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Comment séduire un homme… et garder un homme !

#26 26-02-2018 14:28:42

Vassilia
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

chelou et tendancieux ? j'ai parlé de flirt léger, pas de drague lourdingue ! se taquiner, tout ça ! rien de vulgaire ni de lourd...

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#27 26-02-2018 14:36:05

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Au vu la relation de confiance le problème c'est qu'un changement d'attitude c'est déjà une rupture de ce qui a été mis en place avant... et c'est assez incompréhensible au final. Soit tu te dis que t'as franchi l'étape de la grande complicité amicale et alors ça devient cool et complètement freestyle dans les attitudes (et j'en connais à la pelle des amitiés h/f comme ça donc moi je serais pas étonnée que ça passe sans aucune ambiguïté) soit ça fout juste mal à l'aise parce que ça se veut léger et malheureusement ça ne l'est pas du tout.

Pourquoi la sincérité ça ne vous convient pas comme attitude ? (pas la déclaration d'amour transie mais le fait de discuter entre adultes de ce qu'on ressent, même si c'est difficile d'aborder le sujet de toute manière c'est pas plus honteux qu'autre chose...) enfin moi ça me perturbe toujours de voir qu'on donne des conseils du style "essaye de faire ça sans trop en avoir l'air" alors qu'au final soit le but c'est d'être découvert - donc clair - soit le but c'est de ne pas se faire découvrir et de passer "à l'envers"... en supposant que l'autre est infidèle et qu'il cédera par derrière, dans le noir. C'est un calcul mais bon... ça me semble pas enviable.

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#28 26-02-2018 14:37:54

Vassilia
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Après, chacun a sa manière de draguer, qui lui convient le mieux. Je ne sais pas ce qui est le plus "naturel" à notre ami. Se la jouer mystérieux/sensuel ou taquin/malicieux ou... moi, ma manière de draguer, sans faire le bourrin, c'est de regarder les yeux et d'être taquine/malicieuse, complice. En plus, bien entendu, d'établir un "confort", écouter l'autre se confier, le mettre en confiance, le faire parler de ses émotions, de ses passions, des raisons "émotionnelles" qui l'ont fait faire ses choix dans la vie... Enfin bon, c'est comme ça que je drague, moi. Pour que l'autre à la fois se sente compris "en profondeur", écouté, et qu'il y ait aussi cette petite touche piquante et sexy de complicité...

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#29 26-02-2018 14:39:59

Vassilia
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Ben c'est surtout que si elle l'envisage seulement comme un ami, être sincère sur ses ressentis va juste donner un "je t'apprécie beaucoup mais...". Donc il faut un peu qu'il se donne une chance de passer sur le terrain de l'attirance assumée, non ?

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#30 26-02-2018 14:43:10

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Vassilia a écrit :

chelou et tendancieux ? j'ai parlé de flirt léger, pas de drague lourdingue ! se taquiner, tout ça ! rien de vulgaire ni de lourd...

bah je sais pas, la nana est ouvertement en couple, c'est un peu difficile pour elle d'être plus claire là-dessus, du coup se faire "flirter" par ses potes alors qu'elle n'est pas dans cet état d'esprit là, même si c'est pas le grand méchant "draguer" ça reviendra au même, ça mettra peut être un peu plus longtemps avant de poser problème. C'est peut-être juste ce qu'elle attend (mais je pense que si c'est ça qu'elle attend, une conversation sincère c'est tout aussi efficace). Parce qu'il y'a un côté très... piégeux dans la démarche. A la base le mec était normal et soudainement il décide de changer d'attitudes AVEC ARRIERES PENSEES (ouais, faut suivre et faut comprendre, faut deviner qu'entre temps il est allé sur un forum où on lui a conseillé de "flirter" alors qu'avant tout allait "bien").

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#31 26-02-2018 14:43:51

Vassilia
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Bon ben je sais pas, du coup.

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#32 26-02-2018 15:04:29

vastaroch
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Vassilia a écrit :

... Es-tu gentiment taquin avec elle ? la regardes-tu dans les yeux avec un petit air malicieux, en soutenant son regard ? ce genre de trucs...

Un peu je suppose mais ça reste assez abstrait pour moi.

Canelle a écrit :

Bah ceci étant j'ai eu des flirts très longtemps et très poussés quand j'étais en couple et ça ne m'a jamais dérangée ni fait remettre en question quoi que ce soit alors ce genre de situation ne me semble pas ouf.

Si je peux me permettre, quel est l'intérêt si ce n'est de donner de faux espoirs à d'autres ?

Vassilia a écrit :

Dans tous les cas, il faut bien commencer par le flirt quand même ! Parce que s'il se lance directement sans filet, comme ça, en passant du meilleur pote à l'amoureux transi, ça va être violent... gros risque de réponse désolée en face...

J'essaies effectivement de faire attention à ça également, je ne sais pas trop comment doser.

Canelle a écrit :

Pourquoi la sincérité ça ne vous convient pas comme attitude ? (pas la déclaration d'amour transie mais le fait de discuter entre adultes de ce qu'on ressent, même si c'est difficile d'aborder le sujet de toute manière c'est pas plus honteux qu'autre chose...)

C'est ce qui me paraîtrait le mieux et le plus simple en effet, mais c'est rarement ce que l'on préconise apparemment. Alors que ça serait nettement plus facile, personnellement ce genre de solution m'irait très bien.

Canelle a écrit :

soit le but c'est de ne pas se faire découvrir et de passer "à l'envers"... en supposant que l'autre est infidèle et qu'il cédera par derrière, dans le noir. C'est un calcul mais bon... ça me semble pas enviable.

Le but est clairement pas là ni de pousser à l'infidélité (même si à titre personne je trouve pas que ce soit gravissime, on n'appartient à personne à ce que je sache, mais les mœurs font que c'est souvent vu comme cela). Elle m'a pas l'air super proche de son copain non plus, ils se voient une fois la semaine de ce que j'ai pigé. Après chacun son truc mais je trouve ça pas terrible (sans compter qu'ils ont pas l'air de partager grand chose ; exemple : on a parlé d'un concert, ça lui disait bien qu'on y aille ensemble, elle allait aussi proposer à son frère mais pas à son copain).

Vassilia a écrit :

Après, chacun a sa manière de draguer, qui lui convient le mieux. Je ne sais pas ce qui est le plus "naturel" à notre ami.

De toute évidence, rien n'est le plus naturel pour moi dans ce domaine, c'est là qu'est l'os.

Vassilia a écrit :

Ben c'est surtout que si elle l'envisage seulement comme un ami, être sincère sur ses ressentis va juste donner un "je t'apprécie beaucoup mais...". Donc il faut un peu qu'il se donne une chance de passer sur le terrain de l'attirance assumée, non ?

Au moins ça sera clair ? Attention je suis pas dingue amoureux (c'est pas mon genre) mais elle m'intéresse (et on s'entend bien) et c'est suffisamment rare pour être relevé. Si elle n'est pas intéressée de son côté j'aimerais autant le savoir. Tandis que là je ne sais pas si je me fais des idées ou pas. Après le truc c'est que j'ai vu un peu partout que de justement le fait d'être clair avait tendance à jouer en notre défaveur. C'est plus cet aspect là qui me rebute.

En tout cas merci beaucoup pour vos avis, je ne vais pas suivre tel ou tel conseil aveuglément lu sur le forum (j'essaie de rester objectif et cohérent avec moi-même sinon ça n'a pas de sens), mais c'est toujours bon de savoir ce qu'en pensent les autres. Si jamais la discussion s'y prête, je dirais clairement ce que je pense, mais je doute que ça arrive. Reste à voir si c'est une bonne idée d'essayer d'amener le sujet ou pas (et là aucune idée).

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#33 26-02-2018 15:23:40

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

C'est pas le problème qu'elle soit super proche de son copain, c'est le fait qu'elle ait présenté les choses comme étant en couple ça verrouille normalement la situation, et du coup elle n'a pas à être "sur ses gardes", puisqu'en théorie tout est clarifié et qu'il n'y a rien eu qui laisserait sous entendre quoi que ce soit... qu'elle préfère aller au concert avec son frère qu'avec son copain c'est pas non plus une preuve de grand-chose ici encore. C'est très facile d'avoir des amitiés plus intense, fusionnelles, et même de meilleure qualité que des relations de couple, de toute manière. Surtout si elle s'est retrouvée veuve et qu'elle en a souffert elle n'a pas forcément envie d'une relation plus proche que ça avec son copain actuel, en fait t'en sais rien, et vous n'en parlez visiblement pas donc j'ai pas le sentiment que vous soyez si proche que ça tous les 2 non plus.

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#34 26-02-2018 15:25:04

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

vastaroch a écrit :
Canelle a écrit :

Bah ceci étant j'ai eu des flirts très longtemps et très poussés quand j'étais en couple et ça ne m'a jamais dérangée ni fait remettre en question quoi que ce soit alors ce genre de situation ne me semble pas ouf.

Si je peux me permettre, quel est l'intérêt si ce n'est de donner de faux espoirs à d'autres ?

Quels espoirs ?

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#35 26-02-2018 15:39:19

vastaroch
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Canelle a écrit :

C'est très facile d'avoir des amitiés plus intense, fusionnelles, et même de meilleure qualité que des relations de couple, de toute manière.

Oui il semblerait, c'est quelque chose que j'ai du mal à comprendre.

Canelle a écrit :

Surtout si elle s'est retrouvée veuve et qu'elle en a souffert elle n'a pas forcément envie d'une relation plus proche que ça avec son copain actuel, en fait t'en sais rien, et vous n'en parlez visiblement pas donc j'ai pas le sentiment que vous soyez si proche que ça tous les 2 non plus.

Je sais pas, j'ai pas évoqué le sujet parce que j'évite de parler de son copain, je me dis que c'est peut-être pas la meilleure chose à faire. Mais si je lui demandais je suis convaincu qu'elle m'expliquerait.

