j'y préfère encore anti-sexiste. Parce qu'ils ne s'agit pas seulement d'égalité légale, mais d'un regard sur ce que DOIT être l'homme ou la femme. (Comme ton exemple du restau, qui pose un regard sur l'homme ou la femme... mais n'a rien de légal).

Non, je ne dirais pas qu'une victime est plus ou moins victime selon son genre. Un homme victime de viol est une victime au même titre qu'une femme victime de viol. En revanche, l'homme n'est pas victime de la culture du viol, la femme si.
Cette comparaison, je la trouve plus facilement dans des articles qui ne parlent que des femmes (et pourquoi pas?) où les hommes viennent expliquer en quoi eux sont victimes, alors que ce n'est pas le propos. Et, généralement, les souffrances sont entendus. (CF : ce dont tu parles au-dessus au niveau de l'imposition de la paternité, c'est un vrai sujet de discussion pour de nombreuses blogueuses féministes.)

Le corps-objet est utilisé depuis longtemps dans le cadre de pub. Mais en plus grande majorité, et tu le conviendras, autour du femme-corps. Il s'étend aujourd'hui aux hommes, c'est assez triste. Bien que dans la pub sur la bière, le public visé sont les hommes, le discours est "tu auras de beaux biscotos et tu seras ""viril"" si tu bois de la bière". En plus d'être sexiste, ça répond clairement à un discours patriarcal sur l'homme. "Un homme un VRAI, est blanc, hétéro, boit de la bière, a des biscotos"... Que tu peux résumer dans le non-sens du terme "viril".


Si TU invites, TU payes. Si TU vas au restau avec une fille, l'un des deux paye (parce faire moitié-moitié c'est moche) peu importe le genre. C'est mon positionnement, c'est le positionnement de beaucoup de féministes. Le problème, c'est que tu ne vas au restau avec des anti-sexiste (oui, c'est sexiste).
Reste, qu'avec un peu (ou beaucoup) de mauvaise foi, je pourrais te dire qu'on en reparlera quand on aura le même salaire big_smile

Hors ligne

#35 09-09-2013 11:43:54

Anashka
Séduizeuse
Inscription : 30-01-2013
Messages : 2 457

Re : C'est quoi le sexisme ?

"le femme pourrait très bien demander à son mec de mettre un préservatif parce qu'elle a pas prit sa pilule"

Les femmes le font, généralement.

Pour le préservatif féminin : tu as essayé, c'est pas gégé.

Reste que la pilule pour homme a été crée... Mais bon, ça fait des bouleversements hormonaux pour les garçons, donc pas répandue. Et elle n'est pas efficace à 100 %. Autrement dit, elle comporte les mêmes problématiques que la pilule pour femmes. Sauf que comme les femmes s'emm*rdent depuis plus longtemps, bah... on garde la responsabilité du gros de la contraception pour elles. (Et, on les culpabilise BIIIIIIIEN si elles tombent enceinte. IVG, je vais bien, merci !

L'auteurE explique que la contraception est SURTOUT une histoire de femmes car hors la capote, (que les femmes fournissent aussi, dixit toi), les hommes n'ont pas à s'en charger (et ne posent que rarement la question de la contraception de l'autre).

Heu... Tu partages les frais gynéco, pilule en couple ou avec une FF ?

Hors ligne

#36 09-09-2013 12:28:58

Tourment
Séduizeur
Inscription : 24-08-2013
Messages : 247

Re : C'est quoi le sexisme ?

Le préservatif féminin est très difficile à utiliser et il me semble qu'il est nécessaire de le mettre bien avant le rapport (car cela prend du temps) donc c'est du tout pratique.

Hors ligne

#37 09-09-2013 18:45:45

Kowalski
Séduizeur
Inscription : 07-09-2013
Messages : 139

Re : C'est quoi le sexisme ?

J'ai un peu de temps libre donc je vais essayé d'écrire vite tout en étant le plus lisible et le plus clair possible parce que là, c'est vraiment pas le cas.. neutral Quand je vois les morceaux que je post. D'ailleurs, le 1er est juste énorme et celui-ci le sera digne du 1er et du 2ème réuni.

Avortement : Je parlais uniquement du droit de refusé la paternité et pas du titre de l'article. C'est de ça que je parles avant tout. Après, j'ai pas apprécié sa manière de voir les choses. C'est plus complexe que ça. Un homme qui est obligé d’accepter ce rôle ne fait pas que souffrir, c'est pas juste une souffrance et l'auteure ne le comprend pas. Elle même l'admet. Pareille pour un homme qui doit être confronté à l'avortement de sa femme, elle ne sait pas ce qu'un homme peut ressentir. Je parles juste de ça, elle ne sait pas. Une personne lui a fait la remarque dans les commentaires et elle n'a pas contredit. Bref, on est d'accord, je voulais juste précisé le pourquoi de ma réaction.

Egalité des genres : Je ne suis pas contre le mot anti-sexisme, juste le mot féminisme que je trouve genré. Après, j'y vois aucun problème, utilise ce que tu veux.

Victime selon son genre : Cette comparaison, je l'entends (presque) partout. Des forums de mode pour hommes sont pas mal dans le genre avec des remarques sexistes pour couronné les débats. J'suis récemment tomber (le mois dernier je crois) sur un forum. Il y avait un post où des hommes parlaient de leurs heures supp'. Alors c'était un petit truc sympa, ils déconnaient, expliquaient ce qu'ils fessaient, le pourquoi ils devaient rester, râlaient, etc.. enfin toute sorte de chose. Puis il y a eu un débat avec des femmes et c'est parti sur la violence conjugale.. (je parles de ce genre de chose)

PUB : C'est un exemple, je peux donner des publicités de parfum, de vêtements, etc.. Je ne dis pas que la femme est moins victime, je dis juste (et tu l'as compris) qu'il y a de plus en plus d'homme-objet et que ça ne cesse d'augmenter. Et j'ai l'impression que ça passe incognito. Dans la vidéo, les personnages, je trouve que c'est très Hollywoodiens mais c'est pas encore ça qui dérange, on s'est très bien que c'est de la fiction. Le vrai problème à mes yeux c'est : Hommes --> Alcool. Et ce slogan qui veut tour dire, "Jupiler, les hommes savent pourquoi." - Pourquoi les hommes ? neutral

Ah, il y a aussi la PUB Coca-Cola avec le mec qui tond la pelouse. (Pas besoin de vidéo, je pense que tu vois de quoi je parles wink) Next.

