Comment nos croyances amoureuses influencent-elles nos relations ?

Par 29 Mai 2013 90 Commentaires

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Nous avons grandi avec toute une construction sociale sur l’Amour et le couple. Elle nous conditionne dans notre rapport à l’autre et nous pousse à vouloir nous engager.

Je l’appellerai le « mythe Disney ».

Ce mythe est composé de plusieurs fausses idées sur l’Amour, le couple et l’engagement. Beaucoup d’entre nous parviennent à faire la part des choses. Pourtant, même dans ce cas, certaines constructions sociales perdurent. Elles sont tellement ancrées !

Comment les mythes amoureux agissent-ils sur nos relations ? Comment faussent-ils nos histoires d’Amour ?

La réponse dans cet article.
Enjoy.

 

Fausse idée 1 : Tout le monde a le droit à l’Amour

Aux enfants, on explique qu’un jour ils seront très amoureux, ils se marieront et auront des enfants. On présente comme une évidence la rencontre avec l’Amour. Plus encore, la rencontre avec THE grand Amour, celui qui viendra transformer nos vies.

Il apparaît donc, comme une évidence, que l’Amour est sur le grand chemin de notre vie.

Réalité

Rien n’est moins évident.

Personne n’a promis que la vie était juste (900 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde), qu’elle était belle (la famine perdure depuis 30 ans en Corne d’Afrique) et que l’Amour y était inscrit (le mariage arrangé est une coutume perpétuée dans de nombreuses sociétés).

L’Amour romantique, tel que nous le connaissons est une invention du Moyen-âge.

C’est une superbe invention, j’en conviens. Et, je suis d’accord avec le fait que quelque chose qui a été inventé existe. Mais, de là à dire que c’est une évidence préinscrite sur le grand chemin de notre vie… il y a une marge.

Conséquence

Nous attendons ce grand Amour. Et comme il n’apparait pas, nous nous sentons flouées sur la marchandise. Nous avons raison, on nous a menti.

Comme pour le Père Noël.

Le plus gênant, là-dedans, n’est pas tant la déception que nous pouvons avoir quand nous nous rendons compte que l’Amour n’est pas un dû. Mais, que nous nous questionnons NOUS, de ne pas y parvenir. Que nous nous accusions de ne pas être à la hauteur.

Si tu ne vois pas le Père Noël, c’est TA faute, c’est que TU es NULLE et MOCHE, alors achète le nouveau mascara Dior, et le Père Noël t’emmènera sur son traîneau au pays des lutins magiques !

 

Fausse idée 2 : Le grand Amour commence par un « coup de foudre »

Attention, je ne nie pas que le coup de foudre existe. C’est possible. Je suis plus circonspecte à l’idée qu’il puisse ouvrir sur une histoire d’une vie. Mais, c’est possible qu’un électrochoc nous percute en un regard.

Je pense, néanmoins, qu’il est moins récurent qu’il n’y paraît.

L’idée que « THE BON » existe et qu’au premier regard quelque chose de magique se passera est une construction sociale, du mythe Disney.

Ouep, c’est romantique. Mais, c’est surtout dangereux.

Réalité

L’Amour n’a pas toujours un démarrage fulgurant. Parfois, il se construit au fil des rencontres et de la découverte que nous faisons de l’autre. Les sentiments naissent avec la confiance et le chemin parcouru à deux.

Ce que nous appelons « coup de foudre » est le plus souvent est un intérêt important que nous portons à l’autre. Dans cet article sur l’engagement, nous décrivons l’intérêt comme la première phase vers l’attachement. (Viennent ensuite l’appréciation et le bien-être).

Notre envie d’une « belle » histoire nous pousse à voir cet intérêt fort comme de l’Amour. En belle prophétie autoréalisatrice ( tout un article ici ), nous finissons par développer prématurément des sentiments. Nous commençons à projeter la suite de la romance, espérant que l’autre partage le mythe. À force de se faire des films, nous tombons dans l’indécrottable OI.

Autrement dit, la plupart du temps, ce que nous croyons être un « coup de foudre » est de l’intérêt fort pour un homme ET une envie de vivre le coup de foudre.

Conséquence

La première, nous en avons parlé, est la chute libre vers l’OI.

La seconde, c’est de chercher uniquement des histoires qui démarreront avec cette intensité émotionnelle. Nous ne prendrons plus le temps de vivre les différentes phases de l’Amour. C’est la porte ouverte aux OI à répétition (et aux déceptions qui l’accompagnent).

 

Fausse idée 3 : Quand on s’aime, on s’engage

Le couple, le couple, le couple.

L’histoire est simple. On se plaît au premier regard, on se séduit (les femmes vérifient que les intentions de Monsieur sont « sérieuses »), on tombe amoureux et on se met « en couple ».

Même pas besoin de définir ce que nous entendons pas couple : il s’agit, bien évidement, de monogamie, de fidélité, sentiments et projets communs.

S’il n’y a pas de couple à la clef, c’est que ce n’était pas de l’Amour ou que ce n’était pas notre moitié d’aubergine.

Réalité

Admettons que l’Amour soit un sentiment. Un sentiment qui part de soi. Qui, selon les personnes et les périodes s’associera à de la tendresse, de la passion, de la complicité, de la force, autre…

Admettons que le couple soit un partenariat. Une envie de partager un chemin à deux, de faire des projets ensemble. En bref de construire.

Le sentiment n’a pas nécessairement besoin de l’institution couple pour exister.

Notre expérience de l’Amour en est la preuve même. Nous avons aimé des hommes avec qui nous n’étions pas (ou plus), nous avons aimé des hommes avec qui la relation de couple était impossible.

Et il existe des polyamours, des amours libertines, des trouples (couples de trois, vous dites ça comment ?), de la polyandrie, de la polygamie… Ou simplement des gens qui s’aiment refusant, pourtant, tout étiquetage de leur relation.

Conséquence

Vouloir à tout prix le couple. Et en oublier la rencontre que nous sommes en train de faire.

Le couple devient le seul aboutissement possible d’une relation à deux. Nous devenons incapables de savourer des moments d’Amour qui ne s’ancreront pas dans une construction de relation. Si l’autre tarde à mettre l’étiquette tant désirée, nous doutons et nous angoissons sur ses sentiments.

Aimer nous inquiète quand il n’y a pas la promesse d’engagement.

Vouloir le couple à tout prix, c’est amputer de sa liberté l’Amour. Sa liberté d’aimer aujourd’hui et plus demain. Sa liberté d’ être intérieur avant d’être une pierre fondatrice d’une construction de vie future. Sa liberté de grandir à l’ombre de moments sans question, sans pression.

 

Fausse idée 4 : L’Amour rime avec couple qui rime avec bonheur

C’est la suite Disney logique : le couple rend heureux.

Le couple est perçu comme une échelle vers le bonheur. Un autre sera là pour nous en cas de besoin, nous ne serons plus seules face à l’adversité et l’on sera chaque jour restant de notre vie aimé avec force par un homme que nous avons choisi.

J’dis pas, le mythe est beau.

Réalité

La véritable beauté du couple tient dans les compromis, remise en question, et lieu de communication qu’il demande pour rencontrer réellement l’autre (dans un premier temps) et composer avec (dans un second).

Un couple, c’est se confronter à d’autres difficultés. Passée la fusion des premiers temps (où l’on a le sentiment de former qu’un), l’autre redevient autre, fondamentalement différent. Il demeure une part d’étrangeté chez lui, et nous ne le comprenons pas toujours.

Les projets communs demandent le réaménagement et/ou nous abandonnons de certains projets personnels.

Bref, le couple apporte ses bonheurs, mais aussi ses complications.

Les moments de la rencontre et la découverte sont magiques, mais ils ne durent qu’un temps, celui de la passion. C’est après que tous les enjeux du couple avec cette personne se rejouent.

Conséquence

La déception. Nous ne sommes pas toujours prêtes à ce cheminement. Et nous pouvons facilement déchanter. Nous ne sommes pas aussi heureuses que prévu. Les conflits peuvent prendre le pas sur la communication. Comme les sentiments perdurent, nous souffrons de l’incompréhension mutuelle.

Pourtant, ce sont ces « complications » pourtant qui font la richesse des histoires à deux. Par elles, nous apprenons beaucoup sur notre rapport à l’autre, donc sur nous. Nous pouvons passer à côté de cet apprentissage en désirant la félicité constante à tout prix.

 

Fausse idée 5 : Et ça dure une vie

On idéalise l’histoire de nos grands-parents (et parfois parents) qui après 20/30/40/50 de mariage sont toujours ensemble. On désire, alors, un amour qui ne se termine jamais.

