Doit-on être prudent en Amour ?

Par 3 Mai 2013 54 Commentaires

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Pour la première fois depuis que je suis ici, je ne sais pas comment faire mon introduction. Je l’écris, l’efface, l’écris. Elle est un Coming Out, pour moi.Un partage de quelque chose de relativement personnel. Un aveu. J’espère que vous me le pardonnerez.

 

Coming Out

Je ne suis pas prudente en Amour. Autrement dit, je n’écoute pas la plupart de mes conseils.

Quand j’aime, je ne réfléchis pas une seconde pour savoir si le gars est fait pour moi ou pas. Je sens un truc, je fonce. Je ne tente pas de le faire tomber amoureux. Je n’applique pas de techniques. Je fais les choses comme elles viennent.

Alors, dans le lot, je me casse la gueule, je fais des sacrifices, j’ai des ailes dans le dos, je me mange des murs, je souris comme une conne, je souffre.

  • Suis-je en train de dire que mes conseils sont mauvais ?

Non. La plupart tiennent du bon sens et je me les recommanderais.

 

  • Pourquoi est-ce que je ne les suis pas ?

 

 

Parce que je me pose, sincèrement, la question de la place de la prudence et du bon sens dans l’Amour que JE veux vivre. Et, que force est de constater que POUR MOI, je ne tiens pas particulièrement à être sage !

(Ça m’ennuie, à dire vrai. Il possible que je sois une adolescente attardée. )

Voilà, tout un article pour questionner cette notion de prudence dans l’Amour. Ainsi, avec le même éclairage que moi, vous choisirez pour VOUS :

  • la relation que vous désirez
  • la dose de prudence que vous tenez à mettre
  • la souffrance que vous êtes prête à endurer (souvent inversement proportionnel à la dose de prudence que vous tenez à y mettre).

Enjoy.

 

L’Amour fait souffrir

C’est un constat. Interrogeons nos pairs, tout le monde a déjà souffert à cause de l’Amour.

Que ce soit :

    • pendant la solitude du célibat (le dimanche soir, quand il pleut)
    • pendant que nous nous obsédons sans aucun retour de l’être aimé.
    • Pendant l’angoisse des premiers temps (où l’on ne sait pas trop si l’on aime à tort ou raison)
    • pendant la dépression postrupture (où la camomille devient notre meilleure amie)

La souffrance en Amour a longtemps été félicitée (notamment avec l’arrivée de l’Amour romantique dans la littérature). Par la suite, les livres à l’eau de rose, les films hollywoodiens nous le confirment : plus nous souffrons, plus nous aimons.

Heureusement, de nombreux auteurs, auxquels je me joins, démantèlent cette association dangereuse.
Souffrir ne veut pas dire aimer. Souffrir, ça veut dire souffrir. Toutes les histoires ne sont pas synonymes de souffrance et l’on peut se remettre facilement d’une rupture avec quelqu’un que l’on a aimé.

Autrement dit, la souffrance n’est pas une preuve d’Amour.

En revanche, ce n’est pas parce que la souffrance n’est pas OBLIGATOIRE dans l’Amour que l’Amour DOIT systématiquement être indolore.

On peut aimer vraiment et ne pas souffrir. Aimer vraiment et souffrir vraiment. Ne pas vraiment aimer et souffrir quand même. (Là, c’est un poil emm*rdant)

Dans tous les cas, je ne pense pas que chercher uniquement un Amour indolore soit un bon moyen de ne pas souffrir. (La déception, c’est de la souffrance.) Et que chercher la souffrance permette de trouver un Amour fort.

 

La douleur est perçue comme inconcevable

Nous le savons. Nous, enfants d’un occident confortable et engraissé, nous ne connaissons pas la douleur. Nous n’avons vécu ni la guerre, ni la faim, ni le froid. Très peu d’entre nous passeront par la case « à la rue » (et c’est tant mieux). Nous ne sommes que très peu confrontés à la misère ou à la mort (nous emportons nos mourants dans les maisons de retraite ou les hôpitaux).

Au final, nous avons une vie où la douleur n’a pas sa place.
Quand physiquement nous souffrons, on nous soutient à grands coups de morphine, d’habits blancs et de sourires polis.

C’est peut-être pour cela que la souffrance nous paraît inconcevable, évitable, invivable. Nous ne la traversons que très peu.

La douleur amoureuse devient d’autant plus lancinante que c’est une des premières, plus importante, et plus répétitive que nous traversons. Nous n’avons pas l’habitude. Forcément, ça prend de la place. Forcément, ça nous révolte. Car la souffrance est vécue comme anti-naturelle.

Alors que non seulement la douleur est monnaie courante pour beaucoup d’êtres humains, mais elle est source d’apprentissage. Pour souffrir, il faut être bien vivant.

C’est le rappel que nous fait la douleur : nous vivons et cet état est pérenne.

La douleur est inhérente à la vie, elle est l’appel de phare qui nous prévient : personne n’a promis que la vie était belle ou juste.

 

La prudence en Amour est recommandée

Parce que si nous ne sommes pas prudentes, OMFG (Oh My F*cking God), nous pourrions éprouver de la douleur !

Vous trouverez une tonne de personnes bien intentionnées qui vous expliqueront comment se protéger de la souffrance amoureuse. Vos parents sont, souvent, de la partie. Viennent, ensuite, tous les professionnels du domaine amoureux :

  • psychologues en tout genre
  • experts en développement personnel
  • journalistes en presse féminine
  • coach de séduction (comme votre serviteuse)

Qui, il faut bien le dire, vivent de votre souffrance (ou peur de la souffrance).

Par prudence, nous inventons de nouveaux modèles amoureux.

Fini le couple passionné Shakespearien qui s’aime jusqu’à la mort (les morts, ça ne paye pas un avocat pendant un divorce). Bienvenue couple moderne où chacune des individualités prime sur le duo!

(Je ne dis pas que c’est bien ou mal, hein. Je ne juge pas. Et, perso, mourir par Amour, OK, mais de mort lente).

 

Entraînant une aseptisation des relations

Alors, pour ne pas souffrir, on essaie de déterminer comment reconnaître le bon / la bonne. Nous redessinons collectivement un portrait-robot du partenaire idéal (beau, ambitieux, généreux, sportif, intelligent, fidèle, indépendant, féministe, cultivé…).

Forcément, il est impossible d’atteindre l’idéal de l’autre sexe ou de trouver quelqu’un qui ressemble à ce portrait-robot (à moins de projeter sur l’autre des qualités qu’il n’a pas).

De même, nous inventons ce que devrait être une relation idéale :

  • bon poids de sentiments
  • degré suffisant de communication
  • taux d’indépendance moyen
  • bon degré de complicité
  • bon rapport quantité/qualité de sexualité
  • bon taux de proximité. (Mais point trop n’en faut, au risque d’être classé comme « couple fusionnel », donc « couple qui va OBLIGATOIREMENT m*rdé »).

Enfin, il faut être sûr que l’autre nous aime pour l’aimer. Ça pourrait faire mal sinon. Puis, c’est bien connu, rien n’est gratuit. Pourquoi en serait-il autrement des sentiments ?

Bienvenue dans la méritocratie amoureuse !

Aimer, être aimée se mérite. Il faut :

    • 1. Devenir le partenaire idéal (pour cela, les livres sur l’estime de soi sont fort à propos, ainsi que les conseils pour maigrir)
    • 2. Trouver sa moitié d’orange (« Elle », « Biba » et « Psychologie magazine » vous diront de qui il s’agit)
    • 3. Être sur qu’on s’attire/s’aime autant (un bon coach, vous dira tout ce qu’il faut savoir).
    • 4. Construire une relation saine (instructions au rayon chambre à coucher chez Ikéa).
    • 5. Si ça ne marche pas, les psychologues sont là pour vous ! ;)

 

C’est le couple moderne.

Je crois qu’on a quitté une norme (patriarcale, injuste) pour en créer une autre (bien qu’elle me semble meilleure pour les femmes, elle reste une norme qui ne nous rend pas particulièrement heureuses.) Bien sûr, tout cela c’est pour notre bien, pour ne pas souffrir.

 

Pourtant, nous souffrons toujours

La dépression est le mal du siècle. (Pour le plus grand bonheur des sociétés pharmaceutique qui nous gave de pilule du bonheur. Je préfère ma camomille.)

D’ici une dizaine d’années, la dépression sera devenue la première cause d’arrêt maladie avant les AVC et cancers (pourtant, eux aussi se multiplient).

