Seduire Un Homme.fr

Comment séduire un homme… et garder un homme !

#1 25-05-2013 15:38:24

Anashka
Séduizeuse
Inscription : 30-01-2013
Messages : 2 457

"J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autreeeeeuh ! "

Un bon point à celle qui trouve le groupe qui chante ça. (Faciiiiiile pour toutes les hippies de ce forum).

Suite à une discussion sur les commentaires, une lectrice et moi nous interrogions sur le "besoin" en amour. Pour elle, si j'ai bien compris (Prune, si je déforme, tu me dis).

Quand on ressent le désir, on éprouve du "manque " envers l'objet convoité.


Ce qui expliquerait les Toxicamouromanie (l'OI, l'obsession, cette sensation de dépendance physique à l'autre... une partie de notre gout [pour celles qui l'ont] pour les passions destructrices). Biologiquement, pour les pros, je suis sure que nous développons des hormones communes pendant une prise de drogue et un sentiment amoureux fort. Peut-être que dans les deux cas l'amydale sembale... (Bref, s'il y a un pro dans la salle...)


Suite à ça, je me demande nous ne sommes pas (en grande partie) conditionné à ressentir un "désir" comme un "manque" (donc un "besoin"). Nous nageons dans la pub, dans le désir de posséder, dans les constructions sociales sur la réussite...

(Des anthropos, dans la salle ? )


Finalement, on pourrait LARGEMENT se passer de tous nos désirs (mêmes amoureux, on peut être TREES heureux sans amour), comme on peut se passer d'une drogue.


Idem, pour celles (ceux) qui ont connus des passions, il y a comme une "accoutumance" aux émotions amoureuses. Un sentiment de ne rien ressentir dans une relation "saine" "douce" "tranquille". Finalement, un désintérêt de l'amour sans "passion", sans son "minima" de souffrance car elle apporte une bonne dose d'hormone quand ça s'arrange...


Bref, l'Amour (amoureux) un besoin ?
Le désir crée t'il des besoins (comme une drogue, une dépendance) ou simplement le sentiment d'un besoin ?
Ayant l'habitude de voir tous nos besoins comblés et une partie de nos désirs, ne nous faisons-nous pas des "caprices" quand nous nous obsédons, en mode "si je l'ai pas, bah, je bouderai et serais malheureuse... " ?
Finalement, peut-on vivre le désir pour ce qu'il est "un désir" sans en faire un manque ?


Pour ceux, qui ont réussis à voir clair dans mon flou artistique de pensée, n'hésitez pas à me donner votre regard. Pour les autres, vous avez le droit de complètement déformer mon propos, je ne suis même pas sure qu'il soit encore bien clair pour moi...

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#2 25-05-2013 15:55:38

LaPetiteFée
Séduizeuse (admin à la retraite)
Inscription : 20-03-2013
Messages : 2 651

Re : "J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autreeeeeuh ! "

La Rue Ketanou.

Je reviens m'étaler plus tard. smile


She's no good !!! At all !

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#3 26-05-2013 17:02:39

BarbarianTomato
Séduizeur
Inscription : 24-02-2013
Messages : 54

Re : "J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autreeeeeuh ! "

Il y a dans le cerveau un système de "récompense", tu fais quelque chose de bien (sexe, nourriture, dormir) tu te sens bien. C'est une série d'horomones (dont l'ocytocine) et de nerf en loop qui te pousse à faire des choses bénéfique pour toi et l'espèce... Certaines drogues peremetttent de déclencher ce système, donc tu te sens bien après en avoir pris.

Il y a un concept appelé l'habituation (pas sûr de la traduction). En gros, plus tu prends/libère une substance, plus tu as besoin d'une grande quantité pour avoir les mêmes sensations. En gros, les récepteurs deviennent moins sensibles. Si tu vois quelqu'un, et que ça te fait du bien (système de récompense), il faut que la dose augmente avec le temps pour avoir le même effet (habituation).

Ceci est relatif à certains effets démontré et n'est en aucun cas applicable à chaque cas, plus une généralité. Le cerveau est plutôt complexe smile

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#4 28-05-2013 15:37:58

Estelle
Séduizeuse
Inscription : 23-02-2013
Messages : 68

Re : "J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autreeeeeuh ! "

Bon sujet Anashka, les médecins et philosophes sont les bienvenus smile

En tant que toxicamouromane, je crois effectivement que le désir passionnel créé un besoin quasi-vital, puisque tu te sens comme morte lorsque l'Autre ne t'apporte plus la passion désirée.
D'ailleurs, les drogues dites dures sont celles qui impliquent une dépendance non seulement psychologique mais également physique... comme le désir passionnel. (et les TCA non ? L'anorexie procure des sensations proches de l'héroïne ai-je entendu dire).
C'est vraiment dur de décrocher ; rester prisonnière de ses désirs, c'est l'horreur. Comme un lendemain de cuite, j'ai envie de dire "plus jamais!".

