Mieux comprendre les hommes avec la Process Com

Par 11 Déc 2013 155 Commentaires

mieux comprendre les hommes process com
La plupart des erreurs de séduction sont des erreurs de communication. Et, ça fait un moment que je devais (voulais) vous présenter une grille de lecture dans la communication avec l’autre.

Nous n’avons pas tous les mêmes fonctionnements, les mêmes besoins. Nous serons plus à l’aise avec un type de fonctionnement et moins avec un autre.

Donc voici un outil pratique pour mieux appréhender l’autre.

Enjoy

 

Fonctionnement du « Process Com » »

Cet outil de communication qui décrit 6 types de personnalités.

Nous avons tous un peu de ces six personnalités.

  • L’une est dominante, on l’appelle la base.
  • Les deux suivantes sont des types de communication où nous sommes à l’aise, où nous aimons rester et que nous employons souvent.
  • Les trois dernières sont des types de communication qui nous demande beaucoup d’énergie. Nous les comprenons, nous en possédons un peu, mais nous sommes relativement mal à l’aise avec.

Selon notre mode de communication, nous avons des besoins particuliers.

Repérer le fonctionnement de la personne que nous convoitons, c’est pouvoir s’adapter, mieux le comprendre et construire une relation plus saine.

Note 1 : Ceci est un OUTIL de communication. Non une vérité inaliénable sur les personnalités de l’être humain.

Note 2 : Aucun profil n’est meilleur que l’autre.

(sauf le mien)

 

L’empathique

Le mode de communication de l’empathique tourne autour de l’émotion. C’est quelqu’un de chaleureux, de souriant et ouvert qui va facilement vers les autres.

Il parle avec chaleur, n’hésite pas à partager un peu de son intimité. Véritable éponge émotionnelle, il est sensible aux autres.

A la recherche d’harmonie, les liens qu’il crée seront primordiaux dans sa vie privée ou professionnelle.

Look : texture douce, tons chauds, agréables à regarder.
Point forts : compatissant, sensible et chaleureux.

Mode de perception : émotion

Avant de réfléchir ou d’agir, l’empathique commence par ressentir les choses. Il accorde beaucoup d’importance à la qualité de ses relations. Il parlera volontiers de son vécu, de ce qui le concerne. Réciproquement, c’est quelqu’un qui sait écouter.

Besoin psychologique : reconnaissance en tant que personne

L’empathique a besoin de se sentir aimé, non par ce qu’il fait, mais par ce qu’il est. Lui montrer de l’amour est une bonne manière de l’aider à recharger ses batteries.

 

Le persévérant

On pourrait (presque) dire que le persévérant est un idéaliste. Il forge des valeurs et des opinions sur le monde et c’est à partir d’eux qu’il se positionne. Il se dévouera plus facilement à une cause qu’à une personne, sauf si l’aide aux personnes fait partie de ses valeurs profondes.

Il est sensible au sens des mots utilisés, à la signification profonde.

Il met du temps à accorder sa confiance (qui est une de ses valeurs fondamentales), mais, une fois faite, c’est un ami fidèle.

Son look : ?
Ses points forts : dévoué, observateur et consciencieux.

Son mode de perception : les opinions

Le persévérant a toujours son mot à dire et il attend généralement que l’autre se positionne. Il est facile de repérer ses points de vue dans son discours.

Ses besoins psychologiques : reconnaissance des opinions, reconnaissance du travail

Le persévérant a besoin d’être reconnus dans ses opinions, il est important pour lui d’être écouté (jusqu’au bout) et respecté.

 

Le rebelle

Le rebelle est quelqu’un de spontané, drôle et créatif. Il aime s’amuser, au point qu’il peut paraître insouciant ou même irrespectueux. Manichéen dans sa relation à l’autre, il aime où il déteste et le fait savoir. Il aime le contact et a besoin d’être entouré. Le rebelle n’aime pas la routine et s’ennuie facilement.

Look : un détail qui attire l’attention.
Ses points forts : spontané, créatif et ludique

Son mode de perception : la réaction

Manichéen, le rebelle rentre en contact au monde extérieur par le biais émotionnel « j’aime »/« je n’aime pas ». C’est par ce biais qu’il filtre les informations qu’il voit ou entend. Il cherchera par la suite à faire réagir son entourage.

Ses besoins psychologiques : les contacts

Le rebelle a besoin de contact. Il aime les environnements bruyants, les interactions fréquentes. Vous voulez le tuer ? Mettez le seul dans un bureau sans téléphone, ni internet..

 

Le travaillomane

Le travaillomane, comme son nom laisse à le supposer, est quelqu’un de sérieux. Réfléchis, il analyse d’abord les situations, en tire les conclusions et agis ensuite. Dans son discours, il s’intéresse en amont au fait, les longs enrobages l’énervent.

Ayant un sens aiguë des responsabilités, il peut apparaître comme froid au premier abord.

Pour lui, « une journée réussie est une journée bien remplie »

Look : très soigné, impeccable.
Ses points forts : logique, responsable, organisé

Son mode de perception : les pensées

Donc, le travaillomane analyse, réfléchit et agit ensuite. Il prend le temps de poser des questions pour récolter un maximum de donner.

Ses besoins psychologiques : reconnaissance du travail et structuration du temps

Le travaillomane a besoin de voir son travail reconnu. Si vous êtes en collaboration avec lui respecter ses délais, sa structure… sans quoi, il ne se sent pas respecté.

 

Le promoteur

Le promoteur, c’est un challengeur. Il aime foncer, avoir des challenges, des nouvelles missions. Vite impatient, c’est une personne de nature dynamique qui possède de bonnes capacités d’adaptation.

A l’aise à l’oral, c’est un charmeur, un séducteur qui sait communiquer. Mais s’il est très entouré, il n’a que peu d’amis et il a du mal à être régulier de par son besoin de changement. Il n’est pas rare qu’il laisse en plan des projets non aboutis.

Look : le luxe.
Point fort : charmeur, adaptable, persuasif

Mode de perception : l’action

Le promoteur agit avant de réfléchir. Il teste une situation, voit les résultats et analyse ensuite. Pour lui, il n’y a pas d’erreurs, simplement des essais inféconds.

Besoins psychologiques : excitation

Il a besoin de vivre des choses nouvelles, d’être fortement stimulé dans un temps très court. Il aime l’intensité.

 

Le rêveur

Le rêveur est une personne calme, réfléchie, imaginative. Souvent dans sa bulle, il a besoin d’isolement. Il aime profondément l’introspection, la réflexion et la créativité. On dit de lui qu’il est facile à vivre.

Généralement, il va préférer les tâches manuelles aux taches intellectuelles, parce qu’elles lui permettent de laisser libre court à son imagination.

Les points forts : réfléchi, imaginatif, calme

Look : en fonction de leur confort ou du temps qu’il fait

Mode de perception : « in-action » ou « imagin’ action »

Son mode de perception est celui de l’imaginaire. Il imagine dans sa tête ce qu’il va faire et vit mentalement ce qu’il imagine. Il lui arrive de ne pas passer à l’action, ce n’est pas indispensable pour lui. D’ailleurs, un rêveur ne s’ennuie pas, dans ses pensées il est occupé à analyser et explorer les différentes possibilités.

Besoins psychologiques : solitude

Le rêveur a besoin de se retrouver en retrait des autres et du monde, c’est indispensable pour lui, pour laisser libre cours à son imagination.

 

Et vous, dans quel type de personnalité vous reconnaissez-vous le plus ? Dans quel type de personnalité reconnaissez-vous la personne qui vous plaît actuellement ?

Anashka,
Promoteur,
Twitter et Facebook.

 

 


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Commentaires (155)
  • Cancel | 11 décembre 2013

    Ca me fait penser aussi aux couleurs dans les trucs de management… J’ai souvent du mal à me positionner car je me reconnais un peu dans tout. Certaines personnes par contre ont clairement UNE couleur.
    J’hésite entre le persévérant et le rêveur, et ensuite dans les points moins marqués rebelle et travaillomane..
    Haha c’est super clair comme ça :D

    • Anashka | 12 décembre 2013

      Je me suis reconnue dans plusieurs aussi. Peut-être as-tu une base « persévérante », avec un étage fort « rêveur ». Les deux sont assez dans leur bulle, même si le premier partage beaucoup plus ses idées. (On m’a parlé de cette histoire de couleur, j’ai pas encore testé).

    • Georges-Pierre Tonnelier | 15 décembre 2013

      Je me reconnais aussi un peu dans toutes ces descriptions. A mon avis, l’humain est plus complexe qu’une simple réduction à des catégories, car il varie en fonction de beaucoup de paramètres…

      • Anashka | 16 décembre 2013

        Jusque-là, c’est normal. Les personnes qui travaillent avec l’outil parlent de profils qui seraient plus saillant que les autres dans le mode de communication utilisé. Normalement, la Process Com est un outil pour l’entreprise.

        Je suis d’accord que l’humain est plus complexe (j’ai une grosse base psychologie clinique, je crois profondément à l’individualité). La Process Com n’a pas la prétention de décrire parfaitement l’humain, mais des modes de communications selon des fonctionnements. Une manière de mieux entrer en contact.

        Autrement dit, elle est un outil (parmi d’autres) appliqué à la com.

        • Georges-Pierre Tonnelier | 16 décembre 2013

          Je suis tout à fait d’accord avec la précision que tu apportes: plus que selon les individus, ce serait selon les circonstances que l’un ou l’autre comportement apparaîtrait, même si certains traits de caractère sont, en général, plus dominants chez certaines personnes que chez d’autres.

          En d’autres termes, et pour le dire autrement, personne n’a une personnalité tellement typée qu’elle serait composée quasi exclusivement d’une composante et que celle-ci dominerait donc en permanence. Un tel cas serait pathologique…

          • Anashka | 24 décembre 2013

            Et encore, les personnalités pathologiques sont aussi complexes que les personnalités dites « normales » (autant dire « banalement névrosé »). Les cas pathos ne sont pas des caricatures, ils possèdent certains trains qui permettent d’avoir une idée de prescriptions médicamenteuses, mais reste aussi riche de vue psychique que chacun.

  • Aglaé | 11 décembre 2013

    Pour moi : persévérant et promoteur (hors côté charmeur/séducteur). Personne en vue pour l’instant, donc je passe mon tour pour ce point, mais en essayant de situer certaines personnes de mon entourage (amis, famille) je trouve l’exercice difficile !

    • Anashka | 12 décembre 2013

      Les très proche, il m’a fallut plus de temps que les personnes que je vois de manière plus distante, parce qu’on perçoit toute la complexité d’un être humain.

  • vassilia | 11 décembre 2013

    :-)
    Très sympa, cette approche !
    A première vue, je suis une empathique rêveuse et rebelle, ou l’inverse, (un peu persévérante sur les bords), amoureuse d’un Rêveur à tendance travaillomane assez empathique. Et même si j’en ai beaucoup beaucoup attiré, je ne supporte pas les promoteurs :p

    • Anashka | 12 décembre 2013

      Pourquoi ? Qu’est-ce qui te gène chez les promoteurs ? (J’attends à la récré, on va régler ça ^^)

      • vassilia | 12 décembre 2013

        :D

        En fait, je passe (ou passais) facilement pour un promoteur moi-même, sauf que ce n’est pas moi au fond. Les promoteurs me bousculent et me fatiguent rapidement. Tout ce que tu décris (impulsivité, intensité, charmeur, irrégulier…), c’est moi (je ne peux travailler que dans l’urgence, à la dernière minute, je ne vais jamais au bout d’un projet), mais c’est une « apparence », parce qu’en fait, même si j’ai des idées, je ne cherche même pas à les réaliser. Je ne suis pas du tout dans l’action, mais dans l’être, le ressenti, l’épidermique, le contemplatif. Je ne fais les choses (voyages, sorties) que sur des coups de tête, mais je suis incapable de me projeter dans une construction « extérieure », avec des résultats concrets (même si des choses me tiennent à coeur et qu’il faudra bien que je me force). Mais j’ai une apparence très sociable, très dynamique, sur un temps très bref, qui peut faire illusion. Car très vite je dois repartir recharger mes batteries seule, en silence, pour une durée très longue. Du coup je me définis plus comme rebelle et rêveuse (et empathique) (mais avec des valeurs, donc persévérante). Bref.
        J’ai connu beaucoup de promoteurs, qui ont beaucoup cru en moi sur le plan des réalisations à venir. Et comme je n’ai « rien » fait (sur ce plan), la communication est devenue un dialogue de sourds entre nous.

        • Anashka | 13 décembre 2013

          C’est marrant ce côté : je donne beaucoup en social, mais en fait, j’aime bien être dans ma bulle et pour me rechargé, j’ai besoin de solitude. Vraiment étrange !

  • Appomorph | 12 décembre 2013

    Article très intéressant!
    J’ai beau avoir des traits de pas mal d’autres profils, je me classe clairement dans les rêveuses, avec comme traits secondaires le côté persévérant et le côté emphatique, qui alternent un peu selon les moments…
    Et si je devais positionner ma « cible » du moment, je dirais qu’il est un gros, gros travaillomane, et rêveur. Mais le troisième point, je ne l’ai pas encore découvert (j’hésite entre emphatique et persévérant, mais je penche un peu plus pour emphatique au vu de la description. On verra bien!).

    • Anashka | 12 décembre 2013

      Pour le moment, on a une majorité de rêveur/ persévérant. :)

  • Sunny | 12 décembre 2013

    Définitivement promoteur! Persévérante et empathique en second, et dans les points les moins marqués.. Je dirais rebelle et rêveuse (malgré le besoin de solitude régulier).

    Merci pour cet article qui fut un régal à lire et qui fait réfléchir sur soi et sur son entourage :)

    • Anashka | 13 décembre 2013

      Une autre promoteur ! Cool ! Welcome !
      (Le prochain article, c’est comment séduire les différents types de personnalités que l’on retrouve ici, il sort dans le week end ^^)

  • Lirie | 13 décembre 2013

    MMhhh alors me concernant, clairement une dominante rêveuse, puis empathique et persévérante. Le reste pas du tout :)

    • Anashka | 13 décembre 2013

      On a vraiment une majorité de rêveuse :)

  • pims | 13 décembre 2013

    Ahah, c’est marrant ce genre d’article :p

    J’sais pas ton avis sur la question, mais j’me sens assez rêveur/persévérant en dominant (c’est amusant d’ailleurs, c’est difficile de décider lequel domine vraiment, parce que j’ai très nettement à la fois le mode de fonctionnement du persévérant et les besoins psychologiques du rêveur), avec une pointe d’empathique sur le fond (quand je suis face à une personne et pas face à l’anonymat d’internet :P)

    Et les autres modes de fonctionnement me paraissent complètement abscons :D

    • Anashka | 13 décembre 2013

      J’ai joué à ça avec mes colocs, ma voisine est tombée en premier (d’un accord commun) :
      Rêveuse (parce que les besoins) puis persévérant avec empathie ensuite. :)
      Ma coloc : Travaillomane et je pense persévérante (mais elle n’est pas d’accord)
      Mon coloc : Persévérant et rêveur.
      Moi : Promoteur puis empathique et enfin rebelle (bref, dans la mouerde dans cette coloc’).

      Je ne suis pas abscons !

      • pims | 18 décembre 2013

        Ahah, j’vois qu’on est d’accord du coup :p
        J’connais pas assez ta coloc pour pouvoir trouver autre chose que la dominante, mais je suis assez d’accord avec toi dessus :p
        Pour toi, bin c’est tout toi, oui :p

        Et non t’es pas abscons, c’est ton mode de fonctionnement qui me paraît juste complètement chelou, c’est tout ^^. Mais ça empêche pas de trouver un moyen de communiquer, si ? :)

        • Anashka | 25 décembre 2013

          Non, d’ailleurs, après réflexions, je me pense en troisième rêveuse et non rebelle. J’ai du mal avec les rebelles…

  • Bubble | 13 décembre 2013

    je n’arrive pas à me décider entre empathique et reveuse ! j’ai un petit coté travaillomane… Par contre je ne me vois pas du tout rebelle ni promoteur !

    • Anashka | 13 décembre 2013

      Quel est ton besoin de plus important : être aimée ou être seule ?

      • Bubble | 15 décembre 2013

        Dit comme ça, je ne vois qu’une seule réponse possible… Sauf qu’etre aimée va me demander certains efforts ! Tandis qu’il n’y a rien de plus facile que de s’enfermer dans la solitude. Donc si je choisis « etre aimée », peut-etre est-ce parce que je sais qu’il me sera de toute façon facile de satisfaire aussi mon besoin de solitude.

        • Anashka | 16 décembre 2013

          Il ne s’agit pas tant du besoin « pratique », mais de celui que tu ressens pour toi. Tu as le droit de choisir la solitude, si c’est plus facile, si c’est un endroit dans lequel tu te sens bien. Parce que tu sauras où te ressourcer. L’amour, tout le monde en à besoin, pour certain, c’est simplement là où ils trouvent leurs forces.

  • Plume | 15 décembre 2013

    Moi je suis très clairement l’empathique, et mon copain le travailloman…
    D’ailleurs j’ai une petite partie de travailloman, mais lui a zéro partie empathique : il est blindé. Quand il échange avec des gens, il n’y a que ce qui est dit qui a de l’importance, alors que moi, je suis dans le sentiment, je prête attention à la façon de s’exprimer, à l’émotion qui circule pendant l’échange, au non-dit derrière ce qui est dit… C’est notre sujet de discorde avec mon copain : il est tellement à des km de cette façon de voir les choses, que je ne le comprends pas toujours !
    Il n’y a que quand il est tout collé à moi, qu’il met de l’émotion dans ce qu’il dit ou fait. C’est perturbant. D’après ma psy, c’est qu’il a appris à ce blinder dans sa vie, et qu’il me fait confiance et se « permet » de se « lâcher » quand on est dans l’intimité…

    • Anashka | 16 décembre 2013

      Et, depuis le regard posé ensemble avec ta psy, est-ce que tu arrives à prendre de la distance avec ce côté très « communication informative » ?

  • Hanono | 15 décembre 2013

    Vous ne pouvez pas vraiment savoir quel profil vous avez, il faut faire un test (ça doit bien se trouver sur le net). Pour ma part j’en ai fait un à l’occasion d’un cours de management et je me suis étonné à avoir un profil rebelle !

    • Anashka | 16 décembre 2013

      Non, il n’y a pas de test. Je crois qu’en général c’est toi en compagnie de formateurs qui se devaient de trouver ton profil.
      A chacun de voir où il se reconnait. On a le même principe dans l’enneagramme.

      • Hanono | 16 décembre 2013

        J’ai mis 1 petite minute à trouver un test de process com. Après oui si on se connait bien on devine son dominant, mais ce sera un peu flou de voir ce qui vient après et qui peut être intéressant aussi car personne n’est à 100% rebelle ou rêveur. Par exemple pour moi je suis rebelle mais empathique est arrivé juste derrière.

        • Anashka | 24 décembre 2013

          Je me méfie énormément des tests, pour en avoir construit quelqu’un. Même les test QI est soumis à de nombreuses interrogations et contraintes. Donc, un test qui te dirait ta personnalité mieux que toi sur le net… Méfiance !

  • Plume | 15 décembre 2013

    Hanono je ne suis pas d’accord avec toi, si on se connait bien, on peut trouver quel profil ressort le plus de notre personnalité :)

  • Evie | 15 décembre 2013

    Très intéressante, cette analyse de personnalité. Je l’aime bien, elle est structurée et elle regroupe dans des catégories pas mal de caractères. Je dirai que j’ai une base empathique/persévérante, et que je suis ensuite un peu travaillomane, rêveuse, rebelle. Moins promoteuse par contre – or lui, justement, est plutôt promoteur, avec un côté empathique/travaillomane (on est attirés plus souvent par des caractères différents du nôtre, non?). Ça m’aide à comprendre pourquoi il paraît dur à séduire. Hâte de voir ton second article donc :)

    • Anashka | 16 décembre 2013

      Ah, je tente de le faire aujourd’hui. J’ai été prise de court. :)

      Mais, je ne sais pas si les contraire ou les personnes qui se ressemblent s’attirent, je ne suis même pas sûre que ça se joue comme ça :)

  • nana | 15 décembre 2013

    emphatique !
    dès que j’ai lu j’ai su que c’était moi. Il y a des fois j’ai l’impression de ressentir la douleur des autres. L’impression de ressentir ce qu’ils ressentent… comme une énorme boule dans le ventre que je n’arrive pas à faire sortir et qui me ronge de l’intérieur. C’est très gênant ! encore plus quand on a un ex dans le coin…. dure dure. Comment faire pour s’en débarrasser et en même temps je sais qu’on m’apprécie pour ça. Mais moi ça me « bouffe » ! mais je me sens bien que quand on m’aime, probablement un gros manque de confiance !

    • Anashka | 16 décembre 2013

      Peut-être qu’il faudrait séparer cette force de l’empathie (oui, « force ») du manque de confiance auquel tu l’associe. Et, ça passe par un travail sur soi, assez long. Il y a quelques articles sur la confiance en soi dans le coin, jette un oeil. :)

      • nana | 17 décembre 2013

        Oui je pense que tu as tout a fait raison, je vais y jeter un œil, pour m’y aider pourrais tu me dire quand tu l’as écris…. histoire que je ne cherche pas toute la soirée.
        Merci

        • Anashka | 25 décembre 2013

          Tu l’as trouvé ?

  • Mawoo | 16 décembre 2013

    C’est rigolo j’ai etudie le Process Com avec ma boite, pour mieux manager et comprendre nos collaborateurs :)
    De mon cote je suis une base empathique, en phase reveur (imagine ce que ca donne haha)… en tout cas je trouve cela super interessant mais tres dur a mettre en pratique, car pas evident de capter chez la personne sa base et la phase dans laquelle il est. Et ensuite il faut penser comment t’adresser a lui, et quand ce n’est pas le mode de communication dans lequel toi tu es a l’aise…..

    • Anashka | 16 décembre 2013

      Clairement. Entre lire les profils et se reconnaître et les appliquer, il y a un écart.

      Dans ma coloc, autour de la Process Com, nous sommes deux inverses, par moment, c’est vraiment complexe, pourtant nous sommes aussi très proche, mais sans savoir se parler. Bref, c’est toute cette complexité au quotidien. :)

  • Alyna | 16 décembre 2013

    Super cet article, j’adore !

    Alors moi : empathique et rêveuse, sans hésiter (mais lequel plus que l’autre, je ne sais pas !). Pour le 3ème c’est plus dur… Peut-être un peu rebelle, mais c’est moins net.