Canelle a écrit :
vastaroch a écrit :
Canelle a écrit :

Bah ceci étant j'ai eu des flirts très longtemps et très poussés quand j'étais en couple et ça ne m'a jamais dérangée ni fait remettre en question quoi que ce soit alors ce genre de situation ne me semble pas ouf.

Si je peux me permettre, quel est l'intérêt si ce n'est de donner de faux espoirs à d'autres ?

Quels espoirs ?

Bah je sais pas, ça aurait pu donner l'impression à d'autres que ça aurait pu marcher, non ? Ou j'ai pas compris.

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#36 26-02-2018 15:51:10

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Je dis juste que je flirte facilement avec mes ami.e.s et que ça n'est généralement pas très ambigu... enfin j'ai actuellement à côté de moi ma meilleure amie que je connais depuis 27 ans qui confirme que je ne lui ai pas donné trop d'espoirs. Mais, ouais ça fait longtemps que ça marche (amicalement) entre nous. (on s'est déjà pris la tête toutes les 2 en 27 ans, on a même été séparées quelques temps...)

A part ça, ça arrive souvent (enfin une fois par an environ) que je préfère aller avec elle en concert et pas avec mon conjoint pour voir une artiste que mon copain n'apprécie pas du tout (de qui je suis proche par ailleurs, pourtant : quand je te dis que ça ne veut pas dire grand-chose à mon avis c'est que c'est pas hyper signifiant, franchement), donc ouais tu peux partager préférentiellement des trucs avec un.e de tes ami.e.s et pas avec la/les personne.s avec qui tu as des rapports sexuels (étant donné qu'en concert les rapports sexuels c'est pas forcément l'objet, en fait).

Je ne sais pas si ça te permet de mieux comprendre comment ça se fait qu'on peut développer des relations particulièrement approfondies avec des gens avec qui on ne couche pas ?? Sinon je veux bien développer (et sincèrement) parce que ce sont des sujets qui me tiennent à coeur.

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#37 26-02-2018 16:38:56

vastaroch
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Canelle a écrit :

A part ça, ça arrive souvent (enfin une fois par an environ) que je préfère aller avec elle en concert et pas avec mon conjoint pour voir une artiste que mon copain n'apprécie pas du tout (de qui je suis proche par ailleurs, pourtant : quand je te dis que ça ne veut pas dire grand-chose à mon avis c'est que c'est pas hyper signifiant, franchement), donc ouais tu peux partager préférentiellement des trucs avec un.e de tes ami.e.s et pas avec la/les personne.s avec qui tu as des rapports sexuels (étant donné qu'en concert les rapports sexuels c'est pas forcément l'objet, en fait).

Ça je comprends bien, j'ai sans doute plus de mal à comprendre ce qui fait que deux personnes décident de se mettre ensemble et de coucher ensemble. Les aspects qui priment par rapport à d'autre et qui font que l'on s'orientera sur une relation de ce type plutôt qu'une amitié. Je suppose que ça dépend de la façon de chacun de voir les choses, la mienne étant probablement différente de la majorité ?
Je me vois davantage coucher avec une amie de longue date et avec qui je serais très complice (pour peu qu'il y ait un minimum d'attirance) qu'avec une personne que je connaîtrais moins bien mais qui m'attirerait bien davantage physiquement. Ce qui prime pour moi c'est le partage de centre d'intérêt, d'avoir de points communs et que les moments passés ensemble soient agréables. J'ai du coup du mal à comprendre que des relations amicales (entre personnes de sexes différents ou tout du moins à orientations sexuelles compatibles) soient parfois plus importantes que la relation qu'un des deux (ou que les deux) protagonistes pourraient avoir avec leur(s) partenaire(s) sexuel(s) et ne restent qu'amicales justement. Après j'ai jamais vraiment été en couple, mon avis est peut-être biaisé à cause de cela.

Canelle a écrit :

Je ne sais pas si ça te permet de mieux comprendre comment ça se fait qu'on peut développer des relations particulièrement approfondies avec des gens avec qui on ne couche pas ?? Sinon je veux bien développer (et sincèrement) parce que ce sont des sujets qui me tiennent à coeur.

Mais à l'inverse qu'est-ce qui fait que l'on puisse décider d'exclure totalement quelqu'un en tant que partenaire sexuel ? Car c'est un peu autour de ça que gravitent les théories de friendzone (et là où je me trouve ou risque de me retrouve ?). C'est de ne plus voir un tel comme partenaire potentiel pour telle ou telle raison tout en appréciant de passer du temps en sa compagnie. Quand il n'y a pas du tout d'attirance, c'est quelque chose que je conçois. Mais est-ce qu'il n'y a pas d'autres cas de figure ? Je trouve étrange l'exclusivité qui est souvent induite par les relations sexuelles.

On peut discuter de toute cela plus longuement sans problème, ça m'intéresse aussi.

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#38 26-02-2018 17:46:27

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

vastaroch a écrit :

On peut discuter de toute cela plus longuement sans problème, ça m'intéresse aussi.

smile

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#39 26-02-2018 18:07:58

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Je voudrais déjà rebondir sur ça...

vastaroch a écrit :

Ça je comprends bien, j'ai sans doute plus de mal à comprendre ce qui fait que deux personnes décident de se mettre ensemble et de coucher ensemble. Les aspects qui priment par rapport à d'autre et qui font que l'on s'orientera sur une relation de ce type plutôt qu'une amitié. Je suppose que ça dépend de la façon de chacun de voir les choses, la mienne étant probablement différente de la majorité ?

Je ne sais pas de quelle majorité tu parles ?

A mon avis, les raisons pour lesquelles les gens se mettent en couple sont assez mystérieuses (au moins personnelles), je dirais que pour une même personne ça n'est pas toujours la même raison à chaque fois. Je suis sortie avec 2 mecs différents pour des raisons complètement différentes à quasi 10 ans d'écart (15 et 24 ans). Du coup rien que moi, si j'avais 15 ans je te dirais "parce que je me sentais obligée de le faire" et si j'avais 25 ans je te dirais "parce que je me sentais libre de le faire", et dans les 2 cas tu n'aurais pas forcément une explication très utile pour ce qui t'occupe toi ! smile

vastaroch a écrit :

Je me vois davantage coucher avec une amie de longue date et avec qui je serais très complice (pour peu qu'il y ait un minimum d'attirance) qu'avec une personne que je connaîtrais moins bien mais qui m'attirerait bien davantage physiquement.

C'est compréhensible et légitime, je pense que tu décris un besoin d'intimité pour le passage à l'acte. C'est un besoin comme un autre, qui doit être respecté en tant que tel. Et puis beaucoup de gens ont besoin de créer une grande intimité avant d'avoir des rapports sexuels t'es loin d'être le seul, ni même d'être "minoritaire" dans ce cas. Faut juste pas prêter trop d'intérêt aux sites de séduction qui t'expliquent que tu as 3 secondes pour savoir si ELLE tu la niques ou pas... parce que ça devient très con et pas très réaliste non plus. A mon avis tu es "normal"... smile

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#40 26-02-2018 18:20:28

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

vastaroch a écrit :

Ce qui prime pour moi c'est le partage de centre d'intérêt, d'avoir de points communs et que les moments passés ensemble soient agréables.

C'est très sain comme mode de pensée. Au fond tu as "raison", le couple devrait être un lieu de partage et de bien être dans lequel on peut se ressourcer le plus souvent possible, c'est une bonne définition (remarque que les amitiés aussi devraient être ça).

Mais parfois on rejoue notre petite enfance, on exprime nos peurs, on veut réparer quelque chose qui s'est mal passé quand on était petit, et on se remet dans des schémas qui nous font souffrir, et les choses ne sont pas aussi "lisses" que ce que tu décris-là. Les relations amoureuses sont très souvent névrotiques avec des gros facteurs inconscients, qui ne dépendent pas d'un choix volontaire et éclairé, donc on ne choisit pas forcément un partenaire qui aurait forcément le plus de points communs avec nous, ni même avec qui on se sentirait le mieux. C'est parfois surtout Oedipien, par exemple, pour ne citer que ce cliché, mais on peut aussi rechercher des choses moins clichées sans pour autant qu'elles ne soient bonnes pour nous. Y'a plein de trucs qui se passent dans le "choix" d'un partenaire amoureux (et sexuel). 

Et dans nos amitiés et relations en général, aussi. C'est rarement neutre d'affects, transferts, projections... alors on compose avec tout ça. Parfois bien, et régulièrement "mal".

Dans le sens où on n'a pas raison de le faire mais c'est quand même ce qu'on fait... et sur ça tu ne peux pas y faire grand-chose (et moi non plus, hein) si les gens font des choix qui ne les rendent pas forcément plus heureux, en tous cas ils font les choix qui leur appartiennent et ça devient difficile, extérieurement, d'en juger.

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#41 26-02-2018 21:10:15

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

vastaroch a écrit :

J'ai du coup du mal à comprendre que des relations amicales (entre personnes de sexes différents ou tout du moins à orientations sexuelles compatibles) soient parfois plus importantes que la relation qu'un des deux (ou que les deux) protagonistes pourraient avoir avec leur(s) partenaire(s) sexuel(s) et ne restent qu'amicales justement.

Aussi, parce que t'as l'air de penser que la relation amicale est l'échelon "inférieur" de la relation amoureuse. Mais moi j'ai envie de jeter mon ordinateur par terre et d'hurler très fort (non, c'est une image smile ) quand je te lis écrire "et ne reste QU'amicales" comme si c'était un stade moins évolué, genre le niveau 1 d'une évolution de Pokémon, voire même le Pokémon de base (horreur). Alors qu'une amitié, à mes yeux, c'est déjà un équilibre humain très complexe qui demande d'être entretenu et d'avoir des besoins bien expliqués et bien compris ainsi qu'une vision du monde assez semblable, et un projet de vie compatible sur la durée, avec une construction relationnelle rigoureuse et des sentiments très forts... pas une évolution niveau zéro d'une relation.

