Comment devenir une femme fatale ?

Par 5 Sep 2013 49 Commentaires

devenir une femme fatale
La femme fatale est – a priori — la séductrice par excellence.

Devenir une « femme fatale », c’est pousser l’art de la séduction féminine à son paroxysme. Mais, en sommes-nous toutes capables ?

Car, souvent, la femme fatale c’est l’autre. Rivale ou modèle, elle nous renvoie à nos échecs, à notre timidité ou à nos amours en lambeau.
C’est cette femme dangereuse, insaisissable, adulée par les hommes, jalousée par les femmes.

Qu’il est difficile, pour beaucoup, de se projeter dans ce rôle-là !

Si une part de nous y aspire peut-être, nous serions bien incapables de savoir comment s’y prendre.

Devenir une femme fatale, mode d’emploi. C’est ici.

Enjoy.

 

Une femme fatale, c’est quoi ?

Dans l’imagerie populaire, la femme fatale est une croqueuse d’hommes.

Si elle utilise le pouvoir de la sexualité (sensualité) pour parvenir à ses fins, elle ne se « donne » jamais complètement. Il y a quelque chose d’elle qui échappe sans cesse à celui qu’elle convoite.

femme fatale serpent

Séductrice par excellence, elle est associée au serpent (le signe chinois « serpent » est d’ailleurs celui de la séduction) et au poison, par lequel, dans la littérature, elle assassine ou se suicide.

La femme fatale est dangereuse pour l’amoureux. Elle le conduit jusqu’à la folie et parfois même la mort. L’homme le plus « sage » en perdrait la raison.

Si nous la rencontrons dans de nombreux mythes, récits et films, elle semble plus rare dans la réalité.

 

La femme fatale, un fantasme masculin ?

Julien Gracq disait « Si la littérature n’est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures en perdition, elle ne vaut pas qu’on s’en occupe »

Nous connaissons cette dichotomie masculine pour les femmes qui, malheureusement, a traversé les âges : la « vierge » et la « putain ».

La femme fatale, évidemment, se classerait dans le second groupe. Mais, l’homme ne pouvant décemment s’amouracher d’une « putain », il l’habille d’un talent de séduction tel qu’il a le droit d’y succomber.

Femme fatale peinture

Ainsi, l’homme d’autrefois peut justifier son Amour pour celle qui ne sera pas « sa femme » et dans le même temps, justifier l’abandon inévitable qu’il lui fera subir. (Sans cela, aucun retour à la raison possible.)

 

La femme fatale, une femme inventée pour les femmes ?

Mais peut-être la femme fatale exprime le droit de se revendiquer à séduction libertine pour les femmes.

Elle semble, effectivement, être le pendant féminin du Don Juan : une collectionneuse, une joueuse, une amoureuse de la séduction.

Cependant, on peut noter quelques différences avec son pendant masculin :

 

  • Si Don Juan (ou le moderne Barney) séduit par Amour du jeu et de la conquête, la femme fatale semble être AVANT TOUT une « créature en perdition » qui séduit pour trouver une place sociale (on pensera à Cléopâtre).

 

 

  • De même, si Don Juan utilise l’intelligence du discours (et Barney, le retord de la stratégie), la femme fatale séduit par ses charmes : son physique, son attitude, sa beauté… Elle se fait objet de désir et de convoitise quand le séducteur est sujet de débauche.

 

Nous penserons, en exception, à Merteuil des « Liaisons dangereuses ».
Fine stratège, elle manipule Valmont pour le tenir dans sa coupe. Dans une de ses lettres, Merteuil dira qu’elle cherche à sortir de la difficile condition féminine qui est la sienne et qu’elle n’a d’autres armes en ses mains que la séduction.

La conclusion du livre punira cet affront par le dévoilement de son libertinage et la perte de l’honneur qu’elle avait si durement conservé jusqu’alors.

Être une femme fatale, d’accord. Mais, une femme fatale discrète.

 

Des stratégies dangereuses

Si nous devions décrypter les stratégies de la femme fatale, la plupart appartiendraient à ce que certains appellent la « Dark Séduction ». Celle où l’on joue avec les émotions de l’autre.

Le partenaire perd sa place de sujet pour devenir un objet à conquérir.

La femme en question elle-même se transforme sous le poids des masques et de la mise à distance de l’autre. Elle finirait par ne devenir que sa propre caricature : un objet de convoitise.

Souffler le chaud et le froid

S’il y a une experte de cette technique, c’est bien elle. Un instant, elle est éperdue, fragile, fascinée par l’homme en face d’elle. Et, l’instant d’après, la voilà froide et distante rejetant l’homme à ses pieds.

« Y’a des dents de lait quand elle sourit, quand elle chante.

Et des dents de loups quand elle est furie, qu’elle est méchante »

Brassens

Tout un article sur le chaud-froid ici.

De « l’hypersexualisation »

Tout l’art de la femme fatale est d’insinuer la relation charnelle par chacun de ses mots, de ses mouvements, de ses regards… Sans JAMAIS l’expliciter.

Pour le rappel :
La sexualisation est une technique courante de séduction. Il s’agit d’exciter avec subtilité l’imagination de l’autre, de l’amener à se projeter sous le satin des draps (ça marche avec la couette Ikéa).

L’article en complet ici.

Un body langage explicite

Femme Fatale salomé

Et voilà Salomé qui exige la tête de Jean Baptiste pour une danse….

Nous sommes en plein dans le mythe de la femme fatale, où le corps, son attitude, sa mouvance excitent les sens jusqu’à la mort.

Nous le voyons :

  • ce regard sombre, provocateur qui défie l’interlocuteur
  • cette démarche langoureuse, bercée par l’ondulation des hanches
  • cette voix chaude, profonde, aux silences assumés
  • le rire moqueur qui raidit l’espace
  • la lenteur de certains gestes (remettre des cheveux en place, laisser glisser un bracelet…) qui fascine le voyeur.

Dans le BL (Body Langage ou langage corporel), le plus grand talent de la femme fatale est la lenteur. Elle prend le temps offrant une autre grâce à chacun de ses mouvances. Beaucoup de strip-teaseuses utilisent cette latence-là.