La rupture nous apparaît comme un échec, une aberration. L’Amour, le VRAI, le GRAND, ça dure une vie. Et, si ça s’arrête, c’est que ce n’était pas « le bon ».

(Hum. Hum. Vous l’avez vu, je suis féroce sur cet article [je n’avais pas de café ce matin]. Vous vous doutez bien que je vais poursuivre. Vous me jetterez des cailloux à la fin. [Au choix, prenez des cailloux qui coûtent cher, genre, des saphirs.] )

Réalité

Reprenons, le couple est un partenariat de vie. Deux personnes qui ont des projets communs et qui les mettent en place ensemble. Généralement, il s’agira de fonder une famille.

Ce partenariat était pendant longtemps choisi par les parents. Un des partenaires s’occupait du financement, l’autre de la gestion du lieu de vie. Bien sûr, du partenariat pouvait naître tendresse ou Amour.

Notons que le divorce n’était pas concevable, simplement parce qu’il aurait mis en grande difficulté l’un des partenaires. Surtout la femme, d’ailleurs, complètement dépendante financièrement de son mari.

Mais, le couple, fondé sur le seul amour est une invention relativement récente. (Une belle invention, hein). La montée des divorces ne s’explique pas par une « crise du couple », mais par la difficulté à s’aimer aussi longtemps.

S’aimer une vie est un pari qui réussit rarement. Et le couple fonctionnant sur l’Amour plus que sur les compétences complémentaires (et nécessaire à la survie de l’un ou l’autre) en devient fragilisé.

La réalité veut que, parfois, l’on ne s’aime plus (on a trop changé), que l’on ne s’aime plus comme avant (l’ennui, l’habitude) ou que l’on désire aimer quelqu’un d’autre (la joie des commencements).

Nous avons donc le choix entre rester pour les projets, pour le couple ou partir… par désir d’Amour.

Ce choix est une CHANCE, peu importe ce pour quoi nous pencherons. Nous avons le CHOIX !

Conséquence

Penser que le GRAND AMOUR doit durer une vie, c’est vivre ses ruptures comme des échecs. C’est fracasser son estime de soi sur une norme bien-pensante qui ne reflète en rien la réalité du couple et de l’Amour.

Ou pire, faire sacrifice sur sacrifice pour tenir une relation qui n’a plus raison d’être.

Il y a des amours qui durent une vie. Mais l’intensité se perd, se retrouve. Et, si ce fantasme est réalisable, il n’en reste pas moins, que depuis que nous avons le choix de l’Amour, il n’a rien de systématique.

Parfois (souvent ?), s’arrêter n’est en rien un échec. Au contraire !

 

En conclusion

Et si nous cessions d’imaginer l’Amour pour le vivre ? Et si nous oublions un peu les croyances que nous avons sur lui, pour se confronter à sa réalité et à ses complexités ?

Peut-être faut-il simplement retrouver la richesse de la multitude de formes qu’il a à offrir ? Peut-être faut-il simplement écouter ce que nous ressentons ici et maintenant ? Peut-être faut-il lui rendre sa liberté, pour le rendre authentique ?

 

Et vous, pensez-vous que ces croyances ne sont QUE des croyances ou qu’elles contiennent une part de vérité ?

Anashka,
C’est bon, vous pouvez jeter les saphirs

 

 


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Commentaires (90)
  • Retyrgit | 29 mai 2013

    Plutôt d’accord avec toi sauf concernant le couple.

    L’Amour avec un grand A que l’on vise tous(tes), càd l’amour-mariage doit se fonder sur un engagement des deux parties, un don réciproque, non ? Certes, il ne faut pas brusquer les choses, un couple, ça ne se décrète pas, mais à un moment, il faut bien s’engager, non ? Rien que pour concevoir un enfant qui connaît ses origines, et l’éduquer dans un foyer sécurisant…

    • Anashka | 30 mai 2013

      Pour démarrer, je ne suis pas sûre que tous et toutes visent l’engagement-mariage. Il y a une véritable pression sociale, construction, autour de cet amour d’une vie. Je pense qu’il convient à certaines personnes et pas à d’autres. (Comme avoir des enfants d’ailleurs).

      Ensuite, il y a tout un article sur l’engagement, relativement récent, dans lequel j’explique que l’engagement est, effectivement, une pierre fondatrice d’un couple, mais par d’abord ‘une auto-promesse avant d’être une preuve matériel. Donc, je ne nie pas la nécessité d’engagement pour construire, je dis que ce désir de construire et de baser cette construction sur l’AMOUR, n’est pas une vérité de toujours. C’est une vision, comme il pourrait y en avoir d’autres, de l’amour.

    • P | 30 mai 2013

      @Retyrgit :
      « L’Amour avec un grand A que l’on vise tous(tes), càd l’amour-mariage »

      Déjà toutes les femmes n’associent pas amour et mariage, et ensuite il n’y a pas que des femmes dans le couple, la vision de l’homme compte aussi.

      « mais à un moment, il faut bien s’engager, non ? »
      S’engager émotionnellement oui, mais matériellement (mariage, maison, etc.) pas forcément, seulement si c’est le souhait des deux personnes.

      Sinon, très bon article Anashka, il reflète parfaitement ma vision des choses, et tu vas avoir du boulot pour répondre aux nombreux commentaires qu’il risque d’engendrer :p

      • Anashka | 1 juin 2013

        J’en suis persuadée.

        Je sais que ça fait parti des points sur lesquels on se rejoint. ^^

  • lapetitefée | 29 mai 2013

    Après avoir été une partisane de « l’amour, ça n’existe pas », « aimer toute une vie, impossible »,  » l’amour six mois c’est déjà ça », j’en suis désormais une du « l’amour toujours, j’y crois! ».

    C’est l’histoire de mes grands-parents. Pas un mariage forcé, ni arrangé. Elle venait au pays du chocolat pendant la guerre, puis après. Un jour il l’a croisé au village, a chanté la sérénade sous sa fenêtre. Deux mois plus tard, il l’attendait à la sortie de son travail à Paris. Envers et contre tous, ils se sont mariés, se sont aimés, jusqu’à la fin – il est décédé – et n’avaient d’yeux que l’un pour l’autre.

    C’est l’histoire de mes parents. Elle avait 19ans, lui 34ans, déjà des enfants et marié. Il a quitté sa femme en quelques semaines, ils sont restés 16 ans ensemble. C’est terminé mais ils le disent, l’un comme l’autre : ils n’aimeront plus jamais si fort quelqu’un d’autre et ils s’aimeront toute leur vie, même si ça « n’a pas marché », l’amour est intact.

    Au risque d’être déçue, j’envisage mes relations comme « la bonne », et quand elle s’achève « ce n’était pas la bonne », « je rencontrerais le bon plus tard alors », c’est aussi simple que ça dans mon esprit. Mais la bonne personne, celui que j’aimerais plus que tous les autres, qui restera l’amour de ma vie, il existe, c’est une certitude.

    • Andrei | 30 mai 2013

      Et bien je pensais rédiger un commentaire..

      Finalement « lapetitefée » ma devancé et je pense la même chose, je suis d’accord avec son avis.

    • Anashka | 30 mai 2013

      Ces deux histoires sont très « moitié d’orange ». Personnellement, peut-être à tort, j’ai une grande méfiance sur les histoires que l’on me raconte. Celle de mes parents, grands-parents. Car, les souvenirs se déforment, gagnent en romantisme, en beauté ou au contraire, le trait se durcit. La réalité de ce qui s’est passé, n’est plus accessible pour personne.

      Il y a des grands Amours, ça, je ne l’enlève pas. Il y a des hommes que j’ai aimé plus que d’autres, il y a des histoires qui ont pris plus d’importance que d’autres, il y a une histoire, qui, peut-être, en fin de vie, sort du lot… Mais de là à dire qu’il ne doit y avoir qu’un seul grand Amour et pour une vie, que ça s’appelle « le bon » et qu’il nous attend quelque part, y’a une marge.

