Suis-je avec un pervers narcissique ?

Par 13 Sep 2013 64 Commentaires

suis je avec un pervers narcissique
La perversion narcissique a fait couler l’encre depuis quelques années. On trouve à son sujet tout et n’importe quoi. De l’information psychologique rigoureuse au « test » en ligne pour savoir si notre conjoint est pervers.

Dans une relation toxique, il est parfois difficile de faire le point sur ce que l’on vit. Il devient, alors, quasiment impossible de s’en extraire. Parce que la folie quotidienne finit par nous paraître « normale » (d’autant plus quand la relation est « normalisée » par le discours du partenaire.)

Suis-je avec un pervers narcissique ? L’article ici.

(Note 1 : Malgré quelques années d’études dans le domaine, je ne suis ni psychologue, ni psychiatre. Je ne peux pas faire de diagnostic sur la perversion narcissique présente ou non chez votre partenaire.)

(Note 2 : Je parlerais du pervers narcissique au masculin. Il est évident qu’il existe des perversEs narcissiques. Je n’ai pas trouvé de statistiques sur la prévalence homme femme dans cette pathologie.)

 

La perversion narcissique : définition

Si la « perversion narcissique » est rentrée dans le langage courant, elle fait encore débat chez de nombreux psychologues et psychiatres.

Une notion en débat

Effectivement, dans le grand répertoire des psychologues (le DSM IV) on ne trouve que le terme « perversion« , isolé. La perversion étant associée à la sexualité (et ses dérives), ne décris pas le comportement de manipulation dont est capable « le pervers narcissique ».

Pour d’autres psychologues, c’est une pathologie appartement aux états limites (dans lesquels on trouve aussi les « troubles borderline »). Les états limites sont aussi une catégorie controversée (oui, la psychologie n’est pas une science dure).

Dans notre cas, on pourrait parler de troubles dans les limites du rapport à l’autre : désir de possession de l’autre (donc traité comme un objet), désir de fusion (et d’emprise)…

Rappel historique

Le terme a été introduit par Paul Racamier en 1986. Il parlait de « sujet prédateur » dont « le désir d’être aimé s’est substitué au désir d’être obéi ».

Ainsi, par le harcèlement moral et la manipulation, le pervers narcissique détruirait l’estime de sa victime afin que, n’ayant que lui comme repère, elle soit tout entière sous son contrôle.

Mais Racamier ne parlait pas d’UN pervers, mais d’une DYNAMIQUE perverse. Il ne désignait pas un groupe d’individus, mais le comportement de ces derniers. C’est l’admission du terme au grand public qui a ouvert sa définition aux personnes.

Donc, ce que nous disent beaucoup de magazines sur la perversion est un détournement de son sens premier, qui ne portait, au départ, aucun jugement de valeur sur l’individu.

OK, mais c’est quoi un pervers narcissique ?

serpent

C’est une personne qui allie des troubles narcissiques à des troubles pervers :

 

  • Troubles narcissiques : les troubles narcissiques entraînent un besoin irrépressible d’être admiré et une quête constante de reconnaissance.

 

 

  • Troubles pervers : les troubles pervers entraînent la recherche d’une satisfaction immédiate des désirs sans prendre en considération autrui.

 

Le pervers narcissique usera de l’instrumentalisation et de la dé-subjectivation (faire du Sujet un Objet) pour soumettre sa victime. Sa jouissance se révélera dans la destruction de l’autre.

 

Le pervers narcissique et sa victime

Une histoire d’Amour avec un pervers semblera toujours démarrer sous les meilleurs auspices. Car, c’est par la séduction que le pervers « attrape » sa proie. Il sait capturer le rêve secret qui sommeille en nous et faire croire que c’est par son intermédiaire qu’il se réalisera.

Un profil type de victime ?

lePetitChaperonRouge

On imagine les victimes naïves, manquant de confiance en elles ou encore dépendantes affectives. Il est vrai que ces personnes seront peut-être plus sensibles au discours enjôleur du pervers, mais elles ne représentent pas la totalité des victimes.

(Et, dessiner des traits communs spécifiques aux victimes, c’est sous-entendre, que part leurs « personnalités », elles sont « un peu » responsables…)

La psychanalyse le confirmera. Tous, nous voulons retrouver l’état de fusion primaire que nous avions avec notre mère dans la petite enfance. Cet état « symbiotique » (dans le jargon) où nous avions le sentiment de faire qu’un, que le sein maternel était une part de nous, d’un tout, qu’il n’y avait pas d’autrui.

C’est une expérience universelle qui se déchirera avec la différenciation : l’autre n’est pas moi, l’autre est définitivement autre.

Et, dans l’Amour, nous portons le fantasme de retrouver cet état fusionnel.
(D’où peut-être l’idée de l’existence de « LA » bonne personne pour nous, qui ferait couvercle au pot de confiture que nous sommes.)

Voilà ce que proposera le pervers : la symbiose.

La violence psychologique arrivera lentement.

Elle se déclarera par des demandes simples, qui paraîtront légitimes à beaucoup de personnes (ne pas sortir au restaurant en tête à tête avec une personne du sexe opposé) pour se renforcer (ne plus fréquenter d’hommes) jusqu’à l’aberration (couper peu à peu les ponts avec les proches).

C’est une technique de manipulation communément appelée : le pied dans la porte.

Faire une petite demande avant d’en introduire une plus grande. Ayant accepté la petite demande, par congruence cognitive (le cerveau n’aime pas changer de direction) nous acceptons la plus grande.

La nécessité d’une victime pour le pervers narcissique

perversion masque

Il s’agit pour le pervers de contrôler l’affection, l’attention et la disponibilité de sa victime.

Certains psychologues considèrent que le pervers n’est fait que de masques creux. Masques qu’il aurait construits dans la petite-enfance pour attirer l’Amour, la reconnaissance de ces parents.

Le masque prendrait toute la place, il n’y aurait derrière ni personnalité, ni aspiration véritablement propre. Autrement dit, pas de « Moi » constitutif pour le pervers narcissique.