    La personne « visée » : promoteur sans hésiter en dominante. En 2ème sûrement rebelle, et en 3ème (encore une fois c’est plus dur) je dirai empathique, mais ça dépend vraiment avec qui. Avec moi et ses amis très proches, il parle volontiers de son vécu, mais sinon il garde ça pour lui.

    Le Requin (ex futur ONS foireux) : rebelle à fond, j’ai plus de mal à savoir pour les autres. Peut-être un peu promoteur en 2ème. Aucune idée en 3ème.

    En tous cas, vivement l’article sur comment séduire ces différents profils ! :)

    • Anashka | 24 décembre 2013

      Dans les deux jours, il sort, promis.

  • Poupy | 16 décembre 2013

    Moi Empathique +rebelle
    Lui promoteur + rebelle?
    Ça me semble pas du tout compatible tout ça! Vu la situation ou je me suis fourrée. L incomprehension entre nous est totale. On est à fond dans la mėcommunication. Impatienté de lire la suite… Merci anashka

    • Anashka | 24 décembre 2013

      La process com n’est pas une histoire compatibilité…Ce n’est pas de l’astrologie.

  • MaRy | 22 décembre 2013

    Profondément rêveuse, à tendance empathique et travaillomane.
    Même si je me retrouve un peu dans chaque description. C’est intéressant et je me demande comment s’en servir concrètement. J’attends le prochain article. :)

    • Anashka | 25 décembre 2013

      Bientôt (demain)

  • Nini | 22 décembre 2013

    Coucou Anashka, me voilà dans une situation quelques peu embêtante encore … Je discute avec un homme depuis quelques semaines virtuellement, beaucoup d’échanges de messages tout les jours … puis ça fait une semaine environ que je n’ai plus de messages de sa part … alors je lui ai envoyé un message pour prendre des nouvelles, il m’a répondu en prenant des miennes puis plus rien … ce fut bref ! Nous allons nous rencontrer prochainement mais cette distance, plus la coupure dû aux petits sms dans la journée que je n’ai plus .. m’amène à me poser la question ? quoi faire ? le relancer ? faire un SR jusqu’à ce que ce soit lui qui prenne des nouvelles … on avait me semble t’il vraiment bien accroché …

    • Anashka | 25 décembre 2013

      Il est possible que la tension soit un peu descendu… Quand le devez-vous vous rencontrer ?
      Est-ce que tu penses pouvoir relancer sur un ton plus joueur, sexualisant ?

  • Nini | 26 décembre 2013

    Oui ça me donne cette impression aussi … nous devons nous voir d’ici quelques jours. Hmm sexualisant ? j’ai peur que si j’utilise la sexualisation, il pourrait penser que je n’ai pas froid aux yeux ^^ (bon après tout dépend le degré) tu penses à quoi ?

    • Anashka | 27 décembre 2013

      Tu as jeté un oeil sur l’article dans le BEST OF sur la sexualisation, parce que ça reste subtil.

      (Est-ce grave s’il pense que tu n’as pas froid aux yeux ? )

      • Nini | 27 décembre 2013

        Eh bien j’aimerai bien instaurer une relation avec lui où il ne me verrai pas comme une fille « trop légère » même si c’est via un site de rencontre :) Car c’est un homme intéressant, qui pourrait bien me séduire quand on se rencontrera de part sa façon de penser, ses loisirs etc …

        • Anashka | 30 décembre 2013

          Est-ce que tu as parlé avec lui de ce qu’il pensait des filles « légères », si ça avait du sens pour lui ou si les relations se jouaient autrement ?

          • Nini | 30 décembre 2013

            Non nous n’avons pas du tout aborder ce sujet … les conversations restent légères par contre … j’aimerai instaurer un peu de tension en fait pour que l’intérêt reparte mais je ne sais pas trop comment m’y prendre …. :s j’ai jeté un coup d’oeil sur la sexualisation mais je trouve que la sexualisation aura sa place quand on se verra selon le feeling en réel et non en virtuel .. aurais tu des suggestions à me faire pour mettre un peu de tension dans les messages .. qui pourraient susciter à nouveau son intérêt. Sachant que depuis j’ai des eu nouvelles mais quand c’est moi qui envoie les messages .. il me répond au tac au tac et je ressens dans ses messages un réel plaisir à y répondre …

          • Anashka | 12 janvier 2014

            Comment ça a évolué depuis ?

  • Nini | 12 janvier 2014

    Coucou Anashka. Meilleurs voeux :) Et beaucoup de succès ;) Hâte de lire tes nouveaux articles ! Nous devons nous voir dans la semaine. Pour ce qui est des messages un peu plus (provoc’) je me pose toujours la question de savoir quels types de messages sont adaptés afin de ne pas trop en faire, mais quand même instaurer cette tension sexuelle entre deux partenaires « potentiels » ;)

    • Anashka | 13 janvier 2014

      Quand tu sens que les messages ressemblent à la promesse de « pratique » plus qu’une tension, ralentis. Car, ça peut bloquer un peu devant le fait accomplis.

      • Nini | 21 janvier 2014

        Nous nous sommes rencontrés, super soirée vraiment :) nous devons nous revoir … mais je ne comprends pas sa façon d’agir, nous avons les mêmes centres d’intérêts, je pense que je lui plais sinon il ne m’aurait pas proposer un deuxième rendez vous plutôt sportif :) et je vois d’après le site qu’il cherche toujours à faire d’autres rencontres … que dois je faire ?

        • Anashka | 22 janvier 2014

          Peut-être que pour lui le premier rencard est simplement un espace de rencontre (même si tu lui plais) et que pour le moment, il n’est pas décidé, n’a pas envie de décider de tout quitter parce qu’il a passé un bon moment. (En soi, je ne trouve pas ça malsain…)

          Vous vous revoyez quand ?

          • Nini | 22 janvier 2014

            Oui tu as probablement raison, :) nous n’avons pas convenu de date pour le moment mais je pense d’ici une semaine ou deux, j’ai pas mal de choses à faire de mon côté aussi. Je pense que je vais user du freeze out d’ailleurs pendant ces deux semaines pour voir si je suscite une réaction de sa part. (en effet comme je te l’expliquais au début de mon histoire avant de nous voir on s’envoyer beaucoup de messages dans la journée, encore et encore puis il répondait seulement à ceux que j’envoyais puis maintenant … c’est calme trop calme …) pour une fois depuis des mois que je tombe sur quelqu’un qui m’intéresse vraiment, rien ne coule de source ^^ enfin …

          • Anashka | 23 janvier 2014

            D’accord. Tu me tiens au jus ?

          • Nini | 24 janvier 2014

            C’est dur à tenir voilà 3 jours que je ne donne plus signe de vie et lui … non plus … plus rien … j’ai une impression d’inachevée. Je ne sais pas quoi faire le relancer sur le fameux prochain rendez vous sportif, prendre des nouvelles ? J’en ai marre d’être toujours la première à faire le premier pas. Au début c’était tout le temps lui avant que tout ça retombe comme un soufflet ^^ et maintenant c’est moi qui suit dans l’attente d’un message arf …

          • Anashka | 25 janvier 2014

            Je crains que le FO de deux semaines, finalement, n’entérine le truc. Peut-être pourrais tu prendre des nouvelles dans un ou deux jours pour … prendre la température ?

          • Nini | 26 janvier 2014

            Une idée de message Anashka, quelques choses qui montrerai que j’ai envie de le revoir, qui lui ferait comprendre qu’il me plaît … sans passer pour une fille colle colle :D ? Merci Anashka, je ne rate aucune miette de tes articles ;)

          • Anashka | 27 janvier 2014

            Vous avez des private joke ? Tu pourrais partir sur :

            « Yep, salut, aujourd’hui j’ai mangé une pomme. Il me semblait essentiel de te le dire. :) Sinon, comment tu vas ? »
            (Remplace « comment tu vas » par une question plus précise vis à vis de ce qu’il fait : comment à avancer tel dossier, révision…)

  • Stella | 19 janvier 2014

    Bonjour Anashka, meilleurs Voeux pour cette nouvelle année, continue tes articles très bien construits !! :)
    J’ai un petit souci et un conseil ou un avis m’aiderait pour comprendre CET homme … Nous nous entendons super bien et sommes assez complices, nous avons pas mal de points en commun, physiquement je ne lui déplais pas et c’est réciproque mais il ne veut rien entre nous car soit disant qu’il lui manque le feeling … j’avoue que j’ai un peu de mal à comprendre son raisonnement .. merci de ton aide!

    • Anashka | 20 janvier 2014

      Quelqu’un peut voir toutes les qualités du monde, sans le feeling, ça ne marche pas. Et, malheureusement, ce feeling ne se crée pas (je n’en connais pas les mystères…). Il est là ou il n’est plus. Je crois que le mieux, c’est peut-être de passer à autre chose, même si ça pique…

  • mari | 20 janvier 2014

    Je suis une persévérante, puis une reveuse.
    Il est, je suggère, un travaillomane.

    • Anashka | 20 janvier 2014

      Ca colle ?

  • Stella | 20 janvier 2014

    Pourtant il m’a dragué toute une soirée, il y a une certaine tension sexuelle entrenous c’est pour ça que c’est assez étrange … ?

  • Stella | 20 janvier 2014

    NOus avons également dormi ensemble et il était assez ambigu de par ses gestes et ses propos, certes il avait un peu bu mais pour le coup je ne comprends pas du tout son histoire de feeling .. c’est assez contradictoire non ? penses tu que ça peut venir avec le temps comme nous nous entendons très bien ?? je te remercie d’avance

    • Anashka | 21 janvier 2014

      Peut-être qu’il en avait suffisamment pour une soirée, mais pas pour s’engager plus loin…

  • Stella | 21 janvier 2014

    Je tiens à préciser qu’il ne s’est rien passé, j’ai juste dormi dans ses bras …
    Bon ça ne m’aide pas plus à le comprendre mais tampis merci quand même
    de ta réponse.

  • chenoir | 19 février 2014

    Intéressant comme outil. C’est toujours bien de pouvoir se définir, même si c’est par des critères qui ne sont pas forcément objectifs. Après le MBTI (INTJ/P me concernant par exemple), je ne connaissais pas du tout celui-là.

    Par contre c’est difficile de se reconnaitre dans une catégorie. A priori, je devrais être rêveur en caractère dominant, et en caractères secondaires empathique (sur) et travaillomane ou perseverant. Par contre les côtés rebelles et promoteur sont à priori totalement absents de ma personnalité ^^.

    Mais merci de m’avoir permis de découvrir ce « test » Anashka :p

    • Anashka | 19 février 2014

      J’suis ton homme ! (enfin, tu vois ce que je veux dire ^^)

      • chenoir | 20 février 2014

        Non, pas du tout, tu m’éclaires? :siffle:

        Enfin, il n’y a pas de profil meilleur qu’un autre (à part le tiens, cela va de soi), mais il y a des profils qui marchent mieux en terme de séduction quand même. Il semble difficile de nier que le rebelle et le promoteur, toujours en mouvement, à la limite du cliché du « bad boy » sont largement avantagés par rapport au travaillomane, au rêveur ou même à l’empathique, plus dans la réflexion, l’introspection, etc… (du moins pour la séduction « au masculin »).

        Après, on rentre dans la caricature d’uniformisation du mâle alpha, pas très intéressante (disons que changer son caractère, sa sensibilité, sa manière de ressentir les choses, pour séduire, c’est sans doute le truc le plus sale qui soit, ça revient à se renier soi-même pour plaire à autrui, on est loin des valeurs soutenues d' »indépendance » et d’une personne qui « n’en a rien à faire de l’avis d’autrui, qui vit pour elle-même ».

        Mais à propos de toi, ton profil, lequel est-il? :p.

        (Je ne te connais pas assez, mais j’aurais tendance à dire dominante promotrice, avec en caractères forts empathique et peut-être rebelle? Me trompe-je?)

        • Anashka | 20 février 2014

          Tout dépend de l’objectif. Le promoteur est de « nature » séducteur. Mais, il plaira dans certains contextes, à certaines femmes. Les travaillomanes, par exemple, peuvent être très rassurants pour des personnes qui soit le sont aussi, soit sont dans des profils qui s’en accomode. Un perseverant aura du mal avec un rebelle.

          Je pense qu’on a placé une certaine image de l’homme comme « meilleure » pour les femmes : le promoteur. Sans se rendre compte qu’une femme a peut être d’autre aspiration. Ce modèle, ce ne sont pas les femmes qui le défendent, mais les hommes ; )

          Je pense être promoteur, rêveuse (en second) et empathique.

          • chenoir | 20 février 2014

            Il est assez difficile de s’éloigner des clichés qui nous sont martelés à longueur de temps en fin de compte, mais il semble évident que l’image « défendue » de la virilité comprend pour beaucoup l’idée d’action, qui correspond en l’occurrence au profil du promoteur. Un homme qui n’est pas promoteur (ou pas à l’aise avec cette caractéristique) perd une bonne part de sa capacité de séduction j’ai l’impression.

            Mais de toutes façons, la « bonne » femme c’est celle qui s’accommode de notre profil, toute autre n’est pas la bonne…

            C’est marrant, je ne te voyais pas en rêveuse ^^.

            (Mais du coup, quel est l’influence du caractère dominant? Si les deux caractères « majeurs » sont ceux dans lesquels on se sent naturellement à l’aise, quel est le rôle du dominant? Je sais pas si mon interrogation est claire?)

          • Anashka | 23 février 2014

            Je ne sais pas s’il y a une histoire de rôle, la Process Com a été conçue dans le cadre professionnel, pour faciliter la communication entre des personnes qui ont des besoins différents. Elle permet de connaitre ses besoins.

            Oui, je suis une rêveuse. J’ai besoin de beaucoup d’espace pour penser tranquillement, je suis (par choix) très peu entourée. J’ai un monde imaginaire très fort et nécessaire. Et, je peux être ravie de vivre des trucs dans ma tête, sans avoir besoin de les réaliser en vrai.

            Le dominant, c’est simplement l’attitude de communication que tu utilises le plus souvent. Dans lequel tu es le plus à l’aise.
            Et, je suis d’accord, il y a une admiration forte, dans notre société, pour le caractère promoteur, mais c’est relativement neuf, je dirais seconde guerre mondiale (et présence culturel des Etats Unis). Après, et heureusement, tout le monde n’a pas le même système de valeur.

          • chenoir | 21 février 2014

            Au passage, j’y pensais en me documentant sur la Process Com, je suis en train de (re)lire un livre sur les introvertis (Quiet! de Susan Cain), et c’est assez marrant de recouper les différentes théories entre elles, d’autant plus quand ça marche bien. Et en l’occurrence, ç marche plutôt pas mal, il y a quand même des traits de personnalités clairement introvertis et d’autres nettement plus extravertis parmi les 6 proposés, mais du coup je suis certain qu’avec un peu de gymnastique cérébrale on peut réussir à tirer des conclusions assez pointues sur la « carte » mentale des gens, en utilisant la process com et d’autre types d’analyses comportementales piochées à droite à gauche.

            La tout de suite, je dirais que parmi les 6 traits proposés, sont de tendance extravertis :

            – Le promoteur
            – Le rebelle
            – L’empathique

            et de tendance introvertis :

            – Le persévérant
            – Le travaillomane
            – Le rêveur

            Si j’en ai le temps j’essaierais de creuser un peu ça, par curiosité (parce que bon, la psycho c’est pas vraiment ma branche à l’origine).

            Au passage, tu penses qu’il est possible de recouper ces personnalités types avec les types de comportement sociaux que tu décris ailleurs (suiveur, leader et indépendant?)

          • Anashka | 23 février 2014

            Oui, c’est possible.

            Je dirais en vite fait :

            Leader : promoteur, rebelle, travaillomane.
            Suiveur : empathique, travaillomane
            Indépendant : rêveur et persévérant.

            Qu’en dis-tu ?

  • chenoir | 23 février 2014

    J’aurais tendance à dire que le travaillomane (qui n’est pas vraiment travaillomane, la VO c’est workaholic OU « thinker », et la VO c’est toujours mieux (sauf pour le flamand, toutes les adaptations sont mieux que la VO en flamand)) est un peu un caractère « flottant », mais suiveur me parait bien.

    Non, ton classement me semble correct, j’aurais dit à peu près la même chose ^^.

    En parlant du promoteur et de son actuelle « sur-représentation » comme modèle dominant, je pense que ça a pas mal à voir avec la folie des séminaires à l’américaine. D’ailleurs, si tu cherches un film à regarder, je te conseille « Pain & Gain » qui est absolument hallucinant (inspiré par une histoire vraie, et totalement n’importe quoi pourtant), ou le héros principal pète les plombs à cause d’un de ces séminaires ou on lui met dans la tête qu’il est un « Doer » (je te spoile rien, c’est les 10 premières minutes du film à peu près)

    • Anashka | 25 février 2014

      Pain et Gain ?

      Noté.

      Le problème, c’est que plus que le promoteur, c’est d’un promoteur-travaillomane-rebelle dont on parle. Ce doit être THE modèle dominant pour les hommes. C’est dommage, parce qu’il n’est pas le seul à être intéressant. Et, pour être promoteur, ça ne se voit pas forcément dans mon travail, mais dans ma capacité à m’investir à fond dans des projets très divers sur une courte durée (et le besoin de séduction qui y est associé). Ma grande passion et investissement en ce moment, ce sont les recherches que je mène sur le non-travail, l’inactivité, le temps pour soi…

      Pour te dire ^^

    • chenoir | 25 février 2014

      Ouep, Pain & Gain. Wahkberg et Dwayne Johnson sont très très bons. Par contre, c’est un peu violent, pas à mettre entre toutes les mains !

      Il faudrait essayer de tirer des archétypes de synergies de personnalités. Un promoteur/rebelle correspond à l’archétype de l’alpha (chez les hommes du moins). L’empathique/travaillomane ça ressemble un peu plus au suiveur. Quand au rêveur/persistant c’est l’indépendant idéaliste, en quelque sorte l’artiste.

      Ca serait marrant de voir quelles autres synergies on peut trouver!

      Sinon, le non-travail et le temps pour soi, c’est le meilleur sujet de tous les temps. Si tu veux un cobaye ou quelqu’un pour répondre à un sondage sur le sujet, je suis à ton entière disposition ^^.

      • Anashka | 25 février 2014

        Oui… et non. Le problème, c’est qu’il faut différencier « outil de communication » (avec TOUS les biais qu’ils ont) que « traits de personnalité ». Et plus on fait de cases, plus on cherche à les emboiter, plus on risque de tomber dans le stéréotype…

  • chenoir | 27 février 2014

    Ah mais la question n’est pas de tomber dans un stereotypage systematique des gens, et baser intégralement sa comprehension de l’autre sur une grille de lecture ramenée à 16 archétypes combinatoires (sisi cette phrase a du sens).

    Bien sur que la process com est un outil d’aide a la compréhension de l’autre et pas un manuel de fonctionnement de l’autre.

    Tout ce que je disais, c’est que d’une manière théorique (sans passer par l’application pratique), il pourrait être marrant de réfléchir aux différentes synergies possibles entre les différents traits de personnalité décrits par la process com.

    Le rêveur/persistant tient quand même du philosophe, le reveur/empathique de l’artiste, etc…

    Par contre, la ou je suis on ne peut plus d’accord avec toi, c’est quant a la prédominance dans notre culture du modèle promoteur/rebelle (bad boy/alpha) comme modèle séduisant masculin par excellence, son image étant tellement matraquée qu’il en devient l’unique modèle séduisant.

    Avec un autre tort, c’est l’adaptation des codes de la séduction au rythme de cet archétype. Ça doit aller vite. Le promoteur, il va de l’avant, il agit avant de réfléchir. Du coup des gens qui peuvent être hyper intéressants, mais qui ont un rythme plus lent/besoin de temps pour s’ouvrir, passent a la trappe, comme c’est le cas des timides (ou de l’archétype du rêveur, assez introverti). Finalement, ce qu’on appelle « se mettre en friend zone » (avec toute la culpabilisation envers les mecs qui se font mettre dans cette case, comme quoi ils sont inaptes a la séduction, que c’est leur faute, etc…) ca revient peut-être simplement a des gens qui ont un rythme plus lent que la moyenne…

    L’époque du romantisme me manque, quand on faisait la cour aux dames pendant des mois avant même de penser a effleurer leurs bas de chausses en soie filée… ^^

    • Anashka | 27 février 2014

      Je suis POUR une séduction rapide. Et, surtout pour les timides. Pourquoi, parce que sinon, c’est le meilleur moyen de sclérosé une situation, de faire des OI, de déballer des sentiments au lieu de séduire l’autre… Bref, de se coincer tout seul dans sa tête. Je pense que la SLOW séduction est efficace pour les personnes ayant une bonne maitrise de la séduction, une bonne confiance en eux et projette assez peu (dans les cas de multitargetting).

  • chenoir | 27 février 2014

    Je comprend le concept de la séduction rapide et ses avantages, mais tu fais comment quand tu n’es pas naturellement à l’aise avec les gens avant un certain temps d’adaptation, hommes ou femmes, et que tu as besoin de ce temps pour t’ouvrir à eux?

    • Anashka | 3 mars 2014

      Je vais sembler paradoxale, mais les grands pudiques sont très à l’aise en société. Car, comme avec les réseaux sociaux, le meilleur moyen de cacher des informations importantes, c’est de les noyer sous autre chose (du social).

      Après, je sépare timidité et pudeur… Quant au malaise, je pense que ça se travaille.

      (Oui, je suis très orientée fast séduction, c’est un de mes plus biais de travail)

      • chenoir | 3 mars 2014

        Ca, ou tout simplement de ne pas les divulguer (sauf si on le demande).

        Oui clairement, la timidité et la pudeur, bien que proches, ne sont pas exactement la même chose. On peut être timide sans être pudique et inversement, mais la ce que je décris c’est encore autre chose. J’aurais tendance à décrire ça comme un difficulté à s’adapter aux gens plus que comme de la pudeur.

        Après moi je suis très particulier, j’allie les trois à différents degrés (timide, pudique et avec des difficultés à m’extravertir. Bref, toujours dans mon monde si on veut résumer ^^).

        Du coup j’ai du mal à aller vers les autres (introversion), du mal à m’imaginer pouvoir leur plaire (timidité) et du mal à me dévoiler (pudeur). Va savoir comment je vais pouvoir m’en sortir.

        Mais après, quand je suis en rendez-vous (internet), je n’ai pas ces problèmes, parce que je sais que la personne en face de moi est la pour me voir MOI. C’est dans les autres contextes que c’est plus difficile. Tous les contextes « normaux » quoi en quelque sorte.

        • Anashka | 4 mars 2014

          C’est intéressant ce que tu dis pour internet : tu es plu à l’aise parce que tu te sens légitime de prendre l’attention, la personne est venue pour te la donner. Dans des contextes où il faut la saisir, c’est plus complexe, pourquoi tu prendrais cette parole plus qu’un autre…?