Quand j’étudiais la psychologie, la dépression était perçue comme la pire maladie de l’esprit, la plus grave et importante. La dépression, c’est notre psychisme qui se laisse mourir.

Entre chute d’estime de soi (à ne pas parvenir à atteindre les modèles actuels, à ne pas se chercher ailleurs), perte de sens de la vie (à ne plus s’y cogner, on passe à côté), isolement (ou « individualisme »), perte de valeurs (ou changement de valeur vers l’ambition et LA réussite sociale prédessinée pour nous)… nous sommes perdues. Nous vivons un véritable désamour de soi.

Incapable de ressembler aux publicités pour les barbecues et incapable de cesser d’y tendre. Nous sommes écartelées par des idéaux fades qui nous éloigne toujours plus de notre « noyau », de notre « moi profond » (si nous en avons un. J’espère…). Alors, à ne pas trouver sa place, nous déprimons.

Même si nous atteignons l’idéal (bravo!) le bonheur promis n’est pas aux rendez-vous. Perte de sens encore et toujours.

À avoir peur de souffrir, à éviter les risques (de la marginalisation, de suivre SA propre route), on se perd… Et on souffre. Autrement, j’en conviens.

 

Aimer c’est prendre des risques

(Comme vivre d’ailleurs.)

En Amour, nous prenons de plus en plus des décisions de raisons. Elles visent à moins souffrir. Pourtant, il semblerait que nous perdons au fil des années (et des choix de raisons) notre joie naïve face aux sentiments éprouvés, face à la rencontre. Nous nous méfions plus, nous pardonnons moins, nous réfléchissons à ce qui ‘à terme‘ nous fera le moins de mal.
Nous sommes des peureuses de l’Amour (et de la vie).

Cette peur est accentuée par une société qui nous prémâche des images de bonheur et d’amour et qui nous explique comment faire pour les atteindre. Alors que le bonheur comme l’amour sont bien moins « naturels » que la rencontre avec la douleur. À trop les chercher, à tenter de prendre le chemin le plus prudent, nous prenons toutes la même autoroute de conformité et de dépression. Nous perdons nos différences, nos hasards et nos richesses.

Dire que l’on peut faire des « erreurs » en amour, c’est admettre la douleur comme erreur. Alors qu’elle n’est qu’une expérience parmi d’autres. D’ailleurs, quand nous cessons de la craindre nous avons des actions folles (folie : sortir du sillon) et nous nous retrouvons sur des chemins farfelus, très peu empruntés par d’autres. À défaut d’être heureuses, nous nous sentons vivantes.

Je ne sais pas ce que c’est l’Amour. Hormone ? Instincts de reproduction ? Construction sociale ?

Je ne sais pas non plus ce qu’est le bonheur. Je sais simplement qu’il n’y a pas une route, une manière de vivre idéale. Il y a des normes que nous pouvons choisir de suivre ou pas. L’important reste encore et toujours d’être en accord avec ses choix, même s’ils vont à contre-courant.

Le risque, en Amour, c’est souvent tenter l’inédit. Tenter autre chose. Si ça ne marche pas, tant pis. Ce n’est pas si grave, nous surmonterons bien une douleur amoureuse.
Le plus grand des risques, au final, c’est de faire de la peur notre seule conseillère.

 

Et vous, qu’elle est la plus grosse folie que vous ayez faite par Amour (par goût de la vie) ?

Anashka,

partir en stop sur les routes de France

 


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Commentaires (54)
  • Marie | 3 mai 2013

    Prem’s ! Héhé, je suis la première à commenter pour la 1ère fois ! ☺

    Franchement, merci de ta sincérité. Il m’arrive souvent de repenser à mes anciennes histoires et de me dire ok à ce moment là j’ai évité de souffrir mais j’en ai pas profité jusqu’au bout, j’aurai pu plus apprendre de lui et de cette histoire. J’ai toujours été très (trop) prudente et parfois je le regrette car la souffrance est source d’apprentissage et offre un autre regard sur la vie. Il ne s’agit pas de faire une apologie de la souffrance (peut-être que si après tout) mais elle est parfois un bon moyen d’apprendre à se connaître et à tester ses limites.

    Quand j’étais plus jeune, et même encore maintenant, je disais souvent que je n’avais pas l’impression d’avoir vécu, parce que je n’avais rien vécu de fort, et je me comprenais, je n’avais pas appris de la vie en m’y confrontant de front, je n’avais pas encore eu le courage de mes rêves, de mes envies et de mes ambitions. Tu sais l’impression d’avoir eu une relation sans relief, aseptisé est aussi un mot qui me parle, et j’irai même jusqu’à dire anesthésié puisqu’on parle de souffrance. Et oui, je te rejoins aussi là-dessus, cet évitement de la souffrance engendre une autre souffrance, qui a longtemps été pour moi la frustration et qui demeure encore parfois. La preuve : je n’ai encore fait aucune folie par amour dans ma vie !

    • Anashka | 3 mai 2013

      Prem’s ! Héhé, je suis la première à commenter pour la 1ère fois ! ☺

      \o/ Bravo ! C’est vrai que comme je travaille sur le back office, je ne sais pas trop qui commente en premier ou non.

      Il m’arrive souvent de repenser à mes anciennes histoires et de me dire ok à ce moment là j’ai évité de souffrir mais j’en ai pas profité jusqu’au bout, j’aurai pu plus apprendre de lui et de cette histoire.

      Avec le recul, qu’est-ce que tu aurais aimé faire différemment ? A quel moment tu aurais aimé insisté ?

      la souffrance est source d’apprentissage

      Je fais une confusion (volontaire) dans l’article sur la souffrance et la douleur (j’aime pas trop trop trop me répéter). L’idée c’est que la souffrance est la perception de la douleur, pas la douleur en soi. On le voit dans la différence entre douleur choisie et subie. Certains garçons que l’on rencontre propose des règles du jeu que l’on sait, d’avance, comme potentiellement douloureuse, on en souffre moins quand on a CHOISIE de les accepter que quand elles surprennent.

      Je ne sais pas si, au final, la douleur (« objective ») ou la souffrance (« subjective ») est source d’apprentissage.
      Je sais que je préfère la douleur, parce que je peux en faire (presque) de la souffrance que je désire, selon l’intérêt que j’y porte ou non.

      Je n’avais pas encore eu le courage de mes rêves, de mes envies et de mes ambitions

      Est-ce que tu l’as trouvé ce courage ? Quels seraient tes rêves et ambitions aujourd’hui ?

      • Marie | 5 mai 2013

        J’aurai aimé m’investir davantage dans la relation, me révéler davantage mais je suis souvent dans la retenue lorsque je sens que la personne en face de moi est indécise, je m’empêche de tomber amoureuse ou du moins de vivre ce sentiment à fond. C’était le cas avec G, avec lui j’aurai souffert c’est sûr, surement beaucoup mais j’aurai pu tellement plus partagé de choses avec lui, j’ai l’impression qu’il ne me connaît pas, qu’il ne m’a jamais vu telle que je suis et ça je le regrette.
        Si c’était à refaire je communiquerai plus sur ce que moi je veux, qui je suis, en ayant moins peur de ce que lui ne voulait pas et j’aurai jouer le jeu, j’aurai vécu chaque moment avec lui à fond. Et j’aurai insisté après un mois de FO en revenant vers lui et en étant sincère sur ce que je voulais vivre avec lui dans le temps limité qu’on avait. Ça aurait été du « ça passe ou ça casse » mais au moins j’aurais tenté le coup.

        Mon rêve absolu est de faire de la danse ma profession et de pouvoir en vivre mais je me suis engagée dans des études longues et j’ai l’impression d’être coincée. J’essaie toujours de concilier les deux mais yen a toujours un qui se fait au détriment de l’autre… donc j’y travaille encore et je reviens vers la danse dès que je peux. Et à chaque fois que j’y reviens je me dis que c’est ce que je suis et que c’est ça que je devrais faire H24. Ça toujours été un dilemme pour moi parce qu’il y a tellement d’autres choses pour lesquels je suis pas trop mauvaise et que j’aimerais faire par exemple du conseil aux entreprises et/ou aux personnes (un peu comme tu fais), ça me plairait beaucoup ça. Ce sont des métiers que je pourrai exercer mais dans lesquels je serai jamais aussi bien qu’avec la danse, je pense, mais parfois je doute : suis-je assez douée pour en faire ma profession ? Est-ce vraiment ce que je veux faire ? Et puis il y a l’âge (24) qui avance et qui me laisse de moins en mois de temps, de choix, d’opportunités… le courage me manque encore.