Il serait, dès lors, envieux de la pensée autonome de sa proie. D’où son besoin de s’attaquer à la confiance, à l’estime, à tout ce qui fait de l’autre un sujet, pour trouver un équilibre.

Des techniques de manipulation mentale

Je vous conseille avant tout de regarder ces deux vidéos, très bien faites sur la perversion narcissique.



Sans la victime, le pervers n’est rien. (Il lui rappellera, d’ailleurs, à chaque rupture qu’elle voudra provoquer.)

Et, tour à tour, pour la garder, il utilisera :

 

  • La culpabilisation : « Tu veux inviter Géraldine ? Tu sais que je ne l’aime pas. Tu ne vas pas me faire ça ? Pas aujourd’hui ? »

 

 

  • La critique : « Elle n’est pas mal ta robe. Bon, elle te boudine, mais en soi, elle est jolie. »

 

 

  • La dévalorisation : « Mais tu te prends pour qui ? Tu crois que tu es quoi ? » « Ça ne m’étonne pas que tu aies échoué »

 

 

  • le report de responsabilité : « Héé, c’est bon, ne fais pas la gueule. On ne va pas encore se disputer. Hein, ma puce. Ne sois pas susceptible. »
    (Digression : la susceptibilité est un défaut qui a été inventé pour nier les ressenties d’autrui. S’il y a bien un mot que je déteste, c’est celui-là.)

 

 

  • Une communication floue : les allusions, les sous-entendus, les propos sans liens qui entretiennent la confusion de la victime.

 

 

  • Le changement d’opinion

 

 

  • Le mensonge

 

 

  • La jalousie excessive

 

Non seulement ces techniques appartiennent à de la manipulation « dure » (et laissent très peu de personnes indifférentes), mais il est très difficile pour le commun des mortels d’admettre cette cruauté gratuite. Dès lors, le proche du pervers lui cherchera des excuses, des justifications parce que cette « méchanceté » est impensable.

Ces toutes ces raisons qui expliquent la difficulté à quitter une relation perverse.

« Relation », vraiment ?

Pour Racamier la perversion est une « antirelation ». Elle est un rapport de force. Il ne peut y avoir de vie maritale heureuse avec un pervers narcissique. Ce n’est pas là son désir. Et, nous l’avons vu, il ne cherche à réaliser que la satisfaction de ses désirs.

 

Les limites du concept

Alors que Racamier parlait de dynamiques perverses, que la psychopathologie ne l’admet pas encore à part entière, le langage courant s’en est saisi et les témoignages se sont multipliés.

Il arrive, aujourd’hui, que le terme soit utilisé à toutes les sauces. Il y a des égoïstes, des jaloux, des infidèles, des mauvaises fois nés, des sala*ds même… qui ne sont pas des pervers narcissiques. Ce qui n’enlève rien de la toxicité des relations avec ces personnes, mais ce n’est simplement pas la même chose.

Il y a dans le terme « pervers » une connotation extrêmement négative, un jugement de valeur. Décorant quelqu’un de ce concept, nous l’accusons, par la même, de maltraitance psychologique (parce que c’est bien de cela dont on parle).

Nous pouvons souffrir d’une histoire avec un égoïste, sans que celui-ci soit volontairement dans la maltraitance comme peut l’être le pervers narcissique. Je serais donc extrêmement prudente quant à l’utilisation du concept.

Une des caractéristiques importantes du pervers, c’est qu’il cherchera à isoler la victime de tous ses proches (du sexe opposé d’abord, des amis puis de la famille.) Alors, qu’il soit pervers ou non, une personne se refusant à ce que vous ayez d’autres relations est une personne à fuir.

 

Question : qui dit rentrée, dit « on se questionne sur le site ». La parole est à vous ! Dans l’ordre de vos préférences, quels types d’articles aimeriez-vous voir le plus souvent ?

  • Des articles sur la condition féminine ?
  • Des réflexions sur l’Amour et les relations hommes femmes ?
  • Des techniques de séductions ?
  • Du développement personnel et articles sur la confiance en soi ?

 

 

Anashka,
Juste narcissique
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Commentaires (64)
  • Eda | 13 septembre 2013

    pour répondre à ta question, je dirais des articles sur le développement personnel puis en second des techniques de séduction.

    Non pas que des articles sur la condition féminine ne m’intéressent pas mais j’en lis déjà pas mal de çi, de la. (oui, je te fais des infidélités.)

    • Anashka | 14 septembre 2013

      Donc :
      1. Dev perso.
      2. Techniques

      (Sois infidèle. Il y a des blogueuse bien plus pertinente et cultivée sur la question dans la blogosphère. J’étends que récemment ma réflexion à ce type de domaine. ^^)

      • cinni | 15 septembre 2013

        idem

        Dev perso puis tech

  • Silvers | 13 septembre 2013

    Superbement bien écrit, des bonnes vidéos pour bien appuyer tout ca.
    Tu fais bien de parler du « pied dans la porte ». Une technique de l’échelle des « oui » qui est surement l’une des plus vicieuses et… Imperceptible.

    Le narcissisme grouille dans notre société et l’impuissance et le complexe de beaucoup d’hommes créent leur perversion.

    Je ne dis pas qu’il faut excuser cela bien entendu, seulement c’est comme les comportements borderline et hystériques, ils s’expliquent.

    Merci encore Anash’ !

    • Anashka | 14 septembre 2013

      Tu penses que la perversion est un mal du siècle ?

      Il semblerait que pour ce qui touche aux états limites, la société (consommation, perte de groupe identitaire, individualisme) y contribue… Mais, la perversion narcissique est tout de même un cas très à part…

      Sinon, ça me fait plaisir de te lire ^^

    • stella | 8 octobre 2013

      j’ai hurlé de douleur en regardant ces 2 vidéos.C’est exactement ce que j’ai vécu pendant 10 ans avec le père de mes 2 enfants….jusqu’au jour où il m’a attrapé à la gorge et qu’il ne lachait plus sa proie…MOI!!!! devant mes 2 enfants agés de 2ans 1/2 à 7 ans!! aujourd’hui je suis vivante dans tous les sens du terme car j’ai demandé le divorce et que je me sens mieux même s’il me menace toujours mais je refuse de lui donner raison!j »ai perdu ma famille (mes parents lui donnent encore raison aujourd’hui c’est fou!!!),mes amies et amis,mon travail…c’est très difficile mais je me sens revivre et mes enfants sont heureux:ce sont eux même qui le disent!je suis pourtant quelqu’un qui a énormément de caractère et qui s’en est sortie face à de très grandes difficultés de la vie mais j’étais sous son emprise…j’ai ouvert les yeux! je ne regrette qu’une chose:ne pas les avoir ouvert plus tôt pour mieux protéger mes enfants!!!!

