Aimer plusieurs hommes, est-ce possible ?

Par 12 Juil 2012 42 Commentaires

aimer plusieurs hommes est ce possible

Oui. Je le confesse. A moi aussi, il m’arrive de lire des magazines féminins. Que ce soit pour y piocher de bonnes idées ou encore pour patienter chez le médecin [mais, ça, ça n’a rien à voir].

Quel est le grand mouvement de mode, question séduction, cette année ? Le poly-amour.

Comment [sacrebleu] n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Pourtant, il est clair qu’il faut revenir sur les différents types de relations possibles, les confronter, pour trouver [enfin] celui qui nous correspond le plus.
Alors ? C’est parti ? Prête à parler relations multiples ?

Les différentes combinatoires relationnelles

Pardonnez le style pompeux, je suis en train de lire Anna Karérine.
Pour revenir aux relations, nous pouvons dire qu’il en existe autant qu’il existe de combinatoires humaines. [Ce qui n’est pas peu dire]. Et que parmi elles, chacun voit midi à sa porte. Mais, histoire de ranger un peu les choses, on différenciera :

    • Le couple monogame
    • Le couple libre
    • Les relations de type FF [Fuck-Friend]
    • Le poly-amour

 

Le couple monogame

Deux personnes. Généralement de sexe opposé (mais pas forcément). Ils s’aiment. Se regardent dans les yeux. Et, ne laissent pas trop d’œillades trainer sur les autres. Même si c’est le cas, ils n’y touchent pas.
Sinon, c’est un coup de canif au contrat. On appelle ça « tu es cocu » ou «salaud », bref, l’infidélité. Et c’est mal.

Pour ce qui est de « tromper », y’a des variantes. Pour certains, désirer c’est tromper. Car, on a appris avec les dessins animés que quand on aime, on ne PEUT pas désirer. C’est impossible. Pour d’autres, la sauterie, bourré(e) , n’est pas tromper.

Peu importe, au final. Du temps que les deux sont au courant et d’accord sur le contrat.

Le couple libre

Même principe. Un couple. Ils s’aiment. MAIS ils ont des EXTRAS avec l’accord (la bénédiction même) de l’autre. Il s’agit, bien plus que d’être fidèle par le corps, d’être loyal par l’esprit. Bref, de respecter à la lettre le contrat.
Pour le couple libre, il peut s’agir :

    • De fréquenter des lieux libertins : des partenaires occasionnels partagent les jeux (sexuels) de couple.
    • D’avoir des ONS : on s’accorde l’aventure d’un soir. Vous voyez, celle au goût de mojito ? Bah, ça, ce n’est pas tromper.
    • D’avoir des amants : en gros, on a l’officiel. L’important. L’essentiel. La raison de vivre. Et les officieux. Officieux que l’on revoit plus ou moins régulièrement, MAIS qui passeront TOUJOURS APRES l’officiel.

 

Liste non-exhaustive.

Il existe autant de façon de vivre son couple libre que de couples libres. Donc, chacun fait à sa sauce, du temps que tout le monde s’y retrouve. Pour les couples libres, ils ont, en quelque sorte, le port d’attache, mais partent plus ou moins souvent en mer.

Les FF

FF = Fuck Friend.

En gros, c’est un/des bons potes avec qui on partage une passion commune : le sexe.

On se considère toujours comme célibataire. On continue à chercher la perle, mais, en attendant, on les enfile (oulala, c’est un peu vulgaire).
C’est avant tout votre POTE. Vous pouvez vous lâcher avec lui comme avec personne d’autre. Il ne vous jugera pas.

Nous reviendrons sur les FF sur de prochains articles. Mais, notez dès maintenant, qu’il est difficile quand on n’en a qu’un de ne pas s’attacher. Et c’est, malheureusement, rarement réciproque. Sinon, il n’aurait jamais accepté de devenir notre FF.

Le poly-amour

Les poly-amoureuses mènent plusieurs relations AMOUREUSES en même temps. En gros, on n’a pas un mec, mais plus que ça.

Les différents mecs apportent des choses complémentaires, différentes, peu comparables. Regardez vos Ex, chaque histoire est différente, chaque amour avait une portée que les autres n’avaient pas. Ben, là, c’est pareil. Sauf que c’est simultané.

Bien sûr, les différents partenaires sont au courant. Ils ne sont pas jaloux et vivent probablement autant d’histoires que nous. Et ça nous va !
Oui, toujours le fameux contrat.

Les poly-relations, une solution ?

Avec l’enchaînement des divorces, des ruptures, des blessures multiples au cœur, la poly-relation interroge.

N’est-ce pas la solution pour cesser de souffrir ? Pour prendre de la distance avec cette glue amoureuse ? Ne permet-elle pas de vaincre les vieux ennemis de la relation monogame : l’ennui, le désir, l’infidélité ?

Si le couple monogame rassure, n’est-il pas fondé sur le leurre d’un être humain monogame ? On sait que la science, la génétique, ou même notre désir qu’il soit acté ou non, nous démontrent le contraire. Est-il réellement le couple le plus sain, le plus idéal ? Ou n’est-il qu’une illusion amoureuse bonne pour une pub de de chocolat au lait ?

