Comment prendre confiance en soi ? (2)

Par 28 Sep 2013 33 Commentaires

prendre confiance en soi
Parce que les articles sur la confiance en soi m’ont été réclamés, en voici un nouveau ! (D’une longue série, on espère.)

Il est inspiré d’un papier accroché au-dessus du bureau d’une amie. Il s’intitulait « Déclaration de vos droits personnels ».

Souvent, il arrive que nous nous sentions illégitimes à faire un certain nombre de choses : dire « non », changer d’avis, fonctionner autrement que par raison, etc.

Cette liste de droits nous remet les idées en place sur notre légitimité à ne pas « plaire », à ne pas être systématiquement conciliante et, finalement, à s’écouter.

Appliquer à l’Amour, il gagne encore en ampleur. Je vous laisse le loisir de le découvrir.

Déclaration de vos droits personnels, c’est ici.
Enjoy.

J’ai le droit de mon comportement, mes pensées, mes émotions et d’en prendre l’entière responsabilité

On devait se voir vendredi soir. Je lui ai envoyé un SMS afin de connaître l’heure de notre rencard. Pas de réponse. J’ai attendu un peu. Pas de nouvelles. J’ai appelé. Répondeur. Le silence radio a duré jusqu’au lundi.

Entre la colère et l’inquiétude, j’ai littéralement explosé quand il m’a (enfin !) appelé dans la soirée :

« Pourquoi tu te mets dans des états pareils ? Tu es trop susceptible !
– Mais de QUEL droit tu juges ce que je ressens ? De quel droit tu te permets de dire que mes pensées et sentiments sont inappropriés ?
 »

Qu’il lui convienne ou non, mes ressentis sont légitimes. J’ai le droit d’éprouver ce que je veux.

J’ai le droit de ne pas offrir de raisons ou d’excuses pour justifier mon comportement

J’étais bourrée hier. J’ai embrassé deux ou trois mecs différents. (Peut-être plus, mais je ne m’en souviens pas.)

J’ai la gueule de bois quand Sophie m’appelle. Elle me sermonne. Elle me demande pourquoi je me mets dans des états pareils. Elle me dit que je fais n’importe quoi, que je dois passer pour une « fille facile » .

Je l’écoute. Je souris. Et lui répond :

« Tu sais, je fais ce que je veux. Ça te plaît, tant mieux. Ça ne te plaît pas, c’est pareil. »

J’ai le droit de juger si c’est MA responsabilité de résoudre les problèmes des autres

Ma sœur déprime beaucoup suite à une perte d’emploi. Je l’ai donc invitée passer quelques jours chez moi. Et je la bichonne. Ensemble, nous reprenons son CV, ses lettres de motivations. Je sature de fluo les propositions d’emplois dans les journaux. Je lui dépanne un peu d’argent pour qu’elle puisse s’acheter des trucs à elle.

Bien sûr, avec le travail, ça me pèse.
Bien sûr, je n’ai plus vraiment le temps pour Doudou.
Ce dernier me reproche de trop m’investir, de me mêler d’une déprime qui n’est pas la mienne.

Pourtant, c’est bien à moi de juger si c’est MA responsabilité ou non de m’occuper de ma sœur !

(A contrario, on pourra me reprocher de ne pas venir en aide à un proche, un membre de la famille. Encore une fois, je suis la seule personne à pouvoir juger si assister un proche tient de ma responsabilité ou non.)

Autrement dit, la caravane passe et les chiens continuent d’aboyer.

J’ai le droit de changer d’avis

En boite de nuit, j’ai embrassé ce mec. Il me plaît beaucoup. Je décide d’aller chez lui dans l’espoir d’une folle nuit d’Amour. Arrivée à son domicile, nous nous embrassons encore. Mais quelque chose de mon excitation première a disparu. Je ressens l’envie de chastes caresses. Un gros câlin, en somme.

