Apprenez à Séduire avec les Candidates du Bachelor !

Par 22 Mar 2016 7 Commentaires

bachelor-analyse

Au programme du jour, un article un peu différent. On sort la tête des règles théoriques pour se confronter à du concret !

Depuis trois semaines environ, la chaîne NT1 diffuse sa nouvelle saison du Bachelor. Une téléréalité qui met en scène un gentleman, beau, riche et célibataire à la recherche du grand amour (faites semblant d’y croire, merci).

Et pour notre plus grand plaisir, une vingtaine de femmes tente par tous les coups-bas moyens, de séduire ce bellâtre télégénique.

Entre rendez-vous ubuesques et techniques de séduction ingénieuses, l’émission est une petite mine d’or pour celles qui veulent comprendre les rouages de la séduction (si si).

Papier, stylo, voici le conseil de classe des prétendantes du Bachelor !

Tous les coups sont permis

Inutile de grogner. Je vous entends rouspéter devant votre écran, « De toute façon, la télé-réalité est complètement scénarisée et surjouée. Comme si on pouvait apprendre quelque chose de ce genre de programme ».

D’un côté, vous n’avez pas tort. La majorité des prétendantes qui s’inscrivent à l’émission sont là pour pouvoir fièrement raconter leur bref passage sur nos postes télévisés.

Toutefois, au-delà de l’envie de faire du buzz, elles ne veulent surtout pas subir l’affront de « ne pas être choisie » par le Bachelor.

Car qui dit se faire éliminer (surtout en début de programme) suppose d’assumer « se prendre un râteau monumental devant la France entière ».
Et au vu du casting, où l’égocentrisme et l’excès de confiance en soi sont des critères privilégiés, croyez-moi, les prétendantes sont sincèrement motivées à gagner.

Alors certes, les raisons de leurs motivations ne sont pas toujours nobles. Mais c’est un plaisir en tant que spectateur d’admirer les différentes tactiques de séduction de ces jeunes femmes (qui pour beaucoup d’entre elles, ont plus l’habitude de se faire séduire que l’inverse !)

Bien distinctes, leurs stratégies brillent par leur côté tantôt subtil, tantôt cocasse, parfois risqué. Analyse.

Les Bachelorettes sur le grill

Diane ou la technique de la Femme-Enfant

Du haut de ses 22 ans, Diane fait partie des plus jeunes candidates. Aidée par son âge et sa morphologie relativement menue, elle mise sur l’accentuation de son image « d’enfant » aux yeux de Marco, le Bachelor, pour le séduire.

Et elle joue très bien la carte de la femme-enfant. D’une part en mettant en avant sa fragilité, sa douceur et son « innocence ». Et de l’autre, en invitant Marco à retrouver son âme d’enfant : elle lui propose par exemple, de s’éclipser du groupe pour se voir « en cachette ». Un comportement très infantile mais qui excite le bachelor qui, le temps d’un rendez-vous, se remémore sa jeunesse, désormais bien loin de la vie de businessman qu’il mène.

Sa tactique de Femme-Enfant lui permet aussi de faciliter les rapprochements physiques : ils se prennent souvent dans les bras, car il a désormais un rôle de protecteur vis-à-vis d’elle. Cette complicité physique est d’ailleurs moins prononcée avec les autres candidates.

Jouer à la Femme-Enfant est donc une bonne stratégie.

Premièrement, parce qu’une femme-enfant, c’est mignon. Et avec la bonne bouille qui va avec, la plupart des hommes ne résistent pas. Cela leur donne l’occasion de se placer en tant que protecteurs et booste leur égo par la même occasion, parce qu’ils se sentent utiles et indispensables.

Ils ont aussi (parfois à tort) plus tendance à croire en notre sincérité, parce qu’un enfant, ça ne ment pas (enfin en théorie).

Et enfin, ils se sentent bien avec nous parce qu’ils peuvent eux aussi se lâcher et faire ressortir le petit garçon en eux. Un comportement qui demande une certaine confiance et intimité.

Mais il y a le revers de la médaille. Abuser de la carte de la femme-enfant, c’est leur faire douter de notre capacité à avoir des responsabilités. S’ils sont âgés, ils se demanderont d’autant plus si nous avons les épaules pour être leur femme, pour être la mère de leurs enfants. Et certains ne nous verront que comme des gamines avec qui passer du bon temps.