Et le look ?

femme fatale cigarette

 

  • Bien sûr, la femme fatale, c’est belle qu’on l’imagine.

 

On pense à « Nana » de Zola. Cette actrice sans talent, un peu idiote, mais à la beauté telle que chaque homme croisant sa route y succombe.

(Elle aussi sera punie pour avoir tant plu aux hommes. Une petite vérole défigurera son visage. La femme fatale est peut-être la femme que les hommes aiment à détester.)

 

  • Bien sûr, la femme fatale, c’est « féminine » qu’on l’imagine.

 

Avec le super combo : talons, lingerie, robe moulante, rouge à lèvres, cigarette, parfum.

La femme fatale sait érotiser son corps. Pourtant, la provocation d’un regard, d’une attitude peut pardonner un Jean troué accompagné de l’indémodable suit informe qui tient si chaud.

De quoi s’interroger sur ce qu’est ou non une belle femme.

 

La femme fatale et les hommes

On l’aura compris, ce n’est pas pour l’Amour que la femme fatale agit, mais par appât du pouvoir.
Elle s’est inscrite dans la littérature à des époques où elle ne possédait aucun droit citoyen (vote, indépendance, travail, etc.). Sa seule arme était alors le désir qu’elle provoquait.

La séduction n’a jamais été une fin pour elle (à la différence de Don Juan ou Barney), mais un moyen de mener un bras de fer avec les hommes.

Bien loin d’elle sont l’Amour, le partage, la rencontre ou encore la tendresse désintéressée… Non seulement la femme fatale ne se « donne » jamais complètement, mais elle prend. Elle vole à l’autre dignité et preuve de sa soumission.

 

Pourquoi la femme fatale est-elle toujours objet de fascination ?

(Et ce, même pour les femmes)

 

  • Elle présente une séduction active. Elle contrôle le jeu qui se met en place avec son prétendant. On ne peut que souligner le courage de la démarche.

 

 

  • Elle ne semble pas souffrir de l’Amour. Elle obtient ce qu’elle veut. On ne se la représente pas aux proies d’un douloureux OI (fixette aiguë) attendant nerveuse que son iPhone daigne vibrer.

 

 

  • Elle nourrit nos désirs de vengeance. Le cœur encore brisé, hommes comme femmes, nous désirons parfois faire mal à tous les représentants de l’autre sexe. Ne serait-ce que pour exprimer notre colère, notre déception et le sentiment d’humiliation qui accompagne (parfois) une rupture douloureuse.

 

 

  • Elle fait toujours modèle. Dans les pubs, dans les films grands publics, c’est souvent la femme fatale, inaccessible étoile que l’on voit. Pourtant, dans les films actuels, elle finit toujours par se soumettre au héros, car elle l’aiiiiiiiime.

 

(Dommage. Je l’aime fatale, moi, la femme fatale.)

 

En conclusion

Se nourrir de certaines techniques propres à la femme fatale n’est pas une mauvaise idée en soi. Son courage à être actrice de la séduction, son jeu de lenteur dans l’attitude, cette capacité à ne pas se donner tout de suite corps et âme… peuvent permettre de faire succomber l’autre.

Mais, elles s’inscrivent dans le jeu (de pouvoir) bien plus que dans la rencontre. Il s’agit de dominer l’interaction, de posséder l’âme du partenaire. Et, nous le savons posséder, ce n’est pas aimer.

De plus, se plaçant en objet, la femme fatale interroge sur le rôle joué dans l’acception de cette terrible, affreuse, et erronée dichotomie : « vierge » VS « putain ».

Est-elle encore symbole d’une « putain » que l’on peut aimer (parce qu’envoûtante) ? Ou s’extirpe t’elle de cette triste division en revendiquant un droit au Donjuanisme ?

 

Et vous, que pensez-vous des femmes fatales ? Bonne ou mauvaise idée de s’en inspirer ?

Anashka,

Trop vieille pour ce genre de folies

(ou pas)

 


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Commentaires (49)
  • Gaylord | 5 septembre 2013

    Depuis le temps qu’il aurait fallu que je l’écrive, Anashka, tes articles sont toujours très clairs. Et celui-ci est très bien présenté. J’admire aussi l’esprit critique avec lequel tu t’efforces de répondre à tes questions.

    Voilà ce que j’ai pensé après lecture.

    Il ressort de cet article qu’on ne peut définitivement pas souhaiter à une femme d’être une femme fatale (comme on ne souhaitera pas à l’homme d’être un Don Juan). L’un et l’autre jouissent d’une immunité au sentiment amoureux que seule une grande souffrance leur permet d’acquérir. Cette souffrance, personne de sensé ne la souhaite, alors que beaucoup fantasment sur ces deux figures héroïques de la séduction. Et il ressort aussi, finalement, que la séduction ne peut pas être pratiquée simplement pour elle-même, comme un jeu, une distraction, elle dissimule toujours un autre enjeu, lui pris sérieux, qui est celui d’être reconnu comme une personne désirable (puisqu’elle ne s’abandonne pas, elle compte restée désirable) et non forcément comme une personne estimable (au sens donné par le dico : qui mérite, suscite l’estime pour ses qualités intellectuelles, ses vertus morales). Une séductrice ne veut pas être estimée, ce n’est pas au jugement éthique de l’homme qu’elle s’adresse, mais à sa libido, son désir… Son but est de posséder, pour cela elle doit asservir en étouffant la liberté de l’homme.

    Donc la grande séductrice ne pourra pas conquérir celui sur qui la séduction n’a pas prise, celui dont l’intérêt pour quelqu’un n’est suscité que par l’estime qu’il peut lui inspirer. La séductrice parfaite n’aura sous son emprise que des individus mous, sans volonté, sans résistance, des âmes faibles, autant dire définitivement pas quelqu’un qui lui donnera des remords et amorcera en elle une nouvelle croyance en l’amour.

    Vous l’avez deviné j’ai simplement profité d’une occasion de plus pour écorner subrepticement le culte voué à la séduction. Je ne méprise pas du tout la séduction, je méprise son culte.