Il s’étonne de mon refroidissement. Je lui dis simplement :

« Désolée si tu es déçu, mais j’ai changé d’avis, je ne veux plus coucher avec toi. »

J’en ai le droit, et ce, sans me sentir coupable. La congruence cognitive n’est pas toujours un bon conseiller.

(Congruence cognitive : se tenir à une décision que nous avons prise dans le passé même si elle ne nous convient plus aujourd’hui.)

J’ai le droit de faire des erreurs et d’en prendre la pleine responsabilité

OK, il était canon. OK, je pense lui avoir plu. OK, ça valait sûrement la peine. Mais maintenant que je réalise que ce n’était qu’une passade et que je croise ses nouvelles conquêtes, je réalise : coucher avec mon voisin était une erreur.

Pas grave, l’erreur est humaine (et puis, l’erreur était sexy).
Je prends mes responsabilités. À la prochaine blonde qu’il ramène, je débarquerai en lingerie, en pleine nuit, taxer du sel à l’erreur.

J’ai le droit de dire : « Je ne sais pas »

Voilà qu’il me regarde tendrement, qu’il me prend la main. Nous contemplons un magnifique coucher de soleil. Je sens qu’il est mal à l’aise. Sûrement parce qu’il m’a déclaré son amour il y a quelques jours… et que je n’ai rien répondu.

Il serre plus fort ma main, avant de me demander :

« Dis, tu es amoureuse de moi ?
-Je ne sais pas.
 »

Peut-être a-t-il mal, mais c’est la seule réponse que j’ai à offrir.

J’ai le droit de dire : « Je ne comprends pas »

« Je dois être lâche, je sais. Je suis désolée de te dire ça par téléphone, mais je ne trouve pas le courage de t’en parler en face, pas envie de te voir pleurer. Anashka, je te quitte…
– Hein ?! Qu’est-ce qu’y dit ?! A pas compris !
– Je te quitte, Nashka.
– Allo ?! Allo ?! Je ne te comprends pas, ça capte mal.
– JE TE QUITTE !
– Non, décidément, je ne comprends pas. Je raccroche, hein. On entend mal. À tout à l’heure mon cœur.
 »

J’ai le droit d’être ILLOGIQUE en prenant des décisions

D’un côté, il y a ce gentil garçon qui me drague. Il est attentionné, doux, présent. Il est prêt à tout m’offrir pour que je sois heureuse.
De l’autre, il y a ce badboy qui m’en a toujours fait baver et qui veut revenir dans ma vie.

Forcément, n’étant pas prudente en amour, je me jette dans les bras du grand méchant loup que j’aime.

Bien sûr qu’on me ramassera à la petite cuillère. Je m’en fous, j’ai le droit d’être ILLOGIQUE !

J’ai le droit de dire : « Je m’en fous »

Voilà six mois qu’un ex me harcèle de message pour me récupérer. Tous les jours, il fait vibrer mon portable. Là, il désespère tellement qu’il en est au chantage au suicide :

« Si tu ne reviens pas, je vais me tuer »

Oui, j’ai tout à fait le droit de lui répondre :

« Mec, je m’en tamponne le coquillage »

J’ai le droit de dire « NON » sans me sentir coupable

Doudou est à genoux dans ce magnifique restaurant. J’aurai dû voir venir le truc, ça fait 4 ans que nous sommes ensemble. Il tend vers moi une boite en velours.

« Mon Amour, ma chérie, mon Ultime, veux-tu m’épouser ?
Heu…. Non. (Mais je veux bien un babybel.)
 »

 

Pour vous, quel est le droit le plus difficile à faire valoir ?

Anashka,
Qui n’a pas eu de Babybel.
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Commentaires (33)
  • bulle | 28 septembre 2013

    Le problème dans la confiance en soi c’est d’harmoniser ce que l’on sait, ce que l’on comprend, ce que l’on ressent, et ce que l’on est en Droit d’attendre…
    Du coup tout est un peu difficile à mettre en place… enfin pour mon cas…
    Mais bon, j’espère que tu as réussi à trouver un babybel Anashka ;-) !!!

