Séduction inversée : Échanger les rôles pour le séduire ?

Par 10 Mai 2016 7 Commentaires

seduction-inversée

La galanterie est par définition d’ordre masculin. Mais si beaucoup d’hommes aiment jouer les gentlemans, il n’en reste pas moins qu’ils aiment aussi se faire courtiser.

Alors si pour une fois, on s’amusait à jouer « le rôle du garçon » pour séduire ?

Explications.

Séduire là où les autres ne le font pas

En séduction, j’aime miser sur la différence. Si comme moi, vous habitez dans une grande ville, vous vous rendez vite compte que la concurrence est féroce. Chercher à être la plus belle, la plus à la mode, la plus sportive ou « la plus quelque chose » est peine perdue.

Des filles intelligentes, charmantes et drôles ? Il y en a partout.

Et paradoxalement, nous sommes tellement nombreuses que nous finissons toutes par nous ressembler. Nos intérêts, nos envies, nos peurs et même nos profils Tinder se ressemblent.

Normal, nous vivons dans la même société, avec les mêmes influences. Et puis rester dans le moule des conventions, c’est rassurant.

Aujourd’hui, nous allons voir ce que j’appelle la séduction inversée. Une approche que j’utilise depuis longtemps et que je trouve relativement simple, sans risque et efficace.

Avec cette technique, je veux rappeler un point : si vous voulez séduire un homme, vous devez vous demander qu’est-ce que vous vous recherchez chez quelqu’un. Vous devez séduire comme vous auriez aimé être séduite.

Et qu’est-ce que nous voulons généralement ? Un homme différent de ceux que nous avons connus par le passé, différent de ceux que nous croisons sans cesse et avec qui ça ne mène à rien. Un homme qui brise notre routine.

Eh bien les hommes sont pareils ! Ils veulent être convaincus que, même si vous n’êtes pas forcément la paire de seins la plus grosse qu’ils aient connue, ou les fesses les plus rebondies qu’ils aient croisées, vous avez ce petit truc en plus qu’ils ne trouvent pas ailleurs.

Et pour savoir ce qui va faire la différence aux yeux des hommes, il faut se plonger dans leur tête et se mettre à leur place : qu’est-ce qu’ils ont l’habitude de voir, de vivre, est-ce qu’ils en sont satisfaits ?

Depuis de nombreuses années, j’écoute beaucoup les hommes. Je suis à l’affût des confidences pour comprendre leurs problèmes, leurs envies, leur routine.

Et j’en suis venue notamment à une de ces conclusions :

Les hommes sont responsables du « sale boulot »

Être un homme n’est pas toujours facile. Entre la responsabilité du premier pas, la peur du râteau, la pression des copains qui scrutent si tu chopes ou pas, la pression de la société qui pousse à être gentleman-mais-pas-needy-non-plus et leur difficulté à capter les informations que nous les filles nous voulons leur faire passer, les hommes ont de quoi s’arracher les cheveux.

Lorsqu’ils rencontrent une fille, ils font souvent face à :

  • Des filles qui attendent de se faire séduire.
  • Des filles timides qui ne savent pas trop comment s’y prendre.
  • Des filles qui feignent le désintérêt.
  • Des filles qui ne montrent… strictement rien.

Ils ont donc l’habitude de devoir prendre le risque, d’être celui qui courtise, de devoir jouer au gentleman ou… au contraire, ils ne prennent tout simplement pas l’habitude parce qu’ils ont trop peur de se lancer.

D’où l’intérêt de la séduction inversée et de manière ludique, « jouer le rôle du garçon », parce qu’un homme aussi aimerait recevoir des compliments, être rassuré quant à sa capacité de plaire, avoir quelqu’un qui prend soin de lui ou encore, avoir pour une fois des signaux clairs d’une fille.

Et puis c’est aussi l’occasion pour vous d’être différente des autres et de marquer des points.