      • Anashka | 9 octobre 2013

        Ouah… Merci de partager avec nous. Ce sont des situations infernales dont il est difficile de sortir, il faut du temps pour « ouvrir les yeux ».

  • Madmoizellemoi | 13 septembre 2013

    Très bon article sur les PN, sur lesquels je m’étais pas mal renseignée depuis mon histoire avec C. Quant au portrait des « victimes », on les imagine en effet souvent faibles, tout ça tout ça, mais j’ai lu quelque part que les pervers choisissaient leur victime en fonction de certains traits de caractère qu’ils enviaient, et dont ils étaient incapable seuls : joie de vivre, facilité à éprouver des sentiments, confiance en soi … Et un petit quelque chose qui permet de reconnaître le PN : le manque d’empathie. Il m’est fréquemment arrivé de voir que mon PN était incapable de se mettre à ma place et de comprendre mon point de vue. Pas d’empathie, pas de discussion -> tout se fait dans une violence insidieuse.

    • magdalune | 13 septembre 2013

      Parfaitement d’accord avec Madmoizellemoi en ce qui concerne le choix de la victime, car effectivement je suis loin d’être faible, et ma joie de vivre débordait à notre rencontre, ps: lui aussi c’est un C o.O
      Egalement d’accord avec le manque d’empathie :)
      Brabo, j’aime ton sens d’analyse !

    • Anashka | 14 septembre 2013

      C’est vrai, l’empathie ne peut être possible pour le pervers. C’est peut-être de là que vient son attirance pour la souffrance, c’est le seul sentiment qu’il peut réellement ressentir, voir et contrôler : plus que l’Amour et l’admiration. (D’ailleurs, dans la souffrance sentimentale, il y a cette implosion d’Amour, celui qui fait mal… )

  • bucolique | 13 septembre 2013

    Salut Anashka,

    je trouve ça super que tu abordes ce sujet de cette manière et que tu aies posté ces vidéos, je trouve que la tension existant à cause de/dans une relation perverse y est parfaitement transcrite. Ça serait bien qu’une campagne de prévention contre les violences psychologiques comme celle-ci existe en France, on se sert souvent de l’excuse de notre côté latin pour justifier des agressions verbales ou de la manipulation.

    Je ne comprends par contre pas très bien ton positionnement: tu dis que à l’origine Paul Racamier parlait de dynamique perverse et que l’on utilise le terme pervers à toutes les sauces, tu parles de symbiose sans laquelle le pervers n’existe pas, mais tu finis tout de même par donner une définition individuelle au pervers, en disant que c’est une personne à fuir.

    Pour répondre à ta question : Du développement personnel et articles sur la confiance en soi. Et puis sur la condition féminine, peut-être des études comparées à d’autres pays (c’est jour de fête, articles à la carte ?) :)

    Merci pour ton travail en tout cas.

    • Anashka | 14 septembre 2013

      J’en rêverais d’une campagne de prévention sur le sujet (comme sur le harcèlement sexuel au travail…). Oui, certain comportement sont expliquer par notre «  »charme » » vieille France… C’est triste.

      Mon positionnement n’est pas très clair.
      D’une part, effectivement, le terme « perversion » vient d’une dynamique (au départ). L’avantage, c’est qu’elle évite la stigmatisation de personnes.
      L’inconvénient, c’est que sans être systématiquement dans ce type de dynamique, on peut la mettre en place avec une personne à un moment.
      Autrement dit, je pense que la dynamique existe par-delà la pathologie. Mais, qu’il y a une pathologie. Qui dit pathologie, dit personne.

      D’autres part, OUI, le pervers à été mis à toute les sauces. Souvent confondus avec le narcissique simple, qui détruit « par hasard », alors que la destruction est le BUT du pervers. Et, je ne veux pas qu’on me demande ici, si untel est pervers ou non. Comme je ne veux pas que des lectrices emploies ce mot pour qualifier la relation d’une autre. Dans un espace virtuel, sans la personne, sans des connaissances fortes en psychologies, c’est dangereux, ce type de mots.

      Dans tous les cas, si une situation t’étouffe, si tu te sens comme une merde auprès de quelqu’un que tu aimes, si la relation ne rime qu’avec souffrance, la fuite reste la meilleure des solutions, que la personne soit perverse ou non.

      Merci de m’avoir invité à préciser ma pensée.

      1. dev perso
      2. condition féminine
      (3. article comparé… qui pourrait rentrer dans une réflexion sur l’universalité de l’Amour, la séduction et tout et tout. Je ne te promet pas ça dans l’immédiat. Ca demande un travail de recherche considérable.)

      • bucolique | 18 septembre 2013

        Merci d’avoir précisé :)

        Je te posais la question car j’ai découvert le terme « pervers narcissique » il y a quelques années alors que je sortais d’une relation qui m’a complètement démolie (2 ans à ne plus penser à lui, 4 ans à me sentir un peu attirante et refaire confiance aux hommes, 5 ans à remettre de l’ordre dans ma vie professionnelle et me sentir sûre de moi). Moi: obsédée par lui, ou lui: pervers manipulateur ? Aujourd’hui encore, entre les 2 mon coeur balance. D’un côté il refusait la relation et l’engagement, était souvent blessant dans ses mots et ses actes, de l’autre il ne me laissait pas partir si je m’éloignais et me faisait part de sa jalousie et de sa peur de la vie sans moi.