        Je comprends ton point de vue sur la douleur objective et la souffrance subjective et effectivement quand on choisit cette douleur parce qu’on sait d’avance qu’elle arrivera, les choses sont plus faciles à gérer. C’est un risque que j’ai envie de prendre avec le prochain qui me fera avoir des paillettes dans les yeux.

        Je pense que nos choix donnent une information sur ce que nous sommes donc une souffrance choisie, avec le recul est, je pense, un apprentissage sur soi, sur ce que nous étions/désirions à un instant T.

        • Marie | 10 mai 2013

          Tu m’as oublié?? :(

          • Anashka | 11 mai 2013

            J’ai du louper le message, excuse-moi.

            Pour la danse, tu as mis quoi en place ? Quels sont les pistes qui s’ouvrent ?
            Rien ne t’empêche de mener plusieurs vies : danse, coaching,…

            En ce moment, tu as quelqu’un en tête ?

          • Marie | 11 mai 2013

            Pas de soucis Anashka, vu le nombre de messages que tu reçois, facile d’en louper !^^

            Là je suis de retour chez moi à Paris où je cherche un stage en entreprise de minimum un an. Je profite d’être à Paris pour reprendre mes cours de manière plus intensive dans mon école de danse.
            Pour mon stage, j’ai 2 options :
            – faire un an à Paris
            – faire 6mois à Paris et 6mois à l’étranger (j’avais envie de voyager et découvrir autre chose donc cette option m’attirait plus, sans compter qu’un an dans une boite en tant que stagiaire, si ça me plait pas c’est un peu long…)

            Mais pour la danse, une piste qui s’offre à moi aujourd’hui est la suivante : si je reste à Paris un an, je peux éventuellement (si l’emploi du temps de mon stage est compatible) commencer une formation technique en danse à partir de septembre. Tout en sachant que le temps « normal » pour obtenir ce diplôme technique est de 2 voire 3ans donc une formation assez longue. Moi je ne pourrai faire qu’un an car je pars en septembre 2014 à l’étranger pour ma dernière année d’étude avant d’être diplômée.
            Ça c’est la piste que j’ai en tête en ce moment mais je ne suis pas sûre qu’en tant que stagiaire je puisse concilier les deux.
            Une autre piste consiste à repousser cette formation d’un an encore, une fois que je ferai ma dernière année à l’étranger. En espérant avoir des opportunités à l’étranger…

            « Rien ne t’empêche de mener plusieurs vies : danse, coaching,… »

            – Mon âge ? 24ans, c’est assez tard pour commencer quoi que ce soit de professionnel dans le milieu de la danse même si ce n’est pas impossible. Peut-être restera-t-elle juste une passion, je commence à envisager cette possibilité (et dans ce cas, l’obtention du diplôme d’Etat de danse ne sera pas mon objectif et je ferai la formation pour le plaisir). Et je pourrai peut-être à terme travailler dans le milieu artistique.
            – Le doute ? Je n’arrive pas à trouver de solution pour concilier la danse et ma vie professionnelle/études pour le moment…

            Oui j’ai quelqu’un en tête. Un ami de mon meilleur ami souhaite faire ma connaissance après avoir entendu parlé de moi et vu quelques photos. J’ai entendu parlé de lui à plusieurs reprises comme un homme intelligent, calme, avec beaucoup d’humour et pas mal d’expérience avec les femmes. Cet homme et mon ami font parti des hommes dont je t’ai déjà parlé qui apprennent (et maintenant savent) séduire et qui pratiquent le Street Pick Up. Intriguée, j’ai accepté de le rencontrer parce que :
            1) il est plutôt à mon goût
            2) pour pratiquer. J’ai besoin de gagner en assurance pour mieux pratiquer la drague au féminin parce que j’ai encore du mal à me lancer donc je me suis dis pourquoi pas pratiquer avec un homme qui, a priori, s’y connaît.

            Pour le moment on s’échange des textos. Il a très vite sexualisé, je me suis plutôt bien défendu avant de rentrer à fond dans son jeu. Un peu surpris, c’est lui qui a fini par freiner le jeu… Le rendez-vous est prévu pour la semaine prochaine.
            Donc voilà on verra bien ce que ça donne. Pas de projection, j’y vais en mode « voyons ce que je peux apprendre… »

          • Anashka | 13 mai 2013

            Il est vrai que la danse, en terme de profession, demande un investissement temps important.
            La poursuivre comme passion peut t’ouvrir quelles portes ?

            Sur le stage et formation de danse OU (si j’ai bien compris) stage + étranger, où est-ce que tu seras le plus épanouie ?

          • Marie | 14 mai 2013

            Je sais une chose c’est que la danse tient une place importante dans ma vie mais, à part pour mon épanouissement personnelle, je vois pas trop comment la conserver comme passion va pouvoir m’ouvrir des portes. Il faudrait que je trouve au minimum un moyen de travailler pour un établissement artistique mais en tant que quoi, je sais pas trop… J’essaie de creuser dans ce sens là.

            Tu as bien compris (j’étais pas très très claire), c’est soit :
            – stage et formation de danse à Paris
            – soit une partie du stage à Paris et l’autre partie à l’étranger avec beaucoup moins de danse
            J’avais vraiment envie de partir à l’étranger mais l’idée que je pourrais danser davantage si je reste en France me fait changer d’avis. Le seul bémol c’est qu’au fond je sais qu’il y a de grandes chances que ce soit pas compatible. Ça signifie que je ne jouerai pas le jeu de la stagiaire dévouée à fond pour accorder du temps à ma danse. Comment trouver un employeur qui accepte ce compromis ? Est-ce dans mon intérêt pour réussir mes études de commerce ?

            J’ai relu mon 1er post pour savoir comment on en est arrivé à parler de tout ça… et oui je te disais qu’à être trop prudente en amour et dans ma vie, j’y ai gagné pas mal de frustration (qui sera surement encore longtemps présente avec la danse), et j’ai un peu de mal à en sortir mais à ce stade j’ai vraiment envie de réussir à être plus courageuse dans mes choix.
            Ce que je mets en place pour y parvenir ? Beaucoup de remise en question, de recherches sur les jobs qui pourraient me plaire, de questionnement sur mes relations passées, sur ce que je veux dans le futur, des lectures sur le développement personnel et la confiance en soi (notamment tes articles)…
            Peut-être pas assez d’action ? Hum… certainement…

            Mais bon sang qu’est ce que c’est dure de sortir des schémas précédents!

          • Anashka | 14 mai 2013

            Si tu as envie de partir, part. Poursuis la danse dans un autre pays, avec d’autres professeurs. Profites de ton stage pour danser ailleurs.
            Visiblement, ce sera un peu compliqué pour faire de la danse ton métier, mieux vaut la garder en fil conducteur et si une porte s’ouvre, tu fonceras. En attendant, va vers ce qui te parait le plus stimulant dans cette vie. Entre l’employeur qui accepte que tu te concentres à la danse, une école que tu ne pourras pas finir et le double emploi du temps qui ne te laissera pas d’espace pour autre chose… Je ne suis pas sure que ce soit le bon plan de rester à Paris.

            (Puis Paris c’est gris).

          • Marie | 15 mai 2013

            Je vais voir en fonction des opportunités de stage que je trouverai du coup…
            Merci pour ton aide.

            ( Lyon c’est ensoleillé en ce moment?)

          • Anashka | 16 mai 2013

            Lyon, c’est tout pluvieux.

  • Flept | 3 mai 2013

    Ton article est très touchant, Anashka. Merci pour ta sincérité.

    J’ai aussi d’énromes difficultés à faire ce que je dis et à suivre les conseils les plus élémentaires … quand ça vient et que j’ai envie de me battre, même si ça a peut de chance de ne pas me faire souffrir, je le fais quand même.

    Bizarement, la vie a toujours été très dure avec moi. Le célibat m’a amené (et m’amène) beaucoup de souffrance le dimanche soir, jour de pluie haha. Et pourtant, j’ai toujours été d’une trop grande prudence dans mes relations avec les femmes. Comme si cette souffrance-là, je n’en voulais pas.

    Au début, je voulais devenir meilleur, devenir un idéal, mon idéal … au final, je m’émancipe chaque jour un peu plus en faisant ceci, cela, … et en ayant toujours des projets. Oh et puis la perfection, ça doit être ennuyant :) J’ai longtemps eu la sensation de passer à côté de quelque chose … mais ce célibat choisi m’a amené à prendre goût à la vie, même seul. Et concernant celle-ci, les folies passagères m’ont apporté beaucoup … et un sentiment … de liberté.