Si le couple libre évite l’infidélité, permet l’expression du désir, évite-t-il réellement les coups de canifs à la loyauté ? Est-il simplement possible de raisonner suffisamment notre jalousie, notre peur de perdre l’autre au profit de l’hédonisme ? S’il parait simple pour soi, de se permettre un écart, avec la bénédiction de notre amour, pourra-t-on véritablement bien vivre la juste monnaie de notre pièce ?

Si les FF permettent de passer en toute tranquillité le célibat, sont-ils réellement une solution à long terme ? Notre besoin d’attachement à une personne est peut-être bien plus important que notre besoin sexuel ? L’attachement étant la première pulsion humaine. L’un des amants qui s’amourache, ou nous… Bref, ne doit-il pas garder sa place de passe-temps ?

Si les relations amoureuses multiples apportent tout l’amour qu’un seul homme serait incapable de donner, ne sont-elles pas une sensuelle fuite en avant ? Pouvons-nous vraiment construire plusieurs histoires avec des partenaires divers ? Ou n’est-ce que des demi-engagements ? Des demi-amours ? Aime-t-on autant trois hommes qu’un seul ?

Et vous, quel type de relation aimeriez-vous vivre ? Quelle relation serait pour vous inenvisageable ?

Anashka,
Qui torture Cupidon, pour le coup.


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Commentaires (42)
  • Manon | 12 juillet 2012

    J’ai déjà du mal à sortir avec 1 homme qui me plaît alors j’ai du mal à imaginer en avoir plusieurs!! Et puis l’amour c’est toujours un peu exclusif non? Moi, j’ai vraiment besoin d’avoir un amour de référence, quelqu’un avec qui tu fais ta vie, tu partages ton quotidien, tes valeurs, la vision de la vie… je n’arrive pas à imaginer en avoir plusieurs!

    • Anashka | 13 juillet 2012

      Manon : Vrai qu’un homme c’est compliqué. Mais, peut-être, que plusieurs évites certains soucis qu’un seul t’apporte ! Quand tu dis que tu as du mal à sortir avec un seul : c’est le trouver ou vivre une relation avec ?

  • Manon | 13 juillet 2012

    Je conçois assez bien l’idée d’un couple libre (même si ça reste théorique pr le moment ;-)) mais je ne pourrais laisser qu’une seule personne entrer vraiment dans mon intimité, influencer ma façon de penser, mes décisions de fond. Pr ma part, je n’arrive pas à sortir avec les hommes qui me plaisent, j’ai peur et ça me bloque. Je lis tes articles pour essayer de dépasser ça!!

    • Anashka | 14 juillet 2012

      L’idée, c’est que tu ne partagerais pas les sentiments, c’est ça ?

      • Manon | 15 juillet 2012

        Ben moi, en théorie, je suis totalement du même genre que Laura. Mais, je dis en théorie car je ne sais pas si ça peut marcher sur le long terme= ce que je recherche. D’ailleurs Laura est-ce que ça marche pour toi sur le long terme?

        Je crois que je ne peux avoir qu’un amour dans lequel je suis vraiment investie dans (une phase de?) ma vie tout simplement parce que je ne suis qu’une seule personne, une seule personnalité, une seule identité et qu’il y a plein d’autres choses dans lesquelles je passe mon nrj.

        C’est possible que naturellement les êtres humains soient attirés par plusieurs personnes (OK pr qqs fuck friends alors) mais l’amour c’est pas que naturel, c’est humain donc culturel aussi…

        • Laura | 15 juillet 2012

          Manon: En fait, dans mon expérience personnelle, le couple libre a marché au début, mais a tourné peu à peu au couple monogame… et a cessé de marcher à cause de la différence de libido. Je me sentais de plus en plus forcée et j’avais de moins en moins envie. Il m’a fallu très longtemps pour m’en remettre, si tant est que j’en sois totalement remise.

          • Anashka | 15 juillet 2012

            Dans l’idée tu conçois la relation libre, les aventures en extra de ton partenaire (et non la liaison) à condition qu’ils respectent, et t’aiment avec les éventuelles chutes de libido ?

          • Manon | 16 juillet 2012

            Merci pour vos réponses les filles!

            Ben oui, théoriquement, pr moi, le couple libre permet de gérer les différences de libido mais aussi les envies de liberté et d’aventure. Mais j’imagine qu’il faut mettre en place des règles très précises et s’assurer qu’il y a bien consentement mutuel. Parce que qd même la jalousie, ça doit être difficile à gérer!!

            En revanche, l’amour ça demande beaucoup d’investissement de temps et d’émotion, c’est s’ouvrir à l’autre, c.à.d aussi s’exposer et se mettre en danger…. J’ai du mal à concevoir vivre plusieurs histoires d’amour, le vrai ;-) ! Donc, oui, en gros, l’idée c’est infidèle pour le sexe et fidèle pour les sentiments…

          • Anashka | 16 juillet 2012

            Je partage assez. Même si la gestion de la jalousie doit passer par énormément de dialogue, de confiance, etc.