Resto : C'est ce que je fais. Pourquoi je dis ressentir un malaise ? Parce que tout le monde n'applique pas cette règle et que dès qu'on m'invite, je sais jamais ce que je dois faire. En général je dois demander à ce qu'elle paye et c'est vraiment ennuyant, ça casse tout.. hmm Et pour le salaire, c'est bel et bien de la mauvaise fois. Je suis étudiant et ça ne m'empêche pas de payé un resto ou une sortie de temps en temps.

Anashka a écrit :

"le femme pourrait très bien demander à son mec de mettre un préservatif parce qu'elle a pas prit sa pilule"

Les femmes le font, généralement.

Je le sais, je ne dis pas le contraire. Tout comme un homme pense à demander à sa femme si elle a bien pris sa pilule. TOUS les hommes ne sont pas désintéressé, je constate juste qu'on parle trop peu de ces mecs.

Préservatif féminin : Enfaîte, ça dépend. C'est vrai qu'il y a des préservatifs qui sont vraiment pas géniaux mais alors vraiment pas. C'est difficile à mettre en place, ça glisse, etc..  Mais ça dépend aussi des marques. Ceux de mon ex étaient extrêmement fin, ce fixaient parfaitement et ne glissaient pas. C'est comme le préservatif masculin qui par moment peut serrer, glisser, etc.. et bien il y en a d'autres marques qui elles fournissent des préservatifs correct.

Pilule pour homme :  La prise de progestatifs modifie le corps (diminution des testicules, développement des seins, modifications de la voix, du système pileux, etc…) mais aussi l'humeur et le comportement des utilisateurs, tout comme quand une personne transgenre H—F prend des œstrogènes et des progestatifs afin de faire sa transition. Ces modifications ne sont pas superposables à la prise de pilule par une femme dont la physiologie est compatible avec l'état de grossesse que la pilule reproduit a minima. On ne sait pas non plus quels sont les effets des androgènes administrés en même temps que les progestatifs pour compenser les effets de ces derniers : ils pourraient avoir des conséquences cardio-vasculaires ou cancérigènes à la longue, mais on n'a pas le recul pour le dire. Tout ça pose des problèmes éthiques importants.

Après, il faut aussi prendre en compte l'utilisation. Elle sort, d'accord mais si l'homme ne l'utilise pas ? Je pense malheureusement que la femme ne sera jamais (ou alors dans pas mal de temps) débarrassé de la pilule. Il suffit qu'un homme dise : "Oui, j'ai pris ma pilule" (alors qu'enfaîte, il y a même pas penser) pour que la femme soit dans la m*rde. Il y a une grosse question de confiance qui doit être prise en compte et même avec ça, je pense que certaines femmes pourraient encore avoir des craintes (et c'est compréhensible).

Et enfin, les industries pharmaceutiques finance pas (ou peu) les essais cliniques concernant la pilule masculine. Apparemment, ils ont peur de ne faire aucun bénéfice pensent que l'homme ne sera pas aussi intéressé que la femme parce qu'il est pas directement concerner et qu'il peut très bien s'en passer. (J'approuve pas mais bon, c'est malheureusement vrai).

Contraception histoire de femme : C'est vrai. Attendons les progrès scientifiques afin que l'homme puisse se faire son don quand il le désire. Peut-être que ça calmera les choses, peut-être pas.. et puis concernant le préservatif féminin, c'est clair que j'ai exagéré mais il ne faut pas tombé dans la mauvaise fois. Le préservatif, lors d'un ONS, c'est moi qui le porte dans 99% dans cas.

Question personnel

Lorsque ma copine devait aller chercher des pilules ou même faire de simple course et racheter des préservatifs et bien je donnais la moitié. On fessait 50/50 sur les pilules et les préservatifs. Mais bien souvent, c'était préservatif masculin/féminin. Enfaîte, ça m'énervait de la voir ingurgité des médocs chaque matin. (Oui, j'suis vraiment pas fan des médicaments, c'est super chimique. Je préfère encore me soigner avec des trucs bio (plante, huile essentiel, crème végétale faite maison (ou bien en pharmacie), etc..) que d'utiliser des médicaments, c'est vraiment en dernier recours). Après, on avait aussi des rapports non protégé  (pour avoir les sensations à fleur de peu, ressentir cette chaleur et tout et tout..)  mais dans ces cas la, j'avais pas intérêt à m*rdé..

Et pour les FF, j'en ai jamais eu. Enfin, j'crois.. hmm Disons que j'ai des filles dans mon répertoire et que de temps en temps, je me lâche. Généralement, des ONS avec qui je garde contact et que je revois à raison de.. 1 fois par mois.. ou peut-être moins ou peut-être plus, c'est difficile de donner une fréquence de visite. Dans ces cas là, on se met d'accord sur les préservatifs.

Pfffffff ce pavé quoi.. neutral J'ai validé et puis je suis parti, je reviens et je vois ça.. désolé ^^

Dernière modification par Kowalski (09-09-2013 19:46:09)

Hors ligne

#38 09-09-2013 19:48:08

Anashka
Séduizeuse
Inscription : 30-01-2013
Messages : 2 457

Re : C'est quoi le sexisme ?

Tu ne vas pas t'excuser de prendre le temps d'une réponse argumentée !

