Botte Secrète N° 1 : le Regard Pudique

Regard pudique

Si les hommes ont leurs astuces pour séduire les filles, ces dernières ne sont pas à court de moyens pour arriver à leurs fins.

Voici une méthode qui dérive de l’Eye Contact, en un peu plus recherchée :

Dans une soirée, vous repérez une cible (émouvante).

Problème : la target se trouve encerclée par sa bande de potes, ou pire, d’un aréopage de jolies pépées qui partagent visiblement l’objet de votre intérêt.

Première disposition : attirer imperceptiblement l’attention sur vous.

Composez votre propre cercle d’amis gratifiants (à savoir bien sapés et hilares à la moindre boutade de votre part).

S’il continue à faire la sourde oreille, n’hésitez pas à avoir recours à un discret bris de verre, qui fera retourner les têtes, accompagné d’une moue désolée.

Risquez un coup d’œil dans sa direction : bien qu’absorbé par la discussion, l’animal s’est arrangé pour vous avoir dans son champ de vision. Avec l’air de ne pas y toucher, bien sûr.

C’est à ce moment précis qu’il faut sévir en lançant la première offensive :

Le regard coulé

Ce regard n’a rien à voir avec la brasse.

La règle : à partir d’un regard panoramique, alors que vous êtes tournée vers un interlocuteur, vous devez attendre qu’il fixe ses yeux sur vous pour tenter un regard de biais, innocent sous de lourdes paupières humides.

Dès que vos regards se croisent, inclinez votre tête vers le bas en la secouant un peu, comme si vous chassez un péril ou un mauvais rêve.

Le regard troublé

Au bout de quelques minutes, une nouvelle offensive est nécessaire :

Toujours plongée dans votre conversation, fixez-le à la dérobée et dès qu’il vous aperçoit, prenez un air de biche éblouie par les phares et démontrez votre trouble, réel ou feint, par une panique ou une maladresse évidente.

L’objectif de cette phase revêt la plus haute importance : il doit inverser la tendance et le faire se sentir chasseur et maître de la situation alors qu’il se trouve désormais entre vos griffes.

Le regard laser

Pour cette troisième et dernière phase, il s’agit de ferrer l’animal et de susciter la rencontre.

Ignorez-le pendant 10 mn. Si vous sentez son regard qui cherche le vôtre, regardez le sol et relevez les yeux brusquement en le fixant sans ciller.

Cette phase doit être la plus sensuelle : vous le voulez, soyez directe et sexy, pour quelques secondes au moins. Gonflez un peu la bouche si besoin, à la Keira Knightley (elle fait bêcheuse mais ça fonctionne).

Attention à bien respecter l’ordre des regards.

Un regard pudique peut faire des miracles, j’en ai éprouvé l’efficacité.

Il ne vous reste plus qu’à aller lui parler…

Tous les secrets pour briser la glace vous seront révélés dans la botte secrète n° 2…

Texte : Lola Tobelem Moro
Illustrations : Lulu d’Ardis


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Commentaires (21)
  • Chokini | 5 novembre 2013

    Hello,

    est-ce que ces techniques fonctionnent aussi pendant un rendez-vous, pour la sexualisation ?
    Merci en tout cas, j’ai hâte d’essayer !

    • Anashka | 6 novembre 2013

      Regard et sexualisation : OUI. C’est un peu comme de la menthe dans un Mojito, tu ne fais pas sans. :)

  • Stella | 5 novembre 2013

    Le seul regard que je fais c’est celui laser (bon une fois que j’ai déjà eu une conversation au moins). C’est pas bon de ne pas faire les deux autres ?

    • Anashka | 6 novembre 2013

      Pour toi, de pouvoir multiplier les jeux de regards te permet de déstabiliser l’autre. Après, de là à dire que ce n’est pas bon… Y’a une marge.

  • Bouchra | 6 novembre 2013

    En fait Je pense pas que serait une mauvaise idée d’aller lui parler !! Mais j’ai jamais osé fair com ca ! du peur de passé pour une pute !! Y- t’il une manière De le faire pour s’en sortir d’une maniere elegante !!

    • Anashka | 9 novembre 2013

      Pourquoi tu passerais pour une « pute » si tu lui dis « bonjour » ? Tu ne lui proposes pas une partie de jambes en l’air tarifié…

      (Je ne retrouve pas ton premier message, tu me fais un récap ?)