        Je crois qu’au delà de ce mot « pervers narcissique », qui concerne probablement une partie infime de la population, et est réducteur et accusateur, il faut parler de « violences psychologiques », cible des films préventifs (belges je crois ? ) que tu as postés. Et, à l’inverse, de bienveillance et d’éducation à l’empathie. Nous sommes tous responsables des relations amicales ou amoureuses dans lesquelles nous sommes impliqués. Si nous ressentons un déséquilibre dans ces relations, il faut savoir en parler avec la personne concernée. Enfin, comme tu le dis, si une relation rime avec souffrance, il faut, après une tentative de dialogue, fuir. S’entourer de personnes qui nous font du bien est la clé du bonheur.

        Pour tes articles, je parlais d’analyse comparée de la condition féminine. Il y a un rapport européen qui est sorti il y a quelques mois, faisant acte des (grandes) disparités, même en Europe. Il prend en compte l’accès à l’éducation, aux postes à responsabilités, aux salaires, à la facilité d’avoir des enfants (crèches, congés maternité), à l’accès au pouvoir politique… J’ai également pu entendre diverses préoccupations des femmes russes, suédoises, allemandes, françaises. Leurs perceptions des relations et des hommes, ainsi que de leur place dans la société m’ont semblé très disparates. Je sais que c’est digne d’un sujet de thèse, mais ça serait intéressant de se pencher sur la question :)

        • Anashka | 18 septembre 2013

          Oui, il faudrait que je fasse un travail (conséquent) de recherche. Et, je n’en ai pas toujours le temps. Ce qui explique la différence de qualité entre différents articles. Bien que l’idée me tente, mais elle demanderait que je m’y intéresse hors rédaction…

          Mais, si tu veux proposer un article, tu trouves dans le coaching mon mail et n’hésites pas. ^^

  • magdalune | 13 septembre 2013

    Article bien fait… je suis sortie d’une relation similaire qui m’a petit à petit détruite durant presque deux ans, je n’étais plus moi même, toujours dans ce sombre état qu’illustre Marie dans les vidéos… la rupture ne fut pas simple, un pervers narcissique est un excellent manipulateur psychologique, qui sait très bien jouer à la victime et faire le « bon » pour nous culpabiliser… je fus prise dans ses filets doucement mais surement, mon jeûne âge et ma naïveté ont facilité la réalisation du plan…

    Ce qui m’a donné la force de m’en défaire, c’est la distance au cours d’un voyage… ce fut une très bonne libération qui m’a ouvert les yeux… j’ai rencontré quelqu’un qui m’a réapprit à vivre, je me redécouvrais et ce fut une belle révélation…

    A mon retour, ça m’a pris du temps pour rompre sans causer trop de mal, avec la peur de faire le mauvais choix, vu que je m’étais canalisée dans l’antirelation, mais j’en suis parfaitement heureuse et épanouie à présent… j’ai fait le bon choix de le quitter :) Et j’encourage les autres victimes ;)

    • magdalune | 13 septembre 2013

      Pour répondre à la question:
      1- Développement Personnel
      2- Réflexion sur l’Amour et relation Homme/Femme (je m’en régale sur ton site, c’est mes préférés)

      • Anashka | 14 septembre 2013

        Merci ! (Vrai que j’aime bien les écrire ^^)

    • Anashka | 14 septembre 2013

      Merci pour ce partage, pour cet encouragement. Peut-être qu’une nana dans une situation pas facile tombera sur ce site (on espère) et que ça l’aidera un poil (on l’espère aussi ^^

  • Bubble | 14 septembre 2013

    J’aime bien trouver des techniques de séduction. Elles sont très liées aux questions des relations hommes-femmes et du développement personnel aussi. Peut-être que la ligne conductrice du site s’en écarte un peu ces derniers temps, mais si elle s’en écarte trop, est-ce que le nom du site lui-même ne perdrait pas en pertinence ?

    • Anashka | 15 septembre 2013

      1. Technique
      2. Relation hommes-femmes
      3. Dev perso.

      Disons que pour le moment, j’écris ce qu’il me fait plaisir d’écrire. Je ne pense pas que les réflexions sur ce qu’est une femme sois si éloignées de la séduction. Elles rebondissent pas mal sur un dev perso « féminin ». Et, généralement, déconstruire l’Amour et sa place dedans, permet de se faciliter la vie en Amour. Donc, pour moi, j’approfondie. Mais, je comprends que l’aspect « techniques » puissent manquer.

      • Bubble | 20 septembre 2013

        Je lis tes articles avec intéret. Et élargir le sujet, c’est l’enrichir, donc je ne suis absolument pas contre, au contraire.
        Ce qui m’a amenée ici c’est l’aspect technique : m’imprégner de l’esprit de ces articles m’aide à prendre ma vie de séductrice avec plus de légèreté, et c’est pour ça que je souhaitais le mettre en 1er.

        • Anashka | 20 septembre 2013

          D’accord, je comprends la démarche. Mais, il reste que les techniques, finalement, il n’y en a pas des masses. ^^

  • Saba | 15 septembre 2013

    Bonjour,

    Très bon article Anashka! comme d’hab ;-)

    Le dernier homme que j’ai fréquenté était un pervers narcissique, il y a un an…Et j’arrive toujours pas croire que de tels individus peuvent exister…C’est très difficile de remonter la pente après une telle relation.

    Il y a deux questions que je me pose: comment un homme devient-il pervers narcissique? Et comment vieillissent/finissent les pervers narcissiques?

    • Anashka | 15 septembre 2013

      Je ne suis pas sûre qu’il y est « UNE » manière de devenir « pervers narcissique » : est-ce que ça vient d’une inhibition du système limbique (partie du cerveau contrôlant les émotions) comme pour les psychopathes ? Est-ce que ça vient d’un trauma infantile, d’une impossibilité à être un « soi » à un moment sous peine de perdre l’Amour ? Ou encore, est-ce simplement un rapport au monde, une structuration (états limites) comme on peut avoir une structuration névrotique ? Sincèrement, je n’ai pas encore assez lu sur le sujet.