Avortement : je ne suis pas sûre que l'auteurE dise qu'il n'y a pas de souffrance chez l'homme et encore une fois, pour elle, la question de la paternité imposé se pose. Elle reste factuelle : les hommes n'avortent pas.

Pour moi, je ne suis pas pour imposer la paternité aux hommes. Si la femme est libre de choisir de devenir mère ou non, il devrait en être de même pour le géniteur.

Préservatif féminin : sincèrement, je le trouve moins confortable que le masculin. Je pense que pour beaucoup de garçons, c'est le cas. Mais, en fait, je n'en suis pas sûre...

Comparaison : d'accord avec toi. Elle n'a pas de sens. On la retrouve dans l'autre sens sur de nombreux sites anti-sexistes qui vont aborder la question des femmes et où les hommes expliquent qu'ils payent l'entrée en boite de nuit... C'est dommage, on ne peut pas sérieusement discuter du problème traité dans ce cas là.

Pilule pour homme/femme : je ne suis pas une pro (ce n'est pas la contraception que j'ai choisie), mais vu les risques qu'elles entraînent (d'autant plus couplé à la clope), je ne la suppose pas moins dangereuse que la pilule pour homme. Mais, sur le sujet, je n'ai pas de référence.

Quant à la question de confiance, je ne vois pas la différence avec une femme... Si ta copine te dit qu'elle a pris la pilule, tant c'est pas vrai... Quelque part tu soulignes un des propos de l'auteurE, la contraception a souvent été (et est encore majoritairement) un problème de femme. Bien que des hommes, comme ça a l'air d'être ton cas, se sentent de plus en plus concernés.


Pour le restau, c'est délicat. Tu ne peux pas poser la question en amont, quand la fille te dit :

"On va au restau ?
- Attends, TU m'invites au restau ou tu veux que je t'invite au restau ?
"

A titre très personnel, je n'aime pas partager l'addition. Mon tour (quand je peux) ou son tour (quand il peut).
Au choix, je préfère encore cuisiner quitte à inviter (comme ça, je mets plein d'amour dans mon TOFU)

Hors ligne

#39 09-09-2013 20:44:25

Cancel
Séduizeuse
Inscription : 03-05-2013
Messages : 1 081

Re : C'est quoi le sexisme ?

Il y a deux points sur lesquels je voudrais revenir :

Renommer l'école maternelle

Pour moi c'est un faux débat : c'est comme vouloir féminiser tous les noms de professions. Les sages-femmes hommes sont des sages-femmes hommes (comme ils le disent) et non pas des sages-hommes. Il n'y a qu'à voir ce qu'il se passait il n'y a pas très longtemps à l'assemblée : ce n'est pas parce qu'on dit madame LA ministre au lieu de madame LE ministre que ça les empêchait de siffler une femme avec une jupe au-dessus du genou dans l'hémicycle.
Le terme de maternelle est juste là parce que les enfants y sont encore maternés (le verbe paterner n'est apparu qu'il y a peu).
Changer les noms ne va pas résoudre les problèmes de fond mais contribuer à creuser le fossé entre les personnes à tendances machistes, les conservateurs, les traditionalistes et ces gens qui veulent faire avancer les choses et seront taxés de féministes (avec l'imagerie extrême qui peut aller avec).

Le rapport mère-enfant
Pendant 9 mois l'enfant se construit quand même avec en fond sonore la voix de sa mère, les battements de son coeur, les mouvements de son corps. Donc malgré tout l'investissement du père durant la grossesse, à la naissance il y a malgré tout un parent qui reste un peu un inconnu. Et si tout petit le bébé aime être porté c'est parce qu'il retrouve les sensations intra-utérines, il retrouve le battement de coeur etc. C'est vers 8-9 mois que l'enfant affronte la séparation : il se rend compte que lui et sa mère sont 2 personnes distinctes et qu'elle continue d'exister même quand il ne la voit plus.
En rajoutant le congé maternité, c'est sûr que malgré toute la bonne volonté et l'implication du père, la mère et l'enfant auront une relation privilégiée durant les premiers mois. Et c'est souvent ça qui fait de la mère non pas le parent préféré mais le parent référent.
Ensuite l'instinct maternel, je le vois un peu comme un reste primaire de notre status d' "animal". Une femelle qui donne naissance pour la première fois sait d'instinct comme agir, s'occuper de son petit. Au niveau de la femme je le vois un peu comme ça : je n'ai jamais été porté sur les enfants, les bébés, ... (en gros je ne les aimais pas). Je ne voulais pas d'enfant même si dans l'absolu je ne voulais pas finir ma vie sans en avoir eu. Mais non ça ne m'attirait pas. Dès que je portais un bébé je ne savais pas comment le tenir, il pleurait, et je trouvais ça inintéressant. Et bizarrement quand c'est ton bébé, tu trouves tout de suite les bons gestes.... je ne sais pas comment l'expliquer mais il y a beaucoup de choses qui doivent venir de résidus de notre cerveau reptilien. De ce côté-là il y a plus d'inné du côté de la femme que de l'homme qui va "apprendre" tout ça.


I prefer dangerous freedom over peaceful slavery

Hors ligne

#40 09-09-2013 22:21:43

Kowalski
Séduizeur
Inscription : 07-09-2013
Messages : 139

Re : C'est quoi le sexisme ?

M'excuser ? Oui et non. Non parce que j'ai pris le temps d'argumenté. Oui parce que j'ai cru comprendre que pour certaine séduizeuse les réponses étaient longues. Et c'est vrai, elles sont longues, d'ailleurs, j'ai rien arranger.. ^^

Enfin, je vais essayé de raccourcir tout ça.

Avortement : L'homme n'avorte pas : Oui. Mais je parles pas de ça. L'auteur ne dit pas qu'il y a pas de souffrance cher l'homme, oui. J'ai bien vus qu'elle parlait de souffrance.. le problème ? C'est pas uniquement de la souffrance. C'est plus complexe que ça. Que ce soit pour l'imposition d'une paternité ou bien l'avortement de sa compagne.