    En amour, les seules folies que j’ai réalisé ont toujours été mal récompensée. Du coup, ça fait un petit temps que je ne m’y suis plus adonné. J’y repense d’ailleurs :) Zut je suis aussi allé de ma p’tite confidence …

    Merci à toi :)

    • Anashka | 3 mai 2013

      Mal-récompensées, les folies ?
      Pour être franche, la plupart des miennes aussi. On me répète que je suis « bizarre ». Parce que je fais des choix étranges. Mais, mes coups de folies me font du bien à MOI. Parce que je sais que c’est quitte ou double, et j’aime ce moment où je ne sais pas trop, où je me trouve un peu à côté de la réalité… Je me sens vivante.

      J’ai aussi d’énromes difficultés à faire ce que je dis et à suivre les conseils les plus élémentaires … quand ça vient et que j’ai envie de me battre, même si ça a peut de chance de ne pas me faire souffrir, je le fais quand même.

      Pô compris…

      • Flept | 6 mai 2013

        Simplement le fait, que parfois, tu fais des choses que tu ne devrais pas faire alors que tu sais très bien que tu ne devrais pas les faire.

        Ex : S’attarder sur une situation à forte probablité d’échouer … et que tu restes pour la petite lueur.

        • Anashka | 8 mai 2013

          Je ne sais pas si c’est VRAIMENT une mauvaise chose. ça fait mal, l’Ego peut prendre un coût, on a un sentiment de perte de temps…
          Mais, quand, en pleine conscience, tu sais que tu ne t’accroches qu’à une lueur, que tu laisses jusqu’au bout la possibilité et la force de lui donner un nouvel éclat, tu pars ensuite sans regret. Tu as aimé entièrement, tu as laissé toutes les possibilités qui étaient dans tes moyens pour l’autre… Il n’arrivait à avoir un « non » franc, parce que sa décision ne mettait pas que TOI en jeu (mais son passé, son histoire, son présent, sa vision de l’Amour)… Tu l’as, au moins, accompagné à faire le choix du « non », tu lui as apporté une connaissance sur le fait qu’il peut être aimé et attendu…

          Finalement, c’est tout ce qui compte, ce que tu SAIS que tu laisses à l’autre. Même s’il ne le comprend pas.
          Et être en harmonie et accord avec ça. Par moment, cette lumière d’espoir est sincère, pourquoi ne pas tenter, si on se sent la force de l’attente ?

  • Déla | 3 mai 2013

    De manière générale je suis tes conseils, sur tout quand il s’agit de drague, je deviens supergirl et pas grand chose m’effraie , mais si je tombe sur un homme qui me plait vraiment ( chose rare) alors je me transforme en miss QQ la praline, qui voit des papillons bleus et des étoiles pleins les yeux.

    Je ne fais clairement plus ce que tu dis, mais au feeling, par fois c’est un bon game parfois c’es légèrement needy, je fais selon mes envies et selon ce que me fait ressentir monsieur. Il est claire que j’ai peur que ça s’arrête et je me retrouve à me poser des milliers de questions, je suis triste quand ça s’arrête et je me retrouve en train de déprimer.

    Est-ce que je regrette? Non, je vis, je ressens je ne calcule rien je trouve que c’est ce qui est beau dans l’amour c’est que l’on sait jamais à quoi s’attendre ça passe ou ça casse.

    • Anashka | 3 mai 2013

      Tu soulignes ce que je voulais dire. C’est AUSSI agréable d’être NEEDY, d’être un peu con. On le sait, on sait que ce que l’on fait ne correspond pas « à ce qui marche »… mais on a envie que ça marche comme ça. On a envie d’être aimée : naïve, hystérico-romantique. Je lis tout un truc sur les émotions amoureuses qui seraient bien plus importantes dans la vie des femmes que celles des hommes (malgré la révolution sexuelle). Pourquoi ? Peut-être parce qu’on a découvert de la drogue gratuite, qu’on sait comment produire plus d’endomorphine et autre, dans notre cerveau, simplement en s’obsédant.

      L’important, c’est de savoir que c’est fou, de savoir que c’est du « hors piste » et donc dangereux. Si on se plante, on aura moins mal : c’est un CHOIX, pas quelque chose que l’on subis réellement. Enfin, je pense.

  • Reveuse64 | 3 mai 2013

    Bonsoir Anashka,

    Je frôle la cinquantaine, et je ne suis pas d’accord avec toi lorsque tu dis, je cite : « Pourtant, il semblerait que nous perdons au fil des années (et des choix de raisons) notre joie naïve face aux sentiments éprouvés, face à la rencontre. » Bien au contraire, jeune je faisais attention au quand dira-t-on, à ce que mon partenaire amoureux pouvait penser de moi, je m’interdisais énormément de choses car j’avais peur qu’il me juge, qu’il me rejette… Car en fait, l’une des plus grandes douleurs de l’Amour est d’être rejetée par celui qui obsède nos pensées, par celui sur qui nous projetons nos espoirs de bonheur…

    Et j’ai muri, aux fils de mes rencontres, j’ai appris à me connaître, les hommes qui m’ont le plus appris et apporté, sont ceux qu’on doit soi-disant fuir, ces hommes épris de leur propre liberté, qui eux n’ont pas peur de vivre comme ils l’ont eux-mêmes décidé, même sils brisent nos petits cœurs de guimauve au passage !

    Ma plus belle histoire, je l’ai vécue cette année, avec cet homme épris de liberté, qui reconnait fracasser une histoire lorsqu’il sent qu’il commence à s’attacher, je l’ai vécue à fond, intensément, je n’ai pas eu peur de lui ouvrir mon cœur, je lui ai dit clairement ce que je ressentais pour lui sans attendre de retour, je n’ai pas hésité par moment à le relancer, quitte à passer pour une needy, j’ai pris des risques, chaque fois que j’ai cru que c’était mort entre lui et moi je me suis retrouvée au trente sixième dessous, là c’est à nouveau fini depuis deux mois, je ne te dirais pas que je vais bien, je mentirais, il me manque terriblement, je donnerais n’importe quoi pour être dans ses bras ce soir… Mais… Mais j’ai vécu cette histoire comme mon instinct me le dictait, pas comme les autres le voulaient… Alors, même si lui et moi c’est fini, je n’ai ni regret, ni remord… Et l’amour ça devrait être ça, le vivre tout simplement, comme chacun a envie de le vivre, quitte à se rouler en boule dans un lit lorsque c’est fini… Car lorsque la douleur s’efface, il vaut mieux sourire des moments de folies qu’on a eu pour l’autre plutôt que se dire : « si… j’avais dit… Si j’avais fait… »

    Si chacun suit les préceptes de la séduction enseignés, si chacun attend que ce soit l’autre qui fasse le premier pas, la première déclaration, le premier compliment… Si chacun fuit l’autre en espérant que l’autre lui courra après… Alors en effet, il n’y aura plus de chagrin d’amour, puisqu’il n’y aura plus d’histoires d’amour ! Aimer, c’est prendre le risque d’être rejeté, aimer c’est avoir envie que l’autre soit heureux sans rien attendre en retour, aimer c’est être bien avec l’autre et vouloir lui rendre la pareil…

    Je pourrais t’écrire des heures… Aimer c’est tout simplement vivre… Et là, je te rejoins complètement !

    • Anashka | 3 mai 2013

      Merci de me reprendre. Je n’ai pas ton âge ou expérience de la vie. Il est possible que ma remarque soit extrêmement subjective. Parce que, j’ai eue une période d’extrême prudence (ou calcul plutôt). Maintenant, je me pose des questions sur ces points de prudences, d’indépendance, d’amour… Je ne sais pas ce qui appartient à ce que je pourrais appeler « la folie féminine », de ce qui appartient à une « réalité de sentiments »… Je ne sais pas.

      Je t’avoue que je suis en phase de recherche sur divers points.

      • Reveuse64 | 4 mai 2013

        Anashka,

        Je n’ai pas fais d’études de psycho, mais en ce qui concerne notre relation à l’humain, nous évoluons sans cesse, en fonction de nos rencontres, de nos désirs, de nos propres changements, ce que tu recherches aujourd’hui est différent de ce que tu rechercheras demain… C’est normal… En amour c’est pareil, tu peux arriver bien campée sur tes positions, sur tes croyances, et d’un coup faire la rencontre qui casse tout !