En conclusion, jouer l’enfant oui, mais ne surtout pas se reposer entièrement sur ça. Les hommes veulent avant tout une « vraie » femme !

Anaïs, ou la technique de la Maman gâteau

De la même manière que Diane joue au bébé, Anaïs, la prétendante pâtissière de 28 ans, mise sur son côté maternel.

Dès la première rencontre avec le Bachelor, elle vient avec un plat de gâteau fait par ses soins. Si on ne saura jamais si Marco a apprécié le geste –son contrat l’obligeant à jouer le gentleman, ce qui exclut le crachat de morceau de cake en pleine face-, c’est une stratégie qui mérite réflexion.

Beaucoup d’hommes cherchent aussi le côté « maman » chez une femme. Notamment s’ils ont eu du mal à couper le cordon avec leur propre mère ou s’ils manquent de confiance en eux. C’est aussi une stratégie qui plaît si l’homme cherche principalement une femme qui prendra soin de ses enfants et s’occupe de le nourrir.

Et puis, tous les hommes ont envie d’être chouchoutés de temps à autre. Or, savoir qu’ils peuvent compter sur nous leur fait du bien.

En conclusion, une prétendante qui aurait pu être de taille… si elle ne s’était pas fait éliminer. Marco n’a pas souhaité poursuivre son aventure, car elle a également misé (un peu trop) sur son naturel.

En effet, il faut savoir que Marco est d’origine italienne et fait partie d’une classe sociale relativement aisée. Alors lorsque la pâtissière décide de vider un pot de ketchup sur ses pâtes lors d’un diner, c’est le tue-l’amour de trop pour l’italien.
Une « bourde » de plus après les nombreuses remarques maladroites de la jeune femme sur les ritals qui selon elle, seraient tous des menteurs et des machos.

Une anecdote idiote me diriez-vous, mais pas tant que ça. Beaucoup de femmes en séduction (et pas que), misent sur le « je reste moi-même quoi qu’il arrive ». Si la spontanéité et le naturel sont importants, vous ne pouvez pas vous permettre d’être vous « à l’état brut » dès les premiers rendez-vous.

Avec le temps et l’attachement, votre target vous pardonnera vos petites imperfections. Mais dans les premières phases de la séduction, elles sont clairement rédhibitoires. Il est donc important de dévoiler ses facettes progressivement avec le bon tempo.

Mélanie, ou la technique du Sketch ambulant

Mélanie, c’est LA jeune femme pleine d’entrain et de joie de vivre. Elle amuse la galerie, joue à la bonne copine. Elle s’amuse aussi à mettre Marco sur un piédestal, criant sur tous les toits qu’elle aimerait en faire son quatre-heures.

Mais derrière cette carapace d’humour, se cache finalement de la timidité. Elle n’aborde Marco que par le biais de l’humour et n’installe pas entre eux de jeu de séduction. En se contentant de jouer à la fille rigolote, Mélanie devient difficile à cerner par le Bachelor, qui se demande s’il n’est finalement pas qu’un simple trophée pour la jeune femme.

Mélanie n’arrive donc pas à redorer son image, ternie par la mauvaise impression qu’elle avait faite au Bachelor lors de la première rencontre. En effet, elle était arrivée en robe de mariée « pour blaguer ».
Mais même sur le ton de l’humour, il ne faut pas aborder un garçon sur le thème du mariage ou de l’engagement. Dissimulant sa gêne par un rire jaune, la target ne s’imagine qu’une chose : partir en courant.

Cela ne m’étonnerait pas si dans les prochaines semaines, Marco décide de l’éliminer en expliquant qu’il ne voit en elle qu’une bonne amie.

En conclusion, avoir de l’humour, c’est vraiment bien. Mais il ne faut pas se cacher derrière pour éviter la séduction… au risque de finir « friendzonée ».

Laurie, ou la technique de la Rebelle

Laurie est un jeune mannequin parisienne au caractère très affirmé. Ou du moins, c’est ce qu’elle tente de prouver par tous les moyens. Très sûre d’elle voire hautaine, elle veut prouver au Bachelor qu’avec elle, il ne s’ennuiera pas.