    • Anashka | 6 septembre 2013

      Vous l’avez deviné j’ai simplement profité d’une occasion de plus pour écorner subrepticement le culte voué à la séduction. Je ne méprise pas du tout la séduction, je méprise son culte.

      Oui, je vois ça. ^^

      On retrouve dans la littérature (je pense à « Nana » de Zola) des hommes censés, qui perdent la raison pour cette « grande séductrice ». D’ailleurs, ce qui est très intéressant avec ce personnage, c’est qu’elle n’allie comme stratégie uniquement : la beauté, le caprice et la capacité à ne s’attacher vraiment à personne.

      Plus que souffrance, c’est une indifférence à l’amour. La recherche n’est pas là, elle n’est pas dans le partage et la relation amoureuse. Mais est-ce forcément synonyme de souffrance ? Pour moi, la question reste entière… Je ne voudrais pas trop rapidement faire le raccourcie.

      Ce qui est intéressant dans la dichotomie estimable/désirable, c’est que dans le premier cas la personne est SUJET de l’estime qu’elle provoque et dans le second elle de vient OBJET, même si c’est un objet qui prend le pouvoir sur celui qui est sujet au désir.
      Il reste néanmoins que je n’opposerai pas les deux termes dans la relation amoureuse. En amour, l’autre est toujours un peu OBJET de désir, de nos projections et de nos attentes. Comme il est sujet d’estime. L’Amour demande sa part d’idéalisation et elle se relève dans l’entremêlement de ces dynamiques (l’estime et le désir). Ne pas les séparer, permet d’éviter la triste dichotomie de la Vierge (que l’on estime et encense : je pense à Marie dans la religion catholique) et la putain que l’on désir et méprise.

      D’ailleurs, c’est peut-être l’indivision des deux dynamiques, qui provoquent la folie face à la séductrice (ou au séducteur) chez l’homme (la femme) la plus raisonnable (dans le sens « raison »). En cela, je ne pense pas que la séductrice et le séducteur, n’ont sous leurs coupes que des personnes molles, si elles tentent par avec le désir de provoquer l’estime (et je ne pense pas les deux si dissociables). Penser que le séducteur/ la séductrice n’acquièrent (oui, de possession) que des personnes « faciles », c’est rejeter les mécanismes complexes qu’ils mettent en jeu dans la relation à l’autre.

      Et finalement, rejeter la souffrance de celui/celle qui se « serait fait avoir », en accusant sa propre faiblesse.

      • Gaylord | 6 septembre 2013

        Ces hommes sensés qui perdent la raison n’étaient sans doute pas les plus sensés. Il y en a certes parmi eux qui peuvent être trompés. Toutefois, si on a tous la même structure psychique, ses instances travaillent différemment selon les individus. Sous l’emprise de la séduction, certains perdent effectivement leur raison. Mais il y en a qui ont un surmoi proéminent, ce surmoi conditionne leur désir et altère l’emprise de la séduction sur eux, ils ont besoin d’idéaliser quelqu’un pour le désirer et à supposer que la séductrice ayant finement travaillé à paraître estimable les trompe dans un premier temps, en un tour de main, c’est la gorgone qu’il voit, un être jugé par eux comme faible et déchu, n’ayant plus la valeur requise pour être désirée.

        C’est ce que vivent des gens qui croient aimer quelqu’un de bon, généreux. Cette personne les trahit et boum !

        Estimable/désirable (ou disons plutôt sujet/objet car l’estimable est désirable; je te remercie d’avoir introduit cette distinction plus juste): bien sûre que dans une relation amoureuse on n’oppose pas les deux termes pour en retenir un excluant l’autre, on ne les oppose que par abstraction, autrement on ne peut rien penser de la complexité du rapport amoureux, rien de ce qui caractérise davantage tel rapport amoureux plutôt qu’un autre. Il reste quand même que si on ne les oppose pas, comme tu l’as écrit c’est parce que l’autre est objet de désir et sujet d’estime, et l’amour requiert sa part d’idéalisation dans le désir autant qu’un désir de ce qui transgresse cet idéal. Mais j’insiste, c’est leur nature, certains hommes ne sont pas enclins à « bander » devant une prostituée (à moins que, pris d’une immense compassion pour elle, il ne l’idéalise) la composante idéalisatrice de leur désir est très forte, peu importe d’avoir un objet, ils veulent plus que tout un sujet, et seule une femme ayant une composante équivalente pourra évidemment se joindre à la leur. Rappelons-le, le désir peut autant être charnel que spirituel, et l’un d’une manière plus forte que l’autre, donc ce qui est estimable peut être très désirable. C’est pourquoi je persiste : la séductrice ne garde sous sa coupe qu’un mou, une loque. Mais nul ne sait le pouvoir qu’il a d’être fort et résistant, on ne découvre notre force que dans une situation de crise, il faut être tenté pour voir si vraiment on peut résister. Mais c’est un peu réac aujourd’hui de croire en de telles aptitudes humaines, la philosophie n’aime pas relativiser ce que la psycho relativise des facultés de l’homme.

        • Anashka | 8 septembre 2013

          la philosophie n’aime pas relativiser ce que la psycho relativise des facultés de l’homme.

          Je lis, je trouve ça beau, je garde sous le coude et j’y répond une fois digéré et bien compris :D

          Sinon, je pense qu’un des pièges de la séductrice/du séducteur, piège qui fait que la mollesse n’est pas nécessaire pour en tomber raide dingue, c’est qu’ils ne sont pas QUE le masque qu’ils donnent à voir. Comme tout un chacun, il y a une personnalité, quelque chose qui fait dynamique et subjectivité. Même si le séducteur/ la séductrice, va jouer un jeu de caché/dévoilé, dans les interstices, la vraie personnalité (une sincérité) se révèle. Et, au fin observateur, il es possible que ces morceaux de vrais fassent succomber (et peut-être d’autant plus qu’ils ne sont pas accessible au tout venant, mais seulement à celui qui y prêtera garde). A cet homme/ cette femme qui « voit à travers les masques », la situation amoureuse sera d’autant plus violente que le séducteur/ la séductrice se refuse à être vu (et rejettera avec plus de force). Qu’il serait facile de se penser lâche si l’on abandonnait !

