Comment devenir une femme Alpha ? (Partie 2)

Par 26 Sep 2013 18 Commentaires

comment devenir une femme alpha
Dans l’article précédent (ici) nous avons évoqué différents modèles d’Alpha.

Nous avons souligné la notion de leadership qui l’englobe. Nous avons remarqué que le leader était forcément soumis aux normes de la masse. Que donc, pour devenir Alpha, il fallait sur-représenter la norme, au point de sembler en être un précurseur.

Ici, je reviens un peu sur les notions sur lesquelles a été construite la théorie de l’Alpha.

Comment devenir une femme Alpha ?
La suite, c’est ici.

Enjoy

 

« Alpha attitude » lié à la testostérone

On peut se demander, ne trouvant pas d’Alpha femme, si nous autres, sexe faible, pouvions devenir des « Alphas » ou si le domaine est réservé aux garçons.

Pour nombre de « naturalistes », non.
(J’entends par naturalistes, ces personnes supposant qu’il y a une nature profondément féminine et masculine rejetant somme d’articles scientifiques. Mais, le mot est peut-être maladroit.)

Ces derniers rejettent la théorie du genre. Pour eux, il y a une nature féminine (faite de douceur, passivité, d’amour de l’Amour, etc.) et une nature masculine (faites d’« indépendance », d’amour de l’action, d’un désir fort, d’agressivité et de soif du pouvoir).

Par nature, les femmes n’ont pas les qualités attendues pour devenir Alpha. Elle est, effectivement, plutôt passive, ce qui correspond mieux au rôle de suiveur.

(Sinon, ce n’est pas vraiment une femme, c’est une féministe. Et ça n’a rien à voir.)

Et, c’est dans les gènes. Ou plutôt les hormones. Beaucoup de nos différences sont expliquées par les « naturalistes » par la production masculine de testostérone.

Testosterone

Pourtant, la femme (à moindre mesure) en produit aussi. C’est la production de testostérone qui, notamment, ouvre sur le désir sexuel chez elle.

De plus, la femme produit d’autres hormones qui jouent (plus ou moins) le même rôle dans le corps.

Enfin, notons que nous avons énormément d’hormones dans le corps, que leurs rôles exacts ne sont pas encore parfaitement décrits par la biologie. Deux individus d’un même sexe peuvent avoir un véritable écart dans la production d’une hormone (plus important que l’écart dans la production de testostérone entre femmes et hommes). Je pense notamment à l’hormone du stress, le cortisol.

Et, le jeu d’hormones dans le corps est profondément soumis à l’environnement (donc au conditionnement social). On parle de plasticité cérébrale. Il est donc scientifiquement tendancieux de parler d’une « nature » qui serait liée à la production d’une seule hormone et qui serait inchangeable.

On pourrait se demander si ce naturel d’agressivité, de domination et d’amour du pouvoir ne viendrait pas plutôt d’une construction sociale. Si oui, les nanas peuvent -a priori- être Alpha.

Encore que, on pourrait se demander si l‘Alpha n’est pas THE fantasme de ce que DOIT être un Homme, un Vrai. S’il ne s’agit pas d’une pure construction sociale poussant les hommes à se conformer au même modèle de réussite ? (Et finalement, être les suiveurs d’un modèle dominant)

À cela, certains naturalistes répondent par l’éthologie.

 

L’Alpha, le chef de la meute

L’éthologie est l’étude des animaux et notamment de leurs comportements sociaux.

Quand on parle de l’Alpha, c’est au loup que l’on fait référence.

loup

(Sinon, il existe plein d’autres animaux ayant d’autres structures de groupe de hiérarchie très différentes. Par exemple, la notion d’Alpha n’est pas présente chez le lion.)

Donc, il y a chez le loup une meute dominée par un loup, l’Alpha.
Pourtant, il y a dans la structure hiérarchique des meutes quelques contradictions avec la notion d’« Alpha » humanisé :

 

  • L’Alpha n’est pas UN individu. C’est un couple composé d’un mâle et d’une femelle. Ils tiennent la même place face au groupe.

 

 

  • L’Alpha n’attire pas toutes les femelles. Il vit en couple monogame avec la louve.