Y'a beaucoup de mecs avec qui je n'arrive pas à devenir amie, et si c'était si simple que ça ça se saurait. Je pense, depuis le temps que j'essaye... hein. C'est pas que je ne reste qu'amie avec eux, c'est qu'au fond je ne suis pas leur amie et je ne deviens pas leur amie. Moi par contre, je développe des sentiments amicaux pour eux, mais c'est pas réciproque. Enfin, comme quoi, dans les 2 sens le problème peut se poser. Y'a pas de "plus" ou de "moins".

Mon conjoint, je ne pense pas qu'il serait mon ami si on se séparait amoureusement ça prendrait des années au moins avant d'avoir de nouveau une relation ensemble (parce qu'il serait super blessé et tout ça, on m'a déjà expliqué plein de fois mais même, le fait est qu'il ne voudrait pas être ami avec moi, et qu'il n'a jamais voulu l'être, il voulait/veut être amoureux, point).   

vastaroch a écrit :

Après j'ai jamais vraiment été en couple, mon avis est peut-être biaisé à cause de cela.

Y'a pas de raison, beaucoup de gens en couple ou l'ayant été longtemps ont le même point de vue que toi, c'est même assez fréquent, ça n'a rien d'une anormalité hein ! smile
D'ailleurs... mon conjoint... par exemple... il pense quand même que c'est avec sa femme/son mari qu'on partage le plus de trucs et que c'est la relation la plus importante qu'on ait. Même si ça ne l'empêche pas d'avoir des relations encore plus passionnelles avec ses amis qu'avec moi... mais amour (avec sexe) > amitié (sans amour) : ça répond quand même à un certain ordre social aussi, de toute manière. A savoir si c'est ça qui rend ta vision biaisée ou si tu ressens vraiment les choses comme ça ? ça je ne sais pas.

vastaroch a écrit :

Mais à l'inverse qu'est-ce qui fait que l'on puisse décider d'exclure totalement quelqu'un en tant que partenaire sexuel ? Car c'est un peu autour de ça que gravitent les théories de friendzone (et là où je me trouve ou risque de me retrouve ?). C'est de ne plus voir un tel comme partenaire potentiel pour telle ou telle raison tout en appréciant de passer du temps en sa compagnie. Quand il n'y a pas du tout d'attirance, c'est quelque chose que je conçois. Mais est-ce qu'il n'y a pas d'autres cas de figure ? Je trouve étrange l'exclusivité qui est souvent induite par les relations sexuelles.

Y'a plein de trucs différents dans ce dont tu parles. Aussi, oui je pense qu'il y a plein d'autres cas de figure que l'absence d'attirance physique/sexuelle pour expliquer qu'on ne souhaite pas passer à l'acte. Déjà, le fait d'être engagé ailleurs (que l'exclusivité sexuelle te semble étrange, je comprends, mais à partir du moment où il y a quand même un engagement, quand tu fais une promesse à quelqu'un t'es censé la tenir, hein). Y'a plein de situations où on préfère se contenter d'une situation telle qu'elle est plutôt que d'aller vers un changement, voire quelque chose ressenti comme moins stable (l'aventure amoureuse, par exemple) et qui serait une expérience "dangereuse/perturbante" alors que les choses conviennent dans l'état... Enfin, t'as plein de raisons, c'est pas exhaustif hein.

Là, tu ressens peut être une attirance qu'elle ne manifeste pas de manière consciente et volontaire parce qu'elle n'a aucune intention déterminée, c'est possible que tu ressentes une ambiguïté par rapport au fait que tu lui plaises (tu ne te fais pas forcément un film sur ça). Mais si elle ne te propose rien de spécial je pense ça difficile de faire des plans sur la comète dans tous les cas, et changer brutalement d'attitude à part créer du malaise je ne pense pas que ça puisse débloquer vraiment les choses. Là, ça fait 6 mois que vous vous fréquentez régulièrement, moi je trouverais ça hyper chelou, ou alors complètement normal type "amitié vraiment bien installée où on peut carrément se permettre des familiarités type flirt sans que personne n'y voit d'intentions" justement, donc à moins de lui faire une proposition claire... tu ne seras pas plus fixé.

En te mettant à flirter maintenant, y'a plus de risques de la mettre mal à l'aise ou alors qu'elle se sente 100% en confiance pour délirer sur un registre flirt avec toi, en te donnant l'impression qu'il y a moyen mais sans qu'il y ait moyen. Sans chercher la petite bête, d'autant que t'avais l'air de dire qu'elle a d'autres amis avec qui il y a peut-être plus de connivence qu'avec son copain, t'as pas forcément les bonnes clefs non plus pour interpréter ses attitudes. Et si tu lui plais vraiment et qu'elle a envie de quelque chose de physique avec toi, je ne vois pas en quoi le fait de flirter avec elle serait une meilleure attitude qu'en gardant une attitude normale que tu as toujours eu avec elle (si tu lui plais ainsi... je vois pas pourquoi changer soudainement en plus ??) tout en lui manifestant et exprimant ton désir pour elle.

Et pas tes sentiments amoureux... effectivement, pas la peine de créer une tragédie grecque, c'est pas incroyable qu'elle puisse t'attirer physiquement et que tu aies des envies sexuelles vis-à-vis d'elle en apprenant à la connaître, t'as plein de manières de le faire comprendre, sans forcément verbaliser d'ailleurs. Si tu préfères lui prendre la main et lui montrer autrement que par des mots que tu ressens de l'attirance pour elle je pense que c'est très bien que ça s'exprime (tant que tu ne lui arraches pas un baiser par surprise quand elle ne s'y attend pas trop pendant un blanc entre 2 épisodes de série...) y'a aucune raison qu'elle t'en veuille de la laisser libre de choisir ce qu'elle veut vivre (et de gérer sa "fidélité" comme elle l'entend).

Et puis sinon tes ressentis ont le droit d'avoir évolué, de s'être précisés, tu peux te sentir plus en confiance avec elle et avoir envie qu'il se passe quelque chose "maintenant" et lui faire comprendre (ou lui dire, sans lourdeur... d'ailleurs c'est pas forcément lourd d'en parler normalement) que tu serais tout à fait ouvert à une aventure avec elle, que ça te plairait dans un absolu des choses. Je pense que pour pas mal de gens c'est moins tabou que ça, ils sont pas gênés d'exprimer leur attirance pour leurs ami.e.s et ça n'est même pas rare que des couples "sexuels" se forment dans ces contextes.

(la friend-zone tu peux oublier, c'est une connerie : ça ne s'observe pas, y'a juste vraiment des gens qui ne nous plaisent pas physiquement et des aussi des gens avec qui on ne veut même pas une relation amicale d'ailleurs mais qu'on a peut-être peur de vexer en leur disant aussi franchement). 

Mais franchement j'ai flirté avec vraiment plein de gens avec qui il ne s'est jamais passé le moindre rapprochement physique (je suis hyper dubitative sur le lien de causalité entre flirt et rapprochement physique, j'avoue). Je pense que c'est une manière comme une autre de faire "comprendre" ses intentions mais que c'est pas forcément une bonne méthode quand les choses ne sont pas posées comme ça et que ça amène l'autre à jouer un jeu qu'il n'aurait pas forcément joué spontanément... je trouve ça poussif, en plus. Là ça ne part d'aucun contexte entre vous... tout se passe très naturellement en plus, c'est dommage de venir changer d'attitude alors que tout se passait très bien, non ?

Enfin, c'est sympa quand c'est avec quelqu'un qu'on ne fréquente pas réellement, avec qui on peut du coup se montrer avenant et joueur, avec un peu de provocation aussi, mais avec quelqu'un qu'on côtoie depuis 6 mois franchement j'ai du mal à transposer. Sauf si c'est réellement l'évolution d'une complicité naturelle dans laquelle on se permet de plus en plus de familiarités (où là effectivement en plus d'être agréable c'est plutôt épanouissant de pouvoir vraiment "se lâcher" avec quelqu'un).

Après si tu sens qu'elle est réceptive et que ça te fait (vraiment) plaisir d'avoir ce type d'échanges avec elle pourquoi pas, mais si c'est pour te dire ensuite qu'elle t'a donné de faux espoirs en rentrant dans ton jeu... c'est contreproductif. Et ça sera forcément lourd de toute manière si les interactions en elles-mêmes ne te plaisent pas. Si c'est pas le jeu de mot que t'as fait qui te fait kiffer, ou de refaire le monde en regardant le plafond, tu seras fatalement déçu par le fait qu'elle puisse y avoir pris du plaisir sans envisager de changer de copain ou d'avoir un écart adultère.

Et vu ce que tu décrivais de ses rapports avec ses amis, elle n'a pas forcément les mêmes limites que toi en matière de complicité, donc je pense pas que t'auras un indicateur fiable en regardant jusqu'où elle pourra flirter avec toi. Disons que déjà de tout ce que tu décris, elle n'initie particulièrement rien de ce type-là... elle est plutôt dans le partage spontané et direct avec toi, sans jouer sur de quelconques ambiguïtés.

Enfin, on ne dirait vraiment pas qu'elle essaye de faire passer de message subliminal sur son intérêt. Reste que tu peux ressentir un intérêt qu'elle ne manifeste pas, et lui proposer de l'explorer, mais dans ce cas plutôt que d'essayer de l'expliciter par un jeu de séduction artificiel. A ta place, j'essayerais vraiment plutôt de lui faire ressentir que je me sens bien et que je suis détendue avec elle, en plus du fait qu'elle me touche... profondément. Je pense que c'est plutôt ça qui rendra un rapprochement possible si elle en a envie.

Idem je ne sais pas pourquoi tu penses que c'est pas bien de parler de votre passé ?