          A mon sens, mais je suis terrible sur ce point là, la pudeur ne me gène pas. La timidité, plus, c’est pour la personne, une difficulté à se sentir légitime à être soi. Bref, manque de confiance en soi en contexte social (on peut manquer/avoir de la confiance dans différent domaine, pour ma part, je n’ai pas un Ego très policé du côté professionnel). Mais, ça vient de nous et se travail.

          Je ne pense pas que l’on peut tant que ça, adapter le réel à nous, si l’on ne sait pas s’adapter au réel. Après, peut-être n’as-tu, en groupe, pas trouver ta zone de confort. Il y a bien des groupes ou tu es plus à l’aise que sur d’autres, non ?

          • chenoir | 4 mars 2014

            Oui, c’est exactement ça en fait. J’ai besoin de savoir que la personne s’intéresse à moi pour m’exprimer. Je ne suis pas capable de m’exprimer devant quelqu’un qui ne m’a pas montré de signes d’intérêt. Mais une fois que ce signe d’intérêt est la, je n’ai aucun problème de blocage, que ce soit devant une personne ou un groupe de personne (même si je suis pas fan des discussions de groupe d’une manière générale, je trouve ça un peu superficiel, on est plus dans l’envoi d’idées que dans l’échange).

            Pour résumer, je vais rarement en soirée parce que j’y suis mal à l’aise. Mal à l’aise parce qu’entamer une conversation m’est difficile. Par contre si quelqu’un entame une conversation avec moi, je n’aurais aucun problème à la continuer (je ne peux pas garantir qu’elle sera forcément intéressante si je n’ai pas d’atomes intellectuels crochus avec la personne, mais je pourrais la continuer. Du moins tant que je sentirais de l’intérêt en face).

            A un certain niveau j’ai l’impression que ce blocage vient du fait que j’ai toujours peur de m’imposer à l’autre. Imposer ma présence, ma discussion, mon intérêt (dans le cadre d’une séduction). Enfin, pas peur « peur », mais pas envie de m’imposer en tous cas. Je suis discret comme mec quoi.

            Donc pour revenir sur le terrain de la séduction, ou c’est à l’homme d’initier (la conversation, les avances, etc…), je suis assez mal barré parce que c’est justement mon gros blocage.

            Bon après c’est pas le seul. Pour être sincère je n’ai strictement aucune idée de ce que signifie en fait « séduire ». Quelles sont les étapes à suivre, comment les suivre, et comment composer avec ma perception des choses (par exemple comment faire pour montrer de l’intérêt – de base -, et surtout comment faire pour montrer un intérêt romantique sans qu’il soit sexuel à la base). Je ne parle même pas de techniques hein. Mais bref, comment séduire…

          • Anashka | 5 mars 2014

            Tu mets le doigts sur quelque chose : la peur de t’imposer. Ca veut dire quoi ? C’est quoi pour toi quelqu’un qui s’impose ?

            Sinon, comment séduire sans s’imposer, je démarrerais au début : le jeu de regard. C’est une première approche qui respecte les cercles de proximités et te permet de savoir si tu peux aborder ou non. Comment ils se joue pour toi ?

          • chenoir | 4 mars 2014

            Et pour ce qui est des groupes, je suis excessivement indépendant. Je m’attache aux individus, pas aux groupes. Enfin, en tous cas je n’ai pas trouvé de groupe dont je partage réellement les valeurs (et mes essais d’intégrations à des groupes quand j’étais à l’école/étudiant m’ont amené à adopter des comportements qui n’étaient absolument pas les miens et qui, avec le recul, me font horreur). Peut-être un jour en trouverais-je un, mais pour l’instant…

            Après oui, il y a bien des groupes d’amis ou je me sens bien, mais avec chaque individu, pas avec le groupe.

          • Anashka | 5 mars 2014

            Je fonctionne un peu pareil. Le gros groupe, c’est pas mon truc, je passe nécessairement par l’individuel :)

          • chenoir | 5 mars 2014

            La peur de m’imposer? Quelque part ça rejoint une force de crainte de ne pas avoir le droit d’exister. Sans rentrer dans les détails de ma vie, je n’ai jamais réellement réussi à m’intégrer, et ce dès mon plus jeune âge. J’ai toujours été un solitaire/indépendant, ce qui fait que je m’entendais bien avec certaines personnes, mais mes tentatives d’interaction avec les groupes étaient assez infructueuses. Et comme les jeunes sont des cons, j’ai eu droit, étant jeune, à des remarques assez violentes (du genre « casse toi on veut pas de toi » ou autres, ce qui quand on a 10-12 ans est tout à fait le genre de truc qui aide à se construire). Bref, j’en ai retiré une éternelle impression de ne pas être à ma place, sauf auprès des personnes que je connais bien. Mais je ne suis pas sur que ce soit de la timidité, je n’en ai aucun symptômes physiques (ni rougissement, ni bégaiement, ni tremblement, etc… Bon, parfois quand on me parle sans que je m’y attende j’ai tendance à être un peu pris au dépourvu et ne pas savoir quoi dire, mais pas quand je suis dans une discussion). Non, c’est vraiment ce sentiment de peur du rejet qui m’empêche de m’ouvrir (c’est d’ailleurs la peur du rejet qui me bloque totalement à aller aborder quelqu’un).

            Du coup, j’ai besoin qu’on m’accorde la parole pour m’exprimer, sinon je ne peux pas m’accorder ce droit, j’ai sans cesse l’impression que ce faisant, je vais ennuyer la personne en face, lui imposer ma discussion (Ce qui est très con, parce que si tout le monde faisait comme moi, personne ne se parlerait jamais vu qu’il serait impossible de démarrer une conversation).

            Bon, tu rajoutes à ça que j’ai tendance à avoir une estime de moi-même au ras des paquerettes (ça je l’avais déjà abordé avant, très mauvaise narcisation, jamais aucun compliment à mon égard de la part de mes parents, couplé à une tendance perfectionniste qui fait que tant que je n’ai pas atteint la perfection dans un domaine j’ai l’impression de n’avoir rien accompli, et d’un très sérieux syndrôme de l’imposteur qui me fait penser que si il existe quelqu’un d’autre au monde capable de faire la même chose que moi, c’est que ce que je fais n’est pas spécial et n’a donc aucune valeur – mais il parait que c’est courant chez les surdoués (je t’ai dit que j’étais un enfant surdoué?). Par conséquent, le rejet me fout une peur bleue parce qu’il serait une attaque critique à l’égard de mon estime de moi-même (de mon égo quoi) chancellante. Et le second effet kiss-kool, c’est une incapacité chronique à me mettre en avant (je ne me dévalorise pas forcément, mais je ne me met pas en avant)

            Après, concernant le fait d’user des jeux de regard, je t’avouerais que je n’en ai aucune idée. Tu vas te moquer de moi, mais je n’ai jamais dragué de ma vie, jamais réellement séduit. Je me demande comment j’ai pu faire pour avoir quelques relations par le passé. Du coup, même si j’ai des notions théoriques (et que je connais toutes les techniques de bases, à force d’errer sans cesse dans l’espoir de trouver une bouée à laquelle me raccrocher pour pouvoir enfin évoluer), je n’ai pas les compétences requises. Bref, je suis l’antithèse du séducteur (mais je suis un gars en or si on excepte ce petit (gros) défaut, le problème c’est qu’on ne séduit pas avec ses qualités, ça serait trop simple).

            Pourtant, quand je rencontre une fille via internet, je ne suis pas nerveux, je ne bégaie pas, je rigole bien, je n’ai pas de soucis particuliers pour le toucher (bon, j’ai toujours du mal à prendre la main d’une fille, par contre je met un point d’honneur à ne jamais me balader avec une fille – fut-ce une amie – sans lui proposer mon bras pour marcher), mais en l’occurrence, une partie de la sexualisation est faite (dans le sens ou on sait pourquoi on est-la. A priori si on s’est rencontrés via un site de rencontre c’est qu’on cherche une relation plus qu’amicale. Après ça fonctionne ou pas, mais la base est-là)

          • Anashka | 7 mars 2014

            Quand j’étais en psycho, j’ai beaucoup étudié la surdouance. C’est une des thématique qui m’a réellement porté. Il y a deux/trois très bon livre là-dessus et sur le sentiment d’exclusion qu’il fait traverser. C’est d’ailleurs riche de voir que nos têtes pensantes (je ne minimiserais les énormes compétences des surdoués que j’ai pu rencontrer) sont justement les personnes qui se sentent les moins adaptées et ont du mal à s’intégrer.

            Ce doit être excessivement complexe d’avoir une telle conscience de soi (tu te connais bien, tu sais où le bat blesse et tu sais ce qu’il faut mettre en place) et pourtant ce sentir impuissant à mettre les choses en place. C’est peut-être du à « si ce n’est pas un succès, c’est un échec ». (Intellectuellement bête, mais enlever le ressentis ce n’est pas si évident).

            Mais finalement, si internet ça marche… Pourquoi ne pas rester dans la zone de confort, le temps de gagner une aisance, une envie de faire autrement…?

          • chenoir | 8 mars 2014

            Ah ben écoute, si tu as des bons livres à me conseiller je suis preneur (surtout si ils donnent des pistes de réflexion). Parce que bon, je suis une thérapie auprès d’une psy, qui aide bien pour corriger certaines choses (notamment cette foutue tendance à beaucoup trop penser – le cerveau en perpétuel overdrive c’est pas forcément très fun, ainsi que ma tendance à me réfugier dans l’intellectuel et fuir l’émotionnel), mais ça ne règlera sans doute pas tout. Et la peur de l’échec est toujours la, quoi que je puisse faire pour l’instant.

            Mais oui, il semblerait que ce soit une constante chez les zèbres, de ne pas se sentir intégrés. Mais quelque part, savoir que c’est quelque chose partagé par la majorité des personnes dans mon cas, c’est rassurant (ça va paraitre con, mais d’une part, c’est mettre un nom sur la source des difficultés qu’on éprouve, et d’autre part on se sait bizarrement « intégré » dans une communauté, même si on en côtoie pas forcément les membres au quotidien) (d’ailleurs, digression, je connais deux autres « surdoués » (je déteste ce terme) mecs, tous les deux ont autant de difficultés que moi, mais surtout c’est leur manière d’aborder les relations, de percevoir le rapport à l’autre, qui est EXACTEMENT le même que le mien. A un point ou ça fait peur. Notamment sur l’aspect d’être incapable de draguer, d’avoir peur de l’échec, peur de se lancer, et de ne pas concevoir les relations sexuelles en dehors d’une relation amoureuse (le romantisme quoi) pour finir en friendzone.
            Alors je ne vais pas faire de généralités hasardeuses, mais je sais que ces caractéristiques sont partagées par une grande partie des zèbres (mieux que « surdoués » comme terme non?). En rajoutant aussi la peur de l’abandon (et les angoisses attenantes) qui semble un grand classique, le besoin d’être rassuré… Ca commence à ressembler un peu au portrait de base du « nice-guy » ou c’est juste une impression?

            Enfin, oui, avoir conscience de soi (et puis bon, c’est pas comme si on pouvait faire autrement, avec un cerveau qui pense H24) c’est pas forcément facile, puisque du coup on est excessivement lucide (ou cruel, c’est selon) avec soi-même, ce qui n’aide pas vraiment en soi (on dit souvent « aux ignorants les mains pleines », mais à juste titre. Voir tous ses travers sans savoir comment, ou même si il est possible de les corriger, c’est un poids non négligeable).
            Mais ce qui est le plus handicapant, c’est cette manie de tout analyser sans même le vouloir, puisque le cerveau emmagasine les informations et les fait tourner en tâche de fond sans qu’on ne le lui demande.

            Bon après je râle, mais ça a quelques (rares) bons côtés d’être un zèbre. Le fait d’arriver à faire à peu près n’importe quoi sans forcer (ce qui donne le syndrôme de l’imposteur, genre « j’ai eu mon bac avec une semaine de révision alors que je n’ai rien glandé ni écouté pendant les 2 années précédentes, quand est-ce qu’ils vont se rendre compte qu’ils ont fait une erreur ou que j’ai eu un gros coup de bol (d’ailleurs je me pose encore un peu la question de temps à temps)), l’hyperacousie (bon c’est à double tranchant, d’un côté tu entends ce que les gens disent même quand ils parlent doucement dans une pièce à côté alors que tu as de la musique à fond. De l’autre côté, tu entends quand on parle de toi derrière ton dos en mal), et… Enfin bon, tu as étudié le sujet, tu le connais sans doute mieux que moi.

            Pour internet, ça aide à faire des rencontres et à être à l’aise dans celles-ci, mais ça n’aide pas à apprendre à séduire (enfin, quand je regarde comment j’étais il y a de ça un an et maintenant, ça n’a rien à voir en terme d’aisance). Et puis surtout, je ne dirais pas que ça marche. Il faut une belle gueule (mouais…), des compétences de commercial (…), avoir assez de chance pour se faire voir parmi l’avalanche de mails que reçoivent ces demoiselles. Et puis bon, 7 rdv en un an qui finissent à peu près toujours de la même manière (plus deux relations d’un mois, ou je me suis fait larguer directement après la première nuit passée ensemble), c’est pas réellement du succès à ce niveau ^^.

            Non, disons que ça aide bien, mais j’aimerais apprendre à séduire. Sachant que mon objectif n’est pas d’enchainer les conquêtes, ni même de trouver la femme parfaite (le point positif de la mauvaise estime de soi, c’est une bienveillance inversement proportionnelle envers les autres), mais au moins d’être capable de rencontrer une fille dans une soirée, de voir si elle est intéressée, et de savoir comment lui faire comprendre que je suis intéressé (et si possible, aller plus loin que la première nuit, ça serait super bien ça…)

          • Anashka | 8 mars 2014

            Je n’en fais pas ici. Mais tu serais le type de personne avec qui j’aimerai faire une tournée des bars pour voir de mes yeux ce qui posent problème ou pas. L’avantage de la séduction telle qu’elle a été envisager par les PUA, c’est qu’elle est très « mental ». C’est du calcul sur les relations humaines (oui, il n’y a que très peu de hasard dans les réactions des gens.)

            Pour ma part, je ne suis pas zèbre. Mais, avec ce boulot et une sensibilité humaine forte, je me suis souvent trouvé dans ces déséquilibre à trop penser. Généralement, je sens venir un mensonge, une infidélité, une cachoterie, un désamour à des kilomètres. Avant, je pensais que je psychoter parce que j’en parlais. Maintenant, je me positionne autrement : je n’en parle plus, je laisse faire l’autre faire sa connerie et je le rattrape au vol : « ce plan là, ça va avoir ces conséquences là, tu veux vraiment ».

            Le problème n’est pas tant de « trop » réfléchir que de « mal » réfléchir. En gros, ce que tu penses t’aides à douter plutôt qu’à mettre des choses en place pour être bien, pour plaire, etc…

          • chenoir | 9 mars 2014

            Il y a aussi le fait que tu te trouves à Lyon et moi à Paris, même si tu faisais ce genre d’exercices, je ne suis pas sur que j’aurais réellement été prêt à me taper 450 bornes fréquemment ^^. Après, dans l’ensemble, je n’aurais pas dit non, même si les bars sont généralement des environnements ou je ne suis pas forcément à mon aise, et dans lesquels je préfère aller soit avec des amis (pas forcément propice à la drague), soit en journée (quand il y a peu de monde). Et même la, je ne sais pas si je me sentirais capable d’aller aborder quelqu’un (c’est con hein, mais…)

            C’est un avantage, oui et non. Enfin, c’est un avantage d’un côté, mais mon côté romantique me dicte qu’user de techniques et de stratégies pour séduire quelqu’un c’est enlever la part du hasard (surtout quand on ne fait finalement ça que pour s’envoyer en l’air). Et en même temps, devenir THE seducteur n’est pas du tout le but que j’ambitionne d’atteindre. Je connais des mecs qui cherchent absolument à devenir de très bons séducteurs, pour x ou y raison (se rassurer sur leur capacité à plaire, par vengeance sur la gent féminine, ou même simplement parce qu’aujourd’hui un mec, un vrai, c’est quelqu’un qui a une fille différente dans son lit chaque semaine), mais aucune de ces raisons ne me convient. Disons que je ne suis même pas sur d’être fait pour les relations de couple (étant donné mon caractère solitaire et mes périodes pouvant s’étaler sur plus d’un mois au cours desquelles je ne ressent absolument aucun besoin de voir qui que ce soit), mais que ça je ne pourrais le savoir qu’en réussissant à en avoir une.
            Bref, PushPull, Fuis moi je te suis, Negs, etc…. c’est pas pour moi, je le sais. D’autant plus que le modèle PUA me donne l’impression qu’il faudrait que je change des parties non négligeables de mon comportement qui sont intrinsèquement liées à mon caractère et à ma personnalité, et les changer reviendrait à me changer moi (pas entièrement hein, la confiance en soi, tout ça, c’est bien à atteindre. Par contre je ne suis pas et je ne serais jamais un leader, ça ne m’intéresse pas (voire même me repousse), de même que je ne serais pas capable d’être autre chose que quelqu’un de relativement « sexuellement inoffensif » par la manière même dont je ressens et perçois les relations amoureuses.
            Et enfin, je ne serais jamais (jamais te dis-je) capable d’être insouciant ou même de donner une impression de « rien à foutre », j’assume depuis que j’ai 12 ans des responsabilités que la majorité des personnes n’assument pas de leur vie (ma mère est dépressive, alcoolique et violente depuis que j’ai cet âge-là grosso merdo, donc ça va faire 14 ans que j’ai tendance à agir comme le père de ma mère et à me rendre responsable de la situation), et combiné au fait que j’ai tendance à percevoir bien mieux que les autres les implications des évènements, l’insouciance c’est pas trop dans ma nature la, tout de suite :p.

            D’ailleurs, l’intuition c’est quelque chose de formidable. Mais oui, souvent quand on est convaincus de quelque chose et qu’on essaie d’en persuader les autres, ça ne donne pas de bons résultats, c’est un peu l’histoire de Cassandre qui se répète! Et puis surtout, tu ne me contrediras pas, c’est fatigant de sentir (sans se forcer) les évènements arriver quand personne d’autre autour ne semble en être conscient :p.

            Par contre je ne suis pas d’accord, il est tout à fait possible de trop réflechir. A partir du moment ou ça commence à t’empêcher de dormir, ça devient un problème. Alors la combinaison de « trop » réfléchir et de « mal » réfléchir » c’est assez dévastateur. Et forcément, mon cerveau se concentre sur les points négatifs (parce que bon, c’est con un cerveau, ça cherche à régler les problèmes, ou au moins à la comprendre, donc ce qui ne pose pas de problème est stocké quelque part et ne sert quasiment pas), donc une bonne moitié au moins de mon temps de pensée est mobilisé pour tourner en rond sur ce qui ne va pas, pourquoi ça ne va pas, etc… Donc forcément ça ne mène nul part quoi. Enfin si, je sais ce qui ne va pas (youpidou).
            Après, c’est étrange, parce que ce n’est réellement qu’avec les filles que j’ai ce manque de confiance en moi (sans doute parce que je n’ai aucune idée de quoi faire et comment faire, dans la séduction « de base » (je ne te parle pas de comment « mieux séduire », je te parle de « séduire tout court »), et que par conséquent ça bug au niveau de mon cerveau (pour paraphraser quelqu’un, je n’ai pas l’instinct des relations amoureuses). Mais pour tout le reste, je n’ai aucun problème. Je peux me pointer à un entretien d’embauche en t-shirt et en jean sans que ça ne me désarçonne, au bout de 2 mois je taquine mon patron sans retenue (et je mets généralement les gens assez à l’aise pour qu’ils fassent de même), et même en me creusant la tête, j’ai du mal à voir quel genre de situation me mettrait vraiment dans l’impossibilité de gérer, à part la rencontre inopinée avec une fille pour qui j’aurais un intérêt amoureux.

            Après, c’est aussi un problème physique (je suis en surpoids, et je ne me plais pas comme ça, mais c’est difficile à perdre). Par exemple niveau visage, j’ai un visage doux et aux courbes bien arrondies, une bouche bien dessinée, un nez très droit, des yeux aux pupilles naturellement très dilatées, des cils longs et fins recourbés, ainsi que des cheveux soyeux couleur chaton foncé qui ondulent gracieusement. Bref, j’ai un visage de femme très séduisant :p. C’est juste con que je sois un mec du coup. (D’ailleurs, mon caractère aussi est assez féminin quand j’y pense, je suis plus dans la douceur, la tendresse et la gentillesse que dans la force, la virilité, etc…)

          • Anashka | 12 mars 2014

            mon caractère aussi est assez féminin quand j’y pense, je suis plus dans la douceur, la tendresse et la gentillesse que dans la force, la virilité, etc…) « mon caractère dit* féminin ».

            Les techniques ont ceci de tristes qu’elles sont associés aux PUA et toute une vision des relations et des femmes qui me déplaisent. En elles-mêmes, elles ne sont pas mauvaises, elles permettent de mieux gérer les interactions sociales (du temps que ce n’est pas pour prendre un quelconque pouvoir…). Donc, si je comprend bien, ce serait « séduire, c’est quoi ? » . Est-ce que je peux te renvoyer cette question ?

            Séduire ? Rencontrer ? Désirer ? ça veut dire quoi pour toi ?

            Sur ce que tu dis sur trop de réflexions, y’a des personnes (psycho) qui parlent de ruminations. J’aime bien ce terme, car il permet de séparer la réflexion sur soi et le monde qui peut apporter un mieux être, d’une pensée stériles sur le pourquoi du comment d’une situation désagréable.

          • chenoir | 9 mars 2014

            Bref, le problème c’est que pour que ça puisse marche, il faut que j’offre à mon cerveau de la matière « positive ». En l’occurrence, il faut que je réussisse avec les filles pour pouvoir réussir avec les filles. Sinon ça restera bloqué dans un long cercle vicieux. En gros, il faudrait que, la prochaine fois que je vais à une soirée, une fille vienne s’intéresser authentiquement à moi et me montre son intérêt de manière claire, et que ça mène à quelque chose, si je veux pouvoir avoir confiance en moi dans ce domaine (et il semblerait qu’avoir confiance en soi dans ce domaine est une des clés pour que ce genre d’évènement arrive. Bref, c’est pas gagné)

          • Anashka | 12 mars 2014

            Quand tu as un intérêt authentique pour une fille, ça se joue comment, factuellement ?