  • C. | 14 juillet 2012

    Il y a, je pense, des caractères a accepter d’autres formes de couples .
    Je suis pour ma part, trop possessive pour accepter l’idée et je n’ai été en couple qu’avec des hommes qui n’auraient jamais accepter de me partager . Je me demande si les adeptes du polyamour ne sont pas en couple par dépit, en attendant The Big love ? Et surtout, si tous le révèlent a leur conjoint/ tes officiel.
    Bref, compliqués les nouveaux schémas amoureux ! Imagine quand tu a des gosses…ça devient super compliqué pour le coup !

    • Anashka | 14 juillet 2012

      Si le poly-amour n’est pas révélé, on rentre dans le cadre de l’infidélité, c’est encore autre chose…
      Chimiquement, on sait, actuellement, que l’être humain n’est pas monogame. Ou alors, pas longtemps. Donc, au final, le big love a l’air d’être bien plus construit par la culture que le polyamour… Finalement, est-ce que ce ne serait-pas les monogames qui feraient fausse route ?

      (Je me pose sincèrement la question, en fait ^^)

  • Laura | 14 juillet 2012

    Personnellement, je suis du genre couple libre, et étonnamment, plus pour mon partenaire que pour moi. Je ne suis pas du tout jalouse: en fait, autant je crains la tromperie (le mensonge, l’hypocrisie), autant l’infidélité m’indiffère. Je préfère laisser mon partenaire libre d’assouvir des fantasmes que je ne partage peut-être pas que de l’enfermer dans une cage pour le voir s’évaporer un beau matin!

    A l’inverse, les fuck friends ne sont pas, mais alors pas du tout pour moi. Ce qui me manque, en tant que célibataire, c’est la confiance, la complicité, le partage… Une épaule sur laquelle me reposer, quelqu’un avec qui avancer dans la vie. Le sexe pour le sexe, je n’en vois tout simplement pas l’intérêt.

    • Anashka | 15 juillet 2012

      Laura : Disons qu’en lui laissant de la liberté, à ton partenaire, tu lui permet d’être « fidèle de coeur »/ « loyal ».
      Vrai que c’est particulier. Toi, en couple, pourrais-tu voir ailleurs ?

      • Laura | 15 juillet 2012

        C’est tout à fait ça, et d’ailleurs, je pense que contrairement à des aventures sans lendemain, j’aurais du mal si c’était une maîtresse attitrée.

        Pour moi-même, bof, je n’irais probablement pas regarder ailleurs. Mais c’est surtout par manque d’intérêt: comme je disais, le sexe sans plus ne m’intéresse pas. La formule du couple libre permet justement de gérer une différence à long terme de libido, sans frustration pour l’un et sans se sentir forcée pour l’autre. Que ce soit pour des raisons biologiques ou sociales, les hommes sont plus susceptibles de coucher sans sentiments, et sur ce coup-là, je corresponds au cliché. (Mince alors, serais-je une femme malgré tout? :-D)

  • iris | 15 juillet 2012

    anashka pour repondre a ta question que je me pose tout aussi sincerement je pense que la monogamie la longévité d’un couple et la culture du big love sont des choses qu-on a beau essayer de relativiser ca ne colle pas et cest vraiment naif de continuer a reessayer encore et encore alors quon sait souvent ou cela méne mais pourquoi pas puisque ya davance l’option divorce ou rupture comme solution !!!!!un vrai probléme existentiel^^

    • Anashka | 16 juillet 2012

      De ma part, les questions ne sont pas théoriques, mais comme toi sincère…
      Pourtant, le couple libre ou le pluri-amour est-il vraiment une solution ?

  • iris | 16 juillet 2012

    lool apparemment l’ironie ne tas pas était transmise car je voulais justement en venir a se que tu viens de dire, est ce que finalement c tous ce que l’on a comme choix : accpeter d’étre cocu de son plein gré , que l’on est au courant et qu’on veu se fair croir que sa rapporte quelque chose de positif a la relation que c mieux que de risqué l’umiliation de la tromperie ce qui pour moi est du pareil au méme sauf que le respect (qui est la base de toute relation et qui ne peut étre un variable quelque sois la liens qu’on a avec les lautre ) et perdu devance dans le premier cas mais plutard et malgres sois dans le deuxiéme oui oui le respect car pour moi un engagement et un aboutissement a quelque chose qu’est loin d’avoir pour seul objectif d’essayer de se garder l’un pour l’autre et ne pas se laisser enfuir ou voir ailleur et devoir vivre la passion et le désir étérnel ou alors sinfliger une vie de couple monotone sans aucun effort pour reinventer c jours et les egayer et se justifier tjrs par le fait que la nature humaine ne peut pas se contenté d’une seule personne pour la vie …

  • Anashka | 17 juillet 2012

    L’ironie, a l’écrit est très difficile à déceler.
    On voit qu’au niveau de la fidélité, les couples se mentent, se trompent souvent. La génétique à montrer qu’un enfant sur sept n’est pas le fils/fille du père qu’il croit…
    Après, il faut composer avec. Les couples libres séparent sentiments et sexe. Les pluri-amoureux/amoureuses comprennent que l’on peut aimer plusieurs personnes à la fois. Les couples monogames tentent malgré tout une fidélité de corps. Je ne nie l’intelligence et la force d’aucune de ses configurations. Entre la lutte contre la jalousie et la lutte contre le désir, il s’agit toujours d’une lutte pour l’Amour.