 

 

  • L’Alpha est certes le dominant de son groupe. Mais la meute se compose essentiellement de ses descendants. La louve menaçant et effrayant les autres femelles voulant se reproduire.

 

Donc, selon l’éthologie, l’Alpha serait mec (ou une nana) en couple monogame à tendance infanticide qui pourtant partagerait les tâches ménagères.

Mauvaise nouvelle pour James Bond et Tyler Durden, ils ne sont pas Alphas.

Comme on dit, pas de bras pas de chocolat. Pas de nanas, pas d’Alpha.

(En savoir plus sur le loup ici etici)

 

Réhabilitation de l’Alpha

La notion d’Alpha semble donc un être fantasme, une pure construction sociale.

Misogynie mise à part, le concept n’est pourtant pas dénué d’intérêt dans le cadre du développement personnel.

Effectivement, le concept d’Alpha offre quelques grandes lignes (leadership, aisance sociale, réussite professionnelle), mais le modèle laisse des zones de floues (notamment sur les valeurs que doit défendre l’Alpha) permettant de projeter son propre modèle dessus.

L’intérêt du modèle

  • Enfant, nous apprenons en copiant les adultes qui nous entourent.
  • Adolescent, nous reproduisons des comportements des personnes que nous admirons (star, amis, prof..).
  • Adulte, suivre un/des modèle/s permet de se situer sur les qualités que nous voulons acquérir, de nous dépasser chaque jour un peu plus, de gagner confiance en soi quand nous l’approchons.

En cela, l’idée de modèle que propose « l’Alpha attitude » est riche. Et, certains comportements qu’on lui accole tiennent du bon sens, du savoir-vivre.

Avoir un modèle, un but à atteindre est un véritable boosteur d’amélioration de soi. Ça permet de se dépasser en sachant vers quel « Idéal du Moi » on tend. D’autant plus que ce modèle porte sur un « savoir-être » plus que sur un « savoir-faire ».

Les limites du modèle

Dommage que le modèle soit fourni en taille unique, comme le seul qui vaille qu’on s’y intéresse.

Dommage aussi que ce modèle défende uniquement les valeurs de la masse : réussite, dominance, leadership…

Alors, que sans rejeter celles-ci (et pourquoi pas?) d’autres peuvent être riches (la création, l’écoute, la tendresse, l’indépendance, l’humilité…) !

 

Que retenir pour devenir une femme Alpha ?

Finalement, pour devenir une femme Alpha, le mieux est de réfléchir soigneusement à celle que nous voulons être demain. À l’image que nous voulons nous renvoyer dans le miroir.

Appuyons-nous sur les gens que nous admirons (de Beauvoir à Maman, de Marie Curie à Tonton Hubert) pour avoir un but plus clairement défini. Et, prenons le temps de nous remettre en question, de faire l’état des lieux vers une avancée, non pas du modèle dominant de « l’Alpha », mais d’un « alpha » plus souple, qui nous ressemble et nous corresponde.

 

Et vous, quelles personnes ont fait office de modèles pour vous ? Avez-vous une image de celle que vous désirez devenir demain ?

Anashka,

Mon papa et Nabilla.

Pour me suivre sur FB, c’est ici

 


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Commentaires (18)
  • Superbrunette | 26 septembre 2013

    Intéressant tout ça !
    Pour ma part, j’essaie de réfléchir à divers modèles qui aurait pu m’influencer mais j’ai un peu de mal à en trouver…Je t’avais parlé de Monica Bellucci en femme fatale…
    Mais je m’identifie plutôt à un animal : la panthère noire. Pour moi c’est l’image de l’indépendance (elle se débrouille seule), la discrétion (elle avance masquée de son pelage noir, dans la pénombre), la sensualité (elle est féline), l’ambition (la prédatrice) et son côté sauvage (on ne sait jamais trop comment l’approcher…Et la saisir !) me correspondent bien.
    Et concernant la maternité, je me vois louve…Pour moi c’est une hyper-protectrice et une sauvage à la fois très famille et très indépendante, encore une fois.

    Pour Nabilla…Va falloir que tu m’expliques !!!

