Qui est notre « Grand Amour » ?

Par 3 Mai 2014 24 Commentaires

qui est notre grand amour
Dès l’adolescence, on lâche prise avec le mythe du couvercle de pot de confiture qui nous attend quelque part (et nous rendra la vie plus rose). Pourtant, adulte, après certaines ruptures, il nous arrive encore de dire « ce n’était pas le bon ».

Penses-t-on réellement qu’il y ait un « bon » ? Si oui, à quoi il ressemblerait ? Le mythe du Prince Charmant, Grand Amour et tout le bordel est-il un conte de petite fille ?

Croyance, amour, paillette, licorne, c’est ici.
Enjoy.

 

Une vaste fumisterie patriarcale ?

Pas très joyeux. C’est une pensée qu’avaient adopté certains courants féministes passés. Au vu de l’histoire de la définition de l’amour, ce n’est pas complètement insensé.

Reprenons.

L’amour romantique (les sentiments exaltés ouvrant sur une histoire), c’est une notion occidentale du XIIIème siècle (les femmes étant « séduites » jusqu’alors par le rapt).

Avec l’apogée du style romanesque, cette perception s’est accentuée et développée (vous savez les pavés pour décrire le geste d’une demoiselle sur une fleur et à quel point c’est méga-magique, bah voilà).

Les romans étaient surtout lus par les femmes. Ils étaient perçus comme une littérature de second ordre (que l’on déconseillait aux jeunes filles de bonnes familles).

Les femmes étant à l’époque complètement dépendante de leur mari (et donc sans projets propres) leur vouer un culte donnait un sens à cet état d’esclavage : il y a un honneur à se sacrifier par amour. Ce serait un des buts de la vie.

Pourtant, alors que les influences du patriarcat tendent à diminuer, les femmes tiennent à l’amour même si elles ne sont plus prête à tout ( 2/3 des divorces sont lancées par des femmes) et les hommes se saisissent d’un certains romantismes (beaucoup attendent et/ou rencontrent celle qu’ils appellent « The One »). En revanche, l’aspect sacrificiel à largement diminué.

Donc, si l’amour romantique a été inventé pour soumettre les femmes aux hommes, c’est plutôt une chouette invention, d’autant que l’amour tend à se transformer en lieu de développement personnel, d’échange, de communication et bien-être.

Puis maintenant que ça a été inventé, ça existe. Bref, une fumisterie à l’époque peut-être, mais plus aujourd’hui.

 

Une histoire à développement durable ?

Autrement dit, le « Grand Amour » serait l’histoire la plus longue :le mariage, la personne auprès de laquelle on honore ses engagements (sentiments ou non). Bref, la qualité de l’engagement définie l’amour.
Ce qui me gêne un peu, c’est que sans sentiments dits « amoureux » est-ce que l’on peut encore parler de « Grand Amour » ? Ne devrait-on pas dire une « grande histoire » ?

 

Des montagnes russes sentimentales ?

Le « Grand Amour » serait celui qui nous fait vibrer, qui allume ce désir (et manque ?) permanent. Celui, qui nous retourne le ventre, nous rend les mains moites et le cœur ballant.

Ces personnes peuvent nous offrir de belles histoires, mais pour que l’émotion soit à son paroxysme, il est nécessaire d’avoir un ennemi à l’émotion :

 

  • Soit commun : la distance, la famille, une vie professionnelle envahissante,… C’est dans cette catégorie que l’on retrouve les amours impossibles et les amours à distance .

 

 

 

En termes d’émotions à proprement parler, je ne suis pas sûre qu’une relation équilibrée ait la puissance d’une relation bancale. C’est quand il y a sentiment de manque que le désir est au plus fort. Alors, il faut qu’il manque quelque chose…

(Note: dans les relations saines, les prises de distances physiques (voyage solo, vie pro et passions prenantes) permettent une stimulation des émotions (le manque de l’autre étant réactivé). Autrement dit, pour éviter le sentiment d’habitude de l’autre (et la perte de désir) le mieux reste les prises de distances (positives).)