Pour ça, elle se revendique très fêtarde et libre. Elle déteste la routine et vit sa vie sans se préoccuper du lendemain.

Bref, elle lui tend un cocktail de sensations fortes et d’imprévus.

Revisitant la scène culte de la fontaine de Trevi dans le film la Dolce Vita, Laurie invite Marco à faire trempette dans une fontaine de Séville et jouer comme des gosses à l’intérieur (attention Diane, tu n’es pas la seule sur ce crédo).

Elle joue aussi sur la carte du Prizing. Ce n’est pas lui le prix, c’est elle. Elle lui fait comprendre qu’il ne l’aura pas comme ça.

Bonne stratégie ou pas ? La réponse est mitigée.

Ce qu’il faut piquer à Laurie, son tempérament affirmé. Elle s’assume, elle montre qu’elle n’a pas besoin de lui pour vivre. Des amis et une vie sociale ? Elle a déjà.

Grâce à son caractère, Laurie le stimule constamment. Elle crée donc chez lui de la curiosité et de l’excitation.  

Toutefois, je doute que Laurie soit la gagnante du programme. À l’instar de la tactique de la femme-enfant, jouer la rebelle a une résonnance infantile.
Marco doit sûrement la prendre pour une gamine qui cherche à se prouver des choses, à se démarquer à l’instar d’une ado en crise.
S’il a envie d’accepter le défi qu’elle lui lance, c’est parce qu’il veut simplement jouer. Mais certainement pas dans l’optique de lui mettre la bague au doigt.

En dehors du contexte du Bachelor, c’est une technique de séduction qui peut marcher. Certains hommes sont attirés par cette façon de vivre assez hédoniste.

Mais la question à se poser si ça marche : est-ce qu’il vous aime pour ce que vous êtes ou pour le train de vie que vous menez ?

Est-ce qu’il est important de regarder le Bachelor pour savoir qui va gagner ?

Bien évidemment, pour celles qui veulent connaître le nom de la gagnante, il faudra attendre la fin de la diffusion du programme qui n’en est pour l’instant qu’à l’épisode 3 ou 4.

Mais pour être honnête, le résultat ne sera pas forcément révélateur.

Pourquoi ? Parce que l’amour est imprévisible. Marco aurait pu potentiellement tomber amoureux de toutes les prétendantes s’il n’était pas là pour être entouré d’un harem.

Parfois, on foire complètement notre jeu de séduction et pourtant, la target s’amourache de nous malgré tout. Il n’y a pas de recette exacte pour faire tomber quelqu’un amoureux, c’est un mélange de hasard, de bon timing et de compatibilité. 

Mais avec un bon jeu de séduction, vous mettez un petit grain de sel pour mettre le hasard de votre côté J

 

On aimerait vos retours ! Est-ce que ce format d’article vous plaît ou est-ce qu’il ne faut plus jamais récidiver ? Je n’ai pas pu revenir sur le profil de toutes les candidates pour vous épargner la lecture d’un article trop long (ou plus qu’il ne l’est déjà). Mais il y a encore pas mal de profils à décrypter. À vous de nous dire !

Christelle, ou la technique du tire sur mon doigt

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Commentaires (7)
  • Grammar Nazi | 22 mars 2016

    – Entre rendez-vous ubuesques et techniques de séduction* ingénieuses

    – la téléréalité c’est complètement scénarisé* et surjoué*

    – raconter leur bref passage sur nos écrans carrés => je ne veux pas te faire de peine mais, depuis le passage au 16/9 et à la TNT HD, on ne trouve plus beaucoup d’écrans carrés. Si tu en as encore un, c’est très probablement le bocal de Bubulle, ton poisson rouge. Comment ça, je chipote ? :p

    – Toutefois, plus fort que l’envie de faire du buzz, […] => bancal, préférer « au-delà de l’envie de faire du buzz, […] »

    – Car qui dit se faire éliminer (surtout en début de programme)* présume d’assumer => pas de virgule, et « présumer » est un synonyme de soupçonner, de subodorer. A remplacer par « présuppose » ou « suppose »

    – Et au vu du choix du casting => un casting, c’est déjà un choix, donc « au vu du casting » suffit amplement