      Et parce que je n’en connais pas les bases (et que la psychologie n’en a pas beaucoup), je crois que comme la schizophrénie, le pervers est et reste pervers. Alors, il continue plus loin, trouve une nouvelle victime. Il ne peut pas vivre sans cette relation…

      • Saba | 15 septembre 2013

        J’ai beaucoup lu sur les pervers narcissiques suite à ce qui m’était arrivé. Mais mes sources provenaient uniquement d’internet. Il est généralement (et vaguement) dit que ça serait dû à un trauma dans l’enfance…Ca ne me convainc pas trop, c’est pour ça que je voulais avoir ton point de vue sur cette question.

        Cependant, parmi les pistes que tu suggère, celle de l’inhibition du système limbique chez les psychopathes rejoint un peu ce que j’ai « conclu » sur les pervers narcissiques: ils seraient des psychopathes qui ne ce sont pas faits prendre la main dans le sac (par le système judiciaire entre autre…). Enfin, ça ne reste qu’une hypothèse. C’est une notion relativement récente et qui est loin de faire consensus dans la littérature scientifique, donc sa définition évoluera encore…

        Concernant la suite de leur vie, je ne peux m’empêcher de flipper, d’être dégoutée et révoltée à l’idée que « mon » PN va faire d’autres victimes après moi…

        • Anashka | 17 septembre 2013

          Disons qu’il y a chez le PN un PLAISIR dans la manipulation et destruction de l’autre. Alors, qu’il n’y qu’indifférence pour le psychopathe (le psychopathe clinique ne passe pas forcément à l’acte, il ne voit pas de différence entre bien/mal, n’a pas vraiment d’inhibition, mais ne devient pas forcément le tueur en série qu’en fond les films… comme les schizophrènes n’ont pas de dédoublement de personnalité…)

          Aujourd’hui, j’ai du mal à voir comment arrêter un PN. Il faudrait que la loi soit bien plus rigoureuse sur la question de la maltraitance psychologique. u as peut-être trouvé des assos qui œuvraient dans ce sens … ?

          • Saba | 19 septembre 2013

            Non je n’ai pas contacté d’assos. Par contre j’ai été suivi par une psychologue pendant 1 an suite à cette histoire. J’avais déjà fait une dépression plus jeune mais cette fois-ci, c’était pire…Et c’est ma psy qui m’a dit qu’il s’agissait d’un pervers narcissique.

            Mais effectivement, c’est très difficile d’arrêter un PN d’autant plus qu’il s’agit d’une violence insidieuse…La seule chose que l’on peut faire, c’est informer les hommes et les femmes sur ce genre de personnalités toxiques pour les éviter (moi par exemple, je ne savais pas ce qu’était un PN et je me dit « si seulement j’avais su… »).

          • Anashka | 20 septembre 2013

            J’imagine. Il y a des violences dont il est difficile de sortir, la manipulation est peut-être la plus forte.
            Mais, aujourd’hui, le voile est un peu levé et ça permet d’inviter d’autres personnes à être prudente quand on leur demande de dépasser leurs limites…

  • Stella | 15 septembre 2013

    Merci pour cet article très intéressant, j’espère que ça permettra à certaines personnes de se sortir de relations comme celle présentée dans les vidéos. Et j’espère, si jamais je tombe sur un pervers narcissique, être assez lucide pour ne pas rester avec.

    Sinon ce qui m’intéresserais le plus au niveau des articles, ce serait plus des techniques de séductions et du développement personnel et articles sur la confiance en soi, même si les autres sujets sont très intéressants !

    • Anashka | 15 septembre 2013

      1. Technique
      2. Dev perso

      Oki, je note. ^^

  • cinni | 15 septembre 2013

    J’ai lu l’article pour m’informer sur ce sujet que j’ai pourtant milles fois vu mais je n’ai jamais voulu en connaître davantage.

    Je ne suis pas tomber sur un pervers narcissique mais les vidéos m’ont touchées

  • MaRy | 15 septembre 2013

    C’est vrai que c’est un terme qu’on entend beaucoup en ce moment sans vraiment bien comprendre ce que c’est. Merci pour ces précisions. La violence psychologique est difficile à déceler et difficilement perceptible par autrui, ce qui rend les choses plus difficile pour s’en défaire. Ma mère m’a souvent mis en garde contre ce type de violence car très insidieuse.

    Les vidéos sont frappantes et effrayantes. Mon cœur a bondi à chaque phrase assassine :
    – « c’est pas comme si t’avais quelque chose à faire »,
    – « Géraldine est importante pour moi, oui mais pas pour moi, on s’en fou de Géraldine »,
    – « ben tu vois c’était pas si compliqué »,
    – « t’as vraiment aucun goût, tu discutes pas »,
    – « tu fais la belle devant mes potes »
    – « allo Marie, on t’entend plus »…
    Et la mère au téléphone: « c’est un mec bien, fais un effort, en plus t’as pas de travail »
    On ne sait jamais vraiment comment on réagirait face à telle ou telle situation qu’on n’a pas vécu mais ce genre de remarques à répétition doit mettre la puce à l’oreille.

    Pareil pour le mot susceptible, il me fait sortir de mes gonds. C’est nier ou minimiser les sentiments d’autrui au lieu d’essayer de les comprendre. Si j’ai eu une réaction c’est qu’il y a une raison…

    1/ techniques séduction (besoin d’idées pragmatiques en ce moment)
    2/ développement personnel
    3/ réflexion sur l’amour et les relations hommes/femmes
    4/ condition féminine

    • Anashka | 17 septembre 2013

      C’est noté !

      Les vidéos soulignent avec justesse l’insidieux de ce type de relation. Encore que, en groupe, le mec se fait plutôt remarquer.
      Mais ça passe pas mal par des petites choses, des « détails » qui interrogent la victime sur sa propre folie.