Percevoir l’amour (et donc le grand Amour) via son marqueur émotionnel, c’est vivre des histoires plus fortes mais aussi plus douloureuses. Car seul un peu de masochisme amoureux nous offre d’aussi puissantes émotions.
(Il semblerait que ce modèle, longtemps en vogue, s’épuise un peu dans notre génération. Peut-être parce que c’est chiant d’avoir mal. Et que c’est couteux en énergie).

 

Un coup de foudre qui dure ?

On a toutes entendue parler (ou vécue) une de ces merveilleuses histoires d’amour qui ressemble à un conte de fée :

  • Démarrage avec un coup de foudre
  • Et une multitude de « coïncidences »
  • L’impression de se connaître depuis toujours (sentiment de familiarité)
  • Une grande et rapide complicité
  • Un engagement long terme.

Bref, une histoire d’évidences. Le problème, c’est tant qu’on ne la vit pas, on a l’impression qu’il y a beaucoup d’édulcoration là-dedans, que le discours n’est pas complètement honnête. (Ce qui s’entend).
Autrement dit, ce type d’amour, on en doute. (On peut)

Pourtant :

1. Le coup de foudre est une réalité biologique (une sombre histoire de phéromones )

2. Le sentiment de « déjà vu » est une réalité (nous l’avons tous vécu une fois dans notre vie). Soit que nous ayons déjà effectivement croisé la personne, soit qu’elle ressemble à quelqu’un que nous connaissons, soit qu’elle est un air familier. Et on sait que ce sentiment de familiarité augmente la confiance immédiate que nous portons à une personne à la première rencontre.
(C’est du délit de faciès positif, si on peut dire.)

3. La complicité rapide : Il est possible que si deux personnes éprouvent un coup de foudre, elles mettent en place les outils nécessaires pour communiquer efficacement ensemble. Elles seront probablement plus sensibles au langage non-verbal de l’autre. Donc plus complices. Perso, si un mec me plait, je le regarde. Et plus je l’observe, plus il me raconte des trucs par son corps, sa posture, sa voix, sa tonalité. (Rappel, le langage non verbal, c’est 90 % de la communication. Donc bon.)

4. Les coïncidences : dans un de ces livres Kundera ( à lire !) parle de la coïncidence amoureuse ; pour lui, il y a en amour effectivement beaucoup de coïncidences qui rapprochent deux personnes. Mais, on peut trouver les « drôles de hasards » dans d’autres domaines de la vie (comme le voyage). Nous n’y prenons pas garde, c’est tout.

Pour la durée : je pense que quand tu rencontres quelqu’un qui te plait, avec qui ça colle et que tu as eu un sentiment de familiarité et/ou coup de foudre… bah, tu te fissures en deux pour que ça marche. Et tu t’engages, parce que dans la pensée commune amour s’associe souvent avec l’engagement.

A cela on ajoute un jeu de prophéties auto-réalisatrices. Si nous voulons voir le « Grand Amour » dans une histoire, nous le verrons (et l’histoire y ressemblera).

Autrement dit, ce type d’amour existe. Il peut éclore par un savant mélange de chimie (phéromones, puis hormones du manque et de l’attachement) et conditionnement social (sentiment de familiarité, focus sur les coïncidences, prophéties auto-réalisatirces…).

On ne sait pas s’il y a une force supérieure qui s’appelle amour, qui débloque toutes ces choses en même temps pour nous accompagner vers la relation… Ou si l’amour n’est pas une simple recette de cuisine, une question de bonne température et ingrédients dont tous les paramètres sont maitrisables.