        Dans les blog de séduction, nous pouvons venir « piquer » des idées à droite et à gauche pour mettre du piment dans notre couple, nous pouvons venir « pleurer » sur notre gros chagrin d’amour et se consoler en voyant que nous ne sommes pas seules, mais… Nous ne pouvons pas aimer en suivant un mode d’emploie…

        Nous sommes dans une époque où le net fait partie de notre vie, avec ces bons et ces mauvais côtés, te rends tu compte que les conseils qu’on donne aux femmes sont à l’identique pour les hommes… Faire attendre, se faire désirer, ne pas céder le ou la première… Il est où le temps de l’émoi dans tout ça, les regards qui se frôlent, les mains qui s’effleurent… Les papillons dans le ventre et la peur que l’autre ne partage pas notre trouble ! Maintenant nous allons dans une boîte ou un bar, nous faisons un tour rapide sur un site de rencontre et l’autre n’est plus qu’un objet de consommation…

        Je sais je peux paraître dure, nous en voulons toujours plus et du coup nous n’avons plus rien… L’Amour ne devrait être dans les livres que pour nous faire rêver, pas pour embobiner une autre personne, pas pour être ce que nous ne sommes pas… Mais bon, je suis une célibataire endurcie qui reste très romantique, pour moi l’Amour c’est le coup de folie, la cerise sur le gâteau de ma vie bien remplie…

        J’aime beaucoup tes articles, je m’y retrouve souvent, tu as beaucoup de bon sens et j’apprécie énormément, c’est pour moi toujours un plaisir de te lire, alors continues s’il te plait Anashka, pose-toi beaucoup de questions et donne nous tes réponses, c’est en se questionnant que l’homme évolue, même si en matière de sentiments, lorsque nous sommes en face de l’être désiré, tout s’envole, tout s’oublie, car la seule réalité qui compte pour nous c’est la profondeur de son regard qui se pose sur nous…

        • Anashka | 4 mai 2013

          Nous ne pouvons pas aimer en suivant un mode d’emploie…

          Non, effectivement.

          te rends tu compte que les conseils qu’on donne aux femmes sont à l’identique pour les hommes…

          Pas exactement. Je dirais que les conseils donnés aux hommes sont applicables aux femmes. Mais, on conseillera souvent le combo BEAUTE + PASSIVITE aux femmes, alors qu’on exhortera les hommes à faire le premier pas. Et, c’est là où je ne suis pas d’accord, on peut être ACTIVE dans notre séduction. On peut être ACTIVE dans la construction de notre histoire. On n’est pas dépendante de l’action masculine.

          Mais effectivement, ce qui marche sur un sexe, marche sur l’autre.

          L’Amour ne devrait être dans les livres que pour nous faire rêver, pas pour embobiner une autre personne, pas pour être ce que nous ne sommes pas…

          Le problème de l’Amour dans les livres, c’est qu’il nous raconte encore et toujours l’histoire de Cendrillon. Une femme qi ne se révèle femme que dans les bras de l’homme aimé. Cet homme fera le premier pas et la sauvera. C’est une idée galvaudé de l’Amour qui conditionne de nombreux échecs amoureux et qui entraîne pas mal de femmes à se perdre, quand elles aiment.

          Il peut y avoir de l’Amour folie, de l’Amour don de soi, de l’Amour sans réflexion, mais sera t-il réellement dénué de ce genre de construction ?

          Bien sûr, j’aime l’Amour, j’aime le risque en Amour, j’aime les coups de folie… Mais, je sais que cet idée d’Amour romantique est une construction. Et, il y a dans lui des choses qui me déplaisent, la place féminine à laquelle on veut m’assigner.

          Cet article a été un article de débat dans ma tête. Vraiment. Je pense qu’il faut prendre des risques, parfois se perdre… Mais en toute conscience.Pour le gout du risque. La confusion avec une fuite de la réalité peut- être vite arrivée. A la fuite de la réalité, je préfère le « risque » de la réalité.

          Bref, je m’interroge encore beaucoup. ça fera toujours quelques articles de gagnés.

  • lapetitefée | 3 mai 2013

    J’ai pas d’avis mais me concernant là, maintenant, j’ai choisi d’en revenir à la naïveté et au laisser-aller. Je reviens pleurnicher dans trois mois… ou pas! ;)

    Le plus fou par amour?

    Le plus fou pas bien : me changer entièrement pour l’autre – on en a déjà papoté.

    Le plus fou chouette : A 15ans, ma mère ne me laissait pas sortir au-delà de 17heures. Z’amoureux avait 19ans. Il est venu en voiture me chercher mais comme ma mère était dans le salon, impossible de sortir sans qu’elle me voit. Donc, depuis ma chambre, au deuxième étage, j’ai noué des vêtements entre eux, et je suis descendue. Sauf qu’au niveau intermédiaire – le balcon – j’ai entendu hein : « Dis-donc, tu crois que j’ai pas remarqué tes pieds contre la fenêtre ». J’ai été punie pendant deux mois mais j’en garde un super souvenir! :)

    • Anashka | 4 mai 2013

      L’important, c’est le CHOIX, en toute connaissance de cause. Finalement, du temps qu’on est en accord avec « on laisse couler » et bien laissons couler.

      J’aime les deux exemples que tu partages. Parce que dans l’un on retrouve une destruction de soi, une perte d’identité, alors que dans le premier, il s’agit de courage, de dépasser des limites… Bref, de construction.

      L’altération de l’identité par Amour est un beau danger, mais on est nombreuses à vouloir s’abandonner par amour et à s’oublier, alors, sur une première expérience. Peut-être que ça permet de gagner en solidité par la suite. Encore faut-il ne pas répéter encore et encore cette erreur.

      • lapetitefée | 4 mai 2013

        C’est ce que je me laisse libre d’expérimenter à nouveau, le dépassement de soi, le courage et je crois comme toi, ça construit! Ce que je constate c’est que dans l’exemple 1), il y a le mal être, la tristesse, la crainte de perdre l’autre et que ça, ça conduit forcément à une histoire bancale.
        Dans le 2), il y a au contraire cette confiance en « nous », absolue. Elle donne des ailes, permets de se dépasser et de vivre des expériences inédites. Mais ça pour moi, c’est lié au passé, à un moment où je me laissais les ailes pousser et c’est un apprentissage d’y revenir.

        • Anashka | 5 mai 2013

          Je partage pour le 2. Il y a des moments où l’on se sent capable de tout. On a une force incroyable (c’est par exemple le cas, quand on tombe amoureuse ou que l’on réussit un truc pour lequel on s’est longtemps démené). Mais, il est difficile de garder cet état au quotidien. Pendant un temps je « m’amusais » à noter mes journées, je tente d’être à sept TOUS les jours, c’est mon minimum. Avec, simplement du moral, le 7 est atteignable. Le plus, c’est des cadeaux de la vie.

          Comment tu fais pour revenir à cet état de courage-bien-être ?

          • lapetitefée | 11 mai 2013

            C’est dû à un concours de circonstances énormes – j’avais écrit une réponse mais elle n’est pas apparue visiblement ^^ – tu as suivi un peu mon histoire j’imagine. Mais disons qu’il y a 4 mois, je ne pensais pas être là, ici maintenant. Tout a été renversé, ma carapace, mes barrières. Mais aussi ma vie elle-même, par d’autres événements. C’est lié surtout au fait que j’ai rencontré une personne qui me donne envie de lui donner comme si je n’avais jamais été meurtrie – bon je suis prudente quand-même hein ;) – et que je crois très fort à ce nous en devenir. Au fond, j’ai pas envie qu’un mec bien paye pour les vilains qui sont passés avant, il mérite la meilleure version de moi-même et surtout moi, je mérite de redevenir une belle version de moi dans cette histoire et dans le domaine sentimental. Donc par moments, j’arrive à nouveau à lâcher prise. :)

          • Anashka | 11 mai 2013

            surtout moi, je mérite de redevenir une belle version de moi dans cette histoire et dans le domaine sentimental

            Oui, surtout.

  • Andrei | 4 mai 2013

    Bon sang ! J’en reviens pas ! OMFG !! Enfin de la rédaction qui envoie ! Ah mais c’est celui-là.. c’est sans aucun doute le meilleur article que j’ai pu lire sur ton site. Pffffffff qu’elle plaisir j’ai pris à le lire, je l’ai lu et relu.. ^^
    Malgré le fait qu’il soi ici sur un forum de femme, ton article est tout à fait valable pour un homme.. en gros tu reformule le reformule au masculin et tu peux le posté sur ADS.. c’est aussi simple que çà ^^

    Personnellement, je te rejoins de A à Z. C’est çà, c’est tout moi.. j’ai pas peur de vivre, de faire des choix qui je sais aurons des conséquences douloureuse mais à quoi bon ? M’interdire çà sous prétexte d’une souffrance ? Avoir peur ? Pourquoi ? Parce que mes proches m’ont dit tel ou tel chose ? Comme toi, on me répète sans cesse que je suis « spécial » (pour utilisé leurs termes), que je me fais des drôles de réflexions , que mes choix sont d’après eux étranges.. et par conséquences, ils me donnent des conseils alors qu’ils sont eux-même envahi par cette peur. « Et la voilà en personne pour me porter conseil.. »

    Mon père me disait souvent que la peur ne doit pas être un obstacle à ma vie. Qu’elle est présente certes mais que celle-ci ne doit en aucun cas avoir raison de ma personne ni m’empêcher de vivre comme bon semble ni influencé mes choix. (C’était surtout valable pour mes études. Désormais, je l’applique à la vie de tout les jours).