          • chenoir | 15 mars 2014

            Oui, ruminations ça correspond plutôt pas mal, ça ressemble vraiment à une machine qui s’emballe et qui s’auto-entretient (mais bon, en même temps ça va de pair avec mon besoin absolu de comprendre, et je me dis que quelque part j’ai de la chance, le jour ou j’aurais compris les relations hommes/femmes, mon cerveau s’en ira chercher d’autres sujets de réflexion, et jusque là j’ai réussi à éviter de tomber dans la spirale de la déprime existentielle auto-générée (parce que la raison de l’Existence c’est… Enfin, voila quoi).

            Ce qui me gêne vis à vis des techniques, ce n’est pas la raison même de leur existence, mais l’utilisation même qu’on peut en faire. Ça va paraitre bête de ma part à dire, mais l’idée même de techniques permettant d’influencer le résultat d’une interaction (ça revient à ça en quelques sortes) est déprimante parce qu’elle mécanise absolument tout, et en quelque sorte enlève la part de mystère de l’être humain (je me demande si séduire tout le monde en utilisant les même techniques, ça ne revient pas finalement à lire la même histoire encore et encore, avec juste la couverture et les personnages qui changent). En outre, de mon point de vue (mais c’est un point de vue personnel hein, qui n’engage que moi, patapé), l’idée même de faire fonctionner des leviers mentaux qui « marchent » revient quelque part à abuser d’une faiblesse chez l’autre, puisqu’on sait qu’en appuyant sur le levier A, on va provoquer la réaction B qui va amener au résultat C (en l’occurrence, faciliter la séduction de la personne en face de soi).

            Mais oui, la question de base est bien celle de savoir ce que veux dire « séduire ». Et c’est bien là que se situe le problème chez moi, dans la notion que je peux avoir de la séduction. J’ai toujours (depuis que je me suis intéressé aux filles) séparé la romance du sexe (je suis un romantique convaincu). Avec l’idée qu’on se mettait avec quelqu’un principalement pour ses qualités, et que le sexe venait par la suite, une fois la relation installée, comme une manière de renforcer le lien. Alors que j’évolue dans un monde ou ce ne sont pas les qualités qui priment dans la séduction, mais la manière de les présenter, et ou le sexe passe avant la relation établie (du coup forcément je suis en sacré décalage, mais cette vision que j’ai est indissociable de la manière dont je vis mon désir en fait).

            Donc pour moi séduire (dans ma conception des choses), ça reviendrait dans l’absolu à se montrer le plus naturel possible et donner envie à l’autre de vivre quelque chose avec nous (qui ne soit pas immédiatement sexuel, mais qui ne l’excluerait pas). Quant à mon désir, j’ai entendu quelqu’un le formuler mieux que je n’aurais pu le faire moi-même, « il existe de base, comme une fonction biologique, mais il est global, et pas dirigé vers quelqu’un, jusqu’à ce que je développe des sentiments pour cette personne ». Et c’est vraiment ça. Les seules filles pour lesquelles j’ai réellement ressenti du désir, c’était celles dont j’étais déjà amoureux (bon, pas réciproque, à la limite de l’OI voire même carrément dedans). Ce qui exclut d’ailleurs la possibilité de coups d’un soirs, vu qu’à moins d’un coup de foudre, toute relation que j’aurais avec une fille que je n’ai pas eu le temps de bien connaitre serait uniquement pour assouvir mon désir de sexe, et « impure », ce qui n’est pas le but.

          • Anashka | 18 mars 2014

            Disons que pour comprendre les relations hommes-femmes, je regarderai du côté de la sociologie (socio du genre) et de la psychologie. C’est dans ces domaines que j’ai trouvé les infos les plus pertinentes.

            Ça va paraitre bête de ma part à dire, mais l’idée même de techniques permettant d’influencer le résultat d’une interaction (ça revient à ça en quelques sortes) est déprimante parce qu’elle mécanise absolument tout

            Je comprend. C’est un débat que j’ai eu avec un prestidigitateur (qui use de manipulation dans tous les sens du terme). La technique, si je peux dire, pré-existe à l’interaction. Autrement dit, globalement face à une situation, une majorité de personne auront la même réaction. La psychologue sociale étudie ces réactions en question. Lis si tu as l’occasion le « petit traité de manipulation à l’usage des honnête gens ». Les commerciaux ont systématisé certains comportements des grands orateurs, des personnes naturellement douées avec un public pour vendre. Les PUA, les ont systématisés (quand ils font sérieusement le travail) pour la séduction. On se rend rapidement compte que l’on utilise automatiquement certaines « techniques ». Exemple, quand on veut demander quelque chose, on prend une voix plus douce, on sourit, on… Toutes ces choses sont de la manipulation quotidienne inconsciente.

            Plus tu connais les techniques (tu sais les repérer) plus tu comprends comment se joue une interaction. Dans la séduction, influencé quelqu’un pour du sexe, c’est flirter avec le consentement. Pourtant, si, les repérant, tu les évites, parce que tu sais qu’elles ont une influence sur l’autre, tu peux systématiquement te tirer des balles dans le pied. Tu manipuleras donc, mais pour NE PAS atteindre ton objectif.

            La communication sociale EST manipulation : plus ou moins consciente / plus ou moins volontaire / avec des objectifs plus ou moins louable. Manipuler pour faire connaitre une problématique mondiale, est surement louable. Par exemple, pour le traffic de diamant, afin de le faire connaitre, un film GRAND PUBLIC avec Dicaprio et une histoire d’amour à la con est sorti. C’est de la manipulation de base. On utilise la communication grand public pour parler au grand public.

            Je suis fascinée par les grands orateurs, les séducteurs de foule. J’aime les voir agir, les voir amener une conversation, s’enticher de sympathie. Ils manipulent (volontairement ou non, les non-volontaire sont appelés « natural », ils le font au feeling). La différence entre eux et ceux qui échouent, ce n’est pas l’éthique, ni le naturel (le « naturel » d’un individu c’est son éducation, ses choix, son parcours de vie, la société dans laquelle il vit, la science dont il se nourrit, ses particularités psychiques… Mais, c’est majoritairement construit), c’est simplement l’efficacité de leur communication / séduction / manipulation.

            Reste qu’on ne veut pas tous prendre la même place dans un groupe (être leader d’un groupe, c’est pas mon truc, sauf ici, c’est le seul espace où je me positionne en « patronne ») et qu’on utilise des communications différentes selon la place que l’on veut prendre.

            C’est un long pavé, mais ce que je veux dire, c’est que la communication EST manipulation / séduction volontaire ou non. Connaitre ce qu’on appelle les techniques permet : de ne pas tomber dans des pièges sordides, de faciliter des communications difficiles, de poser ses limites, de mettre en valeur ce que tu définis comme « toi ». Ca te permet aussi de : vendre un produit, d’influencer l’autre pour obtenir ce qu’il ne désire pas t’offrir…

            C’est pas dans l’utilisation ou non de techniques que se situent l’éthique (toute communication pourrait être décrypté en techniques plus ou moins infructueuses) mais dans ce que tu en fais quand tu en es pleinement conscient. (Fuir sa connaissance me gène, une forme d’obscurantisme sociale, à mon sens).

            Pour toi, la communication pertinente (autrement dit la séduction) se positionnerait sur : comment faire comprendre mes attentes, permettre à l’autre de les entendre réellement même si elles vont à l’encontre d’un système de sexualité / amour vite consommé ?

  • chenoir | 15 mars 2014

    Factuellement? Il ne se passe pas grand chose, vu que je ne sais pas comment :

    1 – intéresser l’autre à moi
    2 – savoir si l’autre est intéressée
    3 – montrer mon intérêt.

    Si tu veux je peux te raconter la dernière fois ou j’ai réellement été intéressé par une fille (très intéressée). Prend du pop-corn, ça peut être long :p.

    J’ai rencontré D. en Avril dernier à une soirée donnée par un ami (S.). A vrai dire je n’étais pas trop à mon aise, je connaissais bien mon pote, mais absolument aucune des autres personnes qui seraient présentes. Bon, on a passé une soirée plutôt sympa (juste à discuter entre nous – on était 7 – regarder des trucs sur internets ensemble, etc…). Et dans le lot il y avait D. Pas la plus mignonne des filles (voire même moche d’après certaines personnes présentes à la soirée), et elle ne m’a pas immédiatement tapé dans l’oeil. Mais on a échangé quelques mots, et on a fini par partir ensemble de la soirée, du moins jusqu’au métro.

    Et bizarrement, le lendemain je n’ai pu m’empêcher de penser à elle, tout le temps. Mais n’ayant pas ses coordonnées, j’ai demandé à S. si j’aurais l’occasion de la revoir, occasion qui s’est présentée quelques semaines plus tard, alors que j’ai été invité à un concert donné par cet ami et auquel elle serait présente (en fait il s’agissait plus d’une soirée avec trouzmille invités, et plusieurs groupes qui jouaient, allant du Punk-rock à la variété). On a fini complètement morts à 5h du matin, mais la soirée était sympa (et je vais arrêter de partir dans des détails sans fin, sinon on s’en sortira jamais).

    Comment mon intérêt pour elle s’est montré? Globalement j’étais plus chaleureux qu’à mon habitude en sa présence, plus joyeux aussi. Durant ladite soirée, j’ai pas arrêté de danser, et dès que j’en avais l’occasion, j’allais la chercher pour l’emmener sur la piste de danse (bon, danser c’est beaucoup dire). Mais sans être collée à elle non plus, j’ai discuté un peu avec tout le monde (même si j’ai clairement passé plus de temps avec elle qu’avec les autres personnes).
    Et comme à chaque fois que je parlais, ou la regardais, elle rigolait (de manière chaleureuse), j’ai pris ça pour des signes d’intérêt. J’ai aussi essayé de la caliner (pas de manière romantique hein, mais on caillait sévère, on était dehors avec un autre ami à un moment parce que dans la salle on crevait de chaud, et elle s’est mise à frissonner, du coup je suis allé vers elle et j’ai essayé de la prendre dans mes bras de manière exagérée et cliché pour déconner. Bon, elle s’est retirée, mais sans pour autant le prendre mal). Mais c’est pas allé plus loin.

    Je l’ai revu une fois avec S. à un concert qu’elle organisait, mais sans lui accorder plus d’attention que ça (je savais pas trop comment faire à vrai dire), sans pour autant être distant. On est partis ensemble, et dans le métro on parle de relations amoureuses avec S. et D., et au moment de se quitter je dit à D. « en parlant de ça, et si on allait prendre un verre ensemble pour faire plus ample connaissance », verre qu’elle accepte.

    Bref, je la revois (pour la dernière fois d’ailleurs) une semaine plus tard, je l’emmène dans un bar que j’avais voulu essayer, et on passe une très bonne soirée, à parler de nous, de ce qui nous intéresse, de ce qu’on veut faire dans notre vie. Et la elle lâche la bombe, en me disant qu’elle sort avec un mec. Bon, je ne me suis pas démonté outre mesure, je lui ai dit en riant « ah donc si je veux poster ma candidature c’est mort? », ça l’a fait rire. Mais finalement c’est pas allé plus loin, elle m’a dit qu’avec son mec c’était la première fois qu’elle s’entendait vraiment bien avec quelqu’un et qu’elle ne voulait pas risquer ça pour aller avec quelqu’un d’autre (ce que je peux comprendre), et qu’elle ne me voyait dès l’origine que comme un ami.

    Bref, on est restés en bons termes, mais les évènements ont fait qu’on a pas pu continuer à se voir par la suite (à chaque fois que l’un voulait voir l’autre, l’autre n’était pas disponible, puis elle est partie en stage en Inde, et maintenant elle a déménagé dans le sud de Paris).

    Mais globalement, c’est un peu tout le temps comme ça quand je rencontre une fille. Je suis mal à l’aise, parce que je n’ai aucune idée de comment montrer mon intérêt à une fille, l’intéresser, savoir si elle est intéressée, et même si je passe de bons moments ça ne va jamais plus loin.

    Et comme j’ai besoin de sentiments pour ressentir du désir envers une fille, je vais avoir du mal à avoir une attitude ultra-sexuée (outre la peur d’être parfaitement ridicule). Et finalement (la force de l’habitude), j’ai toujours peur de montrer mon intérêt parce que je pars du principe qu’il sera mal reçu vu que je m’auto-friendzone (sans compter que j’ai du mal à m’imaginer qu’une fille puisse ressentir du désir envers moi en fait).

    C’est à dire que j’ai tendance à avoir peur de rencontrer de nouvelles personnes, parce que si demain je rencontre une fille qui me plait, je ne saurais absolument pas comment faire pour entrer dans un jeu de séduction avec elle, et que cette idée même me fait peur au point de m’interdire de rencontrer quelqu’un ^^.

    Enfin voila quoi,

    En tous cas, merci pour l’aide que tu m’apportes Anashka ^^!

    • Anashka | 18 mars 2014

      Hum. Dans ta soirée, je ne vois rien de dramatique. Peut-être (ne le prend pas mal) un côté « facile » quand une fille te plait. Tu n’es QUE sur le côté sympa. La séduction (malehureusement?) se nourrit de challenge pour la plupart des gens. Ce challenge peut être matérialisé par : la beauté, la situation sociale / financière, la popularité, le cynisme (qui dénote pour beaucoup d’une supériorité intellectuelle), la sagesse (mais on est peut-être un peu jeune), la dangerosité… La question, c’est qu’est-ce qui pourrait faire challenge chez toi ? (Après, ce serait comment mettre un peu de lumière dessus sans en faire trop).

      • chenoir | 18 mars 2014

        Ah mais d’une manière générale, je suis un mec qui a du mal à initier le contact, mais généralement super chaleureux (le genre super sympa, la majorité des personnes que je fréquente me décrivent comme le mec le plus cool et le moins prise de tête qu’ils connaissent). C’est dans ma nature (le versant hyper social de mon côté hyper solitaire très très affirmé. Quand je suis avec des gens, soit je me ferme comme une huitre et bon courage pour m’ouvrir, soit je suis le mec le plus ouvert/taquin/drôle qui soit, tout est une question de feeling).

        C’est vrai que j’ai du mal à « insinuer » une notion de challenge dans mes relations aux gens. Ce côté « pas prise de tête » (ce qui est marrant c’est que si je ne prend pas la tête des gens, tu peux voir à quel point je me prend la tête à moi même ^^).

        Si il fallait faire une liste des choses sur lesquelles je pourrais jouer : J’ai parait-il une bonne bouille (mais j’ai du mal à l’accepter…). Je suis architecte, pianiste (bon ok, je tape sur des notes), pilote d’avion (à temps perdu). Je suis un mec hyper calme, réfléchi et posé. Je suis (l’une des rares qualités que je me concède volontiers) une machine intellectuelle, capable de forcer les autres à faire d’énormes efforts pour me suivre sur une réflexion qu’eux même connaissent et moi non, sans avoir à faire d’efforts moi-même (ma pauvre psy…).

        Si tu prends en compte que j’ai tendance à avoir assez peu confiance en autrui (et avoir perdu ma foi en l’humanité il y a bien longtemps), j’imagine que je peux passer pour quelque de cynique. (D’ailleurs, le manque de confiance que j’ai en autrui et en la vie en général doit jouer dans mes difficultés relationnelles, avec ma tendance à tout contrôler – parce que si je ne fais rien pour que ça arrive, ça n’arrivera pas)

        Mais finalement le truc qui me caractérise le plus c’est mon côté sauvage. Je ne sais même pas si je serais capable de supporter une vie de couple, et je suis finalement hyper difficile à réellement séduire (ce qui, corollaire « amusante », fait que j’ai tendance à « adopter » volontairement un comportement un poil needy parfois (sans tomber dans le needy hein) pour montrer mon intérêt. Parce que hormis de très rares cas comme celui que je te relate, ou mon intérêt était fort et réel, les autres filles que j’ai pu rencontrer ne m’ont pas déclenché une envie irrésistible de les rappeler ou d’être avec elles. Ca sonne un peu bizarre, mais sans me forcer à les recontacter, je n’en ressens pas le besoin. Je passe de bons moments et j’ai envie d’aller plus loin, parce que je crois que les sentiments ne peuvent pas être immédiats, mais je ne suis pas dans le besoin de l’autre. En fin de compte, je commence à me rendre compte que c’est peut-être que je n’ai jamais été séduit.

        Bref, le plus grand challenge qu’on puisse concevoir me concernant, paradoxalement, ça serait de me passer la bague au doigt (non pas que je ne souhaite pas me poser, mais j’ai tellement de difficultés à tomber sur une personne qui me convienne pour une amitié, alors pour une relation amoureuse….)

        • Anashka | 18 mars 2014

          C’est une idée. La question c’est comment tu peux jouer là-dessus, maintenant ?

          • chenoir | 18 mars 2014

            Bonne question. De ce que je vois, ce qui attire les filles ce n’est pas tant la difficulté que le challenge, or moi je suis « difficile » à séduire. Bref, je ne suis pas difficile à avoir, mais très difficile à garder, et j’ignore si c’est séduisant. Et dans tous les cas, ça concerne une relation installée, et pas une relation qui débute à peine. Du coup je ne vois pas trop comment faire la tout de suite…

            Et comme j’ai quand même envie que ça marche, j’ai tendance à ne pas résister (enfin, à ne pas montrer que je résiste) au début, ce qui a tendance à donner aux filles l’impression que je suis conquis, quand en fait ce n’est pas du tout ça.

            Bref, faut que je fasse comprendre à une fille qu’elle m’intéresse, que je réussisse à l’intéresser, mais que je lui fasse comprendre que j’ai besoin de temps et que je me cantonne automatiquement aux relations sérieuses, et surtout que même si elle m’intéresse, je suis du genre à être difficile à « coincer ». Sachant que pour chacune de ces étapes, je ne sais pas comment faire. (Et qu’il y a déjà une forme de paradoxe la dedans, entre le fait que je dis être difficile à séduire sur le long terme, et le fait que je me cantonne de fait uniquement aux relations à long terme).

            Au fait, une question à toi qui fais de la psychologie : Comment ça se fait que les gens aient autant tendance à fuir chez les autres les défauts qu’ils ont eux-même? Par exemple, des gens timides qui ne sont pas capables d’accepter la timidité chez les autres, ou des gens qui cherchent absolument à entrer en relation qui fuient les gens qui ont la même recherche en face? C’est une absence de remise en question?
            Je vois de nombreux exemples de personnes cherchant chez l’autre une forme de perfection quand eux-mêmes sont très loin de pouvoir y prétendre.

      • chenoir | 18 mars 2014

        Je ne nie pas l’existence de techniques dans la communication entre les gens, et il est fort probable que j’utilise une bonne part d’entre elles d’une manière naturelle et inconsciente (peut-être même plus que la moyenne d’ailleurs). Ce qui me gêne (outre l’idée même véhiculée par les sites de séduction masculin que l’application de ces techniques est le seul moyen de parvenir à nos fins (en même temps l’objectif de la séduction pronée par ces sites semble être avant tout la case « spéléologie nocturne » quand je recherche l’inverse)), c’est le fait de concevoir son interaction à l’autre comme une stratégie, avec des techniques à appliquer au bon moment et au bon niveau, quand justement je serais incapable de le faire de manière consciente, au risque de perdre toute spontanéité.

        Et aussi l’idée qu’il faille se comporter comme un publicitaire quand la relation devrait être la plus naturelle qui soit normalement (et que du coup, les meilleurs enchainent les conquêtes, alors qu’ils peuvent être toxiques/vicieux (les pervers narcissiques par exemple), tandis que ceux qui ne savent pas se vendre galèrent comme pas permis (laissant sur le carreau des mecs (et des filles je pense, mais je ne connais que le versant masculin de cette situation autour de moi) qui sont pourtant des vraies crèmes, intelligents, sympas, et du genre à être toujours la pour aider les autres au lieu d’essayer d’en profiter). Et comme je suis du genre à avoir énormément de mal à tolérer l’injustice…

        Ce qui est marrant (je recentre le débat sur moi ponctuellement si tu me le permets) quand tu parles des grands orateurs, c’est qu’en terme de boulot, j’ai toujours eu tendance à être un mec affable, très bon orateur (t’imagines pas, lors de ma dernière année d’étude, le nombre de personnes qui se sont dit impressionnées par la facilité que j’avais de présenter mes projets, de débattre avec les profs, mon aisance dans le domaine, quand je pensais être juste un mec lambda dans le domaine. Pour ma soutenance de projet de fin d’étude, alors que tous avaient des notes de 4 pages qu’ils essayaient d’apprendre par coeur et qu’ils relisaient nerveusement pendant leur soutenance, passant plus de temps la tête dans leurs papiers qu’à regarder les profs, j’avais gribouillé les principales idées sur une seule feuille, je l’ai ai lu 2 fois, et au moment de passer j’ai jeté le papelard et fait 50 minutes au lieu des 30 normalement attribuées). Ce qui est énervant c’est que je ne sois pas capable d’appliquer ça à mes rapports aux femmes (ou alors je l’applique sans m’en rendre compte, mais il manque le côté « j’ai envie de quelque chose avec toi »).

        Pour revenir au débat, il est très intéressant de décrypter les communications entre les gens, surtout d’un point de vue intellectuel. Mais le danger pour moi c’est de trop basculer dans l’intellectuel de ce point de vue (surtout me concernant).

        Ah, et un autre truc qui me gêne, c’est l’application de ces techniques quand ce n’est pas dans notre caractère. C’est à dire que, si demain je commence à push/pull à tout va, à negger à droite à gauche, alors que ce n’est pas du tout ma manière normalement de communiquer avec les gens, est-ce que je ne risque pas de retomber très vite dans ma communication normale (parce que bon, faire un effort pour communiquer dans un registre qui n’est pas le notre c’est usant à force), et de perdre ce qui a pu séduire l’autre? Et, de toutes manières, de ne pas être « authentique » dans mon rapport à l’autre en me forçant?

        Mais oui, la question qui se poser concernant ma communication avec les filles qui me plaisent est exactement celle que tu décris. Comment, au cours d’une discussion, faire comprendre à une fille qu’elle me plait et que j’aimerais qu’il se passe quelque chose entre nous (sachant que j’ai du mal à assumer l’idée de draguer), tout en n’étant pas dans l’idée de s’envoyer en l’air tout de suite (en fait, ma conception de la relation amoureuse se rapproche assez d’une relation amicale très proche, avec des relations sexuelles dessus, et pas d’une attirance sexuelle forte sur laquelle on greffe ensuite une relation).