          Sinon, je séparerais la prostituée de la séductrice… Je pense les dynamiques de relations à l’autre très différentes.

          • Gaylord | 10 septembre 2013

            C’est beau cette idée de voir à travers le masque du séducteur ou de la séductrice.

            Mais alors, ce n’est plus d’une séductrice que l’homme tombe amoureux, mais d’une personne dont justement il perçoit les failles, la fragilité, le manque d’amour dont il peut croire qu’elle souffre. S’il est épris d’elle et la désire intensément, ce n’est plus la femme fatale qu’il voit, mais une femme comme une autre, qui persistera peut-être à jouer son rôle de séductrice, qui n’aura plus conscience de la raison pour laquelle elle a une emprise, en tout cas absolument pas en raison de ce qu’elle croit pouvoir paraître. Comme quoi personne n’a la maîtrise absolue de son image, cette dernière finit toujours par nous échapper, l’autre en fait ce qu’il veut, c’est pourquoi vouloir la maîtriser peut rendre fou, on oublie notre altérité, le regard de l’autre n’existe plus, aucun amour n’est plus possible. Car l’amour requiert une forme d’abandon de soi, même si le risque de la souffrance est inévitable. Une personne obnubilée par son image n’est plus dans la réalité; elle est dans une image de ce qu’elle voudrait que sa réalité soit. Elle ne veut pas être aimée, un peu dépossédée d’elle-même. Je suis un peu passer par là, et c’est un fait commun dans notre société que beaucoup de gens expérimente ce malentendu.

          • Anashka | 10 septembre 2013

            Une part de l’Amour ressentie viendra de ce que l’autre (le regardant) croit percevoir et comprendre de l’autre. L’autre part de cette amour viendra de l’échappée, de la fuite de l’authenticité. Rien ne nourrit mieux l’Amour (par le biais du désir) que l’inaccessible étoile.

            Alors, si le porteur de masque n’a pas conscience d’être aimé par delà le masque, il sait aussi que le faisant tomber, il se donnera et risquera de perdre la quête du regardant, de l’amoureux.

            De cela, je te l’accorde, il n’y a que souffrance (passion?). Pour les deux amants qui ont peur de se perdre à s’offrir. Ou peur de perdre l’autre à le voir s’offrir (car l’on ne désire rien moins que posséder l’objet de notre désir…)

            (Sinon, le jeu de masque, le jeu de dupe… oui, je connais aussi. En sortir, c’est aussi douloureux que riche)

  • ??? | 5 septembre 2013

    Si la plupart de tes articles sont intéressants, je suis d’accord avec Gaylord, ce n’est définitivement pas un exemple à suivre. Car ces deux figures de la séduction utilisent leurs sentiments, leurs craintes, et leurs espoirs pour obtenir ce qu’ils souhaitent, du sexe pour le dom juan, du pouvoir pour la femme fatale.
    Barney Stinson, avant de devenir un dom juan, a été largué par sa petite amie et ce de manière abjecte.

    Toutefois, là où je diverge d’avec Gaylord, je pense que certaines de leurs victimes s’en tirent, soit parce ces séducteurs les ont laissé filé soit qu’ils aient fui. ils risquent d’en venir à haïr le sexe opposé ou même de devenir ce qui les avait tant fait souffrir.
    Ceux qui perpétuent cette figure séducteur/cible, c’est le couple sadique/ masochiste: le sadique prend le pouvoir sexuel sur le masochiste, le masochiste abandonne le pouvoir sur ses choix sexuels. La douleur n’est qu’un moyen de prendre le pouvoir.

    Quand à Cléopâtre, elle était déjà reine (pharaon) de son pays, et sa fin s’est mal terminée: elle provoqua la chute de son mari Marc-Antoine et se suicida par poison.

    Ce n’est donc pas une figure similaire au dom juan, puisque le dom juan n’a pour seul objectif que le sexe; c’est très secondaire pour la femme fatale, puisque c’est le pouvoir qu’elle recherche pour elle-même. Elle ne vit pas de relation avec l’autre mais elle ne cherche chez lui que des avantages qui lui profiteraient, comme la femme vénale qui quittera son compagnon dès qu’il sera ruiné.

    A mon sens, elle fascine car elle a accès au côté sombre, caché, de l’être humain, qu’elle le maîtrise, qu’elle l’utilise pour son propre bénéfice et parfois contre ses compagnons.

    Gaylord, il faut se demander si ceux qui vouent un culte à la séduction ne sont-ils pas ceux qui n’ont pas trouvé une façon harmonieuse pour être en couple?
    D’autre part, les faibles ne peuvent pas inspirer en elle une nouvelle croyance de l’amour, puisqu’elle tire parti des faiblesses et des côtés cachés de l’Homme pour son propre bénéfice…

    • Anashka | 6 septembre 2013

      En séduisant la femme, le Don Juan, n’avait aucun pouvoir à gagner : l’indépendance, les droits citoyens, l’accès au pouvoir passaient par la séduction des autres hommes, pas celles des femmes. D’où l’aspect bien plus ludique dans la séduction du Don Juan que de la « femme fatale ».

      Barney Stinson raconte qu’il s’est fait larguer de manière abjecte, c’est, même dans la série, un discours rapporté. D’ailleurs, quand on se fait quitter, peu importe la raison, on a tous une impression d’injustice. Certains, par vengeance, vont rentrer dans une collection sans sentiments, d’autres vont accepter que l’Amour et le désir, n’est pas une question de justice. (« Je ne t’aime pas parce que tu es gentil/le avec moi… »)

      Il faut que tu poses les limites de ce que tu appelles le couple « sado-masochiste ». Si on parle d’échange de pouvoir consentie par les deux partenaires dans le cadre de relations sexuelles, je pense que ça n’a rien à voir avec la figure « séducteur-cible ». D’ailleurs, pour info, dan sle jargon, on perlera de D/s (domination/soumission). Le SM étant lié, mais plus porté sur la douleur (donnée ou recue) et ne demandant pas nécessairement de jeu de pouvoir. (Dans « Justine » de Sade, certains des bourreaux demande à être frappés en gardant pour autant, le pouvoir).