Un mec à justement penser la même chose et je vais mettre son commentaire.

Commentaire :

Le 12 mars 2013 à 11 h 20 min, Raoul a dit :
Si aucun degré d’empathie ne peut remplacer l’expérience, que peut comprendre l’auteurE du présent article à ce que ressent un homme confronté à l’avortement de sa compagne ?

Rien.

Réponse :

Le 12 mars 2013 à 12 h 09 min,
l'elfe
a dit :
C’est vrai, je ne dirai pas le contraire.

Ce commentaire est pas mal aussi.

Les hommes avortent ? Ils ont leur mot à dire ? Nan, mais je rêve… o0
MON homme, avec qui je suis en couple, a effectivement le droit de donner son avis. Parce que JE lui reconnais ce droit.

Donc on est pas légitime de donner son avis quoi.. même sur la création d'une vie.  Avec ce genre de remarque, ça m'étonne pas que rien ne bouge.. neutral

Préservatif féminin : Pareille, je trouvais ça moins confortable. Puis, j'ai utilisé d'autres marques, les préservatif ne sont pas tous identiques. (heureusement).

Comparaison : J'suis d'accord.

Pilule pour homme/femme : Oui. Après la dangerosité, je vais pas vraiment la comparée, elles sont dangereuse puis c'est tout. Aussi bien l'une que l'autre plus ou moins grand j'sais pas et je m'en fou, ça peu être dangereux et c'est prouvé, c'est tout. Pour faire simple, la prise de progestatif (ça agis comme la progestérone, une hormone  féminine impliquée dans le cycle menstruel et la grossesse) pourrait "transformé" l'homme.

Et enfin la question de confiance, c'est vrai que la femme peu mentir elle aussi. Mais disons que si un homme refuse de prendre la pilule, il sera pas le 1er concerner. "J'men bas les cou*lles" Voilà.. . Pour revenir à l'article, j'ai volontairement souligner ses propos dans le sens où des hommes (et des femmes ?) sont irresponsables. Bon, d'un côté, c'est quand même plus valable pour des hommes parce qu'ils sont pas directement concerner. (Et je parle de biologique. Un homme a pas à porté d'enfant). Après, je sais pas d'où peu venir le problème, peut-être une question d'éducation.. j'en ai aucune idée. hmm En tout cas, il faut pas être un expert en biologie pour comprendre que si tu créé la vie, tu as 50% des responsabilités. Donc se sentir concerné, c'est juste normal quoi.. 'fin ça me parait logique..

Resto : Je pense faire ça histoire de savoir à quoi je dois m'attendre. Pour l'addition, je partage pas. Dans ce cas de figure, je préfère encore payé.. hmm Mais en général c'est une fois sur deux, j'invite puis je me fais invité, ou plutôt j'essaye de me faire invité mais c'est pas gagné..

Pour conclure, j'ai lancé le sujet du restaurant parce que je me posais la question mais en vérité je préfère de loin les rencards à domicile. Puis j'aime bien cuisiné, prendre des recettes de mon père ou regardé sur le net. Faire la cuisine en solo ou bien le faire à 2, il y a plein de possibilité. J'aime bien, c'est cool smile

Hors ligne

#41 10-09-2013 00:24:38

FreeMan
Séduizeur
Lieu : Paris - Strasbourg - le Sud
Inscription : 01-04-2013
Messages : 375

Re : C'est quoi le sexisme ?

Kowalski a écrit :

Commentaire :

Le 12 mars 2013 à 11 h 20 min, Raoul a dit :
Si aucun degré d’empathie ne peut remplacer l’expérience, que peut comprendre l’auteurE du présent article à ce que ressent un homme confronté à l’avortement de sa compagne ?

Rien.

Réponse :

Le 12 mars 2013 à 12 h 09 min,
l'elfe
a dit :
C’est vrai, je ne dirai pas le contraire.

Ce commentaire est pas mal aussi.

Les hommes avortent ? Ils ont leur mot à dire ? Nan, mais je rêve… o0
MON homme, avec qui je suis en couple, a effectivement le droit de donner son avis. Parce que JE lui reconnais ce droit.

Donc on est pas légitime de donner son avis quoi.. même sur la création d'une vie.  Avec ce genre de remarque, ça m'étonne pas que rien ne bouge.. neutral

CQFD, Quand je disais que cette logique fini forcément à un moment ou à un autre par générer de la division et des interactions toxiques avec de la mésestime de l'autre.

De toutes façons, ça a été démontré par les travaux des analystes transactionnels, dès qu'il y a une victimisation (les femmes), un persécuteur (la société ou les hommes) et un sauveur (les féministes) alors des mécanismes de jeux psychologiques toxiques se mettent en place et se propagent.

Encore une fois, supprimer ce qui génère les stéréotypes (mots, publicités...) n'est pas une stratégie efficace. D'abord parce que c'est dans la nature humaine et le fonctionnement du cerveau d'en avoir et d'en utiliser. Et je met au défi quiconque de réussir me prouver qu'il n'a jamais eu aucun stéréotype.
Ensuite parce que c'est une conception quelque peu méprisante des gens. C'est comme si on considérait que tous les gens étaient des moutons incapables d'avoir leur propre opinion par rapport à celle de la société. Heureusement, c'est faux et les stéréotypes sur les femmes ou la "société patriarcale" n'ont jamais empêché que des personnes considèrent les hommes et les femmes comme égaux, ni certaines femmes de gagner plus que les hommes.


Take Care,
FreeMan

Hors ligne

#42 10-09-2013 06:25:33

Kowalski
Séduizeur
Inscription : 07-09-2013
Messages : 139

Re : C'est quoi le sexisme ?