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#42 27-02-2018 00:25:15

vastaroch
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Canelle a écrit :

Aussi, parce que t'as l'air de penser que la relation amicale est l'échelon "inférieur" de la relation amoureuse. Mais moi j'ai envie de jeter mon ordinateur par terre et d'hurler très fort (non, c'est une image smile ) quand je te lis écrire "et ne reste QU'amicales" comme si c'était un stade moins évolué, genre le niveau 1 d'une évolution de Pokémon, voire même le Pokémon de base (horreur). Alors qu'une amitié, à mes yeux, c'est déjà un équilibre humain très complexe qui demande d'être entretenu et d'avoir des besoins bien expliqués et bien compris ainsi qu'une vision du monde assez semblable, et un projet de vie compatible sur la durée, avec une construction relationnelle rigoureuse et des sentiments très forts... pas une évolution niveau zéro d'une relation.

Au delà du fait qu'on nous présente partout les choses un peu de cette façon (famille, télévision, livres et j'en passe) certainement parce que (pour mon cas) l'accès à l'un est beaucoup facile qu'à l'autre. On partage ses amitiés, on partage (a priori) pas pour les relations amoureuses/sexuelles. Mais une amitié c'est bien également, je n'ai jamais dit le contraire.
Par contre je me demande si pour pas mal de personnes c'est comme un embranchement : d'un côté l'amitié, de la relation amoureuse/sexuelle. Pour ma part je verrai plus ça comme quelque chose de vaguement hiérarchie mais où l'un n'annule pas l'autre. Je suis pas certain d'être très clair, ça l'est déjà moyennement dans mon esprit et je suis pas encore sûr de comment je devrais représenter ça si je devait faire un schéma (mais je cherche).

Je voulais juste répondre sur ce point, pour tout le reste je prendrais le temps de relire et de compléter si j'ai des choses à rajouter (ce qui a priori sera le cas).

Bonne nuit.

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#43 27-02-2018 00:28:23

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Merci pour ta réponse, bonne nuit aussi smile

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#44 01-03-2018 00:19:54

vastaroch
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Canelle a écrit :

C'est compréhensible et légitime, je pense que tu décris un besoin d'intimité pour le passage à l'acte.

Oui mais pas seulement, je pourrais avec quelqu'un dont je serais moins proche, mais c'est pas ce que je recherche spécialement (ou alors par défaut mais dans un cas comme dans l'autre je fais choux blanc).

Canelle a écrit :

C'est un besoin comme un autre, qui doit être respecté en tant que tel. Et puis beaucoup de gens ont besoin de créer une grande intimité avant d'avoir des rapports sexuels t'es loin d'être le seul, ni même d'être "minoritaire" dans ce cas. Faut juste pas prêter trop d'intérêt aux sites de séduction qui t'expliquent que tu as 3 secondes pour savoir si ELLE tu la niques ou pas... parce que ça devient très con et pas très réaliste non plus. A mon avis tu es "normal"... smile

Oui, les sites de séduction me laissent globalement dubitatif. Du coup ça ne me fait pas vraiment avancer mais bon... Après ce qui m'intrigue c'est que vu le nombre de retours qu'il y a, ça semble fonctionner (ok pas tout le temps). Mais même si j'étais sûr à 100% que c'est quelque chose qui fonctionne, ça ne me donne pas envie pour autant de mettre en application. Je vais pas entrer dans les détails pour expliquer pourquoi et je pense que ce n'est de toute façon pas utile.

Canelle a écrit :

C'est très sain comme mode de pensée. Au fond tu as "raison", le couple devrait être un lieu de partage et de bien être dans lequel on peut se ressourcer le plus souvent possible, c'est une bonne définition (remarque que les amitiés aussi devraient être ça).

Mais parfois on rejoue notre petite enfance, on exprime nos peurs, on veut réparer quelque chose qui s'est mal passé quand on était petit, et on se remet dans des schémas qui nous font souffrir, et les choses ne sont pas aussi "lisses" que ce que tu décris-là. Les relations amoureuses sont très souvent névrotiques avec des gros facteurs inconscients, qui ne dépendent pas d'un choix volontaire et éclairé, donc on ne choisit pas forcément un partenaire qui aurait forcément le plus de points communs avec nous, ni même avec qui on se sentirait le mieux. C'est parfois surtout Oedipien, par exemple, pour ne citer que ce cliché, mais on peut aussi rechercher des choses moins clichées sans pour autant qu'elles ne soient bonnes pour nous. Y'a plein de trucs qui se passent dans le "choix" d'un partenaire amoureux (et sexuel).

Et dans nos amitiés et relations en général, aussi. C'est rarement neutre d'affects, transferts, projections... alors on compose avec tout ça. Parfois bien, et régulièrement "mal".

Dans le sens où on n'a pas raison de le faire mais c'est quand même ce qu'on fait... et sur ça tu ne peux pas y faire grand-chose (et moi non plus, hein) si les gens font des choix qui ne les rendent pas forcément plus heureux, en tous cas ils font les choix qui leur appartiennent et ça devient difficile, extérieurement, d'en juger.

Oui ça me paraît logique, je suis incapable de comprendre ceux qui restent avec des personnes avec lesquelles ils ne s'épanouissent pas (au delà des contraintes financières ou familiales, il y a des situations ou c'est plus compliqué). Une personne qui n'est pas considérée comme elle le devrait par l'autre mais reste avec parce qu'elle "l'aime" : c'est totalement incompréhensible pour moi. Je fais en sorte de privilégier au maximum une approche rationnelle. J'ai tendance à cause de cela à taire ou ignorer des émotions/sentiments (sur lesquelles y'a moins de contrôle même si ça peut se travailler un peu) si c'est nécessaire. Bien souvent, lorsque l'on se laisse diriger par les émotions, ça n'apporte pas grand-chose de bon (enfin c'est comme ça que je vois les choses). Du coup ça n'a pas que des avantages (je suis par exemple une bille socialement parlant même si je fais des efforts en ce sens depuis quelque temps) mais globalement je ne pense pas que ça ait été une mauvaise chose. L'idéal aurait été de trouver un équilibre entre les deux ce que je n'ai pas su faire jusque-là.

Canelle a écrit :

Mon conjoint, je ne pense pas qu'il serait mon ami si on se séparait amoureusement ça prendrait des années au moins avant d'avoir de nouveau une relation ensemble (parce qu'il serait super blessé et tout ça, on m'a déjà expliqué plein de fois mais même, le fait est qu'il ne voudrait pas être ami avec moi, et qu'il n'a jamais voulu l'être, il voulait/veut être amoureux, point).

Je pense que ça dépend aussi de comment se fait la séparation. Malheureusement c'est rarement fait de manière à contenter les deux partis, c'est souvent unilatéral et ça se passe du coup plutôt mal (parce que refus d'accepter la situation peut-être ?). C'est quelque chose de dommage, je trouve ça hallucinant de partager a priori de super choses avec quelqu'un (parfois les meilleurs moments qu'on puisse avoir ?) et du jour au lendemain parfois couper tout contact avec cette personne suite à un conflit ou à des attentes/besoin qui ont évolués. Y'a assez peu de personnes qui restent en bons termes avec leurs ex pour peu qu'ils continuent à se fréquenter un minimum.

Canelle a écrit :

Même si ça ne l'empêche pas d'avoir des relations encore plus passionnelles avec ses amis qu'avec moi... mais amour (avec sexe) > amitié (sans amour) : ça répond quand même à un certain ordre social aussi, de toute manière. A savoir si c'est ça qui rend ta vision biaisée ou si tu ressens vraiment les choses comme ça ? ça je ne sais pas.

J'ai pendant longtemps pensé comme la majorité des gens : ce qui est "bien" lorsque l'on est en couple est de ne voir qu'une seule personne, d'être fidèle, etc. Mais si on fait sauter cette règle induite, il devient plus difficile d'établir une séparation entre les amitiés et relations amoureuses, non ? La différenciation se faisant essentiellement sur la présence ou non de rapports sexuels (et ce qui peut en découler, vie de couple, vie de famille) dans l’interaction. Je suis pas un pro en sentiments alors peut-être qu'il y a une d'autres différences ou qu'encore une fois ça dépend des fois. Mais dans mon état d'esprit actuel, ça ne me choquerait pas de me dire que plusieurs personnes simultanément pourraient en intéresser une autre. Ça arrive d'ailleurs. Après c'est certainement vrai aussi que lorsque l'on a déjà quelqu'un, on ressent sans doute moins le besoin/l'envie d'avoir cela avec une autre personne en plus. En combinant ça aux règles tacites d'une relation de couple classique, on se retrouve avec un partenaire sexuel et le reste ce sont des amis.
Quand on a déjà un nombre d'amis "suffisant", on ne va pas chercher particulièrement à en avoir davantage car il n'y en a pas le "besoin".

Canelle a écrit :

Y'a plein de trucs différents dans ce dont tu parles. Aussi, oui je pense qu'il y a plein d'autres cas de figure que l'absence d'attirance physique/sexuelle pour expliquer qu'on ne souhaite pas passer à l'acte. Déjà, le fait d'être engagé ailleurs (que l'exclusivité sexuelle te semble étrange, je comprends, mais à partir du moment où il y a quand même un engagement, quand tu fais une promesse à quelqu'un t'es censé la tenir, hein).