      Si tu parles d’une relation bancale alliant un/e pervers/e narcissique et un/e masochiste amoureux/se… C’est encore autre chose, qui demande une réflexion plus poussés sur les mécanismes de chacun.

      Le Don Juan n’est pas non plus en relation avec un Autre, il ne l’a voit simplement comme OBJET de conquête.

      Gaylord, il faut se demander si ceux qui vouent un culte à la séduction ne sont-ils pas ceux qui n’ont pas trouvé une façon harmonieuse pour être en couple?

      Le couple est qu’une seule des nombreuses formes que peuvent prendre une relation amoureuse épanouie. Il est possible que la difficulté à trouver cette harmonie en relation (ou le non-désir de la trouver, c’est possible, certains n’ont pas de quête de l’Amour, cette quête n’est en rien obligatoire ou universelle) puisse ouvrir sur une séduction où l’autre est objectivé. (Transformé en objet à acquérir, pour le pouvoir ou part jeu.)

  • Superbrunette | 5 septembre 2013

    Moi c’est mon fantasme : devenir une femme fatale. Etant donné mes nouvelles orientations de vie, c’est foutu. Mais durant plusieurs années j’ai cherché à coller à mon idée de la femme fatale : le look, l’attitude etc.
    Une femme soit froide, soit chaleureuse d’apparence, selon le feeling avec la personne en face. Un drôle de personnage quand je repense à tout cela !

    • Anashka | 6 septembre 2013

      Pourquoi les nouvelles orientations posent problèmes ? Est-ce que c’est un fantasme toujours présents ?

      • Superbrunette | 6 septembre 2013

        Parce que MON image de la femme fatale n’est pas une hippie (j’exagère un peu, sans être typée « hippie », je suis très nature disons) lol !!!!
        L’image de Monica Bellucci est bien trouvée. Pour moi la femme fatale est une brune sophistiquée, habillée de noir et éventuellement un peu de rouge/violet, quasi tout le temps en robe/jupe, toujours habillée moulant, des formes assumées mises en valeur, des escarpins (talons), de la lingerie fine, maquillée avec soins et surtout une attitude sensuelle, magnétique, un peu froide, une démarche chaloupée…
        « Avant » je cherchais à coller à cette image mais comme tu sais, j’ai fait de nouveaux choix de vie et cela ne me correspond plus.
        Il n’empêche que je suis fascinée par ce genre de femmes, donc oui, cela restera un fantasme pour moi.

        • Anashka | 8 septembre 2013

          Pourquoi ne pas renouveler l’image ?

          Il y a des « hippies » classes et au delà de ça, être hippie, approuver un bon nombre de valeurs ne te donnent pas de codes vestimentaire. Je pense à une amie à moi qui a un « look » femme fatale, qui pourtant laisse entendre son amour de l’alternatif. Donc, l’image, c’est la tienne, tu es libre de la modifier à grès.

          • Superbrunette | 8 septembre 2013

            Des hippies classes oui, il y en a. Classes et jolies d’ailleurs je ne remets pas cela en question. Mais à mes yeux ce ne sont pas des femmes fatales. Cela peut sembler très réducteur mais j’ai vraiment une image très figée de la femme fatale. Son mystère, son côté un peu « vénéneux ». Malgré ce que pourrait laisser penser ma description de la femme fatale, je ne parle pas de gothique et compagnie au fait lol

          • Anashka | 9 septembre 2013

            J’ai bien l’image de Monica Belluci. Mais encore une fois les valeurs n’ont peut-être rien à voir avec le look. Tu peux être mordante (avec les hommes) porter des talons et être une femme fatale… Je pense que si c’est une image qui t’attire, ce serait dommage de ne pas la remodeler

          • Superbrunette | 9 septembre 2013

            C’est bien pour cela que je précise qu’il s’agit de MON image de la femme fatale. Parce que cela me plaît d’associer des caractéristiques physiques à des valeurs qui correspondent à la femme fatale telle que je la vois. Parce que je la trouve attirante et fatale seulement ainsi.
            D’autant plus que j’expérimente aujourd’hui tout autre chose en termes de valeurs, d’attitude et de look, je me rends bien compte que le « personnage » que j’étais avant, soit plus orienté femme fatale (au sens où je l’entends), en terme de séduction, était beaucoup plus efficace que celui d’aujourd’hui. Aussi parce que ma vision au final, s’inscrit dans celle de tout un groupe d’individus, majoritaire. Elle reprend des repères connus.
            Faut dire aujourd’hui que je ne cherche plus autant à briller dans les yeux d’autrui.
            Cela ne m’empêche pas d’entendre qu’une femme comme ton amie peut être juchée sur de hauts talons (et tout le toutim) et ne jurer que par l’altermondialisme.

          • Anashka | 10 septembre 2013

            (En fait, c’est pas sûre que je parlais d’une amie… mais chuuuuut)

            Sinon, je comprends. C’est impressionnant comme le look a une influence sur notre attitude. De plus en plus j’alterne les looks classes/décontractes (journée travail/soir) et délurés (week-end)… Et, quelque chose de l’attitude qui se marquait quand l’alternance était plus lente se floute aujourd’hui. C’est vraiment intéressant.

  • Superbrunette | 5 septembre 2013

    p.s : l’image est super bien trouvée !

  • boris | 7 septembre 2013

    Awi, je connais une fille comme ça depuis plus de deux ans qui profitent du fait d’être très attirante pour essayer de casser mes principes. Elle n’a toujours pas réussi.

    • Iaorana | 8 septembre 2013

      @Boris : que veux-tu dire par « casser tes principes » ?