    • Anashka | 29 septembre 2013

      J’aime beaucoup cette idée d’harmonie. Il y a quelque chose de présomptueux dans l’appel à la confiance en soi, comme si c’était un équilibre qui, une fois trouvé, était indémontable. Alors, qu’à mon sens, avec notre regard sur la vie, notre confiance se construit, déconstruit, affine, réinvente et interroge. Je sais que certaines personnes ont naturellement une grande confiance en elles, mais finalement, cette confiance a t’elle la souplesse de quelqu’un qui aura interroger sa compréhension du monde, les valeurs qu’il/elle en tire et son positionnement face à ça.A cela ajoute le droit à la part d’ABSURDE et d’IILLOGIQUE.

      De tous les droit, celui de l’illogisme, me parait le plus bienveillant. Car, finalement, il permet de se laisser aller à l’instinctif, de prendre des chemins de traverse et de voir ce qui en ressort. La sur-intellectualisation de la réalité pouvant être parfois handicapante.

      • bulle | 1 octobre 2013

        Je suis d’accord, a un moment il faut pouvoir ressentir et vivre ce que l’on ressent. Dans certaines situations je ne suis pas sûre que le manque de confiance en soi soit une mauvaise chose.. Et comme tu le dis le pouvoir de prendre des chemins de traverses est très important! Et la sur intellectualisation de la réalité EST handicapante et découle du manque de confiance en soi… Mais le pouvoir de s’interroger n’est-il pas ce qui fait de nous des êtres uniques???
        Désolée pour ce moment de philosophie… =D

        • Anashka | 2 octobre 2013

          T’excuse pas ^^

          Bien sûr que s’interroger nous fait grandir. Bien sûr qu c’est sain et nécessaire, mais il s’agit toujours de trouver un juste milieu dans les interrogations que nous nous posons. Qu’elles ne prennent pas toute la place, qu’elles ne se dirigent pas vers des questions sans réponses…

    • Anashka | 29 septembre 2013

      Et non, pas de babybel. :(

      • bulle | 1 octobre 2013

        Désolée pour le Babybel! Je t’en aurais bien envoyé par la poste, mais ils risquent de te les voler… ;-)

  • Stella | 28 septembre 2013

    J’adore cet article !
    Bon ya une grande partie de ce que tu dis que j’essaie déjà d’appliquer mais je suis pas encore au point au niveau de « mon comportement, mes pensées, mes émotions », mais bon ça se travaille tout ça !
    En tout cas cet article redonne la pêche et ça donne envie de ne pas se faire marcher sur les pieds et d’assumer complètement nos décisions, nos envies, etc !

    • Anashka | 29 septembre 2013

      C’est ce que j’aime appeler « notre légitimité à être ». C’est fou le nombre de fois où l’on se sent illégitime : parce qu’inutile, ridicule, mal-aimé… Alors, que chacun à sa place et son rôle à jouer. Mais, ce sentiment profond de légitimité, s’acquière, je pense, avec une tonne de petite choses. Il est multiple, difforme. Je ne pense pas que ce soit un bloc rigide.

  • boris | 29 septembre 2013

    Anashka : « Boris ! Si tu ne me donnes pas de Babybel je vais me tuer ! »
    Boris : « Noooooon, tiens Nashka voilà dix boites !!! »

    Mince, visiblement j’ai encore des progrès à faire… :(

    • Anashka | 30 septembre 2013

      Finalement, c’est pas très bon, les babybel.