      Comment tu peux être sure que ce mec existe ? Si tes parents et grands-parents qui (pendant leurs années d’amour) se sont peut-être un peu perdu, laissé manger par le quotidien, ré-aimés, disputés , incompris, retrouvés… C’est par une volonté que ça dure, c’est prendre le temps pendant les « crises » que ça passe, même si ça a pu prendre des mois, c’est préférer refaire naitre l’amour au sein du coeur de l’autre, plutôt que d’une nouvelle personne… Mais, c’est un choix. D’ailleurs un choix presque inexistant pour tes grands-parents, puisque dans tous les cas, on divorçait vraiment peu. Avoir un belle rencontre et s’aimer au bout, ne veut pas dire que l’Amour était toujours présent avec la même force tout au long…

      • lapetitefée | 30 mai 2013

        Je ne suis pas d’accord que tu dises que « c’est un choix presque inexistant ». Ma Grand-Mère a été reniée par sa famille des années à cause de ce mariage, elle était enceinte avant de se marier, elle s’est mariée avec un homme qui n’avait pas la même religion, et sur les années que j’ai passé avec eux, il était affreusement malade, et elle ne l’a jamais laissé partir en maison de retraite, elle l’a gardé jusqu’à la fin et encore maintenant, y a pas un jour où elle ne parle pas de lui, de leur amour!

        Quant à mes parents, ils n’ont pas eu la volonté de toute une vie de rester ensemble, ils étaient trop différents, ne s’entendaient pas vraiment. Mais l’amour lui, il est toujours bien là. Et l’un comme l’autre, même recasés le disent : ils aimeront pas comme ça une autre personne.

        Quant à ma certitude, il y a des choses comme les religions, on y croit, c’est comme ça! Je dis pas que j’ai la science infuse, mais j’y crois.

        • Anashka | 1 juin 2013

          Les « impossibles » d’une histoire la renforce. Dans l’histoire de tes grands-parents, il a fallut choisir entre l’Amour et la famille. En faisant un tel choix, tu augmente les sentiments et l’engagement. (cohérence cognitive). De même pour la maladie. Cialdini parle de ce phénomène dans « influence et manipulation ».
          Encore une fois, je ne dis pas que les sentiments de tes grands-parents n’existent pas en eux-même, mais qu’ils ont été provoqué par des phénomènes intérieur, renforcés par des phénomènes extérieur. Et que, le « grand amour, le seul, le vrai » est très loin d’être une obligation. Certains vivent des expériences qui s’en rapprochent, d’autres non. Pour un couple heureux et amoureux jusqu’à la fin, combien y a t’il de personnes qui se séparent, qui ne vivent jamais cette belle expérience là ?

          Pour moi, certain peuvent le traverser (c’est pas parce que l’Amour est une invention, qu’aujourd’hui, il n’existe pas, il a été inventé et appris !), d’autres non.

          • lapetitefée | 1 juin 2013

            Bon. C’est peut-être là où l’on diffère. Moi, je peux pas ranger les histoires des gens, leur vécu dans des théories scientifiques tout le temps.

            C’est pas parce que peu de personnes la vivent qu’il faut se ranger à « bon, peu de personnes la vivent alors tant pis pour moi ». Si je m’étais arrêtée à chaque fois aux statistiques, à ce que fait/réussit la majorité, j’aurais pas fait grand-chose de ma vie.

          • Anashka | 3 juin 2013

            Il ne s’agit pas de ranger, mais de comprendre les dynamiques sous-jacentes. C’est un peu comme comprendre les différents ingrédients qui ont fait que la recette marche. C’est un peu mon travail de tenter cette démarche-là, parce qu’elle me permet de conseiller, de voir ce qui est jouable ou non pour la personne en demande de conseils (ou simplement de mieux comprendre sa situation).

            Vrai que se dire « peu de personne y parviennent » et s’arrêter là-dessus n’est pas stimulant. L’idée, c’est de se demander ce qui fait réussite pour pouvoir le remettre en jeu. Une phrase que tu devrai aimer « Il ne savait pas que c’était impossible, alors, ils l’ont fait ».

  • CoOllOok Orion | 30 mai 2013

    Je n’ai retenu dans cet article que le paragraphe suivant:
    « Vouloir le couple à tout prix, c’est amputer de sa liberté l’Amour. Sa liberté d’aimer aujourd’hui et plus demain. Sa liberté d’ être intérieur avant d’être une pierre fondatrice d’une construction de vie future. Sa liberté de grandir à l’ombre de moments sans question, sans pression. »
    J’adhère totalement à cette philosophie!

    • Anashka | 30 mai 2013

      C’est marrant, je sépare de plus en plus, le sentiment « amoureux » de l’envie d’une construction d’un « couple ». Il est vrai que d’admettre cette liberté est dangereuse pour construire, car construire, c’est s’engager à ce que le sentiment reste (ou à la faire renaitre). Et, les personnes qui ne désirent pas spécialement de couple, sont beaucoup plus à l’aise avec le sentiment instantané. Je ne pense pas que l’un soit meilleur que l’autre. Simplement, c’est peut-êre cette liberté qui est au coeur de nombreuses incompréhensions entre quelqu’un qui veut construire et quelqu’un qui désire un carpe diem amoureux.

      • Anaïs | 31 mai 2013

        Anashka, j’adhère parfaitement à ta logique consistant à séparer ces deux concepts : « sentiment amoureux » et couple. Le couple, c’est bien clair : deux personnes, qui vivent l’une à côté de l’autre (comment, pourquoi, heureux ou pas, passion ou pas, chacun le vit de manière différente, et y a rien d’autre à dire à mon avis). Mais la véritable question, pour moi, c’est : qu’est ce que le sentiment amoureux ?

        Dans ton article, tu as clairement mis à nu certaines idéologies, des anciennes romances du siècle des arts, jusqu’au dernier film ou dessin animé Disney. Ils nous présentent la vision de cette personne idéale, qui nous attend pour vivre avec nous une relation idéale. Du coup, on attend le coup de foudre (qui ne vient jamais), on attend l’incendie pour que le prince vienne nous sauver (et l’incendie ne vient jamais…). Je suis d’accord, cette image d’amour idéalisé a fait des dégâts. Et parmi ces dégâts, le plus grave est, selon moi, celui de renier l’existence même du couple.

        J’ai l’impression – et peut-être que je me trompe – que beaucoup de romantiques, en découvrant (à leur première grosse rupture) la réalité de la vie à deux, changent radicalement de cap, en se disant que rien ne dure jamais entre un homme et une femme, que le couple n’a existé que dans les années d’après-guerre parce que nos parents n’avaient rien d’autre à faire, qu’ils étaient paumés de toute façon, ou bien qu’ils le faisaient par manque de choix ou parce que le bikini et le bodybuilding n’avaient pas encore vu le jour.

        Moi, quand je regarde les gens qui ont longtemps vécu en couple, je ne vois rien de spécial, rien de grandiose, rien qui ne sorte de l’ordinaire. On fait ses courses, on fait le ménage, on s’occupe du linge, et oui : parfois on est trop fatigués pour faire l’amour. Parfois, on vous demande : comment faites-vous pour garder votre couple si longtemps ? et on a souvent envie de répondre : comment faites-vous pour vous séparer si vite ?

        C’est simple, si vous voulez construire un couple, je veux dire : si vous faites le choix de vous engager avec quelqu’un, si vous voulez par exemple fonder une famille, à mon avis il y a deux conditions :

        1) Oubliez qu’il y a une personne idéale pour ça
        2) Cherchez juste quelqu’un qui, comme vous, cherche la même chose : s’engager, se marier, fonder une famille peut-être.

        Que cette personne soit honnête, sincère, toujours respectueuse envers vous, c’est juste ce qu’il vous faut ! Y a pas forcément de coup de foudre derrière, ou de feu d’artifice passionnel, et ce n’est pas une raison pour croire que le couple n’existe pas. Hier seulement, une amie à moi m’a dit que tous les garçons qu’elle connait prennent la fuite dès qu’ils entendent parler d’engagement. Je lui ai dit simplement qu’elle était dans un entourage qui avait fait un autre choix de vie, et qu’elle pouvait toujours trouver quelqu’un ailleurs. Le monde est vraiment vaste, même si c’est vrai qu’aujourd’hui, dans la culture occidentale, l’engagement est devenu quelque chose qui fait peur, même très peur…

        Mais pour moi, ça reste toujours une question de choix, j’aime voir les choses comme ça. On en a déjà discuté, avec : P, Sbrianne, PetiteFée, et les autres (coucou tt le monde^^). Parce que si on transforme cela en guerre d’idéal, y aura beaucoup de victimes civiles, c’est-à-dire des personnes qui veulent juste réaliser un objectif, et pour qui la vie de couple est soit parfaite, soit qu’elle ne correspond pas (ou pas encore). On peut choisir le couple à tout prix, ça n’a pas de rapport avec la liberté, mais avec le bonheur. C’est doux vous savez, quelqu’un qui vous dit : « tu me manques trop, rentre vite ce soir ! ». Est-ce que ça veut dire que cous êtes un pauvre esclave de l’amour, qui a perdu sa liberté ?