    • Anashka | 27 septembre 2013

      Pour Nabilla, je pense que c’est un dans auteurs de la philocophie contemporaine, même si je suis parfois en désaccord sur les auteurs anthropo qu’elles choisis pour appuyer sa nouvelle, moderne et pertinente conception de la théorie du genre.

      • Superbrunette | 27 septembre 2013

        Euh…On parle bien de Nabilla, la fille de la téléréalité ?..Je suis paumée là… :/

        • Anashka | 29 septembre 2013

          Oui, je plaisantais, tout simplement.

          Simplement, je suis surprise que sa réplique est gagné tous les français (on l’entendait partout à une époque) avec tant de facilité ! Nabilla a créé une private joke nationale (et contre son grès).

  • Lisa | 26 septembre 2013

    Je trouve que l’image est très mal choisie… Marilyn Monroe était loin d’être une femme « Alpha ». Mariée très jeune à un mécano qui la battait, sans un coup de pouce du destin elle aurait eu la vie typique (et merdique) de la campagnarde du milieu du siècle dernier.

    Le succès venant, elle fut ballotée de partenaire en partenaire au gré du vent perdant tout contrôle sur sa vie & enchaînant les rôles de potiche malgré un talent indéniable.

    Car à l’époque, être une star hollywoodienne c’était d’abord être l’esclave docile de la prod’ (ça n’a pas changé des masses) & la seule façon de s’en sortir était de tenir 10 ans & amasser assez d’argent pour devenir son propre patron. On ne saura jamais de quoi elle était capable, vu qu’elle n’a eu le temps de le faire (à part peut-être « Le Prince & la Danseuse » en tant que co-productrice ?).

    La Fox a ensuite cyniquement profité de sa mort pour la bombarder STAR du siècle et, possédant tous les droits sur son image, s’en est mise plein les fouilles. Triste histoire que celle de Marilyn Monroe, aussi bien exploitée morte que vivante.

    L’antithèse de l’Alpha en somme :(

    • Anashka | 27 septembre 2013

      Beaucoup des Alpha (si le concept est valable) sont des idéaux, n’existent que dans les yeux des gens qui les admirent… Mais, dans la réalité traverse : leurs difficultés, leurs doutes, etc. L’alpha est un fantasme, pas une réalité. De même que Monroe était associée à une tonne de chose qu’elle n’était pas.

  • Casey | 26 septembre 2013

    Je trouve qu’on peut voir assez facilement des groupes se former (le dominant, le suiveur et l’indépendant) chez un ensemble de femmes se fréquentant comme dans une classe d’école ou simplement toute une clique de copines.

    J’ai très souvent changé d’école -suite à des déménagements incessants- on je retrouvais toujours le même schéma : la leadership qui décide de tout, qui veut tout gérer, les suiveuses et des indépendants plus ou moins insérées dans le groupe. Encore aujourd’hui, j’ai pas mal d’amies avec lesquelles je fais des tas de choses (nous voyageons ensemble, faisons des sortie, etc) et rien à faire, une d’entre elles faut qu’elle mène la danse. Moi j’ai toujours fait partie des indépendantes, je suivais quand ça m’arrangeait, je gardais une liberté d’esprit…

    • Anashka | 27 septembre 2013

      C’est des mécaniques de groupe qui se retrouvent vraiment souvent… (Même s’il se joue d’autres choses, plus complexes dans le groupe).
      Dans les groupes, il arrive que nous changions de rôle. J’aime parfois être suiveuse, parfois leader, parfois indépendant… C’est très intéressant de voir sa place changer. ^^

  • Eve | 26 septembre 2013

    La suite, chouette! Dans la mesure où l’homme Alpha est un misogyne (bé voui hélas), ne serait-il pas logique que la femme Alpha soit un peu féministe? Certes, c’est une bête inversion des rapports homme-femme mais un début d’évolution tout de même qui consiste à se libérer des modèles et des stéréotypes produits par le genre masculin. Pour moi, la revendication des valeurs féminines (douceur, émotion, empathie, tralala), c’est une reformulation politiquement correcte du sexisme moderne.