      • boris | 2 octobre 2013

        Ben évidemment, il ne faut pas manger les dix boites comme ça…

        • Anashka | 2 octobre 2013

          Mais heu…

  • Amélie | 30 septembre 2013

    Je signe ta déclaration sans hésiter ;)

    Cela dit, quand on dit ou fait tout ça, on a quand même le droit (ou le devoir?) de mettre les formes pour ne pas non plus faire trop de mal à la personne en face…
    (Exemple, le « non – mais je veux bien un babybel » aurait sûrement du mal à passer dans la vrai vie ;))

    • Misstinguette | 30 septembre 2013

      Ca aurait peut-être du mal à passer mais, là, écrit, c’est très drôle ! ^^
      Sinon, moi, il y a une chose que je dois continuer à travailler : ne pas me justifier… j’ai encore quelques progrès à faire !!!
      En tout cas, merci Anashka pour tout ça !

      • Amélie | 30 septembre 2013

        Oui, c’est clair :D Moi aussi j’ai des progrès à faire ! Je devrais enregistrer la déclaration et me la mettre en boucle la nuit ;)

        • Anashka | 1 octobre 2013

          Rien ne t’empèche de copier les grands titres et les laisser dans ta chambre. J’ai quelques jolis textes comme ça, chez moi. ^^

      • Anashka | 1 octobre 2013

        :)

        Toujours très difficile, j’ai du mal aussi.

    • Anashka | 1 octobre 2013

      Il n’y a aucune obligation en soi à ne pas blesser moralement les autres (les blessures sont le jeu des relations humaines). Le reste, c’est de l’éthique, ce sont des valeurs. Toute la difficulté à mon sens, c’est prendre la juste mesure entre « j’ai tout à fait le droit de faire ça, mais j’y met les formes » et « je ne dis pas ça, parce que je pourrais blesser l’autre et il pourrait ne plus m’aimer » et finir par ne jamais rien dire.

      • Biscuit | 12 novembre 2013

        Chuis totalement d’accord avec toi. C’est un superbe article. Bravo Anashka ! :D Dans la foulée, j’espère que tu vas bien !

        • Anashka | 12 novembre 2013

          Oui, je vais bien. Merci ^^

  • Gaylord | 30 septembre 2013

    Le gros problème de la confiance en soi est aussi le suivant : dans quelle mesure notre force et notre autonomie suffisent-ils pour la fonder ? Pour être plus précis : une vraie confiance en soi est-elle possible sans nous en remettre à la bienveillance d’autrui?

    Je pense que si la base de la confiance est l’amour de soi, cet amour de soi ne peut pas émané que de soi, on ne peut pas se prodiguer à soi-même son propre amour. L’énergie que l’on se donne ainsi n’est pas de l’amour. Ainsi je pense qu’il faut assumer notre dépendance envers autrui et nous en remettre à sa bienveillance. Contrairement à ce qu’on pourrait penser de nos jours nous sommes plus que jamais dépendants du jugement d’autrui, mais à condition de ne prendre au comptant que les jugements bienveillants.

    • Misstinguette | 30 septembre 2013

      Je suis, en partie, d’accord avec toi. Personnellement, si je prends comme exemple la « séduction », je n’ai commencé à prendre confiance en moi qu’à partir du moment où j’ai vu les yeux brillants d’un homme sur moi… avant ça, je n’avais pas du tout confiance en moi… après ça, je n’ai pas hésité à fixer les gars qui me plaisaient, voire prendre les devants pour arriver à mes fins (ou faims ! ;) )
      En revanche, j’ai compris que j’avais le droit de dire « non » quand j’étais en 1ère et je n’ai pas hésité à m’en servir (exemple (beaucoup plus tard que le lycée) : un gars qui ne voulait pas mettre de préservatif… il a vite compris que c’était « préservatif » ou « rien du tout »).
      Donc je pense qu’on peut mettre en place soi-même, (assez) facilement, certains aspects de la confiance en soi mais que, en effet, pour d’autres, on dépend des autres.