        Si c’est la cas, alors je choisis l’esclavage ! (choix qui n’engage que moi, notez bien^^)

        • P | 1 juin 2013

          « On peut choisir le couple à tout prix, ça n’a pas de rapport avec la liberté, mais avec le bonheur. C’est doux vous savez, quelqu’un qui vous dit : « tu me manques trop, rentre vite ce soir ! ». Est-ce que ça veut dire que cous êtes un pauvre esclave de l’amour, qui a perdu sa liberté ? »

          Effectivement, s’entendre dire « tu me manques », ce n’est pas perdre sa liberté, mais :

          – Devoir prévenir à chaque fois que tu ne reviens pas à l’heure prévue.
          – Ne pas pouvoir être aussi bordélique qu’on le voudrait.
          – La voir faire la gueule à chaque fois que t’invites des potes pour boire quelques bière en jouant à la console.
          – S’entendre demander « qui c’était? » à chaque coup de téléphone et « tu vas où? » à chaque fois que tu pars.
          – Ne rien pouvoir lui cacher, elle sait tout puisqu’elle habite avec toi.
          – Devoir faire une part du ménage (quand tu vis seul, c’est pas très régulier :p)
          – Ne pas pouvoir mettre metallica à fond pendant des heures.
          – Ne pas avoir d’appart/maison « à soi » (où tu peux être seul quand tu veux, où tu peux choisir toute la déco, et d’où tu peux faire partir quiconque te casse les c… pieds).

          Comme tu vois, il y a des points plus futiles que d’autres, mais chaque petit truc réduit un peu plus ta liberté. Donc si, il y a bien un rapport entre couple et perte de liberté, et pas un petit.

          C’est aussi pour ça que tu entends « comment faites-vous pour rester ensemble aussi longtemps? », ça veut dire « comment faites-vous pour supporter autant de compromis? ».

          Mais tu as raison c’est bien un choix, j’ai choisi la liberté au « couple à tout prix », certains valuent (ça existe ce mot?) suffisamment le couple que pour faire ces nombreux compromis.

          • Anashka | 1 juin 2013

            – La voir faire la gueule à chaque fois que t’invites des potes pour boire quelques bière en jouant à la console.

            Oh le joli cliché ! (P, quand même… )

            C’est aussi pour ça que tu entends « comment faites-vous pour rester ensemble aussi longtemps? », ça veut dire « comment faites-vous pour supporter autant de compromis? ».

            Rencontre d’un couple à qui je posais la question : « comment avez-vous fait pour rester ensemble aussi longtemps ? quelle place vous avez laissé au compromis ? ».
            Elle : On en a jamais trop fait, on est relativement d’accord. Les choses se sont installées petit à petit.

            Peut-être que tu devrais sortir, aussi, un peu, des idées que tu as sur « les » femmes ?
            Certaines aiment écouter metalica, n’ont rien contre une soirée console et sont plus bordéliques que toi.

          • P | 1 juin 2013

            « Oh le joli cliché ! (P, quand même… ) »

            Le combo potes/console/bière, où le fait que la fille râle?
            Dans le premier cas, c’est cliché mais c’est le genre de soirée que j’aime bien.
            Dans le second, en habitant ensemble ça va quelques fois mais quand ça devient régulier la plupart râlent.

            « On en a jamais trop fait, on est relativement d’accord. Les choses se sont installées petit à petit. »

            Faudrait poser la question au gars aussi. Mais bon c’est pas sûr que tu obtiendrais une réponse honnête, quand on a fait un choix on a tendance à s’auto-convaincre pour le justifier.

            « Certaines aiment écouter metalica, n’ont rien contre une soirée console et sont plus bordéliques que toi. »

            Si en plus des qualités que je demande habituellement il faut que je trouve un double féminin de moi, je vais devoir chercher longtemps.

            Mais je pense que tu as bien compris que ce ne sont que des exemples (on pourrait en mettre 100 et ils seront différents pour chaque personne), ça veut surtout dire que tu ne peux pas mener ta vie exactement comme tu l’entends.

          • Anashka | 3 juin 2013

            Le combo potes/console/bière, où le fait que la fille râle?

            Les deux.

            J’ai bien compris que c’était des exemples. Mais autant je suis d’accord avec toi, souvent. Notamment sur la restriction de liberté qu’offre le couple, autant sur les femmes, je te trouve très « cliché ». On a le sentiment, en te lisant que « toutes les mêmes ». Ce qui est loin d’être vrai.

          • Anaïs | 1 juin 2013

            P….

            Mon Dieu mais qu’est ce qui t’es arrivé ? Elle était si méchante que ça ???

            :D :D :D

          • P | 1 juin 2013

            Ah non pas du tout, mais on va dire que je suis un phobique du compromis :p

          • Anashka | 3 juin 2013

            Oui, on dirait ^^

          • P | 3 juin 2013

            « J’ai bien compris que c’était des exemples. Mais autant je suis d’accord avec toi, souvent. Notamment sur la restriction de liberté qu’offre le couple, autant sur les femmes, je te trouve très « cliché ». On a le sentiment, en te lisant que « toutes les mêmes ». Ce qui est loin d’être vrai. »

            Je ne pense pas que toutes les femmes sont les mêmes, je sais très bien que ces exemples sont très loin de s’appliquer à toutes.

            Mais ne sortant pas avec des clones de moi-même, si ce ne sont pas ces points-là, il y aura d’autres points sur lesquels ça ne collera pas à 100% (simplement par différence), et qui nécessiteront un compromis pour cohabiter sans disputes trop régulières.

            En vivant seul, je peux vivre ma vie comme je le décide, et ces différences deviennent attachantes plutôt qu’enfermantes. Une pierre, deux coups :)

          • Anashka | 4 juin 2013

            Je comprends, je suis plutôt dans ce type de période : toute seule et ça me va.
            Parce qu’effectivement, être à deux demande à composer avec quelqu’un qui n’est pas soi. Mais, c’est aussi ce qui fait la richesse des relations, il faut simplement en avoir l’envie et l’énergie.

        • Anashka | 1 juin 2013

          Je te suis complètement, sur l’aspect projet du couple. Sur les compromis qu’il demande et la baisse d’idéalisation. Le couple, l’engagement la création d’une famille est un choix, je partage. Il demande avant tout d’être avec quelqu’un qui a envie de faire le même choix et avec qui l’on trouve un équilibre. (Limite, il n’y a pas besoin de GRAND AMOUR pour ça).

          En revanche, c’est un choix qui fera le bonheur de certains et pas de d’autres personnes.
          Pour ma part, je ne suis pas particulièrement heureuse en couple, il m’a fallut un peu de temps pour l’admettre, mais le couple classique ne me convient pas. Mais si, pour toi, le bonheur se trouve notamment dans la relation à deux, GO. ^^

          • Anaïs | 1 juin 2013

            Bien reçu !!

            :)

  • mulderone | 30 mai 2013

    Anashka,

    encore une fois, tu tapes dans le mille.

    J’ai crû aux 5 et j’en ai fait la malheureuse expérience et surtout la découverte de ce site m’a permis de comprendre mes erreurs et sera sûrement en partie responsable du succès de la prochaine, si elle arrive.

    Je crois toujours aux fausses idées 3 et 4 mais ayant ouvert mon esprit, je nuance mon approche au lieu d’être si catégorique.

    Mon seul bémol concerne la fausse idée 5 : j’y ai crû par naïveté et mon historique familiale et c’est ce qui m’a fait le plus mal, d’être aussi naïf (aussi, car l’autre a cassé ce rêve).

    Par contre, ce qui me gêne, c’est qu’aujourd’hui, même si il faut rester lucide et objectif sur son amour, plus personne n’a l’air de faire des efforts pour.

    Amour pour toute la vie, non mais le plus longtemps possible, oui et ça, ça demande quand même d’y croire un peu quand même.

    • Anashka | 30 mai 2013

      Comme tu dis, on parle d’effort.

      Il y a une question de choix, aujourd’hui. Entre rester sur le sentiment pur, tel quel, et finalement, quand il s’étiole s’en aller. OU faire passer d’abord la longévité de l’histoire et tenter de le faire renaître, par fidélité à l’autre, à nos promesses. L’un n’est pas mieux que l’autre, c’est une question de choix, de ce que l’on veut à long terme.

      Il est évident que pour celui qui recherche une famille « classique » l’engagement au-delà du sentiment pur est nécessaire. Mais, pour celui (ou celle, d’ailleurs) qui a d’autres attentes quand le sentiment se barre, il n’y a peut-être pas de raisons de se battre.

      Finalement, tout dépend du projet de vie. Mais, pour certain, le couple n’est pas un but, pas un truc à tenir, c’est une situation amoureuse comme il y en a d’autres.

