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Comment séduire un homme… et garder un homme !

#1 19-02-2018 19:18:24

Canelle
Séduizeuse (admin)
Inscription : 15-09-2013
Messages : 9 902

"signaux d'alerte et phrases assassines" (pédophilie)

https://www.memoiretraumatique.org/asse … TR_web.pdf

Sandrine Apers, présidente
de l’association le Monde à Travers un Regard,
co-fondatrice du CRIFIP
Notre société véhicule de nombreuses idées
reçues et mythes concernant les violences
sexuelles sur les mineurs, le mot « victime » est
aujourd’hui presque devenu une insulte, il est
utilisé dans la vie de tous les jours de manière
péjorative.
Et pourtant une victime qu’est-ce que c’est ?
La décision cadre du Conseil de l’Union Européenne,
en date du 15 mars 2001, définit la victime
comme « la personne qui a subi un préjudice,
y compris une atteinte à son intégrité
physique ou mentale, une souffrance morale ou
une perte matérielle, directement causée par
des actes ou des omissions qui enfreignent la
législation pénale d’un État membre ».
Nous avons décidé de créer ce livret d’information
et de prévention et ceux qui suivront
parce que les violences sexuelles sur les mineurs
c’est l’affaire de tous ! Nous avons tous un rôle
à jouer dans la prévention, l’information et l’action,
la loi et le bon sens nous l’impose.

Laisser un enfant « se débrouiller » parce que
« ça ne nous regarde pas » c’est le laisser se
construire sans aucun repère, sans limite, dans
une intense souffrance, avec une identité totalement
fracturée.
Alors pourquoi dans la majorité des cas les personnes
qui ont connaissance de tels actes sur
des enfants n’agissent-elles pas ? Par méconnaissance
? Par peur ? Par lâcheté ? Par manque
d’information ? Par manque de formation ?
Toutes ces théories sont certainement valables...
Et pourtant, être victime d’inceste ou de pédocriminalité
a des conséquences graves durant la
vie entière, il est grand temps que notre société
ouvre les yeux sur ces souffrances : l’anorexie,
la boulimie, l’alcoolisme, la toxicomanie, la
prostitution, l’automutilation, les tentatives de
suicides, le suicide, les troubles d’ordre sexuel,
la dépression, la revictimisation, les troubles
anxieux, l’état de stress post-traumatique, la
maladie de Crohn, les difficultés professionnelles,
les problèmes de couple, les difficultés à
devenir parent, etc.
Il est indispensable de dépister les enfants victimes
de violences sexuelles le plus tôt possible,
de connaître les signaux d’alerte, les actions à
mettre en place, les aides à apporter. C’est le
devoir de chaque citoyen de s’informer et d’agir.
C’est tous ensemble que nous pouvons changer
les choses. S’informer c’est ensuite ne plus faire
partie de ceux qui diront « je ne savais pas », « je
n’avais pas vu », « les parents avaient l’air d’être
des gens « sans histoire » (quelle étrange expression
!) ». Les enfants parlent, il suffit de savoir et
de prendre le temps de les « écouter ».

Mémoire post-traumatique : https://www.memoiretraumatique.org/psyc … tique.html

Les mécanismes neuro-biologiques qui sont à l’origine de cette mémoire traumatique sont assimilables à des mécanismes de sauvegarde exceptionnels qui, pour échapper à un risque vital intrinsèque cardio-vasculaire et neurologique induit par une réponse émotionnelle dépassée et non contrôlée, vont faire disjoncter le circuit de réponse émotionnelle (comme dans un circuit électrique en surtension qui disjoncte pour sauvegarder les appareils).

Le circuit neurologique en question est le système limbique dont les principales structures sont les amygdales, les hippocampes et le cortex associatif; lors d’un danger les amygdales, structures cérébrales sous-corticales qui contrôlent les réponses émotionnelles et la mémoire émotionnelle implicite sont activées et vont, avant même que le cortex sensoriel et associatif soit informé et puisse lire et interpréter l’événement, déclencher une réponse émotionnelle par l’intermédiaire de la production d’adrénaline par le système nerveux autonome (pour augmenter le rythme et le débit cardiaque la pression artérielle, la fréquence cardiaque et stimuler la glucogénèse) et de la production de cortisol par l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (pour stimuler la néoglucogénèse) dont le but est de fournir à l’organisme avec de l’oxygène et du glucose disponibles en grande quantité, les ressources en énergie nécessaires aux organes pour répondre au danger (affrontement ou fuite).

Les amygdales donnent aussi simultanément des informations émotionnelles au cortex associatif pour qu’il puisse en tenir compte afin d’analyser le danger et de prendre des décisions et à l’hippocampe, qui est le "logiciel" indispensable pour traiter et stocker les souvenirs et les apprentissages et aller les rechercher ensuite. Une fois les amygdales “allumées” elles ne peuvent se moduler ou s’éteindre que par l’action du cortex associatif et de son travail d’analyse et de prise de décisions, aidé en cela par la “banque de données” de souvenirs d’apprentissage et de repères spatio-temporels que lui a fourni l’hippocampe.