    • Anashka | 1 octobre 2013

      Hum… je pense qu’il y a là une part de la confiance en soi : bien sûr que le regard bienveillant des autres comptes.
      Mais la confiance en soi peut jouer sur plusieurs domaines :
      – j’ai confiance en mes capacités sportives : parce que je suis le premier au foot, pas besoin de bienveillance, simplement de gagner.
      – j’ai confiance en ma capacité à travailler
      – j’ai confiance en ma capacité à m’intégrer dans un groupe, à me faire des allier
      – j’ai confiance en ma capacité à plaire, à séduire, à faire tomber amoureux
      – j’ai confiance en ma culture, en mon niveau intellectuel, en mon esprit d’analyse
      – etc…

      Je pense que la confiance en soi se nourrit toujours du regard des autres, mais pas nécessairement de la bienveillance. Je sais que je suis jolie, sociale et que j’ai du succés dans la jalousie des autres filles. Je sais que je suis bon dans tel sport, parce qu’on veut être dans mon équipe. Je sais que j’ai du succès social parce que certaines personnes me prennent en modèle… Etc. Tout sauf de l’indifférence, mais pas nécessairement de la bienveillance.

      • Gaylord | 1 octobre 2013

        A mon avis, les types de reconnaissances que l’on peut avoir pour soi (capacités intellectuelles, beauté physique…) ne relèvent pas de ce qu’on peut véritablement appeler de la confiance; enfin, si, ils en relèvent si on prend le concept de confiance dans sa logique individualiste, tel qu’il est pensé dans des sociétés comme la nôtre, dans lesquelles les individus conquièrent leur liberté et leur épanouissement dans la recherche d’une indépendance complète à l’égard d’autrui, pour ne pas être à sa merci, en cherchant à se régénérer par un simple contentement de ce qu’ils sont à leur propre regard, comme si le regard qu’on se porte pouvait être réellement notre regard, pas le « leur » et ainsi suffire à nous renforcer. C’est alors en nous reconnaissant certaines qualités, en prenant la place d’autrui pour nous regarder, nous contempler, que nous nous admirons ; en nous comparant aux autres avec ce regard, qu’on se donne de la valeur et qu’on est satisfait de ce qu’on est. Dans ce cas, nul bienveillance de la part d’autrui n’est requise, c’est vrai. Le seul fondement de notre confiance n’est pas l’amour que l’on a en soi mais l’admiration que l’on nourrit pour soi en nous comparant aux autres, sans entente et coopération avec eux. Cette confiance apparente, à mon avis, est insuffisante, trop faible, trop narcissique.

        Pour mettre à l’épreuve une vraie confiance en soi, il faut être dans une relation amoureuse, un rapport à l’autre. C’est alors que bien des choses cachées, des failles dissimulées, peuvent apparaître. Celui qui s’admire, a une grande confiance en lui dans sa vie quotidienne, en solitaire, une fois en couple, peut être terrifié, instable, fuyant, trouver un gouffre en lui, une peur lancinante d’être abandonnée. Au contraire celui qui se sent aimé d’autrui n’a pas besoin d’admirer ses qualités, l’amour donné par autrui est une source de confiance en soi beaucoup plus forte et revigorante que la première, en somme très pauvre.

        • Anashka | 2 octobre 2013

          Je ne donne pas autant de pouvoir à l’amour et surtout pas celui de la stabilité dans la confiance en soi.
          Cette confiance en ses qualités se construit -tout de même- dans le regard des autres. Elle est plus stable parce qu’elle ne dépend pour s’améliorer que de nous (contrairement à l’Amour). Autrement dit, l’autre fait nécessaire miroir, mais ce miroir est stable. Et c’est l’image qu’il y a dedans que nous construisons.

          L’Amour donné par autrui sera toujours insatisfaisant, imparfait et nous ramènera toujours avec violence à notre propre incomplétude. Même s’il nourrit peut-être quelque chose de plus profond.