    Donc voilà dans le fond.. j’ai peut-être moi aussi se côté adolescent attardé et pour être honnête, je suis peu prudent en amour.. et alors ? Est-ce un problème ?

    Je suis les conseils de séduction qui peuvent m’aider à m’améliorer dans des petites choses bien précises mais c’est comme je disais à Sélim , j’utilise que très rarement les conseils sauf pour une envie de changement.. en général, quand je sens que c’est elle, c’est presque instinctif.. j’y vais.. j’en ai rien à faire, sa foire j’aurais d’autres occasions, si je me casse la gueule, je m’en remettrais tôt ou tard.. c’est pas un problème ! Let’s go ! Le cas est identique dans mes relations.. le plus gros regret que je pourrais avoir serait d’être passer à côté de quelque chose. Je préfère de loin vivre ma relation à 200% et m’en mordre les doigts plutôt que de ressentir un non-accompli qui aggraverait cette souffrance. (Si il y a une souffrance..)

    Alors bien entendu, j’ai des coups de folies qui flattent mon ego. Je sais, c’est un peu ambiguë.. je m’explique. Je sais pas où je m’aventure.. je sais pas ce que je fais. Comme tu dis Anash’ c’est quitte ou double et par conséquence, il faut de l’audace pour faire çà, beaucoup de personnes oseraient pas faire une tel chose. « Bon sang.. t’es vraiment un grand malade toi… tu te rends compte de çà ? Tu portes tes cou*lles mais sais-tu où ça te mène ? » Et bien justement non je ne sais pas.. et j’en ai rien à foutre.

    – Et vous, qu’elle est la plus grosse folie que vous ayez faite par Amour (par goût de la vie) ?

    Avec la même personne.

    1) Je l’ai rejoins sur un coup de tête à Londres. (Je suis d’origines Hongroise, je vivais à Budapest).

    On a ensuite rompus. Puis elle m’a recontacté quelques mois après. Un jeu de séduction c’est mis en place et ensuite un rendez-vous déguisez.

    2) Rendez-vous au cinéma. J’étais déguiser en plongeur avec mes palmes, mes lunettes de plongées, mon tubât en bouche.. bref.. la totale ^^ et elle était déguiser en crevette. Rien que la tête des gens en nous voyant entrer voulais tout dire ^^ Un bon souvenir c’est pour çà que je le mes.

    Voilà 2 coups de folie, je retiens surtout le 2ème.

    • Anashka | 4 mai 2013

      J’ai le sentiment, qu’il existe deux types de « coup de folie »… L’un où on perd (son identité, une part de sa vie). C’est le cas des départs, des emménagements rapides, des conformations aux attentes de l’autre et des sacrifices. L’autre où on gagne (du courage, un beau souvenir, un fou rire). Et, peut-être que ces moments-là sont des coups de folie à deux… Comme ton rendez-vous déguisé, comme Lapetiteféee qui fait le mur par la fenêtre ou moi qui part sur les routes avec l’élue de mon coeur du moment, sans le sous en poche.

      Les coups de folie à deux, s’ils sortent du sillon, sont un gain de complicité amoureuse. Il l’a renforce. On le sait dès le départ. C’est presque de la provocation vis à vis du reste du monde. Je pense à ton costume qui provoquait les « gens normaux », je pense aussi à la tête de la mère de la petite fée.

      Mais ceux où l’on perd, où finalement on s’ampute de quelque chose : une part de sa vie, son estime, ses valeurs… c’est peut-être chercher un autre soi ailleurs, se laisser glisser dans le monde de l’autre… Parce qu’on désire de décentralisé de soi. Le risque (même s’il parait léger à première vue) et peut-être plus important… Parce qu’on ne sait pas ce que l’on trouvera de nouveau chez nous. On sait qu’à se fondre en l’autre, en le perdant, on se perdra aussi.

      C’est vraiment pour moi, les choix qui posent questions : faut-il ou non prendre ce type de risque ? Peut-être une question d’envie (une fois que cette première expérience a été faite). Une des plus grandes imprudences en amour, c’est souvent de ne pas se protéger du désamour de l’autre. C’est prendre le risque de l’aimer tant qu’on l’aime, pas tant que LUI nous aime… Mais, encore, c’est s’enlever la chance d’un deuil plus rapide.

      Si les coups de folie étaient faits simplement pour « vivre pleinement », je ne conseillerais que ceux à deux. Mais, s’ils sont fait pour apprendre de ses limites, de la vie, de ses désirs… S’ils sont faits pour l’amour du risque… Je dirais que la perte de soi peut-être un choix, mais un véritable choix, en toute conscience. C’est le cas de ton déménagement.

      (Ps : il est relativement rare qu’un article ne soit pas valable pour les deux sexes).

  • Calypso | 4 mai 2013

    Article très intéressant, merci de partager ton ressenti perso.
    Pour ma part, j’ai eu ce coup de folie pour un homme, le père de ma fille, il y a bientot 10 ans.
    Celle de l’époque te dira qu’elle l’a fait par amour passionné, celle d’aujourd’hui sait que ce n’était en aucun cas de l’amour, seulement une porte de sortie.
    Par folie, je suis allée le chercher en belgique alors qu’on s’était rencontré qu’une fois, j’ai dépensé toutes mes économies pour l’aider à s’installer, j’ai mis ma vie en pause (je voulais continuer mes études), je l’ai accompagné dans sa recherche d’emploi, d’appart, etc…. Je me suis coupée de mes amis, je ne voyais que par lui, ne voulais passer mon tps qu’avec lui, et de son côté c’était pareil.
    Puis le temps a passé et la fusion, la passion a disparu, de mon coté ça se transformait en OI alors que lui développait son lifestyle.
    La mort de mon père m’a encore plus accroché a lui, et le fait d’être enceinte aussi, au final il m’a trompé, menti, humilié et je ne faisais que me rabaisser de plus en plus. Bien sur, à un moment donné j’ai dis stop et je me suis retrouvée seule sans boulot, avec un bébé sur les bras.
    S’en suit une période qui a été très difficile mais dont je suis fière.
    On se voit toujours pour notre fille et quand je le regarde je n’ai ni haine, ni sentiment, c’est de l’indifférence, mêlée à de la pitié. Il me semble tellement pathétique, en 10 ans il est resté le même. Celui qui a besoin d’une femme pour avoir confiance en lui, quitte a lui mentir et lui faire du mal consciemment pour ses propres intérets. j’ai parfaitement conscience que si j’avais rencontré en étant bien dans mes baskets je me serais même pas retournée.

    • Anashka | 5 mai 2013

      C’est un coup de folie regretté ?

      C’est une sacré histoire, la question des sacrifices en Amour est réellement lieu de débat. Ils ne sont pas nécessaires, mais ça fait parfois du bien de s’oublier pour quelqu’un. Par contre, les conséquences peuvent être de véritables couleuvres à avaler. L’idéal, c’est de le faire en sachant à quel point c’est pète-gueule. Le seul truc, c’est que la première fois, on ne s’en rend pas bien compte.

      • mulderone | 6 mai 2013

        C’est tout à fait ça.

        J’ai tout donné sans arrière pensée, je me suis oublié au passage et j’ai morflé.

        Je regrette pas (ou plus), c’est fait, tant pis pour moi, j’aurai dû faire gaffe.

        Mon seul souci aujourd’hui est qu’il me faut trouver un bon équilibre entre vivre pleinement une relation tout en étant prudent et ça c’est pas facile au regard de mon expérience passée.

        C’est quand même frustrant de devoir rouler tout en utilisant les freins.