FreeMan a écrit :

Quand je disais que cette logique fini forcément à un moment ou à un autre par générer de la division et des interactions toxiques avec de la mésestime de l'autre.

C'est vrai..

Hors ligne

#43 10-09-2013 06:30:47

Anashka
Séduizeuse
Inscription : 30-01-2013
Messages : 2 457

Re : C'est quoi le sexisme ?

ni certaines femmes de gagner plus que les hommes.

A travail égal ?


Pour l'école maternelle, pourquoi ne pas parler d'école d'éveil ? C'est plus "juste" dans le contenu de l'école, ça prend pas beaucoup de temps à changer et transformer... Et ça n'associe pas l'éducation UNIQUEMENT à la mère.

Je comprends que le débat sur les mots sois pénible (et semble inutile). Je suis la première que ça énerve, parce que je commets beaucoup de maladresses de ce type dans mes articles. Mais, le langage est ce qui vient donner formes à nos idées... puis nos actions. Une théorie mal comprise (Darwinisme) et on trouve l'outil parfait pour la xénophobie.

Dans le langage courant, je l'entends... Ne pas se prendre le chou, garder ce "charme vieille France"... Pourquoi pas ? Mais, dans l'état et l'administratif, c'est quand même plus gênant...

Mais, je comprends sincèrement ce sentiment de "coups d'épée" dans l'eau.

Pour l'avortement Je cherche le problème.

- Nous avons évoqué l'imposition de la paternité comme une injustice judiciaire, nous sommes d'accord.

- Quant à la souffrance d'un homme dans la co-responsabilité d'une grossesse et d'un avortement, je l'entends aussi. Je ne la connais pas, mais je l'entends. Notamment dans l'envie d'une paternité déçue.

- Reste un sentiment de mise à distance avec la grossesse : elle est réelle, elle est biologique. Non, les hommes ne porteront pas la vie, de même qu'ils n'accoucheront pas ou n'avorteront pas. C'est vraiment un phénomène sur lequel, le mec, n'a pas tellement d'emprise (le patriarcat, tiendrait-il de se sentiment d'impuissance à donner la vie ? ).
Je pense à la chanson de Renaud, En cloque

Et, j'entends que ce soit un grand regret masculin : ne pouvoir porter son enfant. Mon père en aurait rêvé et l'un de mes plus vieux amis aussi. Tout ce qu'on peut faire, en tant que femme, c'est d'impliquer au maximum le futur papa dans la grossesse. (Un embryon peut entendre sa voix dès 4 mois ! ^^)

Mais, ça reste une "injustice" biologique. Dans les deux sens : j'aimerai bien avoir des enfants sans arrêter de boire et fumer et SURTOUT sans accoucher, mais que ce soit le mien quand même.  Franchement, ce serait cool qu'on puisse avoir le choix. (Perso, je révérais d'être un escargot pour ça)

Mais, face à ces injustices biologiques, y'a pas vraiment de solutions, si ce n'est la tendresse de la personne avec qui tu marches sur ton bout de chemin. Alors que sur les injustices légales, non-biologiques, il y a la possibilité de faire quelque chose.


Donc, je signe, les hommes n'avortent pas. Les hommes n'ont pas de grossesse n'ont plus.
Je ne dis rien de l'état émotionnel vis à vis de ça.

@ Freeman : Je préfère dire que le persécuteur est : "le sexisme" ou "une société patriarcale"... Certaines femmes la promeut suffisamment bien pour ne pas accuser les hommes (d'aujourd'hui, notamment) de tous les maux de la terre. ^^

Pour la "victimisation", ce qui me gène dans le terme, c'est de penser que "les femmes se positionnent en victimes". Ce n'est pas exactement ça : les femmes SONT/ ONT ETE victimes d'un sacré nombre de truc. On ne peut pas réduire ça en parlant de "victimisation"...

Je me demande (je ne suis pas une experte dans l'analyse transactionnelle), si la relation "victime/bourreau" n'est pas toxique en elle-même ? Le problème ne vient pas forcément du "sauveur", non ? D'autant plus quand le sauveur est la même personne que la victime. (Des femmes ou hommes qui dénoncent pas au patriarcat).

Donc finalement, le schéma serait :
un bourreau (le patriarcat... que je sépare "des hommes) et des victimes qui tentent de sortir de leurs conditions de victimes en s'appuyant sur les mots, l'anthropologie, la biologie et la sociologie (un savoir, en somme). ça me parait plutôt sain.

Quant aux stéréotypes : tu as raison. Nous catégorisons tous. Le langage, en lui-même, c'est de la catégorisation. Il serait impossible sans cette capacité à séparer et schématiser les choses. Et, nous portons des stéréotypes (pour beaucoup le poulpe est un animal très bête, plus bête qu'un lion... Alors qu'en terme de résolution de problème, il s'en sort beaucoup mieux que le lion).

Mais quand on parle d'humains, on a le droit d'être prudent sur nos stéréotypes, on a le droit de les déconstruire. C'est d'ailleurs une des grandes utilités des sciences humaines. La stéréotypies humaines a fabriqué beaucoup des malheurs humains (des génocides, des groupes opprimés, de l'esclavage, du rejet...). Nous avons besoin de catégorisation pour expliquer le monde (nous ne pouvons le mettre sans cesse en question : "suis-je réellement en face d'une chaise"), mais nous n'avons pas besoin de stéréotypes.

Exemple : Je croise un homme blanc, cadre, hétéro. (Ouai, mon cliché préféré)

Ma catégorisation c'est de me dire  : c'est un homme (il a certains attribue : des poils, un pénis...), il gagne a priori bien sa vie (il est cadre), il a surement fait des études (ou a beaucoup travaillé) et il préfère les femmes.