Ce que l’on sait, c’est que ce type d’amour est scientifiquement possible. Ce à quoi il est dû, je ne sais pas. Si c’est un grand amour ? J’ai envie de dire : oui, si de le croire et de poursuivre dans cette histoire te rend heureuse. Non, sinon. Mais au fond, je n’en sais rien du tout. Simplement, la croyance que nous posons sur notre définition de l’amour influencera nécessairement notre parcours amoureux.

  • Si nous croyons à ce type d’amour, nous aurons plus de chances de le rencontrer (parce que nous serons sensible aux signes qui peuvent le révéler)
  • Si nous pensons que nos sentiments ont une portée mystique, nous les subirons peut-être plus (s’ils sont mystiques, il ne sont pas contrôlables)
  • Si nous pensons qu’il a un sens, nous nous obstinerons plus.

A tort ou à raison. Je suppose que ça dépend du bien-être global ressentie dans la relation.
Pour vous, le grand amour, ça ressemble plus à quoi ?

Anashka,
« Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous »
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Commentaires (24)
  • Sabah | 3 mai 2014

    Salut Anashka!

    Ce que tu décris comme « amour romantique » au XIIIème siècle s’appelle en fait « amour courtois », il ne peut exister qu’en dehors des liens du mariage (le mariage à l’époque n’ayant que des raisons économiques ou diplomatiques) et est source de souffrance (un exemple d’amour courtois: Tristan et Iseult). Puis arrive la notion d’amour romantique qui peut se vivre au sein du mariage. L’amour est alors considéré comme un mal qui ne peut être soigné que par le mariage. C’est sûr que le système patriarcale et la littérature concernant l’amour influence grandement la perception que l’on peut s’en faire.

    Mais comme tu l’as déjà écrit plusieurs fois ici: à notre époque, l’amour est à réinventer. Et il y a des recompositions même si l’influence du patriarcat n’est pas complètement effacé.

    En ce qui me concerne, ce n’est qu’à la fin d’une histoire que je peux dire avec certitude si c’était « une grande histoire », « une passion », pétard mouillé alors que j’attendais un feu d’artifice….etc De même, je pense que ce n’est qu’à la fin de notre vie que l’on peut faire le bilan et se dire « un tel était l’amour de ma vie (même si je ne me suis pas marié avec…etc) ». Et je ne pense pas qu’il existe uniquement « Un Grand Amour » destiné à l’avance. Mais peut-être qu’il y a plusieurs « grands amours » et les choix que l’on peut faire, peut nous mener vers l’un d’entre eux. Je ne sais pas si je suis claire: je pense qu’il y a pleins de personnes avec qui on serait susceptibles d’être amoureusement compatibles, encore faudrait-il les rencontrer dans ce monde qui compte près de 7 milliards d’individu. Et ce sont nos choix qui vont nous faire rencontrer l’un de ces possibles « grand amour ».

    Avant, lorsque je pensais qu’il y avait un unique « grand amour » et bien à chaque fois que j’avais le béguin pour quelqu’un, je m’auto-persuadais que c’était lui « le grand amour » et faisait en sorte de faire coller tous mes idéaux à ce qu’il était. Parce que j’étais trop à la recherche de ce grand amour, je le fabriquais donc de toute pièce. Au final, il n’existait que dans ma subjectivité, et la réalité était tout autre. Evidemment, j’étais énormément déçue une fois que je me rendais compte que non, c’était pas le grand amour et en même temps regrettais amèrement qu’il ne le soit pas. Bref, du sado-masochisme à l’état pur…Avec avec ma nouvelle perception qui relativise énormément cette notion de « grand amour », je ne tombe plus dans ce piège, je suis plus sereine, et je me dit que l’herbe est certainement plus verte ailleurs. Ca me pousse à aller de l’avant, plutôt que de rester accrocher aux échecs passés.

    Enfin, c’est l’idée que je m’en fait pour le moment, mais certainement qu’elle évoluera avec le temps et les expériences futures =)

    • Anashka | 4 mai 2014

      Faudrait que je me plonge plus sur l’histoire de cet amour courtois à la conception moderne. (J’ai lu un ou deux trucs, mais visiblement je mélange « courtois » et « romantique »). Si tu as des liens ?