        • Anashka | 8 mai 2013

          Plus que prudent, je dirais « se laisser une juste place ». Pour dire « je t’aime », il faut encore que le « je » existe… Souvent, on l’oublie au profit de l’autre, de « toi » et d' »aimer »…

          Je ne suis pas sure qu’il faille utiliser les freins, on peut rester tout autant entier, vivre aussi fortement… Simplement, se laisser encore et toujours la première place. On le donne, cet amour, pour se nourrir soi !

  • Prune | 4 mai 2013

    Très bon article Anashka
    Par contre tu semble ne pas savoir sur quel pied danser parce que tu dis que la souffrance est félicitée en amour dans les films puis que la société actuelle pousse à ne pas souffrir :-)
    En fait pour moi le principal problème c’est que les livres et films à l’eau de rose nous pousse à croire que la souffrance conduit à la fin (mais existe-t-il vraiment une fin) à la récompense.
    D’où un grand nombre de gens qui se sacrifient pour les autres puis râlent de ne rien recevoir en retour

    • Anashka | 5 mai 2013

      Par contre tu semble ne pas savoir sur quel pied danser parce que tu dis que la souffrance est félicitée en amour dans les films puis que la société actuelle pousse à ne pas souffrir :-)

      J’ai galéré avec cet article, et il fait encore débat chez moi.

      Mais, tu mets le doigt au bon endroit (sans sous entendu graveleux). C’est la souffrance telle qu’elle est félicitée qui me gène : entrainant une récompense qui est l’Amour de l’autre. Je trouve ça dangereux. C’est acheter l’Amour de l’autre par la souffrance. En revanche, prendre un risque amoureux (accepter que l’on ressent des choses à sens unique par exemple et les vivre pour ce qu’ils sont, ces ressentis) (prendre le risque de dire que tu aimes quelqu’un sans rien savoir des sentiments de l’autre) (ne pas porter de masques) (ou faire un sacrifice parce que SOI on considère qu’on VEUT le faire pour rester auprès de la personne, mais sans attendre même que l’histoire dure GRACE au sacrifice), c’est prendre le risque de souffrir, mais pas pour gagner l’Amour de l’autre. Simplement pour vivre pleinement nos ressentis.

      L’Amour n’est ni une évidence de bonheur (on peut l’utiliser UNIQUEMENT pour être heureux et fuir toute relation plus difficile, comme des sentiments à sens unique, comme attendre quelqu’un, comme passer outre une infidélité) ni une évidence de souffrance. Il s’agit, à mon sens, de ressentis que l’on nourrit à l’égard d’une personne. C’est une réalité subjective de notre état émotionnel, ça ne dit rien de ce qui se passera.

      J’ai vu des personnes tenter des coups de poker amoureux pour être avec quelqu’un qui leur tenait à coeur et ces coups de poker amener vers du bonheur/malheur. Mais, l’important, au moment T, était le coup de poker. Il n’avait pas comme attente que ça marche, mais bel et bien de tenter quelque chose pour SOI (pour se dépasser) avec l’autre comme muse.

      Mais, encore une fois, c’est un poil flou dans ma tête. C’est en débat et construction.

      • Lilou | 5 mai 2013

        J’adore le « coup de poker amoureux »^^ C’est exactement ce que j’ai fais en toute conscience mais j’ai perdu … ou du moins je n’ai pas gagné comme je l’attendais… j’ai préféré emprunté le déraisonnable. Je ne pense pas regretter mais ça coûte très cher… et il faut être solide pour assumer l’après et rebondir!
        alors encore un grand Merci Anasha; merci d’exister et de nous faire partager tes expériences et tes réflexions. quelle grandeur ! quelle profondeur dans ce que tu décris…
        C’est aussi pour moi le plus bel article. peut être parce qu’il te parle particulièrement… ;-)

        • Anashka | 8 mai 2013

          Clairement, le coup de poker, c’est un coup de tapis… Effectivement, quand ça ne marche (et ça arrive souvent), il faut un temps pour passer au dessus de la colère et se dire qu’on a été heureux d’essayer, qu’on est plutôt fier de soi. Le courage amoureux n’est pas réellement bien vu dans une société où le mot « amour » est tabou…

  • lilo | 4 mai 2013

    Je sais pas du tout pourquoi mais lire cet article m’a angoissé, il m’est arrivé la méme chose quand j’ai regarder black swan il ya un peu plus d’un an!!

    • Anashka | 5 mai 2013

      L’idée que l’amour ne soit pas systématiquement liée au bonheur ? L’idée de danger amoureux ?
      Est-ce que tu as une piste sur ce qui a pu t’angoisser ?

  • lilo | 5 mai 2013

    Anashka comme je les déja dis je nes pas du tout d’explication a ca par, contre j’en ai une a l’aquelle je commence vraiment a croire, jai l’impression que nos idées et croyances sur l’amour et le bonheur sont tellement désillusionées, que méme une fois amoureux ou heureux on s’en rendra peut méme pas compte enfin just pour dire anashka que tu as une tres bonne suite dans les idées un tres bon sens bref je t’adore mais je ne vais dire q’une chose a tout le monde :Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même.(c evidemment pas moi qui l’ai dit mais ghandi) mais ca résume bien ma pensée. cordialement

    • Anashka | 8 mai 2013

      Apprendre à se connaitre, apprendre à s’aimer… Oui, ce sont de belles découvertes à faire. Bien sûr, cet apprentissage peut passer par le tour du monde, par une multitude d’autres choses… Mais, finalement, on est toujours avec soi, alors autant prendre le temps d’être proche de soi-même.

      Je ne suis pas sur que nos croyances sur l’Amour soient désillusionnées, qu’elles regardent dans le mauvais sens pour trouver le bonheur amoureux est une chose, qu’il y ait des construction sociale pesante et inutile, qu’on fasse un culte du sexe sans-amour, passant à côté de la tendresse, c’est une chose… Mais, on peut encore vivre et faire de belles choses avec l’Amour.

  • Mary Read | 5 mai 2013

    Ton article me parle. Beaucoup. Quand j’aime, je fonce tête baissée. C’est aussi mon côté écorchée vive, et celui-là, j’aimerais bien qu’il me lâche un peu. Mais en ce qui me concerne, je ne ne vois pas l’intérêt de vivre les choses, si c’est pas pour le faire à fond.

    « Au final, nous avons une vie où la douleur n’a pas sa place. »

    On est dans une société où l’on cherche à prévenir tous les risques. Au niveau politique, ça donne des politiques publiques de santé, des travailleurs sociaux comme agents de l’ordre social, ce genre de trucs. Et dans la vie de tous les jours, ça donne des gens qui ne veulent pas souffrir et qui se cachent derrière des techniques.

    Après il y a une nuance. On peut vivre les choses à fond sans complètement être maso et se voiler la face. Un peu de lucidité n’est pas incompatible. Oui pour vivre les choses à fond, non pour tendre l’autre joue quand on vient de se prendre une baigne.
    (C’est une image, hein, je parlais pas de violence conjugales.)

    Pour ce qui est de la plus grosse folie. Euh. C’est difficile à dire.
    Pour les coups de folie négatifs, j’en ai déjà pas mal parlé. La perte d’identité, tout ça.
    Pour les coups de folie positifs, c’est difficile à dire parce que je les vis au quotidien. J’suis un peu du genre excessive et pas toute seule dans ma tête. Accepter de partir à Florence avec un ex, sur un coup de tête, c’en était un pas mal. Ça sonnait comme une opération de la dernière chance, entre nous. Et ce fut un merveilleux souvenir.
    Accepter une demande en mariage, c’était un gros coup de folie aussi. Grande flippée de l’engagement que je suis.

    • Anashka | 8 mai 2013

      Je ne sais pas s’il n’y a pas une recherche de cette perte d’identité dans l’Amour : ne plus s’appartenir complètement, ne plus se ressembler, lâcher prise, aller vers une confiance forte… Finalement, se découvrir autrement, un peu folle, un peu à côté de la plaque… Je lis un auteur très intéressant sur le sujet, j’espère pouvoir bientôt partager sur lui.

  • tulipe82 | 6 mai 2013

    Bonsoir à tous,
    Première fois que je commente sur ce site, que je lis pourtant très régulièrement ces derniers mois ! Le sujet qui est abordé nous touche toutes. A partir de quand faut-il délaisser les « stratégies » pour se dévoiler et arrive t on à se dévoiler vraiment ?
    Pour ma part, j’ai connu ton site après une recherche google hasardeuse alors que je venais de rompre avec mon copain.. Je savais que la rupture était en bonne partie de mon fait : pas assez de confiance, toujours la peur qu’il me fasse mal, trouve quelqu’un d’autre, que je m’ennuie… bref ! tout ca pour dire que j’ai appliqué une bonne partie des conseils des articles sur ce site. Et aussi celui du jour, le lacher prise. Et cela me permet de vivre une relation avec mon ex/actuel beaucoup plus enrichissante.
    Merci pour tes articles en tout cas, cela me fait réfléchir d’une bonne façon, et je ne suis certainement pas la seule !