    – leurs stratégies brillent par leur* côté* tantôt subtil*, tantôt cocasse*, parfois risqué*

    – D’autant plus s’ils sont âgés, ils se demanderont si […] => bancal, préférer « S’ils sont âgés, ils se demanderont d’autant plus si […] »

    – elle vient accompagnée d’un plat de gâteau fait par ses soins => soit elle vient accompagnée d’un gâteau, soit d’un plat de gâteaux, mais pas les deux ensemble

    – Laurie est une jeune mannequin parisienne => même si c’est moche, mannequin est masculin, donc « un jeune mannequin parisien »

    – la target s’amourache* de nous

    – faire tomber amoureux quelqu’un => bancal, préférer « faire tomber quelqu’un amoureux »

    Pfiou, je suis presque soulagé que tu aies fait des fautes, ça m’aurait fait mal de commenter sur le Bachelor, quand bien même ton analyse était bien sentie. :)

    • Christelle | 23 mars 2016

      En réalité, j’avais mis des fautes exprès pour t’épargner cette besogne ;) (bon ok… c’est une excuse aussi plausible que l’honnêteté des filles dans ce programme)

      Par contre, j’avais quelques questions :
      – Pourquoi, scénarisé et surjoué sans -e ? Télé-réalité est un mot féminin, pas masculin.
      – leur* côté* tantôt subtil* […]. Avec ou sans -s, les deux fonctionnent. Leurs stratégies peuvent se composer de plusieurs stratagèmes, donc de plusieurs côtés. (mais je chipote aussi, j’ai fait les modifs)
      – Laurie est un jeune mannequin… Tu es sûr ? Non pas que ce soit des références infaillibles, mais les titres des grands journaux utilisent « une mannequin »

      • Grammar Nazi | 23 mars 2016

        Ha, je me doutais bien que sous le masque de la séductrice froide, il y avait un coeur qui ne battait que pour me garder de mille tourments. Bon, en vrai, j’étais à mille lieues de le soupçonner, mais c’est plus commode pour le scénario. :p

        Pour répondre à tes questions :
        – ce serait vrai à une poignée de lettres près :  » la téléréalité est complètement scénarisée et surjouée ». Là, les adjectifs s’accordent avec « téléréalité ». Mais tu as rajouté un petit « c' » qui change tout : avec la tournure « c’est », il n’y a plus d’accord en genre, uniquement en nombre. Pour t’en convaincre, dis-toi qu’on n’a jamais lu « c’est vraie », quand bien même ce serait une assertion, une affirmation ou la vérité qui serait vraie.

        – ça se défend, en effet. Même si, pour chipoter, ce serait sans doute prêter trop de sens tactique à nos amies « bachelorettes » que d’imaginer des stratégies à plus d’une facette. Même avec l’aide de la prod’ pour scénariser tout ça.

        – Les grands journaux ne sont plus à une contorsion orthographique près, comme en témoigne l’excellent blog des correcteurs du Monde. L’Académie Française est formelle : utilisé comme un nom de métier, « mannequin » est non marqué (le genre « masculin » qui désigne indifféremment les hommes et les femmes), et on ne dit pas plus « une mannequin » qu' »un poule ». C’est sûr, ça n’aide pas à deviner le sexe de l’intéressé(e), c’est pourquoi le contexte et la suite de la phrase sont importants.

  • AL | 23 mars 2016

    Rien à voir, mais, Christelle, pourrais-tu m’envoyer un mail à l’occasion ? J’ai deux ou trois point que je voudrais aborder avec toi par rapport à ta vidéo sur les tampons ^^

    • Christelle | 23 mars 2016

      Pas de problème. Je t’en envoie un dans la journée. :)

  • Lila | 9 avril 2016

    hummmm je pense que la finale se jouera entre Naelle et Diane !

    • Christelle | 11 avril 2016

      Elles iront loin toutes les deux ça c’est sûr. Mais entre Diane et Marco, pour l’instant c’est quand même presque uniquement de l’attirance physique, donc est-ce qu’il ne va pas se lasser ?
      Et avec Naelle, ça se passe bien en apparence, mais j’ai cette impression qu’il n’a pas le coup de cœur…

      Et surtout, je pense que Shirley n’a pas dit son dernier mot ;)

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