      Je suis assez proche de l’idée des multiples grands amours. Après, c’est relativement complexe de rencontrer quelqu’un qui mèle : feeling, même projet/valeurs, bon moment et qui est amoureux de nous. Donc quand on a la chance de tomber sur quelqu’un comme ça, si l’on tien effectivement à construire une grande amour, ça demande quelques efforts (connaissance de soi, de l’autre, de sa capacité de communiquer) et quelques réajustements. Mais, ça me semble valoir le coup. En revanche, si on prend conscience d’une incompatibilité trop forte, d’un investissement différent, bref, que l’on est malheureuse de part cette relation ; savoir qu’il peut exister d’autres amours permet de se relever et avancer :)

      • Sabah | 7 mai 2014

        Haha oui j’ai vu que tu mélangeais un peu ^^ ce sont les restes de mes cours de littérature :-) mais tu peux trouver une tonne de truc sur internet. Tu tape du genre « de l’amour courtois à l’amour moderne ».

        C’est sûr que c’est complexe, parce que malgré toutes les explications biologisantes, rationalisantes, psychologisantes et tout et tout, il y a un truc qui nous échappe dans cette recette de l’amour…C’est pas pour rien qu’elle a suscité tant d’interrogation depuis toujours!

        • Anashka | 11 mai 2014

          Ce truc, c’est vraiment ce qui me pose question : y a t’il quelque chose au-delà de l’amour de l’amour ou de la relation ? Quelle est cette espèce de brillance dont se recouvre l’autre quand nous l’aimons ? Est-ce que ce n’est que deux solitudes qui se rencontre ? Bref, l’amour, c’est pas un sujet qui a fini de faire parler de lui.

  • Shenaz | 4 mai 2014

    « The One » comme se plaisent à l’appeler les sites de séduction masculin, je n’y crois pas trop. Après , je n’ai pas une énorme experience du couple, mes relations ayant essentiellement été du short-term ou du sexfriendship, donc à mon niveau je n’ai pas rencontrer une seule personne qui combinait tout ces trucs qui me donnait envie d’envisager du long terme.
    De mon côté, je pense qu’avec du recul je n’ai pas rencontré le grand amour aussi parce que dans ma tête je n’était pas disponible pour le reconnaître. Je n’avais absolument aucune confiance aux hommes et des tas de croyances limitantes sur eux( et hélas c’est le lot de toutes celles qui ont grandi sans père et/ou avec une mauvaise image de celui-ci. Ou encore si on a rencontré quelqun qui a abusé de notre confiance. Et on ne se débarrasse pas de ses appréhensions en 6 mois), je devais travailler sur mon self-esteem ect… du coup je n’étais pas forcemment très réceptives aux belles rencontres. Donc je pense aussi que croiser le grand amour, c’est aussi une question de timing, et d’état d’esprit

    En revanche je crois que l’on peut avoir plusieurs big love. Qu’il est possible de rencontrer plusieurs personne exceptionnelle . Mais bien entendu, ça ne veut pas dire qu’il yaura de l’engagement mutuel. De même que la personne avec qui je vais ouvrir un PEL, parler enfant, mariage, monospace ect… ne serra peut-être pas la rencontre la plus marquante de ma vie.

    • Anashka | 5 mai 2014

      Aujourd’hui, tu penses être dans le bon timing ? Comment tu as travaillé sur tes pensées limitantes ?