C'est pas tant que je trouve ça étrange, pendant longtemps je trouvais que ça coulait de source parce que c'est comme ça. Mais si on y réfléchit, ça devrait être au cas par cas. A partir de quel moment est-ce que l'on s'engage ? Qu'est-ce qui fait que l'on décide ou non si on a dépassé une limite (quelle est-elle) ? Ce genre de truc mine de rien peut varier énormément d'une personne à l'autre. Il pourrait y avoir d'autres interrogations de ce genre mais j'ai rien d'autre qui me vient à l'esprit sur le moment.
Je pense qu'il est très important d'être clair sur ce qui est décidé dans tous les cas. Car le vrai problème d'avoir plusieurs partenaire sexuels est de mon point de vue les IST (c'est quand même plus gênant de se retrouver avec le sida que d'apprendre que l'autre a couché avec une autre personne). Tout ça pour dire qu'après y avoir réfléchit je trouve que cela devrait pas suivre une espèce de règle presque globale mais devrait faire l'objet d'une discussion. Et après on décide de ce que l'on accepte ou pas comme comportement. Même avec la vision des choses que je viens d'exposer, si je venais à discuter de cela et que l'autre personne me disait que la fidélité est indispensable, je pourrais dire ok. Le soucis de ce genre d'engagement est qu'il ne va pas toujours être respecté seulement parce qu'on le décide. Si par exemple tromper c'est désirer une autre personne, c'est pas quelque chose que l'on va contrôler, du coup c'est compliqué... Si tromper c'est coucher avec une autre personne, on peut s'en abstenir mais c'est aller contre quelque chose que l'on aurait désiré.
Enfin bref c'est compliqué et j'ai du mal à garder un discours (et les idées) clair. Ce qui me semble correct c'est de ne pas chercher à provoquer les infidélités si l'on s'engage à être fidèle (ne pas sortir draguer par exemple même si ça peut paraître évident). Pas sûr que cela suffise par contre.

Canelle a écrit :

Là, tu ressens peut être une attirance qu'elle ne manifeste pas de manière consciente et volontaire parce qu'elle n'a aucune intention déterminée, c'est possible que tu ressentes une ambiguïté par rapport au fait que tu lui plaises (tu ne te fais pas forcément un film sur ça). Mais si elle ne te propose rien de spécial je pense ça difficile de faire des plans sur la comète dans tous les cas, et changer brutalement d'attitude à part créer du malaise je ne pense pas que ça puisse débloquer vraiment les choses. Là, ça fait 6 mois que vous vous fréquentez régulièrement, moi je trouverais ça hyper chelou, ou alors complètement normal type "amitié vraiment bien installée où on peut carrément se permettre des familiarités type flirt sans que personne n'y voit d'intentions" justement, donc à moins de lui faire une proposition claire... tu ne seras pas plus fixé.

Films ou pas, je sais pas. Peut-être pas au début effectivement mais je pense que maintenant ça pourrait être le cas et que je reste sur mon ressenti du début à tort. Enfin j'en sais trop rien.
Je suis en train de me dire que le mieux c'est de laisser tomber (pour changer). Bon c'est un peu différent d'autres fois, y'a presque du mieux. Au moins j'ai fait l'effort de l'aborder, sans ça on se parlerait certainement pas du tout. Après la situation est pas facile non plus. Il faut que je fasse une remise à zéro de mon point de vue et voir si objectivement j'ai (encore) des raisons de continuer à penser qu'elle pourrait être intéressée. Après même si c'est le cas ça changera peut-être rien au deal mais bon. Par contre si on évoque le sujet (voire si je l'amène on sait jamais) je pense que ce serait une bonne chose d'être clair effectivement (je peux toujours dire qu'au début j'aurais pu envisager autre chose que de l'amitié). Mais bon je me dis aussi qu'elle doit s'en douter.

Canelle a écrit :

Et pas tes sentiments amoureux... effectivement, pas la peine de créer une tragédie grecque, c'est pas incroyable qu'elle puisse t'attirer physiquement et que tu aies des envies sexuelles vis-à-vis d'elle en apprenant à la connaître, t'as plein de manières de le faire comprendre, sans forcément verbaliser d'ailleurs.

L'amour reste une notion très abstraite pour moi à l'heure actuelle. Si c'est si universel que cela et si naturel, on devrait être capable de l'expliquer ou de le décrire. Si on regarde les définitions on est loin de la chose merveilleuse et unique qu'on nous vend. Je n'adhère dans tous les cas pas au concept du grand amour. Après oui, il y a des gens que l'on aime/apprécie (pour changer de mot parce que sinon ça prête à confusion). Mais ce n'est pas exclusif, non ? On aime ses amis, on aime sa famille. Pour moi tout ça c'est la même chose et du coup "l'Amour" je considère que ça n'existe pas. Alors on me répondra "tu verras quand tu le vivras". Bien, j'attends toujours, mais toujours est-il qu'en terme d'argumentation/explication on fait mieux. Scientifiquement on résume souvent cela par de l'attirance sexuelle/du désir (mécanismes chimiques et j'en passe, je suis pas calé).

Canelle a écrit :

Si tu préfères lui prendre la main et lui montrer autrement que par des mots que tu ressens de l'attirance pour elle je pense que c'est très bien que ça s'exprime

Oui ça c'est bien mais j'y ai pensé un peu trop tard. Maintenant ça me parait compliqué (bon ça devrait sans doute pas l'être) et j'ose pas vraiment. Mais effectivement si je devais tenter un truc ce serait certainement ça.

Canelle a écrit :

(tant que tu ne lui arraches pas un baiser par surprise quand elle ne s'y attend pas trop pendant un blanc entre 2 épisodes de série...) y'a aucune raison qu'elle t'en veuille de la laisser libre de choisir ce qu'elle veut vivre (et de gérer sa "fidélité" comme elle l'entend).

Je suis pas super convaincu par ce genre de démarche de toute manière, c'est légèrement intrusif. Et puis je saurais pas comment m'y prendre, ça fait partie des points de blocages.

Canelle a écrit :

(la friend-zone tu peux oublier, c'est une connerie : ça ne s'observe pas, y'a juste vraiment des gens qui ne nous plaisent pas physiquement et des aussi des gens avec qui on ne veut même pas une relation amicale d'ailleurs mais qu'on a peut-être peur de vexer en leur disant aussi franchement).

Je dirais que ça dépend de la définition qu'on met derrière. Admettons qu'il y ait eu une attirance à un moment donné mais que cela ait disparu pour telle ou telle raison. C'est un peu comme ça que je le verrais.
Effectivement après si ça consiste à dire "non mais elle ne voudra pas coucher avec toi et elle te le fait comprendre" je ne suis pas d'accord.

Canelle a écrit :

Mais franchement j'ai flirté avec vraiment plein de gens avec qui il ne s'est jamais passé le moindre rapprochement physique (je suis hyper dubitative sur le lien de causalité entre flirt et rapprochement physique, j'avoue). Je pense que c'est une manière comme une autre de faire "comprendre" ses intentions mais que c'est pas forcément une bonne méthode quand les choses ne sont pas posées comme ça et que ça amène l'autre à jouer un jeu qu'il n'aurait pas forcément joué spontanément... je trouve ça poussif, en plus.

Non mais ça doit être moi, je pense que le mot flirt ne correspond pas dans mon esprit à ce qu'il devrait et du coup je ne comprends pas le discours comme il devrait l'être. Encore que ?

Canelle a écrit :

Là ça ne part d'aucun contexte entre vous... tout se passe très naturellement en plus, c'est dommage de venir changer d'attitude alors que tout se passait très bien, non ?

Oui, je ne compte pas changer drastiquement d'attitude comme je l'ai déjà dit. En faisant abstraction du fait que j'aimerais davantage et que pour l'instant ça n'a pas l'air d'être parti pour, oui ça se passe très bien.
Il faut dire qu'à force de me "contenter" de ce que j'ai, je me retrouve globalement avec pas grand chose (je parle sur le plan des "relations amoureuses" puisque c'est le terme ad hoc).

Canelle a écrit :

Disons que déjà de tout ce que tu décris, elle n'initie particulièrement rien de ce type-là... elle est plutôt dans le partage spontané et direct avec toi, sans jouer sur de quelconques ambiguïtés.

C'est sans doute vrai.

Canelle a écrit :

A ta place, j'essayerais vraiment plutôt de lui faire ressentir que je me sens bien et que je suis détendue avec elle, en plus du fait qu'elle me touche... profondément. Je pense que c'est plutôt ça qui rendra un rapprochement possible si elle en a envie.

Oui. Mais je sais pas comment m'y prendre.

Canelle a écrit :

Idem je ne sais pas pourquoi tu penses que c'est pas bien de parler de votre passé ?

C'est pas vraiment ce que j'ai dit, j'avais pas particulièrement envie qu'elle me parle de son copain (c'est toujours d'actualité d'ailleurs). Et j'évite d'aborder les sujets qui peuvent déranger (et de poser des questions dessus), je pars du principe que si une personne est prête à en parler c'est à elle d'aborder le sujet. Maintenant avec un peu plus de recul pourquoi pas mais je me voyais poser des questions là-dessus les premières fois qu'on s'est vus...

Mais effectivement c'est probablement une bonne chose à faire, c'est certainement essentiel pour comprendre une personne un peu mieux.



J'ai sans aucun doute oublié des choses et y'a certains points qui sont un peu confus mais voilà pour le moment.

Merci à toi pour tes réponses, je pense qu'il y a quelques points sur lesquels on ne s'est pas bien compris (je ne parle pas de divergences d'opinions) mais c'est intéressant.

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#45 01-03-2018 14:08:17

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Re,

Plusieurs trucs me viennent en te lisant. Déjà merci pour le développement c'est vachement intéressant.

- que tu ne comprennes pas les relations toxiques et que tu n'en aies jamais vécues, franchement j'ai envie de te dire : tant mieux, sincèrement. smile Et ça sert à rien d'exercer ton intelligence à envisager des choses irrationnelles, car même si les mécanismes sont logiques les projections sont complètement dénuées de réalité, c'est à côté de la plaque (souvent le mythe du sauveur, mais pas que...)