  • jenaia | 16 septembre 2013

    J’ai été marie avec un PN….de mes 20 à mes 27 ans (et deux enfants plus tard) j’ai tout subit….
    au debut, c’etait le reve ! celui avec un grand R vraiment ! mon ex était beau,charmant, galant, vraiment toutes les qualités qu’on recherches et qu’on appelle idéales…. puis lentement il a commencé a me saper…a détruire ma confiance (qui était quasi inexistante….) a me dévaloriser et me faire me sentir comme une moins que rien….après il me culpabilisais « si je dis ca c’est pour to, c’est pour te rendre service » « si tu n’avais pas agit de telle maniérè je n’aurais pas ete obligé de…. »
    il y avait une vraie dose de manipulation….lui n’etait qu’un pauvre innocent, incompris…et le pire c’est que je me saignais aux quatre fers pour quelqu’un qui comme un vampire, voulait tout me prendre !
    il a fait le vide autour de moi….du moins essayé (sur ca j’ai resisté) toutes mes amies etaient des « putes » ma famille etait mauvaise et voulait nous séparer…etc

    chaque fois que je voulais partir, il revenait en suppliant « je ne suis rien sans toi, je t’aime tu n’as pas le droit de m’abandonner, j’ai tout quitté pour toi bla bla bla »

    j’ai mis 7 ans à comprendre que je meritais mieux (mes enfants m’ont sauvé !) et que le probleme ce n’etait pas moi..mais lui, a force d’effort, je me suis defaite de son emprise…

    en l’ayant vecu je peux vous garantir que ce n’est pas simple….croyez moi…des fois on a une amie qui est dans cette situation, on la conseille , on lui dit de partir, elle fait un pas un avant et quatre en arrière et quand elle n’écoute pas on se dit « bon tanpis, elle le cherche »
    surtout pas !! avec un PN on est plus RIEN, il détruit tout, même la dignité de la personne….

    aujourd’hui on est séparé et il en est au meme point  » je ne sais pas pourquoi tu m’as quitté, sans doute pour les allocations familiales »  » tu as detruit nos enfants »
    d’ailleurs il les met au centre du conflit, il ne veut pas les preserver mais plus les utiliser comme une arme contre moi ! j’ai le droit aux insultes quotidiennes et tout le toutim….mais ma fille qui n’a « que » 5 ans a vu le jeu de son pere…ca fait mal au coeur….car il m’insulte en leur presence, ou leur dit que je suis mauvaise etc….et pour desarmocer je dis aux enfants que ce n’est pas grave si il dit des gros mots…tant que eux n’en disent pas

    • Anashka | 17 septembre 2013

      Wouah… quelle histoire !

      Depuis le temps que je te lis et que tu viens ici, c’est la première fois que tu partages ça. Je comprends que la confiance soit dure à accorder. Merci, vraiment de partager ça pour celles qui le vivent et pour la confiance que tu fais en moi et mon site. Merci.

      Comment post-rupture tu as réussi à te re-construire ?

      • jenaia | 17 septembre 2013

        en fait quand j’etais enceinte de mon fils (donc deuxieme enfant) il m’a fait la misere !!! il me bousculait enceinte, me disait a 8 mois de grossesse que j’aurais du avorter….un jour j’ai pensé à ma fille et je me suis dit « et si plus tard elle te ramene un mec comme lui ??? » la j’ai compris que ca n’etait plus possible….j’ai mis du temps à le « des-aimer ». Quand il a (enfin) quitté le domicile je me dis « tu lui a donné 7 ans de ta vie, hors de question que ce mec t’enterre ! »

        je pesais 100 kilos, je me détestais…je me suis mise au sport, a mieux manger a prendre soin de moi pour me « prouver » que j’etais une personne belle attirante….
        je voulais que mes enfants soient fiers de leur maman, et je voulais aussi lui montrer a lui qu’il ne m’avait pas detruite !!!
        a force d’effort j’ai perdu 18 kilos, j’ai reappris a m’occuper de moi : me maquiller, m’habiller….et c’était jouissif de voir dans ses yeux que ça lui faisait mal….car jamais je n’avais été aussi bien !!!
        maintenant je lui ai rendu sa place….a savoir IL N EST RIEN !
        Je lui avait donné un pouvoir qu’il n’avait pas..et j’ai compris qu’il m’avait traité comme je l’avais laissé me traiter mais que c’était fini !
        le respect ,’est pas a négocier…et un couple ou on passe plus de temps a pleurer qu’a rire n’est pas un couple….

        apres voila y’a des années de manque de confiance…mais voila y’a du mieux ! je me regarde dans la glace je me dis que je n’ai pas mérité ça que c’est lui le coeur du probleme !!

        aujourd’hui il essaie tjs de faire partie de ma vie et c’est un rageux « oui tu laisses tes gosses pour aller te faire b**** » et autres politesse, mais j’en rigole et je lui dis « oui exactement ! je suis la p*** de tout le monde mais pas la tienne !! »
        et j’ai meme pas de place dans mon coeur pour le hair…tellement il ne vaut rien a mes yeux….

        oui a force de parler, de te lire, c’est plus facile de parler de ce pan de ma vie…et puis si ca peut servir a d’autres…avec plaisir !

        • Anashka | 18 septembre 2013

          La force dont tu as fait preuve pour te relever est incroyable. C’est une véritable rage de vivre !
          Il est vrai que devoir prendre soin d’une tierce personne (ton enfant) permet de réaliser ce que tu vis et à quel point on ne prend pas soin de toi. Ça permet d’avoir un peu de recul dans ce type de situation où l’on est coincé, la tête dans le guidon.

          C’est chouette que tu avances, que tu arrives à ne plus te laisser atteindre par ses remarques. Tout ce que je te souhaite, c’est de continuer dans cette voix. Vraiment !

          • jenaia | 20 septembre 2013

            Comme je me sentais nulle, je me sentais nulle, il m’a fallu du temps pour percevoir le chemin parcouru…aujourd’hui je me sens fière de me dire que j’en suis sortie seule et par la force du poignet !
            mes enfants ont été un moteur tout simplement car même si moi mes parents ont divorcés, les relations ont été tres cordiales, je n’ai pas ete elevées dans la haine et les insultes….et je ne voulais pas que mes enfants aient moins que ça….certes y’a un sale climat avec lui qui rode et qui insulte etc..mais a la maison c’est notre cocon, il ne peut rien me faire

            merci anashka !! tes encouragements me touchent

          • Anashka | 22 septembre 2013

            J’ai la chance de te lire depuis un moment. ^^

            Vrai que ce cocoon, ce « chez soi » que l’on peut créer est précieux. Il se nourrit de beaucoup de travail, d’amour et de constance. C’est fort que tu es réussi à sortir de cette relation pour tes enfants.