    • Anashka | 8 mai 2013

      Je pense que les techniques peuvent s’apprendre comme des savoirs-faire, mais ne sont en rien incompatible avec « montrer ce que tu es vraiment, sans masque ». Ce sont des savoir-faire que tu possèdes et qui t’aident quand tu galères, elles ne viennent pas prendre la place de ta personnalité mais lui offrir une autre manière de s’exprimer. ^^

      Tu te remets avec ton Ex ?

  • Eden | 8 mai 2013

    Salut Anashka! J’ai découvert ton blog (qui est génial!) par hasard il y a quelques jour!
    Je n’ai aucune idée si je peux poser une question direct ici mais je tente quand même car j’ai besoin d’un conseil.
    Ça fait très exactement 6 mois que j’ai rompu avec mon ex car il m’a trompé et ça fait 6 mois qu’il ne me lâche plus! Je ne l’aime plus, il me dégoûte et j’ai fait tout ce qui est humainement possible pour qu’il me lâche.
    Je lui ai dit des choses blessantes, je l’ai rabaissé, je lui ai dit que j’étais de nouveau en couple mais rien n’y fait! Il ne lâche rien, il m’attends en bas de chez moi, il appelle ma famille, mes amis, il pleure, il menace de se faire du mal!!
    Que faut-il que je fasse pour qu’il me lâche une bonne fois pour toute? Aurais-tu une solution pour lui faire enfin comprendre qu’il faut qu’il me laisse?
    Merci à toi pour ta réponse!
    Eden!

    • Anashka | 10 mai 2013

      Wouah, à ce point là, c’est du harcèlement… Dis-lui que s’il continue tu portes plainte pour harcèlement à la police.
      (Oui, c’est le bon endroit pour les questions).

  • Lou | 18 mai 2013

    Ca faisait longtemps que je n’était pas passée sur le site, je ne commente pas en général mais là je dois dire que l’article est excellent et touchant de par sa sincérité, merci Anashka pour ces « words of wisdom » ! Me donnerais-tu un petit conseil personnel quant à la prudence ?

    J’ai moi-même entamé une relation ambigüe avec un garçon qui a rompu il y a six mois. Il a du mal à couper les ponts avec son ex et la sortir de sa tête (relation de 3 ans et il était son premier amour) et il m’a di clairement dès notre rencontre (amicale au début) vouloir être célibataire un moment et ne pas se prendre la tête avec des compromis, ce que j’ai compri. Mais je ne peux pas aller contre mes élans du coeur, j’ai quand même laissé les choses se faire entre nous. Nous nous voyons régulièrement, on couche ensemble on fait aussi pas mal d’activités tous les deux. Je l’aime beaucoup, pas seulement pour ce qu’il m’apporte mais vraiment en tant qu’être humain, de manière assez désintéressée, c’est fort comme truc. Il me dit qu’il aime ma légèreté et ma joie de vivre, que je fais « ressortir le meilleur de lui-même, » je trouve ça assez cool comme réflexion..

    Mais voilà plus le temps passe, les rendez-vous, plus je m’attache (ça doit faire depuis janvier que nous nous voyons un peu moins d’une fois par semaine, car nous n’habitons pas tout près.) et toujours aucun signe qu’il veut se « poser. » Pourtant il me dit tout, je sais qu’il ne voit pas d’autres filles. Je sais aussi qu’il aime ma sérénité et ma legéreté, alors j’ai peur qu’il me voit comme une fille pas si cool si j’entame LA discussion chiante « je suis quoi pour toi? » et je n’ai pas envie de tout gâcher car je le sens s’ouvrir très lentement tout de même…

    Soit je lui laisse encore du temps au risque de tomber amoureuse et de me rendre compte au bout de trop longtemps déjà qu’il n’a jamais eu l’intention qu’on se mette ensemble, soit je lui en parle honnêtement. Quelle est la manière la moins maladroite d’amener ce truc sans le faire paniquer ?

    Merci pour tes conseils, et continue d’écrire !

    • Anashka | 19 mai 2013

      S’il ne voit pas d’autres filles et qu’il se sent bien, je vivrais le truc tranquillement. C’est cette légèreté là qui fait que tu t’attaches aussi. Au pire, tu tombes amoureuse ? Et ? Est-ce que c’est grave ? Pour le moment, ça a aussi peu de chance de s’arrêter que si tu poses une étiquette…

      Par contre, tu peux toujours parler avec lui de ce que tu aimes faire avec, etc. Du fait que tu y es attaché. Ce genre de choses.
      Dans l’idée, je ne comprends pas le besoin d’étiquette si tu te sens bien avec, la relation comme elle est. Catégoriser comme couple ne te fera rien gagner. Tu peux en revanche lui dire ce que tu entends par couple. Exemple « Je me sens bien avec toi, j’aimerai que notre relation dure ». S’il te répond que lui aussi, tu n’as pas besoin d’autres choses, si ?

      • Lilou | 19 mai 2013

        Très pertinent ce que tu dis. On a souvent besoin de catégoriser pour se sécuriser… et puis si on est en ‘couple » on est plus en droit d’exiger de l’autre que si on ne l’est pas .

        • Anashka | 20 mai 2013

          Reste qu’il faut mettre derrière « couple » les mêmes choses…

    • Lilou | 19 mai 2013

      Pour l’avoir vécu Anashka a raison, ne le fait pas fuir en voulant catégoriser une relation… même si je comprends très bien ton besoin. Si ce que tu vis avec lui te comble c’est l’essentiel, profites! ^^

  • coucou | 27 juillet 2014

    Salut Anaska. Je lu plusieurs de tes articles que je trouve toujours fascinantes, et je pris la décision, suite a la lecture de cet texto, de te raconter mon expérience actuelle. Je suis mère célibataire et je travaille a mi-temps, et j’habite dans ma ville y il a un an et demie, alors je pas beaucoup du temps et peu des amis. Je essaye de trouver quelqu’un sur internet, je te raconterais après cette expérience, bref, Il y a deux mois environ une copine m’a dit que un ami voulait me connaitre, qu’il n’était bien avec sa femme et qu’il avait vu ma photo sur le réseau social et il l’avait entendu parler plusieurs fois sur moi, je dit bon… Quelques jour après je reçu un appel de lui en me disant si il pouvais me inviter un jour a prend un verre, je dit oui, pour quoi pas, sans trop de énergie… il habite pas dans ma ville. Un semaine plus tard il a venu a me chercher pour prend un café avec ma copine et un ami, je dit non d’abord, (j’était fatiguée), mais a la fin je dit oui, et nous avons passé un moment ensemble. Il m’a plu, mais sans plus, je le trouvé intéressante. Je le demandé a la copine sur lui, qui m’a dit qu’il était sépare de sa femme. Une semaine plus tard il m’appelle pour m’inviter a faire une promenade et je dit oui, et une chose a amené a l’autre et finalement nous avons passé le week-end ensemble, je me suis dit que ça sera tout, mais il a beaucoup plus dans le temps que nous avons passé ensemble, et je était agréablement surprise pour sa tendresse. Mais je aussi su qu’il habite avec sa femme, alors les fait: il est mariée et il habite encore avec elle. Il s’est emballé a faire de projets d’avenir sur les deux, nous avons rentré et il m’appelé pour savoir de mes nouvelles, le lendemain je le appellé et comment il répond pas sur son portable je le appelle a la maison, sans le joindre. Finalement lui m’a rappelle et il était dans son travail mais il m’a dit de pas l’appeler a la maison parque il voulait pas que sa femme connaitre notre liaison pars que c’était pas a cause de ça qu’il va finir avec elle, et elle pouvait prend ça comme excuse pour se venger sur les enfants, ne pas lui laisser les voir beaucoup, etc. Je le dit que je voulais pas continuer notre historie pars que je voulais pas être sa maîtresse, c’était hors de question, alors ça s’arrête là. Il m’a dit qu’il va trouver une solution, et je dit que c’est bien, mais pendant ce temps je ne veux pas le voir. Il m’a rappellé, m’a dit qu’il ne veux pas arrêter avec moi, mais je suis resté firme au subject de ma décision…mais je souffre pars que je eu un coup foudre pour lui. Mais je sais que je ne peux pas supporter qu’il sort avec moi, et que des mois après il continue avec sa femme. :-(

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