          (Notre premier point de désaccord, je lève mon verre à celui-ci ^^)

          • Gaylord | 3 octobre 2013

            S’attribuer une qualité relève toujours d’un « accident », d’une situation ne dépendant que partiellement de soi. Personne n’incarne la beauté, l’intelligence, ou autre chose, si bien qu’il peut se les donner de manière stable quand elles lui sont attribuées, tant qu’un autre incident, une autre situation sociale, ou événement, ne l’en dépossède pas. Les qualités vont et s’en vont, on ne les possède pas, nous n’en sommes pas propriétaires. Elles ne constituent pas un support durable sur lequel construire notre estime. Si notre personne n’a quelles pour se fortifier, le jour où elles s’en vont, notre être se fissure. Des gens heureux un temps, après leur chatoyante jeunesse, peuvent soudainement basculer en enfer, ne comprenant pas que la cause de leur mal être vient justement d’une conception erronée de ce que c’est qu' »être ». Un temps, il existaient positivement, un autre temps n’est que remords, nostalgie de ce qu’ils étaient. Si j’étais père, par principe d’éducation, je reconnaîtrais volontiers les exploits d’un enfant, mais jamais je ne le tancerait à en réaliser sous prétexte qu’il en faut pour qu’il ait confiance en lui. L’humilité est un vecteur plus certain de bien être que le contentement de ses qualités.

            Il faut prendre appui sur autrui et sa bienveillance. Il existe des relations amoureuses paisibles. Il y a des gens que l’incomplétude ne fait pas souffrir comme tu le penses dans leur couple. L’objet de leurs désirs n’est pas de combler les leurs, mais celui de l’autre. Il y a des amours sereins, forts, mais ils ne donnent peut-être pas assez de papillons dans le ventre. Ils ne créent l’adrénaline qui, en faisant alterner angoisse, anxiété et récompense, apaisement, crée un rapport bouleversé constant à la réalité, donc en somme une addiction. C’est un peu violent ce que j’affirme, mais il se pourrait que la plupart d’entre nous se complaisent dans une manière d’aimer à peine plus élaborée que la relation qu’entretient toxico avec sa drogue. Il n’y pas que la psycho et les neuroscience pour penser l’amour.

          • Anashka | 3 octobre 2013

            L’Amour dégage des hormones dans le cerveau, les mêmes que certaines drogues durent. Tu parles de deux amours (et beaucoup en témoigneront ainsi), l’Amour installé, de confiance, d’acceptation de l’autre et de tendresse indéfinie VS l’amour passion (qui brûle tout). Alors que le premier amour se construit sur le second, il y a des amours passions sans déchirure. Peut-être l’as-tu vécu, un regard, une incompréhensible résonance, un mot, une irraisonné évidence. Le sentiment que tout vient faire sens à ce moment précis. Que tu trompais avant ça. Et, si l’autre est dans la bienveillance, si cet amour dépasse le désir d’être aimé projeter sur l’autre, peut se construire une autre histoire.

            Je balance sur mon discours sur l’Amour. Mais, force est de constater, que cet émotion, ce ressenti pur de tendresse pour un « presque » inconnu. Ce désir de ne rien attendre d’autre et ce plaisir à se dire « putain, cette personne-là existe, elle a existé »… Je les prend pour base de tout ce qui doit se construire après.

            Le reste, c’est de la communication. C’est de la tempérance dans ses projections. C’est de la compositions avec une grande partie des désirs inconscients qui remonteront à la surface. Mais, pour que tout cela se mette en route, le seul désir du couple (et de l’amour tendresse) ne suffit pas. Il FAUT, à mon sens, quelque chose qui vienne ébranler le réel. Quelque chose d’incompréhensible, de plus grand que soi qui fasse moteur.

            J’ai beaucoup de mal à l’exprimer, parce que les évidences se passent de mots. Parce que l’hyper-intellectualisation perd de son sens dans ces moments-là. Tu ne supposes rien, tu n’hypothèses ni n’expliques rien et pourtant tu as accès à un savoir dont le contenu t’échappe.

            Je crois profondément en cet amour et je le pense constitutif pour qui s’est s’en nourrir. Parce que ce sont la douceur, la tendresse de tes ressentis propres qui te nourrissent (plus que le retour que l’on t’en fait). Je pense le besoin d’estime/amour/reconnaissance plus pauvre que cette expérience-là.