Le stéréotype facile dans lequel je pourrais tomber : c'est un homme hétéro blanc (il n'aime pas les féministe, il veut dominer l'autre et défend une oppression contre les femmes), cadre (c'est un arriviste qui défend une société de consommation et une économie capitaliste) ... Et comme je fond dans le cliché : il est omnivore. Pas la peine que je discute avec lui de mes idées.

La catégorisation EST nécessaire. La SUR-catégorisation est dangereuse. Certes, elle vient. Certes, on en a tous eu. Et certes, ça demande parfois un effort de déconstruction pour rencontrer l'autre.

Hors ligne

#44 10-09-2013 08:23:04

FreeMan
Séduizeur
Lieu : Paris - Strasbourg - le Sud
Inscription : 01-04-2013
Messages : 375

Re : C'est quoi le sexisme ?

Anashka a écrit :

ni certaines femmes de gagner plus que les hommes.

A travail égal ?

Bien sûr, j'ai des collègues femmes qui gagnent plus que moi. smile


Pour l'école maternelle, pourquoi ne pas parler d'école d'éveil ? C'est plus "juste" dans le contenu de l'école, ça prend pas beaucoup de temps à changer et transformer... Et ça n'associe pas l'éducation UNIQUEMENT à la mère.

Pour moi ça ne serait pas un problème mais ça n'aurait qu'un impact symbolique dans la têtes de eux qui veulent s'accrocher au sentiment d'avoir fait avancer les choses.

Le vrai problème est la manière dont le ministère de l'éducation considère les jeunes et les êtres humains en général. Elle est trop accès sur le formatage, le bourrage d'informations et pas assez sur le développement de l'intelligence et de l'autonomie intellectuelle. En plus, les réalités politiques font que ce qui importe n'est pas ce qui se passe dans la réalité de l'éducation mais les données rapportés dans les dossiers pour valider et justifier les politiques gouvernementales. quand tu connais le système, tu constate qu'il y a toute une stratégie d'étouffement des problèmes des profs et des élèves pour ne pas qu'ils apparaissent sur les rapports. sad


Je comprends que le débat sur les mots sois pénible (et semble inutile). Je suis la première que ça énerve, parce que je commets beaucoup de maladresses de ce type dans mes articles.

Perso je ne trouve pas le sujet pénible. Par contre je constate que ça obscurcit les idées et que ça dessert le progrès. Et je parle en parti par rapport à ce que j'ai vu dans mon passé de syndicaliste et de militant étudiant.
Finalement, plutôt que de stimuler le progrès et de mettre en avant les idées importantes, les féministes mettent en avant leur sentiment de révolte et leur étiquette de féministe.

De toutes manières, ceux qui ne sont d'accord avec les idées des féministes n'y adhèreront pas. Par contre parmi ceux qui auraient été d'accord avec les idées, il va y avoir ceux qui ne vont pas adhérer parce que le message se perd derrière le mouvement, et ceux qui vont s'opposer parce qu'ils sont agacés par le discours hermétique.
Je ne vois pas pourquoi on ne parle pas au nom de l'idée plutôt qu'au nom d'une idéologie féministe.

Mais, le langage est ce qui vient donner formes à nos idées... puis nos actions. Une théorie mal comprise (Darwinisme) et on trouve l'outil parfait pour la xénophobie.

Je trouves que tu donnes trop d'importance à ce qui est loin d'être le fond du problème. Pour ma part, j'ai été éduqué dans ce même environnement que tu critiques et je n'ai ni l'impression d'avoir mal compris le darwinisme, ni de mal considérer les femmes. Et pourtant mon père mon père est misogyne et je l'étais par imitation jusqu'au collège.

Penser que le problème vient des mots, c'est partir du principe que les gens n'ont pas la capacité personnelle d'avoir des prises de consciences. C'est quelque part un manque de considération pour les gens...
Je trouve au contraire plus constructif de faire appel à l'intelligence et sens de l'équité des gens. De stimuler leur ouverture d'esprit par rapport à leurs stéréotypes et leurs parti-pris plutôt que de les empêcher d'en avoir (ce qui est impossible).

C'est toute la différence entre empêcher les gens de tomber en créant une société où on ne se lève pas, et apprendre aux gens à trouver leur équilibre et à se relever.

Et puis tout ce qui est xénophobie, sexisme, fermeture d'esprit et rejet de l'autre est en grande partie générée par le sentiment d'insécurité et de colère. Quand les gens sont insatisfait ils recherchent des boucs émissaires.
Le soucis c'est que de nombreux mouvements militants renforcent, par leurs propos et leur actes, le climat d'insatisfaction et le vision pessimiste du monde.

C'est caractéristique de la mentalité française où on n'a pas la culture du consensus et du progrès mais plutôt celui du conflit et de la révolution.

Dernière modification par FreeMan (10-09-2013 08:24:20)


Take Care,
FreeMan

Hors ligne

#45 10-09-2013 10:23:31

FreeMan
Séduizeur
Lieu : Paris - Strasbourg - le Sud
Inscription : 01-04-2013
Messages : 375

Re : C'est quoi le sexisme ?

Anashka a écrit :

@ Freeman : Je préfère dire que le persécuteur est : "le sexisme" ou "une société patriarcale"... Certaines femmes la promeut suffisamment bien pour ne pas accuser les hommes (d'aujourd'hui, notamment) de tous les maux de la terre. ^^

Le principe du triangle de karpman Sauvaeur-Victime-Bourreau c'est justement que les personnes ne peuvent s'empêcher de changer de rôle. La féministe à d'abord eu le sentiment d'être victime puis à voulu se se positionner comme sauveuse pour sortir de sont statut de victime, et dans TOUS LES CAS elle fini par adopter des comportements persécuteurs à un moment ou un autre. Ca peut être dans le fait de s'énerver contre une personne qui n'est pas d'accord ou qui n'est tout simplement pas réceptive.