Peut-être que la liberté, c'est d'avoir le moins possible de besoins ? Ou alors seulement des besoins qui dépendent de nous-mêmes ... ?

Dernière modification par Estelle (28-05-2013 15:39:48)

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#5 31-05-2013 18:23:19

calidae
Séduizeuse
Inscription : 03-05-2013
Messages : 17

Re : "J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autreeeeeuh ! "

Anashka, je me retrouve complètement dans ton post... je ressens moi-même ce "besoin" de désirer un homme, de ne penser qu'à lui, de m'emballer....  Et quand je n'ai personne "en vue", eh bien je suis limite malheureuse.... je préfère fantasmer à fond sur un mec même si au final je ne l'ai pas... 

Effectivement, je ressens ça un peu comme une drogue, quand je ne suis pas "à fond" sur un mec, je suis moins bien moralement, limite au bord de la déprime.... mais dès que je repère une nouvelle cible, je revis, ou plutôt, je me sens "vivre".

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#6 10-07-2013 13:09:56

Vassilia
Séduizeuse
Lieu : Bibliothèque de Sunnydale
Inscription : 26-06-2013
Messages : 12 121

Re : "J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autreeeeeuh ! "

Tout pareil ! (et ça rejoint ton article le plus récent, non ?)

J'ajouterais juste que si tout le biologique/hormonal/phéromonal est très important (ça marque notre "tempérament", en quelque sorte ! comme un métabolisme affectif !), ça s'inscrit dans un ensemble plus vaste. Certains parleront de l'inconscient, et même si je ne sais pas si cette notion est valide ou non, il est certain que notre histoire, notre enfance, etc., jouent beaucoup dans nos façons d'aimer et de nous lier aux autres. Qu'on recherche un grand-brun-comme-papa, qu'on soit fusionnel(le) parce qu'on a eu des carences affectives angoissantes ou au contraire qu'on soit évitant et indépendant parce qu'on s'est construit comme ça face à l'indifférence (supposée) de nos parents à l'égard de nos besoins...

Après, il faut apprendre à se connaître soi-même et à détricoter ce sac de noeuds pour retisser un kilim qui nous plaît... en acceptant ce qu'on est, sa manière de fonctionner, de réagir, d'être "impacté", avec bienveillance (tout un programme !)...

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#7 19-07-2013 11:20:01

Ina
Séduizeuse
Inscription : 02-02-2013
Messages : 483

Re : "J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autreeeeeuh ! "

Je rejoins le post de Calidae : je me sens sereine quand je n'ai personne en vue mais le fait d'avoir une cible qui, en plus de ça, provoque un OI me rend euphorique. Je suis toujours consciente des dégâts collatéraux mais je me sens vivre et me complais dans mon obsession puis une fois que je vois que ça commence à piquer, j'ai envie d'en sortir tout en ressentant le besoin d'y rester pcq l'euphorie retomberait.

Anashka a écrit :

Le désir crée t'il des besoins (comme une drogue, une dépendance) ou simplement le sentiment d'un besoin ?

J'hésite : j'ai l'impression que la frontière entre les deux est assez mince et qu'elle devient encore plus floue quand on désire quelque chose. Ou quelqu'un.


Qui peut le moins, peut le plus.

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#8 21-07-2013 20:50:14

Iaorana
Séduizeuse
Inscription : 05-07-2013
Messages : 105

Re : "J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autreeeeeuh ! "

Anashka a écrit :

Idem, pour celles (ceux) qui ont connus des passions, il y a comme une "accoutumance" aux émotions amoureuses. Un sentiment de ne rien ressentir dans une relation "saine" "douce" "tranquille". Finalement, un désintérêt de l'amour sans "passion", sans son "minima" de souffrance car elle apporte une bonne dose d'hormone quand ça s'arrange...

Ben c'est EXACTEMENT ce que je ressens dans mon couple à l'heure actuelle. Une relation stable, tranquille, de la complicité +++, du confort (purée, que c'est bon !!!) mais mon désir de mon partenaire, en ce qui me concerne, n'est alimenté que par mon désir d'autres hommes (non satisfait, je précise).
Je ne vois pas ça comme une tromperie mais comme un transfert... conscient, et alors ?
Disons que ce schéma, dont j'ai pris conscience il y a quelques années, me convient.
Moralité : rester fidèle mais séduire ailleurs.

Dernière modification par Iaorana (21-07-2013 20:50:47)

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