            Mais encore une fois, l’estime est multiple. Peut-être parce que je me sais aimée, entourée, estimée, je n’en fait pas une pierre de voûte.

  • Cam | 9 octobre 2013

    Super cet article ! ^^

    Si j’arrivais un peu plus à m’imposer, ce serait bien. Pleins de choses la dedans que je n’oserais pas faire , trop gentille je crois ;) ( trop bonne, trop conne ! )

    • Anashka | 11 octobre 2013

      Regarde les deux avant dernier article sur le TEASING et PRIZING, ils sont de bon compléments.
      Comment tu pourrais t’imposer plus ?

      • Cam | 14 octobre 2013

        J’y vais pour les deux autres articles ^^

        Je ne sais pas comment m’imposer, mais je sais que j’ai besoin de prendre confiance en moi, limite ça urge.

        Du coup, j’ai une deuxième question. Par exemple, j’ai toujours l’impression qu’il faut que le gars fasse un premier pas vers moi. Pas qu’on me cours après non. Non juste qu’on fasse le premier car de cette manière je suis sûre que j’ai plu un minimum et dans ce cas je me sens plus en sécurité pour pouvoir alors faire moi même le deuxième pas.

        Tiens ces derniers temps, je croise le regard plusieurs fois d’un type à la fac. Il sait très bien qui je suis, et je sais à peu près qui il est car on a des amis en communs. Même si je le trouve mignon, je ne veux pas aller vers lui car je me demande toujours pourquoi il ne l’as pas fait. C’est que je ne lui ai pas tapé dans l’oeil, du coup je next rapidement. Et c’est répétitif cette situation avec pleins de types.

        Peut être que je dégage pas une bonne image ? trop froide , qui donne pas envie d’aller vers moi ? Certaines copines m’ont déjà sortit ça avant de me connaître. Du genre « Franchement Cam, je pensais pas que tu me parlerais un jour toi !  »

        C’est incompréhensible mon truc, je ne sais pas si tu m’as comprise ^^

        • Anashka | 15 octobre 2013

          Oui, il y a une discussion sur ça, actuellement sur le forum « paraitre froide ».
          Mon postulat, quand je croise un garçon qui me plait un peu, c’est que tant que je ne l’ai pas séduis (entend par là aborder, discuter avec lui… sans même sortir le grand jeu) et bien il n’y a pas de raison particulière pour qu’il vienne vers moi. Il peut me trouver jolie, mais ça ne suffit pas, surtout que beaucoup d’hommes sont relativement timides. Un peu comme dans l’emploi, parfois tu as la chance qu’un employeur te lance AVANT que tu es postulé, mais le plus souvent, il faut tout de même faire la démarche.

          Et, aller à la rencontre de l’autre, ce n’est pas risquer le râteau, puisqu’il s’agit pour toi AUSSI de voir ce qu’il vaut derrière l’image que tu en as construite. Au pire, si le feeling ne passe pas, tu pourras NEXTER tout aussi vite.

          (Ps : j’attends toujours e lire ton journal).

          • Cam | 17 octobre 2013

            Ah je n’ai pas vu ça sur le forum, je vais jeter un œil.

            C’est vrai qu’il n’y pas de raisons particulières pour qu’il vienne. Après , je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Si je dois lui sourire, le regarder, … Aller lui parler je ne sais pas si j’en suis capable.
            Passer par les réseaux sociaux, j’hésite aussi, c’est bof.

            Bref, je n’ai jamais dragué.

            ( promis , le journal arrive ^^ )

          • Anashka | 18 octobre 2013

            Non, tu le regardes, tu lui souris et s’il te rend ton sourire, tu lui fais coucou de la main avec un sourire encore plus grand. Il devrait comprendre le « ABOOOOOORDE MOI !!!!!! » mental.

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