- sinon, les émotions elles ont un sens, ce sont des manifestations physiologiques à part entière, quelque chose qui vient du corps et pas de "l'esprit" (au sens que ce n'est pas purement intellectuel, ce ne sont pas des idées), donc si tu les refoules ou que tu les ignores (ou que tu les tais) ça finit par te rendre "malade". Pas toi particulièrement, hein, juste nous les gens à force de dissimuler ce qu'on ressent (ou de ne pas en avoir vraiment conscience) on finit par devenir malades.

Avant de parler de sentiments, ou de conséquences relationnelles, je pense qu'il faut déjà trouver une manière d'exprimer nos émotions directes, sinon ça crée des blocages de toute façon (enfin c'est un vaste travail sur soi, en général on n'est pas élevé comme ça donc on a tendance à imaginer que la tristesse -par exemple- est une idée qui nous passera en arrêtant d'y penser).

Je ne pense pas qu'on puisse être dirigé par nos émotions, mais qu'on a forcément besoin de vivre nos émotions (ça ne veut pas dire qu'on va prendre une décision sur le coup de l'émotion, on peut y réfléchir à froid, ou juste laisser passer les émotions sans forcément agir vis-à-vis d'elles, hein). Pour caricaturer, c'est pas parce qu'un jour on se réveille et qu'on en a marre de tout qu'on doit tout laisser tomber alors qu'on avait construit des tas de trucs chouettes, l'émotion est-là, donc la vivre et la ressentir, puis continuer à aller de l'avant quand même... évidemment.

- pour la hiérarchie : partenaire amoureux>amis ; là c'est à la libre appréciation de chacun, selon ce qu'il en ressent, ses croyances et son état d'esprit. J'imagine qu'il y a surtout une notion de "premier choix" (de plus haute valeur) dans pas mal de cas. Je vois surtout beaucoup d'ego à placer cette forme d'Amour-là au-dessus des autres. (avec un petit côté sournois de "j'ai été choisi.e, pas toi"... dans ce que j'ai pu ressentir/observer, moi).

Parce que des relations amicales proches, intimes, et qui durent, qui mettent en jeu un amour (presque) inconditionnel, autour de moi j'en vois, et elles passent "au-dessus/avant" les partenariats amoureux, en les accompagnant sans pour autant les écraser. (en regardant bien ce qu'il se passe vraiment, sur le long terme). Sinon, le désir charnel est peut-être plus prenant qu'une <<simple affection>>, mais ça ne garantit en rien une plus grande compatibilité interpersonnelle ou même une meilleure entente ou encore de vraiment se compléter au quotidien. C'est une composante énergétique sexuelle qui est active mais ça ne dit rien sur les autres aspects des relations.

- Sinon, t'as raison pour la séparation, ça dépend beaucoup de la manière dont ça se passe (conflictuelle, ou pas, comme tu dis faut déjà être en bons termes pour envisager quoi que ce soit), et ça ne sert pas à grand-chose d'y penser en plus. Mais du coup c'est juste pour dire que l' "amitié" ne coule pas de source contrairement à ce qui se dit souvent. Que si on ne devient pas amoureux on pourra au moins "rester amis", c'est complètement faux. Enfin ça sous-entend que l'amitié soit déjà "là" d'office, alors que c'est pas toujours le cas (et souvent pas le cas du tout d'ailleurs), c'était en ce sens que j'en parlais.

Ensuite c'est de toute manière à toi de déterminer (et c'est légitime dans tous les cas) si la relation que vous avez te convient parce que ce que vous vivez te convient ou si ça ne te convient que parce que tu espères qu'il pourrait y avoir une transformation dans le sens d'un rapport "amoureux" (disons charnel sans mauvaise connotation). Reste aussi que d'être "l'amant" d'une relation supposée exclusive n'est pas forcément une position confortable ? (après ça j'en dis rien, je me dis juste que ça peut encore poser un nouveau problème avant d'être une "solution" pour toi).

- Ce que j'ai mal compris c'est que tu préfères coucher avec quelqu'un de qui tu te sens déjà proche et avec qui un lien est crée de "longue date" plutôt qu'avec quelqu'un que tu viens de rencontrer ? ou je n'ai toujours pas compris ??

En fait, quand tu dis que tu te "contentes" tu t'en contentes vraiment ou c'est quelque chose que tu vis quand même mal ? (t'as le droit d'être irrationnel dans tes ressentis, ce sont des sensations hein). Tu peux rationnellement t'en réjouir pour x raisons très valables et en même temps te sentir triste (par exemple) de cette situation, ou même en colère, ou même tout autre chose je dis ça au pif... smile

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#46 01-03-2018 14:08:56

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

(j'ai un peu bâclé ce que je disais, je dois partir c'est pour ça).

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#47 01-03-2018 19:59:01

vastaroch
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Canelle a écrit :

- sinon, les émotions elles ont un sens, ce sont des manifestations physiologiques à part entière, quelque chose qui vient du corps et pas de "l'esprit" (au sens que ce n'est pas purement intellectuel, ce ne sont pas des idées),

Oui je sais bien que cela fait partie des mécanismes naturels du cerveau/corps. Après qu'elles aient un sens, je sais pas trop, mais toujours est-il qu'elles existent et qu'elles sont une composante d'une personne.

Canelle a écrit :

donc si tu les refoules ou que tu les ignores (ou que tu les tais) ça finit par te rendre "malade". Pas toi particulièrement, hein, juste nous les gens à force de dissimuler ce qu'on ressent (ou de ne pas en avoir vraiment conscience) on finit par devenir malades.

Comment ça "rendre malade" ? Je suis pas sûr de bien comprendre ce que tu veux dire par là. Il n'est pas toujours dans notre intérêt dans tous les cas (en tant qu'individus) de révéler ce que l'on ressent ; ça peut être utilisé contre nous. En avoir conscience je pense que c'est utile par contre.
Je ne sais pas si tu as vu le film Equilibrium mais à choisir je prendrais le traitement. Globalement je considère que mes émotions m'ont rarement été profitables. C'est marrant de noter d'ailleurs dans le film qu'ils mettent en avant les émotions positives et font un peu l'impasse sur les autres.

Canelle a écrit :

Je ne pense pas qu'on puisse être dirigé par nos émotions, mais qu'on a forcément besoin de vivre nos émotions (ça ne veut pas dire qu'on va prendre une décision sur le coup de l'émotion, on peut y réfléchir à froid, ou juste laisser passer les émotions sans forcément agir vis-à-vis d'elles, hein).

Y'en a qui malheureusement font un peu trop souvent l'impasse sur la réflexion, exemple tous ceux qui agissent sous le coup de la colère.

Canelle a écrit :

Pour caricaturer, c'est pas parce qu'un jour on se réveille et qu'on en a marre de tout qu'on doit tout laisser tomber alors qu'on avait construit des tas de trucs chouettes, l'émotion est-là, donc la vivre et la ressentir, puis continuer à aller de l'avant quand même... évidemment.

Oui effectivement, après une émotion ne s'installe généralement pas sur la durée du coup ça se tient aussi. Je ne sais pas si tu pensais à un cas concret par contre.

Canelle a écrit :

- pour la hiérarchie : partenaire amoureux>amis ; là c'est à la libre appréciation de chacun, selon ce qu'il en ressent, ses croyances et son état d'esprit. J'imagine qu'il y a surtout une notion de "premier choix" (de plus haute valeur) dans pas mal de cas. Je vois surtout beaucoup d'ego à placer cette forme d'Amour-là au-dessus des autres. (avec un petit côté sournois de "j'ai été choisi.e, pas toi"... dans ce que j'ai pu ressentir/observer, moi).

C'est ce que je disais, en fait cette hiérarchie existe parce qu'on "limite" ce qui fait la spécificité de la relation amoureuse à cette dernière (par rappport à la relation amicale). Après je dis pas, quand on décide de vivre ensemble, de fonder une famille etc ça a déjà davantage de sens. Mais dans la société telle qu'elle est actuellement on applique cette restriction à tous les cas de figure alors qu'au final il y a un paquet de situations bien différentes. J'ai pas l'impression que les humains soient programmés pour être naturellement monogames, c'est plus là où je veux en venir.

Canelle a écrit :

Parce que des relations amicales proches, intimes, et qui durent, qui mettent en jeu un amour (presque) inconditionnel, autour de moi j'en vois, et elles passent "au-dessus/avant" les partenariats amoureux, en les accompagnant sans pour autant les écraser. (en regardant bien ce qu'il se passe vraiment, sur le long terme).

Ça je l'entends bien, et comme je le dis je ne comprends pas que le relation amicale puisse du coup passer "au-dessus/avant" des partenariats amoureux et en même temps bien souvent ne pas être envisageable elle-même comme une relation amoureuse.

Canelle a écrit :

Sinon, le désir charnel est peut-être plus prenant qu'une <<simple affection>>, mais ça ne garantit en rien une plus grande compatibilité interpersonnelle ou même une meilleure entente ou encore de vraiment se compléter au quotidien.

La subtibilité est là, il faut qu'il y ait les deux. Pour moi le désir charnel semble être la suite logique lorsqu'il y a de l'affection. C'est indisociable, non ? Je me vois pas trop avoir du désir charnel sans affection (en tout cas j'aurais certainement pas envie de suivre ce désir s'il est laissé seulement tel quel).

Canelle a écrit :

Mais du coup c'est juste pour dire que l' "amitié" ne coule pas de source contrairement à ce qui se dit souvent.

C'est à dire ? Dans une relation amoureuse tu veux dire ? Parce que dans tous les cas effectivement on ne peut pas être ami avec tous le monde. Il y a des personnes avec qui ça passe et d'autre avec qui ce n'est pas le cas.

Canelle a écrit :

Que si on ne devient pas amoureux on pourra au moins "rester amis", c'est complètement faux. Enfin ça sous-entend que l'amitié soit déjà "là" d'office, alors que c'est pas toujours le cas (et souvent pas le cas du tout d'ailleurs), c'était en ce sens que j'en parlais.