    • Mulderone | 20 septembre 2013

      Moi, ce n’est qu’après ma séparation et par le biais d’un tiers que j’ai compris le comportement de mon ex-femme qui correspond à ce que tu vis Jenaia.

      A priori, la seule issue c’est la fuite et l’évitement, dans la mesure du possible.

      • jenaia | 20 septembre 2013

        oui il faut s’eloigne car ces personnes sont toxiques !!! elles aliènent complètement….en plus de la fuite il ne faut pas oublier la nécessité de reprendre confiance en soi car un PN detruit tout, il sape tout ce qui fonde un être humain normal…

  • Gege | 17 septembre 2013

    Mon père est un pervers narcissique, j’avais toujours connu ma mère timide renfermer sur elle même et pourtant ma famille ma dis que avant d’être avec lui elle était une femme libre heureuse qui ne ce laisser jamais faire., et lui toujours a hurler sur elle, sur moi.. Pour n’importe quelle raison. Il fesais du chantage pour que nous restion a la maison : si on partait il se suiciderait… Un jour je suis quand même partit et quelque mois après ma mère la quitter… Depuis ( plus d’1 ans ) il l’arcel en lui disant qu’il regrette qu’il va changer et le message d’après il l’insulte en lui disant qu’elle a un problème.. Et ce que j’ai du mal à comprendre ces quelle, si mes frère et moi n’étions pas la elle retomberais dans me panneau… La violance moral peut être aussi dur que la violance physique…

    • Anashka | 18 septembre 2013

      Clairement, la violence morale est terrible.

      Comment elle va maintenant ? Est-ce qu’elle arrive à se reconstruire ?

      • Gégé | 18 septembre 2013

        Petit a petit Elle va mieux mais elle est toujours très « faible » elle ce sous estime sans arrêt, au début elle ne voulait jamais sortir s’amuser, depuis 1-2 mois ça va mieux mais j’ai toujours l’impression qu’elle pourrait « replonger » car a c’est yeux il était comme un dieux… C’est bizarre, a croire que plus une personne te sous estime, et te traite comme un chien, plus tu deviens acros a cette personne.

        • Anashka | 19 septembre 2013

          L’esprit humain est complexe et la manipulation peut avoir des effets très surprenants…
          Je la suppose bien entourée, par toi, notamment… Pas trop dur ?

        • jenaia | 20 septembre 2013

          tu sais une relation de pn et victime c’est une relation d’emprise…ce n’est pas simple de s’en défaire, et ce n’est pas si simple que tu ne le dépeins…..moi meme avant de le vivre je me disais « mais qui sont ces idiots pour accepter de vivre ça ??? »

          or dans les faits quand tu t’en rends compte le mal est fait !!! et puis la victime du pn (je le reconnais) peut créer son propre malheur dans le sens ou elle peut se croire en toute puissance et penser que sa présence va « sauver » le PN, que grace a son amour, ses enfants etc etc…le pn va se « reveiller » et devenir tout autre

        • Iaorana | 20 novembre 2013

          Pas faux, il y a effectivement de ça. Tu deviens accro tout en te sentant minable d’être accro pour ces raisons. Tu es lucide mais incapable de réagir. Au contraire, c’est comme une drogue : tu vas toi-même chercher ta came bien qu’elle te fasse mal. Moi j’en suis venue à me marrer quand il me culpabilise, parce que c’est un provocateur et que j’aime ce côté chez lui. Le fait qu’il se rie de moi m’est devenu complètement indifférent.

  • Lucile/kat | 18 septembre 2013

    Oui une victime dotée de belles qualités joie de vivre etc qu il rêverait d avoir
    Un prince charmant pour mieux capturer sa proie puis les critiques , la faire culpabiliser, la jalousie… Bref s enfuir et si besoin se faire aider par un psychothérapeute. Je m en suis sortie grâce à ça et aussi à Anashka et ses précieux conseils…

    • Anashka | 18 septembre 2013

      Je me souviens de ton histoire… Merci de me l’avoir confié.

      • Lucile/kat | 30 juillet 2014

        Coucou Anashka, tu sais au bout d un an et demi mon ex pervers narcissique est revenu. Il m a envoyé des messages pour me dire qu il n avait pas fait son deuil de moi qu il avait des sentiments très forts envers moi qu il m aimait qu il voulait me revoir etc … J avais lu des trucs comme quoi un PN revient toujours un jour ou l autre vers sa proie. Et comme c est moi qui l ai suitté, il paraît qu il revienne toujours pour se venger de cet affront. C est hallucinant son retour tout de même.

        • Anashka | 30 septembre 2014

          Où tu en es avec lui ?

          (Désolée pour le temps de réponse, j’étais prise par des soucis familiaux)

  • Iaorana | 20 novembre 2013

    Merci pour cet article : je plussoie, et l’article et les commentaires ci-dessus, dans lesquels je me retrouve complètement (hélas). J’ai déjà abondamment parlé de cette relation toxique avec un collègue dans laquelle je suis enlisée depuis 6 mois – ayant pourtant pressenti très tôt son côté « hors normes », puis sa toxicité, avant d’en avoir la preuve ces dernières semaines.
    Le pire, c’est que je suis mariée et que la relation en question est adultère.
    Je pense correspondre au profil des victimes que tu décris : heureuse, sociable, épanouie, joie de vivre apparente, force de caractère, dynamisme.
    Si je résume, ça donne ça :
    – il m’a d’abord « attirée » par des regards, des sourires
    – puis de menus services rendus, des attentions
    – des regards de plus en plus équivoques…
    – des SMS (pour me dire qu’il avait aimé notre conversation, me demander si c’était « tout »… > il attendait que JE parle de plus qu’une simple sympathie)
    – un refus total de discuter par téléphone
    – une brusque crise, me demandant d’exprimer clairement ce que je ressentais pour lui (mais le sait-on ?) J’ai alors confessé désir + sympathie.
    – une incitation : je devais MOI décider de où et quand on se verrait (mais il ne pouvait pas chez lui – alors que célibataire et moi mariée, pas le jour dit, etc…)
    – …. voulait carrément débarquer chez moi en l’absence de mon mari
    – … mais exigeait un « aperçu » de la soirée qui allait suivre !
    – m’a donc suivie et encouragée dans un scénario érotique (pas si mal d’ailleurs :-) )
    – … puis a carrément demandé une photo X
    – …et m’a plantée comme une m… lorsque j’ai refusé, m’accusant de le frustrer.
    – Refuse tout dialogue depuis. Face à mes remarques (je lui ai reproché sa lâcheté, sa muflerie, son arrogance), m’accuse de mauvaise foi « parce que je n’ai pas eu ce que je voulais ». (> quoi ? coucher avec lui ? c’est donc à CA qu’il réduit une histoire de 6 mois, après que je lui aie parlé de sentiments naissants et assuré que l’étape lit n’était vraiment pas une fin en soi ? après que LUI m’ait parlé de frustration ?)