        Après, quand je regarde rétrospectivement, je me rend compte que je me comporte assez comme une fille dans le domaine (je ne dis pas ça négativement hein). J’ai tendance à avoir plus besoin d’être séduit que de séduire. Et quand quelqu’un me plait, je fonctionne plus par signes d’intérêts plus ou moins forts (le fait de vouloir passer du temps avec la personne, d’être peut-être plus sympa et ouvert que d’habitude) que par action (ça rejoint quelque part la séduction statique que tu décris dans un autre article). Le problème étant que ça ne peut potentiellement marcher que quand l’autre est intéressée, et que pour l’instant je n’ai trouvé personne qui le soit…

        • Anashka | 19 mars 2014

          c’est le fait de concevoir son interaction à l’autre comme une stratégie, avec des techniques à appliquer au bon moment et au bon niveau

          Cet aspect me gène aussi.

          je recentre le débat sur moi ponctuellement si tu me le permets

          Je t’en prie :)

          Donc, dans ce que tu repères : une (sur)intellectualisation du dialogue quand une femme te plait entrainant le (joyeux) glissement vers la FZ.
          Une piste pourrait d’orienter ces conversations (sans les changer en profondeur pour le moment) sur l’amour, le cul, les relations hommes-femmes. Ne serait-ce que parler de ce type de sujet, c’est mettre en place une sexualisation soft sans sortir de la réflexion dans laquelle tu es à l’aise.

          Et tu vois où te mène ce type de conversation. Utilise ce que tu connais : l’humour, le cynisme. Mais ré-oriente le sujet de conversation. Il ne s’agit pas de te travestir en « autre-chose ».

          Note : se comporter comme une fille n’a rien de négatif. Mais, on en reparlera, c’est le moment de débattre d’anti-sexisme. :)

          • chenoir | 19 mars 2014

            Joyeux, joyeux… Pas tant que ça :p.

            Effectivement, orienter les conversations vers ces sujets c’est une piste (faut que je trouve comment amener la conversation délicatement vers ça sans partir dans le « et sinon, ton dernier copain il était comment au pieu » au milieu d’une discussion sur l’art abstrait (je suis nul en transitions ^^). Après, est-ce que ce n’est pas un poil trop subtil? Après tout, ce n’est pas directement dirigé vers la personne en face de moi (à la limite, lui demander si elle est célibataire, ça ça l’est.)

            Sachant qu’une fois qu’il est clair qu’on est sur la même longueur d’onde et qu’on est la pour la même chose, je n’ai aucun souci à avoir un comportement sexué (même si il est parfois un peu forcé, disons plus motivé par la crainte de voir l’autre s’enfuir parce que je ne suis pas assez sexué que par un désir brûlant).

            Par contre il y a un truc que j’ai toujours du mal à comprendre, c’est comment on peut faire le premier pas vers l’autre ET représenter du challenge. Puisqu’à partir du moment ou on va vers l’autre, c’est qu’on voit l’autre comme l’objet de notre attention. Du coup ça me fait penser (métaphoriquement parlant) à un démarcheur qui sonnerait chez les gens pour leur dire « je vend des aspirateurs, mais je suis pas sur que vous êtes à la hauteur du produit que je vend »…

            C’est pas que je me comporte comme une fille, c’est que j’ai un côté féminin assez développé (sans être ni homosexuel, ni métro-sexuel, je suis juste du type hyper-sensible). Par conséquent plus je me penche dessus, plus je me rend compte que mes codes comportementaux de base sont plus inspirés de la gent féminine que de la gent masculine (sans dèc, rien que niveau relation aux autres, je suis le type doux, tendre et gentil par excellence, et je suis comme ça depuis aussi loin que je puisse m’en souvenir, c’est pas volontaire c’est dans ma nature).

            Mais non, ça n’a rien de mal. Si ce n’est que la séduction est et reste un domaine hyper sexué. D’ailleurs je trouve ça à la limite de la schyzophrénie. D’un côté on a jamais autant débattu sur la part de responsabilité de l’éducation dans la sexuation des comportements des hommes et des femmes, et que finalement une femme est un homme comme les autres et vice versa. De l’autre, les attentes des uns comme des autres en terme de relations amoureuses sont tellement sévères que toute personne sortant du moule de l’homme ultra-viril et de la femme ultra-féminine a peu de chances d’arriver à quelque résultat que ce soit. Je ne parle que du côté masculin (vu qu’à priori c’est plutôt cet envers de la problématique que je vois le mieux), mais alors que les mecs sensibles devraient avoir la côte, c’est encore et toujours les mecs les plus bourrins aux comportements les plus sexués (voire lourds) qui enchainent les filles. Ce qui est paradoxal vu que je ne connais pas une seule fille qui, passé un certaine âge, ne dise pas « je déteste les cavaleurs, je préfère les mecs sérieux »).

            Après, je le redis encore une fois, j’ai du mal à assimiler « l’intérêt » (même si c’est un comportement inconscient) de baser son attirance envers autrui sur un type de comportement et non pas sur les qualités – exprimées ou non – de cette personne. Mais je suis bizarre :p

          • Anashka | 19 mars 2014

            « L’art abstrait a été associé pendant longtemps à l’extériorisation des sentiments, notamment ceux traversés par les vies dissolues. On pense à Pollock et son alcoolisme. Pourtant, je pense que jamais l’amour (sentiment par excellence) n’a été mieux représenté que par le figuratif. « La naissance du monde », tu vois le tableau avec une femme nue, les jambes écartées… justement il….  »
            « Art abstrait, je ne suis pas certain que ça existe. Quoi qu’on fasse on parle toujours de l’Eros et Thanatos. De la petite et grande mort. On parle de sexe et de dissolution…blabla ».

            C’est peut-être moi, mais toute les discussions mènent à la prostate, pour moi :)
            Plus sérieusement, tente sur les prochaines fois, en forgeant qu’on devient vigneron.


            c’est comment on peut faire le premier pas vers l’autre ET représenter du challenge

            En étant dans la séduction-jeu, pas dans la séduction-proposition. En gros, en aimant séduire, pour rester théorique…


            un côté féminin

            Tu as des traits de caractères qui correspondent au stéréotype du genre féminin ? Bah, comme tous les hommes qui n’ont pas à se prouver une « virilité ». (C’est quoi d’ailleurs ?)

            Si ce n’est que la séduction est et reste un domaine hyper sexué

            Je lis un livre « la troisième femme » (rédigé par UN sociologue) qui explique que le plus grand domaine de dissimilarité homme-femme, c’est effectivement la séduction et l’amour. J’en ferais quelques articles bientôt.

            Sinon, pour tout ce que tu dis il y a de nombreuses études sociologiques qui expliquent ces phénomènes (tu m’excuseras de ne pas entrer dans le débat aujourd’hui) viril / douce. Et, il y a des personnes qui sortent de ces schémas.

          • chenoir | 19 mars 2014

            Ce qui est marrant, c’est que lorsque je suis en confiance avec quelqu’un (homme ou femme d’ailleurs), les allusions seskuelles ne me posent pas de problème. C’est véritablement une question d’aisance et de confiance en fin de compte. Et aussi peut-être l’absence d’enjeux!

            Mais, parler de cul, ça ne signifie pas forcément pour autant qu’on cherche quelque chose avec la personne en face non?

            « En étant dans la séduction-jeu »
            La question, c’est est-ce que c’est un passage obligatoire pour séduire quelqu’un, ou non? (Je ne parle pas de devenir un grand séducteur hein).

            La virilité c’est quoi? Bonne question, c’est bien la ou le bat blesse, impossible de trouver une définition de la virilité (bizarrement, la définition de la féminité semble être plus simple à trouver)..

            Je vais en profiter pour lire « la troisième femme », ça peut être intéressant. Au passage, tu avais parlé de livres sur les zèbres, si tu as des noms à me conseiller, je suis totalement prendeur ^^.

            Et non, je ne t’excuserais pas. Jamais :p

          • Anashka | 20 mars 2014

            Mais, parler de cul, ça ne signifie pas forcément pour autant qu’on cherche quelque chose avec la personne en face non?
            A mon sens non. Je parle BEAUCOUP de cul. Je suis passionnée par ce qu’on entend sociétalement de nos sociétés et ce que ça dit sur notre regard des relations hommes-femmes. Je parlais avant encore plus de cul. C’est une porte d’entrée au dialogue « normal », mais aussi à la séduction, car il permet les allusions facilement.

            Et aussi peut-être l’absence d’enjeux!

            Comment tu pourrais faire pour ne pas ressentir cet enjeux ?

            « La troisième femme, permanence et révolution du féminin » Gilles Lipovetsky. Je te propose de le commander et de discuter ensuite avec toi des notions de « masculinité » / « féminité ».

            D’ailleurs dans les définitions de féminité, tu verras que tu peux ranger les adjectifs en deux catégories :
            – don de soi (le mot poli pour dire docilité)(le mot imp (sensible, douce, tendre, dévouée…)
            – beauté (coquette, qui « prend soin d’elle » (lol), …)

            Dans la virilité, tu verras les concepts :
            – de dominance (leadership, charisme, grosse voix, comportement paternaliste type « protéger sa petite femme » …) essentiellement
            (dominance sur les femmes (la « protéger », la « séduire », la « baiser ») et sur les autres hommes)

            Dans tous les cas, la virilité / féminité, c’est distinguer ABSOLUMENT les hommes des femmes :
            – un homme sera dit viril quand il portera le poil
            – une femme sera dit féminine quand elle passera des heures à se débarrasser des poils

            Ce genre de chose. Mais, si le bouquin te plait, j’aurai peut-être deux/trois sites à te conseiller :)

          • chenoir | 20 mars 2014

            Oui, donc du coup si je parle de cul ça permet d’orienter la conversation. Mais sans pour autant pouvoir être compris par l’autre comme l’expression de mon envie de relation. Bref, je tourne un peu en rond quand il s’agit d’exprimer mon intérêt, vu qu’au départ il n’est pas sexuel…

            L’absence d’enjeu vient du fait que les personnes avec qui je peux être comme ça sont celles avec qui il n’y a aucune ambiguité. Bizarrement, savoir qu’il ne passera jamais rien me permet d’être plus libre. Le problème étant que, comme il n’y a pas d’enjeu pour moi, je ne drague pas (je ne fais aucun pas vers l’autre), du coup ça ne pourra pas mener à quoi que ce soit. Mais encore une fois, outre l’absence d’enjeu, c’est surtout le fait que ce sont des personnes avec qui je me sens bien et en confiance qui me permet de me comporter de la sorte…

            Sinon, j’ai déjà commandé le livre, je devrais le recevoir demain ou samedi, j’en discuterais avec plaisir.

            Mais oui, tel que tu le décris, je me rapproche nettement plus de la définition de la féminité que de celle de la virilité. Notamment sur l’idée de dominance (en tant que solitaire indépendant, l’idée même de voir les rapports avec les autres comme des rapports de force me semble totalement incongrue). Quant au leadership, je le laisse à ceux que ça intéresse, il me passe au dessus de la tête.

            Après, ça me convient parfaitement. Tel que je suis je me convient, et c’est assez rare que je me dise « je ne suis pas assez mec » ou autre expression d’un doute quelconque sur ma virilité. Par contre je suis conscient de ne pas du tout correspondre aux canons actuels de ce que doit être un mec pour la plupart des gens. Ce qui en soit pourrait n’avoir pas énormément d’importance. Le souci étant que ne pas correspondre aux attentes d’autrui dans le domaine amoureux signifie généralement une éviction pure et simple.

            Bon, j’ai tendance à me dire que de toutes manières, une fille qui, chez un homme, cherche avant tout les caractéristiques de la virilité qui lui sont dictées par la société, ne m’aurait pas convenu, vu que j’ai tendance à être assez anticonformiste (à la limite de la condescendance parfois, d’ailleurs). Mais bon, un petit tour sur les sites de rencontres suffit à perdre tout espoir, tant le nombre de profils féminins finissant par « je veux un homme, UN VRAI » sont en écrasante majorité (bon après, chacun a sa définition de ce qu’est « un homme, UN VRAI », mais en l’absence d’éléments de précision supplémentaire, je pars du principe que cet homme, ce vrai, correspond aux canons en vigueurs).

            D’ailleurs, c’est marrant, mais sur les profils masculins je n’ai pas cru voir (bon je n’ai pas vu énormément de profils qui disent « Je veux une femme, une vraie ». Ca rejoint un peu la tendance actuelle des femmes avec une liste de critères longue comme un hiver sans neige)

          • Anashka | 21 mars 2014

            Je sépare le sexe de l’amour. De vraies histoires amoureuses, je n’en ai pas eue tant que ça. Et, les personnes étaient très particulières. Je ne correspond pas aux canons actuels de ce qu’est la féminité. Physiquement surement. Mais rapidement, malgré les talons, les mecs voient mon côté féministe, « pro » de la seduction/sexe (et contrairement à ce qu’on peut penser, c’est pas le plus pratique dans les relations inter-personnelles), protectrice, indépendante et libertine. Sur le papier, ça plait. Dans la réalité beaucoup moins. Alors, les gens que j’ai pu aimé (et celui que j’aime actuellement) sortent des sentiers battus. Tu parles d’anti-conformisme, c’est la marque de fabrique des personnes qui ont croisées ma vie. (Sinon, je m’ennuie).

            Par « un homme, un vrai », je pense que c’est surtout la notion d’adulte qui est souligné. L’amour (dans l’intimite et la communication) est une invention récente et féminine (elle est l’appropriation des notions de dévouement complet des siècles derniers, en congruence avec un désir d’autonomie). La difficulté, c’est qu’il y a une dissimilarité dans la langage amoureux. On pense l’amour comme universel (rien n’est moins vrai), on pense que l’autre sexe en a les mêmes notions (alors que l’histoire du genre a enrainé avec lui des chamboulements des définitions amoureuses et chacun part avec son pacquage).

            Les hommes ont encore, pour beaucoup, la croyance en « THE ONE », la fille au coup de foudre qui les aimera sans conditions et sans efforts. Alors, que se popularise un amour par la création du lien intime chez les femmes. « Un homme, un vrai » j’ose espérer que c’est « quelqu’un capable de préserver et nourrir ce lien intime, quelqu’un qui s’engage dans la relation ».

            Mais, à chacun, demande ce qu’il attend de l’amour, ce qu’il imagine être « the ONE », tu serais surpris. (En voilà une manière intéressante de « sensualiser », parler d’amour mais pas de cul..)

        • contributeur | 19 mars 2014

          Contrairement à tout ce qui est dit sur la libération sexuelle des femmes d’aujourd’hui, l’égalité et tutti quanti, il est un fait que la quasi totalité des hommes pourront te confirmer : le premier pas (= aller au contact direct de l’autre et annoncer son intention. On oubli les signes d’intéret du style regards, et autres subterfuges qu’utilisent le sexe opposé pour montrer son intéret) est encore dans 9 cas sur 10 initié par l’homme.
          Bref, si tu veux trouver quelqu’un, tu as toi même donné la réponse : arrête de te comporter comme une fille !
          Essaye le direct game pour commencer, ensuite tu reprends ton comportement « normal ».

          • chenoir | 19 mars 2014

            Non mais ça j’en suis conscient. Le sushi, en l’occurrence, c’est que je ne ressens pas de désir immédiat pour les gens. On en discutait sur un autre topic, mais je ne peux pas aller vers une fille et lui dire « toi tu me plais, j’ai envie de toi »*. Tout simplement parce que c’est faux. Je peux être attiré par une fille parce que je la trouve jolie, mais j’ai besoin de (beaucoup) plus pour la désirer. Du coup les 3/4 du temps, le temps que je sois fixé c’est déjà mort.

            *Exemple typique vécu. On est dans la rue entre mecs quand passe une jolie fille. Tandis que les autres vont dire « celle la je me la ferais bien » ou encore « quel cul elle a » ou autres commentaires axés « déshabillage et exploration corporelle poussée », j’aurais plutôt tendance à dire « elle est jolie » ou « elle me plait bien, j’aimerais bien la connaitre plus ». Et quand je fais des réflexions plus sexuées, c’est très forcé de ma part, ça sonne pas naturel.

            Quant au fait de me comporter comme une fille, j’ai envie de dire : et si c’est comme ça que je fonctionne? (Je sais qu’avec ce type de comportement j’ai peu de chances d’arriver à quelque chose. Mais les rares fois ou j’ai éprouvé du désir pour autrui, c’est les fois ou j’ai été séduit, et pas les fois ou j’ai séduit. Du coup j’ai le choix entre séduire, et avoir peu de chances de ressentir du désir (ce qui fait que même si ça se finit au lit, il manque un truc). Et être séduit, ou la ça marchera (pour moi). Je suis un poil paumé dans tout ça, m’voyez?)

          • contributeur | 20 mars 2014

            L’idée, ce n’est pas d’aller vers la fille et dire « toi tu me plais, j’ai envie de toi » mais « tu me plais bien, j’aimerais bien te connaitre plus »
            C’est par là qu’il faut commencer ! Il faut que la fille sache d’emblé que tu n’a pas envie d’être en FZ. Donc, soit elle te plais par la suite et tu commences la relation, soit elle ne te convient pas et tu passe à une autre, ainsi de suite.

            Et si c’est comme ça que tu fonctionnes (comme une fille), et bien tu auras plus de succès avec les personnes du même sexe que toi … !

            Le problème, c’est que j’ai l’impression que tu as peur de l’inconnue. Or, si tu attends de connaitre la fille avant de te lancer, tu tombes dans la Friend Zone (=sables mouvants), alors que tu t’essayes au direct game, sur une fille qui te plais un minimum après quelques minutes de conversation, au mieux, une relation s’installe et les sentiments naissent progressivement, ou au pire, ça ne colle pas et tu passes à la suivante, tout cela en mode multi-targetting …
            Commence par là ensuite on fait le point sur tes avancées, parce que tu parles beaucoup trop là, mais tu n’agis pas pour que les choses bougent.

          • Anashka | 21 mars 2014

            Oui, mais si le multi-targetting ne convient pas : faut-il se forcer à coller à un modèle qui ne nous correspond pas ? Ne peut-on pas chercher d’autres manières de faire ? La séduction comme l’amour n’ont rien d’une science exacte ;)

          • chenoir | 20 mars 2014

            Bizarrement, c’est assez difficile (pour un mec timide comme moi) d’aller vers une fille et de lui dire « tu me plais, j’ai envie d’apprendre à te connaitre ». Mais je vois l’idée. Faut juste que je trouve comment l’exprimer (après, il y a tout le travail d’estime de soi à faire en amont, vu que tant que je ne saurais pas si je plais à quelqu’un ça va faire bizarre je trouve).

            Et merci pour le fait de me confirmer que ça pourrait marcher avec les mecs, mais ces derniers ne m’intéressent (malheureusement?) pas…

            Mais oui, j’ai peur de l’inconnue. J’ai aussi excessivement peur de l’échec (en même temps, c’est à peu près la seul peur que j’aie, et je l’assume), et l’idée du rateau me dérange. Mais je vois ce que tu veux dire oui…
            Après, je parles trop, certes. Mais si je n’agis pas pour l’instant, c’est principalement parce que je finis mon taffe tous les soirs à 23h (week-end compris parfois), du coup les occasions de sortir sont rares :p.

          • Anashka | 21 mars 2014

            Tu as jeté un oeil sur l’article sur le rateau ?

  • chenoir | 21 mars 2014

    Alors dans l’ordre (je regroupe tout en un seul message hein :p)

    – Donc non, le multi-targeting je vais passer à côté. Non pas que je ne voie pas l’intérêt de cibler plusieurs personnes en même temps. Mais je suis un romantique, et l’idée de « travailler la loi des grands nombres » et « faire du chiffre » (et sa version soft « travailler plusieurs « cibles » (je déteste ce terme d’ailleurs) en même temps » me chiffonne un tantinet. Du coup clairement, j’irais contre mes croyances et mes envies/besoins, et c’est quelque chose qui ne me plait pas.

    – J’ai lu l’article sur le rateau oui (en fait, j’ai du lire la quasi-intégralité des articles du site. Bizarrement, ils me parlent plus que les articles du pendant masculin ADS (part féminine plus prégnante, tout ça…). Mais en fin de compte, c’est réellement la peur du rejet qui est hors de proportion chez moi (vécu difficile, difficultés sociales avec rejets fréquents auprès des groupes dans ma jeunesse, quelques râteaux violents – quand j’avais essayé, et puis bon, une relation tendue avec ma mère alcoolique et émotionnellement abusive). Et l’idée même d’être de nouveau rejeté me pétrifie totalement, m’empêche d’avancer (bon, en plus je n’ai pas confiance dans les gens en général, du coup je pars persuadé que je vais souffrir d’un accueil négatif). Donc je travaille sur moi pour corriger ça, mais ça va prendre du temps (beaucoup, de temps).

    – Oui, je comprend cette séparation sexe et amour, je ne la fais juste pas (je ne la conçois pas et ça ne m’attire pas – pas de jugement de valeur hein, c’est mon ressenti. C’est d’ailleurs sans doute la raison pour laquelle la séduction ne m’attire pas en soit (et que ça me gonfle un tantinet que ce soit un passage obligé du coup), je cherche l’Amûûûûûûûr (sisisi), et le sexe n’est pas mon but principal (il est plus une conséquence de la relation qu’autre chose en fait pour moi).

    Quelque part, je comprend en quoi une pro de la séduction puisse déranger. Je t’avouerais que je tomberais sur une séductrice dans un bar, je ne sais pas comment je me comporterai (enfin, sans parler de séductrices, quelqu’un qui met en avant son envie de sexe avant tout me dérangerait de toutes manières).

    Mais la question de l’anti-conformisme n’est pas dérangeante dans le rapport qu’on a à soi-même, mais dans celui que les autres ont avec nous-même. Parce qu’en fin de compte, on a beau dire qu’il est important de se sentir bien avec soi-même et que c’est tout ce qui compte (le fameux « comment voulez vous que les autres vous aiment si vous ne vous aimez pas vous-même » qui me laisse un peu circonspect, parce que bon, ce qui m’attire chez quelqu’un c’est ce que je pense d’elle et pas ce qu’elle pense d’elle-même), si on est trop en décalage par rapport aux autres, on a peu de chances de leur plaire, quelque soit notre degré de confort avec notre propre personnalité (sans parler de s’aimer soi-même, mais au moins de se tolérer soi-même).

    Par contre, j’avoue que j’ai un peu cette croyance en « the ONE » avec qui ça serait simple et pas prise de tête, et surtout naturel (et l’espoir de la trouver cette perle unique (et aussi le côté simple et naturel vient beaucoup de mon aspiration à une forme de repos du guerrier, je confesse ^^). Mais tu me fais me rendre compte que j’aurais du mal à définir exactement ce que j’attend de l’amour, et d’une femme (à priori, j’aurais tendance à penser que j’attend de l’amour qu’il me permette de faire tomber toutes mes barrières, sortit de ma coquille, et me donner à l’autre sans conditions (enfin, je ne suis pas dans l’attente d’une relation fusionnelle, j’ai trop besoin de mon espace rien qu’à moi), bref quelqu’un qui m’accueillerait dans toute ma bizarrerie, tous mes travers, toutes mes failles et toutes mes blessures (tout en sachant que j’ai tendance à mettre 45 couches de protection dessus)). Faudra que j’y réfléchisse tiens.