Du coup même chose que ce que j'ai dit au-dessus ? Mais là encore j'ai du mal à imaginer une relation amoureuse là où, si cette dernière n'existait pas, il n'y aurait "même" pas de relation amicale.

Canelle a écrit :

Ensuite c'est de toute manière à toi de déterminer (et c'est légitime dans tous les cas) si la relation que vous avez te convient parce que ce que vous vivez te convient ou si ça ne te convient que parce que tu espères qu'il pourrait y avoir une transformation dans le sens d'un rapport "amoureux" (disons charnel sans mauvaise connotation).

Les deux, je vois pas ça comme quelque chose d'incompatible. Si je sais qu'il n'y aura jamais rien d'autre que de l'amitié je ne vais pas arrêter d'apprécier sa compagnie pour autant. A l'heure actuelle je préférerais qu'il puisse y avoir cette transformation mais même si ça n'arrive pas et bah ça n'arrivera pas et puis voilà.

Canelle a écrit :

Reste aussi que d'être "l'amant" d'une relation supposée exclusive n'est pas forcément une position confortable ? (après ça j'en dis rien, je me dis juste que ça peut encore poser un nouveau problème avant d'être une "solution" pour toi).

J'ai jamais demandé non plus à être "l'amant", ce serait induit par la situation dans laquelle elle est. Je ne pense pas avoir besoin de rappeler que n'importe quelle relation amoureuse peut se terminer du jour au lendemain.
Non pas que j'en sache quelque chose personnellement mais en regardant autour de moi j'ai pu constater que peu importe la durée, l'intensité, la situation financière, la situation familiale, ou les autres choses que j'ai pu oublier, on ne peut pas se dire qu'un couple est voué à se maintenir "jusqu'à ce que la mort les sépare". J'ai même l'impression que des personnes restent en couple seulement pour ne pas être "seules". Ça fait d'ailleurs partie là encore de la pression sociale, il est "normal" si ce n'est attendu de rechercher à se mettre avec quelqu'un.
J'arrive à prendre les choses dans l'autre sens, en soit être seul ne me dérange pas (et de toute façon depuis le temps j'ai pu m'y faire), mais si je trouve une personne avec qui j'ai envie d'être c'est différent.

Canelle a écrit :

- Ce que j'ai mal compris c'est que tu préfères coucher avec quelqu'un de qui tu te sens déjà proche et avec qui un lien est crée de "longue date" plutôt qu'avec quelqu'un que tu viens de rencontrer ? ou je n'ai toujours pas compris ??

Non tu as bien compris, globalement c'est ça.

Canelle a écrit :

En fait, quand tu dis que tu te "contentes" tu t'en contentes vraiment ou c'est quelque chose que tu vis quand même mal ? (t'as le droit d'être irrationnel dans tes ressentis, ce sont des sensations hein). Tu peux rationnellement t'en réjouir pour x raisons très valables et en même temps te sentir triste (par exemple) de cette situation, ou même en colère, ou même tout autre chose je dis ça au pif... smile

Je m'en "contente" un peu en mode frustré/blasé mais pas seulement, j'apprécie les moments qu'on passe ensemble. Ce qui m'énerve en fait c'est surtout de ne pas avoir de certitude et de trop cogiter à cause de ça. Mais je pense que je vais partir du principe que c'est mort jusqu'à preuve (que je vais toujours pouvoir attendre je pense) du contraire.

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#48 01-03-2018 22:45:27

Canelle
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Je suis pas trop en forme donc je vais pas répondre trop en détails, et tu excuseras mes imprécisions ou tournures pas forcément bonnes, si tu le veux bien, j'essaye pas de te faire réagir ou de te heurter donc si y'a un truc qui te saoule dans ce que j'écris considère que je suis en colère toute seule et que ça n'a rien à voir avec cet échange, hein.

Mais sur les émotions je voulais déjà dire de pas se les dissimuler à soi-même et aussi aux gens qu'on côtoie dans des contextes intimes et affectivement sécurisants (parce qu'au patron ou à la méchante voisine effectivement c'est bof utile de leur manifester nos états d'âme en général). Je n'ai pas vu le film dont tu parles (Equilibrium) mais je vais le regarder, comme ça je te dirais ce que j'en pense en l'ayant vu.

Pour ultra simplifier, je pense que c'est le refoulement émotionnel qui rend malade. Le fait de considérer que nos émotions sont mauvaises ou pas pratiques, voire inadaptées, au lieu de les prendre simplement en compte telles qu'elles arrivent. Pas qu'il faut arriver devant n'importe qui et dire "va te faire foutre sale xxx" juste parce que c'est un jour où on a mal dormi et qu'on ressent l'envie d'envoyer chier quelqu'un lol - c'est plutôt d'accepter que devant une situation où l'on se sent impuissant on va avoir de la tristesse, un certain besoin de repli sur soi, peut-être d'être consolé, de pleurer, d'avoir un moment de ralentissement dans notre vie... par exemple.

Y'a d'autres émotions plus positives hein mais t'as vu je t'en prends exprès une négative pour l'exemple à chaque fois. En même temps c'est plus rare de refouler le fait d'être content. Quoi que... parfois on peut se dire que ce n'est "pas le moment" d'exprimer de la joie et se forcer à ressentir une émotion plus grave, donc refouler l'émotion positive. Bref, c'est ce genre de dissimulation (déjà à soi-même) dont je parlais.

Du coup, ce que tu aimerais (dans l'absolu) ce serait qu'elle quitte son copain et qu'elle ait une histoire avec toi à la place, ou c'est un mauvais raccourci de ma part ? Evidemment, c'est complètement possible, y'a plein de gens qui se séparent tout le temps et d'autres gens qui se mettent ensemble après ou avant un épisode adultère, je ne sous-entendais rien du tout, désolée si tu l'as pris comme ça. Tu vois, mon père était marié à sa femme et il a eu une liaison adultère avec ma mère et pouf ça fait 30 ans qu'ils sont ensemble, maintenant, même mariés depuis 10 ans. Je sais que les choses ne sont pas immuables et qu'on peut changer de partenaire ! 

Par contre, moi je pense qu'on peut avoir des pulsions (sexuelles) sans affection spéciale. Et aussi beaucoup d'affection sans que ça n'évolue dans une quelconque "suite" en désir charnel. Mais en fait c'est pas important et c'est pas l'objet de ton post donc ça n'a pas un intérêt fou d'en discuter puisque tu ne recherches pas ça de toute manière ? Et ça semble clair pour toi que ce que tu ressens suit un mécanisme : affection puis attirance physique, c'est ça ? T'as jamais ressenti d'abord de l'attraction physique puis de l'affection, après ? (je sais pas si c'est intéressant comme question d'ailleurs, mais du coup je me demandais si t'avais jamais été attiré par quelqu'un avant de l'apprécier).

En tous cas si je peux juste te donner un "conseil" (c'est pas un truc de ouf mais quand même) c'est de vraiment bien te mettre toi au clair avec le fait que tu es OK avec ce que vous vivez ensemble là maintenant, et de te sentir bien dans la place que tu prends actuellement. De surtout pas hésiter à exprimer ce que tu aimerais, toi. Sans calcul, vraiment sur le moment pour que tu passes un moment agréable sans aucune frustration. Parce que malgré tout, des fois les choses de se transforment pas alors que tout va vers plus de complicité, et même des espèces de jeux de séduction et surtout de gaminerie (ce que j'avais appelé du flirt : et qui visiblement n'est pas ça... cf. l'autre topic très long tongue ) sans que ça ne remette en cause la nature de la relation.

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#49 22-03-2018 01:53:21

vastaroch
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Canelle a écrit :

Je suis pas trop en forme donc je vais pas répondre trop en détails, et tu excuseras mes imprécisions ou tournures pas forcément bonnes, si tu le veux bien, j'essaye pas de te faire réagir ou de te heurter donc si y'a un truc qui te saoule dans ce que j'écris considère que je suis en colère toute seule et que ça n'a rien à voir avec cet échange, hein.

Mais sur les émotions je voulais déjà dire de pas se les dissimuler à soi-même et aussi aux gens qu'on côtoie dans des contextes intimes et affectivement sécurisants (parce qu'au patron ou à la méchante voisine effectivement c'est bof utile de leur manifester nos états d'âme en général). Je n'ai pas vu le film dont tu parles (Equilibrium) mais je vais le regarder, comme ça je te dirais ce que j'en pense en l'ayant vu.

Pour ultra simplifier, je pense que c'est le refoulement émotionnel qui rend malade. Le fait de considérer que nos émotions sont mauvaises ou pas pratiques, voire inadaptées, au lieu de les prendre simplement en compte telles qu'elles arrivent. Pas qu'il faut arriver devant n'importe qui et dire "va te faire foutre sale xxx" juste parce que c'est un jour où on a mal dormi et qu'on ressent l'envie d'envoyer chier quelqu'un lol - c'est plutôt d'accepter que devant une situation où l'on se sent impuissant on va avoir de la tristesse, un certain besoin de repli sur soi, peut-être d'être consolé, de pleurer, d'avoir un moment de ralentissement dans notre vie... par exemple.

Y'a d'autres émotions plus positives hein mais t'as vu je t'en prends exprès une négative pour l'exemple à chaque fois. En même temps c'est plus rare de refouler le fait d'être content. Quoi que... parfois on peut se dire que ce n'est "pas le moment" d'exprimer de la joie et se forcer à ressentir une émotion plus grave, donc refouler l'émotion positive. Bref, c'est ce genre de dissimulation (déjà à soi-même) dont je parlais.

Du coup, ce que tu aimerais (dans l'absolu) ce serait qu'elle quitte son copain et qu'elle ait une histoire avec toi à la place, ou c'est un mauvais raccourci de ma part ? Evidemment, c'est complètement possible, y'a plein de gens qui se séparent tout le temps et d'autres gens qui se mettent ensemble après ou avant un épisode adultère, je ne sous-entendais rien du tout, désolée si tu l'as pris comme ça. Tu vois, mon père était marié à sa femme et il a eu une liaison adultère avec ma mère et pouf ça fait 30 ans qu'ils sont ensemble, maintenant, même mariés depuis 10 ans. Je sais que les choses ne sont pas immuables et qu'on peut changer de partenaire ! 