      • Shenaz | 5 mai 2014

        Franchement je ne me sens toujours pas prête à rencontrer ce grand amour, ni à être en couple. D’une part parce que j’ai une carrière très prenante, qui occupe mes pensées jour et nuit, et que ce n’est pas forcement très épanouissant. Comment dans de telles conditions m’accorder du temps à moi et à l’autre ? Et je t’avoue que j’ai pris un certain goût à cette solitude. Je ne ressens pas dans l’immediat ce besoin d’avoir une connection emotionnelle, sexuelle, spirituelle ect avec qui que ce soit … J’ai des tas de projets à concrétiser, tout ça est très chronophage, et du coup j’ai pas mal d’inquiètudes… Je ne vois pas ce que je pourrais apporter de positif, et je ne vois pas non plus comment reconnaître Ze Mec, alors que ma tête bouillonne… Je ne sais pas si je me suis bien exprimée.

        Mon travail sur mes pensées limitantes a commencé après cette fameuse brève relation avec le collègue à tendance manipulatrice dont je t’avais parlé dans nos mails. Ca été le déclic. Avant cette histoire, je jetais aisément le blâme sur les hommes dont je reprochait la malhôneteté et la peur de l’engagement. Je ne voyais absolument pas en quoi j’avais ma part de responsabilité dans mes échecs sentimentaux , ni dans la douleur que je m’infligeais après ceux- ci.
        Au terme de cette mésaventure ( et même pendant celle ci), j’ai commencé à tenter de rationnaliser ( même si dans ces moments là, on est d’avantage disposé à se massacrer le self esteem). DES LE DEBUT je savais qu’il y’avait quelque chose de malsain chez ce type. Mais j’y suis quand même allée. Et là j’ai réalisé que ce n’était pas la première fois que je me dirigeais vers ce type de profil. A partir de là, j’ai commencé mon introspection. J’essaye de ne plus m’autoflageller ( ce que ce mec m’a fait, il aurait pu le faire à n’importe qui, parce qu’il est comme ça. mauvais.) et surtout j’ai pris conscience que non, les hommes ne sont pas tous de fieffés salopards, il y’a surtout beaucoup de mauvais choix de mon côté. Des hommes équilibrés j’en connaîs. tant au sein de ma famille que chez mes amis. Qu’il fallait simplement que je cesse de perdre mon temps à me battre pour des causes perdues .

        • Anashka | 6 mai 2014

          Je ne suis pas anti-période de célibat : elles font du bien. Surtout si aujourd’hui tu as d’autres projets qui te portent. Bien vivre ces périodes là, ça permet de mieux gérer les histoires qui viennent. :)

          • Shenaz | 6 mai 2014

            Ca fait 3 ans que je papillonne. Que je sui en mode « ni oui, ni non ».

            Pour le moment ça me convient parfaitement car au final… Je ne m’ennuie jamais avec moi – même ^^. Et j’ai aussi besoin de savoir ce que je veux vraiment.

            Car si on me pose la question maintenant, il est claire que le schéma classique :  » et vas y que je range ma brosse à dent dans ta salle de bain, trop de temps passé ensemble ect… » ça ne me convient pas du tout… Du moins j’étouffe très vite dans ce type de configuration.

            Même si je ne suis pas pressée, j’aimerais bien connaître le sentiment d’amour ( le one-itis, c’est pas de l’amour)

          • Anashka | 7 mai 2014

            Je crois que c’est encore la meilleure manière de s’y prendre. J’ai la croyance (aucune certitude) que l’amour est toujours un hasard. On peut travailler sur soi, se rendre le plus heureuse possible, multiplier les possibilités de rencontres et fuir les OI (comme la peste), la rencontre avec l’amour (et son porteur) se sera encore un magnifique et surprenant hasard. Donc, autant profiter, c’est la meilleure des chose à faire.

            (Encore une fois, je n’ai pas d’études, ni de certitudes. Je suis dans MA croyance, là ^^)

  • Cpamwa | 5 mai 2014

    T’as rien compris : l’amour est une carotte pour faire tourner en rond ceux qui veulent passer leur temps à souffrir.