      • boris | 11 septembre 2013

        Pas si facile que ça à expliquer, d’autant plus que c’est moi qui le ressens comme ça, peut-être qu’elle ne s’en rend même pas compte… Voici tout de même deux exemples :

        De 1 : Comme elle sait que je suis hyper rigide concernant l’infidélité et que ça m’énerve les femmes qui se permettent d’être infidèle, elle va faire tout pour m’attirer pour ensuite arriver avec un autre mec au moment où je m’attends à ce qu’on se retrouve ensemble, comme si elle voulait que je craque et que j’accepte de la rendre infidèle…

        De 2 : Je suis par nature « anti-éphémère », du coup elle va faire exprès de faire tout pour m’attirer et de ne se rendre accessible qu’à un moment qui laisse supposer qu’on ne se reverra plus ensuite, comme si elle voulait que je craque et que j’accepte quand même…

        • Iaorana | 11 septembre 2013

          Oui, en somme elle cherche à te rendre chèvre. Elle fait l’intéressante.
          Et toi, comment réagis-tu à ces provocations ?

          • boris | 11 septembre 2013

            Comment je réagis ? Difficile à dire, mais c’est vrai qu’elle arrive à maintenir mon attention sur elle comme ça. Je deviens peut-être légèrement « chèvre » parce que j’accepte de jouer le jeu, je prend ça avec du recul, mais surtout parce que par moment j’ai l’impression qu’elle tient vraiment à moi dans le fond et qu’elle ne le dit pas, car elle à l’air de sentir mal quand je m’intéresse à d’autres filles… Mais j’ai peut-être un façon de réagir qui est encore plus provocante, je ne m’en rend pas bien compte.

            J’ai un peu du mal à saisir ce qu’elle cherche vraiment dans le fond. Est-ce qu’elle me voit comme un joujou qu’elle a très peur de perdre ? Est-ce qu’elle tient vraiment à moi ? Est-ce qu’elle me voit comme un pigeon ? Difficile à dire… Peut-être qu’elle fait ça parce que c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour garder mon attention sur elle parmi les autres, comme je parle à beaucoup de filles (même si je sors qu’avec très très peu). Peut-être aussi qu’elle espère me faire réagir parce que je suis trop passif en séduction (je suis attirant par ma façon d’être mais je ne fais pas de propositions, je ne montre pas beaucoup mon intérêt, j’attends que ça soit les filles qui viennent vers moi, etc.)

        • Anashka | 12 septembre 2013

          Peut-être que ce n’est pas du jeu. Peut-être est-elle libertine et éphémère et qu’elle t’aime bien. Donc, elle se coince à te voir que quand une relation longue est foutue d’avance, pour quand même partager un truc avec toi…

          • boris | 13 septembre 2013

            Le problème serait qu’on est tous les deux attirés l’un par l’autre avec des intentions incompatibles. Donc en gros on se titille l’un l’autre jusqu’à ce qu’il y en ait un qui accepte de changer sa position, mais comme on est tous les deux aussi buté, ça peut durer éternellement… Si c’est bien ça la situation, peut-être qu’en fin de compte sans faire exprès je la « torture » autant qu’elle me « torture »…

            Mais il me vient une idée qui ne m’avait jamais effleuré. Peut-on tomber en OI lorsqu’on est libertine ? Peut-on être obsédé par une personne alors qu’on espère d’elle qu’un coup d’un soir ? Ça me parait paradoxal !!

          • Anashka | 14 septembre 2013

            Bien sur que l’on peut. Et, libertinage, ne veut pas dire ONS. Peut-être qu’elle est plus dans une optique : sans engagement.
            Dans mes périodes plus libre, j’ai eu un de mes plus gros OI.

            Finalement, si la situation dure « éternellement » comme ça, tu l’as gagné, ton engagement sur le long terme auprès de toi.

          • boris | 14 septembre 2013

            « sans engagement « , c’est à dire qu’elle voudrait pouvoir sortir avec d’autres mecs en même temps ? Ça va être très très dur de me faire accepter… Si c’est ça, ce qui est très dommage pour elle, c’est que je serais prêt à accepter ce genre de relation… mais qu’avec des filles qui me plaisent beaucoup moins !! XD

            Pour l’OI je ne comprends pas. Pour moi l’OI se déclenche quand on projete son idéal sur l’autre et qu’on y est très attaché et donc qu’on espère une relation qui dure…

            « si la situation dure « éternellement » comme ça, tu l’as gagné, ton engagement sur le long terme auprès de toi. »

            Je n’ai rien gagné du tout, ce que je veux c’est des câlins et de l’exclusivité, pas une relation fictive avec une fille qui sort avec d’autres mecs pendant qu’elle OI sur moi… ! ^^

          • Anashka | 15 septembre 2013

            Je ne sais pas ce qu’elle entend par là, ça peut vouloir dire « relation ouverte », « pas chercher à construire », « pas faire des trucs de couple »…
            Mais ça, c’est à elle qu’il faut que tu demande.

            Pas forcément, il y a autant d’OI que d’Amours. Pour ma part, qui ne suis pas très « couple » et « construire », je projette pleins de choses quand je fais un OI, mais pas de la « construction », d’autres choses…

            Je n’ai rien gagné du tout, ce que je veux c’est des câlins et de l’exclusivité, pas une relation fictive avec une fille qui sort avec d’autres mecs pendant qu’elle OI sur moi… !
            Alors, ça, c’est pas à moi qui faut le dire ^^

          • boris | 15 septembre 2013

            Ben je ne vois pas trop comment je pourrais le savoir, je m’imagine mal lui en parler, d’autant plus que les seuls échanges qu’on a maintenant c’est des « pics » à travers des publications FB…

            Et que moi j’ai d’autres filles en tête qui semble davantage vouloir des relations comme je recherche…
            Oui, je suis en mode multi-OI ^^

          • Anashka | 17 septembre 2013

            C’est plutôt sympa comme mode. ^^

            Si tu as un moment en tête à tête, tu lui en parleras à ce moment-là. En attendant, il y a d’autres filles, reste sur les autres filles. ^^

          • boris | 21 septembre 2013

            Aaaaah il m’est venu une nouvelle idée en regardant un épisode de secret story 7 (oui, comme quoi ça peut être utile ce genre d’émission ^^).