Par contre, moi je pense qu'on peut avoir des pulsions (sexuelles) sans affection spéciale. Et aussi beaucoup d'affection sans que ça n'évolue dans une quelconque "suite" en désir charnel. Mais en fait c'est pas important et c'est pas l'objet de ton post donc ça n'a pas un intérêt fou d'en discuter puisque tu ne recherches pas ça de toute manière ? Et ça semble clair pour toi que ce que tu ressens suit un mécanisme : affection puis attirance physique, c'est ça ? T'as jamais ressenti d'abord de l'attraction physique puis de l'affection, après ? (je sais pas si c'est intéressant comme question d'ailleurs, mais du coup je me demandais si t'avais jamais été attiré par quelqu'un avant de l'apprécier).

En tous cas si je peux juste te donner un "conseil" (c'est pas un truc de ouf mais quand même) c'est de vraiment bien te mettre toi au clair avec le fait que tu es OK avec ce que vous vivez ensemble là maintenant, et de te sentir bien dans la place que tu prends actuellement. De surtout pas hésiter à exprimer ce que tu aimerais, toi. Sans calcul, vraiment sur le moment pour que tu passes un moment agréable sans aucune frustration. Parce que malgré tout, des fois les choses de se transforment pas alors que tout va vers plus de complicité, et même des espèces de jeux de séduction et surtout de gaminerie (ce que j'avais appelé du flirt : et qui visiblement n'est pas ça... cf. l'autre topic très long tongue ) sans que ça ne remette en cause la nature de la relation.

Pardon, j'avais pas vu ta réponse jusque-là, mais merci.
Je répondrai plus tard vu l'heure, bonne nuit.

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#50 26-03-2018 00:20:17

vastaroch
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Re : Ambiguïté (unilatérale ?) avec une amie qui a un copain

Canelle a écrit :

Je suis pas trop en forme donc je vais pas répondre trop en détails, et tu excuseras mes imprécisions ou tournures pas forcément bonnes, si tu le veux bien, j'essaye pas de te faire réagir ou de te heurter donc si y'a un truc qui te saoule dans ce que j'écris considère que je suis en colère toute seule et que ça n'a rien à voir avec cet échange, hein.

Pas de soucis, j'ai rien vu de problématique dans ce que tu as écrit.

Canelle a écrit :

Pour ultra simplifier, je pense que c'est le refoulement émotionnel qui rend malade. Le fait de considérer que nos émotions sont mauvaises ou pas pratiques, voire inadaptées, au lieu de les prendre simplement en compte telles qu'elles arrivent. Pas qu'il faut arriver devant n'importe qui et dire "va te faire foutre sale xxx" juste parce que c'est un jour où on a mal dormi et qu'on ressent l'envie d'envoyer chier quelqu'un lol - c'est plutôt d'accepter que devant une situation où l'on se sent impuissant on va avoir de la tristesse, un certain besoin de repli sur soi, peut-être d'être consolé, de pleurer, d'avoir un moment de ralentissement dans notre vie... par exemple.

Ok je vois ce que tu veux dire. De toute façon on a pas trop le choix que de faire avec les émotions que l'on ressens. Après je pense être moins affecté par certaines choses parce que j'ai adapté ma façon de penser et de voir les choses mais ça ne donne pas un contrôle sur l'intégralité de ce que je peux ressentir. Ce serait beaucoup plus facile sinon, je ne pense pas que ce soit une chose à laquelle on puisse arriver de toute manière. Du coup pour le reste pas le choix que de prendre en l'état mais je sais pas si c'est du refoulement mais quand c'est des émotions "négatives" j'essaie de faire en sorte qu'elles durent le moins longtemps possible (normal non ?). Pour les autres, je vais pas chercher à les faire disparaître, mais je vais pas en faire étalage non plus. Je pense que c'est un sujet assez difficile, et personnellement je vois globalement les émotions plus comme un handicap qu'autre chose du fait qu'on ait justement cette impuissance. Mais cela me nuit rarement, ma façon de voir les choses me permet bien souvent de ne pas être affecté négativement comme la plupart des gens pourraient l'être. Après on verra, j'ai pas non plus été confronté à des choses atroces, je sais pas comment je réagirais devant certaines situations, je me fais une idée mais je pourrais très bien me tromper.

Canelle a écrit :

Du coup, ce que tu aimerais (dans l'absolu) ce serait qu'elle quitte son copain et qu'elle ait une histoire avec toi à la place, ou c'est un mauvais raccourci de ma part ?

Non c'est juste. Surtout que je me disais que ça pouvait marcher ce qui ne m'arrive pas souvent. Mais on en est même plus là, on se voit plus depuis quelques semaines. A voir l'évolution (ou pas) de la dynamique.

Canelle a écrit :

Evidemment, c'est complètement possible, y'a plein de gens qui se séparent tout le temps et d'autres gens qui se mettent ensemble après ou avant un épisode adultère, je ne sous-entendais rien du tout, désolée si tu l'as pris comme ça. Tu vois, mon père était marié à sa femme et il a eu une liaison adultère avec ma mère et pouf ça fait 30 ans qu'ils sont ensemble, maintenant, même mariés depuis 10 ans. Je sais que les choses ne sont pas immuables et qu'on peut changer de partenaire !

Oui pas de problème, j'ai pas été vexé ou autre, je pense qu'on c'était juste pas bien compris.

Canelle a écrit :

Par contre, moi je pense qu'on peut avoir des pulsions (sexuelles) sans affection spéciale.

Oui, je pense que ça arrive à certaines personnes. Pour ma part je suis pas sûr, je trouve que ça va de pair.

Canelle a écrit :

Et aussi beaucoup d'affection sans que ça n'évolue dans une quelconque "suite" en désir charnel.

Ça oui, je le conçoit très bien également. Après j'ai jamais été très proche des gens de manière générale, du coup c'était plus difficile pour moi de le jauger.

Canelle a écrit :

Et ça semble clair pour toi que ce que tu ressens suit un mécanisme : affection puis attirance physique, c'est ça ? T'as jamais ressenti d'abord de l'attraction physique puis de l'affection, après ? (je sais pas si c'est intéressant comme question d'ailleurs, mais du coup je me demandais si t'avais jamais été attiré par quelqu'un avant de l'apprécier).

Oui et non... Oui, une personne peut m'attirer physiquement dans un premier temps (en tenant compte du fait que ça ne se limite pas uniquement à l'apparence physique, ça peut être l'attitude aussi, est-ce que tu vois ce que je veux dire ? C'est ce que l'on voit de la personne quand on ne la connais pas encore en fait). C'est ce qui peut faire que j'ai envie ensuite de connaitre la personne pour voir si on s'entend bien et que l'on a des choses en commun. De ça découle potentiellement de l'affection et un renforcement de l'attirance initiale. Mais si je vois que c'est une personne qui ne me correspond pas du tout après avoir fait sa connaissance, ça a l'effet inverse et l'attirance que j'aurais pu avoir aura tendance à diminuer / disparaître. Enfin c'est logique, non ? Il y a des gens qui couchent juste sur la base de l'attraction physique j'imagine, mais je suis un peu partagé là-dessus du coup (y'a de l'affection ou pas, je sais pas comment ça se passe). Ça pourrait me convenir mais probablement uniquement parce que ma vie affective est vide. Mais ça serait probablement pas une bonne solution ; après comme je l'ai dit ça me gêne pas plus que ça, j'ai l'habitude d'être seul et j'ai pas besoin d'être avec quelqu'un pour penser que ma vie n'est pas nulle. Certaines personnes tiennent plus ou moins ce raisonnement et je trouve ça un peu triste. C'est plus que, pour le coup, je me dis que c'est dommage.

Canelle a écrit :

En tous cas si je peux juste te donner un "conseil" (c'est pas un truc de ouf mais quand même) c'est de vraiment bien te mettre toi au clair avec le fait que tu es OK avec ce que vous vivez ensemble là maintenant, et de te sentir bien dans la place que tu prends actuellement. De surtout pas hésiter à exprimer ce que tu aimerais, toi. Sans calcul, vraiment sur le moment pour que tu passes un moment agréable sans aucune frustration.

Dernièrement il se passe pas grand-chose de toute manière ^^. J'en sais trop rien, je sais que je saurais m’accommoder de n'importe quelle issue : qu'on soit ensemble, qu'on soit "juste" amis, qu'on reste pas en contact. Bon l'issue la plus nulle serait qu'on retombe à un stade où on est juste des "connaissances" et qu'on partage pas grand-chose, ce qui est un peu ce vers quoi ça a l'air de tendre mais bon. Mais en soit, ça ira aussi.
J'ai peut-être trop appris à faire avec la frustration, mais pour ce qui est d'exprimer les choses c'est à méditer. Cf ce que j'ai déjà pu dire sur le sujet : j'exprime pas (enfin presque jamais) ce que je ressens pour différentes raisons.

Canelle a écrit :

Parce que malgré tout, des fois les choses de se transforment pas alors que tout va vers plus de complicité, et même des espèces de jeux de séduction et surtout de gaminerie (ce que j'avais appelé du flirt : et qui visiblement n'est pas ça... cf. l'autre topic très long tongue ) sans que ça ne remette en cause la nature de la relation.

Oui je veux bien le croire... et je trouve toujours ça étrange. Enfin ça m'est jamais arrivé mais si j'en venais à être davantage complice avec une amie qu'avec une fille avec qui je sortirais, je me poserais des questions. A part le cas où il n'y aurait aucune attirance pour la supposée amie, je vois pas le truc.

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