      • Anaïs | 31 mai 2013

        C’est exactement ce que je voulais dire en parlant du choix de vie et de la manière de le vivre. Merci !

  • Boris | 30 mai 2013

    Moi j’y crois toujours !

    (au père noël)

  • bulle | 30 mai 2013

    C’est une chose d’etre lucide sur nos croyances amoureuses, c’en est une autre de pouvoir s’en détacher suffisamment pour qu’elles ne nous influencent plus. Ainsi j’ai beau connaitre toutes ces fausses idées, je n’en attends pas moins une rencontre qui me rendra heureuse.
    J’ai une question pour toi Anashka. Si on a tellement de mal à se défaire de ces croyances, et si on sait qu’elles engendrent de la souffrance (OI et tout le toutim), comment faire pour ne pas répéter le meme schéma au fil des générations ? Quand j’aurai des enfants (avec l’homme de ma vie bien sur), qu’ils liront des contes et regarderont des Disney, comment faire pour leur faire intégrer la différence avec la réalité de la vie ? On n’a pas l’habitude d’apprendre aux enfants que la vie est injuste et parsemée d’embuches !

    • Anashka | 1 juin 2013

      Comment faire pour ne pas répéter le meme schéma au fil des générations ? Quand j’aurai des enfants (avec l’homme de ma vie bien sur), qu’ils liront des contes et regarderont des Disney, comment faire pour leur faire intégrer la différence avec la réalité de la vie ?

      Il existe d’autres histoires, d’autres Contes que Disney. Petite, mon histoire préférée était « la petite fille aux allumettes », « Rémi sans famille », « Princesse Sarah ». On n’y parle pas de grand amour, mais beaucoup de la rencontre avec la misère, la mort et l’abnégation. Peut-être en ouvrant sur d’autres histoires, notamment des histoires où les femmes sont un peu des héroïnes, des histoires qui se passent ailleurs qu’en France. Je te recommande « Psychanalyse des Contes de Fées », l’auteur (dont je n’ai plus le nom en tête), parle justement du rôle du Contes.

      Quant à nous, on peut très bien savoir que c’est une construction, mais la trouver belle. Où, on peut voir comment composer avec notre désir (de la belle rencontre) et la réalité (c’est pas un coup de foudre, un prince charmant et un mariage)… Et voir comment allier les deux.

      • lapetitefée | 1 juin 2013

        Je lisais les contes de la Comtesse de Ségur. Ca change de disney. :)

        • bulle | 7 juin 2013

          Je les ai lus aussi, ainsi que « la petite fille aux allumettes » et d’autres, portant sur l’amitié, le destin ou la vertu…
          Je ne pensais pas tellement à des choix de lecture, plutot à une façon d’etre.
          Le romantisme de Disney m’a personnellement peut-etre influencée, mais mon environnement a beaucoup favorisé cela : mon éducation, le modèle de couple de mes parents… (D’ailleurs chez moi il n’y a pas eu de magnétoscope avant mes 10 ans) Je me souviens par exemple qu’on m’apprenait à me tenir à table « comme une princesse ». Tous ces petits riens accumulés m’ont surement rendu très réceptive au « mythe Disney » comme tu l’appelles, Anashka.
          Or on éduque ses enfants comme on a été éduqué, on reproduit des schémas. Je pense que j’aurai du mal à me défaire de ces automatismes, à ne pas plonger là-dedans, car c’est ce qui me viendra le plus naturellement. Et pour ne pas faire quelque chose d’une certaine façon, il faut trouver et intégrer une autre façon de le faire.

          • Anashka | 8 juin 2013

            Idem, je suis encore très sensible au mythe Disney et les chemins de traverse sont effrayants. Parce qu’il n’y plus de balises, parce qu’il demande d’avancer prudemment pour trouver un équilibre. Si, ce mythe te rend heureuse en ce moment, pas besoin d’y toucher. Tout n’est pas à déconstruire. Tu sais que c’en est un, qui colle pas mal à ta réalité du moment. S’il est incompatible avec ce que tu vis, là, tu peux prendre doucement des distances, voir comment composer avec la réalité de l’autre, avec tes attentes, avec, finalement, ce qui t’anime dans la relation.

            « La petite fille aux allumettes » reste mon livre préféré.
            J’ai toujours aimé les histoires tristes. La tristesse est une émotion riche à explorer.

  • Anaé | 30 mai 2013

    Moi, je suis tout à fait d’accord avec Anashka sur le fait que sentiment amoureux et engagement sont parfois (voire souvent) deux choses pas nécessairement liées entre elles.
    S’il vous plaît, admettez qu’un certain nombre de couples se mettent ensemble parce qu’ils y sont préformés. A la base, il y a cette norme du couple, complètement ancrée (je ne pense pas faire exception), et du coup, on cherche celle/celui avec qui cela sera possible. Alors bien sûr, autant que la personne nous plaise, mais inconsciemment on cherche avant tout un compagnon/une compagne de vie, parce que c’est comme ça, et aussi, parce qu’on ne veut pas être seule. Le mariage d’amour qui ferait loi aujourd’hui, j’y crois moyennement.

    Encore en 2013, je pense que beaucoup d’hommes et femmes restent ensemble par habitude, confort, par rapport aux enfants, par ce que les choses au fond ne vont pas si mal… que sais-je encore ? Ca casse généralement quand la situation n’est vraiment plus possible, et que l’on ne peut plus faire davantage ‘semblant’ ou que l’on ne peut plus se ‘contenter’.

    Ce que je dis sonne sûrement très cynique et pessimiste, mais je le pense d’autant plus que j’ai gardé une âme très ‘romantique’, et que je continue de croire à une relation entre deux personnes fondées sur le sentiment, l’attirance, et l’estime. Ca peut se transformer en couple, comme ça peut relever d’autre chose, mais cette  »autre chose », je crois qu’on ne l’a pas encore inventée, alors, reste le couple.

    • mulderone | 30 mai 2013

      Anaé,

      comme tu le dis si bien, on recherche un compagnon/une compagne de vie et si jusqu’à maintenant, ma façon de voir était :

      amour=couple=engagement=mariage=maison+enfants+le picasso pour transporter tout le monde

      Depuis, j’ai bien changé et pour moi, je crois toujours en la notion de couple et j’aspire à revivre ça car j’aime ça, les seules choses qui changeront, c’est l’organisation, la logistique de ce couple, je sais pas comment encore mais c’est comme ça que je le vois maintenant (reste plus qu’à me mettre à chercher la compagne ;-) )

      • Anaé | 31 mai 2013

        Oui, Mulderone,
        et tu as raison de croire toujours en la notion de couple, le contraire serait très triste, mais peut-être, comme tu le sous-entends, qu’il existe différentes façons de vivre le ‘couple’.
        Et c’est aussi sûrement après avoir vécu le ‘couple traditionnel’ (et ses limites ?) que tu songes aujourd’hui à de nouvelles organisations, une autre logistique, comme tu dis.

        Pour ce qui est de trouver la compagne/compagnon, cela reste l’élément central et aussi le plus difficile, car l’amour, c’est aussi une question de timing, une équation dure à atteindre. Pour déboucher sur le couple, il faut trouver la bonne personne, au bon moment et au bon endroit ! Rien que ça !

        Mais je n’ai aucun doute : tu trouveras, c’est évident ! Il faut juste s’y mettre :).

        Partir ‘vierge’ et affranchis de nos ‘croyances amoureuses’ (ainsi que des déceptions) me semble aussi nécessaire, sinon on se créée trop de ‘barricades mentales’, ce qui est très mauvais.

        PS {aparté perso} : on te lit de moins en mois sur le forum, c’est dommage :( !

        • Anashka | 1 juin 2013

          Je rejoins Anaé, on te lit de moins en moins sur le fofo !

          • mulderone | 3 juin 2013

            je vous manque tant que ça ????

            faudrait juste que j’arrive à organiser le peu de choses que j’ai à faire car là, c’est le grand bordel mais je continue de suivre assidûment les échanges.

          • Anashka | 3 juin 2013

            Oui !