            Résumé de la rupture entre Stéphanie et Vincent, de mon point de vue :

            Vincent voit Stéphanie (qui est sencé être sa copine) rigoler avec un autre mec et se frotter contre lui en dansant. Il se sent mal et il rompt avec elle sèchement, pour se protéger, tout en faisant croire que ça ne l’affecte pas et qu’il n’est pas jaloux. La raison est simple : s’il a une copine il a besoin qu’elle l’aime lui et pas un autre, la voir autant attiré par un autre ça ne passe pas, même s’il fait croire que ça lui fait rien.

            Suite à ça, Stéphanie explique qu’elle a fait exprès pour le faire réagir parce qu’il ne faisait plus assez attention à elle, et que de son point de vue c’est parce qu’il la considérait comme acquise. Stéphanie croit que Vincent la voit comme un trophée et qu’il n’y fait attention que jusqu’à ce qu’il l’ait gagné, c’est pourquoi pour ré-obtenir son attention, elle essaie de montrer qu’elle n’est pas acquise en se frottant à d’autres et en essayant de redevenir une sorte de trophée, ce qui l’amène à commettre l’irréparable…

            La solution pour qu’elle garde Vincent aurait été à mon avis d’exprimer davantage ce qu’elle ressentait et de lui montrer qu’elle serait là pour le soutenir et l’aider quand il ne va pas, une qualité présente chez son ex Alexia qui va le faire revenir vers elle finalement.

            Dans ma situation, on est jamais sorti ensemble mais on voit globalement les mêmes problèmes :
            -je ne fais pas assez attention à elle, je suis trop passif et n’essaie pas trop de la conquérir.
            -elle réagit en essayant d’être davantage un trophée inaccessible qui « n’en a rien à faire de moi » et qui « peut s’en trouver d’autres »… alors que ça me toucherait beaucoup si elle osait me dire ce qu’elle ressent pour moi (si c’est le cas). De plus, il faudrait qu’elle montre que c’est une fille sur laquelle je peux compter quand ça ne va pas (parce que pour le moment, elle me donne l’impression d’être un peu comme Stéphanie dans cet épisode, elle est attirée quand il va bien et elle se tourne vers d’autres mecs quand il ne va pas bien…)

            C’est une une énième hypothèse, peut-être qu’un jour nous saurons la vérité… !! :D

          • Anashka | 22 septembre 2013

            J’en parlais hier soir avec un ami : le problème des hypothèses c’est qu’elles sont :
            – souvent simplifiantes
            – nombreuses
            – la plupart du temps érronées.

            L’intérêt qu’elle présente, c’est de ne pas voir qu’un seul côté de la situation. Mais d’essayer de composer une histoire plus complexe que les évidences autour de ce qui se passe, donc, sortir du cliché.

            Le désintérêt majeur, c’est qu’une hypothèse n’est pas une explication et n’aide pas à aller mieux.

            De plus en plus, j’essaie de sortir du jeu des hypothèses pour aller vers :
            – quelle est la situation en acte.
            – quel est mon objectif (possible ou non)
            – comment je peux aller vers mon objectif avec les faits.

            C’est ce qui me parait le plus sain(ple).

          • boris | 22 septembre 2013

            Ba, si on cherche vraiment ce qui est le plus sain, je crois que le NEXT est le meilleur choix ici… :P

          • Anashka | 23 septembre 2013

            Alors, go.

    • Anashka | 8 septembre 2013

      Comment elle essaie de « casser tes principes » ?

  • jenaia | 9 septembre 2013

    Coucou anashka !
    je ne pense pas que tu vas te souvenir de moi (ex spécaliste des OI + des histoires foireuses) bref j’ai beaucoup pris de recul, lu et relu ce site, et réfléchi de mes erreurs de jeune femme en manque de confiance !
    et ca m’a servi ! aujourd’hui (limite) je me la « pète » et ça marche ! y’a grave des mecs qui me courent derrière !! comment ça fait du bien au moral ! (vive les articles sur la confiance en soi et les prophéties auto réalisatrices !!)

    A force de patience, et de comprendre que non je ne jouais pas ma vie pour trouver un homme, et que non un échec ne tue pas, j’ai rencontré un charmant jeune homme, aussi attirant physiquement que psychologiquement..

    quand on apprenait à se connaitre, j’ai tenté d’être patiente et de respecter les règles (doubler le temps d’attente pour répondre à un texto, sexualiser avec moderation)…bref on a eu un rdv et lui n’a pas caché son attirance ! il me devorait du regard, me prenais dans ses bras, me disais qu’il ne comprenait pas que je puisse être célibataire etc….on s’est revu le lendemain (a sa demande) et on a passé la nuit a discuter, l’attirance etait là mais pas de premier baiser….

    je fais un peu durer (bon deux rdv ca va non ???) mais je suis en mode slow seduction, j’ai pas envie de craquer trop vite pour faire durer le jeu de seduction et pas qu’il se dise (hop elle me voit , elle craque comme toutes) meme si chacun sait qu’il a envie de l’autre.

    pour l’instant je ne veux pas aller chez lui et vice versa car je suis sure qu’on finirait par coucher ensemble et j’ai pas trop envie de brusquer….
    bref tous tes conseils sont les bienvenus, pour continuer à le « torturer » d’envie ce cher monsieur !!

    • Anashka | 10 septembre 2013

      Pourquoi tu ne veux pas brusquer ? Peur de son regard ? Début d’investissement dans cette relation ?

      Parce qu’avec les mots doux, la slow séduction a déjà eu son effet… Il est peut-être temps de passer au KC, quitte à laisser trainer un peu avant de t’envoyer en l’air. Mais, ce premier baiser lui permettra de ne pas penser que tu joues avec lui. ^^

      • jenaia | 10 septembre 2013

        non je ne crains pas son regard, de nos longues discussion, il m’a quand même cerné à minima…c’est juste que je ne veux pas m’investir trop vite (car j’ai cette tendance, en bonne amoureuse de l’amour à vite me décréter amoureuse et avoir le mec dans la peau) or là c’est que j’apprécie le jeu de séduction…mais après je sais qu’à notre prochain rdv je ferai tout pour qu’il m’embrasse, ou sinon j’irai lui parler des bulles d’intimité pour lui voler un baiser ^^!
        il m’a déjà invité pour un autre rdv ce week end ! en fait anashka je crois que ca faisait tellement longtemps que je n’avais pas été dans cette situation, que j’en adore chaque instant lol

        • Anashka | 12 septembre 2013

          C’est vraiment agréable ce genre de moment où la personne nous plait, la phase de séduction avance et on sent qu’on plait aussi. alors, un mot, profites ! ^^
          Mais oui, la technique des bulles d’intimité peut être un bon plan.