    Je comprend, complètement, le choix de chacun…
    NOTE : le couple libre n’empêche pas de pimenter et renouveler sa vie amoureuse. Mais, effectivement, si pour toi, ce serait IMPOSSIBLE à vivre, ne te lance pas avec quelqu’un qui ne peut pas être heureux « monogame ». Et ça s’entend, la monogamie, elle a quelque chose de poétique… ^^

    J’avoue qu’avec le manque de ponctuation, j’ai un peu de mal à te lire.

    • Reveuse64 | 17 juillet 2012

      En fait c’est l’affaire de chacun, même s’il est vrai que la monogamie n’est qu’une invention de notre culture et de notre religion. Le mâle a toujours été programmé pour féconder plusieurs femelles dans notre espèce animale, maintenant, de part notre éducation nous lui demandons d’être fidèle, nous lui interdisons même d’en regarder une autre, sous peine de cruelles représailles, d’un félin chasseur nous avons fait un matou pantouflard, et le pire, c’est que nous préférons le félin chasseur…

      Les femmes, sous le couvert de la libération féministe, de l’égalité des sexes, veulent aussi partir en chasse, alors que la plupart d’entre-elles, préfèrent le sexe avec les sentiments…

      Alors aujourd’hui, tiraillés entre les besoins biologiques des uns, la découverte des autres nous tatonnons…

      Le plus simple est peut-être de savoir ce QUE NOUS VOULONS VRAIMENT, nous en tant qu’individus ! Si à un moment de notre vie nous avons envie de jouer avec la pluralité, la sexualité alternative, les pluri-amours, why not, tant que nous ne faisons pas de tord à la personne qui nous accompagne pendant ce bout de route. Si à l’opposé, l’autre a des envies ou des tabous qui ne correspondent pas à notre attente, le plus simple est d’en discuter, et si, aucun compromis n’est envisageable, peut-être passer à une autre histoire…

      Donc monogamie, polygamie, aventures simples ou multiples d’un soir… A chacun d’essayer d’en tirer le meilleur en n’y laissant pas trop de plumes….

      A bientôt Anashka

      • Anashka | 18 juillet 2012

        Réveuse, je commente, mais je n’ai rien à dire. C’est d’une justesse frappante ce commentaire et j’en partage (presque) chaque ligne. (La femme est aussi programmée pour être multi-partenaire, d’un point de vu génétique, on est en train de le découvrir).

        Pour le reste, le fait qu’il s’agisse d’un choix INDIVIDUEL, je partage COMPLETEMENT.

  • Karine | 4 février 2013

    Excellent livre a découvrir sur le polyamour : The Ethical Slut. Un livre que j’ai adoré et qui m’a fait remettre en question les relations monogame et ma perception de l’amour!

    • Anashka | 5 février 2013

      C’est noté, merci du conseil Karine. ça fait un moment que je cherche un livre sur le sujet.
      Question : en français, ça se trouve ?

  • Karine | 6 février 2013

    Hmm..je ne crois pas j’ai lu la version anglaise sinon si tu es capable de mettre la main sur l’excellent film/reportage La grande amoureuse c’est tout aussi intéressant!

    • Anashka | 6 février 2013

      C’est noté, je cherche ça ^^

  • Calidae | 12 mai 2013

    Bonjour,
    Je me reconnais bien dans ta description du couple libre. Mon mari est moi en sommes un.

    Nous avons, d’un commun accord, après 12 ans de vie commune, décidé de devenir « libres », pour ne pas nous enfermer dans notre couple.

    C’est parti de moi au départ, je l’ai rencontré très jeune, il a 10 ans de plus que moi. Je n’ai pas assez « vécu » avant de me mettre en couple. Pendant 12 ans, ça ne m’a pas dérangée, puis petit à petit, j’ai commencé à ressentir le besoin de séduire d’autres hommes et même de coucher avec d’autres….

    J’ai énormément culpabilisé de penser ça…. je me suis beaucoup remise en question. Je me sentais comme une traîtresse alors que j’aimais mon mari plus que tout, que je n’avais aucune envie de mettre mon couple en danger, de casser tout ce que nous avions construit. Et nous avons 2 enfants de 8 et 5 ans…

    Bref, je me suis beaucoup documentée sur le net et je suis tombée sur des articles intéressants sur l’hédonisme, les couples libres… j’ai lu Michel Onfray… et j’ai eu une révélation : c’était ça qu’il me fallait !

    J’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai parlé de mon malaise à mon mari. Il a été étonné au début, puis très compréhensif. Il a accepté que nous continuions comme cela, que je puisse avoir des aventures… mais lui n’était pas particulièrement attiré pour lui. Mais depuis, il a évolué et envisage aussi de se faire des petits plaisirs ;-)

    Notre couple y a beaucoup gagné : cela nous a rapprochés, cela a relancé notre vie sexuelle. Je ne regrette pas du tout.

    • Anashka | 13 mai 2013

      C’est un cheminement très riche quand il se fait ensemble. Bien sur, les couples libres qui marchent, démarrent souvent par une période monogame. Le temps que la confiance sur les sentiments, sur l’estime, sur la tendresse que l’on se porte mutuellement s’installe.