    • Blabla | 1 juin 2013

      Ce que tu appelles « le sentiment », c’est sexe. L’amour n’existe pas. C’est une invention de la religion catholique. « Etre amoureuse » signifie vouloir du sexe avec tel gars, car il est super hot, il a un beau corps et une belle gueule et mes hormones dominent ma raison quand je le vois. Mais si en plus j’eprouve de l’amitie pour lui, un couple sera possible. Si on aime baiser, mais qu’on se deteste, on s’engueule tout le temps et notre relation tourne au sado-massochisme quotidien, c’est parce qu’on n’a pas su ajouter de l’amitie a notre envie de baiser. Je deteste utiliser le mot amour car je deteste aussi le puritanisme catholique et je veux m’apostasier de cette religion et de ses concepts romanticos nauseeux debiles. J’ai aussi une aversion envers les midinettes qui continuent a eviter de nommer le sexe par les vrais mots. Ces midinettes ont parfois la cinquantaine ou plus, et j’etais deja plus lucide que cela a 12 ans. Quand j’ai eu un « coup de foudre » (appellons cela plutot attirance sexuelle) a 12 ans. J’ai tout de suite compris que je ressentais un truc tres physique et que ce n’etait pas de l’amour. Le gars etait completement stupide et je le savais tres bien. Je ne l’ai jamais idealise. Mais j’aurais bien voulue toucher sa bite par contre. Ca aurait ete bien.

      • P | 1 juin 2013

        « « Etre amoureuse » signifie vouloir du sexe avec tel gars, car il est super hot, il a un beau corps et une belle gueule et mes hormones dominent ma raison quand je le vois. »

        Justement moi j’ai l’impression que c’est le contraire. Beaucoup de femmes se basent sur d’autres qualités que le physique (confiance en soi, etc.), tu peux très bien juger uniquement sur le physique mais ne généralise pas.

    • Anashka | 1 juin 2013

      A la base, il y a cette norme du couple, complètement ancrée (je ne pense pas faire exception), et du coup, on cherche celle/celui avec qui cela sera possible.

      La société est construite pour le couple. Ne serait-ce que les restaurants, très peu sont composés de grands bancs, sur lesquels on peut démarre des conversations avec le voisin d’à côté. Dans chaque film, il y a une histoire d’amour (généralement hétéro et monogame), qui commence par ce fameux « flash ».

      Est-ce que c’est la peur de la solitude qui motive le couple ? Ou est-ce l’impression d’échec dans le célibat ?


      une relation entre deux personnes fondées sur le sentiment, l’attirance, et l’estime.

      ça existe.

      Cet autre chose, comme tu le dis, c’est à nous de l’inventer, de le tenter, d’en poser les bases selon nos envies avec nos différents partenaires. Selon la personne avec qui tu es, tu n’auras pas envie de composer de la même manière. L’idée, c’est peut-être simplement de faire du pas à pas.

  • Nanatte | 30 mai 2013

    Cet article relève plus de la sociologie, voir de la philosophie que de conseils concrets je trouve…

    • Anaïs | 31 mai 2013

      Oui, c’est un coin très branché :)

    • Anashka | 1 juin 2013

      C’est gênant ?

      • Anaïs | 1 juin 2013

        Pas plus que les bars à chat :)

        PS : J’adoooooooooore ^^

  • Ina | 31 mai 2013

    Comme Bulle l’a relevé, on a beau être conscient de l’existence de toutes ces croyances, le plus dur est encore de s’en défaire. Puis de quoi ça relève ? La société nous berce avec tout ça depuis notre enfance, certes, mais comment expliquer que certaines personnes sont plus enclines à y croire, ou du moins à se laisser berner par l’une ou l’autre de ces idées, que d’autres ? Une certaine crédulité ? De la fragilité peut-être ? Manque d’estime et de confiance en soi ?
    Ca me laisse quelque peu perplexe.

    Ceci dit, j’adhère à l’article !

    • P | 31 mai 2013

      Certaines personnes sont naturellement plus influençables que d’autres, et même sans être spécialement faible de caractère, le fait que ces idées sont inculquée si tôt (disney) fait qu’elles sont ancrées très profondément.

      • Anashka | 1 juin 2013

        J’avais lu un truc sur les personnes influençables. L’auteure admettait que les personnes les plus influençables sont aussi les plus souples aux idées d’autrui et finalement les moins bornées. Elles pouvaient changer d’opinions plus facilement. (Le chêne et le roseau).

        • P | 1 juin 2013

          Alors on naît roseau et on grandit chêne. Parce qu’une fois ces idées (disney) ancrées, c’est très difficile de les modifier.

          • Anashka | 3 juin 2013

            Très. Je sais que, pour ma part, c’est un travail quasi-quotidien. Un boulot de titan et parfois, je recule de 50 pas là-dessus. Mais, j’y arriverai.

    • Anashka | 1 juin 2013

      Puis de quoi ça relève ?

      Le Contes est beau et déresponsabilisant. « Si cette histoire ne marche pas/plus, c’est parce que ce n’est pas le bon ».
      Le Conte parle aussi d’une fusion avec l’autre, d’une compréhension totale et complète. L’un et l’autre ne font plus qu’un. C’est tellement agréable contrairement à la solitude intrinsèque à laquelle la vie nous confronte : nous sommes toujours seules avec nous-mêmes, nous nous comprenons pas toujours, nous nous perdons parfois un peu.

      C’est normal que l’on veuille y adhérer.

      La société nous berce avec tout ça depuis notre enfance, certes, mais comment expliquer que certaines personnes sont plus enclines à y croire, ou du moins à se laisser berner par l’une ou l’autre de ces idées, que d’autres ?

      Je ne sais pas. Peut-être moins de rencontre avec des personnes qui parlent d’Amour alternatif, de d’autres types de relation. Peut-être simplement qu’on n’a pas accès au fait que l’on se cogne à une construction sociale.

      Une certaine crédulité ? De la fragilité peut-être ? Manque d’estime et de confiance en soi ?

      Peut-être un désir de vivre cette histoire, parce qu’elle est belle, tout simplement.
      Perso, ces croyances, je m’en éloigne, j’y retombe, je m’en éloigne… Et, comme dit P., c’est ancré. Profondément.

      Mais, j’essaie de m’échapper des notions de faible/fort, qui me gênent de plus en plus.

      • Ina | 4 juin 2013

        Ta réponse m’éclaire un peu plus et c’est un triste constat que de réaliser ça.
        Je dois avouer que je joue moi-même au yoyo avec ces croyances. Peut-être que la « solution » (si jamais elle existait) réside dans la confrontation de cette vision des choses avec une, voire d’autres qui diffèrent de celle-là…

        • Anashka | 5 juin 2013

          Oui, il y a de ça. Composer avec des visions différentes, tenter d’autres choses, voir ce qui nous ressemble, nous convient… Trouver un équilibre, le voir déstabiliser, en chercher un autre, etc…

  • Blabla | 1 juin 2013

    Apres avoir longuement reflechi et lu au sujet de l’amour, j’ai compris que l’amour entre un homme et une femme n’est base que sur le sexe. Le coup de foudre, la passion, le sentiment d’etre amoureux n’est que du sexe. On devrait dire « je suis attiree sexuellement par cet homme », plutot que dire « je suis amoureuse ». Ce serait plus exact. Aimer a en perdre la raison, c’est quand la pulsion sexuelle domine la pensee rationelle. Ce n’est pas de l’amour, c’est du sexe. Quand cet « amour » prend fin a cause de la routine, c’est tout simplement parce que le desir sexuel est moins fort. Ce n’etait pas de l’amour, juste du sexe. Car l’amour n’existe pas. C’est une invention de la religion catholique. Prentendre etre « amoureux » est une expression romantico-nauseuse, inventee par une societe puritaine qui a peur de parler de sexe ouvertement. Etre attire sexuellement n’est pas mal. C’est un sentiment tres valable. Le sexe cree la vie. Mais ce n’est pas de l’amour, dans le sens ou le mariage catholique nous a lave le cerveau. Autrefois quand deux jeunes gens voulaient coucher ensemble, ils devaient se marier pour remplir les exigences sociales. Le sexe est un sentiment sauvage, la religion a voulu « domestiquer » la pulsion sexuelle. Alors la religion a confondu le sexe avec l’amour. Pour l’interet des enfants nes du sexe, le mariage fut invente. C’etait a une epoque ou la pilule n’existait pas. En fait, je crois que la relation ideale doit associer le sexe et l’amitie. L’amitie me fait eprouver de l’empatie et de l’intimite emotinnelle envers la personne avec qui je couche. Je peux etre sxuellement attires par des millions de corps beaux et en sante sur cette planete. Mais je choisis celui qui est aussi mon ami. Ca aurait pu etre un autre, mais je n’ai pas eu l’occasion de le rencontrer. Ca depend seulement des circonstances de la vie.

    • Anashka | 1 juin 2013

      Je ne suis pas sure que ce soit une invention spécialement catholique, la mythologie romaine sépare déjà l’amour du désir sexuel, quant au romantisme tel que nous l’entendons, c’est une invention du 13 ieme siècle, donc bien après l’emergence de la religion catholique, c’était l’alternative au rapt. Je trouve ça plutôt cool, en fait.
      Mais, il est possible qu’une relation qui marche soit fait de cette « amitié sexuelle ». A méditer.