Lors de violences extrêmes, incompréhensibles, confrontant à l’implacable entreprise de destruction de l’agresseur, à sa mort imminente, sans échappatoire possible avec une impuissance totale et faisant s’effondrer toute les certitudes acquises, le cortex et l’hippocampe sont dans l’incapacité de se représenter l’événement, de l’intégrer et de relier à des connaissances ou des repères acquis et donc de moduler ou d’éteindre les amygdales : la réponse émotionnelle reste maximale et les taux d’adrénaline et de cortisol deviennent toxiques pour l’organisme, toxicité cardiaque et vasculaire pour l’adrénaline (risque d’infarctus du myocarde de stress et d’hypertension maligne), toxicité neurologique pour le cortisol (risque épileptique et de mort neuronale par apoptose pouvant aller jusqu’à 30% du volume de certaines structures, hippocampe et cortex préfrontal), véritable “survoltage” confrontant à un risque de mort imminente qui entraîne la mise en place d’une voie de secours exceptionnelle qui va faire disjoncter le circuit limbique, déconnecter les amygdales et éteindre la réponse émotionnelle grâce à la sécrétion par le cerveau de drogues dissociantes endogènes, endorphines et drogues "kétamine-like" (des antagonistes des récepteurs NMDA du système glutamatergique) :

les amygdales sont éteintes et malgré les violences qui se poursuivent il n’y a plus de réponse émotionnelle donc plus de risque vital, plus de souffrance physique les endorphines produisant une analgésie.
les amygdales sont déconnectées des hippocampes, la mémoire émotionnelle ne va pas pouvoir être traitée et intégrée et va rester piégée : c’est la mémoire traumatique.

les amygdales sont déconnectées du cortex qui ne reçoit plus d’information émotionnelle les stimuli traumatiques vont continuer d’arriver au cortex sensoriel mais ils vont être traités sans connotation émotionnelle et sans souffrance physique ce qui va donner une impression d’étrangeté, d’irréalité, de dépersonnalisation, d’être spectateur des événements, les drogues “kétamine-like” de plus entraînent des sensations de transformations corporelles et de distorsions spatio-temporelles : c’est la dissociation péri-traumatique.

AU TOTAL LE RISQUE VITAL LIÉ AU STRESS EXTRÊME GÉNÉRÉ PAR LES VIOLENCES EST ÉVITÉ AU PRIX D’UNE DISJONCTION RESPONSABLE D’UNE MÉMOIRE TRAUMATIQUE ET DE SYMPTÔMES DISSOCIATIFS.

Pour éviter de déclencher la mémoire traumatique des conduites de contrôle et d’évitement vont ensuite être mises en place par la victime. Mais quand ces conduites ne suffisent plus et que la mémoire traumatique "explose" entraînant détresse, terreur et angoisse insupportables, le plus souvent seules des conduites "d’auto-traitement" dissociantes dont la victime a fait l’expérience de leur efficacité vont pouvoir calmer l’état de détresse. Il s’agit alors de redéclencher la disjonction du circuit émotionnel en augmentant le niveau de stress pour recréer un niveau de survoltage suffisant. Le niveau de stress peut être augmenté par des conduites agressives contre soi-même (tentatives de suicide, auto-mutilations) ou contre autrui, par des conduites à risque de mise en danger, par des prises de produits excitants (amphétamines). La victime peut également redéclencher directement la disjonction du circuit émotionnel en consommant des drogues dissociantes (alcool, cannabis, héroïne....).

Cette disjonction provoquée va entraîner une anesthésie affective et physique, une dissociation et calmer l’angoisse, mais elle va aussi recharger et aggraver la mémoire traumatique et créer une dépendance aux drogues dissociantes. Ces conduites dissociantes qui s’imposent sont à la fois paradoxales et déroutantes, douloureuses et incompréhensibles pour les victimes et pour les professionnels qui s’en occupent, elles sont responsables de sentiments de culpabilité, de honte, d’étrangeté, de dépersonnalisation et d’une vulnérabilité accrue face au monde extérieur et plus particulièrement face aux agresseurs, lesquels connaissent bien par expériences ces phénomènes dont ils profitent pour assurer leur emprise sur les victimes et pour les instrumentaliser (ils sont eux-mêmes aux prises avec une mémoire traumatique et ils utilisent les victimes pour gérer à leur place les conduites d’évitement et pour se dissocier grâce aux explosions de violence qu’ils leur font subir, ce qui permet aux agresseurs de s’anesthésier, les victimes étant leur “drogue”).

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#2 28-02-2018 10:39:08

Alis
Séduizeuse
Inscription : 11-06-2014
Messages : 6 148

Re : "signaux d'alerte et phrases assassines" (pédophilie)

Pour revenir sur le sujet, il y a un truc qui me choque sur les réseaux sociaux, c'est ces messages paranoïaques qui circulent en ce moment sur le pédophile anonyme qui rôde autour des écoles.

Du coup, moi je commence dans ce sens :

Sauf que les viols d'enfant, c'est entre 90 à 97% dans le cercle familial. C'est un parent, beau-parent, frère/soeur, cousin(e), oncle/tante, ami des parents. C'est quelqu'un que l'enfant connait et en qui il a confiance, et qu'il n'osera pas trahir.

Et c'est à cause de ces délires sur le pédophile anonyme qu'on traite un enfant qui vient dire qu'il se passe un truc bizarre avec X de menteur (ou de fouteur de merde s'il en parle quand il a grandi), parce que les pédophiles, c'est les autres, c'est un inconnu psychopathe. Alors qu'en réalité, ça peut être ton mari, ton frère, ton meilleur ami avec ta complicité (et je mets ça au masculin, car ce sont souvent des mères qui relaient ça). On abuse des enfants, parce qu'un parent au moins ferme les yeux.

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#3 18-03-2018 19:22:16

Ninah
Séduizeuse
Inscription : 12-01-2014
Messages : 1 236

Re : "signaux d'alerte et phrases assassines" (pédophilie)

Oui, le silence est une violence et un mépris affiché de l'autre :
https://www.google.fr/amp/s/nospensees. … guise/amp/

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