      Toi et ton mari avaient la chance d’avoir un beau parcours et de rester soudés. « L’amour est à réinventer » visiblement, vous y êtes parvenus.

    • FDC | 28 mai 2013

      je suis en couple depuis 10 ans.
      je me suis rendu compte au fil des années que je n’aspirai pas à vivre une petite vie de « mémère » …. enfants, boulot, mari, ménage et compagnie !!!
      seulement voilà, c’est bien ce que je vis !
      je suis pour autant heureuse dans ce schéma et j’aime mon mari toujours autant qu’au premier jour !
      mais il m’arrive par moment de « kiffer » un mec, il m’attire physiquement, je m’invente 1000 et 1 rêves fantasmatiques … pour autant je ne fais jamais rien !
      je ne voudrai pas être infidèle car je sais que je perdrai tout, mon mari ne l’accepterai pour rien au monde, aucun pardon ne serai possible . chose que je comprendrai car je trouve aussi que l’infidélité reste un acte de lâcheté.
      j’aimerai réussir à lui faire comprendre qu »une union libre me plairai , le poly-amour, c’est fait pour moi.
      comment dois-je m’y prendre?
      je pense qu »il aurai énormément de mal à le concevoir. ne serai que de lui en parler, ça pourrai changer beaucoup de chose entre nous, ça pourrai casser des choses, car il ne m’imagine pas comme cela !

      • Anashka | 29 mai 2013

        Disons que dans ce genre de situation, tu n’as pas 10 000 solutions :
        – tu en parles à ton mari
        – tu prends un ou deux ou plus d’amants de manière très discrète, sans en parler
        – tu fantasmes sans rien faire
        – tu quittes ton mari pour faire ta vie

        A toi de voir ce qui te convient le mieux, ce qui convient le mieux à ta situation.

        • FDC | 29 mai 2013

          effectivement , il n’y a pas vraiment de solution !

          pourtant j’aimerai en trouver une car pour moi, la vie avec un seul grand amour, fidèle et blablabla ça n’existe pas ! du moins ce n’est absolument pas naturel , on se force à rester dans le schéma parfait , donc on va contre notre nature !

          lorsqu’on passe une mauvaise période (disputes récurrentes etc ) , moi je ressens le besoin de m’évader, d’être libre et de prendre une bouffée d’air frais !

          je n’aspire pas à vivre une vie de folie, et à faire n’importe quoi n’importe quand, mais juste à être libre de mes actes … à profiter un peu !

          de toute façon, il est clairement impossible que je lance un dialogue sur ce sujet entre le « ça c’est bien passé aujourd’hui? » et le  » qu’est ce qu’on mange ce soir ? » …

          pour la solution du « quitter mon mari » , je suis amoureuse de lui comme au premier jour !

          c’est pas évident tout ça !

          • Anashka | 30 mai 2013

            Disons que le « schéma » de la monogamie qui dure une vie convient à certains, pas à tous.
            Les histoires qui s’ouvrent sur le libertinage, conviennent à certains, pas à tous.
            Ect.

            Dans l’idée, vous pouvez partir en week-end en amoureux, vous retrouvez un petit peu, hors du quotidien.
            Et pourquoi pas, avancer doucement dans la conversation en lui demandant s’il a déjà désiré d’autres personnes, en lui parlant du fait que tu es dans une phase un peu comme ça, que tu l’aimes, mais que tu ne sais pas trop comment faire. Bref, sans « demander » à avoir des aventures, peut-être tenter de partager ce désir qui nait pour d’autres (peut-être que lui le vit aussi..? ).

  • Coco | 18 mai 2014

    Bonsoir Anashka ! Je n’avais pas encore lu cet article, il est parfait pour mon état du moment. Je suis dans un dilemme entre mes valeurs d’éducation et mon féminisme. Je sors beaucoup, je rencontre beaucoup d’hommes, je flirte sans forcément conclure (ça m’arrive parfois, quand je me dis que ça fait longtemps). J’avais couché avec un ami à ma soeur après une soirée bien arrosée, je n’ai compris que le lendemain que ce n’était pas pour du sérieux, mais juste une remise à zéro du compteur. Après un temps, on est devenu bien potes, à se parler de tout et de rien. Hier (soit un an et demi après la première), nous avons remis ça à une soirée, très alcoolisée encore. Je pensais lui proposer du coup de faire ça de temps en temps… Mais j’avoue que ma conscience morale me rattrape et que je doute être capable de ne pas m’attacher. Après, je ne me vois absolument pas avec lui, il n’y a pas de flammes quand on s’embrasse, mon coeur ne s’emballe pas quand je le vois. Mais il est mignon et célibataire… Aah ! Dilemme, dilemme. Chose plus compliquée, j’ai un petit crush sur plusieurs amis à lui, avec qui je suis déjà sortie, dont un qui est en pole position. Je n’ai pas envie de griller mes chances avec ce dernier parce que, tout simplement, je couche avec son pote ^^ Bref, j’ai quand même peur pour ma réputation aussi. Il faut que j’arrive à trouver l’équilibre… Ahlala… Sortez cette SerialSéductrice de mon corps !