Prendre une position de victime, de sauveur ou de persécuteur, mènera forcément à un climat toxique qui prendra place dans notre vie. Par exemple une femme qui se positionne comme Sauveur dans ses activité à des chances de finir victime dans ses relations amoureuse et de se mettre avec des hommes toxiques.


Anashka a écrit :

Je me demande (je ne suis pas une experte dans l'analyse transactionnelle), si la relation "victime/bourreau" n'est pas toxique en elle-même ? Le problème ne vient pas forcément du "sauveur", non ? D'autant plus quand le sauveur est la même personne que la victime. (Des femmes ou hommes qui dénoncent pas au patriarcat).

Cette une relation ne peut être que triangulaire. Le sauveur a besoin d'une victime et d'un persécuteur pour exister, sinon il n'a pas de raison de prendre ce rôle. Inconsciemment ça pousse le Sauveur à créer ou alimenter les deux autres rôles.

Et même si le Sauveur n'agit pas dans cette optique, sa seule existence fait qu'il va y avoir des personnes qui vont se laisser devenir des victimes pour pouvoir être sauvées.

D'ailleurs l'idéologie patriarcale que tu critiques vient en parti du fait que la culture masculine est associée à un rôle de Sauveur dans les contes de fée, et donc que l'homme a tendance à se considérer comme supérieur.
Quelque part au fond d'elle, la personne qui sauve se sent supérieure, et à partir de là commence la surestime personnelle ou de mésestime de l'autre. Parfois Le Sauveur est aussi quelqu'un qui s'estime tellement peut qu'elle cherche à gagner de la valeur en sauvant quelqu'un ou quelque chose.

Je ne vois pas ce qui nous empêche d'améliorer les choses dans sans définir des rôles de Sauveur-Victime-Persécuteur.


Mais quand on parle d'humains, on a le droit d'être prudent sur nos stéréotypes, on a le droit de les déconstruire.

Oui et justement, les déconstruire ça ne veut pas dire les empêcher de se construire. D'ailleurs plus on en a et plus ça peut être une occasion d'apprendre à s'en détacher. De multiples occasions de se rappeler que la réalité est plus riche et intéressantes que nos préjugés et nos stéréotypes.

La stéréotypies humaines a fabriqué beaucoup des malheurs humains (des génocides, des groupes opprimés, de l'esclavage, du rejet...).

Je crois que tu confonds le discours de forme derrière ces malheurs avec la mentalité des gens qui les ont causés. C'est la perversité, la haine et la mésestime de l'autre qui en sont responsables. Ils s'appuient sur les préjugés mais ce ne sont pas les préjugés qui les créent.

La preuve, c'est que tous les gens racistes ne tuent pas des étrangers. Et d'ailleurs tous les gens racistes ne se comportent pas de la même manière, certains on des comportements socialisés avec les étrangers alors que d'autres ont des comportements agressifs.

Si tu supprimes le racisme, ça n'empêchera pas une personne de rejeter et d'être agressif envers les autres. C'est juste qu'elle trouvera une autre excuse pour justifier son attitude.


La catégorisation EST nécessaire. La SUR-catégorisation est dangereuse. Certes, elle vient. Certes, on en a tous eu. Et certes, ça demande parfois un effort de déconstruction pour rencontrer l'autre.

Tu auras beau ne rien sur-catégoriser, déconstruire ne te fera pas jamais rencontrer l'autre si à la base tu n'es pas tournée vers l'autre.

Dernière modification par FreeMan (10-09-2013 10:24:53)


Take Care,
FreeMan

Hors ligne

#46 10-09-2013 15:48:14

Kowalski
Séduizeur
Inscription : 07-09-2013
Messages : 139

Re : C'est quoi le sexisme ?

Anashka a écrit :

  J'aimerai bien avoir des enfants sans arrêter de boire et fumer et SURTOUT sans accoucher, mais que ce soit le mien quand même.

Sans arrêter de boire et de fumer ? Pourtant ça serait bénéfique.. smile

Par contre c'est vrai que ça serait bien sans accouchement. J'ai eu la chance (la chance ?) d'assister à 2 accouchements (la naissance de mon filleul et la naissance de la fille d'un amis) et j'ai pas de mot.. neutral J'étais content d'être à ma place. Et les possibles complications, mon filleul qui est venu au monde par césarienne. neutral D'ailleurs, j'ai lu quelques part que c'était de plus en plus fréquent, dans une brochure cher le médecin si je me rappel bien. Le taux a augmenté à cause du nombre "d'accouchement à risque" du à l'élévation de la moyenne d'âge des mères, enfin, c'est ce que j'ai lu. Après, j'sais pas si ça tiens vraiment.. peut-être que les aliments jouent un rôle important (étant bourré de crasse). C'est difficile à dire, j'me suis pas vraiment informer là-dessus.

Hors ligne

#47 08-12-2013 17:44:02

Kesh
Séduizeuse
Inscription : 06-11-2013
Messages : 145

Re : C'est quoi le sexisme ?

Je déterre aussi ce topic juste pour vous faire partager cette découverte. Certains sexistes argumentent en disant qu'il n'y a pas ou très peu de grandes artistes, de grandes scientifiques, de grandes sportives, de grandes femmes politiques, de grandes aventurières... Le site "Histoire par les femmes" remet les choses en place.

Dernière modification par Kesh (08-12-2013 17:44:26)

Hors ligne

#48 11-12-2013 12:56:45

Flept
Séduizeur
Inscription : 01-02-2013
Messages : 322

Re : C'est quoi le sexisme ?

FreeMan a écrit :
Anashka a écrit :

La stéréotypies humaines a fabriqué beaucoup des malheurs humains (des génocides, des groupes opprimés, de l'esclavage, du rejet...).

Je crois que tu confonds le discours de forme derrière ces malheurs avec la mentalité des gens qui les ont causés. C'est la perversité, la haine et la mésestime de l'autre qui en sont responsables. Ils s'appuient sur les préjugés mais ce ne sont pas les préjugés qui les créent.