Gentlewoman, mode d’emploi

Comment opter pour la séduction inversée ? Quelques exemples :

En lui offrant une rose lorsqu’un vendeur passe à côté de vous.

En payant secrètement le repas.

En l’amenant avec votre main à faire un tour sur lui-même quand il danse, comme font les hommes avec les femmes généralement.

En lui proposant votre veste s’il a froid.

En remarquant l’effort vestimentaire qu’il a fait pour votre rendez-vous et en le complimentant dessus.

En lui ramenant sa veste si vous partez ensemble d’une soirée.

En lui laissant votre place assise.

En lui tirant sa chaise lorsqu’il s’assoit.

En lui offrant votre parapluie.

L’important est de jouer sur l’humour ou la légèreté de la situation. Lorsque vous le faites tourner sur lui-même ou lorsque vous lui tirez la chaise, vous devez jouer avec le « ridicule » de la situation.

Vous devez lui faire sentir que vous le courtisez, que vous jouez avec lui, mais que vous n’êtes pas non plus en train de l’émasculer.

Par exemple, essayez de tenir la porte à un homme et vous verrez que vous pourrez rester longtemps à insister pour qu’il entre en premier. Idem si vous portez à sa place (ou si vous n’acceptez pas de le laisser porter pour vous) des bagages lourds.

Il y a des choses que les hommes préfèrent garder pour eux. Et des situations dans lesquelles ils n’ont pas envie d’être vus publiquement –et marcher les bras ballants à côté d’une fille qui porte tout le matos en fait partie–.

Pour savoir à quel point il aime ce jeu et quelles sont ses limites, vous n’avez qu’une chose à faire : observer ces réactions. Mais si vous respectez son image de « mâaale », vous ne devriez pas avoir de problèmes.

Par contre, il ne faut pas trop abuser de la séduction inversée. Tout au plus dans une soirée, vous pouvez user de deux voire trois « coups » selon l’intensité du geste.

De toute évidence, le faire danser, lui offrir une fleur ou payer en secret le repas n’aura pas le même impact. À vous de calibrer selon la situation et la personne.

Si vous constatez qu’il n’est pas réceptif à la première tentative, inutile d’insister.

Par contre, si cette tactique marche, n’oubliez pas de garder une part de mystère. Avec tous ces gestes, vous lui prouvez clairement de l’intérêt. Attention à ne pas rajouter trop de couches.

Avec la séduction inversée, vous lui permettez d’être pour une fois, celui qui se fait courtiser, mais il ne faudrait pas qu’il prenne la grosse tête.

Vous devez continuer à être un challenge à ses yeux, une personne mystérieuse qui cache de nombreuses cordes à son arc. Vous devez l’inciter à aussi s’investir dans la « relation ».

D’où l’importance de jouer la carte de l’humour lorsque vous usez de cette approche : d’un, parce qu’il ne se dira pas que vous êtes folle amoureuse de lui, tout au plus, juste folle (dans le bon sens), et de deux, parce que la séduction n’a au final qu’un seul but : tirer du plaisir et de l’amusement !

 

Et vous, est-ce que vous avez déjà joué « au garçon » pour séduire ?

Christelle, coach mi-chat mi-chien


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Commentaires (7)
  • AL | 10 mai 2016

    Article rigolo. Et content de voir notre Christelle de retour ^^
    (bon… je me demande tjs si tu as reçu mes mails ou si je t’ai vexée, mais c’est une autre histoire…)

    Pour approfondir certains points :
    « Être un homme n’est pas toujours facile. Entre la responsabilité du premier pas, la peur du râteau, la pression des copains qui scrutent si tu chopes ou pas, la pression de la société qui pousse à être gentleman-mais-pas-needy-non-plus et leur difficulté à capter les informations que nous les filles nous voulons leur faire passer, les hommes ont de quoi s’arracher les cheveux. »