    • Anashka | 19 mai 2014

      Il y a plusieurs choses dans ce que tu dis :
      – la peur de commencer une relation d’amant et de t’attacher (perso, j’ai toujours été attaché avec mes amants. Je ne projetais pas avec eux, mais je les aimais beaucoup beaucoup. Et, les séparations m’ont toujours fait quelque chose, même si nous n’étions pas sur du pérenne. Donc, tu peux totalement t’attacher sans être amoureuse et flirter sur cette ligne : d’ailleurs, ça rend les moments plus agréables ^^)
      – la peur de te griller avec ses potes : parles-en avec ce garçon, joue carte sur table : certains de ses copains de plaisent, tu te verrais bien devenir son amante, mais tu n’as pas envie ni de le blesser, ni te te griller, ni d’avoir une sale réputation… Demande lui ce qu’il en pense. (Si tu lui fais confiance pour ça)

  • Malicia | 3 août 2014

    Je suis une grande amoureuse, mais aussi une terrible jalouse…pas évident à vivre.
    J’aime plusieurs hommes, même si l’un d’entre eux a ma préférence ça ne m’empêche pas d’aimer les autres.
    Vu sous cet angle je pourrais être adepte du poly amour….sauf que je ne supporte pas que l’un d’entre eux puisse aimer une autre femme et aucun n’est au courant pour les autres….enfin presque.

    Un est marié avec deux enfants, a 10 ans de plus que moi et vit à 100km de chez moi, amant depuis 3 ans, un , 2 ans plus jeune, ma préférence, vit près de chez moi et est sans enfant et jeune marié (rencontré peu après son mariage), amant depuis 6 mois, un, de mon âge, est en couple depuis presque 10 ans, il vit à 300km de chez moi, amant depuis 4 ans et le dernier, 2 ans plus jeune, est célibataire sans enfant, vit à 800km de chez moi…mon amant le plus récent, depuis 3 mois. Je me déplace très souvent, d’où les distances géographiques.

    Je vis autant d’histoires différentes que j’ai d’amants, mais ils ont tous des points en communs, des hommes sûrs d’eux, très intelligents avec un sens de l’humour très développé….en revanche physiquement, leur seul point commun est d’être brun aux yeux marrons, sinon les tailles et corpulences varient du tout au tout, ça va du grand costaud (même carrément enrobé) au petit (enfin 1m75 mais vu que c’est aussi ma taille) tout fin, du mecs carrément canon, au mec plutôt banal, sauf qu’ils ont tout un charisme extraordinaire.

    Quand je suis avec l’un d’entre eux, je suis exclusivement avec lui, je ne pense pas aux autres et ne les contacte jamais. Une forte complicité me lie à chacun, le sexe n’est pas notre lien le plus important….même si je les désire aussi fort les uns que les autre et que le sexe est intense avec tous. (Je précise que je me suis toujours protégée, même avec mes amants de longues dates, j’ai une peur panique des MST ou encore de tomber enceinte de l’un d’entre eux)
    Je n’ai aucune surprise quand a recevoir un message ou un appel car, mise à part mon célibataire, ils sont tous mariés ou en couple donc ne me joignent que rarement par téléphone, chacun à son mode pour communiquer avec moi…et ils ne s’inquiètent pas lorsque je ne répond pas tout de suite car ils savent que je suis occupée et, toujours mise à part mon célibataire, chacun sait que, étant moi même célibataire, je m’autorise le droit d’avoir d’autres aventures. Je ne leur en parle tout de même jamais, à l’exception de mon histoire avec mon célibataire car ils l’auraient appris de tout façon, mais jamais je ne leur ai parlé des autres hommes en couple….et il est évident que mon célibataire n’est au courant pour aucun.

    J’accepte leur femme (ou aventure) qu’il couche avec, mais je veux avoir l’exclusivité de leur cœur et refuse d’en entendre parler. J’ai souvent le sentiment que tout cela n’est pas très sain….

    Parfois je rêve de rencontrer LE prince charmant, j’ai cru que mon jeune homme marié l’était car avec lui ce fut un extraordinaire coup de foudre, j’aurais été prête (très difficilement) à mettre un terme à mes autres histoires pour lui. Mais comme on dit, le naturel revient au galop et j’ai déjà eu la preuve avec mes deux amants de longues dates que nous sommes incapables de rester séparés trop longtemps car nous tenons beaucoup trop à l’un et à l’autre. Je ne vis pas la même chose, aucun ne peut combler le vide crée par l’absence de l’autre…alors je les garde tous.

    Après, ils ne quittent pas pour autant leur femmes….donc si on met de côté que leurs femmes ignorent mon existence, que je reste jalouse du fait qu’ils puissent encore les aimer et partager des choses avec elles mais que j’accepte malgré tout pour ne pas les perdre, que (à part pour ma préférence j’avoue) je ne leur ai jamais demandé de quitter leurs femmes pour moi, que mes histoires avec eux sont secrètes, serais je donc une adepte du poly amour d’une certaine manière?
    Ou alors je suis peut être tout simplement une paumée tordue…!?