  • Gaylord | 8 novembre 2013

    Mais, en général, le fait d’aller parler à quelqu’un est plutôt spontané. Une personne nous attire, et cette attirance, d’elle-même, fait tout le travail, nul besoin d’un effort supplémentaire de réflexion pour penser le jeu du regard, sans que l’on y fasse attention tout notre comportement exprime progressivement cette attirance. Penser à des techniques est inutiles. La nature fait son affaire. Enfin, c’est ce qu’il m’a naïvement toujours semblé.

    Qu’en pensez-vous? Alors, pourquoi cette technique? Elle est vraiment utile?

    • Anashka | 9 novembre 2013

      L’auteure est passée en coup de vent, je ne sais pas si elle repassera donner son point de vu là-dessus.
      On va dire que les jeux de regards, peuvent être admis comme tels : des jeux. Pas nécessaire, mais, ils ajoutent quelque chose de ludique à la séduction.

  • Slackjaw | 13 novembre 2013

    Et sinon, vous ne trouvez pas qu’il y a une part de manipulation là-dedans ? Comme par exemple le 2ème. Les autres passent encore mais le n°2, même si c’est pour le jeu et qu’il peut se sentir valorisé, c’est pas prendre le type pour un con ?

    • Anashka | 14 novembre 2013

      Je n’ai pas lu cet article. Mais pourquoi le type pourrait se sentir pris pour un con ?

      • Slackjaw | 19 novembre 2013

        Simple question. A mon sens, il ne sent rien, on lui « vend » quelques choses, une idée. Je cite :

        « (…) il doit inverser la tendance et le faire SENTIR chasseur et maître de la situation alors qu’il se trouve désormais entre vos griffes ».

        Ce qu’il sent, c’est du vent (Oui, je suis poète à mes heures perdues.. aheeem). Pour moi, dans cette situation, le but est d’immiscer une idée dans sa tête. Il doit y croire, celle-ci est évidemment fausse mais lui, il y croit, à vrai dire, il ne sait pas que c’est faux, il en sait rien du tout.

        Manipulation : Action d’orienter la conduite de quelqu’un, d’un groupe dans le sens qu’on désire sans qu’ils ne s’en rendent compte.

        Je vais consulter mon médecin et je donne un signe de gastro (par exemple, j’ai mal au ventre) alors qu’en vérité, j’ai rien. Donc partant de là, c’est faux mais lui pense qu’il a le contrôle de la situation et il va m’examiner et me donner quelques médicaments. Contrôle de quoi ? J’ai rien du tout. C’est pas le prendre pour un con ?

        Pour moi, il y a rien de bien gratifiant. Peut-être pour l’ego, et encore, je me sens peu fière dans ces cas là. En termes de relation humaines, j’ai vus mieux (et ça n’engage que moi).

        • Anashka | 20 novembre 2013

          C’est une des visions de la séduction, portée sur le jeu. Pourquoi pas, si des deux sont joueurs et les règles claires.

          • Slackjaw | 20 novembre 2013

            « Règles claires » Tu peux m’expliquer ? Parce que je voix pas en quoi elles peuvent être claires.

    • Gaylord | 14 novembre 2013

      Effectivement, il y a manipulation, d’autant plus que le jeu consiste ici pour la femme à tirer parti d’un stéréotype dont pour certaines l’objectif aujourd’hui est plutôt de s’en émanciper. Ce jeu de regard n’a rien de moderne, il est tout à fait classique dans les relations hommes/femmes et s’avère pratiqué sur ce mode depuis des siècles.

      La femme rusée « bien mise dans son rôle », parfaitement consciente de ses atouts pour plaire (atouts attendus d’elle par la société) peut adopter un comportement les faisant valoir. Et quoi de plus flatteur pour quelqu’un que de lui faire sentir son importance. La femme peut facilement séduire l’homme en parvenant à conforter en lui le sentiment de sa supériorité, en suscitant en lui l’envie et le pouvoir d’être le « mâle ».

      C’est une grande ruse : pour être grandement désiré il ne faut pas montrer qu’on a beaucoup de qualités, on risque de ne plaire qu’aux rebuts de la société, ceux qui n’ont pas de belles qualités et n’ont pas la chance de pouvoir être fière de ce qu’ils sont; il faut que la personne qui est désirée se sente à cette occasion dotée de ses propres qualités. En étant désirée comme il faut, elle découvre son pouvoir, et se complaît dans cette découverte, elle a besoin de celui ou celle qui la désire pour sentir tout son importance. Reste plus qu’à imaginer qu’il y a des gens dans cette vie qui ne s’aiment et ne vivent ensemble, éventuellement fondent une famille, que pour cette principale raison : avoir la chance de pouvoir jouer le rôle qu’elles pensent devoir jouer pour être aimées.