    Oui et non. La séduction, comme le couple ou l’éducation des enfants, ce sont des choses qui s’apprennent. Tu veux devenir bon ? Tu t’entraînes ! Pendant des années, j’ai trouvé la drague futile, sans intérêt… jusqu’au jour où j’ai rencontré mon OI il y a 4 ans et que je me suis retrouvé comme un con à ne pas savoir quoi faire alors même que c’était la première fois de ma vie qu’une fille me donnait vraiment envie d’aller vers elle. Aujourd’hui je regrette, je regrette d’avoir été méprisant et condescendant face à quelque chose qui, au-delà de la rencontre entre deux corps et deux coeurs, permet considérablement d’améliorer son confort de vie et ses relations au quotidien. (Même si, dans le même temps, je me dis que si j’avais maîtrisé les recettes de la séduction il y a 4 ans, je n’aurais peut-être pas calculé cette fille, parce que mon histoire personnelle aurait été différente). Tout ça pour dire, que s’ils avaient l’habitude de côtoyer des femmes, tout ce que tu décris dans ce paragraphe ne serait qu’une formalité. A eux de se prendre en main, donc, ou de se contenter des miettes que la vie leur laissera.

    « Lorsqu’ils rencontrent une fille, ils font souvent face à :
    Des filles qui attendent de se faire séduire. »

    Sauf que lorsque tu as l’habitude de la séduction, tu vois quand le courant passe ou pas, si tu as une chance ou pas. Même si la fille est passive, normalement l’interaction est fluide.

    « Des filles qui feignent le désintérêt.
    Des filles qui ne montrent… strictement rien. »

    Là, en revanche, je trouve ça idiot. Parce que c’est comme ça qu’on passe à côté des opportunités. La seule chose que vous risquez de gagner, c’est de la frustration. Parce que vous ne maîtriserez jamais ce qu’il se passe dans la tête et dans la vie de l’autre. Et que la plupart des gens ne s’embêtent pas à aller vers des personnes qu’ils laissent de marbre. (En tout cas, si je n’éprouve rien pour la fille et que elle fait semblant de ne rien ressentir, je n’ai aucune raison d’aller vers elle.)

    Et il y a un point essentiel que vous devez connaître : si le garçon en face de vous manque totalement d’estime de lui-même (ce qui a été mon cas), vous pourrez lui envoyer tous les signaux du monde, si vous ne lui dites pas clairement qu’il vous plait, il n’y croira pas. C’est psychologique. Et pour restituer l’estime d’une personne, c’est un travail long et fastidieux, parce que généralement, c’est un fardeau qui se porte au moins depuis l’adolescence. Quand j’ai pris conscience que j’avais raté plusieurs opportunités avec des filles géniales qui avaient fait TOUT LE BOULOT de séduction, et que je n’avais rien vu, juste parce que je ne m’aimais pas, que je pensais que je ne les méritais pas et qu’elles ne voudraient jamais de moi autrement qu’en ami, ben ça m’a fait bizarre. Donc si un jour vous vous retrouvez dans une situation où les deux semblent attirés mais que ça bloque, n’hésitez pas à vous jeter à l’eau. Parce que dans certains cas, l’autre sera juste incapable d’agir (ou d’agir autrement).

    (Après, payer le resto… bof… y a peut-être plus drôle comme jeu… l’échange de sous vêtements, ça peut être sympa… chacun arrive sans rien à la soirée (déjà, savoir l’autre nu(e) sous sa robe / son costume, je trouve ça excitant en soi(e)), mais avec des sous-vêtements propres qu’il prête alors à l’autre qui les mets aux toilettes… voilà déjà qui met dans l’ambiance… :)) )

    • Christelle | 11 mai 2016

      Merci AL :)

      (Pour les mails, c’est très simple : je suis une grosse quiche. J’ai oublié de te répondre. Ce sera fait ce soir !)