  • Lavandine | 3 août 2014

    C’est bien joli tout ça…Mais où est le véritable amour dans tout cela ? pour une personne qu’on a choisit, désiré, aimé (parfois jusqu’à la passion), avec qui on a envie de vivre plein de choses, de partager des sentiments, des projets, avoir des enfants, et les aider à grandir dans le respect de l’autre et d’eux-mêmes. C’est vrai qu’il y a parfois la lassitude, et le besoin de voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Mais je crois que beaucoup de couple se laisse aller à un train train où l’autre devient un meuble, plus qu’un être humain qui partage votre vie et vos désirs. C’est tout un art de faire perdurer une relation monogame, surprendre l’autre, attiser son désir, vouloir lui faire plaisir avant de se faire plaisir à soi. Nous sommes dans une ère hédoniste, Est-ce que ça nous rend plus heureux ? Je n’en suis pas sûre… Il arrive de rencontrer de très vieux couples complices (qui ont été fidèles ou pas, on ne peut pas toujours savoir), en tout cas ils ont éviter de faire mal à son ou sa partenaire, qui est resté le port d’attache envers et contre tout. Beaucoup de couples modernes que je connais autour de moi, restent ensemble pour « des raisons financières », et vont voir ailleurs plyamour FF, ou autres… Ce sont en fait des associés plus qu’autre chose… De plus, même libérées les femmes ne réagissent pas de la même façon que les hommes et s’attachent plus facilement. Donc, voyons le bilan dans 30 ans du polyamour !!!

    • Anashka | 30 septembre 2014

      Je crois que le poly-amour, c’est plus une remise en question de la nature de la relation que du nombre de relation. On peut se considérer poly-amoureux et pourtant ne tomber amoureux que d’une seule personne, de fait. Par exemple, si on aime une personne et que l’on vit un coup de foudre, le coeur a la place pour deux amours (on ne peut pas le nier). Certains choissiront de ne pas vivre la seconde relation, d’autres en caché (c’est l’infidélité), d’autre d’explorer. C’est tout un positionnement sur l’amour : est-il exclusif ? Quand on aime le coeur se réduit-il à une seule personne ?

      « voir ailleurs », tient plus de l’infidélité ou libertinage ou couple ouvert… Ce n’est pas exactement le polyamour.

      Ce qui peut être blessant pour les poly-amoureux, c’est d’entendre les paris sur leurs comptes (combien de temps ça va durer) alors qu’on ne remet pas ou prou en question la durée des couples monogames (ou qu’on en accuse rarement la monogamie qui a -tout de même- plus de modèle pour s’étayer). Qui peut juger de la passion qu’il y a ou non dans leurs histoires si ce n’est eux-même ? A chacun de définir le sens de l’amour et vivre au mieux selon la définition trouvé. Mais, celle de l’amour exclusif n’est pas universelle.

  • Mi-vie | 3 août 2014

    Après avoir quitté mon mari et eu plusieurs tentations durant nos difficultés auxquelles j’ai résisté car je voulais sauver notre couple, je croyais vraiment au polyamour. Maintenant que j’ai rencontré l’Amour je suis moins convaincue. Une relation profonde ne se développe, ne mûrit, ne s’approfondit encore plus que dans une certaine sécurité affective. Nos fragilités émergent, l’autre nous voit tel que l’on est sans plus aucun fard, la sensibilité est à fleur de peau. Quand on touche à une telle qualité relationnelle on se moque bien que l’autre ne s’intéresse peut-être pas à toutes nos passions, ça n’a plus aucune importance. Il ne nous amène pas « tout » mais il amène l’Essentiel, le Coeur, le Fondement. Alors on s’en fout que « tout » ne soit pas présent. Il y a des échanges, de la vie, des « conflits » qui font avancer, on existe vraiment pour quelqu’un. Et aucun des deux n’a ni le temps ni l’énergie de faire qq chose de similaire avec un/une autre. Par contre OUI OUI OUI à de vraies amitiés hommes-femmes, qui permettent de parler vraiment aussi, de toucher à d’autres zones de soi. Mais sans la dimension profondément affective/physique. Mais l’envie n’est même pas là en fait d’aller si loin. Ceci peut-il durer sur la longueur ? là ça fait 18 mois, je ne sais pas ce que j’en penserai dans 10 ans. Mais probablement que si cela change ce sera la fin de cette histoire très particulière. Je me vois mal me satisfaire de moins. Mais le débat est intéressant, vraiment, et là c’est juste une posture d’aujourd’hui, je me réserve le droit de changer d’avis :-)

    • Lavandine | 21 août 2014

      Tout à fait d’accord avec la première partie de ton message Mi-vie. Lorsqu’on arrive à une grande qualité relationnelle avec un homme sur le plan du coeur et de la sexualité, on a ni le temps ni l’envie de « voler ailleurs ». Par contre je pense qu’une femme peut avoir plusieurs amours de grande qualité de façons différentes dans une vie, peut être deux ou trois fois mais guère plus. Quant à l’amitié homme/femme oui j’y crois, mais là c’est un autre sujet…Ce n’est plus de l’ordre du polyamour.