      Au risque d’être désagréable, cet article est révélateur des contradictions de toute démarche visant à approfondir et maîtriser une technique de séduction. Séduire comme le site le propose est une stratégie. Pour séduire il faut adopter le comportement « idoine », celui qui amorce le désir, or un tel comportement doit est « représenté », construit, donc pensé, élaboré, tel un rôle auquel se conformer, afin que la personne puisse agir en conséquence; et penser un comportement revient à penser les désirs d’autrui, les anticiper, (comme les siens d’ailleurs) or toute anticipation demande une « construction » de ce que je suis et de ce que les autres sont.

      Bref sans aller plus loin, on peut voire l’obsession de la séduction comme un poison empêchant l’éclosion spontanée, authentique, des élans du cœur. L’obsession pour la séduction attisera sûrement certains conflits.

      On imagine facilement qu’il est difficile de vouloir séduire sans adhérer aux stéréotypes qui, perpétués, entretiennent le malaise et font pulluler des « Aristos ». Il faut se rappeler qu’un misogyne n’est pas quelqu’un qui n’aime pas les femmes, il n’aime pas ce que sont les femmes, parce que pour leur plaire il doit lui même être une personne qu’en réalité il n’aime pas et ne veut pas être. Ce fardeau, « devoir jouer un rôle qui le dénature » lui fait détester celles qui le contraignent à cette nécessité.

      • Anashka | 15 novembre 2013

         » Séduire comme le site le propose est une stratégie. »

        Tu me lis depuis suffisamment longtemps pour savoir que ma relation aux techniques est plus complexes. La question de jouer le jeu du genre est entière pour moi, parce qu’elle effectivement la plus efficace lors d’une approche, mais aussi la plus révélatrice d’une difficulté à l’anti-conformisme. La plupart des techniques dont je parle dans les derniers mois (et elles sont rares) tiennent de la communication, des dynamiques de groupe et sont valables pour les deux sexes. Même si j’admet être encore maladroite sur certains et co-construire ma pensée ici, dans le back-office des commentaires.

        Article, si tu veux. Site, non.

        « Il faut se rappeler qu’un misogyne n’est pas quelqu’un qui n’aime pas les femmes, il n’aime pas ce que sont les femmes, parce que pour leur plaire il doit lui même être une personne qu’en réalité il n’aime pas et ne veut pas être. Ce fardeau, « devoir jouer un rôle qui le dénature » lui fait détester celles qui le contraignent à cette nécessité. »

        Oh, merci !

        Mais, peut-on vraiment le systématiser ? N’y at’il pas différente forme de misogynie ?
        (Si tu jettes un oeil sur les sites masculinistes, le patriarcat est parfois dénoncé sur les conséquences délétères qu’il a sur les hommes (mais il est appelé « féminisme », enfin, c’est une autre histoire). Mais, parfois, il y a une véritable volonté de conserver des acquis, voir de revenir sur d’anciens modes. C’est de la misogynie de confort, je ne suis pas sûre que ça ait même un rapport avec les femmes, pas plus qu’avec les avantages qu’il y a à faire parti d’un groupe dominant.

        • Gaylord | 15 novembre 2013

          Tu as raison, je ne peux pas étendre le problème que j’ai soulevé pour cet article à l’ensemble du site. Ta démarche est sincère. Et tu parles davantage de communication que de jeu, de stratégie. Mais en tout cas tu es parfaitement consciente des problèmes que soulève la volonté d’apprendre à séduire: celui de devoir se conformer.

          Quand à la misogynie, c’est vrai qu’il y en a plusieurs formes. Pour ma part, en tant qu’homme, c’est de celle dont j’ai parlé dont il m’a fallu prendre conscience pour m’en méfier. Mais il y a surement une idée intéressante derrière: ce qui nourrie la misogynie, c’est peut-être la nécessité de se conformer à des rôles (celui de l’homme comme celui de la femme) qui entraîne diverses conséquences selon la personnalité des personne concernées. Un homme peut très bien être imbu de son autorité et tout simplement critiquer les femme à cause de sa fierté. Néanmoins, on ne critique que ce qui déçoit, nous gêne; le misogyne vit sûrement avec une idée de la femme qu’il utilise comme une norme, un idéal, avec lequel il juge, par comparaison, de ce que sont les femmes qu’il rencontre. Même si pour lui cette idée de la femme en générale est confuse, pas consciente du tout.