          Qu’est-ce qu’il t’a proposé comme rencard ?

          • jenaia | 13 septembre 2013

            C’est sur…on se cherche chacun et c’est savoureux..j’adore discuter avec lui car autant on peut rire et faire les fous autant il est passionnant sur plein de sujets…le comble c’est que lors de notre dernier rdv quand on se promenait plusieurs personnes nous on dit qu’on faisait un beau couple donc ça nous a fait rire ! Pour les bulles d’intimité j’ai ouvert le brèche ! On verra ce que ça va donner. J’en saurais plus ce soir pour notre rdv !

          • Anashka | 14 septembre 2013

            La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite ! La suite !

          • jenaia | 16 septembre 2013

            on a malheureusement pas pu se voir ce week end pour cause d’un imprévu de mon coté ! ca retarde encore l’heure de ce fameux (et attendu !!!) KC !
            ce matin, il me disait qu’il apprécie notre entente, et le fait qu’il se sente si bien avec moi du fait qu’on rit, qu’on apprend de l’autre ou de nos discussions plus sérieuses..il m’a dit que pour l’instant il aimait tout chez moi (bon forcement c’est le debut ! on est d’accord sur ça)
            c’est bizarre mais avec lui je me sens en confiance, et meme dans ce qu’il dit il est rassurant bon je ne vais pas tout dévoiler mais voila c’est vrai que pour moi, a coté de lui je ne trouve pas d’autre homme qui me fasse le même effet (car j’etais en mode multi target avant lui)

            mais voila j’essaie de garder mon sang froid…

          • Anashka | 17 septembre 2013

            mais voila j’essaie de garder mon sang froid…

            On sent que tu luttes un peu :)

            Sinon, à quand est prévu le prochain rendez-vous ? (ça me semble bien parti tout ça…^^)

          • jenaia | 20 septembre 2013

            pas qu’un peu !!! il me plait grave mais voila par rapport a avant je ne suis pas mode « c’est la grande histoire de ma vie » je profite !!!
            on se fait un ciné demain si tout va bien, j’ai hate !!!!

          • Anashka | 22 septembre 2013

            Tu me raconteras ?

          • jenaia | 30 septembre 2013

            coucou anashka !!

            j’espère que tu vas bien, je continue de dévorer tes articles !
            alors comme promis la suite, bah je suis sur un nuage ! on a enfin eu ce KC et il valait la peine d’attendre…on a eu un super rendez vous et il a été très très prévenant ( tout ce qu’il me faut quoi)!!
            et puis franchement on était détendu, sans prise de tête ! et j’avais dis que le ferai j’ai utilisé ton écrit sur les « bulles d’intimité » !!! et ça a marché mieux que je ne l’espérait !
            sinon là je me sens vraiment dans un truc ou ça va dans les deux sens, ou il me montre qu’il veut…d’ailleurs il s’en étonne également ! il m’a avoué s’attacher de plus en plus, ce qui est assez inhabituel pour lui (de ce qu’il m’a raconté de ces histoires) d’ailleurs un matin il m’a envoyé un texto qui disait « il faut qu’on parle »
            forcément je me suis attendue au pire ! or il m’a dit qu’en fait qu’il voyait que j’étais quelqu’un de très bien et qu’il avait conscience de ne pas devoir merder, qu’il devait faie les choses bien !
            c’est flatteur, pour autant voilà je ne lui met pas de pression, je vis cette histoire avec légèreté…alors qu’avant laisse tomber ça m’aurait rendu folle, je serai là à tirer des plans sur la comète !

            et aujourd’hui je me dis : c’est bon profites sans te prendre la tête !

          • Anashka | 1 octobre 2013

            Ouah ! Vraiment contente de lire d’aussi bonnes nouvelles !

            Puis, il a l’air chou de ce que tu en racontes, le bonhomme. ^^

  • Lila | 28 septembre 2013

    J’ai une amie qui est clairement une femme fatale: je la connais depuis 10 ans et jamais un seul homme n’a pas succombé à son charme, tous les problèmes glissent sur elle, elle se souci de rien, elle a toujours tout tout de suite sans même vraiment le vouloir…. Et on est toutes fascinées par elle sans le lui avouer ! Parfois j’aimerais être comme elle, avoir ce pouvoir démentiel.
    Il m’est arrivé d’essayer mais moi je suis plutôt le genre de meuf à me taper une OI au bout d’un mois de rencards ! Mais je me soigne grâce à tes articles qui m’ont grandement sauvés la mise plus d’une fois, très instructifs, c’est génial continues comme ça…

    • Anashka | 29 septembre 2013

      Une des raisons de l’OI et, je pense, toutes les constructions sociales que l’on porte sur la monogamie amoureuse. On a tous un culte de l’Amour Unique, ce qui fait que quand quelqu’un nous plait, on bloque notre désir (et fantasme) sur cette personne et on ne voit plus ce qu’il y a autour. Donc, c’est parti pour un OI.

      Peut-être que la force de ta copine, c’est de laisser des ouvertures aux propositions de la vie, de ne pas se fixer sur quelqu’un, de ne pas attendre la réalisation du culte de l’Amour unique. Ou peut-être est-ce autre chose… (Je ne la connais pas).

  • Marie | 15 février 2014

    Je rêvais d’être une vraie séductrice, peut-être un peu plus innocente que la femme fatale, mais cette idée m’intéresse vraiment. C’est une extrême que beaucoup de femmes n’obtiendront jamais.

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