    Mais du coup, juste une question rapide au passage, comment tu fais pour faire glisser la conversation vers les relations hommes/femmes naturellement?

    Ah, et j’ai reçu la troisième femme, je vais commencer à le lire ce week-end, je te dirais ce que j’en pense :)

  • chenoir | 31 mars 2014

    Salut Anashka.

    J’ai commencé à lire la troisième femme (seulement commencé, c’est la folie furieuse pour le boulot), mais j’ai quand même eu le temps de terminer toute la partie « séduction », et c’est vraiment intéressant. Enfin, pour l’instant il ne donne pas de pistes de réflexions, mais par exemple le chapitre « Don Juan fatigué » me fait tilter. La diminution du réflexe de drague au masculin (qui est une évolution – que ce soit dans le bon ou le mauvais sens du terme, je ne juge pas, mais à priori ça va de pair avec la disparition de la vision masculine de la femme comme trophée, donc je dirais que c’est une évolution plutôt positive) s’oppose à une sorte d’inertie de la part des femmes. Les hommes ne voient plus la séduction du même œil qu’avant (et une grande partie d’entre eux n’ont plus franchement envie de prendre l’initiative, et d’avoir 90% de chances de se faire rembarrer, parfois violemment), tandis qu’une grande partie des femmes semblent rester ancrées sur des positions antérieures à la révolution sexuelle (mais j’ignore si c’est par tradition sociétale, par souci de « tri sélectif des mâles » (le nombre de fois ou j’ai entendu/lu « si il ne vient pas m’aborder, c’est que ce n’est pas le bon ») ou par confort).

    Enfin, je vais continuer à le lire dès que j’en aurais le temps, mais à priori j’aime beaucoup comme bouquin.

    Ah, et pour revenir sur ce que je disais précédemment, je précise que quand je parle de « the one » avec qui ce serait simple et pas prise de tête, je parle de la rencontre (on s’est vus, on s’est parlés, tout a coulé de source), pas de la relation.

    • Anashka | 31 mars 2014

      Je n’ai même pas fini la partie séduction ! Mais, c’est coool si on le lit ensemble !

      Il est clair qu’il y a une disparité dans la séduction, d’une part, il y a des femmes qui sont sur ce modèle antérieur (aux hommes de faire les premiers pas) et les hommes qui ne savent plus composer avec les nouveaux / anciens modèles féminins. Je pense qu’on est au coeur d’une partie de la naissance du sexisme ambiant actuel.

      • chenoir | 31 mars 2014

        Je dois t’avouer que j’ai du mal à voir le rapport entre la séduction (et ses difficultés) et le sexisme ambiant (en même temps je sors à peine de deux semaines à taffer jusqu’à 3h du mat, mes capacités intellectuelles sont à leur plus bas niveau historique ces temps-ci). A part si tu pars du principe que la situation a tendance à générer de la frustration dans la population masculine (et je l’assume, je suis frustré par la difficulté qu’il y a à réussir à séduire une fille pour quelqu’un de pas trop porté la dessus comme moi et comme je pense une bonne partie de la population masculine), et par conséquent du sexisme. Surtout que, de mon vécu, j’ai toujours eu l’impression que c’est pas seulement le premier pas, mais aussi tous ceux qui suivent. Même quand le cadre était clairement celui d’une séduction (par exemple lors d’une rencontre via internet), j’ai toujours eu l’impression d’être le seul à prendre des initiatives, faire part de mon intérêt, embrasser, proposer de passer la nuit ensemble, poser des questions à l’autre, etc… Bon après je ne suis peut-être (sans doute) pas tombé sur les bonnes personnes (pourtant je ne suis pas du genre collant et dégoulinant de sentiments au bout d’une semaine, voire même du tout).

        Par contre je pense que pendant une génération au moins, ça va être un poil difficile, avant que les nouveaux « codes » soient assimilés par la majeure partie de la population.

        Mais, arrête moi si je me trompe, auparavant, il n’y avait pas autant de peur de la friendzone*, de peur du rejet, etc…, non?

        Après, la séduction elle-même est en quelque sorte du sexisme auto-entretenu, avec une répartition très cadrée des rôles (l’homme propose, la femme dispose…), une sorte de paternalisme masculin (on peut lire ça et là sur différents sites que bon, c’est à l’homme de prendre des risques, parce qu’il est impensable qu’une fille subisse le rejet – idée véhiculée par pas mal de filles d’ailleurs).

        *D’ailleurs, je me demande toujours, dans le cas du mec qui, par exemple, fait des massages à une fille, l’écoute discuter, etc…, et qui donc se retrouve en plein dans la fameuse FZ, si la fille est vraiment naïve au point de ne pas se rendre compte que le mec est peut-être intéressé par autre chose qu’une amitié, ou si elle en est consciente et en profite un peu…

        • Anashka | 1 avril 2014

          J’aimerai écrire un article sur la Friend Zone masculine, parce que ça commence à me gonfler. Ce n’est pas « le mal », c’est la preuve qu’une mixité commence à se jouer dans les lieux sociaux (travail et école) et qu’une femme peut être une amie / partenaire / collègue / camarade de classe / patronne avant d’être un objet sexuellement consommable. Il est vrai que ça complique la drague (et c’est pour cela que j’invite les demoiselles à être explicite dans leur démarche à défaut d’active).

          Paradoxalement (semble t-il), il vaut mieux être mon ami que mon plan cul. Je n’ai que peu d’ami, suis extrêmement loyale, à l’écoute et ouvre sur des discussions que j’espère pertinente. Mon plan cul (qui devient souvent un complice intellectuel) ne gagne ni cette loyauté ni cet amour que j’ai pour un ami. Alors, bien sûr, une mauvaise langue dirait que je joue de la FZ, c’est faux. J’ai des amis hommes. J’ai des relations et discussions avec les hommes hors de toute envie sexuelle.

          Le sexisme ambiant, c’est croire que toute FZ est un mal. Alors que certaine sont douloureuses (mais la personne qui met en place / accepte une amitié qui n’en est pas une, en espérant se rapprocher sentimentalement me semble responsable) et certaines personnes en jouent (on ne parle plus d’amitié mais de bouche-trou et là, c’est problématique). Mais, en soi, la FZ, c’est là où tu retrouveras les hommes les plus importants de ma vie. Les seuls qui peuvent m’appeler à trois heures du matin sans que je râle.

          Je pense que les femmes ont de jolies amitiés à offrir. Peut-être serait-il temps de séparer les différentes FZ :
          – la réelle : celle où l’amitié est sincère (et on se sent trahit par une déclaration d’amour)
          – celle en devenir : on fait une rencontre agréable, l’ambiguïté sur l’état de la relation perdure un peu et l’on glisse vers la FZ acceptée ou non (celle là est problématique pour les deux, on sait qu’on peut griffer un Ego)
          – l’abus : celle où on connait les sentiments de l’autre pour nous et on l’entretien dans un no mans land par peur de la solitude.

          Je suis d’accord, la passivité féminine n’aide pas à se positionner. (On apprend au filles à avoir des signes d’intérêts discrets) mais réfuter systématiquement la FZ serait priver le monde de très belle collaboration amicale.

          • chenoir | 2 avril 2014

            Je comprend ton enervement, et en l’occurrence je le partage en partie. J’aurais du préciser que pour moi la FZ c’est quand l’un (a priori le mec, puisque c’est la catégorie qui s’en plaint le plus) a des intentions amoureuses/sexuelles envers l’autre (qu’elles aient été la a l’origine ou qu’elles soient arrivée par la suite) et que l’autre en question répond le fameux « je préfère qu’on reste amis ».

            Mais oui, j’ai eu des très bonnes amies avec qui je partageais énormément, et encore aujourd’hui il y a une femme que je considéré comme la soeur que je n’ai jamais eu et je l’adore. Mais dans ces cas-la, les paramètres de la relation étaient clairement établis des le début, et la relation a pu partir sur des bases saines. La, l’amitié d’une fille est inestimable (comme toute vraie amitié).

            Le problème étant quand la relation n’est pas clairement définie. Et si j’en parle, c’est que je sais que, parce que je suis timide, discret, et romantique a l’excès (comprend par la que le sexe a son rôle a jouer mais pas autant que la relation, pour moi), j’ai 90% de chances d’y echouer (a moins que je tombe sur une fille qui aura eu le coup de foudre, mais ça ne m’est pas encore arrivé). Et malgré toute la bonne volonté du monde, une amitié ou l’un a des sentiments pour l’autre est déséquilibrée.

            Après il m’est arrivé aussi d’être très proche avec une fille que je considérais comme amie, et d’en être tombé amoureux au bout d’un moment. Je le lui ai dit, sans espère plus, par souci d’honnêteté, mais ça devenait trop difficile de continuer a la fréquenter avec ce que je ressentais pour elle donc je me suis progressivement eloigné.

        • contributeur | 1 avril 2014

          Partant du principe qu’une femme est un Homme avec des attributs sexuels féminins, il serait naïf, voir insultant de considérer que les femmes n’ont pas l’intelligence de déceler l’ intérêt qu’un homme « entreprenant » porte sur elles.

          Malgré l’évolution de la société vers la libération sexuelle, je pense que l’inversement des rôles en séduction (le rêve pour nous les hommes / utopie), la parité du premier pas, les nouveaux codes, etc … ce n’est qu’un effet de mode. Une grande majorité des femmes veulent conserver leur avantages en séduction. Oui, qui voudrait perdre des avantages financiers, affronter la peur du rejet/râteau en étant actives (fausses excuses de penser qu’on passera pour une fille facile si on aborde, ou trop timides, …) ? Et il y aura toujours une majorité réfractaire au changement; un seuil de « libérées » qui ne sera pas possible de dépasser. De la même manière que les hommes veulent conserver les valeurs traditionnelles.
          Concernant la partie « Don Juan fatigué » de ton livre, je le constate de plus en plus parmi mes amis et autres mecs avec qui j’échange sur le sujet. On entend parler de la libération sexuelle, que les rôle sont inversés, mais en réalité, c’est surtout de la com’ (business pour faire consommer).
          La plupart des mecs que je connais sont frustrés, déçus, et blasés, et n’ont plus envie de porter le fardeaux (un peu comme les abstentionnistes de plus en plus nombreux aux élections). Ironie du sort : force est de constater que les hommes sont de plus en plus indifférents au discours des féministes, les femmes ont pris leur défense et se battent entre elles maintenant (voir les manifs récentes contre la théorie du genre et la remise en question du modèle traditionnel, principalement dirigées par des femmes !) …

          Sinon, chenoir, je trouve tes réflexions très intéressantes, et j’aimerai discuter avec toi via le forum ;-)

          • Anashka | 5 avril 2014

            « fausses excuses de penser qu’on passera pour une fille facile si on aborde, ou trop timides »

            Fausses excuses dans un monde où 90% des viols sont effectués sur des femmes et qu’il n’est pas rare qu’on leur disent qu’elles l’avaient cherché par une heure de sortie particulière et/ou une tenue vestimentaire sexy… ? Hum. Je pense que tu es un peu idéaliste sur les questions de slut shaming, c’est encore trop répandues pour les femmes puissent séduire comme elles l’entendent.

  • chenoir | 9 avril 2014

    Mais en fait, si on regarde bien, la problématique est la même d’un côté comme de l’autre. Les filles ont peur de passer pour des filles faciles, mais est-ce que finalement tout ne dépend pas de la manière dont c’est fait?

    Je veux dire, au final on a le même phénomène en miroir pour la gent masculine. Un homme qui drague passera aussi pour un mec facile (celui qu’on appelle le « gros lourd ») si il s’y prend mal. Tout dépend de la manière dont c’est fait, mais il me semble qu’un mec qui irait vers les filles et y irait un peu trop brutalement est souvent considéré comme un mec en chien qui ne cherche qu’à s’envoyer en l’air (ce qui en plus est, je pense, faux dans pas mal de cas, avec des mecs qui ont un véritable désir de rencontre (que ce soit pour une nuit ou plus), et qui y vont un peu trop « fort » (je ne parle pas de forcer l’autre, mais d’être trop démonstratif/ »cash ») par peur de ne pas y aller assez fort et de ne pas faire passer le message de leurs intentions.

    Et une fille c’est pareil. Une fille qui va parler à un mec « naturellement » risque d’être perçu comme présence « amicale », une fille qui va voir un mec en lui disant « je veux baiser, tu viens? » va passer pour une fille facile (qui n’est la que pour le sexe peu importe la personne, même si c’est faux) (sachant que, contrairement à l’homme, la femme a sans doute plus de chances de réussite malgré tout avec cette approche), et tout est une question de calibrage.

    Après, pour la question du viol, je n’ai plus les chiffres en tête, mais il me semble qu’une écrasante majorité a lieu dans les cercles proches (familiaux, amicaux ou au travail) et n’ont dont pas forcément grand chose à voir avec l’attitude de la victime. Quant à la question de la tenue vestimentaire, je ne suis pas certain qu’il s’agisse de mettre la faute sur la victime en disant « tu n’avais qu’à pas t’habiller comme ça, tu l’as bien cherché ». Un viol ça doit être une chose terrible, et le traumatisme doit être très dur à supporter, et il n’est bien sur pas question de dire que c’est la faute de la victime. Mais je pense plutôt que ces messages sont une manière de dire « fais attention, il y a des mecs dangereux la, dehors, et ce n’est pas forcément une bonne idée de se balader dans un enclos de lions affamés déguisée en escalope saignante ».

    Après, si quelqu’un dit « tu l’as cherché parce que tu étais habillée sexy », la oui c’est dégueulasse, clairement.

    Bon et sinon, niveau boulot c’est un peu plus calme, je vais pouvoir reprendre la lecture de la troisième femme!

    • Anashka | 9 avril 2014

      J’aime beaucoup lire tes réflexions et les voir se dessiner. :)

      Mais, je pense que l’aspect « fille facile » reste plus marquée que « gros lourd ». Sur la même échelle, j’ai l’impression que la fille passera plus rapidemment en fille facile. Dans ma période plus queutarde (deux/trois garçons différents par semaine), j’ai été perçue comme une séductrice (parce que je fais ce boulot et que j’assume complètement), mais je ne suis pas sûre qu’il en aurait été de même pour toutes les femmes… alors que pour les garçons…

      • chenoir | 9 avril 2014

        Ca c’est un beau compliment, merci ^^. Le plaisir d’échanger est réciproque d’ailleurs.

        La, je ne pourrais pas te dire, je me base uniquement sur des aspects théoriques, ce que je sais de la drague (sans le pratiquer moi-même du coup, pas encore assez confiance en moi, d’autant plus qu’à part le manque d’intimité, je me rend compte que le célibat me convient en fait plutôt bien), donc sur le versant masculin, du coup je te fais confiance pour ce qui est du versant féminin de la question. Mais je ne suis pas convaincu qu’il y aie une telle différence de jugement entre les deux sexes. Après il y a bien sur des gens qui jugeront de manière brute, mais à mon avis c’est la même chose des deux côtés.

        Une femme qui drague ouvertement une personne parce que cette dernière lui plait passera peut-être pour une fille plus ouverte que la moyenne, mais fille facile? Par contre une fille qui allume à tout va et drague tous les mecs d’une soirée sans discrimination risque effectivement de passer pour une fille facile. Mais un mec qui fait de même ne risque t-il pas de passer pour un mufle aussi facilement?

        Après, de mon point de vue, au vu de mon ressenti et de ce que je peux entendre à droite à gauche, la crainte de passer pour un gros lourd est très présente chez les mecs, même si elle touche peut-être un pourcentage de population plus faible que la crainte de passer pour une fille facile chez les femmes. La différence venant du fait qu’il semblerait qu’il y a certains représentants de mon sexe qui trouve tout à fait en accord avec la virilité (et donc moralement justifiable) de passer pour un gros lourd (j’en connais quelques uns, ils sont sympas à fréquenter comme ça, mais il faut pas les voir quand ils sont en présence de la gent féminine). Tandis que chez les femmes, passer pour une fille facile semble être unanimement craint.

        Mais ça, il me semble assez évident que ça vient principalement de la construction des rôles de séduction dans notre société, avec une femme qui est en position de choix (et qui donc se doit de se refuser pour faire le tri), et un homme qui est en position plus « invasive », de conquête, ce qui pourrait justifier des comportements plus insistants.

        Bref, je pense que ce qui différencie le plus les hommes et les femmes dans ce domaine, ce n’est pas tant la facilité d’accession au statut de « fille facile » ou « gros lourd », mais plutôt le rapport qu’entretient chaque sexe (ainsi que la société du coup) vis-à-vis dudit qualificatif.

        • Anashka | 10 avril 2014

          Je ne pense pas que le-dit jugement soit immédiat. Effectivement, quand on est un garçon (ou une lesbienne timide) se faire draguer par une fille est plaisant et on ne la verra pas comme une fille facile. Si elle s’y prend bien, on se laissera prendre au jeu. On l’a trouvera plutôt courageuse que salope. Mais, pour savoir séduire, qu’on soit homme ou femme, il faut s’entrainer (oui, la séduction est une pratique). Donc, une bonne séductrice aura plus d’aventures, plus de jeux de dragues et aura déjà été perçue comme une allumeuse / salope. C’est avec cet apprentissage que viennent (à mon sens) se cogner les diktats sur les femmes. Pas avec le moment T de la séduction. Enfin, je pense. (En parler avec toi, me permet de positionner quelques points de vues)

          En revanche, la drague masculine est plus compliquée au temps T, car c’est là que l’on peut passer pour un gros lourd. Mais, sans sexualisation en outrance, avec humour sur sa timidité (quand elle existe) on peut passer pour « maladroit », on peut « échouer » mais sans rentrer dans la catégorie « gros lourd ». (C’est particulier le gros-lourd pot de colle, il insiste vraiment quand le « non » a été explicite)

          Fille facile, je pense que ça se joue encore autrement, plus sur les coups d’un soir que sur la drague en elle-même. La fille facile, c’est la fille qui baise facilement, dans la pensée commune. (Pour moi, pendant longtemps la fille facile, c’était le coeur d’artichaud… Coucher le premier soir et souvent me paraissait déceler de moins de « facilité » que de tomber amoureuse du premier regard échangé…mais, j’essaie de gagner en souplesse sur ce point de vu clairement réducteur et insultant ^^).

          Sinon, la difficulté actuelle vient de la place privilégié qu’on les femmes quand elles se font draguer (elles sont perçues comme unique, merveilleuse, ce qui est narcissiquement très valorisant) et je pense qu’on n’est pas prête à abandonner cette place. Je veux dire, pour un homme que je « drague », dix m’ont dragué en amont. Et quand je drague, je perds cette place privilégié pour l’offrir au garçon qui me plait (avec le risque de rateau). Donc, en terme d’Ego, draguer, pour une femme est un très mauvais plan. Surtout que ce ne sera pas valorisé : elle ne sera pas perçue comme une douée de la drague, alors que le mec si. Un Don Juan / un homme à femme (celui juste avant le queutard) c’est valorisé, c’est valorisant.

          Enfin, il est plus rare que les femmes apprécient les relations sans sentiments (d’ailleurs, c’est peu valorisé pour elles et quand on connait les sentiments, c’est quand même plus riches comme relation). Draguer sans rien attendre, c’est LE mal (parce que tu fais une proposition à l’autre que tu ne tiendras pas, tu en as le droit, mais tu rentres dans la case allumeuse). Donc, les femmes voudront séduire (pour la plupart) des hommes qui les impressionnent déjà, pour lesquels elles ont déjà quelques sentiments. (ce qui fait mon d’espace pour s’essayer, s’entrainer)

          Ici le râteau est doublement douloureux : pour des raisons d’Ego et de coeur. (Face à un râteau sentimental, je pense les femmes aussi vulnérable que les hommes. Même si pour les femmes le rateaux peut venir après quelques parties de jambes en l’air, ce qui est d’autant plus (avec toutes notre culture) humiliant). La peur d’être une fille facile, se niche aussi ici. Un homme qui accepte nos premiers pas pour des raisons sexuelles alors que l’on propose autre chose.

          Pour toutes ces raisons les femmes séduisent moins que les hommes. Quitte à passer à côté de mecs sympas, à ne pas travailler sur leurs timidité amoureuse et à se planter quand elles auront des sentiments. Quand aux hommes, ils séduisent de moins en moins. Les attentes féminines et les codes ont été bouleversés, on attend d’eux la prise d’initiative, mais légère (humour, soirée sympa). Certains sont doués avec toutes les femmes (les séducteurs, les bons orateurs…), et généralement, nous regardons toutes à peu près les mêmes mecs et la plupart ne savent plus (Comment paraitre sérieux sans être niais ou envahissant ? Comment paraitre léger sans être un gros lourd qui parle de cul ? Bref, comment séduire ces nouvelles femmes : indépendantes mais parfois/souvent accrochée à certaines valeurs plus romantiques ?)

          • chenoir | 10 avril 2014

            D’ailleurs la question c’est : est-il absolument nécessaire de savoir séduire pour espérer avoir une vie sentimentale, ou pas? Non parce qu’il y a certaines choses que je ne me vois pas faire (qui ne sont pas du tout en accord avec mon caractère et/ou ma perception des choses), que je ne me sens pas capable de faire, etc… Et je n’ai pas l’intention de devenir un « séducteur » (à priori encore moins un grand séducteur), mais j’ai pas non plus envie de rester seul tout le temps. Enfin bref, ce n’est pas le sujet.

            Mais finalement, les étiquettes se collent à la même vitesse chez les hommes et les femmes. Un homme qui n’a aucune aventure est un « puceau », une fille dans la même situation une « mal baisée », un homme qui en a trop est, dans le meilleur des cas, un « séducteur », dans le pire des cas un « queutard », la fille dans la même situation une « séductrice » ou une « salope ». Pour moi, tout ce qui change c’est l’acceptation de l’étiquette, pas ce qu’elle sanctionne. Dans les deux cas, ça sanctionne soit une vie sentimentale/sexuelle faible, soit une vie sentimentale/sexuelle « excessive » (par rapport à ce qui est la norme, mais la norme c’est pas bien), mais quand pour un mec il sera mieux vu d’être trop sexuel, et moqué d’être dans l’extrême inverse, pour une fille ça semblera l’inverse.

            Après, il faudrait sans doute poser clairement les termes utilisés, parce qu’entre salope, allumeuse, fille facile, séductrice, séducteur, don juan, queutard, etc… On se perd.