  • pixelline | 4 août 2014

    alors pour ma part, j’ai un peu tout connu de ce que tu cites.

    pour moi il m’est clair, que si je n’étais pas monogame entre mes 18-28ans c’était uniquement car je n’étais pas prête pour le défi de garder un seul homme dans ma vie.

    maintenant je le suis, cela dure depuis qqs années et même si c’est plus dur c’est plus beau, plus fort, alors oui, face à une personne qui nous tente, où l’on se sent le coeur partir en émoi c’est dur de résister mais c’est totalement possible de contrôler ses sentiments (même si c’est excessivement dur) au final on y arrive et on se sent tellement + heureux avec la personne qu’on aime, qu’on a choisit d’aimer tout sa vie.

    j’ai aussi envie de dire qu’il n’existe aucune vraie règle mis à part de suivre ses envies, j’aurais bien envie de dire « bilan dans 50ans » mais à quoi cela rimerait ? à chacune de connaître son bonheur, de vivre sa vie, d’assumer ses choix, il n’y a pas une compétition du bonheur amoureux. on essaie chacune d’avancer, d’être la + épanouie possible et en adéquation avec nos choix de vie et c’est déjà pas si mal lol

    une chose est certaine, je ne regrette pas du tout d’avoir connu tout cela plus jeune (de 18 à 28ans grosso modo) c’est un enrichissement, des expériences de vie et cela me conforte dans mon choix de la monogamie :)

    • mi-vie | 4 août 2014

      Pixelline, j’aime beaucoup ton point de vue. J’ai posté le mien hier soir, il est encore en cours de modération et je n’ai pas pris le temps de lire vos réponses. J’aime bien ta franchise, on continue parfois à être tenté alors ? juste que l’on décide de « résister » ? j’ai vécu cela avec mon ex, mais notre relation battait déjà de l’aile. J’ai interprété ces attirances comme une conséquence logique de nos problèmes de couple, et là, comme ça va super bien, je ne « sais » pas si cela peut arriver encore, pour lui, pour moi. A te lire, ça peut arriver. Je sens que c’est en effet bien possible. Et que c’est toujours possible de se maîtriser aussi car ce qui compte vraiment c’est Celui que l’on a choisit. J’imagine pour que les tentations restent gérables, il faut que cette Relation soit intense. Actuellement elle l’est. On parle de vraiment tout, c’est parfois costaud, on se secoue mutuellement. Mais on se rapproche, on se révèle de plus en plus. Donc l’attachement s’approfondit, donne du sens, rend cette relation de plus en plus forte et merveilleuse. Parfois je crains, quand je Le vois évoluer, avancer, ouvrir et développer son potentiel que je ne sois là que pour amorcer cette nouvelle vie, nouvelle vision de lui et qu’il trouve quelqu’un avec qui il aurait plus d’affinités qu’avec moi sur un sujet qui le passionne : la photo. Ce n’est pas mon domaine, je l’accompagne, je commente, je soutiens et il adore ça. Mais je n’y connais rien. Que se passera-t-il le jour où il rencontrera une femme passionnée de photo, plus créative sur ce plan que moi, et tout aussi apte à créer une belle relation d’intimité (maintenant qu’il a les outils). J’ai un peu l’impression qu’avec moi la chenille est en train de devenir papillon et qu’un jour il s’envolera pour d’autres aventures. On en parle, il m’assure que non, ça le blesse même que je puisse songer cela. Mais il me semble parfois le connaître mieux qu’il ne se connaît lui-même. On verra bien. Comme quoi, l’Amour c’est génial. Parfois difficile aussi. Jamais totalement sécure. C’est dans ce sens que je développe mon commentaire qui va paraître. Dans un polyamour se dévoiler autant chaque fois, avec chaque partenaire, me semble impossible. Et quand on a connu ça, vivre moins que cela me semble vraiment pas intéressant. Continuer à se parler, échanger avec franchise me semble pouvoir préserver tout cela. ça va certainement (je l’espère) au delà des passions thématiques qui ponctuent notre quotidien, mais qui ne remplacent pas cet échange profond de « soi » à « l’autre ». On verra bien…..

  • Lavandine | 4 août 2014

    Je suis en partie d’accord avec pixelline, c’est vrai que connaître différentes façons d’aimer peut rendre plus forte dans ses choix, et moi non plus je ne regrette pas d’avoir dans ma jeunesse « pris quelques amants ». Par contre lorsqu’elle dit que c’est dur de contrôler « ses sentiments » je pense qu’elle veut dire « ses pulsions »…oui c’est dur, mais ça rend plus forte aussi. Là ou je ne suis pas tout à fait d’accord, c’est lorsqu’elle dit « qu’il n’existe aucune vraie règle mis à part suivre des envies » ! Si on a envie de manger une plaquette entière de chocolat, si ensuite on a envie d’un gros plat de frites ? et si encore après on a vraiment envie de coucher avec son voisin de palier parce qu’il « est trop beau gosse »…Doit-on suivre toutes ses envies ? nous ne sommes pas des animaux… Oui c’est déjà pas si mal d’essayer d’avancer et être en adéquation avec nos choix de vie, et ça c’est profondément humain.

    • Anashka | 30 septembre 2014

      Le poly-amour n’est pas du poly-désir. On peut dire que le poly-désir s’inscrit plus dans le libertinage.
      Imaginons, j’ai envie de glace vanille, mais aussi de caramel et de banane, rien ne m’empêche de faire un plat composite, pour reprendre ta métaphore, plutôt que de manger QUE le même produit (ce qui, dans le cas de l’alimentation, entrainerait de grave problème de santé)

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