La preuve, c'est que tous les gens racistes ne tuent pas des étrangers. Et d'ailleurs tous les gens racistes ne se comportent pas de la même manière, certains on des comportements socialisés avec les étrangers alors que d'autres ont des comportements agressifs.

Si tu supprimes le racisme, ça n'empêchera pas une personne de rejeter et d'être agressif envers les autres. C'est juste qu'elle trouvera une autre excuse pour justifier son attitude.

C'est un peu le débat de l'oeuf ou la poule : qui est arrivé en premier ?

En quoi un préjugé ne crée pas la haine et la mésestime ? Pour moi, un stéréotype est un objet de communication qui répond à une fonction. Par là, le préjugé se construit sur des stéréotypes. Par expl, Hitler a créé deux stéréotypes : le juif et l’aryen. Dans ces stéréotypes, il y a placé des objets : l'aryen a les yeux bleu, il est grand, il est blond, etc. Ces stéréotypes avaient la fonction de répondre au contexte socio-économique difficile de l'époque. La force d'un stéréotype c'est le fait qu'il soit réducteur. Et c'est cette réduction qui amène au préjugé et ensuite à la violence. Quand on parle actuellement du "dumping social" (immigrés venus travailler en Europe) en disant que ceux-ci volent notre travail et notre salaire, on crée un cadre de discussion (le stéréotype). C'est l'utilisation de ces cadres de pensée qui enferme dans des discussions amenant de la violence. C'est ça qu'il faut pour moi déconstruire pour sortir de cette violence.

C'est le processus de stigmatisation contenu dans un stéréotype qui crée de la violence. En cela, le stéréotype amène à des génocides, à l'esclavage, au rejet, etc.

La perversité, c'est un autre processus pour moi qui est diffèrent.   

Ce sont les stéréotypes (processus de stigmatisation) qui in fine amènent à des meurtres. C'est la réappropriation des stéréotypes qui amène divers degrés de racisme, de sexisme, ou autre.

"C'est à cause des Juifs qu'on a perdu la 1ère guerre mondiale et que c'est la misère !" : on stigmatise par des constats (souvent déjà interprétés) : conseil république de Weimar est en majorité constitué de juifs, la misère est importante en Bavière, les juifs ont barre sur le commerce, Juifs ont soutenu la démocratie qui demandé l'armistice + sentiment d'abandon des soldats par leurs chefs car les soldats étaient convaincus de gagner (en réalité bcp d'allemands soutenaient aussi la démocratie à ses débuts et la guerre été vouée à l'échec, la démocratie l'a raccourcie et épargné des souffrances) ... Le responsable est donc le juif (en plus du marxiste). Cette stigmatisation engendre la haine, la violence et au final l'horreur qu'on connait tous.

Des comportements socialisés ? Vu le discours que tient un raciste (non excessif), ça reste néanmoins de l'agressivité/violence car ça porte préjudice à la personne/aux personnes visée(s). Le sexiste n'a pas pour moi un comportement socialisé envers une personne de l'autre sexe car il lui porte préjudice.

Si tu supprimes une stéréotypie, tu peux selon moi :

-Soit ne plus avoir de violence (plus lieu d'être car le cadre est déconstruit)
-Soit avoir d'autres violences car on va créer d'autres stéréotypies pour répondre à une fonction (socio, éco, pol, rel, ...) du moment.

Hors ligne

#49 15-12-2013 18:41:06

Me and I
Banni(e)
Lieu : lol ?
Inscription : 01-02-2013
Messages : 1 124

Re : C'est quoi le sexisme ?

Pour moi le sexisme est la justification/validation d'une pseudo infériorité causée par une différence de genre (liée à un contexte sociale totalement ignoré), en rapport au sexe biologique de la personne visée.
C'est la superposition systématique de mâle/femelle homme/femme, à savoir l'absence de discernement entre la nature et la culture (manifestée dans les mots et pour les femmes comme étant "la condition féminine" ce qui entraîne d'ailleurs nécessairement le caractère immuable de cette "condition"), le déterminisme biologique et la sociobiologie.

Dans le travail il s'exprime dans l'absence de reconnaissance de compétences dites "techniques" au profit d'une justification d'un comportement de genre (compétence professionnelle pour un homme à diriger une entreprise versus utilisation d'une "capacité maternelle" de la femme pour les métiers du social ou de la médecine (tant qu'elle n’entraîne pas de responsabilité), par exemple).

Il est présent dans tous les discours, du scientifique indiquant que le développement d'une femelle est un comportement par défaut, le mâle étant l'expression du gène Sry dans le chromosome Y alors qu'on sait depuis un moment qu'il y a des hommes XX et des femmes XY aussi, dans la reprise d'études qui tendent vers la confirmation d'une différence justifiant d'une inégalité pour asseoir le pouvoir du sexe opposé, ce qui entraîne les hommes comme les femmes à conserver une vue archaïque et conservatrice de la place d'un genre ou de l'autre dans une société.

Cependant aucun extrême (quelque soit le sens) ne peut se valoir comme étant louable d'intentions justes.

PS : et le point Godwin ne saurait être pris comme un argument, puisqu'il indique leurs absences totales (d'arguments). smile

Dernière modification par Me and I (15-12-2013 19:03:32)

Hors ligne

#50 15-12-2013 19:10:31

BarbarianTomato
Séduizeur
Inscription : 24-02-2013
Messages : 54

Re : C'est quoi le sexisme ?

Dans le cas des hommes XX et femmes XY, c'est dû à une translocation du gène sur le chromosome opposé. Une étude (sur la souris) récente montre que ce gènes ainsi qu'un autre sont seul responsable de la formation des organes à spermatozoïde.

Le sexisme, pour moi, c'est juger quelqu'un par rapport à un aspect de sa personne qui n'influence en rien sa compétence.

Hors ligne

Pied de page des forums