    • Anaïs | 1 juin 2013

      Ça me rappelle un roman, je crois que c’était de James Michener (oui, encore un roman…). L’histoire d’un jeune homme qui entretient une relation « exclusivement » physique avec la fille adoptive du personnage principal. Lorsqu’elle mourut, le type avec qui elle couchait était anéanti, il ne pouvait plus rien faire. S

    • Anaïs | 1 juin 2013

      (Oups….Désolée pour le double envoi)

      Ça me rappelle un roman, je crois que c’était de James Michener (oui, encore un roman…). L’histoire d’un jeune homme qui entretient une relation « exclusivement » physique avec la fille adoptive du personnage principal. Lorsqu’elle mourut, le type avec qui elle couchait était anéanti, l’auteur le décrit de façon très réaliste (et non idéalisée). Le père de la jeune fille, et ça m’a marqué, a dit à son amant : « vous les jeunes, vous ne savez pas ce que c’est que le sexe, et vous pensez que c’est un jeu. Dès que les choses se corsent, vous ne savez plus ce que vous faites ».
      Je conçois bien que certaines relations soient exclusivement physiques, mais de là à renier l’existence possible d’un sentiment – bien plus fort que l’amitié – entre deux amants, il y a un long chemin. Je me trompe ?

  • violette456 | 3 juin 2013

    Ce n’est pas des saphirs qu’on doit te jeter..c’est des Diamants!!!..tellement ton texte est pur et tellement vrai.
    Je crois que tu as trés bien synthétisé la manière dont on crois les choses, ces croyances sont limitatives et pour les femmes et pour les hommes, si on arrivait a prendre conscience de tout ça, alors tout serait plus léger, on cheminerais dans l’instant présent, sans projection, en sachant que pour aimer l’autre, il faut déja s’aimer soi même, ne pas projeter ses manques, ses peurs…je te dis mille Merci, car ce texte m’apporte beaucoup, car comme tu le sais je viens de rencontrer quelqu’un,et meme si je suis consciente de tout ça, je me combat intérieurement pour ne pas refaire les memes choses que par le passé….on y croit Violette power!!!lol….tu as vraiment le don pour l’ecriture!!!

    • Anashka | 4 juin 2013

      Merci beaucoup Violette.
      Est-ce que tu peux échanger avec ton Jules sur ces croyances limitatives, sur le fait que tu te bats un peu avec elles, et sur ce qu’il en pense lui ?

  • bertrand | 3 juin 2013

    hélas on reproduit le passé de façon inconsciente.
    Il faut se méfier des coups de foudre
    je ne crois plus en l’Amour….

    • Anashka | 4 juin 2013

      Qu’est-ce que tu entends par « amour » ? Parce qu’on peut ne plus croire à une certaine forme mais avoir l’expérience de d’autres formes d’amour.

  • Poooh | 4 juin 2013

    Comme toujours Anashka tu vises juste et je te remercie,
    ça fait un moment que je te lis sans jamais prendre le temps de laisser mon avis.
    C’est vrai que même pour les garçons dont je fais parti disney a fait pas mal de ravage.

    Comme pour tout le monde l’image du couple véhiculé dans notre société m’a attiré très jeune, un peu comme la première fois que je suis passé devant un magasin ikéa,j’ai vite adhérer
    j’ai adoré l’idée d’être en couple…alors avec du travail et en provoquant grave la chance, j’ai trouvé le grand amour…tu sais le vrai, celui qui enerve les rageux, celui qui fait bzzz dans le ventre…

    10 ans de relations épanouissante en quelques chiffres ça donne quoi:
    -des dizaines de milliers de bisous
    -des milliers de je t’aime
    -des centaines de compromis
    -des dizaine d’engeulades
    -une seule personne à aimer et à combler chaque jour.

    et ça s’arrête forcément par désaccord , lassitude, trahison ou cas de force majeur.
    Par cas de force majeur,j’entends malheureusement décès mais malgré tout c’est bien la solution, que nous privilégions en se mariant
     » jusqu’à ce que la mort nous sépare!!! »
    elle m’avait fait flippé cette phrase…con de prêtre

    Et alors, bah presque comme dans les disney… Ils vécurent heureux presque pendant 10 ans dans le respect mutuel,l’amour et la fidélité jusqu’à ce qu’ils décident qu’il fallait mieux se séparer à 30 ans sans enfants .

    Après presque 2 ans,je peux faire un petit bilan qui concorde parfaitement avec cette article et certains autre plus anciens:

    -Alors pourquoi cette séparation malgré l’amour encore présent ?

    Plusieurs raisons
    – en résumé contexte familiale présentant quelques tensions (et oui le mythe de la belle-mère chiante perdure)
    -1 projet de création de société qui tombe à l’eau à cause d’un associé (chute de moral)
    -1 gros redressement fiscale qui met à genou (2eme effet kiss cool)
    -1 autre projet de société repoussé à cause de cette putain de retraite a 62 ans qui amène la réalisation à 5 ans la place de 2 ans (jamais 2 sans 3)
    -10 ans de quotidien
    -pas de projet immédiat à réaliser ensemble hormis faire un enfant mais on va y revenir

    Le vrai motif de rupture?

    on ne voulait pas construire une famille ensemble car on avait pas créer un couple apte à être une cellule familiale saine pour un enfant pendant le temps nécessaire à son éducation .

    Ça veut dire quoi en gros, on s’est connu jeune,on s’est aimé avec fougue on s’est engueulé comme des chiffonniers,on a baiser partout ou on a pu on a pété une chambre d’hôtel,on a voyagé, on s’est drogué, on s’est chamaillé,on a acheter une maison ,pleins de voitures, des bijoux, de la hifi, on s’est fabriqué des rêves pour toute la vie et surtout on s’est aimé.

    par contre on s’est disputé trop fort ,trop de fois pour qu’au moment d’envisager de faire un enfant ça ne pèse pas dans la balance.

    Est-ce que la décision à été dure à prendre?
    – la pire décision de notre vie, pour elle comme pour moi.se séparer lorsqu’on est plus amoureux c’est déja pas simple mais la ça s’est fait un peu dans la douleur.

    Après coup est-ce que ça valait le coup d’être si égoïste et de ne pas faire d’effort?

    Mais carrément je le conseille a chaque personne qui ne voit aucune solution dans son couple ou qui n’arrive pas à en parler….

    BARREZ-VOUS!!!
    le plus drôle c’est que j’entretiens de bonnes relations avec mon ex femme et qu’on a déjà eu plusieurs fois des conversations à ce sujet.

    L’important c’est pas de savoir s’il reste beaucoup de pages au livre, si on va le finir vite ou si ça va prendre du temps,l’important c’est d’apprécier chaque page jusqu’à la fin et faire en sorte que la fin de l’ouvrage ne dégoûte pas de la lecture ^^

    le plus drôle c’est qu’on rencontre tellement de gens qui ne nous corresponde pas forcément qu’on a évoqué, en plaisantant depuis qu’on a divorcé, l’idée de faire un enfant ensemble parce que finalement il aurait des parents au top ce petit ^^ en mode famille next gen2.0.

    Par contre ,Meme si pour moi comme pour elle on considère après coup notre relation comme une relation heureuse, épanouissante, enrichissante, basé sur l’amour,le partage,le respect mutuel par la fidelité…
    bah pour nos parents respectifs on a perdu notre temps et faut charbonner pour se retrouver quelqu’un rapide, aux yeux de nos connaissance c’est un échec, pour la société on est de la chair a stat qui vient alimenter les chiffres en augmentation de divorce et pour disney,bah on existe même pas donc.

    Donc à tout ceux la je leur dit un gros « j’t’emmerde!!!! »

    -Pourquoi faudrait-il que ça dure toute la vie pour que ce soit beau?
    -Pourquoi des gens qui évoluent différemment ou qui ont des aspirations différentes a un moment devrait s’obliger à rester en couple?

    Bah moi j’suis comme toi je dis NON.voilà même les belles histoires ont une fin, même si jk rowlings a mis 500 pages de plus au dernier harry qu’au premier bah il fini quand meme…donc ne soyez pas choqué et cultivez chaque relation comme un pas à la construction d’une relation plus saine la prochaine fois ;-)

    Comme un sombre égoïste j’aspire moi aussi à ne pas finir ma vie seul mais j’ai envie de la partager avec une, plusieurs femmes, un ou plusieurs enfants issus d’une ou plusieurs relations…
    La seule chose que j’estime importante dans ce cheminement égoïste, c’est d’en apprécier chaque moment en étant le plus sincère possible dans ces relations.
    Et surtout fuck l’avis des autres!!!!ça c’est indispensable

    • Anashka | 5 juin 2013

      Merci pour ce partage.