    C’est bien un pervers/manipulateur, ça, je ne rêve pas ?
    Le pire, c’est que je ne suis toujours pas guérie. Il suffirait qu’il se pointe avec son air de chien battu pour que je replonge. La seule parade que j’aie trouvé c’est donc la fuite.

    • Anashka | 20 novembre 2013

      Pervers narcissique, je ne suis pas sûre. Un des grands critères c’est l’humiliation publique et l’isolement des proches. Pervers, il se battrait pour t’avoir sous sa coupe. Mais, comme je disais dans l’article, poser un diagnostique aussi lourd via des commentaires et le témoignage d’un tierce me parait dangereux.

      En revanche, que la situation ait été perverse, c’est un fait. Et, il fonctionne, effectivement avec beaucoup de manipulation.

      Vous aviez un contrat plutôt « sexuel » entre vous ?

  • Iaorana | 20 novembre 2013

    Effectivement, j’ai tendance à faire un amalgame. Je ne vois rien de vraiment pervers chez lui (je crois même que c’est un gars plutôt gentil), mais le côté manipulateur oui, à fond.
    Dans la mesure où je suis mariée – lui célib’ – et où je lui ai fait d’emblée ce qu’il a pris pour des avances, le contrat était plutôt sexuel, oui. J’ai parlé de certains sentiments, mais il a immédiatement recadré en me disant que lui ne ressentait rien. Et son seul leitmotiv dans les conversations est vite devenu « où et quand ». Si ça ce n’est pas purement sexuel… :-(

    • Anashka | 21 novembre 2013

      Il a vraiment joué étrangement sa séduction. Peut-être qu’il aimait juste ce jeu de chauffe.
      Ca en est où maintenant ?

      • Iaorana | 23 novembre 2013

        Ça en est que je l’ai mis au pied du mur en lui proposant un rendez-vous… qu’il a exigé d’avoir au préalable un « aperçu » ( je ne sais pas ce qu’il entendait par là puisqu’il s’est refusé à préciser)… que je l’ai copieusement chauffé par SMS… qu’il a rapidement voulu plus – du visuel, que j’ai refusé… qu’il a fini par me dire que j’allais être dure à décoincer (charmant…)… et qu’il ne s’est évidemment pas pointé le jour dit.
        Quand je l’ai revu, il s’est montré hyper agressif et a refusé toute discussion.

        • iaorana | 23 novembre 2013

          Zut, je me rends compte que je me suis pas mal répétée.
          Bref, ça en est toujours au même point.

        • Anashka | 23 novembre 2013

          Peut-être que le mieux serait de laisser tomber…
          Je crois que son objectif, c’est d’avoir des photos de toi à poil. Ni de passer à l’acte, ni d’échanger émotions… Il est peut-être collectionneur ou fétichiste de photo… Qui sait ?

          • Iaorana | 23 novembre 2013

            Oui. Drôle de spécimen en tous cas.

          • Anashka | 24 novembre 2013

            Oui. L’important, ce n’est ps ce qu’il est, mais comment TU vis la relation. Si elle te fait du mal ou que tu le sens pas, il faut que tu t’en protèges…

  • Mazarine | 6 octobre 2014

    J’ai eu une relation amicale fusionnelle avec ma meilleure amie mais on c’est éloignée,ou plutôt elle. Elle en a toutes les caractéristiques avec l’amitié (et je ne vous parle même pas en amour) je pense que c’est involontaire de ça part. Son enfance y est pour quelque chose. Et si ce n est pas avec moi,ce sera avec quelqu’un d’autre. Elle se met fort en avant et est très très appréciée des autres. Je me suis conformee petit a petit a elle et a ce qu’elle me demandais. Je couchais avec trop de garçons a son gout,alors je lui ai proposé de trouver « le bon ensemble. Mais elle me disais MOI je le saurais quand c’est le bon et je te le dirais donc ne t’ attarde pas avec ca. Elle critiquais ma façon de m’habiller,de me,tenir,de penser,d être si faible comme elle disait. Elle me rabaissai en publique,elle me disait que personne ne pouvais m’aimer plus qu’elle,que mes amis étaient nul et que les siens lui appartenait a ELLE. Elle me voulait pour elle seule et était toujours la pour moi,elle voulais que je sois comme elle mais qu’il y ai toujours conflit quelque part.Son ex et elle .c’était un grand ko et elle aime ca et en redemande,elle aime se sentir au dessus de la personne qu elle aime et qui l aime. Elle préférera quelqu un d encore plus dur a cuir pour que ca dure longtemps. Que pensez vous de sa manière de se comporter? (elle c’ est éloignée en voyant que finalement elle ne me faisait plus criser mais rendait indifférente ,elle a toujours eu peur que je ne l aime pas ,pas assez ,ou que je la manipule,…ce qui me fesait douter sur moi et a quel point je devais me dévouer a sa personne.Elle me disait que c’est par peur et par experience qu elle préférais prendre le dessus ,surtout en publique. Mais j’ai abandonné) Est il possible qu’elle accepte une remise en question?! Je me le demande.

  • Mazarine | 6 octobre 2014

    Désolée pour l’orthographe j ai encore du mal a bien manier mon nouveau portable

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