          J’ai la conviction qu’au plus profond de lui-même un misogyne ne souhaite que ça: aimer et respecter les femmes. Malheureusement pour lui elles ne sont pas ce qu’il voudrait qu’elles soient. Un homme qui se donne beaucoup de peine pour être un homme, au point qu’il en vient à considérer la dignité d’un humain au regard de celle qu’il a acquis en tant qu’homme, méprisera les autres hommes, les « tapettes ». En fait on peut croire que tout rejet de ce qui n’est pas virile, des PD ou des individus trop sensibles, même si ce rejet ne concerne pas les femmes, est déjà un comportement misogyne. l’homme finit par prendre son propre rôle comme un modèle d’accomplissement « humain ».

          Pour résoudre la guerre des sexes il faut définitivement briser les standards de la virilité, comme ceux de la féminité. Mais alors que deviendrait la séduction? Sans représentations pour penser nos comportement, les relations retrouveraient une fluidité, un naturel et une authenticité très agréables. Mais l’urgence affective, le besoin d’agir, exige une attitude pragmatique, il faut prendre les choses en main: ainsi, comme un commercial doit agir pour trouver le bon client, hommes et femmes doivent agir, être efficaces, pour trouver la bonne personne. Pourtant, avec un peu de confiance en soi, tout est d’une simplicité déconcertante. Mais pour avoir une bonne confiance en soi, encore faut-il avoir confiance en la vie, dans le destin.

          • Anashka | 15 novembre 2013

            « … Même si pour lui cette idée de la femme en générale est confuse, pas consciente du tout. »

            Oui, comme souvent, je suis assez proche de cette analyse. Je ne pense pas que l’image de la femme et de l’homme sont très nuisibles : tant pour la confiance en soi, pour les attentes amoureuses, pour la déception. Elles facilitent les généralisations et le conformisme les … confirme justement. Rien n’est pire qu’un stéréotype auquel on se plie. Mais, c’est très dur d’en sortir. Notamment parce qu’il faut beaucoup de temps et d’énergie pour apprendre à se connaitre. Et à titre complètement personnel, je prend conscience d’en avoir quitté certains pour me dirigés vers d’autres.

            « En fait on peut croire que tout rejet de ce qui n’est pas virile, des PD ou des individus trop sensibles, même si ce rejet ne concerne pas les femmes, est déjà un comportement misogyne. »

            Entièrement d’accord. Quand tu vois ‘l’énergie qu’il faut pour devenir Alpha, parce que tu considères ce cliché comme « la preuve de la réussite perso », tu n’as pas envie de le remettre en question et tu méprises ceux qui ne font pas l’effort de s’y dirigé.
            Un peu comme dans l’emploi, quand tu travailles et paie des impôts, c’est le moment où il peut être très facile d’avoir des opinions virulents envers ceux qui font d’autres choix.

            « Sans représentations pour penser nos comportement, les relations retrouveraient une fluidité, un naturel et une authenticité très agréables »

            C’est une hypothèse. Je pense que l’amour et la séduction auront d’autres enjeux, d’autres fonctionnements. ce « naturel » demande tellement de choses : confiance en soi, écoute de ses ressentis, aisance sociale… qu’il ne me parait pas tant « naturel » que ça. Bref, c’est une hypothèse qui me parait belle mais un poil idéaliste.

            « Un peu de confiance en soi »

            C’est le travail d’une vie. C’est tellement fragile la confiance, ça demande tellement d’effort et elle est -presque- à reconstruire à chaque changement de soi. Puisqu’il faut réapprendre à connaitre le-dit soi.

  • minichakala | 13 décembre 2013

    et l’alcool dans tout ça ?

    • Anashka | 13 décembre 2013

      C’est à dire ?

  • cel mini | 17 décembre 2013

    Lol minichakala !

    Je vois pas trop ce que cette dissertation sur la misogynie vient faire là.
    Ni d’ailleurs la question de l’anti-conformisme.
    Par contre, sans représentation pour penser nos comportements, nous n’aurions simplement pas de relations sociales Bien sˆur qu’il ne faut pas s’enfermer dans des stéréotypes trop étroits. Mais ils nous permettent de nous repérer. Et surtout, la représentation est l’essence de la psychée humaine. Ce que tu dis n’a donc pas de sens.
    La communication et la relation humaine sont basées sur un ensemble de codes, plus ou moins implicites, plus ou moins inconscients, que l’on maitrise tous plus ou moins bien selon les moments.
    Parfois, des petits éclairages sur ces codes ne fait pas de mal. ça peut aider à prendre confiance quand on en manque.
    Bon là, c’est vrai que ça fait un peu recette de cuisine. Mais je m’en fout, je ne suis jamais les recettes de cuisine à la lettre, je les arrange toujours à ma sauce.

  • lapetitefée | 15 janvier 2014

    J’ai adoré lire cet article! Très chouette et bien détaillé. :)

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