    Rien de mieux que la vie en solitaire et l’autosexualité… ^^

    • Anashka | 5 mai 2014

      Vient un temps ou la masturbation est redondante :)

      • Cpamwa | 5 mai 2014

        Tu sous estime ma capacité à innover !! :P

  • Mélie | 5 mai 2014

    Ah… cette notion de manque… dans chacune de mes précédentes histoires (toutes déséquilibrées), j’ai ressenti un manque énorme, et avec, la passion. La sensation d’une histoire forte, décoiffante, qui devait forcément être l’histoire de ma vie. Sauf que non. Elles ne duraient que quelques semaines.

    Depuis peu, je suis dans une relation qui pour moi semble « étrangement équilibrée » tellement c’est une sensation inconnue à mes yeux… Il n’y a eu ni coup de foudre, ni évidence flagrante. Même si en le connaissant comme ami, au bout d’un moment il m’a paru évident que je voulais plus que de l’amitié…
    Du coup, même s’il y a ce manque physique dont tu parles (lié à un manque de disponibilité, des voyages…) et bien malgré tout pour moi ce n’est pas aussi fort et je me demande si vraiment, je pourrais être amoureuse de cette homme, lui déclarer ma flamme…

    Et en même temps, en le découvrant, ses qualités se confirment, et je sens se construire peu à peu une confiance et un attachement de plus en plus profonds. Sera-ce bientôt de l’amour ? L’Amour de ma vie ? En attendant, je découvre la sérénité relationnelle, la douce joie de découvrir l’autre et de construire peu à peu sans avoir peur que ça s’arrête demain.

    • Anashka | 6 mai 2014

      Alors avance sur ce chemin, tu verras bien ce qu’il a à dire à l’arrivée. :)

      • Mélie | 6 mai 2014

        J’y compte bien :)

  • R.M | 5 mai 2014

    Je plussoie également cette notion de « plusieurs grands amours ». Je pense que plus on évolue, plus notre vision du « grand amour » change aussi. Ainsi je peux dire que j’ai eu deux grands amours dans ma vie (plutôt cool en fait!).

    Je suis aussi d’accord avec toi lorsque tu dis que grand amour ne rime pas forcément avec « grande histoire ».

    J’ai cependant une question. Lorsque tu dis dans ton commentaire : « Après, c’est relativement complexe de rencontrer quelqu’un qui mèle : feeling, même projet/valeurs, bon moment et qui est amoureux de nous ». Est-ce que tu es entrain de dire que c’est ça la « recette » du grand amour? Et est-ce que s’il manque une de ces choses là c’est voué à l’échec?

    • Anashka | 6 mai 2014

      Sans feeling : tu rentres dans une relation de conforts
      Projets/valeurs communes : j’dirais que si le parti politique ou l’inclinaison religieuse sont différents, c’est pas grave. Mais sur la conception de la relation à deux, c’est important.
      Bon moment : après une rupture, en OI ou quand on est encore dans l’envie d’aventures… on est pas nécessairement disponible pour quelque chose de sain.
      Amoureux : c’est une base.

      Bref, oui, je pense que c’est la recette d’une histoire qui marche. :)

      • R.M | 6 mai 2014

        DAMN! Je vais me le noter sur mon frigo alors. Comme ça j’y penserai trois fois par jour, ça sera mon mentor! Feeling, projets, bons moments, amour!
        Merci beaucoup Anashka! Je n’aurai plus qu’à cocher les cases désormais, et savoir ce qui aura manqué à chaque fois :)

        • Anashka | 7 mai 2014

          Après, je ne pense pas que tout vient d’un coup ^^

          Feeling > bon moment > amour > projet (encore qu’il y a des exceptions, mais je le vois dans cet ordre là, généralement).
          (Suis en train de me noter ça sur un cahier pour en faire un article ^^)

  • johndoe | 8 mai 2014

    Je n’oserais pas l’avouer en public; mais je fais attention aux coïncidences ^^ Je sais que c’est irrationnel et je suis pourtant plutôt cartésien mais je pense que l’amour n’a rien de rationnel alors pourquoi ne pas céder à certains détails qui n’ont soi-disant pas de sens