            Mais dans tous les cas, je pense que la fille facile, ce n’est pas celle qui enchaine les relations (qui correspond plutôt à la séductrice) ou qui enchaine les flirts (l’allumeuse, qui use de son pouvoir de séduction pour x ou y raison), mais plutôt celle qui accepte de coucher sans discrimination et sans forcément rentrer dans un jeu de séduction (séduire ou être séduite. En gros, celle qui se laisse faire, ne fait pas forcément d’efforts vis à vis de l’autre).

            Et on touche la à un point intéressant: Il n’existe pas de « garçon facile » (dans l’absolu, la majeure partie de la gent masculine est « facile » dans le sens ou une bonne partie accepterait une partie de jambe en l’air sans séduction) dans le lexique relationnel, et je pense qu’on doit ça tout simplement au fait qu’il n’y a qu’une infime partie des mecs qui sont ou ont été dans la position d’accepter une partie de jambe en l’air sans avoir à passer par un jeu de séduction (j’exclus la les clubs échangistes hein), et que donc la sexualité masculine passe presque obligatoirement par la case « séduction » (ne serait-ce qu’au sens « faire un effort pour aller vers l’autre »), ce qui n’est pas forcément le cas de la sexualité féminine. Enfin, je peux me tromper hein, mais est-ce que ça ne serait pas quelque chose à creuser? Du coup finalement, l’existence du « statut » de fille facile viendrait des disparités mêmes de la séduction.

            Cela dit, je te rassures, pour un mec aussi, draguer ça peut être ravageur pour l’ego (surtout que certaines filles n’y vont pas de main morte sur les râteaux). Surtout que bon, une fille qui se prend un râteau continuera malgré tout de se faire draguer par d’autres mecs (un râteau ne la transformera pas en créature immonde que personne n’approchera plus), ce qui permet de récupérer très vite confiance en sa capacité à plaire. Un mec, de base, ne se fait pas draguer, et par conséquent, ne peut pas savoir si il plait. Donc quand un mec se lance avec une fille, c’est sans aucun filet (en gros, il parie sur sa capacité à plaire sans pouvoir en avoir la moindre certitude), et le râteau, si tu n’es pas bien préparé, c’est la meilleure manière de finir prostré dans sa salle de bain à de dire que tu ne plais à personne (oui je l’ai vécu, mais dans mon lit, la salle de bain était occupée).

            Enfin, je pense qu’il y a aussi pas mal de mecs qui attendent d’avoir une certaine dose de sentiments (ou du moins une assurance autre que physique) envers une fille avant de se lancer. Les timides, qui ont besoin d’être à l’aise avec la personne pour se lancer (je répond présent tiens). Les romantiques, qui n’apprécient pas non plus les relations sans sentiments ou sans intimité (bah je répond présent aussi tiens). Ou les mecs qui (étrangement) n’ont pas grande confiance en leur capacité à plaire (je… Bon, t’as saisi :p)

            Quant au fait que vous regardiez à peu près toutes les mêmes mecs, je confirme, ça fait un certain temps que je me suis fait à l’idée que je n’étais pas le mec que les filles regardaient (mais même si je suis seul dans le train avec que des filles, je ne pense pas qu’on me regarderait. Enfin, quelque part c’est confortable ce relatif anonymat ^^)*.
            Mais du tout, est-ce qu’on ne va pas un peu droit dans le mur au final? Les hommes ne savent plus/n’osent plus/n’ont plus envie de (se fatiguer à) séduire, les femmes ne sont pas prêtes à abandonner leur position dominante dans la séduction, voire même d’avoir des attentes un peu moindres vis à vis de la gent masculine… L’issue ne semble pas très prometteuse non?

            * Petite parenthèse auto-centrée : C’est marrant d’ailleurs. J’ai un taff que j’adore, je prend énormément de plaisir dans pas mal de trucs de ma vie (merde quoi, je vais partir bosser une semaine par mois au Kazakhstan pour l’année à venir, si ça c’est pas une putain d’expérience de vie), j’ai une estime de moi assez haute dans énormément de domaines. Quand les gens parlent de moi, les mots qui reviennent c’est « sympa, cool, intelligent, drôle, chaleureux, intéressant, fidèle, attentionné, généreux », parfois « mignon, avec un regard de charmeur (mais bon, c’est rare) », bref tout va bien, A PART quand il s’agit d’assembler tout ça pour passer dans le domaine séductionnel… Probablement parce qu’aucun des qualificatifs sus-cités n’entre réellement en jeu quand il s’agit de « plaire » à quelqu’un…

          • Anashka | 11 avril 2014

            la gent masculine est « facile » dans le sens ou une bonne partie accepterait une partie de jambe en l’air sans séduction

            Je pense que c’est plus de l’illusion de la norme que de la réalité. Il y a des garçons, comme toi, qui ne sont pas du tout convaincus par les coups d’un soir. Et des filles comme moi, qui hors couple, aiment bien les coups d’un soir. :) Mais, vrai que le conditionnement a bien fait son travail, c’est plus une exception que la norme.

            Est-ce qu’on va droit dans le mur ? Ou pas. Parce qu’au final, on peut se réinventer. Regarde ce site, il fait 7000 visites/jour, les femmes veulent prendre la relève question-séduction, elles ne savent pas comment faire. La question de position dominante ne me parle pas, je parlerais de position confortable (mais pas dominante, puisque la séduction est passive chez les nanas et bien souvent elles ne se font pas draguer par les personnes qu’elles désirent). Donc, on peut rentrer dans une guerre des sexes et s’entre-accuser de tous les maux (en tapant très fort sur les féministes qui ont changés les règles du jeu en donnant un aux femmes un contrôle de leur sexualité et en les sortant de la dépendance financière au père-mari) ou on peut se réinventer.

            A titre perso, dans l’histoire que je vis aujourd’hui, nous nous réinventons constamment. Nous nous posons beaucoup de questions sur nos valeurs dont certaines sont très traditionnelles (je tiens par exemple à vivre un jour un mariage à l’église, parce que c’est la tradition dans ma famille) et d’autres très grunge (notamment dans les questionnements sur ma bisexualité, mon libertinage dans mes précédentes relations). Donc, de l’extérieur, c’est « étrange ». Parce que je roule des patins à des filles dans le bar de mon copain (si-si) et que d’autres parts je revendique le surnom « ma fiancée ». Mais, ça fonctionne et ça n’appartient qu’à nous :)

            Avant que je perde le fil de mes pensées, le dernier article est pour toi ^^ : c’est « Pourquoi les femmes séduisent moins que les hommes ». Je t’attends dessus pour en parler ^^

            Ce serait vraiment intéressant à l’occasion de parler de vive voix et/ou skype, ça pourrait m’éclairer pour des conseils pratico-pratiques. Bref, on en reparle. :)

      • contributeur | 10 avril 2014

        Tu connais beaucoup d’hommes qui peuvent avoir 2/3 femmes differentes par semaines ?! Même les plus queutards ne peuvent pas atteindre ce niveau, sauf peut-être à y consacrer toutes leurs journées !

        Sinon, je suis d’accord avec chenoir sur le viol… et je ne vais pas m’attarder la dessus. Par contre, certaines tenues moulantes et hyper sexy se sont vites banalisées, et même si j’adore matter, j’avoue être de plus en plus « choqué » de la libération vestimentaire de certaines femmes (si c’était ma fille qui se baladait en leggin, ça me ferait très mal)… Quand certaines réclament le respect de la vie privée et de l’intimité… on a du mal à comprendre pourquoi elles exibent de plus en plus leur corps. Je pousse la réflexion à penser que le phénomère du Don Juan fatigué (d’aborder) incite certaines femmes à amener la « séduction/passivité » à la limite de la vulgarité.

        • Anashka | 11 avril 2014

          Tu connais beaucoup d’hommes qui peuvent avoir 2/3 femmes differentes par semaines ?!

          Les queutards que je connais sont des obsessionnels. Et plus tu « as » de gonzesses plus tu en as (sans efforts), je suppose que c’est une forme de cercle vertueux. Bref, mes potes queutards (j’ai trois exemples en tête) explosent ces records facilement.

          Pour qui les femmes s’habillent ?
          – pour elles-mêmes : les tenues légères sont intégrées comme jolie (avant montrer sa cheville était profondément vulgaire, les normes bougent sur ça)
          – pour un éventuel mec : parfois je sors dans des tenues où tu n’aimerais pas voir ta fille, mais tu serais ravie d’y voir ta meuf ;)
          – pour plaire : probablement aussi (mais à la masse ? au tout venant ?)

          En tout cas, probablement pas pour vivre une agression sexuelle. Après, c’est assez paternaliste de donner de conseils vestimentaires à des femmes qui visiblement n’adressent pas leurs tenues à toi… Je ne suis pas vindicative, je pense simplement que la question de la tenue des femmes est un sujet qui ne concerne pas les hommes.

  • chenoir | 14 avril 2014

    Désolé pour le retard, l’air marin breton m’a tendu les bras ce week-end, je n’ai su résister à son appel!

    C’est clairement une exception. Je sais bien que je ne peux pas tirer de généralités à partir de mon cas, mais quand je regarde les mecs que je connais, il doit y en avoir au maximum 2 ou 3 (moi mis à part) qui refuseraient un coup d’un soir. Soit même pas 10%. Et à mon avis, une bonne moitié du reste seraient prêts à s’envoyer en l’air avec une fille qu’ils connaissent ni d’Eve ni d’Adam, pour peu qu’elle soit jolie et qu’elle vienne leur dire « j’ai envie de baiser, tu viens ». (Bon, j’extrapole sur ce que je sais de ces personnes, mais je pense assez bien les cerner, je dois dire que c’est assez rare que les gens me surprennent)

    (Après, je dois bien avouer que de mon côté j’ai quelques « problèmes » dans ma relation à la sexualité. Outre un joli manque de confiance en moi dans un domaine ou je n’ai finalement qu’une expérience excessivement limitée, je suis de par mon éducation, je pense, beaucoup moins « libéré » qu’une bonne partie de la population, hommes et femmes confondus, du moins dans l’expression de cette dernière, vu que je sais qu’il y a assez peu de trucs que je refuserais sexuellement parlant, dans une relation déjà installée).

    D’ailleurs, à un certain niveau je me demande si la réputation des hommes comme étant beaucoup plus portés sur le sexe que les femmes ne vient pas justement du fait que ce sont eux qui draguent. Quand je vois les conseils donnés sur les sites de séduction, les discussions qui se font sur les forums, j’ai l’impression qu’on apprend justement aux mecs à draguer pour le sexe, et ensuite voir si la fille nous convient pour une relation sentimentale, plutôt que l’inverse. Et outre le fait d’aimer le sexe, est-ce que le fait de se concentrer la dessus en priorité ne pourrait pas être une manière de réduire le risque de souffrance à cause d’un rateau sentimental? C’est une idée en l’air hein, mais je me suis posé la question en lisant l’article sur les raisons pour lesquelles les femmes ne draguent que peu (je suis flatté au passage ^^). D’ailleurs, est-ce que le fait que tu sois devenue une séductrice, et ton libertinage, viennent de ton amour du sexe, ou est-ce qu’à l’inverse ton libertinage n’est pas la conséquence de ta volonté d’apprendre à séduire? Parce que tu parles toi même de ta volonté de suivre certaines traditions familiales, mais ton rapport aux relations « amoureuses » est très particulier, assez différents de la « norme », ou du moins de la conception traditionnelle du couple.

    Ah, et je ne tape pas sur les féministes hein, je suis plutôt pro-féministe (tant que ça ne devient pas de la misandrie comme il m’a malheureusement été donné l’occasion de le voir). Mais (humour, je précise), je suis pour un partage équitable des difficultés dans tous les domaines, que les mecs ne soient pas les seuls à trembler à l’idée de la veste, merde…! Mais le problème n’est pas la libération de la femme (nécessaire, ne serait-ce que parce qu’autrement elle n’aurait pas eu lieu), mais plutôt le fait que, si les gens (ainsi que la perception des genres) ont changés, les rôles dans le jeu de séduction ne semblent pas avoir évolué pour l’instant. Mais la dessus, on se rejoint totalement je pense.

    Je me suis assez mal exprimé en parlant de position « dominante », je ne l’entendais pas dans le sens de « dominer l’autre dans la relation » (d’ailleurs la conception d’une relation basée sur un rapport de force me laisse toujours circonspect), mais plutôt dans le sens d’avoir une position privilégiée (le fait de ne pas avoir à mettre son égo en jeu, le fait d’être rassuré sur sa capacité à plaire par le simple fait d’être approché, etc…). Confortable ça va bien aussi.

    Sinon, tu n’es pas la seule à embrasser des filles on dirait. L’ex de mon meilleur ami faisait ça aussi (mais alors que ton copain semble ok avec ça, mon pote détestait ça, sauf que quand disait à sa copine que ça le faisait souffrir de voir ça, elle lui répondait un truc du genre « tu n’es pas mon père, je fais ce que je veux »…)

    J’adorerais parler avec toi, j’y pense de plus en plus (pour des conseils pratiques, ou même pour un débat intellectuel, vu qu’on semble tous les deux aimer ça), mais parler de vive-voix va être difficile (enfin, si un jour tu passes à Paris ou si je passes à Lyon, on pourrait essayer de se faire un truc). Quant à Skype, faut que j’essaye de voir avec mon emploi du temps, parce que si j’arrive à dégager une demi-heure à l’arrachée pour écrire un message de temps en temps, dégager une heure entière à l’avance risque d’être plus tendu. Mais ouais, on en reparlera!

    • Anashka | 15 avril 2014

      je pense, beaucoup moins « libéré » qu’une bonne partie de la population, hommes et femmes confondus,

      Cette question de la libération sexuelle est réellement riche. Nous sommes plus dans l’obligation de certaines pratiques (fellation, par exemple) et le refus net (jeu de prostate). J’appelle pas avoir la même sexualité que tous les hommes et femmes se disant « libérés » être réellement libérée. Quid des fantasmes individuels ? Quid des sensations de peau ? Plus rien. Des magazines féminins et masculins qui t’invitent à la performance et la même sexualité vendue partout.

      J’avais lu un truc du type « la femme est une cruche en relation sentimentale et l’homme en relation sexuelle ». L’homme (en général) ne me semble pas beaucoup plus porté par le sexe en lui-même. Beaucoup d’hommes ne s’écoutent pas, ne connaissent pas leur corps et squize la recherche de leur monde érotique. Pour beaucoup d’hommes la sexualité se résume à « être performant quand tu baises une nana pour te prouver ta virilité »… Pour cela, ils sont des mauvais coups pour les gonzesses mais surtout pour eux-mêmes.

      Combien connaissent les pratiques tantriques ? Combien s’essaye aux expériences hors normes ?

      J’ai pas mal d’amis libertins. Pour eux, le fantasme FFH est nul. Deux femmes, c’est bien moins marrant que deux hommes. Plus les hommes se connaissent sur le libertinage, plus ils sont attirés par le HHF par exemple.

      Donc, cette idée de libération sexuelle, on en est bien loin.

      Heu… pour moi, c’est à deux mesures. J’ai longtemps aimé séduire pour me « venger » des garçons (j’ai eue quelques souffrances à cause d’eux). J’ai découvert des choses intéressantes sexuellement et me suis passionnée de toute la richesse de la sexualité (intellectuellement notamment). Mais, paradoxalement, je n’ai pas eu tant de partenaire que ça (je ne sais pas si on atteint la trentaine). Je suis devenue assez régulière avec mes amants, parce que j’aime l’érotisme et qu’un coup d’un soir est incapable de me suivre dans mon monde (et je suis incapable de lui suivre dans le sien)

      Je veux suivre certaines traditions (comme le mariage à l’église et les enfants après le mariage), je sais que ma relation aux hommes et à la sexualité est un peu folle (folie : sortir du sillon), mais plus j’avance en âge, plus elle me correspond. Les valeurs familiales que je porte (tolérance, écoute, stabilité pour mes proches) ne sont en rien incompatible avec ce que je fais de mon corps (surtout si ça plait à mon conjoint).

      Bref, il y a des normes de séduction et de sexualité… Et il y a « moi » avec mes pulsions, mes gouts, mes rêves, mes fantasmes, mes questionnements et mes amours… Je préfère suivre la seconde voie. Quitte à n’avoir qu’une vie autant me ressembler.

      Faudra qu’on revienne dessus, mais ce site est la preuve même que les femmes ne sont pas dans une situation de confort en séduction. Elles se font souvent draguer par des mecs qui ne les intéressent sans pouvoir tant aller vers ceux qui leurs plaisent (par « timidité », par peur de faire tâche avec la norme). Et, quand elles se prennent des râteaux, ils sont bien souvent sentimentaux et face aux rateaux sentimentaux : tous égaux. :)

      • chenoir | 16 avril 2014

        On pourrait écrire un roman sur la sexualité, et je pense que je pourrais ouvrir une collection entière sur mon rapport à cette dernière. Mais globalement, dans les grandes lignes, quand je dis que je ne suis pas aussi « libéré » que la majeure partie de la population, c’est plus une gêne vis à vis de la sexualité que j’essaie d’exprimer (peut-être suis-je un peu coincé, qui sait), et pour plusieurs raisons :

        – Déjà, un manque de confiance. En moi (manque d’expérience, d’estime, etc..), et aussi en l’autre. Il me faut vraiment du temps pour faire confiance à autrui, j’ai toujours en arrière pensée tout ce qui peut arriver de négatif quand une relation devient intime. Les moqueries et le jugement d’autrui (on sait jamais, je préfère être prudent :p), la possibilité d’être trompé (j’ai vraiment beaucoup de mal avec l’idée qu’on trahisse ma confiance quand elle est accordée, la possibilité même que ça puisse arriver me rend méfiant), l’idée d’être utilisé (être le coup d’un soir de quelqu’un quand j’en attends plus), ou même tout simplement des attentes divergentes qui peuvent conduire au rejet (j’avais lu dans un magazine l’histoire d’une femme qui racontait sa rencontre avec un homme qu’elle décrivait comme son âme soeur intellectuellement parlant, un mec drôle, intelligent, gentil, qui lui correspondait à 100%. Mais au lit il était un poil trop doux pour elle qui préférait être prise (d’après ses propres mots, elle voulait « être prise par un homme, pas caressée par une femme », ce qui est quand même un peu insultant je trouve), et elle l’a largué sans un mot, sans même essayer d’exprimer ses envies avant d’aller chercher ailleurs. Bref, tout ça fait que je suis un peu méfiant vis-à-vis de la sexualité.

        – La solution pour résoudre ça pourrait être de considérer l’acte sexuel avec légèreté, ne pas y mettre d’implication émotionnel, de confiance ou autres. Bref, arborer une attitude détachée vis à vis de ça, l’idée que le sexe est aussi facile d’accès que de s’acheter une baguette à la boulangerie pour moi. Mais ça j’en suis incapable. Coucher avec quelqu’un est quelque chose de très intime, et le restera de toutes manières. C’est quelque chose que je ne peux partager qu’avec quelqu’un que je connais, avec qui j’ai une relation et un minimum de confiance (ce qui d’ailleurs explique en grande partie mon incapacité à accepter l’idée des coups d’un soir)

        – Je suis un être finalement assez peu sexuel. Je suis toujours étonné (et pris d’un énorme sentiment de décalage) quand je lis/entend des gens parler de leur amour du sexe, du besoin qu’ils ont de faire l’amour tous les jours, etc…. Je ne suis pas (et n’ai jamais été d’ailleurs) en accord (résonance) avec une société qui érige le désir et la sexualité extravertie comme un comportement normal (et normé, du coup). Je n’ai finalement posé que très peu de questions à ce sujet étant jeune, quand les autres discutaient sexe et découverte des notions comme la fellation, le cunnilingus, etc… je n’y portais qu’un intérêt très limité, et même aujourd’hui, je n’ai que très peu de relations sexuelles, et si la fonction biologique se rappelle à moi de temps en temps, je le vis plutôt bien en fin de compte (bon après, si j’étais en couple, ça changerait, mais je pense que de toutes manières je serais incapable d’avoir des relations quotidiennes, je saturerais vite).
        Après, je suis à peu près persuadé que ce côté de moi vient en grande partie de mon caractère très porté sur la contradiction (volontaire ou involontaire d’ailleurs) qui fait que quand je ressens une pression extérieure vis à vis de quelque chose, j’ai tendance naturellement à me positionner en opposition. Il n’est pas impossible que devant les diktats de la société concernant l’obligation au sexe (parce que c’est un peu ça qu’on vit aujourd’hui quand même) j’ai adapté ma perception des choses pour ne pas correspondre à ça… A creuser tiens.
        Bref, tu vois le mec qui ne vis que pour le sexe, ne pense qu’au sexe, et envisage toutes ses relations sous cet angle? J’ai tendance à ne pas être loin de l’extrême inverse. Ce qui ne m’empêche pas de prendre du plaisir à ça (bon, pas d’orgasmes à signaler pour l’instant), et à apprécier pleinement quand je partage ce moment avec une femme. C’est juste que je ne le recherche pas aussi activement que beaucoup d’autres.
        Mais bon, du coup quand les gens parlent ouvertement de leur sexualité, je me sens plus en décalage qu’autre chose (mais j’ai appris à ne plus porter de jugement de valeur sur les autres vis à vis de ça, alors qu’à une époque j’étais en plein dedans).

        – Bon, et il y a aussi la question de l’éducation, vu que ma mère est quand même super coincée à ce sujet et que ça a du jouer un tantinet.

        Mais oui, ce qu’on vend aujourd’hui de la sexualité est quand même très paradoxal. L’angoisse de la performance masculine est très présente, parce qu’on ne peut s’empêcher de lire partout des articles sur « mon mec est un mauvais coup, que faire », qu’on a tous des exemples en tête de jugements de valeur portés sur la sexualité ou les capacités sexuelles d’untel ou même de soi-même, et qu’on a une forme d’obligation à la sexualité galopante, performante, et à l’orgasme. Je discute un peu avec d’autres mecs, et il arrive que certains aient carrément l’impression que pour les hommes il y a l’obligation de satisfaire sa partenaire, indépendamment de ses propres ressentis/de son propre plaisir. Du coup ils ont peur d’être jugés par rapport à leur capacité à donner aux femmes ce qu’on leur dit qu’ils doivent leur apporter. C’est bloquant et limitait.