      C’est une très très belle relation dont tu nous fais part. J’aime cette idée d’un partage, de la construction de projets, d’instants à vous. J’aime l’idée que tu as lu un livre magnifique. Que tu en savoures encore l’effet qu’il a laissé sur toi, avant d’en démarrer un autre. Et que, c’est l’arrêt de l’idéalisation de l’amour qui te donne, finalement, envie d’aimer encore et encore.

  • Lady | 9 juin 2013

    Merci pour cet article qui éclaire et rassure aussi , j adore ta perception de l amour , tes explications, et surtout le fait que ton blog soit gratuit , tu es la seule a nous livrer de vrais conseils approfondis sans nous inciter à acheter ton e book, c est très appréciable , je tenais a le dire !! J attends les prochains articles avec impatience et merci encore !

    • Anashka | 10 juin 2013

      Merci beaucoup. J’ai un peu de retard cette semaine, mais les prochains articles arrivent bientôt !

  • Boris | 9 juin 2013

    C’était plus amusant quand tu mettais des exercices en fin d’article !!

    • Anashka | 10 juin 2013

      Noté !

      • Boris | 10 juin 2013

        Là tu aurais pu faire un exercice genre « citer quelques unes de vos croyances » puis les autres doivent trouver des exemples qui prouvent qu’elles sont fausses.

        Par exemple :
        – si on montre à une femme qu’on l’aime elle se casse
        – si on montre à une femme qu’on la désirs elle nous prend pour un pervers
        Bon ok, là ça va être dur de me prouver que c’est faux tellement c’est convaincant ! Mouahahah

        • Anashka | 11 juin 2013

          Hum…
          Oui, vrai.
          Mais, je trouve ça un poil infantilisant les exercices.

          (Je ne rebondis pas sur tes phrases, hein, je sais que c’est de l’humour)

          • Boris | 11 juin 2013

            De l’humour ? Mouai…

          • Anashka | 12 juin 2013

            J’espère. Parce que si tu penses vraiment ces phrases-là, tu risques de continuer à te viander avec les femmes…

          • Boris | 11 juin 2013

            C’est comme ça que ça se passe pour moi, pourtant je ne pense pas être repoussant…

          • Anashka | 12 juin 2013

            Erreur dans la manière de faire ?

          • Boris | 12 juin 2013

            Wé enfin si il faut être expert en séduction pour espérer avoir le privilège d’être aimé par une femme un jour, c’est un peu grave quand même.

          • Anashka | 17 juin 2013

            Sans parler d’expertise, si ça ne se passe pas bien pour toi, c’est TA manière de faire que tu peux changer, pas autre chose. ^^

          • Boris | 12 juin 2013

            Boarf, oublie ça, je déprimais « un peu » quand j’ai écrit le message… :/

          • Boris | 17 juin 2013

            C’est vrai que les SMS désespérés quand on a un pic de déprime c’est pas top top ! XD

  • marlene | 10 juin 2013

    j’ai rompu avec un homme car il ne s’engageait pas et apres deux ans de relation n’était toujours pas pret a connaitre ma famille or au départ il me disait ne pas vouloir faire une longue amitié. mes parents me mettaient de la pression car mes petites soeurs, tout le monde étaient dans une relation claire, sauf moi. et je crois que je lui ai mis un peu de pression aussi. au final,ma présence l’enervait presque, il ne mapelait plus pour venir chez lui, il a trouvé la manière de me prendr sa clé, il me disait qu’il n’etait pas sur de correspondre a ce que je voulais, bref, ca nallait plus et j’étais avec quelqu’un comme si j’étais seule. j’ai arreté, me disant que de voir qu’on allait rompre allait lui ouvrir les yeux.mais non, malgré l’intervention de sa mère, ses amis…il y a 3ans. aujourd’hui jai 30ans et toujours sans engagement. je me demande si j’avais eu la patience de suporter ces difficultés, si cela ne se serait pas arrangé entre nous. aujourdhui, une autre fille est tombée enceinte par hasard de lui, ils sont ensemble; il n’arrete pas de me dire qu’il regrette, que je suis une fille de valeur, que je mérite un homme de valeur, qu’il ne me reproche rien, juste qu’il ne savait pas ce qu’il avait et trouve que s’il avait été plus proche et plus engagé, que nous avons tout pour vivre ensemble.

    Aujourd’hui moi je me retrouve avec un homme de 32 ans qui a deux enfants de 8 et 6ans et qui est amoureux de moi et desire m’épouser. mais il ne pense pas divorcer de l’autre. il veut me prendre comme deuxieme femme.signalon qu’il n’est pas marié a l’autre (ni civil, ni réligieux, ni coutumier), ils ne vivent pas sous le même toit; la femme est chez ses parents et fait la navette. et autre chose il a juste le niveau de la classe de 3eme au collège et moi j’ai la maitrise a l’université et je suis assistante sociale. je le sens tendre, il fait des projets pour nous, nous imagie mariés, voit déjà nos enfants, les désire…je sens de l’engagement; mais je ne sais comment en parler a mes proches
    qu’en pensez vous

    • Anashka | 11 juin 2013

      Bonjour et bienvenu,
      Ce que j’en pense n’a pas beaucoup d’importance, tu sais, l’important c’est ce que TOI tu en penses.
      J’ai l’impression que la notion d’engagement est très importante pour toi et ta famille, qu’est-ce que ta famille met derrière ? Est-ce que c’est réellement gênant pour elle que tu ne sois pas engagée ? Est-ce que le regard de ta famille est important pour savoir comment faire ta route ?

      Tu as quitté le premier garçon car vous n’avez pas les mêmes attentes. Aujourd’hui, il s’est engagé et tu as le sentiment qu’il aurait, alors pu le faire avec toi. Ce n’est pas forcément vrai, peut-être que c’est de te perdre qui lui a donné envie d’un autre type de relation. Ce qu’il te dit aujourd’hui reste des paroles et tu sais, les paroles…

      Quant à l’homme actuel, tu me demandes ce que j’en pense… De lui ? De la situation ?
      En fait, j’ai un peu de mal à voir les réponses que tu attends de ma part. Ce n’est pas moi qui approuverait ou désapprouverait une situation…

  • audren | 13 juin 2013

    C’est tellement trop vrai. Cette obsession du couple à tout prix, que j’appelle « version contes de fées » (mais la version disney est encore plus exacte, vu que tous nos contes de fées ont été réécrits par disney et notre vision de l’amour est complètement dictée par la culture mainstream US) est caricaturale et fait beaucoup de dégâts.

    • Anashka | 17 juin 2013

      Oui, on ne perçoit la relation homme-femme qu’à travers le filtre du couple monogame. Alors, qu’il existe de nombreuses manière de composer avec l’autre. Chaque relation demande des balises différentes, et pourquoi pas de réinventer notre conception des relations.

  • Cam | 13 juin 2013

    Que penses- tu d’un mec qui te parle bien en live mais coupe court à la conversation en message privés ?
    Pour moi l’un ne va pas avec l’autre…

    • Anashka | 17 juin 2013

      Peut-être qu’il n’aime pas le virtuel.

    • Boris | 17 juin 2013

      Moi je sais, moi je sais ! C’est pour que tu es envie de le revoir. Sur les sites de séduction mâle il est recommandé de n’utiliser les sms que pour fixer des dates, ça évite de se retrouver sans rien avoir à ce dire au prochain RDV… Il pense peut-être qu’il a moins de chance de te revoir s’il parle plus en virtuel… ?

      • Cam | 17 juin 2013

        Je n’avais pas du tout penser à ça Boris ! ^^
        C’est une connaissance aussi, on se voit déjà souvent… Moi au contraire, plus je parle avec une personne en SMS , plus j’ai envie de la revoir… C’est mon point de vue bien sure.
        Et moins je discute en MP avec , moins je me sens proche et moins j’ai envie de la voir.

        • Boris | 18 juin 2013

          Ah ça je comprend moi c’est pareil. Si on ne me répondons pas j’ai l’impression que l’autre ne veut plus que je lui parle, donc je prend mes distances avec regrets…

          • Cam | 20 juin 2013

            VOILA. La on pense pareil…

            Sauf qu’une personne qui discute super bien lorsque tu la vois mais qui est différente en MP, voire qui ne te calcule pas.. J’appelle ça du « foutage de gueule’ ahah.

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