    • Anashka | 12 mai 2014

      Il est certain qu’il y a une part dans l’amour qui reste insaisissable. Beaucoup des codes et réponses amoureuses peuvent s’expliquer avec un peu de psychologie ou mécanique humaine, mais il reste cette part de mystique. Et pourquoi pas ? Pourquoi n’existerait-il pas des choses sortant de ce qu’on croit être la rationalité de la science (quand tu prends la théorie des cordes, tu te rends compte, que la-dite science est tâtonnante).

  • charly | 17 juin 2014

    Pour moi le grand amour c’est quand, au moment où je rencontre pour la première fois un garçon, je SAIS.
    Je le vois, et aussitôt, quelque chose se passe, le coup de foudre, quoi.
    Mon premier copain, j’ai su. Dès que je l’ai vu. On est tombé amoureux l’un de l’autre comme dans les films, c’était un vrai coup de foudre. C’est super de connaître ça à 16ans, pendant 4ans, en plus ! Mais on grandit et la réalité nous rattrape. Quand on connait un tel amour très jeune, difficile de se rendre compte que c’est rare, qu’on a été chanceuse et que très peu d’autres hommes sont aussi bien..
    Puis un jour, j’ai su, de nouveau ! J’ai vu un homme, il y avait un halo blanc autour de son corps, des flèches lumineuses qui me hurlaient « coucou ce mec, c’est lui!!! »
    Je venais à peine de croiser son regard que je voyais déjà un avenir avec lui.
    L’attirance était réciproque, c’est lui qui est venu me chercher. C’était bien. J’étais heureuse. Mais ça n’a duré que 1 mois !
    J’ai envie de dire que je vivais là un grand amour quand même. Car à cet instant précis, j’ai connu, de nouveau, la flamme, le désir, l’envolée spiritiuelle et psychique… j’étais heureuse, j’étais bien. Qu’importe si la relation dure 3ans ou 3mois. A cet instant précis, je passais l’un des plus beaux moments de ma vie en compagnie de l’un des hommes qui m’a le plus plu au monde.
    Le temps a passé, et je rencontre énormément d’hommes mais de moins en moins d’hommes qui me font cet effet. C’est blasant. Je deviens accro à ce sentiment, je suis en manque ! Je cherche chez l’homme ce sentiment là. Sinon ça ne me satisfait pas. Je passe peut-être à côté de quelque chose.
    Quoiqu’il en soit, pour moi, le grand amour se vit au présent, c’est un moment. Le moment où on devient folle d’un mec, que la folie est réciproque, qu’elle est partagée. Ce sont tous ces hommes pour qui j’ai eu les papillons dans le ventre dès le premier regard. Et peut-être que LE grand amour, c’est celui que je n’ai pas encore trouvé, c’est celui qui restera !

    • Anashka | 17 juin 2014

      J’ai un rapport similaire à l’amour. Certes, je vis des histoires hors « grand amour », mais celles où j’ai « aimé », c’était évident. A la première seconde. Je ne sais pas s’il y a des personnes plus sensibles au coup de foudre que d’autres et à quoi est du cette sensibilité. Mais, je ne suis pas sûre qu’on soit Ego, là-dessus. Et, je ne sais pas non plus si les coups de foudre se font objectivement plus rare, ou si notre coeur devient plus sévère…

      Et, je ne sais pas si ces coups de foudre ouvrent sur une grande histoire. Je pense que l’une sera nécessairement plus grandes que les autres (celui qu’on appellera a postériori « notre grand amour »), mais je ne sais pas s’il y aura quelque chose de différent dans l’ aura.

      Bref, Mademoiselle sensible au coup de foudre, si t’as un avis, un éclairage, n’importe quoi, je suis preneuse !

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