    • Anashka | 27 septembre 2013

      Le féminisme n’est pas dans une demande d’inversion des rapports de force (c’est la misandrie, ça), mais dans un gommage de ces rapports là.
      Et, ce n’est pas seulement, à mon sens, les hommes qui ont amenés cette théorie du genre, mais bel et bien toute une construction sociale aussi portée par les femmes. (La misogynie n’est pas qu’une affaire d’hommes)

      En revanche, je suis assez d’accord pour la question des valeurs. C’est très juste.

      • Eve | 29 septembre 2013

        Sur le fond théorique qui définit le féminisme, je suis bien sûr d’accord avec toi, mais je parlais de la pratique.
        Je pense aussi que c’est un construit social soutenu par la passivité ou la complicité de certaines femmes, si ce n’est que dans les exemples cités, les modèles produits par le cinéma et l’industrie culturelle à sa suite l’ont été par des hommes puisque les hommes occupent majoritairement les postes de direction et que les femmes y sont sous-représentées (scénaristes, chef de production, directeurs de casting, etc).

        • Anashka | 30 septembre 2013

          Oui, je suis d’accord. J’étais tombé sur tout un article sur le fait que le cinéma filmait avec un « point de vu masculin ». Si je retrouve, je mets un lien.

  • The_walking_dead | 27 septembre 2013

    « On average, in adult human males, the plasma concentration of testosterone is about 7–8 times as great as the concentration in adult human females’ plasma,[6] but, as the metabolic consumption of testosterone in males is greater, the daily production is about 20 times greater in men. »

    Les hommes produisent de 20 fois plus de testosterone que les femmes…
    L’hormone sexuelle feminine quand à elle est l’oestrogene.

    Cette volonté de vouloir éraser les différence entre hommes et femmes en calquant la femme sur le modèle de l’homme (alpha) ne révélerait-il pas un profond complexe de beaucoup de feministes, qui reverait de faire de la femme un homme comme un autre ?:)

    • Anashka | 27 septembre 2013

      Tu as le lien de ta citation ?

      (Il est prouvé aujourd’hui que la femme a besoin de testostérone pour que son désir sexuel s’allume. C’est un peu comme l’essence dans une voiture, il faut de l’essence pour que la voiture démarre, mais il n’en faut pas vraiment beaucoup. Mais oui, la femme produit AUSSI des oestrogènes.)

      Ou est-ce que tu voix que j’ai calqué la femme sur le modèle de l’Alpha ? Tu as lu l’article ?

  • Kowalski | 27 septembre 2013

    @ The_wlaking-dead : L’homme produit beaucoup plus de testostérone que la femme et la femme produit plus d’œstrogènes que l’homme. (Oui, l’homme aussi produit des œstrogènes, en moins grande quantité).

    Les occidentaux ont beaucoup travaillé sur ce genre de chose. A titre d’exemple, j’ai appris il y a peu (et il est possible que tu le saches), qu’on savait que la nature a pas créé l’orgasme et qu’un homme peut avoir un orgasme équivalent à celui d’une femme. Il suffit de muscler son périnée. Il permet une meilleur érection, un meilleur contrôle de l’éjaculation et d’autres trucs plus complexes.. voilà, il y a plein d’autres exemples, la science a fait de nombreux progrès.

    • Anashka | 29 septembre 2013

      Je me posais la question pour la production d’oestrogènes chez l’homme. Merci d’y avoir répondu ^^

  • Ina | 28 septembre 2013

    Mon modèle, c’est mon Papa : indépendant, fier, ambitieux, combatif, déterminé,…

    Son parcours a été semé d’embûches mais il est toujours parvenu à faire ce qu’il voulait, quelles que soient les difficultés qu’il a rencontrées.
    Il ne dépend de personnes, sait où sont ses priorités et quand il s’est fixé un but, il met absolument tout en oeuvre pour l’atteindre. C’est un vrai modèle de réussite pour moi.

    J’ai parfois l’impression de refaire un tour par la case Oedipe…

    • Anashka | 29 septembre 2013

      On fait de tous de nombreux tour vers la case « Oedipe », c’est le propre du complexe, il conditionne en partie nos histoires d’Amour, car on associe à la figure aimé ce qui deviendra LES qualités pour nous de la personne recherché.

      Mon papa est aussi l’un de mes modèles.

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