        Mais d’un autre côté, on présente la sexualité féminine comme étant très compliquée – à pratiquer et à appréhender – ce qu’elle est sans doute, tandis que la sexualité masculine est souvent limitée à une quantité d’aller-retours dans un trou. Effectivement, l’idée d’érotisation du corps masculin semble faire peur aux mecs (je n’échappe pas forcément à la règle), et très peu de femmes ont une vision différentes de ça. Il m’est arrivé de lire ça et là des femmes qui disaient haut et clair qu’elles ne faisaient pas d’efforts au lit, parce que ça ne servait à rien, un homme n’avait finalement besoin que d’un trou pour se satisfaire (mais qui en retour, attendaient la totale niveau préliminaires, coït, etc… parce que la sexualité féminine est plus complexe).

        Même au sein de mon expérience sexuelle (encore une fois, très limitée hein), aucune des filles avec qui j’ai été n’avait conscience que mon corps était la, et qu’il pouvait être exploré, découvert, recherché, touché, etc… Mais je ne leur en veux pas, j’ai du être aussi maladroit, et emprunté qu’elles, ma connaissance de l’érotisme féminin étant assez faible, et malheureusement je ne suis jamais resté assez longtemps avec aucune d’entre elles pour exprimer mes désirs.

        Bizarrement, alors que ça semble être un fantasme très répandu, le triolisme ne m’attire pas du tout (du tout). Mais à priori, si c’était le cas, je m’orienterais plus vers du HHF que du FFH (même si le fait d’exprimer ce choix théorique auprès d’autres mecs est assez mal vu). Mais je pense l’avoir déjà dit, bizarrement il y a énormément de choses que je serais prêt à essayer (ça fait bizarre de l’admettre publiquement par exemple, mais je ne serais pas contre l’idée de tester la sensation de pénétration, même si je refuserais que ce soit un mec qui en soit à l’origine), et tout ce que je refuserais seraient les pratiques de domination/soumission ou relevant d’une certaine forme de dégradation (que ce soit pour moi ou pour ma partenaire).

        Et sinon, tant que tu es en accord avec toi même, c’est bien le plus important. Mais il est en fait assez difficile de se trouver soi-même (plus j’avance dans ma quête du vrai « moi » plus je m’en rends compte), que ce soit intellectuellement, affectivement, sexuellement, etc… Après, en tant que coach en séduction, je t’aurais imaginé avec une quantité d’amants plus importante. Enfin, ce n’est pas très important. Mais du coup outre le sexe, tu es plus dans la séduction pour la beauté du geste que pour le résultat final donc?

        Bon, je suis à peu près certain d’oublier les 3/4 des trucs que je voulais dire, mais ça sera pour une prochaine fois.

        Bonne journée Anashka ^^.

        • Anashka | 17 avril 2014

          Tu mets le doigts sur les problématiques sexuelles actuelles :
          – l’intime devenue public (donc l’impression de jugement constant, la peur du ridicule, la difficulté à se rencontrer soi dans ses fantasmes parce qu’une impression constante de « Big Brother »)
          – le plaisir masculin vu comme génital (donc le peu d’expérimentation et d’essaie que font les femmes sur le corps des hommes)
          – le plaisir féminin vu comme complexe et comme responsabilité masculine (alors que chacun est responsable de son propre plaisir)
          – les normes qui sévissent même dans l’intime
          – les enjeux qu’elle porte (amoureux, relationnels)

          Bref, la sexualité en se démocratisant est devenue relativement rigide. Elle porte trop d’enjeu, elle est peut-être trop pensée et pas assez vécue.

          Ma recherche sexuelle était importante pour moi (bien avant la séduction, j’ai commencé tôt). Mais, j’ai été relativement fidèle à mes amants (ma relation d’amants la plus longue a duré plus que ma plus longue histoire de couple : 3 ans). Donc, j’ai expérimenté avec eux. Pour la séduction, j’ai aimé la « beauté du geste » de la phase d’approche, des paillettes dans les yeux. Aujourd’hui (et depuis quelques temps) ma recherche se porte beaucoup plus sur l’amour (et sur comment composer, trouver un équilibre entre lui/moi/nous).

          • chenoir | 17 avril 2014

            Il y a un point sur lequel je ne suis à priori pas d’accord avec toi, c’est quand tu dis que « chacun est responsable de son propre plaisir ». J’ai tendance à être un idéaliste romantique, mais j’ai toujours pensé que chacun devait être responsable du plaisir des deux (ou trois, ou quarante) partenaires impliqués dans l’acte sexuel. Effectivement, je suis responsable de mon propre plaisir (dans le sens ou j’ai mon rôle à jouer et que je ne peux pas rester immobile en attendant qu’on me fasse du bien), mais aussi du plaisir de l’autre (parce qu’à moins qu’on parle de masturbation, ça se joue au moins à deux l’acte sexuel, et si je peux faire quelque chose pour l’autre, c’est mieux si je le fais).. Et vice-versa. Si les partenaires sont uniquement tournés vers le plaisir de l’autre, ça peut marcher. Par contre si l’un des deux n’est tourné que vers son plaisir ou si les deux ne sont tournés que vers leur plaisir respectif, je ne vois pas comment ça peut marcher (dit comme ça, ça fait un peu « la femme qui attend en étoile qu’on lui fasse son affaire, pendant que le mec ne voit dans sa partenaire qu’un trou comme un autre », c’est pas forcément très attirant comme conception du sexe je trouve ^^.)

            Mais l’invasion du domaine intime par le public c’est vraiment la pire chose qui soit. La peur du jugement des autres par exemple (que ce soit dans l’acte sexuel, ou même en draguant. Combien de fois, alors que j’étais juste amical avec les filles de mon atelier en école d’archi, j’ai été qualifié par les autres mecs de « chaudière » (oui les archis ne sont pas forcément les gens les plus fins qui soient) par exemple).

            Quand à la sexualité masculine vue comme génitale, c’est exactement ça, sur mes quelques relations j’ai surtout eu l’impression d’être perçu comme n’étant qu’un pénis. C’est quand même dommage (bon, je ne demande pas qu’on m’explore tous les espaces interdigitaux du pied pendant 4 heures, mais quand même ^^).

            Le plus « drôle » dans tous ça, c’est que finalement en voulant pousser les gens à se conformer à une rythme, on crée (la société) plus de dysfonctionnements (comportementaux ou sexuels) qu’on ne crée de liberté. En tous cas devoir avoir son premier rapport à 16,3689 ans, avoir dépassé les 1000 fois avant 25 ans et être capable de deviner les envies de n’importe quelle personne et donner un orgasme à n’importe quelle personne avant 30 ans (c’est un peu ça quand même, même si je grossis le trait de manière exagérée) c’est une idiotie monstrueuse. Surtout quand à peu près tout dans la société est source de complexes (le poids, la taille, la dentition, les poils, les cheveux, les boutons, la taille du sexe, la taille des seins, le bleu des yeux, et donc la conformité aux normes sexuelles…).
            Surtout quand, en discutant avec plusieurs femmes de 40-50 ans, cette constatation revient toujours : c’est bien après 30 ans que les gens commencent à réellement se connaitre sexuellement, et certains couples continuent de découvrir des trucs sur l’autre à ce niveau des dizaines d’années après leur première fois ensemble.

            Par contre, je ne suis pas d’accord quand tu dis qu’elle est trop pensée. C’est faux, elle n’est pas pensée justement. Comme on en fait quelque chose de soi-disant « naturel et coulant de source », les gens ne remettent pas en question leur rapport à la sexualité, ils s’ancrent sur des préconceptions glanées à droite et à gauche sans prendre de recul à ce sujet. J’aurais plutôt tendance à dire qu’en devenant quelque chose relevant du domaine public et non plus de l’intimité, la sexualité a cessée d’être pensée par les gens (ou plus précisement, elle a été pensée à la place des gens).

            C’est marrant, plus j’avance dans mes réflexions sur le monde, plus je commence à percevoir la société comme une entité « vivante »…

          • Anashka | 18 avril 2014

            Je vais signer et persister, mais moduler : on est (d’abord et avant tout) responsable de son propre plaisir.

            Une femme ou un homme responsable de son plaisir, le trouve en invitant l’autre à certaines caresses, en étant pro-active dans la sexualité et en confiant de son imaginaire fantasmatique à l’autre. J’ai envie de dire, ma jouissance (mon orgasme et plaisir) j’en suis responsable : c’est mon corps, on se connait et/ou découvre mieux que ce que mon partenaire peut le connaitre et/ou découvrir. En invitant l’autre à MES plaisirs, je lui enlève le poids de la performance (pour les hommes) parce que je connais les positions que j’aime, les pratiques qui m’attirent, les mots qui m’émeut. Un mec qui est un mauvais coup le premier soir, c’est peut-être un peu sa faute (parce qu’il sera dans le souci de performance plus que dans la rencontre que je propose avec mon corps). S’il est toujours aussi maladroit sur 3/4 fois, j’en suis en partie responsable, je n’aurai pas su le conduire vers mon corps.

            Pour un mec, je pense qu’un mec qui a le souci de son plaisir sort un peu du pur aller-retour génital qui ne représente que peu d’intérêt en comparaison à tout ce qui existe. Il sera partagé ses fantasmes, ses pratiques et son univers.

            Donc, notre plaisir, notre jouissance, on en est responsable (comme on est responsable de notre bonheur dans un couple).

            Bien sûr, ensuite vient :
            – la rencontre avec l’univers de l’autre (et comment on peut composer avec les deux univers)
            – la proposition intelligente (dialoguée ET/OU douce ET/OU lente) pour de nouvelles pratiques
            – la construction d’un univers sexuel du couple (qui se doit de rester suffisamment souple pour permettre le changement)

            Mais, ça, j’ai envie de dire que le plaisir partagé est une responsabilité partagé : dialogue, entrainement (^^), partage du fantasme, mais aussi prise en charge du plaisir de l’autre (parfois seulement de l’autre) ect.

            Ce que je veux dire : c’est que si je n’ai pas d’orgasme au choix :
            – soit je n’ai pas suffisamment invité l’autre sur mon monde (ou pas bien…)
            – soit je m’entête avec un partenaire qui préfère me calquer systématiquement SA vision de MON plaisir dessus (mais, c’est AUSSI à moi de l’arrêter)
            .

            Mais, je suis d’accord, la relation sexuelle se doit de chercher le plaisir des deux partenaires (et pas de manière égalitaire à chaque partie de jambes en l’air… Parce qu’avant qu’il y ait une sexualité commune on fait des allers-retours dans l’univers fantasmatiques de chacun…), mais NOTRE plaisir à NOUS c’est NOTRE responsabilité avant tout.

            ****

            On oublie souvent que TOUT le corps est érogène. D’ailleurs il y a des relations très satisfaisante sans pénétration. (Me suis un peu lassée, personnellement, de la pénétration systématique et de l’éjaculation comme fin de rapport… Y’a des alternatives ^^)

            Tu devrais jeter un oeil aux articles sur le prude-shaming et slut-shaming.


            Par contre, je ne suis pas d’accord quand tu dis qu’elle est trop pensée

            Je reformule, elle est mal pensé ! (D’ailleurs, tu connais sexactu ?)

            plus je commence à percevoir la société comme une entité « vivante »…

            Je crois qu’on appelle ça la sociologie (bientôt je t’initie aux questions de genre ^^)

  • chenoir | 18 avril 2014

    Hmm, je ne suis pas sur que ce soit de sociologie dont je parle (tu le sens mon gros esprit de contradiction?). En même temps ce n’est pas mon champ d’études, et je ne m’y suis qu’assez peu intéressé (vu que j’ai toujours été à la masse niveau intégration sociale et mécaniques de groupes, le fonctionnement de la société ne m’a pas vriament attiré jusque la. Je dois dire que c’est sur une phrase d’un de tes articles (la remarque sur les leaders/suiveurs/indépendants dans l’article sur les femmes alpha (au passage, pitié, faites qu’il n’y aie pas de femmes alphas. C’est déjà assez n’importe quoi, limite déprimant, d’entendre les mecs se galvaniser de leur alphatitude et de réfléchir leurs relations au monde en fonction d’une logique de rapport de force issue des fonctionnements sociaux les plus primitifs qui soit, si les femmes s’y mettent aussi alors qu’elles y avaient échappé jusque la…)). Mais j’aurais plutôt pensé que la sociologie ça porterait plus sur l’étude des mécanismes qui se mettent en place lors d’interaction des différentes entités d’un groupe non?

    Parce que là j’aurais plutôt tendance à aborder ça carrément sous un angle beaucoup moins conventionnel, la société comme étant un esprit de ruche qui naitrait de la conjonction des individualités de tous les membres qui la composent, de manière plus ou moins inconsciente. Bref, que la société, plus que la somme des gens qui la compose, serait une forme d’entité évolutive à défaut de vivante. Bref, de la sociétologie quoi (c’est pourtant évident non?)

    Ou alors je raconte que des conneries ce soir (j’ai même commencé à esquisser l’idée d’une connexion entre tous les êtres humains pouvant s’assimiler à de la télépathie rudimentaire agissant à un niveau subconscient pour orienter les comportements de chacun – idée partie de la constatation d’une assez étonnante similarité entre les réactions parfois violentes des gens envers ceux qui sortent de la norme et/ou ne s’intègrent pas à la société (moquerie, rejet voire agression) et la manière dont les différents composants d’un corps le défendent contre un corps étranger. Je sais, c’est très très farfelu comme idée ^^).

    Mais je prendrais volontiers des cours si tu veux bien m’initier. Surtout que pour l’instant niveau questions de genres, je ne m’y connais pas assez pour débattre.

    Et pour revenir sur le sujet du sexe, j’aime bien ta vision des choses. Je pense que fréquenter une fille qui a la même vision m’aiderait énormément à me décomplexer. Mais ça soulève quelques problèmes quand même :

    – Si tu es responsable de ton plaisir de part la manière dont tu vas orienter la relation sexuelle et guider ton/ta/tes/etc… partenaire(s) vers ce que tu aimes, ça veut dire que tu as déjà eu l’occasion d’apprivoiser ton corps. Donc ça présuppose une certaine expérience (autant dire que quelqu’un qui n’en a que peu sera forcément un mauvais coup, avec le cercle vicieux que ça entraine). Et surtout, c’est plus emmerdant pour les mecs qui ne sont pas encouragés à aller à la découverte de leur propre corps (outre les quelques cm² de muqueuses du service trois pièces)
    – Il faut être capable de lâcher toute notion de jugement vis à vis de l’autre. Parce que la vision que tu proposes est séduisante, mais tu te responsabilises énormément vis à vis de ça. Et de tout ce que je peux lire/entendre ou même de ma propre expérience, on est plutôt dans une culpabilisation de la non-performance de l’autre (peut-être plus vis à vis des hommes que vis à vis des femmes, à cause de cette croyance que la jouissance féminine est la responsabilité de l’homme et la jouissance masculine une sorte de « conséquence » de l’acte). Je dois bien avouer ne pas échapper à la règle, il m’est arrivé lors de premières fois peu fructueuses de mettre une partie de la faute sur la fille (pas assez active, trop en attente) autant que sur moi (parce que bon, je suis conscient de pas être un dieu du sexe).
    – Il faut aussi être capable d’exprimer ses attentes, et ça c’est peut-être le plus difficile. Assez bizarrement, dire « j’aimerais que tu me fasses ça » c’est super compliqué. Peut-être la peur d’imposer à l’autre quelque chose qu’il n’a pas envie de faire, ou alors d’assumer une recherche de plaisir, je ne sais pas. Et parfois il faut oser demander à l’autre ce qu’il désire. Mais la encore j’ai eu des réponses diverses et variées. Soit un clair « je préfère quand tu fais ça ou ça » ce qui est super cool. Soit un « je préfère que tu devines » qui est quand même moins cool (bon, la découverte de l’érotisme de l’autre, c’est vachement bien hein, mais dans ce cas la, tu ne juges pas si je ne suis pas à la hauteur de tes attentes, je t’ai donné une occasion d’exprimer tes envies et tu ne l’as pas saisi).

    Et pour rentrer dans les détails intimes, je ne suis pas fan non plus de pénétration (oui je sais, ça sonne bizarre pour un mec). Je ne ressens que peu de plaisir à le faire (et au bout d’un moment des douleurs dans certains muscles dont j’ignorais l’existence jusque la). J’ai tendance à être plus dans l’exploration du corps de l’autre et les caresses, et il a fallu quelques fois que ce soit mes partenaires qui me demande d’y aller alors que franchement, je m’en serais bien passé.

    Et sinon, non je ne connais pas Sexactu. La je ne vais pas trop avoir le temps de lire, mais je garde ça dans un coin de mon navigateur pour des temps plus tranquilles.

    Sinon, rien à voir, (et je ne vais pas polluer un autre article de mes commentaires auto-centrés), mais j’ai l’impression de me retrouver presque intégralement dans les commentaires d’Albert sur « pourquoi les femmes séduisent moins ». La problématique est globalement la même (même si il semble être allé plus loin dans le dénigrement de soi que moi), sur le fait de ne pas vouloir s’imposer, et l’impression de n’avoir rien à offrir dans le cadre d’une relation amoureuse (et c’est EXACTEMENT ça. Disons que je n’ai pas un corps fort excitant pour une fille, étant un tantinet beaucoup en surpoids (le résultat de quelques années de décompensation déprimée), je n’ai pas l’impression d’avoir un style de vie attirant (alors qu’il me convient parfaitement hein, c’est juste que je ne pense pas qu’il convienne à autrui), et je suis loin d’avoir l’impression d’avoir quoi que ce soit qui me fasse sortir du lot. C’est à peine si je suis une forme parmi la foule, et pas la plus jolie forme, comment veux tu que quelqu’un s’intéresse sincèrement à moi pour plus d’une ou deux nuits (et encore, c’est déjà plus que mon record actuel).

    Sans compter que j’ai l’impression que j’aurais bientôt dépassé la date de péremption relationnelle (celle qui dit que passé 30 ans, il ne reste sur le marché que les produits défectueux et les gens qui ne veulent pas se caser), que j’ai déjà dépassé celle qui concerne l’activité sexuelle, et tout à fait sincèrement alors que j’aimerais trouver quelqu’un avec qui vivre une relation (même si je ne la recherche pas super activement non plus), je doute de la possibilité de réalisation de cette idée.

    • Anashka | 19 avril 2014

      Sur le sexe :
      – Point 1 : oui, ça demande une certaine découverte de soi. Mais l’univers fantasmatique masturbatoire peut aider. (Je fais partie des personnes qui prêchent pour une masturbation majoritairement sans porno, pour créer ses propres fantasmes)
      – Point 2 : même si la personne te juge, c’est son problème. Pas le notre. Il m’est arrivé qu’on me prenne pour folle parce que j’ai des idées et envies « originales ».
      – Point 3 : Le dialogue s’amène. D’abord en s’exprimant dans l’action, en soulignant ce que l’on a aimé. Plus tard, en parlant de quelques fantasmes et envies et ensuite en proposant carrément des trucs farfelus.

      Ces trois points ont comme gros avantage de dépendre d’abord de soi.

      Je t’avoue, je fais court aujourd’hui, je suis un peu claquée (grosse semaine)

      • chenoir | 19 avril 2014

        C’est honteux, moi qui attendait une réponse en 45 paragraphes pour occuper mon dimanche après-midi, je suis déception. Tu me chagrines à un point que tu n’imagines même pas :p.

        Pas de souci (cela dit, si tu as le temps de développer un peu quand tu auras plus de temps, que ce soit sur le sujet du sexe, sur la soci(ét)ologie ou le reste de mon message, je serais volontiers preneur.

        En attendant, passes un agréable week-end!

  • chenoir | 24 avril 2014

    Tiens au fait, pour revenir au sujet de base de la process com et des profils de personnalités que cette dernière décrit,est-ce que tu sais quelle est la part d’inné et la part d’acquis dans ces différents types de comportement?

    Je sais que pour l’introversion/extraversion il y a une part d’inné génétique non négligeable (la sensibilité à l’environnement notamment), mais est-ce qu’on peut appliquer la même affirmation à ces profils par exemple? Est-ce qu’on est naturellement plus rebelle, rêveur, promoteur, qu’un autre profil (avec le vécu qui influence ça sur le long terme bien entendu), ou est-ce que c’est uniquement de l’acquis (et on serait tous une feuille blanche à notre naissance, à partir de laquelle se développeraient ces types comportementaux en fonction de l’environnement)?

    D’ailleurs ça me fait penser à une autre question. Toi qui est assez orientée psychologie (qui a même été formée la dedans), tu es coutumière de ce qu’est le faux-self? Ce masque qu’on porte pour essayer de correspondre aux attentes des autres, qu’on a développé dans un souci d’intégration? Est-ce que par hasard tu connaitrais une manière, pour quelqu’un qui soupçonne que son faux-self est devenu trop « performant », de démêler le faux-self du vrai-self?

    Parce que je me rend compte que je ne sais pas si je suis moi-même. Enfin, j’ai tellement modifié mon comportement au cours des années que je ne sais plus trop bien faire la différence entre ce qui est moi à l’origine, et ce qui est le masque que je porte pour essayer de me faire accepter (ce qui n’aide pas à se montrer tel qu’on est aux autres forcément, ni à s’accepter soi-même)…

  • Marylene Quiros | 19 mai 2014

    Bonjour, je viens de lire votre article et je le trouve trés interessant.
    je suis empathique et mon compagnon perseverant. Il vient de me quitter car celon lui il ne m’aime plus il est perdu. Nous etions ensemble depuis 7 ans et nous avons un garçon de 3ans. Je voudrais savoir comment nous pouvons communiquer et commet je peux le reconquerir??!
    merci par avance pour vis conseils.

    • Anashka | 20 mai 2014

      Est-ce qu’il a envie de refaire naitre les sentiments entre-vous ? Est-ce qu’il a envie de laisser une place à cette renaissance ?
      Où en êtes-vous aujourd’hui ?

  • quiros marylène | 20 mai 2014

    pendant les 7 derniers mois nous avons essayer de recoller les morceaux, de nous rapprocher et de retablir la communication, oui il avait envie de ressentir à nouveau cet amour qu’il a eu pour moi….. il me disait « t’inquietes ça va venir » et puis il y a 1 mois il m’a dit que ces sentiements n’avaient pas evolue pdt ces 7 mois, qu’il etait perdu et qu’il ne voulait pas me faire souffrir d’avantage…. je pense qu’en réalité il ne m’aime plus c’est tout…..

    • Anashka | 21 mai 2014

      Dur. Tu vas faire quoi ?

  • LAVANDINE | 15 septembre 2014

    Très intéressant cette analyse, toutefois, je mettrais un bémol, dans les premiers temps d’une relation, on est tous un peu dans la séduction…Donc se méfier de ses premières impressions sur quelqu’un, je crois que beaucoup de pans de la personnalité ne se dévoilent qu’après…Donc pas de jugements à l’emporte pièce non plus. Mais c’est vrai que souvent on sent si on ressent un feeling avec la personne.

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