      « A eux de se prendre en main, donc, ou de se contenter des miettes que la vie leur laissera. »
      Je suis d’accord avec toi sur le fait que tout ça s’apprend et qu’avec l’habitude, on se rend compte que ce n’est pas si compliqué que ça. Mais je te trouve quand même un peu dur… La séduction reste plus difficile pour les hommes selon moi, et (à part ceux qui ont le bonheur de connaître Artdeseduire et Seduireunhomme :p) personne ne leur apprend ! Donc, il ne faut pas « juste » apprendre. Il faut avoir le courage d’oser, de prendre du recul sur soi, de changer. Et franchement, c’est pas facile, surtout si on part de loin.
      Mais en réalité, je voulais surtout faire réaliser aux filles que les hommes ont beaucoup plus de peurs et de pression qu’on le pense (même si oui, c’est largement surmontable). Et que parfois, un petit coup de pouce ne serait pas de trop.

       » vous pourrez lui envoyer tous les signaux du monde, si vous ne lui dites pas clairement qu’il vous plait, il n’y croira pas. « 
      Ce n’est pas toujours une question de confiance en soi. Moi non plus, je n’arrivais pas à croire les déclarations d’un garçon. Même si au fond, je voyais qu’il y avait du vrai, le fait que ses discours changent et manquent de cohérence, qu’il cumule d’autres histoires à côté, une globalité qui m’a empêché de le croire.
      Donc, je rajouterais dans ta morale, il faut coordonner ses paroles et ses actes, et ne pas faire de déclarations pour se rétracter ensuite. Sinon, on perd toute crédibilité, même si les paroles étaient sincères.

       » l’échange de sous-vêtements, ça peut être sympa… chacun arrive sans rien à la soirée « 
      C’est rigolo. Mais… il faut quand même qu’une grosse complicité se soit créée avant. Je vois mal comment on pourrait proposer ça dès les premiers rendez-vous ^^’

      • AL | 12 mai 2016

        (Tu viens de Lorraine ? XP Non, mais en fait fait j’ai bien compris que mon approche séductive n’était pas assez élevée pour vous, Maîtresse ;P )

  • AL | 10 mai 2016

    « si vous ne lui dites pas clairement qu’il vous plait, il n’y croira pas. »

    Je m’auto-complète, puisqu’on ne peut pas éditer : même là, en fonction de son vécu, il est possible qu’il pense encore que vous jouez avec lui. Même en lui démontrant par A + B votre intérêt.

  • Lémuel | 13 mai 2016

    L’humour est belle et bien une « arme » redoutable de séduction.
    Mais la demoiselle devra comme tu le dis si bien faire très attention en fonction du type d’homme.
    Un homme sans humour ou pire, un homme mal dans sa peau, qui n’a aucune confiance en lui pourrait très mal vivre le coup de la fleur, ou du moins ne pas comprendre le geste:
    « Quoi… elle me prend pour un faible pour m’offrir une Rose? J’en étais sure, j’ai l’air d’une femmelette dans ce jean’s… »

    Mais l’idée est très intéressante. Je pense que beaucoup de femme devraient s’en inspirer et donner leur retour. Le monde (francophone peut-être) manque cruellement de femmes qui osent à ce sujet.
    Culture, quand tu nous tiens…

  • Lola | 13 mai 2016

    Hello !
    le coup de payer le repas en secret, faire des cadeaux est mon exemple préféré de séduction inversé ^^ j’en ai marre du cliché « les hommes doivent payer sinon c’est pas la peine blablabla ». Ca me fait plaisir de faire plaisir
    Je pourrai offrir une rose aussi ! C’est mignon

    • Christelle | 16 mai 2016

      Idem. Je suis toujours gênée quand le mec paye l’addition. J’ai peur qu’il se sente obligé par rapport aux conventions sociales. Par contre, c’est vrai que beaucoup n’acceptent pas de se faire inviter. D’où la nécessité de le faire « en secret » :p

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